Pourquoi Banque Populaire est la première banque des entreprises ?
Je me posais des questions sur le partage de la valeur pour mes salariés.
Elodie, ma conseillère Banque Populaire, m'a proposé une solution d'épargne salariale sur mesure,
rapide à mettre en place et que je peux piloter en ligne.
C'était simple et surtout ça a fait des heureux.
Accompagner nos clients sur tous les territoires avec des solutions adaptées à leurs besoins,
c'est ça, être la première banque des entreprises, Banque Populaire, la réussite est en voulue.
Étude Quantar PMEP, mid-2023, 14 Banques Populaires, 1ère Banque des PM.
Nous avons reçu un nouvel invité pour cette soirée,
Monsieur Mathieu Hélouin, qui nous vient tout droit de Bébé y France,
avec qui on a la chance d'avoir un partenariat pour cette dernière partie.
Et c'est un donneur pour nous, parce que si vous ne connaissez pas Bébé y France,
je vais te laisser le présenter, mais c'est quand même pas rien dans l'écosystème.
On peut le dire, on ne peut pas passer à côté de vous, si on est dans une start-up,
ou même pas seulement petite moyenne entreprise.
Est-ce que déjà, c'est ta première fois sur Twitch, en direct ?
C'est ma première fois sur Twitch, Michael. Première fois avec toi donc.
Espérons que tu aies apprécié en tout cas.
Est-ce que tu vas nous expliquer ce qu'est Bébé y France, et qu'est-ce que toi, tu y fais,
avant qu'on rentre dans le vif du sujet ?
Écoute, avec grand plaisir.
Bonsoir à tous, ravi d'être ici avec vous.
Je suis Mathieu Elouin, je suis le chief digital-officaire de Bébé y France.
Bébé y France est la banque publique d'investissement qui sert l'avenir de la France à travers le soutien
de ses entreprises et de ses entrepreneurs.
J'entends banques, est-ce que je peux ouvrir un compte chez Bébé y France ?
C'est une bonne question. Tu ne peux pas ouvrir de compte en banque.
Rien à voir avec les banques classiques, les banques de réseau.
Bébé y France finance et investit dans les entreprises uniquement, ne s'occupe pas des particuliers
et ne gère pas non plus les comptes des entreprises.
Elle investit chez elle, elle les finance et elle les accompagne pour grandir et se développer.
On va pouvoir parler ensemble de plein, ça va changer pour ceux qui étaient sur la partie de la banque.
Je ne sais pas si t'es arrivé entre temps ou je suis arrivé entre temps.
Tu as entendu une oreille ?
C'était bien technique.
Là on s'est mangé du codec vidéo.
J'ai vu que vous avez parlé de codec assez troie.
Ouais, c'était bien violent.
Et un peu de tout dans cette émission, il y a tous les domaines.
Exactement. On va toujours avoir de la technique, ne vous inquiétez pas.
Mais sous un angle différent, sous un prisme différent qui va être notamment celui de l'entrepreneuriat
et de ce que vous vous développez chez Bébé y France, puisque on ne le sait pas forcément.
Mais on a cette image peut-être monotone de l'administration, un gros sac qui on met tout dedans.
Il y a vraiment de différences de variété suivant les services publics.
Et on va découvrir que Bébé y France est un endroit spécial.
Moi je connais des gens qui boisent chez Bébé y France.
Oui, je connais des gens.
Effectivement.
Tu connais des gens qui...
Et c'est assez honnêtement connu dans l'écosystème, alors pas forcément des gens comme vous et moi
qui ne sont pas dans cet écosystème-là, mais c'est assez connu que Bébé y France,
c'est pas une boîte comme les autres.
Et c'est un peu un ovenis dans le paysage de...
entre guillemets, de l'administration, c'est un gros mot.
Et ça ressemble pas du tout en terme d'ambiance et de ce qu'on y fait
à un vieux dinosaure en croulant difficile à mouvoir.
Est-ce que tu as cette impression aussi en parlant de ce que toi t'y fais ?
Absolument.
J'ai bien la comparaison qui permet de camper effectivement un ancien monde.
Bébé y France, ça n'a rien à voir avec une administration.
Déjà moi j'aurais jamais rejoint une administration en tant que telle, en tant qu'ancien, l'entrepreneur,
mais plutôt une entreprise dynamique qui est au service finalement de l'innovation,
des entrepreneurs, des créateurs d'entreprises partout en France.
Donc il y a cet ADN très très fort, côté de tous ceux qui créent des entreprises en France.
Après dans nos missions, effectivement dans ce qu'on y fait,
alors tu me demandais ce que je faisais un peu chez Bébé y France.
Donc moi j'ai la belle mission de m'occuper de la transformation de Bébé y France en...
Donc c'est une banque et on essaie de la transformer en une finetech avec un réseau.
Ça veut dire qu'on va y associer le meilleur d'un réseau bancaire pour financer les entreprises.
On a 50 implantations en France.
Et puis on va y associer des expertises financières et investissements très pointues.
Et le meilleur de la tech.
C'est ce qu'on va essayer de faire, c'est d'ailleurs pour ça que moi j'ai été recruté il y a quelques années
pour essayer d'utiliser le levier de la technologie
pour créer le meilleur du digital en ligne, pour créer des effets de levier
et que justement il n'y a aucun process que l'expérience des entrepreneurs avec Bébé y France
devienne la plus fluide, la plus sympa, la plus efficace, qu'on fasse gagner du temps à tout le monde
y compris au collaborateur Bébé y France pour aider les entrepreneurs, aider les partenaires avec qui on travaille.
Et justement l'objectif ça va être de revenir sur toi ton parcours, à toi personnellement
puisque quand vous allez le voir, tu ne viens pas de nulle part.
Tu n'as pas fait 12 services publics en tant que fonctionnaires avant, pas du tout.
Un parcours très intéressant.
Et un parcours très intéressant vous allez voir.
Et justement on va pouvoir comprendre un peu mieux comment c'est possible.
Comment c'est possible cette histoire de l'intérieur de l'État, il y a des trucs qui se passent
qui ne renvoient pas nécessairement les mêmes signaux qu'une habitude.
Et certains projets en particulier, je vois absolument qu'on puisse avoir un tout petit peu de temps
pour parler de certains projets très très précis.
Vous n'allez pas vous dire, ceci vient d'une administration.
Ça va faire bizarre mais justement ça va être hyper intéressant.
Reprenons depuis le début.
Déjà toi comme tu le disais, tu es un ancien entrepreneur
et en fait tu as commencé il y a tout de même un certain temps
à un endroit que tout le monde connaît, un endroit un peu mythique
dans le monde de l'entrepreneuriat, à savoir la Silicon Valley.
Et moi j'ai toujours eu envie de pouvoir discuter avec des gens qui ont connu ça,
qui ont connu le début, cet âge d'or, ce moment un peu mythique
dont on a fait tant de films et de séries
et que tu nous expliques un peu déjà comment toi tu es arrivé,
est-ce que tu as toujours vécu aux États-Unis là-bas
ou est-ce que tu es rendu et de te remettre dans les yeux
de toi jeune qui arrive dans cet univers
et à quoi ça ressemble, les garages, on veut des détails improbables,
on veut savoir c'était quoi l'expérience Silicon Valley dans les années 2000.
Écoute, j'ai effectivement eu la chance de démarrer ma carrière, moi, dans une...
J'étais pas entrepreneur, j'ai rejoint une très belle société technologique
de la Silicon Valley qui était la pépite de la Silicon Valley dans les années 90.
C'est une société qui s'appelait Silicon Graphics, d'accord.
C'est la société qui faisait rêver une grande partie des ingénieurs du monde,
une grande partie des chercheurs du monde,
tous les designers de Hollywood voulaient travailler sur la technologie Silicon Graphics.
Et donc je suis arrivé, moi, petit Français de Paris dans cet univers
parce que j'ai eu la chance d'être formé là-bas dans un campus sur Palo Alto.
Par ailleurs, ce campus-là aujourd'hui, c'est le campus, le headquarters de Google.
Pas station, dans les années 2000.
Non, on m'a dit quelque chose.
Silicon Graphics avait construit le plus beau édquarteur de la Silicon Valley à Palo Alto.
Et donc moi, j'ai la chance d'être formé là-bas. Il était joeux, il avait les couleurs de ces machines.
Donc il était indigo, il était vert, il était bleu-nuie.
Donc déjà, on arrive dans un univers comme ça, dans les années 90, on se dit,
« Waouh, tout est possible ! »
Et après, vous croisez dans les couloirs le meilleur de la tech
et des gens qui sont en train de bosser pour Hollywood,
des gens qui sont en train de bosser pour la NASA,
des gens qui sont en train d'inventer les voitures du futur,
des gens qui sont en train de construire les avions du futur.
Et voilà, il y a tous les ingéreurs du monde qui venaient dans cet univers
pour faire l'acquisition, pour se former sur les matériels les plus performants de la planète.
Donc il y avait, à l'époque, je ne sais pas si l'audience a connu,
mais tout le monde rêvait de travailler sur des indigos de impact,
qui étaient les machines indigos, couleur indigo.
Tout le monde rêvait de travailler sur des plateformes crées
pour faire des simulations numériques de très gros volumes.
Moi, je vais te faire une confidence, je n'ai pas à la rêve.
Je n'ai pas la rêve, je suis trop jeune, mais est-ce que du coup, tu peux nous expliquer ?
C'était quoi, concrètement ? C'était des premiers ordinateurs ?
C'était les premiers ordinateurs professionnels pour faire de la 3D,
pour donc travailler sur des modèles en 3D.
Donc à l'époque, c'était les débuts d'ailleurs des logiciels type Katiya, de DASOSystem.
Vous avez plein de logiciels de ce type, paramétrique, etc.
Et tu avais derrière des calculateurs, ce qu'on appelle les supercalculateurs,
qui avaient des processeurs et qui étaient tellement puissants à l'époque,
qu'il fallait les refroidir avec de l'eau.
Donc tu avais des piscines à côté pour les refroidir.
Alors qu'aujourd'hui, la puissance d'un ordinateur simple,
c'est l'équivalent d'une de ces grosses machines à l'époque,
qui traitaient des volumes de données déjà considérables pour les chercheurs.
Donc il y avait une atmosphère, moi j'ai basculé en fait,
parce que j'ai fait une formation en grande école,
plutôt on commerce d'ailleurs que dans les ingénieurs,
mais j'ai toujours hésité entre les deux,
et je me suis retrouvé au milieu de que des ingénieurs.
Et j'avais eu une formation assez académique,
et là j'étais avec tous les gens qui étaient en train de transformer la planète,
qui étaient en train de relever les défis techniques
pour améliorer le quotidien des gens, que ce soit dans toutes les industries.
Et alors très très vilement, ça ressemblait à quoi, du coup ta vie là-bas ?
Aujourd'hui par exemple on sait que c'est spécial quand même cet endroit,
c'est très très cher, exactement, et t'as les deux en même temps.
Et puis c'est de l'entrepreneuriat partout,
mais peut-être trop, je sais pas comment dire,
mais c'était comment à cette époque là ?
Toi, c'était quoi ta vie concrètement ?
Écoute, nous on avait des bonnes conditions,
parce que c'était une société qui gagnait très bien sa vie,
tu vois, si on était dans les comparaisons,
mais toute proportion par ailleurs, que tu vois aujourd'hui Apple, etc.
Donc t'avais quand même des gros moyens,
il y avait à l'époque, c'était le début d'Internet,
donc tu avais aussi Google qui commençait à évoluer,
il y avait les fondateurs de Netscape,
donc les dissidents de Silicon Graphics,
il y a une entreprise qui a défrayé la conique la semaine dernière,
c'est Nvidia, Nvidia a été créée par des anciens de Silicon Graphics.
Tu vois, donc...
Tu as le cul de connaitre ?
Non, je l'ai connaissé pas.
Dans le couloir, c'est le premier.
Non, voilà, et puis je pense que c'est la génération d'après,
mais néanmoins si tu veux, voilà, c'est là où c'est parti, c'est le Chodon,
le Ceraille.
Et donc tout ces techs discutés ensemble,
et puis en parallèle, ils commençaient effectivement à se développer,
déjà bien avant nous,
tout l'écosystème d'entrepreneurs de la côte,
avec les vicilles, avec une dynamique,
bon, que nous on a connu un peu plus tard,
mais je pense que tu reviendras tout à l'heure.
Et effectivement, un des trucs qui peut faire un petit peu rêver dans le côté Silicon Valley,
c'est...
T'as l'impression que tout marche,
c'est-à-dire que tu as l'impression que tu arrives là-bas,
et tu as déjà quasiment gagné, entre guillemets, le jeu de l'entrepreneuriat.
Toi de l'intérieur, est-ce que c'est un sentiment que vous aviez aussi
le fait de pouvoir tout faire, et que tout était possible, quoi ?
Ouais, tout est possible.
C'était vraiment l'énergie, d'ailleurs.
Quand je retournais à ma famille, c'était vraiment ce que je passais comme...
Moi, j'étais totalement boosté, en me disant,
« Ouais, tout est possible, c'est dingue... »
Il n'y a pas de limite, quoi, et tous les sujets, quoi.
Et puis, c'est pareil, il y avait Apple à l'époque,
qui commençaient à te voir, qui avait déployé ce premier Mac, etc.,
qui était en plein... en plein révolution.
Donc, c'était vraiment...
C'était... c'était le volcan, quoi.
C'était incroyable.
Et est-ce que tu as eu la sensation qu'il y a eu un peu d'inclatement,
un contre-coup à ça, avec peut-être l'éclatement de la bulle internet, etc.,
ou peut-être que tu ne sais plus si tu es un corps ?
Mais est-ce que ce côté peut-être un peu trop optimiste
a eu son contre-coup ?
Oui, alors, parce que, du coup, c'est un peu le phénomène,
c'est qu'il y a un moment, il y a une accélération très forte,
beaucoup d'argent qui s'est investi dans toute cette technologie,
et notamment dans tout le développement de l'Internet
et ses nouveaux services digitaux.
Et il y a un moment, on a institué une importe qui qui pondait un portail,
il y a un truc, ça y est, c'est la boîte Valais 10, 100 millions.
Donc, on était rentré dans les excès totaux.
Et c'est vrai que ça a craché.
Par contre, les fondamentaux pour ceux qui construisaient
justement les outils et les moyens de faire la transformation numérique,
eux, ça a continué.
Et là, Silicon Graphics n'a pas senti la disruption
qui est arrivée par la, justement, par NVIDIA 1,
par la descente de la technologie dans le PC et dans Mac.
Et là, ça a été terrible.
Et effectivement, en tant que suisse,
des ordinateurs dédiés à de la 3D,
autant des cartes graphiques NVIDIA, ça ne marche plus, du coup.
Ça ne marche plus, c'est...
ou ça coûte horriblement cher, c'est à dire faire du costume comme ça.
Et derrière, comme t'as les couches logicielles
pour permettre de développer sur la partie, sur du PC ou du Mac,
enfin, je veux dire, c'est...
Mais maintenant, néanmoins, on va travailler quand même
les développeurs et nos développeurs ont besoin de machines un peu plus puissantes
néanmoins que celles qu'on utilise pour la bureautique.
C'est sûr.
Et du coup, après toute cette période-là, dans la Silicon Valley,
qu'est-ce que toi, t'as fait ?
Une fois que t'as...
t'as pris ton inspiration de jeunesse là-bas,
qu'est-ce que... dans quoi...
dans quoi tu t'es lancé ?
Est-ce que t'es resté là-bas ?
Alors déjà, j'étais basé en France,
donc j'allais stresser souvent là-bas, mais j'avais quand même,
j'étais basé en France.
Et donc, bah écoute, après, moi, ça m'a donné envie aussi
d'adopter cette philosophie, de me dire tout est possible,
et justement, j'ai envie d'entreprendre.
Donc là, bah j'ai monté une première start-up
au démarrage, au lancement quasiment de l'iPhone,
du premier iPhone,
pour faire le premier service d'itimer un air de voyage sur mobile.
Pour télé, en fait, simplifier la vie,
si j'aimais bien le voyage, en plus j'ai eu de voyage beaucoup.
Et du coup, voilà,
on permettait aux utilisateurs
de rassembler l'ensemble de leur réservation
en un seul point sur leur mobile,
de retrouver leur ticket de réservation,
de voitures, d'hôtels, etc.
Ça s'appelait Wipolo.
Et donc, on l'a renseigé cette aventure en 2008
au moment d'ailleurs du crash de les Man Brothers,
donc en pleine crise.
Et en plein crash financier,
et on a décidé avec mes associés,
les conférateurs de l'époque, quand même,
de dire, bah c'est le bon moment pour créer une boîte,
justement quand on est en crise.
Et on y reviendra peut-être.
Alors, alors que je crée une start-up en 2008,
ce n'est pas une start-up en 2019,
je vais prendre avant le Covid.
Ce n'est pas l'activité la plus trends de...
Pas du tout, j'avais aucun de mes camarades de promo
qui voulaient monter une boîte,
enfin très peu dans le domaine.
Ça, c'est intéressant, parce que c'est vrai qu'on se réduit mal,
j'aurais dû mal, imaginez, mais exactement.
Aujourd'hui, c'est totalement l'inverse.
Il y a quelque chose qui a changé en France.
Et ça, c'est la question suivante que j'allais avoir.
C'est que toi, t'as connu du coup,
à la fois le marché américain,
au coeur du réacteur, on va dire.
Et puis ensuite, tu es rentré en France.
Qu'est-ce que t'as observé comme distinction ?
Et peut-être que tu trouves intéressant,
et qu'elle est en regard aujourd'hui en plus,
sur ce que t'as vu,
puisque ça te donne un panel assez large
de la vision de l'entrepreneuriat,
de comment on a investi, etc.
C'est quoi pour toi les grosses différences ?
Déjà, fondamentalement, il y a énormément d'argent aux États-Unis.
C'est important.
C'est un genre de choses.
C'est lit.
Donc, il y a une culture tech très forte,
et il y a une culture de l'entrepreneuriat très forte aussi.
Et donc de la prise de risque avec tout un écosystème,
et deux, trois, quatre générations d'entrepreneurs
qui ont réinvesti dans d'autres entreprises technologiques.
Donc ce modèle vertueux, il met 40, 50 ans à se mettre en place.
Donc la Silicon Valley était la première grande écosystème
qui finalement a déployé tout ça.
Donc effectivement, il y a une avance historique de la Silicon Valley.
De l'autre côté, en France,
il y a une prise de conscience tout ça,
et d'ailleurs des pouvoirs publics,
des premiers investisseurs,
et donc qui ont décidé à l'époque de commencer à se dire,
bon, il faut qu'on arrête de router l'épargne des Français
ou l'assurance uniquement sur des placements dans l'immobilier, etc.
Il faut qu'on commence à aider au déploiement de sociétés technologiques,
à financer de l'innovation, etc.
Donc ça a été des premières mesures fiscales,
et puis ça a été la crise des pigeons en 2012,
ça a été le démarrage de la French Tech,
on va dire, bon, maintenant il faut une bannière,
il faut des ambassadeurs,
parce qu'il y avait déjà quand même quelques...
bon, il y avait déjà quelques super entrepreneurs,
d'ailleurs j'en ai croisé quelques-uns,
des années 2000 qui avaient surfé sur la vague internet,
qui avaient aussi très bien réussi,
des visis qui les avaient aidés.
Donc ils commençaient à un embriant d'écosystèmes en France aussi,
parce qu'il y avait toujours eu des bons ingénieurs,
des bons techs, des bons développeurs, quand même,
même si ils étaient minoritaires.
Et donc toi qui fais cette première entreprise,
tu arrives, quelques temps plus tard, on fait un petit saut dans le temps,
tu arrives donc chez BPI France.
Et alors là quelqu'un de victoire peut se dire,
attendez, tu es un monsieur qui a été formé dans la Silicon Valley,
qui fait son entreprenariat, son entreprenariat,
qui monte ses certes hautes, etc.
Tu arrives dans une banque.
C'est de vrai qu'est-ce qui t'est arrivé, c'est ce qui s'est passé.
Qui s'est passé ?
Non, c'est vrai que c'est...
Absolument, c'est une super question.
Et en fait, moi j'ai connu des disruptions dans plusieurs industries,
puisque comme j'avais monté mes boîtes,
dans le domaine notamment, dans le domaine du voyage,
qui était le premier trait de percuté par l'Internet,
ça a été monstrueux,
l'impact du déploiement de l'Internet
sur toute la chaîne de valeur du voyage.
Bon, quelques années plus tard,
et après d'autres industries,
la distribution, etc.
Bah finalement, la banque et la finance
ont devenu le sweet spot,
vraiment le secteur technologique
le plus intéressant ces dernières années
pour la transformation et l'évolution des modèles.
Et ça, il y a un exemple très concret,
c'est que les plus gros volumes d'investissement
jusqu'à encore la dernière,
des trois dernières années,
étaient sur la Finitech.
Donc en fait, et ça, ça c'est pas forcément...
C'est un peu en sous-marin en fait,
c'est à nous on se dit,
en tant que consommateur on le voit pas.
Bah oui, on le voit pas, alors vous,
quelque part, vous avez vécu,
parce que la banque et la science
sont des métiers historiquement de la data,
leur usine, c'est le système d'information.
Et donc, la révolution digitale,
donc du mobile, du mobile banking,
de l'Internet, de les banques en ligne,
et derrière des modèles,
tout ça a énormément impacté
positivement tout cette industrie
et du coup fait des challenges super intéressants.
Et donc moi j'ai découvert en fait,
ce terrain de jeu,
parce que j'ai été amené
en parallèle des startups,
j'avais une petite boîte de services,
de conseils, parce que j'avais vu que les gros groupes
avaient un peu de mal,
et notamment à travailler avec les petites entreprises,
donc j'étais déjà un grand partisan
de l'innovation avec les startups.
Et donc, et ben dans ce cadre,
je me suis dit, il y a un truc à faire,
c'est passionnant,
et puis j'ai rejoint un patron très emblématique,
Nicolas Dufourg,
qui a le coeur vraiment de servir
de servir la France à travers ses entrepreneurs,
donc avec une mentalité aussi très entrepreneurial,
d'autres équipes, Arnaud Caudoul,
des directeurs générales à joint,
qui a aussi une énorme appétence tech également,
qui a aussi commencé à bosser un peu dans la Sygone Valley.
C'est marrant, parce qu'il y a un petit côté
ambiance de petite équipe de fans de tech,
et on ne s'imagine pas forcément ça
à la tête de la plus grosse,
probablement, une des plus grosses entités bancaires.
Absolument, Paul François,
qui est le directeur de l'innovation,
qui a été le patron de l'innovation chez Orange,
aussi du campus chez Moueladou,
qui est aujourd'hui le patron d'innovation,
on partage tout le tout le tout le tout.
Est-ce que ça a été créé quand BPI,
c'est vieux de la vieille, c'est une banque...
Non mais on va prendre des questions.
C'est une super question.
Alors BPI, c'est l'évolution en fait
d'institutions qui effectivement ont été créées
il y a très très longtemps,
en fait il y a eu un embryon
pour financer le tourisme en France.
Donc il y avait au départ,
je n'aurais pas de dire de bêtises sur la date,
j'ai peur, on regardera, mais il s'est plusieurs dizaines d'années
qu'on avait créé ce premier fonds
pour financer le tourisme en France,
cette première activité de financement.
Après il y a eu la banque,
la BDDPME, la Banque de développement des PME,
qui a été une deuxième étape.
Ensuite il y a eu l'OZEO,
donc agence territoriale
pour financer l'innovation en France.
Avec ces manations de l'envers.
Et après il y a eu la fusion de l'OZEO et du FSI,
le Fonds stratégique d'investissement
qui était à la caisse des dépôts
pour créer BPI France il y a tout juste 10 ans
parce que nous faitons les 10 ans cette année de BPI France.
Ce sont les 10 ans donc on va un peu en parler
un petit peu partout cette année
parce que ça a eu énormément d'impact
sur l'ensemble de l'écosystème, mais tu reviendras peut-être.
Salut ! Si vous appréciez Endorscore,
vous pouvez nous aider de ouf en mettant 5 étoiles sur Apple Podcast,
en mettant une idée d'invité que vous aimeriez qu'on reçoive.
Ça permet de faire remonter Endorscore, voilà.
Telle une fusée.
C'est la question que j'allais poser.
Concrètement, ça ressemble à quoi,
puisqu'on va pas le cacher,
un des objectifs de cette discussion,
c'est aussi de découvrir ce qui se passe chez vous,
à l'intérieur, puisque vous avez notamment besoin
de talent dans la tech.
Et c'est quel genre de profil, justement, qui travaille chez BPI France ?
Est-ce que c'est du développement cobalt ?
Un petit fortran.
Dans la banque, un petit fortran peut-être.
Tu vois, tu t'y connais un petit peu en engagement gaire.
Plus sérieusement, c'est quel genre de profil qui vous intéresse ?
Alors, écoute, aujourd'hui, on recrute
à peu près une centaine de profilter avec cette année.
Donc c'est très important,
parce que l'entreprise fait environ 4 000 personnes.
Tu vois, donc c'est en termes de...
En termes de besoin, c'est très très gros.
Enfin, à notre échelle.
Et on va recruter des profils
qui vont de l'architecte de système d'information,
du PEO, du producteur, du PM,
à des experts cyber,
à des experts DevSecOps,
à des experts sur LX,
à des Techlead, des développeurs.
Alors, si vous entendez ce vocabulaire
et que vous ne n'êtes pas dans l'écosystème,
peut-être que ça peut vous paraître comme du charabiais,
mais moins ça me parle.
Parce que ça veut dire que c'est bête,
mais en termes...
J'ai plutôt l'impression d'entendre
un recruteur de la toute dernière startup
qui vient d'implementer la manière optimale
de travailler sur des produits très rapidement.
Et il y a comme une dissonance
de l'extérieur qui pourrait avoir lieu.
On voit que, non, mais une banque,
vous devez être sur des techno terribles,
ça doit être très difficile.
Est-ce que toi, justement,
qui vient de l'extérieur,
qui a vu de l'entrepreneuriat plus classique,
tu peux nous donner des exemples
de projets que vous avez eus à amener,
toi notamment, tant que chef,
chief digital officer.
Et comment on dit en français ça ?
Tu es directeur de la transformation digitale.
Voilà, c'est un peu...
Toi, c'est trop long, c'est un peu trop long.
Donc, effectivement...
Je vais t'appeler monsieur numérique.
Voilà, mais appelle-moi monsieur digital,
c'est plus simple.
Mais comme il y a une dimension de transformation,
il y a l'immension du canal digital,
il y a la dimension de la transformation, c'est pour ça.
Je vais être dans le chat,
tu sais n'importe quoi, parce qu'il y a des grands débats.
Est-ce que tu connais tous les débats
autour du digital et du numérique ?
Non, je vais te les mettre.
Il y a des gens qui ne veulent pas qu'on dise digital,
parce que ça fait trop de les doigts.
Et du coup, il dit préfère numérique.
Alors, l'intérêt du digital, c'est qu'effectivement,
c'est un canal.
Et ça se traduit bien.
Donc, voilà.
Mais ça fait partie d'un ensemble plus général,
qui est le numérique,
dans lequel on va trouver...
D'accord, tu fais distinction comme ça, ok.
Oui, intéressant.
Mais non, mais on va...
Je ne veux pas opposer les mondes.
Je ne veux pas opposer les mondes.
Il y a des experts cérémoniques, on va se le dire.
La grosse enquité.
Et par rapport à ta question,
si les oïteurs veulent aller voir,
nous, on a un site qui s'appelle Bépays Francais,
sur lequel on a référencé toutes les technologies
sur lesquelles on travaille.
Donc, on va citer Kafka, GitLab, AngularJS, Spring Boot, etc.
Donc, ils vont voir tous les environnements
Kafka, etc.
Tous les environnements qui sont effectivement
beaucoup plus proches d'une Vintec que d'une banque.
Et ça, justement,
se fait partie de la transformation.
Avec mon ami DSi, Julien Lechaine,
on est très, très sconcibassar,
à justement donner un terrain de jeu aussi
pour ceux qui aiment la tech
et pour travailler sur les dernières technologies.
Donc, il y a du backend, il y a du frontaine, il y a tout.
Et pour expliquer l'intérêt de ça,
parce que l'objectif,
c'est pas juste de faire cool en utilisant
des trucs modernes, c'est pas ça.
En dessous, il y a une vraie problématique
de développer vite et bien.
Et ça, ça peut paraître un odeur,
on se dit, oui,
tous les développeurs travaillent pareil,
toutes les entreprises travaillent pareil,
mais en fait, non.
Quand on regarde,
des différentes manières de travailler
peuvent aboutir à des résultats
radicalement différents.
C'est-à-dire que, potentiellement,
il faut les bonnes personnes,
évidemment, ça changera pas,
il faut les bons parents.
Mais la manière dont on conduit les process, etc.,
peuvent faire faire en un mois
ce qu'un dinosaure ferait en deux ans.
Ou plus.
Est-ce que tu as un exemple
de comment cette manière de travailler
vous a aidé à faire des trucs vite et bien ?
Oui, sans aucune arrogance,
on a même fait des trucs de dingue.
On a tous vécu la crise Covid.
Et pendant la crise Covid,
il y a eu une urgence absolue
de financement les entreprises.
Parce que, confiner la France,
ça veut dire,
on arrête l'activité.
Si on arrête l'activité,
on arrête de vendre.
Donc, il n'y a plus de rentrée
d'argent dans les entreprises.
Par contre, elles ont des charges en face.
Et donc, il y a une palanquée d'entreprises
qui aurait dû faire faillite.
Au bord du gouffre.
D'accord, qui aurait dû faire faillite.
Par contre,
il y a eu un plan du gouvernement.
Et nous avons été
des moteurs du plan du gouvernement
parce qu'on a fait
une plateforme 100% digitale
qui s'appelle la plateforme PGE,
des prêts garantis par l'État.
Cette plateforme, nous l'avons monté
en totale urgence.
Donc, c'est là où,
quand vous avez ces missions publiques,
ils peuvent arriver des situations comme ça
qui sont extraordinaires,
qui sont des missions, je dirais,
d'enjeux énormes, d'enjeux absolument colossaux
où là, il fallait réussir
à développer une plateforme de place
pour permettre à l'ensemble
des entrepreneurs de demander
des crédits garantis par l'État
à leur banque.
Leur banque,
qui, elle, ne l'aura,
vu le contexte économique,
n'aurait pas prêté
si elles n'avaient pas été
garanties par l'État,
en l'occurrence, par BPI France.
Et de l'autre côté,
si elles étaient garanties par BPI France,
elles avaient envie aussi d'aider
pour que leurs clients
ne fassent pas faillite.
Et donc, en une semaine chrono,
7 jours,
nous avons monté une plateforme
pour 700 000 entrepreneurs,
18 000 banquiers,
pour qu'ils puissent récupérer
un droit à
emprunter.
Et ils ont emprunté 150 milliards d'euros.
C'est vrai.
Ah quand même !
Voilà, c'est quelques chiffres un peu massifs.
Et tout ça, c'est grâce à la tech.
Et derrière, il y a des devs,
il y a des devs et moi,
qui ont monté le truc en 7 jours.
Voilà, des devs qui ont monté
toute l'infraclate qui allait bien
parce que c'était des très gros volumes,
toutes les couches de devs,
toutes les couches du X.
Il y a du design,
du interface, du...
Absolument, du design pour les banquiers,
du design pour les entrepreneurs,
il a fallu faire valider ça en 7 jours.
C'est pas une appli simple.
Non, c'est un front.
C'est double front.
Si tu décris le problème,
si tu dois mettre en connexion
énormément d'acteurs du secteur bancaire,
j'imagine, peut-être,
faire en sorte qu'ils y aient tous l'accès,
communiquer avec toutes les banques, etc.
C'est un tour d'aide.
Vous êtes plugués sur toutes les banques ?
Les banques se sont plugués
toutes sur la plateforme,
de façon compatible.
Ça, c'est le péril.
Il a fallu... Il a fallu trouver,
il a fallu définir très très vite,
à la fois les interfaces,
les parcours,
les...
les règles.
Non mais très très vite,
c'est genre une demi-journée, quoi, un grouet.
Absolument.
Et en fait, ça, c'est
la meilleure de la tech,
les meilleurs bonhommes,
la meilleure équipe.
Et derrière,
la meilleure gouvernance possible,
hyper agile, c'est-à-dire,
circuit de décision super rapide,
accès au top...
Donc moi, j'avais accès à Arnaud et Nicolas
pour prendre les décisions très rapidement,
voilà, et accès à...
Pareil, au comex des banques
et à tout l'ensemble des banques,
le week-end, avec Bruno Le Maire, etc.,
pour faire valider tout le process, quoi.
C'est vrai que c'est un terrain de jeu qui est quand même assez insolent.
Et voilà, c'est vrai que là,
on est très loin de l'administration,
on est dans la beauté de notre écosystème.
Parce que...
Qui d'autre...
Et quel endroit ça aurait été possible,
parce que...
C'est impossible à déléguer complètement.
Impossible à déléguer.
Et puis après, il y a des questions de confiance.
Après, il faut opérer.
Ils n'ont pas été tiers de confiance pour les banques,
donc il y avait quand même de l'autorité,
on s'appuie sur des socles,
un métier de garantie bancaire,
c'est un métier historique,
l'ex-socifaris, etc., de BPA France.
On garantit les banques qui prêtent
aux commerçants, aux artisans,
aux PME, etc., donc c'est super important.
Et justement, pour continuer un petit peu
à décrire le tableau de toi,
ce que tu observes au sein de BPA France,
avec ton rôle, du coup,
de voir tout ce qui est développé,
est-ce que,
là, tu nous parles du développement d'applications,
il y avait ça pendant le Covid,
il y en a d'autres aussi, dont on a parlé.
Mais évidemment, il y a plein, on va pas pouvoir...
Mais il y en a une autre, je veux te parler.
Parce qu'elle vous concerne tous.
Parce que nous,
ce qu'on souhaite chez BPA France,
déjà, c'est que, comme toi,
il y a plein d'entrepreneurs en France.
Comme vous peut-être.
Plein d'entrepreneurs en France.
Et j'espère que dans l'audience,
il y en aura plein.
Et on veut également
que les Français investissent
dans les entreprises,
dans les startups.
Et donc, on a créé une plateforme
unique au monde, dernièrement,
qu'on a lancé,
pour permettre aux Français, avec une carte bleue,
d'investir dans des fonds d'investissement
aux côtés de BPA France.
Donc, BPA France,
et alors, j'aime beaucoup la phrase
de Nicolas Dufourg,
on permet aux Français de faire du
skinotique derrière BPA France.
Mais BPA France, son métier, c'est d'investir
dans des fonds, donc dans des produits,
avec une technicité très forte,
avec un métier de l'investissement qui est assez complexe, etc.
Et là, on permet aux Français,
avec leur carte bleue,
à partir de 2000 euros, ce qui n'existait jamais,
avant, c'était...
C'était réservé à des familles fortunées,
qu'on appelait famille office,
à des gens qui pouvaient mettre 500 000,
100 000, etc.
Maintenant,
un Français qui a réussi à économiser
1000 euros, plutôt que de le mettre
sur un PEL,
il peut décider d'investir
à un moment, évidemment, c'est un horizon
un petit peu lourd,
mais aux côtés de BPA France,
dans des fonds d'investissement...
Donc peut-être que vous avez vu passer
une start-up française, déjà,
vous avez peut-être envie de la soutenir,
et puis, vous croyez
en son succès,
et en plus, il y a
le côté un peu déstressant,
qui n'enlève pas le risque qu'il y a dans tout investissement.
Oui, c'était évidemment, il faut le mentionner.
Mais que vous êtes passé devant,
et donc vous...
C'est aux côtés de BPA France, donc c'est BPA France qui vous aide,
voilà.
Et vous, vous avez toute cette étape de
checker, de calé-con,
voir les risques de la activité.
On est un tiers de confiance.
Donc la plateforme s'appelle
BPA France, entreprise à venir.
Très bien. Elle est ouverte.
Par contre, voilà,
c'est effectivement des montants,
on a une allocation
d'à peu près 100 millions
pour les Français, et voilà.
Pas tous en même temps.
Ah oui, c'est limité d'accord.
Oui, c'est limité, parce que c'est
très normal derrière.
Derrière, c'est très compliqué.
Sur la partie digitale, puis après, sur la partie métier,
évidemment, parce que c'est une prouesse
que d'avoir intégré ce truc-là,
et de l'avoir rendu
démocratique en ligne pour les Français.
Et c'est pour investir dans quel type d'entreprise ?
Eh bien, tu investis massivement
là, c'est les parts de fonds
qui sont plutôt liées
à des start-ups,
des fonds qui investissent dans des start-ups,
des fonds qui investissent dans des
PME innovantes, etc.
C'est très bien décrit sur le site,
parce que, du coup, vous avez toutes les informations,
évidemment, pour répondre
précisément un petit peu sur
ce qu'il y a derrière.
Qu'est-ce que tu embêtes
sans transition ?
Est-ce que, parce que, tu sais, on aime beaucoup parler
de ce qui est tout neuf, et de ce qui sort
en ce moment, etc.
Et ma question, c'est, est-ce que
chez toi, chez BPI,
tu as
observé
une envie
de pouvoir utiliser des assistants
virtuels
tous les chats GPT et compagnies, est-ce que
BPI travaille à ça également ?
Parce que c'est évident qu'il y a
des trucs à faire, quoi.
Comment tu as perspective, parce que nous, on en parle beaucoup
en mode outsider, d'ailleurs, les gens n'en marquent, on en parle.
Non, pas sûr.
Nous, on en parle en mode comme les...
Voilà, on est
les gens dans le garage qui bidouillons
avec le truc qui arrivera que dans
longtemps, dans le...
C'est pas en production, on s'amuse avec.
Oh, quand même !
Moi, je suis moyen d'accord.
Et franchement, à partir de ce moment où
l'utilise tous les jours pour développer
plus vite, pour écrire mieux etc.
Non mais ce que je veux dire, c'est que ce que
montrent dans l'émission, souvent c'est un prototype
pour expliquer quelque chose de...
Je parle de ça, je parle de ce que je te montre publiquement.
Du coup, la question que j'ai, c'est, toi qui a
un pris hyper intéressant sur
une grosse entité comme ça, comme BPI,
c'est quoi ton avis la suite ?
Alors mon avis,
et voilà,
depuis 25 ans que je bosse
à peu près,
c'est potentiellement
une des plus grosses disruptions
des chaînes
et de la façon dont on va
travailler dans les années à venir.
De ta position dans une grosse boîte, c'est ça qui a l'air ?
De ma position, et même de ma position
en tant qu'observateur de la tech
depuis 25 ans.
Alors non pas que...
Ça fait des années qu'il y a
des chercheurs qui développent,
que les codes exigent,
et des listes, etc.
Néanmoins maintenant,
on atteint une maturité
et surtout une mise
sur le marché
d'outils et de solutions
qui permettent justement
un usage immédiat, très puissant.
Et c'est ça la grosse
disruption actuellement.
C'est que, ben oui, je peux aller
jouer à la Tchab JPD
et puis, elle peut me sortir
des questions d'experts incroyables,
pourquoi ? Elle peut
réussir
à l'épreuve le plus difficile
du barrore.
Donc ça c'est très important.
Donc nous on a deux choses. C'est un,
évidemment, moi et ma casquette
de Chief Digital Officer,
c'est comment la transformation
de BP-iFrance s'opère en utilisant
ce levier technologique. Donc là on a
un plan stratégique,
il faut intégrer comment
il y a, peut disrupter,
la façon dont on va investir,
la façon dont on va faire des financements,
la façon dont on va faire
peut-être une partie de service client,
la façon dont on va
opérer
le risque contre l'afro,
la façon, voilà, il y a plein de choses.
Il y a plein d'endroits de la maison. Donc on a le
Meryl, c'est de ce qu'en est ça,
avec mes collègues.
De l'autre côté,
tu as, tu as,
comment investir dans ces nouvelles
technologies en France, pour qu'on ait des champions
français, très fort.
Donc moi de tout à l'heure, j'étais avec un
grand leader
de la data en France,
un entrepreneur exceptionnel d'ailleurs.
Et voilà, et on est
en réflexion, partage
sur
quelle entreprise il faut miser,
sur quelle technologie, etc.
C'est vrai qu'il y a un truc qui peut s'emmêler parfois paradoxal,
c'est que si tu regardes dans les experts,
les gens les plus influents dans
cet écosystème,
il y a tellement de français, il y a tellement de français.
Et parallèlement, quand on voit
les entreprises
qui font le devant de la scène et qui sortent des trucs impressionnants, etc.
C'est Open AI,
c'est META, on entend tous les noms.
Mais c'est vrai
qu'il y a cette frustration chez nous, qu'on a pas forcément
de...
pas, on n'a pas de
challenger quoi. Qu'est-ce que,
à quoi tu identifie ça ?
Bon, déjà les challenger,
ils sont en train de se former.
Mais ils sont un peu invisibles
du grand public.
Ils sont un peu invisibles du grand public.
Par contre, il y a quelques très, très bonnes équipes
qui sont en train de se monter.
Alors, il y a des équipes
montées par des français qui, malheureusement,
bon, pour des raisons efficaces,
sont implantées aux Etats-Unis.
Mais il y en a d'autres,
là,
qui devraient être extrêmement intéressants,
tu auras sûrement des annonces dans les prochaines semaines.
Nous, on travaille avec le gouvernement.
Il y a un plan IA
qui va être annoncé.
Donc, sans doute,
je crois que...
enfin, voilà, je ne pourrai pas délivrer de...
Est-ce que c'est informatoire public ?
Mais en tout cas,
une volonté, évidemment,
des autorités publiques, du gouvernement,
de Bépays-France,
de faire en sorte qu'on ait le meilleur
écosystème de tech, aussi autour de l'IA.
Et là, la bonne nouvelle,
c'est que...
C'est ce qui a permis, d'ailleurs,
la naissance et l'exposition
de l'écosystème tech français.
C'est qu'on a des supers ingénieurs,
on a des supers devs
et qui sont très répupilés dans le monde,
y compris la Silicon Valley
développe à Paris,
en province, à la Sphandre et Réder.
Voilà, donc ça, c'est quand même un asset
très, très fort. Et donc là-dessus,
on a des universités
qui ont toujours formé
des gars très, très pointus
sur l'IA.
Bah, il suffit de voir les
papiers, les plus cités.
Et vous allez voir beaucoup, beaucoup de noms français.
On a un chat qui est un peu...
Pourquoi qu'il s'y est rendu ?
Je me permets de la transmettre.
Est-ce qu'on s'engage à dire, un certain nombre de fois,
le mot disruption
en Bépays-France ?
C'est parce que vous n'êtes pas habitués
à... Nous, on a des développeurs
barbus qui font du back-end.
C'est vrai que...
C'est vrai que l'écosystème d'autre
entrepreneuria a son vocabulaire.
Il peut connaître. C'est vrai, mais par contre,
j'aime bien la question parce que, parce qu'en même temps,
ça permet de recalifier aussi
le barricente de Bépays-France.
Bépays-France, c'est pas...
Finalement, le financement des start-ups,
c'est une petite activité de Bépays-France.
C'est une petite proportion.
Chaque année, on va investir
et financer
à peu près 4 milliards et demi
sur l'écosystème d'innovation
et les start-ups.
Par contre,
on va financer et injecter
67 milliards au total
dans l'économie française.
Et ça, c'est sur
les créateurs d'entreprises.
Les artisans et les commerçants, d'ailleurs,
on l'a pas cité, mais
on a développé une plate-forme aussi
remarquable, mais qui s'appelle Flash.
Bépays-France Flash,
c'est pour financer les commerçants
et les artisans, c'est 100% digital.
Ça leur simplifie la vie
pour pouvoir financer
des projets.
Ça ne concerne pas un microcosme parisien entre Parisien,
et station F.
Voilà, c'est pas pour station F,
c'est pas pour les start-upers parisiens.
C'est pour
tous les commerçants et les artisans
dans les territoires, en France.
Et on est très fiers de ça,
et on en aide des dizaines de milliers.
Donc, voilà,
tu as toutes les PME, les PME industrielles,
pareil des territoires,
les ETI, etc.
Donc, effectivement, il n'y a pas que la disruption,
pas du tout.
Oui, la direction de l'innovation, elle,
elle va financer la disruption
et les entreprises innovantes, etc.
Mais effectivement, et donc la question est très pertinente,
80% du reste
des tissus d'entreprises,
on va financer
des sociétés
qui font des boulons
pour les avions
qui vont faire du textile
qui vont faire
de l'énergie, de l'énergie verte, etc.
Pas de boulons, j'ai pas l'impression.
Et Bépaye France Flash
finance des boulons joïs, bien sûr.
Ah, c'est long, là.
Et voilà, c'est super important.
Et ça, parfois, effectivement,
vu... Voilà, on est très, très loin
du tropisme,
startup, Paris, etc.
Pas du tout, pas du tout.
C'est pas parce que forcément, on voit le plus
quand on baigne un peu dedans,
on est en mode, on voit
la French Tech au CEES.
Mais d'ailleurs,
je suis curieux d'avoir ton prisme là-dessus
sur un petit peu une analyse
rétrospective, comme tu le dis,
on a assisté à une ébullition
un peu de l'écosystème français, etc.
Comme on le dit, chaque année,
par exemple, on regarde au CEES,
il y a une quantité de startups phénoménales.
Moi, j'y suis...
Quantité de levée de fonds.
Exactement.
Il y a quelques mois encore, phénomènes.
Moi, qui se calme.
Alors là, il y a eu un petit peu de soucis, là.
À ce moment.
Mais moi, c'est un des trucs qui m'a frappé
le plus quand je suis allé au CEES.
Et d'ailleurs, j'y vais moins, j'avoue.
C'est que j'avais l'impression de voir un peu tout le temps
des mêmes startups qui revenaient
année après année et qui vivent, etc.
Mais qui font parfois des trucs utiles,
parfois des trucs parfois moins.
Et comme une sorte de plafond
où on n'arrive pas à passer
un certain cap de...
de taille d'entreprises.
Et donc, ce qui limite nécessairement
l'impact possible.
Alors évidemment, c'est la question que tout le monde se pose.
Donc je me doute, tu n'as pas la réponse
et un plan à nous fournir.
Mais ça vient de tout.
Tu penses que c'est cette marche
trop dure à franchir
pour beaucoup de boîtes ?
Alors déjà, moi je suis hyper confiant
mais comme je l'évoquais tout à l'heure
la construction d'un écosystème, tu vois,
qui devient très fort
et très gros
dans lequel
circule effectivement
des montants d'investissement très important,
c'est 40 ans.
On est sur la dynamique, là.
On a démarré, on va dire,
démarrage de la franchise c'est 2010.
Donc tout ça, il faut le voir
sur un tendon.
Ensuite,
donc nous aujourd'hui, il nous manque
effectivement quelques leviers
encore pour aller plus loin.
Donc il manque des très gros fonds,
ce qu'on appelle les très gros fonds let's stage.
Donc vraiment, pour financer des gros tours
200, 300, 400 millions, 500 millions.
Donc...
Qui existe plus aux États-Unis ?
Qui existe un peu plus aux États-Unis,
qui commence à arriver en Europe
et en France, d'accord ?
Donc ça,
c'est intéressant,
mais pour l'instant, c'est pas
super visible, c'est encore...
Ensuite, il faut...
Il y a les sorties en bourse,
les IPO, les IPO, parce que
finalement, ça a été aussi un formidable
levier pour permettre aux entrepreneurs
aux États-Unis, via le NASDAQ,
de
quelque part
de financer
la croissance de l'entreprise,
de pouvoir acheter d'autres boîtes,
aux entrepreneurs de gagner de l'argent
et de pouvoir investir dans d'autres boîtes, etc.
Donc il y a tout un phénomène vertueux.
Aujourd'hui, aller jusqu'à
au listing, sur Ronext,
voilà, c'est quand même un parcours,
il n'y en a pas beaucoup,
tu vois, c'est pas très commun, etc.
Et à un moment, on doit y arriver, il n'y a pas de raison,
on doit réussir, on doit réussir ce truc.
Mais du coup, ça veut dire qu'il faut qu'il y ait un marché au Ronext,
soit dynamique, sur la tech, voilà.
Aujourd'hui, tu as les boîtes côté,
tu as des associestèmes,
voilà,
je vais piquer que je ne veux pas,
mais c'est pas...
Encore florissant.
C'est pas encore florissant, il n'y a pas assez d'acteurs pour animer tout ça, etc.
Donc ça, c'est
le vieil qu'on doit aller chercher.
Et puis,
je pense que la French Tech,
elle a l'avantage
de créer une vraie dynamique
internationale qui a permis d'attirer
la lumière, etc.
Mais Pays France a fait tout un travail derrière,
donc aussi auprès des fonds d'investissement,
pour que les fonds d'investissement viennent
investir en France.
Et de l'autre côté,
les entrepreneurs, ils sont devenus top niveau.
Ils ont devenus super forts aussi.
Alors, il y en avait.
On en a eu un tout à l'heure.
Tu as arrivé après ?
L'INX, c'est...
Il faudra qu'on fasse la démo, mais c'est un casse de réalité
de réalité mixte.
Exactement. Totalement français.
Mais ouais, donc je pense qu'on va avoir
encore des belles histoires.
On vient un moment un peu plus compliqué
en 2023, mais voilà.
Donc, Ovecaille, il y en a qui vont dire
ça y est, la French Tech est morte. Non, non, non.
C'est un truc qui se construit sur la durée.
Les crises, quand tu regardes les cycles,
c'est indispensable.
Hyper intéressant.
J'ai énormément de questions.
J'essaye de te répondre, etc.
J'ai une question. Est-ce que...
Vous avez déjà 21 heures 20, je ne voulais pas te retenir.
J'espère que ça va.
Ça va, ça va.
Discussion passionnante.
On a envie de rester la toute la nuit.
Est-ce que vous cherchez la rentabilité
en tant que banque d'investissement
mais public, ou pas vraiment ?
C'est pas...
C'est pas quelque chose que vous recherchez.
Alors, écoute, nous, on est...
Quand je vois des levets de fond,
il y a quasiment tout le temps BPI
dans le tour de table.
Je me suis posé cette question.
Et d'ailleurs, même parfois, c'est un élément nécessaire.
C'est-à-dire que tout le monde attend
que, autour de la table,
que BPI France dit, go on y va,
et ça conditionne le fait que la levée de fond
se fasse. Donc c'est fou, la puissance.
Écoute, c'est une très bonne question.
BPI France, déjà,
c'est une gestion privée.
Il n'y a pas de...
pas de fonctionnaires.
On est vraiment une gestion privée.
De l'autre côté, on est régulé.
Donc, c'est important de faire du résultat.
Parce que, nous,
on a besoin d'avoir des ratios de liquidité
dans l'entreprise, en tant que banque,
en tant qu'investisseur.
C'est un peu complexe, mais c'est indiffensable.
Ensuite, pour donner confiance
aux partenaires,
aux fonds étrangers,
à tous ceux qui bossent avec nous,
c'est quand même la solidité de BPI France.
C'est super important.
C'est-à-dire qu'au contraire,
une manque publique un peu fragile,
tu vois, qui est amenée à...
qui est dans sa gestion...
Bon, elle peut être balayée
très vite par une crise.
Donc, au contraire,
je pense que c'est une garantie
de...
qui... sur lequel on va s'appuyer
pour accélérer encore.
Et c'est ce qu'on fait. C'est-à-dire,
plus on réussit bien,
plus on investit auprès
des entreprises françaises. Donc, en fait,
t'as un modèle très vertueux.
Et plus
des investisseurs étrangers,
des partenaires en vie de travailler avec BPI France,
et donc on sert encore plus l'écosystème.
Donc, c'est très, très vertueux tout ça.
Et le futur promet, en tout cas,
j'ai l'impression que la discussion
a été appréciée.
Et franchement, c'est un plaisir,
il y a un honneur parce que c'est rare d'avoir
des interlocuteurs qui sont au coeur,
justement, de ce qu'il y a au train de se passer...
de la machine, au coeur de la machine.
Donc, j'espère que t'as passé un bon moment avec nous.
J'ai passé un super moment avec vous,
une discussion passionnante et...
Et comme d'habitude, trop courte,
mais en tout cas, on vous dit
une bonne fin de soirée.
C'était une longue émission, sa soir.
C'était sinon, on a commencé à 18h, il a été une heure 22.
Merci d'ailleurs, on a resté un petit peu plus
longtemps que dans le planning que t'avais reçu.
Quand t'as eu prévu, merci beaucoup.
Eh ben, je vous en prie,
et bonne soirée à tout l'auditoire.
Et on se dit, à dans 2 semaines,
pour la dernière
d'Under Score, ce sera
la fin de saison, tout simplement.
Mais ne vous inquiétez pas,
on vous retrouvera bientôt,
plus tard. Mais effectivement, dans 2 semaines,
à 19h, on revient à 19h, évidemment.
Et puis d'ici là,
prenez soin de vous et à la prochaine.
Bonne soirée.