L'ingéniosité cachée derrière la création de WhatsApp

Durée: 37m53s

Date de sortie: 04/11/2023

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Comment a été codé WhatsApp ? L’histoire folle derrière ce projet de deux ingénieurs recalés par Facebook.


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Écriture : Matthieu Lambda & Benjamin Code



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A au fait maman merci pour le conseil.
Ah oui lequel ?
Ouvrir un plan d'épargne retraite à la Carac.
Ah oui.
En 2024, le fonds euro de la Carac m'a rapporté 4%.
Mais oui la Carac s'occupe bien de nous et depuis longtemps.
Et nous avons un conseiller en patrimoine dédié qui change tout.
Et jusqu'au 31 mars, la Carac me donne 50 euros si je verse 2000 euros.
Et ça peut aller jusqu'à 1000 euros offert.
A la Carac, on se bat pour vous.
Les taux passés ne préjuchent pas des taux à venir.
Taux net de frais avant prélèvement sociaux.
Offre soumise à conditions, plus d'informations sur carac.fr.
Mutuelle soumise au livre 2 du Code de la Mutualité.
De quoi est-ce que tu vas nous parler aujourd'hui ?
Je vais vous parler de l'histoire de Yann Coombe et Brian Acton,
deux gars qui ont fait un pied de nez au destin.
Qui sont accrochés à la vie et ça leur a été plutôt bénéfique.
Mais on va voir pourquoi.
Comme tu disais, c'est des anciens.
Je ne l'ai pas vraiment dit, mais je vous raconte tout l'histoire.
Est-ce que je peux faire ?
Ce sont des anciens développeurs de chez Yahoo.
En 2007, ils étaient chez Yahoo les man.
Et ça allait bien et tout.
Mais c'est l'exode rural à la Silicon Valley.
Il y a des trucs dans tous les sens.
Il y a des énormes groupes qui sont en train de péter tout le game.
Donc les deux gars, ils se disent, bon, on va sortir de Yahoo.
Dans lequel on était bien, mais tranquille.
Et on va aller se mettre des nouveaux challenges.
Donc ils quittent Yahoo les man.
Ils vont toquer à la porte du plus gros monstre de la Silicon Valley du moment.
C'était Facebook.
C'était en train de vraiment tout déglinguer sur son passage.
Et donc les deux gars qui ont tout quitté, ils font leurs entretiens.
C'est cool. Ils font les tests techniques.
C'est cool, etc.
Mais recalé les deux gars.
Recalé de Facebook.
Et du coup, ils entrent.
Les anciens de Yahoo.
Les anciens de Yahoo, c'est quand même des trucs avec Yahoo.
On est d'accord.
Et que Yahoo, à l'époque, les ingénieurs qui étaient là-bas, ils étaient tous trop...
On les voit partout. Ils sont trop forts.
C'est comme la secte des gens de PayPal.
Ceux qui travaillent à PayPal, qui ont faim, ont délaboité.
Ils sont dans des positions de fou.
Une histoire sur deux, c'est des anciens de Yahoo.
Mais je jure, c'est un problème.
Pour l'instant, ils sont nuls.
Parce qu'ils se font recalé de Facebook.
Écoute, c'est surtout que ça donne surtout une idée
de à quoi ça ressemble Facebook à l'époque.
C'est vraiment, ils attirent les plus gros cerveaux de la Terre entière.
Donc la concurrence est tellement rude que même
deux gars assestilés de chez Yahoo se font têche.
Et ils rentrent dans ce fameux club des recalés de Facebook.
C'est les gros ingénieurs qui finalement n'ont pas été pris.
Donc à partir de là, c'est un peu la désillusion, la douche froide, j'ai envie de dire.
Et ça en suit une deux-andérence pour ces deux gars-là.
Pendant deux ans, ils savent pas trop quoi faire.
Ils ont pas envie de rentrer dans la première boîte qui passe.
Ils n'ont pas envie de créer un produit de merde, etc.
Donc voilà, pendant deux ans, ils se cherchent un petit peu.
Et ils vont faire plusieurs réalisations pendant ces deux ans
qui vont les mener à un nouveau projet sur lequel ils vont se lancer.
Donc dans ces réalisations un petit peu particulières
qui font pendant ces deux ans.
Il y a un primo, le gars, il s'appelle Yan Koum.
Il est ukrainien.
Et il a en mémoire le fait que ses parents, à ce moment-là,
ils n'osent pas trop se parler au téléphone
parce qu'ils ont peur de se faire écouter par le gouvernement russe.
Je ne sais pas si on appelle ça le gouvernement russe, le Kremlin.
Ils ont peur de se faire espionner leur conversation, etc.
Donc à ce moment-là, Yan, il y a un peu cette idée de la sécurité, le chiffrement, etc.
C'est un truc sur lequel on aimerait bien bosser.
Mais bon, pas suffisant pour se lancer dans une aventure,
ou faire quoi que ce soit.
Il y a aussi le fait que s'envoyer des textos,
ça coûte cher, c'est chiant à travers les pays.
En tout cas, quand il décrit à ses parents, ça lui coûte une couille et ça les nerve.
Donc il y a ça qui est là.
Mais surtout, la giga révolution, le gros truc qui arrive
est vraiment qu'il leur met le dernier coup de fouet qu'il leur fallait pour s'y mettre.
Il y a l'iPhone qui sort.
Et surtout, il y a Apple qui arrive et qui dit
« On va créer une Marketplace d'application ».
Et là, les deux manis se disent, bon, d'accord.
Là, il y a un truc à jouer.
Il faut qu'on crée une app quoi, en gros.
Donc, voilà, c'est tout.
Cette végétation pendant deux ans, toutes ces idées-là qui bouillons comme ça et tout,
et qui nous amène en 2009, exactement en 2009,
ils se disent qu'ils créent le premier WhatsApp.
Alors qu'est-ce que c'est WhatsApp en 2009 ?
Le Poc de WhatsApp, c'est juste une application
pour mettre à jour des statues.
Genre en train de faire des courses,
en train de mettre de batteries.
Tu mets à jour tes statues un peu comme ce que tu faisais sur MSN à l'époque.
Et c'est toujours une fonction qui est toujours disponible aujourd'hui.
Je ne sais pas si vous avez vu, moi, d'ailleurs, je ne l'ai jamais changé.
J'utilise tellement pas ce truc.
C'est pas qui utilise ça.
Je ne comprends pas.
Il y a des gens qui le mettent à jour parfois.
Mais, attends, mon truc...
Moi, mon truc, l'énergie, ça demande de constamment mettre à jour ton status.
C'est infernal.
Et moi, mon truc, c'est toujours, hey...
Automatiser.
Ouais, un truc qui observe toute ta vie, constamment.
Non, en fait, on arrête.
On groupe.
Arrête avec l'automatisation.
Moi, pour tout vous dire, j'ai tellement automatisé que c'est toujours le truc de base.
Genre, hey, j'utilise WhatsApp.
C'est ça qui est actuellement sur mon truc.
Et je pense qu'il y a sur le WhatsApp de beaucoup d'entre nous,
parce qu'on a tout ce qu'il y en a foutre de ce machin.
Mais bon, très vite, c'est pas mal.
Ça prend un petit peu.
Mais très vite, là, il y a les notifications push de iPhone qui débarquent.
Et là, à ce moment-là, ils disent,
« Il y a un truc aussi à jouer sur les notifications push, etc. ».
Et voilà.
Très vite, ils arrivent à transformer, laisser et à créer un système de messagerie
ce qui va devenir le WhatsApp que l'on connaît tous,
qui propose du coup une messagerie sécurisée.
La vieille idée pour arrêter de se faire...
Il y a assez révolutionnaire à l'époque.
Il y a assez révolutionnaire tout à fait,
et qui permet enfin de plus se faire espionner par Quiconque.
Pas de stockage sur des gros serveurs de WhatsApp, etc.
Pas de pub, pas de vente d'années personnelles.
Et en fait, le seul truc que ça demande,
c'est un numéro de téléphone pour t'inscrire.
Donc à ce moment-là, ils débarquent avec cet offre qui est complètement folle et inégalé.
Et donc...
Il y a le concept de base d'envoyer des messages mais qui ne sont pas des SMS.
Est-ce que ça devait être déjà bizarre ?
Oui, c'était bizarre.
Moi, j'ai loupé le coche à ce moment-là quand WhatsApp est arrivé.
Moi, je lui disais, « Attends, les SMS, ça marche bien ».
Et il y avait iMessage qui marçait bien aussi sur les iPhone.
Donc je...
Très longtemps, moi, je n'ai pas eu WhatsApp.
Mais pour certaines situations, pour les gens qui communiquaient entre Android
déjà ou pour plein d'autres gens,
qui ne voulaient pas être respionnés,
justement, ce truc sécurisé, ça faisait sens de ouf.
Et donc il y a énormément de gens qui s'y ont mis.
La probabilité, comme souvent, c'est avec ta 99% des gens,
c'est parce que c'est gratuit.
Oui, tout à fait.
Et un petit pour sens, c'est parce que c'est sécurisé.
Absolument.
Mais c'est pas grave.
Toujours est-il qu'ils ont trouvé l'offre et la croche pertinente à ce moment-là,
ce qui fait que le bouche à oreilles s'est mis en branle,
ça a été un succès immédiat.
Et très vite, dès 2009, ils se sont retrouvés avec un million d'inscrits par jour.
Par jour.
Wow.
C'est pas rien quand même.
Première année, tu sors ton bousin,
un million d'inscrits par jour, c'est une telle gris.
La conséquence de tout ça, c'est que WhatsApp, en 2009,
du coup, c'est 32 personnes.
Et...
Attends, c'est rien.
C'est rien.
C'est peu.
C'est peu.
Surtout pour du un million d'inscrits par jour, c'est très peu.
Et 32 personnes qui ont littéralement tué le SMS en un an.
Alors, voilà, là, on est dans la successe story WhatsApp,
on se dit, bon, c'est trop bien, etc.
Mais comme toute boîte qui grossit trop vite,
ou qui grossit très très vite,
il y a le risque de scale comme de la merde
et de faire n'importe quoi et de te planter.
C'est un moment très important, ouais.
C'est très important.
T'as de l'or entre les mains,
mais il faut pas en faire de la merde.
Et les opportunités d'en faire de la merde sont nombreuses.
Qu'est-ce qu'on fait WhatsApp pour éviter le naufrage
et pour gérer une telle croissance ?
Je vais prendre ma petite tablette ici
parce que je veux en avoir des choses à vous dire ici.
Donc, pour remettre les choses dans le contexte,
à ce moment-là, WhatsApp, c'est 50 milliards de messages par jour.
Donc...
Pour 32 personnes.
Ouais, quand c'est millier.
Là, j'ai envie de faire un calcul.
Un jour.
Je vous laisse que...
Ça, personne, ça fait combien ?
Ouais, ouais, c'est ça.
Sachant que chaque ingénieur doit valider chaque message à la main,
je vous laisse compter combien ils doivent dire OK.
Moi, je vais le jeter quand c'est une bêtise.
C'est une seconde.
Ça fait par seconde pour capter vraiment le scale du truc.
Bah écoute, le chat.
Ouais, le chat.
De chat.
Calcul chat.
Ça fait combien par seconde ?
Tiens, on a la régie qui nous fait le calcul.
Oh, trop fort.
Attends, quoi ?
Ils n'ont pas fait le calcul.
Alors, c'est des milliards, oui, divisé par 3600 fois 12.
Donc ça fait 13 millions par...
Non, pas finis.
C'est pas fini.
300 fois 24.
Il faut le mettre en entrepentesse 2 fois 24.
Voilà.
Plus de 500 000 messages par seconde.
500, 700, 800, 800 messages par seconde.
Ouais.
Mais attends, parce que du coup, ça fait...
Ça fait 500 messages par millisecondes, là.
Ouais.
Par millisecondes.
Ouais, ouais.
500 messages par millisecondes.
Oui, bon, ça va, c'est rien.
On essaie de...
Parce que c'est dur à conceptualiser pour beaucoup de gens que...
C'est pas gagné du tout, en fait.
C'est que...
Tu développes un développeur qui crée une plateforme de messagerie.
Il est impossible.
Tu te fais des doses ?
Non, mais c'est...
Tu te fais des doses, littéralement, c'est...
Un millième de millième de millième de ça.
Et le moindre serveur, voire data center, explose, en fait.
Tu peux même pas wait une milliseconde dans JS.
Et là ? Oui, c'est vrai.
Donc en fait, le truc qui n'a pas le temps de bout, il a louper...
Il a 500 messages dans la queue, en fait, déjà, c'est trop tard.
Et c'est pour ça que je trouve ça intéressant de s'arrêter là-dessus, c'est que...
Il y a 32 ingénieurs.
Ouais.
Et ils ont réussi à faire un système.
Mais dès le début, on a l'impression...
Qui est capable de tenir cette charge là, comment c'est possible ?
Très, très rapidement.
Et bien justement, on va voir un petit peu tout ce qu'ils ont mis en place pour réussir à gérer tout ce bordel,
parce que ça va être vite.
Donc le premier truc qu'ils ont fait, c'est de pas faire l'erreur de tous les autres groupes du moment,
tous les Amazon et compagnie, c'est de pas s'éparpiller.
C'est de se focus en une feature.
Eux, ils voulaient délivreur du message, et donc c'est ce qu'ils ont fait.
Et ils n'ont pas rajouté, au tout début, ajouté des vidéos, ferdus...
Ouais, je suis playlist.
C'est cette image, c'est très bonne.
C'était exactement.
Donc eux, ils se sont vraiment concentrés.

Donc ça, c'est le premier point qu'ils ont fait.
Le deuxième point, c'est qu'ils ont capitalisé sur l'existent.
Ils n'ont jamais tenté de réinventer la roue, parce que tu crées trop de failles,
tu crées trop de problèmes, et tu dépenses trop à vouloir réinventer des trucs from scratch.
Donc eux, ils ont utilisé ce truc qui s'appelle Hejabird.
Le nom, il est sauvage de ouf.
Je ne sais pas pourquoi ça s'appelle comme ça, et de quelle origine.
J'aurais peut-être dû pousser un peu plus la recherche, mais ça s'appelle Hejabird.
Et qu'est-ce que c'est ? Je me le suis noté là ici, c'est pour ça que je m'ai pris cette petite note.
Et bien je suis perdu.
C'est un serveur de messagerie en temps réel et open source.
Donc ils ont utilisé ce bordel.
Pour les notifications push, ils ont utilisé le Google push, voilà,
de manière à part réinventer des trucs trop costauds.
Ensuite, quand tu as autant de messages à gérer, autant de trucs à gérer en même temps,
il faut forcément avoir une infra qui suit.
Alors pour scale une infra, tu as deux choix potentiels.
C'est que tu peux soit scale horizontalement, c'est-à-dire tu as un PC qui a envoyé 10 messages par seconde,
tu vas mettre 50 PC qui vont envoyer 10 messages par seconde, c'est cool.
Ça c'est le scale horizontal.
Ou alors tu peux faire que ton PC, il envoie avec tu scale vertical,
il va envoyer 100 messages par seconde.
Bah eux en fait ce qu'ils ont fait, ils ont scale diagonale.
Ils ont dupliqué le nombre de machines et ils ont aussi augmenté la performance de chaque machine.
Donc ça c'est pour leur infra.
Ce qui nécessite que tu aies une application déjà qui soit conçue pour tirer profit de nouvelles ressources supplémentaires.
Ce qui est pas si évident.
Bah non.
Tu dois être, ton application doit être conçue pour utiliser par exemple un maximum de coeurs de ton CPU.
Je fais encore un parallèle pourris avec le JS, mais c'est mort déjà si c'est en JS.
Ouais alors il faut avoir plein de serveurs qui tournent sur le même.
Ouais c'est ça mais tu peux faire scale diagonalement aussi bien en JS que dans un autre langage.
Rien que si en C++ les threads sont basés sur les threads de l'OS, c'est pas les threads dans le langage.
Du coup tu pourrais pas non plus...
On va parler de langage, on garde ça pour un tout petit peu plus tard le langage.
Parce qu'il y a de la magie qui se passe dans le langage justement.
Qui n'est pas un langage comme les autres.
Non on va y venir.
Absolument.
Salut, si vous appréciez Endorscore vous pouvez nous aider de ouf en mettant 5 étoiles sur Apple Podcast,
en mettant une idée d'invité que vous aimeriez qu'on reçoive.
Ça permet de faire remonter Endorscore, voilà.
Telle une fusée.
Les deux derniers points qu'ils ont mis en place pour scale correctement et pas se planter,
pour moi c'est deux points très très important.
Le premier c'est qu'ils ont, comment dire,
ils ont fait du data-driven development.
C'est-à-dire que tous les développements qu'ils ont fait ont toujours été baqués par de l'analyse de la data.
Ils ont tout mesuré, tout tout tout mesuré, donc ils se sont créé des dashboards de cochons,
ils ont mesuré les bonnes choses dans tous les sens
et ils ont réussi à analyser correctement cette data.
Ces trois points, c'est assez... ça paraît évident, tu dis bah oui, toute boîte mesure ces choses-là, etc.
Mais ça ne l'est pas nécessairement, en fait, mettre en place des mesures dans une boîte, c'est crucial, mais c'est complexe.
Il faut pas prendre tout n'importe quoi, il faut savoir quoi remonter,
il faut savoir comment analyser tout ce bousin, et avec 50 milliards de messages par jour, on a dit,
vous vous rendez compte qu'il y en a des choses à analyser dans tous les sens.
Donc eux, ils ont tout analysé et ils ont réussi à... ils ont tout réussi à monitorer
et ils ont analysé de telle sorte à dire, ok, là on a une surcharge à ce niveau-là,
il faut faire un développement crucial, important, tout vite, sur cette partie-là.
Là, ce truc-là, il est chiant et tout. Ils savaient sur quoi s'appliquer.
C'était pas juste un product manager qui était là et qui disait, ouais, ça serait bien de...
De développer.
J'ai l'impression que le public et les clients attendent ça et tout.
Non, là franchement, c'était vraiment tout été...
Réacté par la donnée.
Pas de la donnée, quoi. Et c'est trop bien.
Si les boîtes pouvaient faire toute ça aujourd'hui, on aurait des produits beaucoup plus stylés.
Ce qui n'est pas tout à fait le cas.
Est-ce que tu n'es pas toujours constaté, tant que développeur ?
Bah non, non, c'est pas toujours. Parfois, on navigue un peu au doigt comme ça, on fait...
Ah, ça serait bien, justement, l'exemple du product manager, product honneur,
qui décide des trucs un peu comme ça.
En général, ils font bien leur métier et justement, ils cessent d'avoir de la data
pour pas... Il y a un truc sort de nulle part, mais bon.
En termes pour ça, je l'ai totalement oublié.
C'est feature...
Featuredream.
Feature seek, feature... Quand t'as trop de feature.
Ah, d'accord. Feature sickness, feature...
Ouais, quelqu'un dans le chat l'aura, j'ai plus, là.
Mais ouais.
L'autre point, qui est hyper important pour moi,
et vous avez bugué tout à l'heure sur le nombre de personnes qui travaillent dans cette boîte,
32 personnes, et bien, ils s'y sont tenus.
Ils ont pas voulu prendre plus de gens, parce que plus de gens, c'est plus de discussions,
plus de réunions, plus de galères, plus de trucs dans tous les sens, plus de gens formés, etc.
Et en fait, ils sont en eu compte qu'ils allaient faire une sorte d'escarmouche,
bien compact, bien solide, bien... Et bien stylé, bien fort.
Et ils vont avancer comme ça ensemble. 32.
Ils ont pas dépassé ce chiffre. Alors peut-être qu'après, plus tard, ils ont fini par le faire.
Mais pendant longtemps, en tout cas, pendant ces développements des premières années,
ils sont restés 32. Alors ça, les 32 légendes de WhatsApp, j'ai envie de...
Un sectionnètre.
Ils ont dû être sectionnés très très finement.
Les 32 big bosses, là.
Bah c'est 32 rock allés de Facebook, probablement, et il devait être un petit chute avec le numéro et tout.
Très pareil, leurs vengeance pour se faire racheter un milliard, je sais plus combien.
On garde ça, on garde ça, on va pas dire le commencement faire racheter,
sinon l'histoire n'a plus aucun intérêt.
Peut-être à couper.
Alors, ils ont réussi leur scaling, grâce à toutes ces petites méthodes qu'ils ont mises en place.
Maintenant, on va avant de voir le fin mot de l'histoire et de voir ce qui est devenu de nos deux CIO de légendes, là.
Comment ils sont sortis de toute cette histoire.
On va aborder un petit peu l'histoire du langage.
Enfin, qu'est-ce qu'ils ont utilisé comme langage pour coder WhatsApp ?
Parce que vu ce qu'on a calculé tout à l'heure, le JavaScript, c'était hors de question.
Le Rust, ça n'existait pas encore.
Et plutôt de toute manière, on a dit que Rust ça a chi pè rarement.
Mais on se pas de rien comme ça là.
Je sais pas, lancer un gros pavé dans la mort, ça va se tuer.
Bref, est-ce que vous avez une idée de en quoi, dans le chat,
est-ce que vous avez une idée de dans quoi a été développé WhatsApp ?
Quel langage ?
Peton.
Peton, c'est mort.
Peton, c'est mort ?
C'est Archimonde, eh bien.
Bah ouais, parce que...
Parce que quoi ?
Je vois du go.
Parce que c'est lang, c'est nul, c'est pas petit.
Je vois du go, du Java, du cobble.
Java, c'est mort, la JVM.
Et le X, de l'assembleur, du Pascal.
Bon, je l'ai pas lu, je l'ai pas lu.
Il y a également du R-lang.
R-lang, ce truc qui te fait fourcher la langue, justement, quand tu le prononces,
R-lang, ça ressemble à une langue dans Harry Potter.
C'est court, je parle un lang vert.
Je sais pas comment ils sont inventés ce nous.
Je parle R-lang là.
Ouais, c'est ça.
On a sa part à l'âge.
Et ils codent comme ça les gens.
Bref, c'est du R-lang.
Alors, personne ne connaît.
Mikode, tu connaissais ?
Oui, je connaissais, mais je n'en ai jamais fait.
Je savais que tu connaissais.
Tu parles trop de gens de la tech pour ne pas connaître.
Tu connaissais le R-lang ?
Ouais.
Si, comme moi, dans le chat, il y a des gros navets
avec zéro culture informatique.
Moi, je ne connaissais pas.
Et je me...
Je me...
Consolomme disant que les deux CIOs de WhatsApp
ne connaissaient pas non plus du tout R-lang.
Donc, ça va.
Il faut être honnête.
C'est un langage...
Niche.
Si tu regardes un pie-chart des langages utilisés,
c'est très, très niche.
C'est hyper niche.
Ça répond à des besoins hyper précis, type 50 milliards de messages.
Absolument.
Mais pourquoi ?
Pourquoi ils s'y sont mis à la base, à R-lang quand même,
alors qu'ils ne connaissaient pas, etc.
Ça ne semble pas un peu contre-intuitif, quand même,
d'aller dans un langage que tu connaissais peu.
J'imagine qu'avec quand même d'autres langages
qui permettaient de répondre à ces problématiques.
Mais en fait, c'était utilisé par Hedgehammered.
Ce truc de messagerie qu'on a vu plus tôt.
Et comme on l'a vu, les deux CIO, ils détestent la friction,
ils détestent rajouter de la contrainte et la friction
dans tout ce qu'ils entreprennent.
Donc, ils se sont dit, bon vas-y, Hedgehammered,
on va l'utiliser comme brique principale.
Ils utilisent Hedgehammered, R-lang, on va s'y mettre.
Pas plutôt la friction.
Et aussi, R-lang, c'est pas pour rien qu'Hedgehammered l'utilise.
C'est hyper bon pour le temps réel et pour la haute disponibilité.
Donc, ça coche quand même pas mal de cases qui semblent importantes.
Il y a du hot-loading aussi, ce qui peut être pas mal,
vu que, comme tu le disais, si tu mets du temps pour rebout de ton truc,
avec une telle fréquente, ça peut être un peu chiant.
En gros, si je dis pas de congler, ça veut dire que tu vas patcher ton implication.
Alors qu'elle est encore en train de tourner.
Moi, je me chierai de surenter et de faire un truc pareil.
Ça conserve le contexte. C'est incroyable.
C'est le... Ça paraît impossible.
Mais je me dis ben, bravo à eux.
Ça marche en frontaine de...
Je me gargaris, je me dis, wow, ça a gardé ce que j'avais écrit dans le formulaire et tout.
Mais là, ça le fait à l'échelle de serveurs de cochons, là.
Bref, c'est une dinguerie.
Et par petits anecdotes, Erlang, ça a été développé par Ericsson.
Non.
Ericsson, c'est une boîte qui vient d'où ?
Moi, je connais juste que ma maman, elle avait un téléphone Ericsson.
Sonia Ericsson, oui, c'était ça, oui.
Je jouais à des jeux de tennis dessus.
Absolument.
C'est tout ce que j'ai, tout ce que j'ai de ce mot.
Mais moi, je...
Avec Er, Ericsson, Erlang, c'est pour ça que ça s'appelle Erlang, en fait, non ?
Peut-être, justement, c'était ça.
Enfin, j'ai résolu le mystère du monde, la salle de One Piece, là.
Peut-être aussi.
Ericsson, c'est une boîte norvégienne avec des mots chelous, comme Erlang, Hedjabab, je sais pas quoi.
Ça fait trois jours que je prépare cette chronique et je me promets que Hedjabird,
j'arrive pas à le retenir.
Hedjabird, c'est quand même... Merci.
Ça fait scandinave.
C'est ça, c'est ce que je me dis.
Donc, ça se trouve, Ericsson, c'est une boîte du nord, là-bas, et ils ont inventé Erlang.
Bref, qu'est-ce qu'on peut encore dire sur Erlang ?
En fait, ils ont une virtual machine qui supporte les green threads.
Et qu'est-ce que c'est les green threads ?
C'est des threads, enfin, c'est une manière plus efficace du faire du multishrading, en fait.
Beaucoup plus performante que le C++, t'en parlais un petit peu de tout à l'heure et tout.
Voilà, c'est beaucoup plus performant pour faire ça.
Ne me demandez pas d'entrer dans les détails, je serai mauvais là-dedans.
Mais en tout cas, pour ce qu'ils voulaient faire, c'était hyper stylé.
Et en 4 secondes, vous pouvez juste vous dire que ça correspond à effectuer beaucoup de tâches en parallèle.
Exactement.
Ce qui est très important pour gérer des milliards de messages en même temps.
Absolument.
Donc, ça a été un gros succès, en fait, d'utiliser Erlang.
Ça a été très bien, ils ont pu se greffer très facilement à ce qui existait déjà.
Et en plus, le langage était finalement très bien taillé pour leurs trucs.
Et pour le coup, on peut se dire, par contre, que ça aurait pu poser des problèmes de recrutement.
Quand t'as un langage trop obscur, tu ne trouves personne pour recruter dans ta boîte.
Aujourd'hui, on croque que t'es un développeur Cobold.
Par exemple, c'est un peu chiant, tu vois.
Tu vas galérer un peu.
C'est un fapli qui arrive.
C'est ça.
Et pareil, dans la boîte que j'étais avant, on était sur Angular.
Et rien qu'Angular, par rapport à React, pour recruter, on voyait que c'était super chiant.
Ça nous enlevait plein de candidats potentiels.
C'est pas assez hype.
Oui.
Et en fait, ça, c'est un vrai problème.
Mais sauf que chez WhatsApp, ils s'en foutent.
Ils étaient 32, ils n'avaient rien à foutre du recrutement.
Donc c'était un nombre.
Il y avait déjà tous les développeurs airlang dans la boîte.
C'est eux, ils sont 32.
Exactement.
Et alors, petit mot du CEO, comme il s'appelle, j'oublie toujours leur nom.
Le deuxième, du coup, Acton.
Acton, lui, il a dit, bon écoutez, en vrai, on est partis à fond sur airlang.
S'il y avait eu un problème, si ça avait été plus assez performant, on aurait switché sur notre langage.
Pas de problème, etc.
Mais on n'a jamais eu besoin de faire sa transition tellement airlang.
Finalement, c'était trop bien foutu et ça répondait trop à nos besoins.
Donc en fait, on a gardé ça toute notre vie.
Je ne sais pas si c'est toujours le cas aujourd'hui, aujourd'hui.
Peut-être que depuis que c'est...
Je crois.
Peut-être.
Un faux chat, nous, mais je crois.
Un confirmé.
Une question.
C'est toujours en prod, aujourd'hui, leur...
Ah, chez WhatsApp.
Le choix technique, est-ce que...
Le frémeur, je ne sais pas, mais moi, je dis de ce que j'avais lu,
il me semble que c'était toujours du airlang.
Oui, c'est toujours le cas.
Ok, ok, fabuleux.
Et bien, voilà pour le langage, en tout cas.
Voilà pour airlang, ce langage qui corche les oreilles.
C'est cool.
Je suis très content de connaître ça.
Ça va beaucoup me servir dans les soirées.
Peut-être, ça te serait utile un jour.
Oui, oui.
Je t'écris le jour où ça me sert quelque part le airlang.
Franchement, je t'envoie une miscive.
Bref, c'est beau tout ça, c'est très bien.
Mais ça tourne sur quoi, d'après vous, les serveurs de WhatsApp?
Ah non, on va parler un petit peu infras, quoi.
Ça tourne sur quoi?
Comment ça se passe?
Pardon, excusez-moi.
Excusez-moi.
Excusez-moi, monsieur, parce qu'il faut être précis, en fait.
Quelle machine, mais quelle OS?
Ah, ça doit être un truc obscur, j'imagine, comme tous les trucs.
C'est pas Windows.
Et OS, ou...
C'est pas Windows.
Voilà, donc ça c'est Out of the question.
Du coup, c'est un Unix quelque chose.
Oui, est-ce que c'est un Linux?
On aurait pu se dire que oui, mais ça, Acton, il y a une Linux.
Ça fait chier trop de friction, ça pète les chips,
trop de distrib et tout le bordel, fuck.
Donc?
Il faut dire la réponse.
Oui, voilà ça, c'est FreeBSD, je pense.
Mais vous connaissez ou...
Non, mais il reste pas grand chose.
Non, mais tu connais FreeBSD?
Oui, ben, je sais pas.
C'est normal, je suis au monde de connaître FreeBSD.
Personne ne connaît FreeBSD.
Vous connaissez dans le chat de FreeBSD?
On va voir.
Vraiment, je suis dans ta team.
Ah, bon, ça va, toi bien, toi bien.
Regarde, le logo de la boîte, c'est en ASCII.
Merci, ça veut rien dire...
Bon, bref, je vais arrêter de m'énerver.
Mais en tout cas, voilà.
Pareil, très, très niche, en vrai.
Ouais, simple niche, ouais.
Absolument niche.
Mais moins qu'on le pense.
Il faut utiliser plus qu'on le pense par des gros noms de la tech.
Oui.
Mais on va en parler.
Donc Linux trop de friction, donc FreeBSD.
Pourquoi FreeBSD?
Ben, déjà, il faut savoir que nos de l'arrond, là, ils viennent de Yahoo.
Et en fait, c'était utiliser à Yahoo, en fait.
Donc pareil, ils n'ont pas voulu complexifier la chose.
Ils ont dit, vas-y, on utilise ça, c'est stylé, on connaît, on reparle là-dessus.
Surtout, c'est que aussi pour tout ce qui est réseau,
c'est une destaque les plus fiables en tout ce qui concerne réseau.
Donc forcément, résilier de télécommunications, ça fait sens.
Juste que, voilà, FreeBSD, c'était bien.
Mais pour gérer le bousier, le bousin que c'est de gérer autant de connexions simultanées à une application,
ils se sont quand même permis d'aller modifier un petit peu le noyau de FreeBSD.
Rien que ça, en fait.
Pour micro-optimiser leur truc.
Ben ouais, ouais, ouais.
Quand t'es à ce niveau-là, ça veut dire qu'au...
Ouais.
Non, là, je faillis hype-down le truc, mais...
Non, vas-y, vas-y, vas-y, hype-down le tant que tu veux.
C'est pas... Enfin, c'est un truc que t'as dû faire aussi, tu sais,
édite les Ulimites et tout, je pense que c'est ça qui me parle.
Je crois que c'est lui ça.
Je crois que c'est un peu plus complexe, ça a l'air d'être badass.
C'est un truc qui est un peu...
C'est si, il le dit.
Ah ouais, tu penses que c'est...
Oui, il dit carrément, éditer le noyau.
Éditer le noyau.
Ouais, OK.
On confie...
Il leur juste...
Ce serait pas Gagris en va donner un point de vue.
C'est juste du fin du livre.
OK, OK, OK.
Je pense qu'ils ont dû vraiment adapter le OES à l'auge de besoin.
Bien sûr, oui, c'est sûr.
C'est trop bien.
Donc, ouais, voilà, ils ont pris le truc qui était déjà badass,
quand même, et ils l'ont amené plus loin.
C'est pour vous dire à quel point c'est gros, whatsapp...
Et pour vous dire à quel point, c'était pas des cons qui ont été refusés
chez Facebook, quand même, tu vois.
C'était pas des tâches, quoi.
Et je suis pas sûr que chez Facebook, tout le monde était plus fort que...
Enfin, j'ai du mal à le croire.
Mais peut-être par contre, qu'ils se lavaient pas, qu'ils sortaient pas bon le jour de...
Non, mais ça se bat sur tellement de trucs à l'entretien chez Facebook
que tu peux pas savoir.
En tout cas, ils ont été rockals, c'est loser.
Bien fait pour leur gueule.
Voilà.
Mais on va voir...
Sans ça, on n'aurait pas whatsapp.
Sans ça, on n'aurait pas whatsapp.
On serait encore en train de s'envoyer des papiers
avec des sarbacanes.
Écrire au format SMS pour que ce soit plus petit.
L'horreur.
Je déteste cette époque de ma vie où je devais calculer...
J'ai l'impression que tu es sur Twitter horrible.
Alors, et oui, on disait plutôt que c'était utilisé par pas mal d'acteurs.
C'est notamment utilisé par Netflix aussi.
Donc, et peu probablement d'autres, mais Netflix, c'est déjà suffisamment...
Ça parle suffisamment aux gens pour se dire, ah ouais, freeBSD, c'est quand même un énorme truc.
Donc voilà, on a vu ce qu'ils ont mis en place pour faire un scaling de qualité.
On a vu ce qu'ils ont mis en place comme langage de programmation,
ce qu'ils avaient comme système d'exploitation.
Ça les a menés où, tous bazar.
Parce que, ouais...
C'est bien beau.
C'est bien beau tout ça, mais pourquoi ils ont renait à ce point ?
Surtout qu'il y a une grosse question que le chat a posé.
Oui.
C'est comment ils gagnent de l'argent ?
Parce que même si tout est hyper optimisé,
des milliards de messages a traité.
C'est vrai que j'ai oublié une petite anecdote
qui va probablement pas répondre à la question,
mais qui va répondre à une idée du business plan qu'ils avaient au départ.
Au départ, apparemment, la première année, là en 2009,
puis en 2002, enfin, 10, 11 et 12,
la première année était gratuite
et après, c'était 99 centimes par an.
Ah ouais ?
Sauf qu'apparemment, ils t'offraient, dans plein de cas assez facile,
ils t'offraient la deuxième année
et puis je crois que la troisième année, ils ont carrément retiré le paiement.
Donc en fait, j'aimerais bien trouver sur cette planète quelqu'un
qui a payé WhatsApp.
Si dans le chat, il y a quelqu'un qui a payé WhatsApp en 2009,
vous pouvez le mettre en VIP direct,
ou je ne sais quoi, parce que c'est une légende,
je crois que ça rentre dans la même catégorie des gens
qui ont payé Winrar.
Pour moi, c'est un peu ça.
C'est le même tiers.
C'est les mêmes personnes, même.
Ils auraient un gros plaisir.
Probablement.
En tout cas, c'est vrai que le chat pose une question très pertinente,
que j'ai oublié de me poser.
Moi, j'étais...
Je n'en sais rien.
Pour te vous dire, je ne sais pas sur quoi...
C'est tellement beau qu'on s'en foutait de la spéciancier, c'est quand même...
Et je pense que c'est encore beaucoup le cas,
c'est-à-dire que tu peux faire un produit,
juste s'il répond suffisamment de gens,
des gens vont te financer
avant même que tu gagnes un moins un centime, c'est possible.
Sauf qu'au bout d'un moment, il faut les rembourser, c'est genre.
Ouais, tout à fait.
Ouais, ouais.
Enfin, la phrase.
Vous avez des trucs sécurisés, qui ne vont pas te dater à qu'ils stockent rien.
T'as quoi à vendre au final ?
Je ne sais pas.
On ne sait pas.
Mais, c'est là que je voulais en venir.
Mais, en 2013,
soit 4 ans seulement après la création de WhatsApp,
il y a Google qui débarque et qui dit,
« Les gars, c'est pas mal ce que vous avez fait.
Ils ont peut-être une idée meilleure que nous pour rentabiliser ce projet.
Et du coup, ils disent,
« On va vous proposer un milliard de dollars
pour vous acheter WhatsApp.
Et là, tu te dis, ouais, ça fait que 4 ans qu'on est dessus,
un milliard, c'est pas mal.
Tu vois, tu dis, on n'est que 32 en plus,
se partager tout ça, c'est stylé.
Bah là, ils disent non.
Il faut en avoir une bassine de coronet, c'est assez grand.
J'allais te dire, mais tu t'es trompé, t'as dit Google, alors que...
En 2013, c'est Google qui débarque,
il leur propose un milliard,
et ils disent non.
Ah, tu fais bon, OK.
Google, il est reparti d'accueil entre les jambes, comme ça et tout.
Et du coup, les gars, ils ont continué de taper
un an de plus sur leur bail.
Et là, ding donc, tock, tock, tock,
c'est une autre boîte qui tape à la porte.
Et c'est là tout l'ironie du destin,
l'ironie du sort, c'est là l'esprit chonène,
c'est là tout ce que vous voulez, imaginez,
c'est qui qui tape à la porte.
C'est les gens qui les avaient recalés à l'époque.
C'est Facebook, Facebook.
Tu m'as dit « Backs du Kemberg », ça m'a dit « Facebook ».
C'est « Mark Zuckerberg », Facebook qui tape à la porte,
et là, qui propose pas un milliard,
qui propose directement la bagatelle de...
Est-ce que, ouais, dans le chat,
il y a probablement des gens qui disent donc
« on va pas se faire spoiler », je vais le dire tout de suite,
« Mark débarque » et il propose 19 milliards de dollars.
19 fois plus que Google un an plus tôt, quand même.
Un an, ouais, un an plus tôt.
Et donc, un an, ils ont fait x, 19, c'est pas mal,
c'est une boîte qui grosse si vite, quoi.
Et là, 29 milliards de dollars,
sachant que t'as aucune idée de...
T'as aucune idée de comment rentabiliser ton bazar,
je sais pas comment tu l'épais, t'es 32 bonhommes, etc.
Mais tu te dis, ouais, là, quand même, ça rigole pas.
Donc là, les deux CIO, ils acceptent le deal,
et je pense qu'aussi, il y a un petit point d'ego
qui leur dit « allez, on se mange de Facebook,
on relève notre honneur, on sort du club des losers... »
Et ils finissent finalement par se faire embaucher par Facebook,
parce que quand ils se font racheter, ils vont travailler encore un an ou deux
pour Facebook, en gros.
Enfin, ils vont travailler pour WhatsApp,
mais, je suis à poter désormais par Facebook,
mais avec tous les changements que veulent opérer Facebook
sur la confidentialité, sur les données des utilisateurs, etc.,
ça crée trop de dissidents,
et les deux gars décident de se barrer.
En fait, ils disent « non, nous, c'est pas pour ça qu'on a créé WhatsApp,
ça ne correspond plus à qui nous sommes,
à notre vision du produit... »
Donc, on s'en va.
Est-ce qu'on ne peut pas dire, finalement,
que cette histoire, c'est la stratégie pour se faire embaucher
la plus déterre de toute l'histoire ?
Bah, là, si c'était ça, le end goal,
si vraiment, ils voulaient juste se faire embaucher pour pouvoir...
Démissionner !
Démissionner !
Alors c'est moi qui pars !
Là, les gars, ils sont très très stylés,
gros respect à vous.
WhatsApp, on sent moi en la coté.
C'est beaucoup plus stylé, cette leçon de vie
qui nous en donnait ici.
Incroyable.
Qu'est-ce qu'ils ont fait ?
Ils ne sont pas arrêtés là,
ils ne sont pas particuliers à tête haute.
Je pense que l'Ukrainien, Yann...
Je ne veux pas écorcher son nom, ça ne se fait pas.
Donc, Yann Koum,
lui, je pense qu'il a pris sa retraite,
mais en prenant sa retraite,
il a juste fait un don de 1 million de dollars
à FreeBSD,
qui les a bien carré comme ça tout le long.
Donc, petit don comme ça.
Et l'autre, Acton,
lui qui était vraiment pas content
de ce qui était devenu de WhatsApp
depuis qu'il s'était fait racheter,
il a pris 50 millions de sa fortune personnelle,
il les a investis dans une nouvelle fondation
dont le nom va vous être familier.
Il a créé la fondation Signal.
Et en gros, il a recréé un WhatsApp.
Non, vous ne saviez pas.
Ah, vous ne saviez pas ?
Non.
Mais c'est lui qui a créé la fondation Signal.
Et en fait, il s'est dit,
pour que plus jamais l'idée de fou
que j'ai de système de messagerie que je crée
ne puisse jamais se faire racheter par Kekong.
Signal sera irrachetable.
Ça reprendra les bases de WhatsApp
comme on les imaginait au départ.
Et juste irrachetable.
Donc sécurisé,
pas de conservation des données,
pas de vente de données, etc.
Et par définition,
et montée d'une telle sorte,
qu'il n'y a pas de valeur,
que ça ne peut pas se faire racheter,
ou alors que c'est en pire toupie.
Enfin, je ne sais pas comment c'est branlé.
Tu as mis un vocab.
Je vous le dis.
Mais en tout cas, c'est la version
idéale qu'il aurait aimé créer
avec WhatsApp.
Voilà.
Une fois qu'il avait plein de tunis,
il s'est dit, vas-y, je remets...
Il a pris l'argent, du coup,
c'est un big boss, parce qu'en soi,
il a pris l'argent,
il s'est barré,
il a refait le même truc.
Il a probablement un gros PQ
encore sous son lit.
50 millions,
ça devait être une croix de données
à côté de tout ce qu'il a de côté.
Mais du coup,
il a quand même relancé ce bazar.
Et c'est hyper bien,
un signal.
Moi, j'utilise le plus souvent possible.
Et là, c'est difficile de convertir
tout le monde à signal.
Mais les initiés,
je prends un plaisir fou.
Lui, il est trop bel, en fait.
C'est WhatsApp avec une nuit
beaucoup plus belle.
Je peux demander en vrai
si quand même,
il n'a pas un tout petit fond de regret
qu'il a peut-être motivé
à lancer au signal, tu vois.
Parce que, mine de rien,
quand t'y réfléchis,
ils avaient une base d'utilisateurs
de plus d'un milliard
de gens.
Et même si, eux,
à leur époque,
ils avaient vraiment une maîtrise,
le chiffrement, etc.,
qui était sans faille,
mine de rien,
ils ont eu un bazar.



Ils ont transféré cette base
d'utilisateurs à Facebook
et on sait que, après,
les décisions qui ont été prises,
on n'a évidemment pas cassé
le chiffrement de bout en bout,
mais ont été plus délicates
sur les métadonnées
et la collecte de données.
Donc si ça se trouve,
en faisant cette vente,
je me demande s'ils n'ont pas
un petit fond de qui a eu l'impression
de faire un pacte avec le diable, tu vois.
Très probablement,
il a dû s'en mordre les doigts,
c'est pour ça qu'il avait voulu
se racheter une conscience
en recréant signal.
Et avec tous les ingrédients
qui avaient à l'époque dans WhatsApp,
sauf qu'à l'époque,
WhatsApp, c'était unique,
aujourd'hui, signal,
ça ressemble trop fortement
à WhatsApp pour convaincre...
Devenir le légémonie.
Mais en tout cas,
ça n'a pas été bien quand même signal
parce que finalement,
on sait tout le monde connaît,
plus ou moins, et tout.
C'est genre, c'est pas WhatsApp,
mais c'est pas rien, quoi.
Oui, ceux qui font encore attention
à la sécurité,
au chiffrement de leurs affaires,
eux, ils sont encore là-dessus.
Nous sommes que ça fait partie
des deux...
des deux systèmes de messagerie
qui sont recommandés par Edward Snowden.
Oui, c'est signal et matrix.
Pour moi, c'est les deux...
De toute façon, ils tournent de tous
sur Hedgehammer,
Hedgehammer, Hedgehammer,
on sait quoi.
Comment il s'appelle ?
Il y a un truc français
qui rend pas mal matrix ?
Matrix ?
Non, c'est pas ça ?
Non, matrix, c'est...
T'es sûr que c'est français ?
Non, c'est...
Quelqu'un me...
C'est utilisé par le gouvernement
français matrix.
Olvide.
Olvide.
C'est quoi ça ?
Olvide.
Si je dis pas de quand même,
vous me reprenez le chat,
mais c'est un équivalent de signal
ou t'as même pas de numéro à fournir.
C'est pas minorien.

La seule faiblesse de signal,
c'est que t'as un numéro téléphone
à fournir.
C'est quoi ?
C'est que les privés carrément,
ils sont...
Je crois que c'est un système
de username, ou un truc comme ça.
Mais en tout cas, c'est vraiment
sans numéro téléphone
et c'est français
et c'est open source
et c'est très cool.
Et le nom est de...
Et le trouvé des...
Le nom dramatique.
Olvide, pour une application
de messagerie,
c'est hyper nul.
Oui, elle est plutôt Olvide.
Beaucoup de gens.
Vous avez un jingle ?
Je me permets de rajouter
une petite information
comme ça par rapport
à ce que vous disiez tout à l'heure.
Vous ne m'entendez pas là ?
Si, c'est bon, tout le monde entend.
Si, oui.
Oui, je me permets
de rajouter une petite information
sur le business model
de WhatsApp.
Donc avant la revente
à Facebook,
l'application coûtait un dollar
au téléchargement
et coûtait aussi
un dollar
d'abonnement.
Et une fois que ça a été
rajouté par Facebook,
ils ont coupé ça
et maintenant, ils ont fait
un WhatsApp business
et c'est ça
qui est la machine à cash
de WhatsApp.
Oh.
C'est...
OK, la version bito bipayante,
la version bito-ci
et grato, c'est classique.
C'est assez classique.
Très classique.
Effectivement, j'ai entendu parler
de ce WhatsApp business
et de ce que j'ai compris.
C'est une manière
de gérer un service client,
par exemple,
ou un truc comme ça.
Ah oui, oui.
Avec une interface centralisée
pour...
Oui.
Et du traitement semi-automatisé
pour tes agents
qui traitent les demandes.
Avec les groupes d'entreprises...
En France, on n'utilise pas
beaucoup ce truc-là,
mais en Espagne, par exemple,
il y a énormément de structures
que tu contacts directement
par un numéro WhatsApp, en fait.
Je ne sais pas.
Et après, tu...
Ouais,
t'es héro dirigé
vers les bons trucs
et sûrement que tu as un truc
écrit en base de zonais, etc.
Donc effectivement,
là, c'est le WhatsApp business.
Mais c'est vrai qu'en France,
on n'a pas trop trop vu
passer ce truc-là, je pense.
Et apparemment, le RED
utilise Olvid, par exemple.
Le RED.
Le RED.
La police.
Ah.
C'est pas du tout la police, mais en disant ça,
t'as compris.
L'antithéroïsme.
Donc c'est...
Et ça,
bien souligner ce que j'allais dire
sur le fait que
l'usage de ce genre d'appli
comme Olvid,
c'est pas tellement de
retrouver tous tes potes
comme chez Facebook,
je ne sais pas quoi.
C'est plutôt dans...
On va prendre la police.
Merci, j'avais un truc super.
Je suis désolé.
C'est plutôt dans un cadre
très restreint.
Je n'attends pas une entreprise
où c'est vraiment critique.





Là, tu peux imposer à tout le monde,
ok, c'est le nouveau...
Par exemple, au gouvernement,
tu peux imposer...
Tu pourrais, ce serait bien,
n'est-ce pas ?
D'imposer, ok,
ce sera ça, la message RED
utilisé plutôt que Telegram,
par exemple.
Voilà.
Stylé.
En tout cas,
c'était hyper intéressant.
Il y a plein...
Il y a des trucs qu'on savait,
t'as vu.
Mais en vrai,
il y a quand même plein de trucs
qu'on a découvert.
Oui, c'était hyper intéressant.
Moi, j'étais frustré.
J'ai l'impression que vous connaissiez
absolument tout de la chronique.
Du coup, j'avais gardé
des petits trucs.
Et rien que le fait
que le co-founder,
il a fait signal,
on en avait aucune idée.
Et c'est hyper...
Il a fallu que j'arrive
à la fin de la chronique
pour que vous fassiez,
c'est pas vrai !
Et là, je me dis,
il surjoue,
tu sais, et tourne.
D'accord.
En tout cas, c'est trop cool.
J'adore présenter de chroniques.
Franchement,
c'était hyper intéressant.
N'hésitez pas, vous, Mathieu.
Tu le refais ?
Ouais, on le refait.
On repart ?
Deuxième.
Prise-de.
Laissez-moi.
Le chat dit que c'était incroyable.
Merci.
Merci le chat.
Clairement tu es le bienvenu
pour refaire ce genre de format.
On est très très très friands.
Et voilà, n'hésitez pas
à faire vos retours en commentaire.
C'est un format, contestes, évidemment.

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