S4E16 - Il a crée la première Xbox portable au monde !

Durée: 190m4s

Date de sortie: 14/05/2024

Au programme de cette émission :

  • L’IA peut nous aider à comprendre le langage des baleines
  • Vous allez enfin comprendre l’informatique quantique
  • Millomaker, ce génie de l’électronique


Avec Micode, Tiffany Souterre, Matthieu Lambda, Martin Bruder & Benge, de la chaîne Millomaker


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Écriture : Matthieu Lambda - Micode - Martin Bruder



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Et soit à toutes et toutes, c'est bienvenue dans Underscore.
Cette chaise est bien vide.
Cette chaise est bien vide parce que le patron MicoD a un petit peu de retard.
Voilà, mais on va meubler avec Tiffanie, on va faire notre plus grand showroom MicoD.
De l'univers sur Twitch.
Ah bah écoute, commençons par là.
Je vais répondre très lentement.
Non, tu peux parler normalement.
Ecoute, ça va très bien et toi ?
Ça va super, je l'ai dit, bienvenue dans Underscore.
C'est votre talk show IT sur Twitch finalement.
Et peut-être qu'il y a des nouveaux qui nous rejoignent
parce que ces ferriers donc les gens n'ont rien à faire le 1er mai.
Donc bienvenue si vous êtes nouveau, vous n'avez jamais vu Underscore.
Coute alive, c'est la dernière activité que...
C'est la dernière qui est possible.
Dans la liste des choses que tu peux faire en termes d'options.
Voilà, mais le 1er mai, souvent t'as déjà fait 3 puzzles de 5 000 pièces.
T'as repas un meubles, t'as dû parler à tes enfants,
mais bon l'expérience n'était pas folle folle.
Mais qu'est-ce que t'as fait aujourd'hui du coup ?
Ah non, moi j'ai travaillé moi.
Mais en tout cas soyez les bienvenus.
Il a la cour...
Je sais pas ce qui se passe du côté de Mickael,
mais il va arriver d'ici minutes à l'autre.
Est-ce qu'on fait les news du coup ?
Juste avant, je pense que tu peux te représenter Tiffany,
parce que tu imagines qu'il y a plein de nouveaux qui ne te connaissent pas.
Tiffany, que fais-tu à part être chroniqueuse dans cette magnifique émission qui est underscore ?
À part être chroniqueuse...
Non, j'ai une vie.
T'as trouvé en bas du bâtiment ?
La dépression.
Non, à côté de ça, je suis développeur advocate en intelligence artificielle chez AWS.
Bois basidon.
Quelle caméra, Joie ?
C'est la caméra d'en face, finalement.
Nous sommes dans un studio de tour d'âge, mon Joie.
Et ça veut dire quoi, développeur ?
Soit gentil actif à 10, c'est sa première fois sur ce plateau, quand même.
T'en es...
Il y en a combien 10, 15 ? 20 émissions, je ne sais plus.
Je ne les compte plus.
D'ailleurs, c'est toujours merdique à chaque fois, je dirais.
Allez, la bonne ambiance !
Je vais continuer cette émission tout seul, moi !
Juste pour le contexte, dis-je, pour le chat,
depuis 1 heure, on est en train de se rostec, m'a tué, tout va très bien.
Alors depuis 10 minutes, mais ça fait...
Non, mais oui, c'est vrai.
Ça fait...
Sentiment, sentiment, 1 heure.
On est dans une bonne ambiance avec Mathieu.
Si tu veux, on peut commencer avec les news, avec grand plaisir.
C'est vrai ?
On est en intro d'émissions, carrément, on est en intro d'émissions.
Et comme toutes les intros d'émissions d'Underscore,
on arrive avec des petites news qui n'y auront pas sur YouTube, finalement.
C'est un petit peu le privilège de Twitch et du podcast.
Parce que nous sommes beaucoup, beaucoup, de temps au podcast.
Chasse-le, sache-le, et merci beaucoup à tous nos auditeurs sur Spotify, Apple Podcast.
Le podcast, tu vois ce que c'est ?
Le truc que tu mets dans les oreilles et que t'écoutes ?
En fait, je sais pas du tout ce que vous faites à l'heure de toute.
Sache que ta voix porte en podcast.
Ça, c'est malheureux.
Ça, les gens l'entendent au podcast.
Ouais.
En fait, c'est pour ça qu'on a les micros devant.
Du coup, si tu peux arrêter de baigayer, ce serait cool.
D'accord, très bien.
Ça aussi, merci.
C'était pour qui cet attaque ?
Ben, tu l'aussi en train de kno...
C'était bonne ambiance au studio.
Je vous aime.
Non, non, c'était pour Tiffani.
Je m'en vais.
Merci Tiffani.
Mais du coup, quelle est ta news du jour, Tiffani, que tu as repéré sur l'Internet mondial ?
Faisons ça sans Mickael, très bien.
Faisons ça sans Mickael.
Ah, tu sais, c'est toujours...
On peut l'attendre.
Pour ceux qui viennent d'arriver, Mickael arrive.
Oui, on devrait mettre un bordeaux.
Mickael arrive.
Comme ça.
Pas de doute.
En plus, il y a moyen que...
On me blâge.
Il y a moyen qu'au milieu de ma news, il rentre et casse tout, mais...
Ben, on la refera.
C'est pas grave.
Très bien.
C'est les aléas du direct.
Juste pour remettre tout le monde qui écoute.
C'est beaucoup à tout le monde dans le chat, parce que je vous lis, évidemment.
Alors, du coup, cette news...
Ouais, du coup, la news...
Une belle illustration de pourquoi, quand tu fais une application avec de l'intelligence
artificielle générative, tu dois la tester avant.
Ok.
Je vais parler du père Justin, qui était une...
Le père Justin.
Le père Justin, c'est un chat de botte, dont le rôle est de servir d'outils interactifs
pour populariser le catholicisme auprès des internautes.
D'accord.
Et du coup, eh ben...
Why not ?
En vrai, hein.
Pourquoi pas ?
Mais en fait, quand tu te testes pas et que tu t'appelles ça un prêtre, et que du
coup, des gens viennent potentiellement chercher des conseils, ou potentiellement se confesser,
ou des choses comme ça...
Ok, donc en fait, c'est un avatar de prêtre en ligne à qui on peut demander des choses
comme on le ferait avec un Gépé, pour la cuisine, par exemple.
Sauf que quand il dit de la merde, ou qu'il te conseille pas des trucs super top, eh ben
voilà, qu'est-ce que je vais dire ?
Et piment, la news est cassée en deux !
Salut, Mickael !
Bonjour, bonsoir, amicode.
Je t'avais dit que t'allais casser la mission.
J'ai vu de la lumière, je suis rentrée.
Eh ben, alors, une émission qui s'appelle « underscore ».
Ok.
C'est un talk show.
Enfin, c'est une hume émission, c'est plutôt un talk show maintenant.
IT sur Twitch, et genre c'est la première émission francophone du secteur.
C'est vrai ça ?
Ouais, sur Twitch et YouTube, c'est le début de tous mes mails quand je me contacte des
gens.
C'est pour ça que t'allais me dire ça.
Alors bonjour Mickael, c'est...
Bonjour.
Oui, ça va.
On vient juste de ça.
Ceci n'est pas un fake d'accord.
Et bon premier « mets à touche ».
C'est vrai.
J'ai une excuse pour sur votre taille.
Dis-nous.
J'ai été plongé dans un domaine absolument passionnant dont je vais vous parler aujourd'hui.
Est-ce que je l'en parle en première partie ?
Tout à fait.
Ok.
Si tu parles de ta chronique, tout à fait prévu en première partie.
Ça t'arrange pas ?
Ça m'arrange.
Ah ok.
Parce qu'à tout moment, j'ai un brain dump à faire de tout ce que j'ai découvert.
Ok, ok.
Très bien.
Tu vois que tu le branches comme ça, je fais ça maintenant pour mon intro.
Oui, c'est...
Tu veux ?
Oui.
Bah alors, tu peux continuer ?
Voilà.
Cet émisement est cibricolé.
On en était fureux.
Wow, c'est vraiment rien n'est caché.
Dans cette émission.
Il y a zéro file.
C'est la réelle, la plus chelague de l'histoire.
Pour un rendu d'une qualité exceptionnelle mais très chelague quand il y a un fil en
milieu du studio.
Donc on a été à cette histoire de chatbot chrétien.
Bah attends, mais tant que...
Mais tant qu'on a Michel.
Michel, je reprends un petit peu au début pour toi.
En fait, ce que je disais, c'était que parfois les applications qui ont de l'IAGénérative,
ça peut être des gros fails si je ne les ai pas testées avant.
Ah oui.
Et du coup, je parlais de cette application qui s'appelle le Perjustin, qui est un chatbot
qui est censé représenter un prêtre.
Et du coup, c'est un rag.
Souvent c'est comme ça.
Potentiellement.
Non mais je ne sais pas si c'est un rag.
C'est arrivé tout de suite avec tout le mot.
C'est un rag.
Je dis ça, pardon, je te hijacte à news.
Parce que moi, ça m'arrive quand on voit des messages en mode « regarde, je fais
un chatbot, fine tune-é pour qui deviens un expert en machin.
Exactement.
» Et moi, chaque fois, j'en vais...
Souvent, c'est des gens qui viennent de découvrir l'IAG, etc., qui viennent d'une
eau code ou des trucs comme ça.
Et non mais je suis qui, à 4 heures, mais c'est pas ça.
T'as vu, j'ai entraîné un modèle sur tel secteur.
Non, tu ne l'as pas entraîné.
Tu lui as donné des informations supplémentaires.
Exactement.
Bon pardon.
C'est le mot « entraînement qui a abusé ».
Exactement.
Bon, pardon.
Mais ouais, pas de soucis.
Écoute, je ne sais pas comment ce chatbot a été fait derrière « Behind the scene ».
Mais en tout cas, la promesse, c'était que c'était un prêtre qui pouvait potentiellement
te donner des conseils.
Je reprends la phrase.
Ça devait servir d'outils interactifs pour populariser le catholicisme.
Mais du coup, il s'est avéré qu'il donnait des conseils un peu border.
Genre, je reprends un exemple.
Mais pour tester, par exemple, un journal spécialiste de l'Igdie catholique raconte
avoir demandé au père Justin s'il était possible, en cas d'urgence, de baptiser son
enfant avec du ghetto raid.
Une voici énergisante.
Genre du Red Bull, quoi.
Et là, tes gens sont artificiels, ils ont répondu « oui ».
Genre, tu veux faire ça.
Elle prétendait aussi qu'elle pouvait confesser les gens.
Du coup, les gens n'allaient plus...
Oh, wow.
Ouais, voilà.
Elles étaient « oui, je t'absous de tout épêcher ».
En fait, je suis sûr que ça vient du prompt.
Et que ça doit être, genre, agi comme le pré prompt.
On dit souvent qu'il faut commencer son prompt en qualifiant l'IA.
En le disant « à partir de maintenant, tu te comporteras comme ».
Exactement.
Donc là, il suffit qu'il s'est mis prêtre et du coup, se comporter comme un prêtre,
c'est littéralement faire des confessions.
C'est ça.
Et il prétendait travailler en Italie.
Il prétendait qu'il était vraiment prêtre.
C'est sûr que c'est ça.
C'est le prompt.
Et donc, voilà, c'était une belle cendrie au final.
Parce qu'il a aussi des idées très arrêtées, apparemment, sur les pratiques sexuelles.
Et du coup, il condamne absolument le fait de se masturber.
Il dit que c'est un grave désordre moral.
Au bout d'une journée, il a été down.
Il a été cut par son propriétaire.
Du coup, il a été révoqué de son statut de prêtre.
Ce qui n'a pas été excommunié.
Exactement.
Il a été décroqué, comme on dit dans le milieu.
Et en fait, maintenant, c'est juste… ils appellent ça un conseiller laïque.
D'accord.
Voilà.
Je reste toujours mitigé sur ces news-là.
Parce que c'est comme les news d'Amazon,
tu sais où ils ont mis un LLM dans leur système de notation.
Je crois que c'était ça.
C'est pour faire des recherches sur les avis.
Et moi, je suis toujours un peu mitigé parce que sur mode,
ça sera impossible de patcher ces trucs-là.
Je ne sais pas comment dire, mais oui, avec le bon prompt,
tu vas toujours réussir par définition à faire des vies à un LLM.
On sait que c'est impossible par défaut.
Du coup, ça veut dire que pour ce risque-là,
qui est dans l'effet, peut-être pas si gros,
ça veut dire qu'on ne doit pas utiliser la techno Amazon.
Ah oui oui.
Parce que 4,99% du temps,
ça va vraiment faire ce que c'est censé faire,
à savoir t'aider sur les reviews.
Est-ce que, parce qu'il y a des gens qui s'amusent à lui faire dire n'importe quoi,
genre lui faire coder en piton et tout,
il faut complètement débrancher le truc et dire non, non, non, c'est impossible.
En fait, oui, absolument.
En gros, je peux prendre à peu près n'importe qui qui a une IAC, quelque part.
Et je vais trouver le bon prompt pour lui faire exploser son truc en vol.
En fait, je pense que le truc que Bordorline, sur ce genre d'application,
c'est qu'aujourd'hui, c'est devenu relativement facile
de mettre un rag sur un chat boss,
de faire ton propre LLM et de customiser pour ton use case.
Et du coup, en fait, il lanceur à toutes les sauces, tous les jours, démigrés.
Et ceux qui les mettent en production,
on n'a pas forcément été sensibilisés au testing.
En fait, je pense que c'est...
Au côté alignement, est-ce qu'on a...
Mais même, en fait, ce que je veux dire, c'est que même le testing,
on sait que, par intrinsèquement, c'est des limites techniques,
du fait qu'on ne sait pas aligner parfaitement des modèles.
Les réponses-là, elles étaient quand même super bordaires.
En fait, je pense que c'était facile de mettre des garderelles,
comme on dit, à des safeties sur ce type de questions-là.
Ce qui est sûr, c'est que le prompt, là, le côté...
Les bonnes, les bonnes mesures de l'année.
Mais ouais, et donc, en fait, je pense qu'il n'y en avait juste pas du tout.
En fait, là, par rapport aux questions qui étaient posées
et aux réponses qui étaient générées,
on pouvait sentir qu'il n'y avait vraiment pas du tout de sécurité.
Ils n'ont pas bossé leur prompt system.
Voilà, exactement.
Donc voilà.
Qui batteme d'urgence aurait de boule.
Ça dépane toujours quelqu'un.
Typiquement, un baptême aurait de boule.
Est-ce qu'ils se sont demandé à des clédiastiques
qu'est-ce que ça se trouve ? Je ne sais pas.
Ça se trouve, c'est possible.
Mais ouais, franchement, tu ne sais pas.
Bon, bref.
Mais voilà, c'était pas mal.
Bonne news.
Qu'a duré.
Moi, j'avoue, je n'ai pas de news parce que je...
Voilà, j'ai une excuse.
Mais tu as une chronique.
Je sais pas.
C'est grand-mâti.
Moi, j'ai une petite news.
Alors, c'est une news, c'est Tilly qui réalise sa démission,
qui est développeur qui m'a fait découvrir la commande SAI sur les systèmes UNIX.
Je ne sais pas si ça vous parle.
Moi, je...
SAIL.
SAIL.
SAI, comme dire.
Qui existe depuis des années, des années, des années.
Et je ne connaissais pas.
Et du coup, c'est un peu rigolo.
Je ne sais pas si...
Ah, il va nous faire un peu.
Comment ça va ?
Eh ben, ça va.
Très bien.
Mais on peut faire ça dans le terminal.
Et donc, du coup, c'est un peu marrant.
Mais en fait, ce n'est pas exactement ça.
Voilà, nous...
Eh ben, ce n'aurait pu refaire ma journée.
Mais en fait, c'est une histoire derrière qui est trop marrante.
Et je trouve qu'elle mérite d'être racontée de fou.
C'est une histoire qui a été racontée à la DEF CON 18.
Donc, c'était en 2010.
Honnêtement, ça date.
Mais je trouve ça trop marrant.
Et c'est Zos, donc c'est un hacker.
Il se fait cambrioler et voler son ordinateur, son Mac.
Et en fait, deux ans plus tard, il localise son Mac qui était à la base volée à Boston.
Il localise à Las Vegas.
Sauf que Zos, en fait, c'est un hacker.
Donc, c'est un hacker qui se fait voler son Mac.
Et donc, il va chercher à se venger et à acquier son propre ordinateur.
Et donc, honnêtement, toute l'histoire est incroyable.
Il va pouvoir obtenir un accès à distance à son ancien Mac.
Il va retrouver l'identité de la personne qui détient le Mac.
Honnêtement, toute sa conférence est un espèce de roast et de blague sur ce mec.
Il boule, il lui balore.
C'est tous les selfies.
Enfin, toutes les photos qu'il a pris, le selfie ou quoi, il balore.
Il était en train de délire 15 milliards de meufs, il dit tout.
C'est 20 minutes de roast d'un hacker.
C'est un peu rigolo.
Mais au milieu de ça, à un moment, il se dit qu'est-ce que je peux faire en ayant un accès à distance.
À un moment, s'il y a un Mac pour dire à la personne que je ne suis pas content parce qu'il a volé mon Mac.
Et il va utiliser la commande SAI.
Et vous allez voir, c'est un peu rigolo.
On peut entrer des choses sur la commande, qui font des choses.
Comme un texte de speech qui ne s'est pas appuyé avec aucun port ou source.
Je vais pouvoir le faire.
Je vais sortir les archives.
Et toute la conférence est assez drôle.
Donc si ça vous a fait redire, vous avez ZOZ, Defcon 18, vous trouvez ça sur Youtube.
Une qualité médiocre.
Et un gros merci au raid de...
Je ne les ai pas vu.
Dans Zulu Defend, c'est...
On a Defend, oui.
Ah oui, Defend.
Parce que je confonds toujours avec...
Defend et Dilligent, je vous le savais.
Et un autre, le raid, c'était qui l'autre raid ?
Personne ?
Sentos, le boss.
Merci à lui.
Tant qu'on est dans l'intro, je l'en profite.
Parce qu'après, on ne remercie plus jamais personne.
Je peux faire une chatte parfois quand je ne suis pas dans l'émission.
Mais c'est tout.
Moi, je vous ai dit, je n'ai pas de news parce que nous avons un programme chargé ce soir.
On va enfin comprendre pourquoi l'informatique quantique est si puissante.
Et justement, ce qui est distinct de l'informatique classique,
on ne va pas parler de l'objet en soi, de l'ordinateur en soi,
mais plutôt de l'algorithmy derrière,
grâce à notre invité Martin, qui a été prof aux États-Unis.
J'ai mis la mode...
Non mais alors, il va sûrement dire des trucs ouverts.
C'est quand même prof aux États-Unis.
Et enfin, l'émission, on recevra MiloMaker,
qui est un youtuber sur lequel je suis tombé.
Il n'y a pas si longtemps, d'ailleurs, je ne sais pas si.
Je sais que dans le chat, je beaucoup connaissais déjà,
sur Twitter, et j'étais très content qu'ils viennent sur Unoscore.
Ça fait très plaisir.
Qui miniaturent des consoles en consoles portables.
Entre autres choses, vous allez voir.
Mais c'est assez hallucinant.
Je ne sais pas si t'as vu, t'as déjà vu des images ou des trucs, t'y fais animer.
Non, non.
Et je n'ai pas voulu me spoiler du coup, j'ai rien regardé avant.
Parce que c'est une dinguerie.
Je pense que ça doit être le seul en France à faire ça, honnêtement.
Oui.
Et avant ça, je vous propose une petite chronique.
Où on va parler Balaine.
C'est parti.
Je vous préviens que vous n'êtes pas prêts.
Quand tu as dit Balaine, je n'étais pas prêts.
Vous n'êtes pas prêts pour ce sujet.
Petit briefing, t'iles, j'ai pas mal,
j'ai pas tant dit Luxa, mais j'en ai quelques-unes avec du son quand même.
Notamment la première si tu veux la préparer tranquille.
En vrai, je ne veux pas vous en tirer près.
Je suis un peu stressé.
Parce qu'on a fait quand même toute une vidéo en expliquant qu'on allait faire super yaffes,
anocroniques, etc.
Je me retrouve en position de traiter d'un sujet dont je ne suis pas du tout expert,
mais vraiment pas, s'il y a quand même un lien avec de lierre un moment, vous allez voir.
Mais j'espère ne pas dire de bêtises.
Je pourrais potentiellement t'envoyer des perches pour expliquer certains concepts dits.
Du coup c'est super la loup si je n'arrive pas à aller le catch.
Exactement.
Je vais te faire incendie par le chat.
On va tout de suite voir la non-expertise au top.
Non mais t'inquiète pas.
C'est avant tout ici la bienveillance et au pire on comprend mon tâche.
Balance-moi sous les roues du camion.
Je vous vois.
Ne t'inquiète pas, globalement, on va parler de plein d'autres choses que d'y a.
C'est juste qu'il y a un petit moment ou deux où ça peut être cool.
Je vous l'ai dit, aujourd'hui on va parler de baleines, on va parler du règne animal.
Ce n'est même pas une blague.
Mathieu, tu m'as demandé si c'était les baleines dans la crypto, mais non, je parle bien des vraies baleines.
Et tu vous propose de commencer avec un petit enregistrement.
Ce que vous venez d'entendre, c'est le son que produit une baleine à boss.
Est-ce que je peux guesse ce que tu vas nous raconter ?
Vas-y, essaye.
C'est un gas, ça va être une y a qui essaie de comprendre le langage des baleines ?
Peut-être.
Peut-être que oui.
T'es très fort, t'es très fort, tu vas y.
L'étude de ces bruits, ça s'appelle la bioacoustique.
En fait c'est l'étude des sons que produisent les espèces non humaines.
Et dans l'objectif de les décrire, de comprendre mieux leur comportement, leur population, leur structure de groupe pour ces espèces qui vivent en groupe.
Et c'est un domaine d'études qui est particulièrement intéressant chez les Cétacés.
Parce qu'on sait qu'ils utilisent les sons dans de très nombreux aspects de leur vie.
Que ce soit pour communiquer, pour chasser, pour se repérer avec de l'écolocalisation.
Bref, le son se propage en plus très bien dans l'océan, donc de 4 ou 5 fois la vitesse du son dans l'air.
Et on peut le capter comme ça à plusieurs kilomètres, voire plusieurs dizaines de kilomètres.
Donc c'est très intéressant d'aller justement étudier ça et comprendre comment les animaux sous-marins émettent des sons.
Et en fait on a réalisé dans les années 70 que les baleines émettent des vocalisations sous forme de phrases.
Dans le sens où il y a un ordre structuré qui est comme ça parfois à répéter plusieurs fois entre individus et entre groupes.
Ça déjà, c'est un premier indice intéressant.
Et déjà à l'époque ça a posé plein de questions.
Genre, est-ce qu'il y a des baleines qui influencent les autres ?
Est-ce que tu vois, il y a une sorte de hiérarchie ?
Par exemple si on a remarqué que tu as des champs de baleines qui buzzent, entre guillemets.
Donc tu vas voir, elles vont se répandre dans tout le Pacifique et venir remplacer le champ actuel de certains groupes.
Tu vois, on peut voir des sortes de proto-influence culturelle sur les sons qui mettent les baleines.
Mais évidemment, à ce stade on a encore aucune idée de ce qu'elles disent et du contenu de ces phrases.
Ni même si on peut vraiment appeler ça une langue, c'est un mystère complet.
En fait, la recherche a surtout commencé par s'intéresser aux dauphins.
Donc c'était dans les années 60.
Il y a notamment l'armée américaine qui, dans un contexte aussi de guerre froide, lance un programme d'études
pour les utiliser peut-être en détecteur de mine.
Vous avez peut-être entendu parler de ça et faire d'autres tâches.
Mais c'est surtout un gars qui va faire beaucoup parler de ce domaine de recherche
qui est devenu depuis un peu tristement célèbre parce que c'est John Lilly.
C'était un sacré personnage parce qu'il avait des résultats normaux intéressants
dans les à peu près les 10 premières années de sa carrière.
Au début, il pensait qu'il serait peut-être possible de leur apprendre l'anglais aux dauphins.
Il avait notamment un programme financé par la NASA qui voyait un domaine intéressant aussi
pour comprendre peut-être un jour des langues extraterrestres.
Le fait de s'intéresser à une nouvelle espèce doit partir un petit peu de zéro.
Pour ceux qui ont vu le premier contact, il y a un peu ce côté-là qui a probablement motivé la NASA,
notamment avec le programme SETI qui s'intéresse à tout ce qui est ovni
et potentielle existence d'extraterrestres.
Mais au-delà de l'imitation sonore qu'ils ont réussi à reproduire dans certaines expériences avec des dauphins
qui imitaient des mots, ils n'ont jamais réussi à prouver et à démontrer
qu'ils avaient une compréhension du sens sous-jacent de ces mots, de ces vocalises.
Et surtout après, il est parti complètement en vrille.
Je ne sais pas si vous avez déjà entendu parler de ça, mais moi j'ai complètement halluciné juste que l'information de cette histoire ne me soit jamais parvenue.
En fait, c'est lui qui a inventé le principe des caissons d'isolation sensorielle.
Donc le concept d'être dans une eau à température corporelle et de se priver au maximum de sens.
Donc lui au début c'était une sorte de casque tuba avec un système de couche pour des faits qui y aient uriné, etc.
Pour rester vraiment 10 jours dans le truc.
Et en fait, il était persuadé qu'avec ça et en prenant du LSD avec des dauphins,
ça pourrait avancer sa recherche, et les aider à communiquer.
Ce n'est pas une blague.
Et surtout, le souci c'était la partie sur la masturbation des dauphins.
Oui, ceci n'est pas une...
2 fois qu'on dit l'autre !
Ceci n'est pas un lapsus.
En fait, c'est ça qui a déclenché la plus grosse controverse et qui a fait stopper son programme avec la NASA.
Il était avec une jeune chercheuse qui l'assistait dans ses recherches.
J'ai très peur.
Et qui vivait quasiment tout le temps avec le dauphin.
Si certains découvrent cette histoire, ils vont vraiment péter leur crainte.
Le truc, c'est que le seul moyen pour que l'individu en question s'intéresse à l'expérience
plus qu'à l'expérimentatrice, c'était d'occuper manuellement de ces plus chauds
pour qu'il s'autruit intéresse à l'expérience.
Tu parles des dauphins, là ?
Je parle du dauphin, sujet de l'expérience, et de l'assistante qui apparemment...
Ok !
Les dédets.
Et en fait, ça fait un tolet médiatique, évidemment, surtout dans des États-Unis assez puritains, etc.
Et le programme a fermé, et de toute manière, il n'y avait pas d'avancée majeure qui était fait en fin de parcours.
Mais tout ça est extrêmement documenté dans les bouquins du guide, etc.
Pour savoir un peu les...
Mais ça donne une ambiance aussi de la recherche à l'époque
où il y avait beaucoup de tests avec de l'acide ou du LSD.
Quelle année ?
Dans les années 60.
Depuis, je vois sûr, on a fait pas mal de vrais avancés, très intéressantes,
mais rien encore de révolutionnaire, mais on a quand même compris certaines choses
par rapport à ces espèces assez crétacées et à d'autres espèces.
Un premier truc intéressant, ça s'appelle la loi de Zipf.
Vous avez déjà entendu ça ?
Z-I-P-F.
J'ai découvert ça récemment dans une vidéo de Vissau justement.
C'est un principe qui dit que dans une langue, n'importe laquelle,
tu prends n'importe quelle langue humaine, tu retrouves un pattern spécifique sur la distribution des mots.
Donc le premier mot de la langue anglaise, c'est the.
Et le second mot va être utilisé deux fois moins.
Tu vois ?
La moitié du temps.
Et le troisième, un tiers fois moins.
Un tiers de la distribution du premier.
Tu peux observer cette courbe sur la langue anglaise, c'est super facile.
Tu prends par exemple Wikipedia, le projet Guttin-Bert,
tu prends à peu près n'importe quel texte suffisamment massif pour qu'il y ait un effet statistique
et tu vas retrouver l'exacte même distribution des mots que tu as.
Ça, ça vaut pour l'anglais, mais on s'est rendu compte que ça va aller pour toutes les langues.
Tu prends n'importe quelle langue, tu observes la même loi en français, etc.
Et en fait, c'est cette loi là, on dit que c'est une version discrète de la loi de Pareto.
Et en fait, ça se retrouve dans plein d'autres choses que la langue.
Mais c'est potentiellement un élément intéressant pour savoir si un signal est une communication ou pas.
Pour faire très concrets, on s'est rendu compte notamment que les grands dauphins, les orques et les baleines à bosse
ont dans leur phrase respecte cette loi de ZIP.
Exactement.
Et donc, ça ne prouve pas que c'est une langue, tu vois, qui parle avec une langue.
On sait juste qu'il y a une propriété statistique que ces phrases de baleines ont, que nos langues humaines ont aussi.
C'est un point commun.
Exactement, c'est un point commun. C'est quand même intéressant pour savoir si jamais c'est vraiment une communication riche ou pas.
Mais on est encore loin de prouver que vraiment c'est une langue symbolique, comme nous on utilise où il y a des concepts
qui sont mappés à des objets de la réalité.
On est très loin de prouver ça encore.
Mais si ça map cette loi statistique et qu'on n'est pas sur un random complet,
ça insinue quand même un sens, potentiellement une logique en tout cas.
Ce qui est sûr c'est qu'il y a un sens caché, un sens à ces communications.
Ce qui est intéressant pour les chercheurs, c'est de savoir si c'est simplement une communication par association,
genre que tu vas retrouver avec beaucoup d'animaux, tu vois, ton chien, tu sais que tu peux lui apprendre des différentes commandes,
genre au pied, à si, tourne.
Et avec ton langage corporel plus le son, on sait que dans un sens, la communication de l'humain vers le chien,
elle peut déjà porter du sens, tu vois.
Mais c'est relativement pauvre comme discussion.
Et là la question c'est de savoir est-ce que derrière, se cache vraiment une langue plus complexe.
Mais est-ce qu'on peut mapper les mots, enfin les sons, qui sont les plus fréquents en fonction de la situation dans laquelle ces phrases sont exprimées ?
Eh ben justement tu vas voir, c'est tout le but de la recherche, c'est de comprendre un peu mieux quand est-ce qu'un son est produit.
Et voilà, c'est le tout début.
Et là justement, on est encore assez tôt dans la recherche, à la fin du siècle dernier.
Tu vas voir que ça va, ça améliorer après.
Il y a des trucs intéressants ensuite.
Un des éléments en plus de cette distribution qui semblait être assez proche des langues humaines,
c'est que si tu prends par exemple les caches à l'eau, c'est quand même un animal qui a un cerveau qui est six fois plus grand que un cerveau humain, tu vois.
Et il y a des zones vraiment super développées.
Ce qui vous laisse présager des potentielles capacités, tu vois, qui ne sont pas les mêmes que celles de ton chien ou de certaines espèces de singes, etc.
T'as notamment une équipe de chercheurs d'airwind qui a fait des enrichissements de caches à l'eau.
Et qu'il y avait une théorie qui est intéressante, mais pas forcément très baquée du tout, en fait.
Comme quoi, ce qu'on appelle les CODA, donc c'est les séquences de clics qui sont émis par les caches à l'eau,
qui font plein de clics successifs, à très très faibles intervalles,
ils pourraient en réalité contenir potentiellement des échantillons de ce que leur sonnard capte, tu vois.
Ça, c'était une première théorie qui pourrait donner un indice de ce qui est contenu dans les transmissions de certains, c'est assez.
Comme ils voient déjà le monde avec ce sonnard-là, tu vois, et bien, ils pourraient peut-être mâper sur ces communications.
Mais ça, honnêtement, c'est carrément de la spéculation à ce stade.
Un autre truc qu'on sait, c'est que les dauphins s'appellent entre eux par leur nom.
En fait, ils ont un concept de nom et qui vont l'utiliser non seulement l'un avec l'autre, mais aussi à la troisième personne.
Il peut dire, genre, « Mickael est allée partie… »
On est capable de savoir, visiblement, via la recherche, qu'ils ont un hommage qui n'est pas uniquement en cas de discussion directe.
C'est énorme.
Donc une capacité, entre guillemets, parlait à la troisième personne, mais elle a des gros guillemets à chaque fois.
Pareil, on sait que les mamans péroqués, quand elles donnent des noms à leur petit et qu'elles leur murent à l'oreille jusqu'à ce qu'ils s'en souviennent.
C'est un truc qu'on a réussi à démontrer, qu'il y a un hommage chez les bébés péroqués.
Un autre exemple qui est incroyable, c'est une étude sur des mouvements de population de cet assais, sur les côtes de la Norvège.
Ils arrivent à montrer que tu as un groupe tous les ans, un groupe de pseudo-orcas, ça s'appelle des faux orcs.
C'est un nom de l'espèce qui ont une certaine langue et qui rejoignent un groupe de dauphins, qui ont eux aussi leur propre langue.
Il faut mettre des guillemets à langue à chaque fois.
Et il semble que quand ils se rejoignent, ils créent un groupe de chasse et qu'ils adoptent une troisième typologie de phrase et de son...
On peut se comprendre entre eux.
D'une certaine manière, c'est comme si ils avaient la capacité d'une sous-langue commune, un peu comme la lingua franca des marchands d'Europe,
qui avaient une sorte de dialecte pour se comprendre malgré le fossé linguistique de l'espèce, du peuple pour les hommes.
Que l'on sait si c'est la même langue, entre guillemets, tous les ans, ou en fait, si tous les ans, ils reconstruisent quelque chose en commun parce qu'ils se rencontrent ?
Ce qu'on sait, c'est que ces phrases-là, elles sont très immuables et elles se transmettent même de générations.
D'où l'exemple que je vous donnais d'influence culturelle, où tu as des chants de ballets qui se propagent dans le Pacifique, etc.
C'est une transmission de ces paternes.
Il y a même un gars qui... C'est un français, j'ai oublié le nom, je ne vais pas pouvoir remettre l'illustration, mais qui raconte que, justement, depuis des années,
étudie les cachalots et ils ont réussi à identifier certains paternes précis.
Par exemple, un paterne a huit clics et ils savent le reconnaître.
Ils arrivent à l'associer à un comportement qui est en gros un câlin entre deux femelles,
ou entre une maman et son enfant, ou entre une nounou et son enfant cachalot.
Donc ils sont quasiment sûrs que dès que tu entends ce son, à 90%, tu vas assister à une scène de câlin qui suit.
Tu vois ?
Donc on est déjà, avant qu'on commence à parler d'intelligence artificielle, on n'est pas du tout au niveau zéro de la recherche.
On a déjà une intuition que des choses se cachent derrière ces sons, évidemment.
Une autre étude très intéressante de 1994 de l'université de Hawaii, qui l'apporte sur des dauphins, et en gros ils ont appris deux gestes au dauphin.
Le premier, c'est fait quelque chose que tu n'as jamais fait avant dans la session en cours.
Donc en gros, Inov fait un mouvement ou un trix qui est nouveau dans la séquence actuelle.
Ce qui est fou, c'est que déjà, le dauphin comprend le concept très abstrait de quelque chose de nouveau.
C'est-à-dire qu'il comprend la négation et il a la mémoire de tout ce qu'il a fait avant.
Donc il comprend quelque chose qui n'est pas dans ce qu'il a fait avant.
Donc déjà, c'est déjà fou cognitifement de se dire qu'un dauphin est capable de ça.
Mais ensuite, ils apprennent à ces deux dauphins un deuxième geste qui est fait quelque chose ensemble.
Donc ta première geste, c'est fait quelque chose de nouveau que tu n'étais jamais fait avant.
Et deuxième geste qui peut faire à deux dauphins, c'est fait quelque chose ensemble.
Et donc après, ils les combinent, ils leur disent à ces deux sujets, faites quelque chose de nouveau ensemble.
Donc les gestes croient que c'est ça.
Et deux faits, ce qui a été observé, c'est que les dauphins se retirent et changent probablement des informations soniques.
Tout ce qu'on sait, c'est qu'ils remontent et ils font le même tour de façon simultanée.
D'accord, on a dit fait quelque chose de...
C'est sûr, ils se...
Ça pose pas une question parce que du coup, tu pourrais dire,
mais ça veut dire que leur langue doit être assez complexe pour signifier, pour décrire du mouvement, tu vois.
Mais sur un truc nouveau, donc en fait ils...
Et attendez, du coup, il faut faire super gaffe parce que c'est pas forcément une preuve qu'ils utilisent un langage symbolique.
Mais il y a un côté où en gros, ce qui dit le président de l'ONG qui parlait de ça sur le podcast de Joe Rogan.
Et ce qu'il explique, c'est que potentiellement, ça déplace la charge de la preuve.
Ça veut dire qu'il faut maintenant prouver qu'elle autre moyen que une langue riche et symbolique
pourrait permettre d'obtenir un tel résultat, tu vois.
Exactement.
Et pour l'instant, on n'a pas vraiment d'idées.
Moi je dirais le rasoir d'Ocam, tu vois.
Le rasoir d'Ocam, c'est des fois sur un problème qui est complexe.
Parfois, l'explication la plus simple, c'est peut-être...
Là je dirais, si on essaie de trouver une autre façon d'expliquer ça, autre que par le langage, on commence à partir.
Mais c'est vrai que, du coup, scientifiquement, il faut essayer de prouver le truc par la négative, mais c'est compliqué.
Lui, ça ne prouve rien, mais c'est quand même un élément très perturbant et qui demande maintenant à plutôt aller prouver le contraire.
Quand t'as dit qu'il se retire, on sait.
C'est ça qui retourne dans l'eau, tu vois.
Du coup, ce n'est pas possible qu'il y en a un qui montre un mouvement et du coup l'autre, il fait le même juste après.
Non, je pense qu'ils ont des caméras, à mon avis, qu'il leur...
Est-ce que le coup, ils ont enregistré les échanges sonores ?
C'est une bonne question. Je pense que là, on est en 80-94.
Ah oui, on n'y est pas encore aujourd'hui.
Non, pas du tout. Donc en fait là, l'idée même d'avoir une interprétation de ces signaux, ils en sont à des années-lumière, tu vois.
Ok, ok.
Ouh !
Et qui va changer un truc assez fondamental dans le rapport qu'on a avec les langues et les communications.
Et qui répond notamment à la question, comment traduire une langue qui n'a pas de pierre de rosette, en fait ?
Comment faire une traduction sans exemple ?
Eh ben justement, ça, c'était pas possible avant 2017.
L'idée même était absurde.
Mais il y a deux papiers, à la suite, coup pour coup, qui ont prouvé la chose suivante.
C'est que une IA est capable de traduire n'importe quelle langue humaine dans une autre sans aucun exemple de traduction.
C'est comme ça qu'on a eu des percées de fous dans des dialectes ou des trucs comme ça avec très très peu de données.
Et pour comprendre ça, en fait, il faut comprendre le fonctionnement plus profond de ces modèles de langage qui fascinent tout le monde aujourd'hui.
Ok.
Et en gros, il faut réaliser que le IA, les IA qu'on utilise aujourd'hui, elle permet de transformer des relations sémantiques
en relation géométrique.
Je sais pas si t'avais vu en fait ces papiers à l'époque.
Mais vous avez peut-être vu, par exemple, des représentations de la langue dans un espace vectoriel, ce qu'on appelle les embeddings.
Exactement.
Et ça ressemble à ça.
Ok, c'est des simulations.
Alors, dites-vous que c'est dans un espace de deux dimensions, alors qu'évidemment,
ou pardon, trois dimensions, alors que évidemment, la manière dont on encode les mots des langues, etc.,
c'est bien bien bien plus grand.
Donc là, c'est juste un moyen d'avoir une intuition de comment ça peut fonctionner.
Et vous avez ici tous les concepts de la langue positionnés dans un espace géométrique.
Donc si on zoom dedans, on peut voir certains mots.
T'as une recherche notamment.
Donc si tu cherches genre roi, par exemple,
qui sont sémantiquement assez proches.
Et ce qui est assez fou, c'est que, et là encore tous les gens qui font de l'IA le servent très bien évidemment,
c'est que tu peux derrière appliquer des relations mathématiques à ces notions sémantiques.
Donc par exemple, si tu fais roi plus femme,
littéralement dans l'espace vectoriel, tu fais roi plus femme, tu vas obtenir reine.
Et tu peux faire des combinaisons comme ça.
Ce qui est juste une autre manière de dire,
on a encodé des liens sémantiques avec des liens géométriques.
Et donc, ce que les gens ont réalisé,
et ce qui a justement conduit à ce truc dingue qu'on peut faire des traductions sans exemple,
c'est qu'il semble que entre différentes langues,
entre différentes nuages de pont, il existe une sorte de structure fondamentale.
Là où on pourrait se dire, en anglais ou en français,
on décrit tous une réalité complexe avec un truc aussi créatif que la langue.
Donc il n'y a pas de raison que ça se produise.
Mais en fait, ce qu'on observe, c'est que cette structure
qui décrit la langue et la manière dont on décrit le réel avec une langue,
elle a un pattern qui se ressemble dans toutes les langues humaines.
Donc si tu mets la visuelle d'après,
on peut voir que on est capable de...
C'est évidemment une illustration, en deux dimensions pour comprendre le concept,
mais qu'on est capable de faire matcher différentes langues
et les mots suivant leur position dans l'espace sémantique et dans l'espace vectoriel.
Et donc pour s'imaginer, c'est comme si on utilisait notre connaissance
de comment des mots sont positionnés par rapport à tous les autres mots d'une langue
pour comprendre une autre langue sans aucun exemple qui permettrait de faire les ponts,
mais juste parce que cette langue aussi va positionner de la même manière
des mots dans son propre sas.
Tu peux rajouter un peu de contexte, parce que c'est super intéressant en fait.
À la base, quand on entraîne des LLM,
il n'y a aucune indication sur ce que veulent dire les mots.
En fait, on ne donne pas les définitions des mots.
Ce qu'on fait avec un LLM, c'est qu'on lui donne plein d'exemples
de comment on utilise les mots dans un contexte.
En fait, c'est ça qui est super intéressant.
C'est que les mots ne sont pas reliés à une définition.
Ils sont définis par leur usage dans la langue, mathématiquement parlant.
Et c'est ça la nuance.
C'est qu'en fait, parfois un mot peut avoir une définition particulière
quand tu regardes dans un dictionnaire, alors qu'en fait, son usage dans la langue
parfois peut changer.
Par exemple, en français, je prends un exemple qui potentiellement va parler à tout le monde,
mais le mot « maire », on l'emploie dans plein de contextes différents,
et pas forcément pour parler d'une maire.
Vous avez plein d'exemples qui doivent se poper dans votre exprès
de comment on peut utiliser ce mot.
Mais en fait, c'est utilisé parfois dans des contextes très différents.
Et en fait, c'est l'usage de ces mots dans le contexte
qui crée la complexité de notre langage et de la sémantique de nos langages.
Et en fait, ce qui se passe dans un lm quand on arrive à maper ces mots dans l'espace,
et pas que en trois dimensions, mais dans milliards de dimensions,
c'est qu'on arrive à extraire le sens sémantique.
Et en fait, on n'a pas besoin d'avoir les définitions.
C'est pour ça qu'on peut maper différentes langues entre elles.
C'est parce que dans le monde, ce qu'il y a de commun dans notre façon de communiquer,
c'est le monde dans lequel on vit.
C'est les objets qu'on voit, les interactions et tout ça.
Et en fait, c'est pour ça que les lm sont très bons pour faire de la traduction.
C'est parce qu'en fait, ils traduisent pas littéralement chat avec chat ou chien avec chien.
C'est qu'ils arrivent à les...
Les lm arrivent à remettre dans leur contexte et dans leurs usages les mots sémantiquement parlant.
Et du coup, ils comprennent beaucoup plus que juste la définition des mots en particulier.
Si on comprend bien ça,
pareil pour un langage animal que nous, on ne comprend pas du tout,
on peut maper ces mots-là avec leurs usages.
Donc en fait, on comprend les sons.
On peut comprendre les sons si on arrive à les maper sur d'autres langues.
C'est super intéressant ce que tu as dit.
En fait, même une manière de s'imaginer le truc,
c'est probable que dans n'importe quelle langue,
la notion de parentalité, par exemple,
ou de la structure familiale, des trucs culturels,
sont universelles et donc doivent être retradius
dans cet espace multidimensionnel
où les poids vont être similaires.
Alors vous avez vu, c'est pas exactement pareil.
C'est-à-dire que typiquement, tu prends une langue comme le japonais,
qui est particulièrement éloignée de langue latine.
Et bien, ça colle pas tout à fait,
mais c'est quand même suffisamment proche.
C'est ça qui est le plus étonnant, en fait.
Et en fait, ce qui va faire la différence,
vraiment aussi, c'est la culture entre les différents pays,
du coup, les usages des mots.
Mais il y a un truc, c'est qu'avec les dauphins,
on a certaines choses en commun avec eux.
Et par exemple, l'exemple de maire,
on l'a en commun avec les dauphins,
comme on l'a en commun avec n'importe qui dans le monde,
peu importe la langue qu'on parle.
Et en fait, si ce que tu disais tout à l'heure,
on peut parler d'un individu
et on peut même en parler à la troisième personne,
apparemment, dans le langage des cetacés,
et bien du coup, on pourrait potentiellement maper le son
qui font en parlant de quelqu'un
qui a un rapport familial avec toi.
Et ce serait potentiellement le même mapping
dans les autres langues que ce soit en français, en anglais,
en japonais, tout ça.
Et bien c'est exactement l'espoir des gens
qui sont en train de se poser sur cette question.

T'as notamment une organisation qui s'appelle
The Earth Species Project,
qui est une ONG dans la Silicon Valley,
qui sont justement des gens qui viennent avec ce bagage,
il y a NLP, et voilà, l'analyse de la langue,
et qui vont en voir tous les chercheurs
dans le domaine de la compréhension des sons
émis par les animaux, etc.
et qui leur proposent de les financer
en échange d'ouvrir leur données.
Parce que ce qu'ils expliquent, c'est que,
pour démontrer que ce que tu dis,
cette intuition est vraie,
et qu'il y a vraiment des potentiels ponts,
tout comme on arrive à traduire du japonais et du français,
pour prouver que potentiellement
il y a un pouve entre eux de l'anglais
et des langues animales,
il faut de la donner.
Et il faut en fait beaucoup, beaucoup,
beaucoup plus que ce qu'on a actuellement.
Il prenait un exemple, c'est que
une des espèces les plus étudiées,
c'est les belougas les plus enregistrés,
et en fait 97% des enregistrements partent à la poubelle.
Pourquoi ? Parce que,
il y a ce qu'ils appellent
le problème de la soirée cocktail.
Je trouve ça à mourir de rire.
Mais, en gros,
dans beaucoup d'enregistrements,
il y a non seulement du bruit ambiant,
mais, t'as surtout beaucoup d'individus qui parlent en simultané.
C'est comme si tu foutais un micro,
dans une grosse soirée, tu comprendrais pas du tout ce qui se passe,
qui est en train de parler de qui,
avec qui, et qui sont les individus,
qu'elles sont leurs comportements,
ce serait horrible pour étudier ça.
On sait que c'est bien connu en machine learning,
à la fin, le seul truc qui compte, c'est la donnée.
Donc, il faut absolument commencer par résoudre ce problème
pour espérer avoir le moindre résultat.
Comme on a vu,
l'explosion de charge EPT vient du fait
qu'on a des trillions de tokens
et des bases de données gigantesques
de langue humaine à leur fournir.
Ici, vous ne vous imaginez même pas
à quel point on est loin de ça.
Un petit exemple avec un enrichissement de belogage,
c'est un beau bordel.
Il y en a plusieurs.
Ce qu'ils expliquent, c'est qu'il suffit de 2 ou 3 individus
pour rendre un enrichissement inutile.
Il n'y a pas un moyen de pouvoir extraire chaque...
J'arrive, j'arrive.
Je dors parce que tu préchautes toute ma chronique.
La solution que cet ONG a notamment imaginée,
c'est un outil de débrutage biologique.
Vous connaissez peut-être les IA qui permettent d'isoler
une voix humaine sur un enrichissement.
C'est très utilisé par exemple actuellement
par les beatmakers qui veulent faire un remix
d'une chanson mais qui n'ont pas le multipiste.
Ils n'ont pas la voix isolée.
Ils adorent ce genre d'IA maintenant
qui marche mais incroyablement bien
pour prendre le son externe juste la voix humaine.
Ils ont fait un outil qui utilise des principes assez similaires
au niveau technique mais pour des sons animaux.
Du coup, ça s'appelle BIO CPP NET.
C'est un outil open source que vous pouvez utiliser
sur GitHub et qui permet, vous allez voir le résultat,
d'isoler des sons non pas humains mais animaux
d'un enrichissement.
Donc, si tu as un petit lien YouTube,
tu peux mettre avec des animaux domestiques.
C'est j'ai dit plus.
Ajoute.
Attends, remets au tout début parce qu'en fait,
je pense qu'on a entendu la version finie.
OK.
OK.
C'est cool, hein.
Il analyse, il reconnaît la voix.
Il y avait deux chiens qui étaient en train d'aboyer en même temps
et les capables d'identifier les différents individus
et d'extraire la partie du son qui est intéressante.
Trop bien.
Et en fait, ça, c'était un gros problème.
Il faut s'imaginer que c'est comme si on était assis
sur une mine d'or de données
desquelles on pouvait rien tirer jusqu'à des projets de ce genre.
Il y a un autre problème très important.
C'est la mesure de performance pour pouvoir avancer.
C'est un truc que le grand public connaît pas forcément,
mais on y a pour qu'un domaine de recherche progresse
il faut absolument un truc qui s'appelle un benchmark.
C'est un outil donc de mesure qui permet d'évaluer la performance
d'un nouveau modèle.
En fait, ça sert un peu d'étoiles polaires pour les chercheurs.
Si on n'a pas, c'est juste impossible de faire avancer les choses.
Et d'ailleurs, si je fais un pont avec des modèles type Charge-EPT
que tout le monde connaît,
on est justement en train d'atteindre les limites des benchmarks existants.
Notamment, on arrive plus bien à mesurer
quelles modèles sont plus utiles que telles modèles.
Simplement, un exemple pour montrer que vraiment,
les benchmarks, c'est pas le plus fun, souvent dans le IA,
mais c'est hyper important pour savoir si un nouveau modèle
ou un nouveau papier va dans le bon sens.
Plutôt dans le bon sens, exactement.
Et là encore, ils ont proposé le premier benchmark de ce genre
pour des tâches de classification et de détection.
Donc concrètement, tout ce qui est prendre un enregistrement
et isoler la partie animale intéressante,
enfin, ça je viens de confondre avec le projet d'avant,
mais tout ce qui est classifié,
quel animal est en train de produire un son sur un enregistrement
ou à quel endroit de l'audio il y a quelque chose d'intéressant,
et bien tu peux utiliser ce benchmark pour tester tes modèles.
Et en fait, ça peut paraître anodin, les outils dont je viens de parler,
surtout qu'on vient de parler de potentiellement générer
de la langue d'animaux, enfin, cette façon à l'air ronde.
On crée un chat de botte de baleine, ça a l'air génial et ça fait rêver,
comparé à ça, mais en réalité, c'est hyper important.
Parce que c'est notamment pour passer d'une méthodologie un peu manuelle,
à l'ancienne, où pour avoir de la donnée,
les chercheurs doivent faire des enregistrements audio eux-mêmes,
genre passer la journée près de Champanzé,
pour espérer avoir des extraits.
C'est nécessaire d'avoir ça, pour passer des enregistrements manuels,
à déposer un micro dans un arbre, le faire enregistrer toute l'année,
et à la fin, passer des modèles pour cliner,
extraire seulement les morceaux intéressants, plusieurs espèces simultanées.
En gros, pour massifier la quantité de données,
ce qui est un enjeu absolument nécessaire pour avoir des bons résultats,
il faut passer par ça, par des modèles un peu à l'ancienne,
qui vont déjà nous permettre d'augmenter les dataset.
Ce qui est assez perturbant,
ce qui explique le gars de l'ONG en question,
c'est que c'est probable qu'une fois qu'on va réussir à faire tout ça,
et on est bien partis pour,
on pourrait se retrouver dans une situation où on a des modèles diagénératives,
qui sont capables de générer des paternes de baleines,
et des choses comme ça,
qui seraient parfaitement valides,
qui seraient interprétés en face par des individus, tu vois.
Moi évidemment, je comprends parfaitement.
Mais dont nous,
n'aurions aucune foutue idée de ce qui signifie.
Parce que je veux dire,
en fait, on sait qu'avec des échantillons suffisants,
il y a des fortes chances qu'on soit en mesure de générer des sons uniques,
qui ne sont pas simplement du...
Je sais pas, ils ont un nom spécifique, les scientifiques pour parler de ça,
mais c'est le fait d'enregistrer un son de Cache à l'eau, par exemple,
et de le rejouer en espérant vous,
observer des comportements particuliers, etc.
Là, on serait en mesure de créer des sons-là,
qui seraient compris par les autres,
et qui seraient parfaitement uniques,
parce qu'ils seraient un peu la première version d'un chatbot de bled,
si on simplifie le truc.
Sauf que ça ne veut pas du tout dire qu'on va comprendre ce qu'on dit.
Enfin, ce sera encore probablement très très loin ce step-là,
si il existe un jour.
Parce qu'en réalité, il faut mettre des pincettes un peu à ce que fait cet ENJ,
et notamment ce que dit son co-fondateur.
Il y a pas mal de scientifiques qui, pour l'instant,
restent assez sceptiques sur la possibilité que se cachent des langues cachées complexes
qu'on ne comprendrait pas,
et qui vont parfois le critiquer sur le fait d'anthropomorphiser des comportements,
qui en réalité ne devrait pas vraiment l'être.
Et lui, il faut dire que son job, c'est justement de lever des fonds
pour financer cette recherche-là en IA générative.
Et donc, il a tout intérêt à mettre le maximum de hype,
sur le fait que ça va fonctionner, qu'on va trouver des choses, etc.
Mais, comme tu l'as dit, sur le principe, en tout cas,
ça ressemble à beaucoup d'autres découvertes qu'on fait dans d'autres domaines.
On pourrait s'imaginer que l'IA générative va effectivement
pouvoir faire avancer ce champ de recherche-là,
mais l'arrêter, c'est qu'on ne sait pas.
En fait, je pense que...
Je suis complètement dans une hypothèse-là,
mais ce que je pourrais voir à peu près dans ce domaine de recherche,
c'est que si on arrive à faire un vecteur embedding de ces mots,
on crée token et on crée un espèce de mapping dans l'espace de ces mots-là,
on pourrait potentiellement extraire des patteurs géographiques
qui pourraient correspondre à certains patteurs qu'on retrouverait dans des langages.
Et il y a un truc aussi, c'est qu'on n'a pas...
Tu vois, les CTSC, ils n'ont pas une expérience du monde comme la nôtre.
Ils n'auront pas de mots pour voiture ou avion, mais il y a certains concepts qu'on a en commun avec eux,
comme par exemple la parentalité.
Je pense que c'est pas impossible qu'on puisse extraire du sens
en fonction de l'endroit où ces tokens sont placés dans l'espace.
On pourrait même comparer la distance de chaque token par rapport aux autres
et voir si dans la langue française ou dans n'importe quelle langue,
on n'observerait pas des patteurs équivalents dans des situations ou des contextes
où ça aurait du sens.
Par exemple, quand tu as un bébé avec sa mère,
on arrive à comprendre certaines choses comme par exemple le mot câlin, ce que tu disais.
Et si on arrive à mapper ces tokens-là dans l'espace du potentiellement câlin
et qu'on le retrouve dans notre langue, on pourrait déduire le sens d'autres tokens dans cet espace-là.
La réponse est peut-être.
On ne sait pas peut-être, mais c'est là où il y a le danger de l'anthropomorphisation.
À ce stade, on a toute la logique que tu expliques,
le fait qu'il y a un rapport entre les tokens, leur position dans l'espace, etc.
Pourquoi ils existent ? Parce qu'on a une langue qui est dite symbolique.
Aujourd'hui, le marqueur de l'espèce humaine.
Il y a des questions, des débats sur est-ce que potentiellement certaines espèces pourraient avoir quelque chose qui s'en approche ?
Est-ce que des aliens auraient ça ?
Mais on est en cordon de la pure hypothèse.
Est-ce qu'ils ont les mêmes concepts que nous ?
Le principe de mapper des symboles avec des concepts de la réalité
et de s'échanger des symboles avec notamment de la recursion,
le fait que nous, on est capable d'avoir une phrase dans une phrase,
c'est que des caractéristiques super importantes d'une langue,
on n'a aucune foutu idée qu'on va pouvoir avoir des résultats chez les animaux.
Juste parce que de base, si ça se trouve,
le socle, les caractéristiques de la communication sont en rien à voir.
Ce qui est super intéressant, c'est que dans plusieurs situations,
t'as dit qu'on pouvait enregistrer des...
En fait, il y en a très peu.
Par exemple la chasse,
ou la synchronisation des gestes entre deux dauphins, etc.
En fait, ça reste quand même des contextes assez fermés
dans lequel on peut comprendre une certaine partie de l'interaction.
Et je pense que c'est à partir de ces situations-là très spécifiques.
C'est clair.
Moi, je fais de la vocation d'un livre, mais dans les faits, je trouve ça fou.
En fait, ça serait complètement dingue.
Je trouve ça trop stylé.
Et c'est justement ce genre d'exemple-là qui nous laisse un peu rêver
sur le fait que peut-être qu'il y a quelque chose à découvrir
et qu'un jour, c'est ça, c'est le rêve de l'ONG en question
et de beaucoup de chercheurs,
quand tu regarderas un documentaire de National Geographics,
il n'y aura pas besoin de sous-titres parce que tu sauras directement
ce que disent les animaux.
C'est évidemment le rêve ultime dans 30 ans, je ne sais pas.
Mais dans les faits, c'est extrêmement certain,
mais absolument passionnant.
C'est sûr.
Quand tu dis qu'il n'y aura pas de sous-titres,
il y aura des sous-titres justement pour traduire les...
Oui, oui, oui.
Par exemple, nous, on va comprendre, on va faire Balaine LV3,
c'est ça la sens de ta phrase, je n'ai pas bien compris.
Je voulais dire, il n'y aura pas de voix off.
Ah oui, d'accord.
Les voix off un peu crênes, je le...
Oui.
J'ai faim.
Je ne dois pas regarder assez National Geographics.
Il y a un dernier truc qui est un...
C'est à la fois dingue qui les aie ses préoccupations,
et en même temps c'est probablement très sérieux,
c'est qu'il y a pas mal de gens qui ont émis une...
qui ont fait un warning sur cette recherche en gros.
Et qui ont dit, il ne faut pas trop jouer avec le feu.
Notamment, si jamais on arrive effectivement à générer,
par exemple des champs de Balaine ou d'autres communications,
de rien à partir de modèles, de diagénératives,
eh ben, on ne sait pas quelle perturbation
ça pourrait avoir sur l'écosystème, tu vois.
On est sur des espèces qui ont des cultures
et des proto-langages qui sont extrêmement vieux.
On a vu qu'il pouvait y avoir des phénomènes de...
un peu de contamination avec les...
de mod avec les champs de Balaine, etc.
Et donc, pas mal de gens qui disent,
non mais faites pas de conneries en gros,
si vous mettez à générer comme ça des...
des communications de...
de... c'est assez,
eh ben, vous pourriez foutre la merde,
foutre d'un énorme bazar, on ne sait pas quoi.
Et donc, ce qu'ils ont dit actuellement,
c'est qu'ils se limitaient à des animaux élevés en laboratoire,
voilà, pour éviter de créer un effet papillon potentiel
qui aurait des conséquences terribles
et il ferait disparaître, par exemple,
beaucoup d'informations
ou il ferait disparaître des...
des trucs culturels qu'on aurait pu découvrir plus tard, etc.
À la fois, c'est logique quand il commence,
mais je t'en bats, oh wow,
le niveau de problèmes qu'ils anticipent.
Potentiellement, et c'est très vrai au final.
Non mais c'est très bien de se poser la question avant de...
Avant que ça n'arrive, évidemment.
Et parce que dans le chat, ils...
Ils imaginaient déjà des cas d'usage,
ou par exemple, on peut prévenir une population de cet acé
ou n'importe quoi d'autre,
d'un danger en... en...
en générant, potentiellement, une phrase...
Genre, à tous les braconniers arrivent.
Ou inversement, tu sais, des braconniers.
Ou inversement, exactement.
C'est you les copains, venez, venez.
J'ai déjà eu des idées comme ça qu'on peut...
C'est juste pour ça.
Ils ne ratent pas une.
Ils ne ratent pas. Ils ont été très bons.
Il y a un moment, ils se sont dit
est-ce qu'ils ont une battle entre le pain au poisson
et la poisson latine ?
C'était... C'était exceptionnel, le chat, ce soir.
Après, je voulais juste rajouter un truc.
Est-ce que ça m'a fait penser à ça, ta chronique ?
C'est un peu éloigné, mais...
Il y avait les recherches de Jane Goodall,
qui était très intéressante sur...
sur la communication avec les...
Je crois que c'était un gorille,
ou un chimpanzé, je ne sais plus...
que j'ai moi dans le chat, si...
si j'ai faux.
Mais en gros, elle...
Elle a appris le langage des signes.
Un primate.
Et... Et en fait, elle...
Elle arrivait à avoir des conversations où...
où en fait...
même si...
ce n'est pas un humain,
en fait, on...
On arrivait à voir qu'il y avait des concepts,
qu'elle arrivait à comprendre.
Et notamment, elle comprenait...
elle pouvait communiquer sur ce qu'était...
la mort, par exemple.
Enfin, le...
Le décès de quelqu'un, elle comprenait que,
du coup, cette personne ne reviendrait pas
ou des choses comme ça.
Et du coup, ce que je trouve très intéressant
dans cette recherche-là, c'est que,
parfois, on a tendance à penser que les animaux
n'ont pas les mêmes concepts que nous.
Alors que...
Bon, les primates et les cétacés,
du coup, c'est un pas.
Mais moi, je serais plutôt tim...
Ils ont une compréhension...
quand même profonde...
de...
de...
une sensibilité, en tout cas,
par rapport à certains concepts.
Et...
Et moi, je serais plutôt optimiste dans...
Ouais, je serais plutôt optimiste dans ce cadre de la recherche-là,
qu'on puisse vraiment mapper des mots
avec des concepts
qui sont équivalents aux nôtres.
Et bien, écoute, j'espère que tu as raison.
J'aimerais bien. Je suis très optimiste
si tu es en recherche. Je pense qu'un jour,
on pourrait traduire...
Mais on repart, là, si c'est le cas, le jour où
on est capable de générer des...
Tu as trouvé bientôt qu'on aura des sous-titres
sur quand les chiens à boirons, nos chats...
J'ai vu des gens sur Reddit qui disaient,
en fait, si ça se trouve, les gens vont réaliser
qu'ils veulent pas que leurs chiens puissent parler.
Oui, oui, oui.
Très probable.
On arrête. On arrête la science, c'était
en 2 minutes, mais...
En fait, nos chiens ne m'aiment pas.
En tout cas, j'espère que ça vous a intéressé.
Très cool.
Oui, j'étais un peu stressé, parce que je vous ai dit
que c'est un domaine très vaste.
Et tu auras forcément des experts de CEDAC
pour devenir un commentaire.
Et j'ai deux linguistiques qui lura également des experts.
Vous êtes assez de linguistiques
dans les commentaires, j'espère qu'ils seront gentils
avec moi.
Et voilà.
Et sur ce...
Et sur ce...
Qu'est-ce que... Non, je...
Et sur ce...
J'allais vous écojouce qu'à là, après.
Et bien, sur ce, on va
faire rentrer Martin Breubert, qui va nous parler
d'informatique quantique, finalement.
Et on va enfin comprendre
pourquoi les calculs quantiques
sont dans certains cas des millions de fois
plus efficaces qu'un calcul classique.

Ça va être la suite.
J'aime bien le enfin comprendre.
Je pense que Vivien va mal prendre cette phrase.
Voilà, première fois.
C'est notre troisième sujet sur le quantique.
Les trois sont tout à fait différents.
Et comme ça, s'il y en a un qui vous plaît,
allez voir les deux autres.
On en a fait un sur comment construire un informatique quantique
avec Alice et Bob.
Et un autre, où c'était très...
À quoi peut servir un informatique quantique avec Vivien.
Tiffany, tu ne meurs à pas la suite.
Mais voilà, on va pouvoir lancer un petit jingle.
Et puis Martin va venir sur ce plateau.
Jingle !
Et j'allais dire qu'on n'a même pas remercié
à Mathieu qui nous quitte...
qui nous quitte jusqu'à Pizza.
Ah oui.
Hello !
Bienvenue.
Assez-toi, je t'en prie.
Oui, je t'en prie.
Yes, il y a le PC là.
Oui, le PC, je ne sais pas comment.
Ça, il y en a besoin à quel moment on va à la fin.
Eh bien, je le déverrouillerai en temps...
On ne lui met pas besoin de toi, on prend une petite pause.
OK, OK.
Je t'invite à prendre ce micro.
Ce sont des micros de podcast.
Donc il faut vraiment les mettre là au niveau de ton menton.
C'est fatique.
Oui.
Le stress.
C'est vrai qu'on prend des décharges tout le temps.
C'est bon comme ça ?
C'est parfait.
Il faut qu'on en fait.
Soit le bienvenue, installe-toi.
On a chauffé nos neurones.
On est...
On en a plus.
On en a plus.
C'est trop tard.
Non, non, au contraire.
Ils sont parfaitement frais et dispos.
Tu es optimiste.
Le chat est parfaitement concentré, comme disait Mathieu.
On a parlé quelques fois d'informatique quantique.
Mais jamais sous cet angle.
Je ne sais pas si t'avais vu les...
J'avais regardé.
Les gens qu'on a déjà invité.
Vivien, justement, en coulisserie de chez Microsoft.
Très intéressant.
Et Alice et Bob, je ne sais pas si tu connais.
Alice et Bob aussi.
Je ne connaissais pas du tout.
Mais en fait, ce qu'ils font, c'est hyper pionné.
C'était super de voir.
En plus, ils ont réussi à vraiment vulgariser leur technologie.
C'est assez unique.
C'est vrai.
Je me souviens, ils étaient venus avec un genre de pendule.
C'est trop bien.
C'est parfait.
En fait, ça te donne parfois un peu l'impression que tu as compris.
Parce qu'il y a un objet physique qui bouge et tout.
Je pense que dans les faits, on n'a pas vraiment compris.
Mais c'est pas grave.
Tu es là pour ça.
Exactement.
Déjà, c'était...
On va faire des analogies aussi qui seront très approximatives.
Mais c'est le principe de la mécanique ontique, après, oui.
En tout cas, bienvenue, Martin Bruder.
Est-ce que tu peux, avant qu'on se lance dans les livres du sujet,
nous expliquer ce que toi tu fais et où est-ce que tu as enseigné, etc.
Tout à fait.
Alors, moi, j'ai commencé en mes études en France,
de manière assez classique, avec la prépa,
et ensuite les concours puis une école d'ingénieur.
Et en fait, mon école d'ingénieur offrait la possibilité de partir à l'étranger.
Donc, c'est arrivé à obtenir un diplôme dans une autre université.
Tu as remplacé ta troisième année de spécialisation.
Et t'as les faire ce diplôme.
Et donc, ça te permettait de...
Déjà d'avoir une expérience internationale
et puis de te spécialiser vraiment dans le domaine que tu voulais,
qui n'était pas forcément disponible à l'université,
enfin, dans l'école d'ingénieur.
Et donc, je suis parti dans une université qui s'appelle Carnegie Mellon,
qui n'est pas très connu en Europe,
mais pour le coup, en informatique, ils ont fait vraiment plein d'innovations.
Et donc, j'ai passé deux ans là-bas,
qui étaient vraiment des super années.
Et c'est là que j'ai eu l'occasion, en fait,
de prendre un cours sur l'info quantique,
parce qu'on a des électifs qui te permettent un peu de choisir.
Moi, mon domaine, c'est le machine learning.
Donc, rien à voir avec l'info quantique, mais je scrollais les cours,
et puis là, je vois l'info quantique, je me dis,
c'est marrant, ça va me prendre ça.
Et en fait, en école d'ingénieur en France,
j'avais déjà fait pas mal de mécaniques quantiques.
Donc, j'avais des bases que les autres élèves n'avaient pas forcément,
donc un peu plus de facilité.
Et donc, le prof vient me voir et me dit,
« Est-ce que ça te ferait plaisir de devenir mon assistant ? »
En fait, donc au début, c'est ce qu'il s'appelle teaching assistant,
donc tu crées des quizzes, tu corrige les devoirs, etc.
Et puis, à un moment, il me dit,
« Est-ce que ça t'amuserait de donner les cours ? »
Et donc, c'est comme ça que je me suis retrouvé, en fait,
à enseigner le cours, sur, sur, pendant quelques temps.
Et voilà, c'était vraiment super intéressant.
Et j'ai vraiment pu plonger dans ce domaine
qui n'avait rien à voir avec ma spécialité de base.
Est-ce qu'il y a toujours un bon concept dans le vice-disévième ?
Est-ce qu'il y a des ponts que toi, t'as vu,
avec ta formation machine learning,
in-tout quantique ou pas du tout ?
Je dirais que le pont, il est plus sur les maths.
En fait, les maths qu'on fait en prépa, les maths théoriques,
où tu te dis, en fait, ça sert à rien,
et bah quand tu fais de l'info quantique, ça sert.
Parce que dès que tu veux prouver que tes algorithmes y fonctionnent en vrai,
t'es obligé de faire des maths parce que c'est comme ça que tu prouves la théorie,
tu connectes la théorie de la mécanique quantique avec le calcul,
l'informatique, et ça, c'est des maths.
Donc je dirais que ça, c'était plus utile que le machine learning,
par exemple, qui est vraiment un domaine qui n'a rien à voir.
Même si maintenant, ils font des raisons de neurones quantiques,
c'est le nouveau truc.
Voilà. Oh wow, t'as le nom de...
Mais ça part, voilà.
T'as le bonus de base-world, là, il est assez derrière.
Je pense que tu peux lever pas mal d'argent avec...
C'est clair.
Et juste pour replacer dans le contexte, c'était en quelle année que tu as donné ces cours ?
C'était en 2020.
Ok, donc...
Récent.
C'est parfait.
C'est assez récent.
Il reste assez frais.
Nickel.
Et justement, on s'est dit que c'était l'occasion rêvée pour enfin comprendre
des choses que...
On ne comprend pas forcément.
On l'a dit, on a déjà parlé de t'ordinateur quantique, ça.
Mais il y a des trucs qui nous échappent un peu toujours parce que...
On ne prend pas le temps.
De se poser et d'essayer de comprendre.
Et bien justement, on s'est dit que c'était parfait, que tu étais le candidat pour nous aider à faire ça.
Et je fais ma petite intro et on se lance dans le livre du sujet.
On a...
On a tous déjà entendu parler, au moins une fois, de mécanique ou d'informatique quantique.
On sait construire un ordinateur quantique, c'est un sacré défi.
Mais le jour où on y parvient, on nous promet de faire des calculs beaucoup, beaucoup plus rapidement,
trouver peut-être de nouvelles molécules, de nouveaux traitements en médecine.
On pourrait casser les algorithmes de chiffrement.
Bref, les scientifiques n'attendent que ce moment.
Mais au fond, comment est-ce que c'est réellement possible ?
Par quelle magie ou plutôt par quelle théorie peut-on effectuer un calcul mathématique
plus rapidement avec un ordinateur quantique, qu'avec un ordinateur classique ?
Aujourd'hui, on va vous présenter un algorithme complètement inutile.
Il ne sert à rien.
Dans l'effet, l'objectif, il est inutile, mais il a une vertu, c'est nous apprendre très simplement,
sans concept mathématique obscure ou abscond, pourquoi, grâce à l'informatique quantique,
on va pouvoir faire certains trucs plus vite que d'autres.
Et à l'inverse, pourquoi l'informatique quantique n'aura pas d'impact sur la puissance de nos jeux vidéo,
par exemple, ou de l'intelligence artificielle ?
Et pour enfin comprendre tout ça, Martin va nous prendre par la main
de comment on évalue la complexité ou non d'un calcul,
à cette astuce apportée par l'informatique quantique qui justement change tout.
Martin va nous expliquer étape par étape.
Croyez-moi, aujourd'hui, on va enfin comprendre l'intérêt de l'informatique quantique.
Parfait.
C'est la plus longue intro de ma vie.
J'ai l'impression maintenant avec notre autre comme ça.
C'est clair.
En plus, nous avons du truc là à la fin, dans une heure, vous avez compris.
Oui, oui, oui.
Ben non, mais écoute, il faut viser la lune pour attendre les étoiles, n'est-ce pas ?
Donc déjà, merci beaucoup, Martin, d'avoir accepté notre invitation
et de t'emparer de cette tâche ardu, n'est-ce pas ?
Tu as été donc prof d'informatique quantique à l'université Carnegie Mellon en Pennsylvania.
Tu vas nous faire notre tout premier cours d'informatique quantique
pour qu'on puisse enfin comprendre pourquoi c'est si puissant.
Et pour commencer, je te propose de traiter une question.
C'est quels sont les avantages de l'informatique quantique face à l'informatique normale qu'on connaît nous ?
Alors c'est une bonne question, effectivement, quand on nous parle d'infos quantiques,
c'est un peu une technique magique.
On nous dit on va faire tout super vite, mais on ne nous dit pas concrètement qu'est-ce qu'on va faire.
Et surtout, c'est quoi la relation entre la mécanique quantique,
une théorie qui a été développée au début du XXe siècle pour expliquer le comportement des particuls,
de la lumière et l'informatique.
A priori, le lien n'est pas évident.
Et justement, il y a des scientifiques au XXe siècle,
dont on va parler parce que c'est eux qui ont créé l'algorithme d'aujourd'hui,
qui se sont dit que le comportement des particules,
de ces particules élémentaires, il est tellement différent de ce qu'on connaît nous à l'échelle macroscopique,
que ces propriétés vont pouvoir les utiliser pour pouvoir faire des calculs différemment.
Et c'est ce qu'on va voir, les comportements permettent de faire plein de choses en même temps,
que normalement tu dois faire une par une quand tu utilises un processeur classique.
Mais voilà, on verra plus en détail quand on va parler de l'algorithme en lui-même.
Donc la magie, c'est de passer un peu du séquentiel au parallèle, si on devait...
Exactement.
... lancer le...
C'est une excellente analogie.
... le mystère.
Déjà, qu'est-ce que ça veut dire ?
Aventages quantiques.
Qu'est-ce que concrètement ça représente ?
Effectivement.
Alors, l'avantage quantique, on a cette idée de, on va prendre un algorithme,
et on peut le faire plus vite en informatique quantique qu'en informatique classique.
Mais déjà, il faut définir ce que ça veut dire plus vite.
Quand on a parlé un peu, il y a en informatique une notion qui est très importante,
ce qu'on appelle la complexité.
La complexité, c'est tout simplement le nombre d'opérations qu'il faut pour résoudre ton algorithme,
en fonction de la quantité de données que tu as au départ.
Donc on va prendre un exemple simple, tu as un tableau de chiffre,
et tu veux compter combien de fois tu as le chiffre 5 dans ton tableau.
Tu vas regarder le premier élément, si c'est 5, tu comptes 1, sinon tu comptes 0,
tu regardes le suivant, etc., jusqu'à la fin.
Donc tu as une opération pour chaque élément du tableau,
si tu as n élément dans ton tableau, ça fait une complexité de n.
Donc quand c'est proportionnel comme ici, n, c'est ce qu'on appelle une complexité linéaire,
ça en général a un processeur moderne, il fait ça très bien,
tu as un million d'éléments, ça te fait un million d'opérations, tranquille.
Ensuite, tu as une catégorie de complexité plus élevée,
c'est ce qu'on appelle la complexité polinomial.
C'est par exemple, il faut parcourir tout ton tableau n fois.
Donc tu vas avoir n fois n opération, n au carré,
déjà c'est un peu plus problématique, parce que si tu as 1 000 éléments seulement,
1 000 fois 1 million, on voit que ça augmente quand même beaucoup plus vite que linéaire.
Ça en général, ça reste faisable.
Et enfin, tu as la troisième catégorie, on peut appeler ça les algorithmes maudits un peu,
c'est les algorithmes exponentiels.
C'est par exemple, à chaque fois que tu ajoutes un élément à ton tableau,
tu dois doubler ton nombre d'opérations.
Donc tu auras 2 fois 2 fois 2, etc. opération à 1 fois, ça fait 2 puissants saines.
2 puissants saines, à partir de 30 déjà, ça fait 1 milliard.
Et à partir de 50, c'est impossible à résoudre.
Ça te fait l'âge de l'univers en termes de temps de résolution.
Donc quand on parle d'avantage quantique, ce qu'on veut dire,
c'est qu'il faut qu'on trouve un algorithme qui a une complexité en classique,
qui est plus élevée qu'en quantique.
Donc par exemple, si on peut passer une complexité exponentielle
avec un processeur normal,
une complexité polynomial ou linéaire avec un processeur quantique,
ça c'est un avantage quantique.
Et l'algorithme qu'on va voir aujourd'hui, c'est un exemple de ça justement.
Très intéressant. Est-ce que avant qu'on enchaîne,
c'était un exemple d'algorithme avec une complexité n au carré par exemple ?
Oui, n au carré par exemple, c'était de trier un tableau.
T'as un tableau de chiffre, tu essaies de le trier, il faut de nombre.
Il faut être précis, tu essaies de le trier mais tu te prends un peu comme un manche.
Ça va être en n carré. Donc très vite, c'est un peu un problème.
Et exponentielle, il y a un exemple qui est très connu,
qui pour le coup a plein d'applications,
c'est ce qu'on appelle le problème du voyageur de commerce.
C'est à n ville, et tu connais la distance entre chaque ville,
et tu veux trouver le chemin le plus rapide pour connecter toutes tes villes.
Ça c'est un problème qu'a plein d'applications concrètes en logistique, dans les GPS,
et effectivement à partir de 30 villes, 40 villes,
déjà tu pourras jamais résoudre ton problème.
Donc dans les GPS ou les autres applications concrètes,
on utilise des algorithmes qui sont des approximations.
On triche.
On triche, exactement.
Qui ont des complexités plus faibles, souvent polynomial,
mais tu n'as pas un résultat exact, donc c'est pas idéal.
Si tu arrivais à les résoudres plus vite, ce serait parfait.
J'ai une question, t'as dit,
l'avantage quantique, c'est de passer d'une complexité exponentielle à factor éleveau,
ou l'héonlineaire.
Est-ce que avec le quantique, c'est possible aussi de passer d'une complexité linéaire ?
Si tu arrivais en théorie, ce serait un avantage quantique.
Ok, c'est possible aussi.
Je spoil un peu, mais l'algorithme qu'on va avoir aujourd'hui,
tu passes une complexité exponentielle à un.
Ok.
Donc c'est encore mieux que ce que tu proposes.
Ok.
Et justement, cet algorithme s'appelle Deutsch.
L'algorithme de Deutsch, Yojja.
Alors, prononciation approximative, c'est un ongroi,
mais du nom de David Deutsch et Richard Yojja,
qui sont les deux scientifiques qu'on a développés.
C'est un ongroi.
Et alors, justement, qu'est-ce que...
Qu'est-ce que...
C'est qui c'est le ongroi ?
Et qu'est-ce qui fait cet algoritme ?
Alors cet algorithme, le concept, il est assez simple.
En fait, tu as une boîte noire.
Cette boîte noire, elle contient une fonction.
Et comme toute boîte noire, tu ne peux pas l'ouvrir.
La seule chose que tu peux faire, c'est lui envoyer des requêtes,
et elle, elle va te donner une réponse.
Et le but du problème, c'est de déterminer des propriétés de ta fonction,
à partir des tests que tu fais.
Tu vas lui donner une entrée, elle va te donner une réponse,
et tu vas dire, ah, la fonction qu'elle donne, je pense qu'elle a telle ou telle propriété,
en fonction de ce qu'elle t'a répondu.
Donc si on prend un exemple très simple, on va dire que ta boîte noire,
elle a un bit d'entrée, soit 0 soit 1, et un bit de sortie.
Et le but du problème, c'est de déterminer
est-ce que la fonction, elle est constante,
ou équilibrée.
Constante, ça veut dire que quel que soit l'entrée que tu lui donnes,
la sortie, c'est la même chose.
Donc soit il te donne tout le temps 0, soit il te donne tout le temps 1.
Equilibrée, ça veut dire que une des entrées,
un des bits d'entrée te donne 0,
et l'autre bit d'entrée te donne 1.
Donc un exemple de fonction équilibrée, par exemple,
c'est ce qu'on appelle la fonction identité en mathématiques,
c'est en fait, il ne change pas l'entrée.
Tu lui donnes 0, il te renvoie 0, tu lui donnes 1, il te renvoie 1.
C'est équilibré, tu as une qui donne 0 et une qui te donne 1.
L'autre cas de fonction équilibrée,
c'est ce qu'on appelle la fonction inverse,
où la porte au nom en informatique, c'est ça te inverse ton entrée,
donc 0 te donne 1, et puis 1 te donne 0.
Voilà, il y a des exemples ici.
Et la première question qu'on va se poser,
c'est si tu es en informatique classique,
tu as un procès normal,
combien il faut que tu fasses de requêtes
pour savoir si la fonction est constante ou équilibrée.
Tu vas tester 0, tu obtiennes une réponse,
ensuite tu vas tester 1, tu obtiennes une autre réponse,
et tu vas comparer.
Si les deux valeurs sont les mêmes, c'est constant,
et si les deux valeurs sont différentes, c'est équilibré.
Donc si ta complexité est de 2,
parce que tu as dû faire deux requêtes
pour pouvoir avoir la réponse.
En info quantique, on peut faire mieux que ça.
C'est là qu'on va introduire un concept important en quantique.
Je pense que vous avez déjà entendu parler,
parce que c'est un peu le concept de base de la physique quantique,
c'est ce qu'on appelle la superposition.
Donc pour ça, on va prendre l'exemple le plus simple,
c'est l'atome d'hydrogène.
L'atome d'hydrogène, c'est l'atome le plus commun dans la nature,
le plus simple.
C'est un noyau avec un proton.
Et un électron qui tourne autour de ce proton.
On a souvent l'image d'une petite sphère
qui est en orbite autour d'une grosse sphère
à cause de la culture scientifique.
Mais en fait, cette représentation est assez éloignée
de la réalité physique.
Et une représentation qui est un peu plus précise,
ce serait un noyau, donc ça ne change pas.
Et autour, en fait, un nuage.
Et ce nuage, il représente
des probabilités de position de ton électron.
C'est-à-dire que ton électron, il n'est pas en haut ou en bas, par exemple.
Il est partout en même temps,
avec une certaine probabilité.
Et ce qui est très contraintuitif, c'est qu'au moment où,
par exemple, Michael, tu t'ennuies,
tu dis, je vais aller regarder la position de mon électron.
Tu regardes, au moment où tu regardes,
tu fais ce qu'on appelle une mesure.
Et à ce moment-là, ton électron va littéralement apparaître.
Je me déguimais parce que le terme est un peu imprécis,
mais il va apparaître quelque part sur une des positions possibles.
Donc s'il avait 50% de chances d'être en haut
et 50% de chances d'être en bas,
au moment où tu regardes, il apparaît soit en haut, soit en bas,
avec une probabilité de 50%.
Le problème, c'est que, ce qu'on appelle une mesure,
là, on a pris l'exemple de quelqu'un qui regarde,
mais en fait, dans la nature,
pratiquement toutes les interactions physiques, c'est des mesures.
C'est un photon, par exemple,
une particule de lumière qui vient frapper ton atome.
En fonction de la position de l'électron,
le photon ne va pas être absorbé par ailleurs.
Donc c'est une mesure.
Un choc entre deux atomes, c'est une mesure.
Toutes les interactions sont des mesures.
C'est pour ça que c'est aussi compliqué de faire des ordis quantiques en vrai.
Ça vous l'avez un peu abordé dans d'autres émissions.
Parce que, toi, quand tu fais de l'informatique quantique,
tu veux maintenir cet état de nuage.
Dès qu'il y a une mesure, tu repasses, en fait,
dans l'informatique classique,
puisque ton électron apparaît à un endroit précis.
En gros, cette interaction le détermine.
Exactement.
Ça s'appelle la décohérence.
C'est ça le terme technique pour ça.
C'est le fait de mesurer de vouloir savoir, entre guillemets,
la position de l'électron qui fait qu'il va repasser dans un état classique
et apparaître à un endroit précis.
Avant ça, il est partout en même temps.
C'est moi, je n'avais jamais réalisé que c'était...
Enfin, je n'avais jamais réalisé que c'était ça qui était à l'origine
de la complexité de construire l'objet physique.
C'est ça.
En fait, on veut maintenir des chats de Schrödinger dans leur état indéterminé.
Et on perd s'ils se déterminent à un moment, on n'avait pas décidé.
Exactement.
C'est pour ça qu'on dit souvent que les ordis quantiques,
il faut les refroidir quasiment au zéro absolu, à moins de 173, 18 celsius.
C'est parce que la température, qu'est-ce que ça représente en physique,
c'est les chocs entre les molécules ou les atomes dans une matière.
Et donc, à chaque fois qu'il y a un choc, il y a une décohérence
et tu perds ta superposition.
Donc, ce que tu vas faire, c'est que tu vas refroidir ton matériau
afin que les atomes bougent quasiment plus
et il y ait presque plus d'interactions.
C'est ça le but.
Les gens disent souvent, c'est pour les superconducteurs,
mais en fait, c'est pas vrai parce que les superconducteurs,
ça fonctionne à des températures, peut-être un demi-Kelvin, ça marche.
Alors que les ordis quantiques, ils sont refroidis à 10 000 K,
des températures beaucoup plus basses et en général, c'est à cause de ça.
Mais du coup, quand on est dans le zéro absolu,
l'électron continue de bouger, j'imagine,
mais c'est son mouvement qui a ralenti
ou c'est les interactions entre les atomes,
les uns à côté des autres ?
Ce qui est ralenti quand la température,
c'est vraiment les chocs entre les atomes.
C'est ça que ça représente.
En l'occurrence, déjà, tu ne peux pas attendre exactement les oeuros absolus.
C'est à dire toujours, tu vas t'en rapprocher,
plus tu vas mettre de l'énergie pour refroidir,
plus tu vas t'en rapprocher, mais c'est une limite,
tu n'as pas d'un jamais.
Tu vas tomber à des millis Kelvin ou moins.
Et le mouvement de ton électron,
en fait, ce n'est pas vraiment un mouvement.
C'est là que ça rentre un peu dans ces niveaux d'énergie.
Donc, si tu lui donnes, par exemple, un photon,
ça va lui apporter de l'énergie à ton atome,
donc ton électron va bouger sur une zone d'énergie au-dessus.
Donc ça, c'est maintenu.
Le fait de refroidir ne gêne pas la superposition pour répondre à ta question.
Et juste avant qu'on enchaîne,
est-ce que cette image, cette analogie du nuage autour de la molécule,
à quel point c'est éloigné de l'arrêté ?
Enfin, c'est quoi les faiblesses de cette analogie ?
Alors, les faiblesses, c'est que, par exemple,
il y a plein d'exemples,
dans la théorie quantique de base,
ce n'est pas vrai pour ce qui a été fait plus tard au XXe siècle,
mais dans la physique quantique à l'origine,
la distribution de position de ton électron,
on appelle ça la fonction d'onde.
Cette fonction d'onde, si tu suis les maths,
elle s'étend sur tout l'univers.
Donc ça veut dire que notre représentation,
quand on a fait notre nuage,
en fait, notre nuage, il prend tout l'univers,
mais tu ne pourras pas le représenter.
Est-ce que ça veut dire
qu'il y a une probabilité de chance très basse
pour que ton atome d'hydrogène que tu es en train de regarder là
a un instanté, son électron, il est à des milliards de kilomètres ?
Oui. Alors, encore une fois, dans la théorie de la quantique de base,
oui, c'est-à-dire que tu peux mesurer ton électron, il est là,
ensuite, il repasse en superposition,
une seconde plus tard, tu le remesures, il est à l'autre bout de l'univers.
Exactement, d'accord.
Là, c'est ce que montraient les maths.
Ils se trouvent qu'ils ont fait d'autres recherches plus tard
dans les années 40, 50, parce qu'en fait, ça,
ça a imposé un problème, c'est que ça rentre en conflit
avec une autre théorie en physique, qui s'appelle la relativité.
La vitesse de l'élu.
La relativité.
La relativité dit que tu ne peux pas aller plus de que la lumière
pour une particule qui est une masse positive.
Un électron, c'est une masse positive, donc il y a un petit problème.
Et en fait, là, on diverge un petit peu,
mais ils ont développé un truc qui s'appelle la théorie quantique des champs,
qui applique des règles relativistes aux électrons,
qui fait de la quantique relativiste.
Et dans ce cas-là, t'as des équations,
un truc qui s'appelle l'équation de Dirac,
qui est une équation plus générale que celle de la quantique de base.
Et là, ça, c'est plus possible.
Ok.
Voilà.
Mais...
On a affiné le modèle.
On a affiné pour...
Et encore, ça marche pas parfaitement.
Là, ça sort un peu de mon domaine de compétences,
ça devient vraiment de la recherche hyper moderne.
Mais l'équation de Dirac, ça ne permet pas de tout prévoir, déjà.
Et puis, c'est encore plus compliqué que les équations de base de la quantique.
Donc, en général, quand tu fais de l'ingénierie,
ça, c'est un truc de matueux.
C'est pour les gens qui aiment des trucs précis.
Les équations de base, ça marche très bien.
Ça marche très bien.
Ça marche très bien.
La probabilité qu'il apparaisse sur le bout de l'univers,
de toute façon, en fait, c'est virtuellement ses zéro,
tellement faible que ça n'arrivera pas.
Mais mathématiquement, c'est...
Et juste pour le fait, c'est une consommable.
C'est une équation, donc théorie, ça marche.
Le fait de savoir pour le fait de savoir.
On en revient à d'un fameux algorithme de Schor.
Je l'ai oublié.
L'algorithme de Dutch, c'est juste un truc.
Alors, je ne sais pas si on vous l'avait montré ou pas encore,
mais ils ont réussi à obtenir une vraie représentation
du nuage dont je parle.
Je ne sais pas si il y a eu un roman.
Je le sais, là.
Exactement.
Ça, en fait, c'est une vraie...
C'est un rendu.
Alors, comment ils l'ont fait, parce que vous allez me dire,
on ne devraient pas pouvoir le voir, ce nuage,
parce que dès que tu me dis,
il apparaît un endroit précis.
C'est un atom d'hydrogène, là.
Ça, c'est un atom d'hydrogène.
Et en fait, ce qu'ils ont fait,
c'est qu'ils ont fait un canon à atom d'hydrogène.
Ils envoient un atom d'hydrogène,
ils mesurent la position de l'électron.
Ça donne un petit point.
On voit que c'est plein de petits points ici.
Et ils le font sur plein, plein, plein d'atomes d'hydrogène.
Et en fait, du coup,
tes électrons, ils vont apparaître
à tous les endroits possibles.
Et en fait, ta distribution statistique,
elle va converger vers la vraie probabilité.
Et donc, ça te donne ton nuage comme ça.
Très marrant.
En fait, c'est comme l'impact d'un canon d'hydrogène
à d'une mitraillette à hydrogène.
Voilà, c'est une mitraillette à hydrogène.
Et tu mesures tous les points.
Et statistiquement,
ça te donne à la fin la distribution.
Ça te donne à la fin la distribution.
Et tu fais avec des éléments plus lourds,
tu verras les différentes couches.
Exactement, sûrement.
Alors déjà, sur un atom d'hydrogène,
on voit qu'il y avait un peu les couches.
Mais effectivement, ce sont des éléments plus lourds.
Tu peux t'appuyer d'électrons.
Énorme.
En fait, c'est vraiment marrant.
Mais on va revenir au problème.
Si on revient à notre fameux problème,
est-ce qu'on peut faire un exemple
de ce que ça donnerait, du coup,
qu'on le résolvait avec un ordis quantique ?
On va l'appliquer, exactement.
Notre principe de superposition,
on a vu qu'on pouvait être...
On pouvait avoir des probabilités d'état.
Donc dans notre boîte noire,
au lieu de lui donner soit 0 soit 1 à l'entrée,
on va construire un état superposé.
Cet état va être 50% 0 et 50% 1.
Et ça, on va l'envoyer dans la boîte.
Et la boîte, elle a le bon goût
de traiter chacune des états,
indépendamment.
Donc par exemple, si la boîte,
c'est la fonction constante,
50% 0, 50% 0,
ça donne 50% 0,
et 50% 1,
ça donne aussi 50% 0,
puisque le 1 devient 0.
Donc ça donne 50% 0 plus 50% 0,
ça donne 0, tout simplement.
On voit là un peu en haut.
J'ai pas compris.
Avec le visuel, c'est plus simple.
Je sais pas si tu vois en haut à gauche.
Constante 0, ça veut dire...
Constante 0, c'est la fonction dans la boîte.
Ça renvoie toujours quelques soins lignes ?
Ça renvoie toujours 0,
donc on va traiter
chaque élément de notre état,
indépendamment. Le 50% 0,
il se donne 50% 0,
et le 50% 1, il donne aussi 50% 0,
puisque ça renvoie tout le temps 0.
Donc à la fin, t'obtient 50% 0 et 50% 0,
ça te fait 0.
Donc, ta fonction est appliquée
individuellement
à chacun de tes états superposés,
et ça te donne
l'ensemble des résultats d'un coup.
Exactement.
Mais contenu dans la superposition.
T'as calculé tous les états d'un coup,
parce que tu les as superposés,
il va les traiter chacun tout seul.
Mais là, du coup, c'est comment tu obtien tes résultats,
puisque tu as un truc superposé,
que si tu le lis, tu vas détruire une partie de l'infos.
C'est une excellente question,
et quand on construira le circuit à la fin,
ce qu'on va mesurer à la fin,
c'est pas le résultat de la boîte,
c'est autre chose.
Il va nous donner notre réponse,
mais ce ne sera pas directement
la réponse de la boîte,
puisque, comme tu dis, vu que c'est superposé,
si tu meures tout de suite,
tu obtiens 0 ou 1 et tu n'auras pas ta réponse.
Parce que le fait
que ton état superposé
passe dans la black box
ne le détermine pas.
Ça ressort dans un état superposé.
Non, c'est exactement ça.
On conserve cette superposition
tant que tu n'entends le circuit.
Donc l'observation à la fin,
c'est elle qui va déterminer
la position,
mais toutes les étapes avant dans ta construction,
ça reste superposé tout le long.
Tant que tu n'entends pas l'intérêt d'un nordic antique,
tu peux faire des calculs
tout en gardant la superposition.
Alors que si tu le faisais avec un nordic classique,
dès que tu fais un calcul, ça mesure.
D'où le parallélisme.
Donc là, c'était une image.
Je disais, il traite chaque...
Et à la fin, tu obtiens un état superposé.
Effectivement, quand on va le construire à la fin,
ce serait un peu différent.
Mais dans le concept, on voit qu'on a testé tout d'un coup.
Donc en fait,
sur une fonction constante,
pour reprendre l'exemple,
notre 50% 0 plus 50% 1
va nous donner soit 0 soit 1
en fonction de la fonction X.
Alors que si c'est une fonction équilibrée,
il y a 50% 0,
il va nous donner 50% 0, par exemple,
c'est la fonction identité,
et 50% 1, il va donner 50% 1,
puisque un des deux donne 0 et l'autre donne 1.
Et donc, on obtiendra un état qui est superposé à la sortie,
qui est différent des fonctions constantes.
Et donc, on voit que,
avec un seul calcul, une seule requête,
on a pu déterminer
si la fonction est soit constante, soit équilibrée,
à partir de l'état qui sort de la boîte.
Et donc, on est passé d'une complexité de 2,
avec un ordinateur classique,
à une complexité de 1.
Je peux poser une question, ça va être naïf, je pense, mais...
Parce qu'à ce moment-là, dans les exemples que tu montres,
on n'a pas encore mesuré.
On n'a pas encore mesuré.
Donc, en fait, quand l'état est superposé sort,
et que, par exemple,
je ne sais pas si tu peux rebalancer un exemple
pour illustrer ma question, mais...
Par exemple, on a 50% 0 et un 50% 1,
et en sortie, on a 50% 0 et 50% 1.
Et si là, par exemple, on mesure et qu'on trouve 1,
qu'est-ce que ça veut dire ?
C'est pour ça qu'on ne va pas mesurer tout de suite.
Ok, c'est l'état d'après.
C'est une super question.
C'est vraiment pour l'image,
pour qu'on comprenne qu'on va obtenir des états différents.
Mais quand on va...
Il reste un effet.
On n'a pas fini la logique.
On n'a pas fini.
On ne va pas mesurer l'état que tu vois à la fin,
50% 0 et 50%.
C'est pas ça qu'on va mesurer.
On va mesurer un truc un peu différent.

Mais dans l'idée, ce qu'on voit, c'est que,
en une seule requête,
on peut obtenir des états différents à la sortie,
en fonction de la fonction à l'équilibre.
Et ça, on l'a fait avec un seul calcul.
C'est super puissant.
Donc là, on n'a pas eu une complète, c'était 2 à 1.
Mais pour l'instant, on en voit déjà que un seul bit.
Oui, c'est ça.
Je voulais me dire, 2 à 1,
on s'en nuit à faire un rd quantique, c'est un peu désormais.
Mais sauf que là, on va passer au cas général.
Le cas général, c'est pareil.
Tu as ta boîte noire, tu as un bit de sortie, ça ne change pas.
Mais maintenant, au lieu d'avoir un bit d'entrée, tu en as n.
Donc,
une entrée, c'est une combinaison de n bits.
Tu peux avoir 0, 1, 0, 1, etc. n fois.
Et le but, c'est toujours de savoir
si la fonction est constante ou est-ce qu'elle est équilibrée.
Constante, ça veut dire que quelle que soit ce que tu lui donnes,
elle te donne la même sortie. Ça ne se change pas.
Equilibrée, ça veut dire que la moitié des entrées te donnent zéro
et l'autre moitié, elle te donne un.
Alors il y a un troisième cas possible,
ça pourrait être que ce n'est pas moître moître.
Il faut avoir une entrée qui te donne zéro,
toutes les autres qui te donnent un.
Ça, on va dire que ce n'est pas possible.
C'est soit tout pareil, soit moître moître.
OK.
La première question, c'est maintenant, on le voit un peu à l'écran.
Donc, ta n bit en entrée,
et puis, elle te fait un calcul
et elle te sort un bit en sortie, soit 0, soit 1.
Donc, la question, c'est
déjà combien il y a de combinaisons possibles
d'entrer sur ta boîte.
Ta n bit, le premier bit, ça peut être 0, 1.
Donc, c'est depuis sans scène.
Exactement. Ta 2x2x2 nx.
Maintenant, tu veux résoudre ton problème
avec un ordis classique.
Qu'est-ce qu'il faut, combien de
combinaisons différentes, il faut tester.
Si tu testes la moitié
des combinaisons différentes, et qu'elle te donne toutes zéro,
tu ne sais pas si c'est la fonction constante
égale à zéro, ou si tu es tombé pile
sur la moitié de la fonction équilibrée,
tu n'as juste pas eu de chance.
Donc, tu testes une de plus, et à ce moment-là,
si c'est la zéro par exemple, tu sais que c'était constant,
et si c'est un 1, tu sais que c'était une fonction équilibrée.
Donc, la moitié de depuis sans scène,
c'est depuis sans scène divisé par 2,
et plus ça, le détail on s'en tape un peu,
ce qui compte, c'est de voir que c'est exponentiel.
Donc, ça veut dire que ce problème-là,
à partir de 50 bits d'entrée
en infos classiques, c'est impossible
à résoudre.
Jamais, tu as la réponse.
C'est marrant parce que tu le vois comme ça,
tu te dis qu'il a l'air un peu inoffensif.
Ouais, tu dis c'est tout con, tu testes et puis...
C'est juste, en plus, tu as que 2 sorties,
tu as 2 sorties, tu as 0 ou 1.
Ouais.
Et en fait, ça, on ne saurait pas avoir la réponse.
Tu ne peux pas, il n'y a pas d'algorithme,
en tout cas, on ne le connaît pas,
qui permet de résoudre ça dans un temps raisonnable,
avec juste 50 bits d'entrée, ce qui ne mène pas beaucoup
dans un circuit.
En infos quantiques,
on va faire le même principe.
Tu vas prendre le premier état possible, que des 0.
Tu vas le superposer avec le 2e état,
1 et que des 0.
Tu vas le superposer avec le 3e état,
1, 1, 0, 0. Tu vas prendre tout tes 2 pis sans scène état,
tu vas faire un bon gros nuage
d'état superposé.
Tu vas balancer ça dans la boîte.
On a vu que la boîte, elle va traiter
chaque état indépendamment.
Donc si par exemple, la boîte, c'est la fonction constante
égale à 0,
chaque état va te renvoyer 0 avec les probabilités,
ça va juste te donner 0.
Si c'est la fonction constante égale à 1, pareil, ça te donne 1.
Par contre, si c'est une fonction équilibrée,
on a vu que la moitié des états te donnent 0
et l'autre moitié te donne 1.
Donc, en sortie, tu obtiendras 50% 0 plus 50%.
C'est un état différent.
Donc en fait, avec juste 1 entrée,
j'ai obtenu un résultat différent
en fonction de si c'est constant ou équilibré.
Donc je suis passé d'un truc
que tu peux pas résoudre.
1 entrée, c'est instantané.
Tu peux avoir 1 milliard de bits d'entrée
en quantique,
j'obtiens instantanément mon résultat.
C'est dingue.
Parce qu'en fait, on a testé tous
les états d'un coup
en les superposant.
C'est ça, en fait,
la magie.
C'est que tu peux paralléliser,
c'était le terme que tu utilisais,
qui est une vachement bonne analogie,
tu peux
paralléliser le calcul de tous les états
possible en une fois.
Et donc, ta complexité, elle passe de 2 puissants saines,
impossible, à 1.
Et donc ça répond à ta question de tout à l'heure.
C'est instantané.
C'est ça, la grippe de Dutch.
On le rappelle,
pour ce qui est à un débarque,
il ne sert à rien.
Il ne sert à rien.
Il n'existe aucun domaine,
tel quel est-il, mais
c'est effectivement
apporté d'esprit pour comprendre
qu'il existe
une gamme de problèmes
qui rentrent dans la sphère
de ce qui est possible de résoudre.
Et en fait, surtout,
il ne sert à rien, mais il te donne quand même
une très bonne intuition de quel type de problème
bénéficie
de l'informatique quantique.
Vous nous n'en avez l'exemple tout à l'heure en disant
que ça ne sert pas à grand chose en 2024
d'avoir un PC quantique chez toi.
Parce que si tu joues à un jeu, par exemple,
l'indicantique ne va pas servir à grand chose.
Effectivement, quand tu joues à un jeu,
ce que fait ton processeur, ou ta carte graphique en l'occurrence,
c'est d'afficher des images sur ton écran
et ça, on a affiché le plus possible, 50, 150 par seconde.
Afficher une image
sur un écran, intuitivement, je dirais que c'est linéaire
avec le nombre de pixels, donc c'est une complexité en N.
Un ordicantique, il ne fera pas mieux,
tu ne pourras jamais être instantané là-dessus.
Et même, il fera probablement ça moins bien
parce que tu auras moins de qubits dans ton ordicantique
que de bits sur un processeur normal
pour des raisons d'ingénierie.
Donc ça, les ordicantiques, pour les tâches très simples
qu'il faut faire plein de fois, très mauvais.
Par contre, les problèmes où tu as une prédiction à faire,
mais que cette prédiction
dépend de plein de paramètres,
comme dans notre cas où tu avais 0, 1 à la fin,
mais tu as plein de paramètres d'entrée,
ça, ils sont hyper forts.
Par exemple, on parle souvent de la météo.
La météo, c'est exactement ça.
Tu as une prédiction, une fois par jour,
en gros, est-ce qui fait beau, est-ce qui pleut ?
Donc c'est presque un bit.
Mais par contre, est-ce qui fait beau, est-ce qui pleut ?
Ça dépend de plein de trucs.
Les courants d'air chaud, la pression atmosphérique,
j'en sais rien, tu as un million de paramètres.
Et donc tu vois que conceptuellement,
tu vas pouvoir faire la même chose.
Au lieu d'en prendre une combinaison de facteurs
et de les tester, en fait,
tu prends tous les paramètres
possibles, les combinaisons de paramètres possibles,
toutes les combinaisons de pression atmosphérique,
toutes les combinaisons de température, ce que tu veux,
et tu vas tout calculer en même temps.
Et donc tu auras ta réponse instantanément, en fait,
pratiquement.
Mais du coup, pour craquer des codes, c'est chiant, quoi.
Pour craquer des codes, le cryptage-RSA,
c'est à ça que je pense que tu fais une référence,
c'est exactement la même chose.
Le cryptage-RSA,
pour rappeler juste pour ceux qui nous regardent,
c'est que tu as un nombre très, très grand,
ce qu'on appelle une clé,
et tu cherches à le décomposer en facteur premier.
C'est à dire que tu cherches deux noms premiers et très grands,
donc la multiplication te donne ta clé.
Ça, c'est pareil, c'est exponentiel.
Sauf qu'avec un ordite quantique,
tu vas pouvoir tester plein de combinaisons de noms premiers en même temps.
Alors dans le principe, c'est un poil le plus compliqué,
ce ne sera pas instantané, ce sera quand même polinomial.
Mais tu vois que tu vas pouvoir paralyser, en fait,
le calcul, ton bruit de force,
quand tu vas tester plein, plein, plein de noms premiers,
tu vas en faire plein en même temps.
Et ce qui est aujourd'hui une clé suffisamment sécurisée
pour résister des milliards d'années,
pourrait rentrer dans la sphère de ce qui est calculable.
Exactement.
En fait, le cryptage RSA, c'est depuis 100 ans,
de la complexité avec la taille de ta clé en bit.
Donc on a vu, à partir de 50 bits de longueur sur ta clé,
tu ne le résous jamais.
En quantique, c'est polinomial,
donc avec un ordite quantique un peu énervé,
ça se fait très très bien.
Il y a un algorithme qui existe déjà,
vous l'en aviez parlé,
ça s'appelle l'algorithme de Chor,
et ça fait exactement ça.
Ça résout, en fait, RSA, parfaitement.
Donc en gros, l'algorithme de chiffrement
qui fait marcher et qui sécurise l'ensemble d'Internet aujourd'hui,
a déjà la théorie, la version de ce que vous avez vu
à l'écran mais en plus compliqué évidemment.
C'est pour ça qu'on n'a pas pris un exemple.
La théorie existe déjà,
c'est juste l'ordite n'existe pas encore pour le faire tourner.
Je dirais qu'il y a que les ordi,
je ne les ai pas testés,
mais avec les ordi d'IBM aujourd'hui,
ils ont 1000 qubits à peu près,
on peut regarder.
Donc quelqu'un a déjà le pouvoir de crever toutes les codes.
Encore de table l'IBM, tu vois, je ne sais combien de milliards,
tu as attention à ce que tu fais.
Et donc tu as donné un exemple,
Météo, c'est vraiment hyper...
Effectivement, c'est vachement plus clair maintenant pour...
Le chemin le plus court, j'imagine aussi...
Le problème du voyageur de commerce.
Alors ça, je ne sais pas si un algorithme quantique existe,
il y a toujours un challenge,
même si sur le principe, ça devrait marcher,
il faut le construire après ton circuit.
Je ne sais pas si quelqu'un l'a fait.
Mais sur le vrai, c'est le même principe, c'est exponentiel.
Tu as plein de conditions différentes,
tu devrais pouvoir tester un peu tout en parallèle.
Tu sais pourquoi on prend souvent aussi souvent des exemples
dans la médecine ou dans la découverte de Météo,
des choses comme ça ?
La médecine, je pense tout ce qui est repliment de protéines.
A mon avis, c'est un peu la même idée.
En fait, tu as un nombre exponentiel de manière
de replier ta protéine en fonction de sa structure
avec le nombre de bras.
Alors tu sais que c'est un peu ta spécialité,
donc peut-être que tu sais mieux.
Le problème des repliments de protéines,
c'est qu'en fait, ce qui est super intéressant
dans ce domaine de recherche là,
c'est que souvent on a la séquence des acides aminés
dans une protéine, mais ce qui est intéressant
dans l'activité d'une protéine,
c'est comment elle se replie spécialement.
Et ça, en fait, on a beau avoir la séquence des acides aminés.
On a du mal à reproduire avec des ordinateurs
comment est-ce qu'elle va se replier
et comment est-ce qu'on va pouvoir prédire
où est son site actif pour savoir quelle propriété elle a
et comment elle agit chimiquement sur d'autres molécules.
Et du coup, en fait, pendant très longtemps,
on a essayé de prédire les nuages électroniques
autour de ces molécules-là
pour essayer de comprendre comment elle se replierait,
mais c'est souvent des hypothèses.
Et du coup, ce qui est très intéressant,
c'est des montagnes de calcul.
C'est super compliqué de prédire la position
de chaque élément atomique dans une molécules
parce qu'il y a beaucoup d'interactions
dans un champ électronique entre les atos
et les noyaux et tout ça.
Et donc, je pense que c'est pour ça
que ça a été très difficile de le faire.
Physiquement, on peut les mesurer.
Ce qu'on fait, c'est qu'on produit les protéines.
On les fait produire par des bactéries
qui ensuite, elles se replient biologiquement
dans la cellule.
Et après, on les cristallise.
Donc, on les fige dans l'espace.
Et on peut mesurer la position
des nuages électroniques dans ces cristaux-là
avec des machines.
On peut mesurer, donc on les voit.
Et c'est comme ça qu'on arrive
à définir la structure d'une protéine dans l'espace.
Mais en fait, ça coûte super cher.
C'est super dur à faire.
Et en fait, ce qui serait bien, c'est à partir de la séquence
pouvoir déterminer la structure de la protéine
sans avoir à passer par la cristallisation,
la cristallographie.
Et du coup, c'est comme si on
on démultipliait en mode budget limité
le nombre d'expériences de dollars.
Exactement.
En fait, c'est super cher de cristalliser
une molucule et de la fixer et tout ça
si on pouvait exister cet état-là
et juste prédire le calcul
grâce à la compétitivité.
C'est justement de l'algot de...
Ça nous fera gagner énormément de temps
juste pour comprendre ce qu'une molucule fait
où est son site actif et comment elle marche
et quelle réaction chimique
elle catalyse aux détruits.
Ça a bien l'air en tout cas.
Ça ressemble à une prédiction
comment tu replis ta protéine.
Et en fait, ça dépend de...
C'est probablement une complexité exponentielle
avec le nombre de composants que tu as.
Exactement.
C'est typique.
C'est typique.
Et justement, tu mentionnais un ordis qui...
Une société qui s'est fait aussi un nom
dans les domaines de l'ordinateur quantique,
c'est IBM.
Et justement, tu nous as proposé
de potentiellement faire un live,
un test,
où on construirait un circuit
dans le simulateur quantique de IBM.
Oui. Alors, IBM, effectivement,
c'est...
Alors, il y a plein de boîtes dans le secteur,
mais IBM,
il y a beaucoup de gens qui considèrent
qu'ils sont un peu leader actuellement
parce qu'ils sont pris très tôt.
Et en fait, ils proposent une plateforme.
Déjà, ils ont leur propre librairie.
Pour coder, je crois que Microsoft
a aussi leur propre librairie.
Alors, attends.
Tac.
Il y a beaucoup de choses.
Ici, ça, c'est le plus important au centre.
C'est mon réseau quantique.
Donc là, j'ai 1, 2, 3, 4 qubits.
Et j'ai ce petit C.
Là, c'est le C de classique.
Qu'est-ce que c'est ?
C'est la fin quand j'aurais fini tout mon calcul quantique.
Enfin, je fais une mesure.
Cette mesure, je vais l'envoyer sur un bus,
sur un élément classique.
Et j'ai 4 bits classiques pour mesurer.
Donc, on va simplifier.
On va mettre un seul qubit au début.
Pour que ce soit un peu plus simple.
Tac.
Et ce qubit, je vais le mesurer sur un bit classique.
Ça, c'est le calme plus simple.
Ensuite, à droite, j'ai...
ce qu'on appelle KSM.
C'est la librairie, en fait,
enfin, Qiskit, pour être précis,
c'est la librairie d'IBM pour développer.
Donc, si vous voulez faire du code,
vous pouvez écrire ce code-là.
Et ce qui est trop bien, c'est que c'est dynamique.
Si j'ai glissé un truc là, vous voyez que ça a rajouté une ligne.
C'est très beau en live.
Donc, ça permet de faire un peu joujou dans le...
C'est un peu le scratch de la programmation quantique.
Exactement. C'est le nocode.
Et après, une fois que tu progresses,
tu peux passer avec du vrai code.
Ensuite, là, on a 2 représentations.
Alors, celle de droite, c'est l'accus-faire.
On ne va pas trop en parler.
Ce qui est important, c'est à gauche.
À gauche, c'est quoi, c'est le résultat de ma simulation.
Donc, on voit qu'actuellement, j'ai un qubit.
Et ça marque 100% 0.
C'est-à-dire quoi, ça veut tout simplement dire
que mon qubit, il est initialisé sur 0.
Donc, pour l'instant, rien de très spécial.
Ok.
Alors, il y a 3 portes logiques
dont on va avoir besoin pour l'algorithme de Deutsch.
La première porte, c'est celle-ci.
C'est une porte non en informatique normale.
Donc, ça inverse mon bit.
Et on voit que, au moment où je l'ai mis, je suis passé de 0 à 1.
Donc, jusque-là, vraiment, ça inverse mon bit.
Rien de très particulier.
L'autre porte qui est importante, c'est cette porte I.
Pour identité, en fait, ça ne fait rien.
C'est juste pour pouvoir exprimer
que l'on passe dans une porte identité,
mais on voit que ça ne change pas à l'entrée.
Et la dernière porte,
parce que pour l'instant, on n'est que dans du classique,
c'est une porte quantique, c'est la porte H.
Ça s'appelle une porte d'Adamard.
Et qu'est-ce que ça fait ?
On voit que quand je la mets, je passe à 50% 0, 50% 1.
T'es superposé, là.
J'ai superposé, exactement.
C'est ça qui va nous permettre de faire des trucs un peu intéressants.
Et cette porte, elle a bon goût
de nous permettre de passer de la classique à la quantique,
de créer une superposition, mais également l'inverse.
Si je remets une deuxième porte H,
on voit que je repasse à 0.
Donc, elle inverse son propre rôle.
Elle te permet de passer de la classique à la quantique
et ensuite de la quantique à la classique.
Mais elle ne change pas l'état.
En fait, elle se transforme ton état au début à 0.
Ensuite, une fois que je suis ici...
Là, il n'y a pas un vrai ordinateur quantique.
Non, là, c'est un simulateur.
Et après, à la fin, tu peux l'envoyer sur un vrai ordinateur quantique, si tu veux.
On ne va pas pouvoir le faire aujourd'hui.
Malheureusement, j'ai regardé ce matin, il y a 5 heures d'attente.
Donc, le vrai ordinateur quantique, on pourrait le faire,
c'est 5 heures d'attente, mais le simulateur te donne le même résultat
moyennant un peu de bruit.
Donc, ça permet de tester plus vite.
Donc, voilà, notre porte H, elle permet de passer en quantique
et de redescendre dans un état standard.
Est-ce que c'est que ce qu'on a un peu sur les cons, on va le bas ?
Le bas, ah oui, mince.
Ah, raté.
Ah, flûte.
Ça m'a...
Je sais que le pad...
Non, je pense que c'est pas possible.
Je pense que c'est pas possible, c'est pas grave.
T'inquiète pas.
Bon, on voit un peu que tu aimes le 0 et on refrape peut-être le...
Ouais, ouais, c'est pas grave.
Je pense que les gens voient...
On voit à gauche, c'est 0 et à droite, c'est 1.
Pour les cons.
Donc, on va repasser sur...
Non, on a des trucs simplifiés.
Alors, cette fois, je vais mettre un 2 qubits.
Alors, vous allez me dire pourquoi on a 2 qubits ?
Dès l'heure, on a vu notre porte.
Dans le cas simplifié, on a un bit d'entrée, un bit de sortie.
On doit avoir un seul qubit.
Malheureusement, on peut pas faire ça en informatique quantique,
parce qu'il y a un truc hyper important, ce qu'on appelle la réversibilité.
En fait, la réversibilité, c'est l'idée que,
si tu regardes, tu te places à la sortie de ta boîte,
tu regardes ce qui sort,
et tu connais la fonction qui est dans la boîte,
tu vas pouvoir recréer l'entrée à partir de la sortie.
Par exemple, si ça a fonction identité,
ça marche si je reçois 0 et je sais que c'est identité,
je sais que l'entrée, c'était 0.
Par contre, si c'est une fonction constante,
ça marche plus, parce que si je reçois 0,
je sais pas si c'était 0, 1...
Ça écrase l'input, en fait.
Ça écrase l'input, exactement.
Ça, en info quantique, c'est pas possible.
Alors pourquoi c'est pas possible ?
En fait, la nature, elle est réversible.
L'information, quand il y a une transformation d'information dans la nature,
cette information, elle va quelque part.
Y compris quand tu fais de l'informatique classique,
quand tu fais de l'informatique classique, disons que tu as une porte ou,
par exemple, tu as deux entrées, une sortie,
et ça te fait le ou entre tes deux bits.
Tu vas dire, il y a une sortie pour deux entrées,
tu as forcément une paire d'informations.
Mais en fait, ta information, elle n'est pas perdue à l'échelle de l'univers.
Elle est quelque part.
Ça peut être ton transistor qui chauffe,
ça peut être un autre fil électrique qui passe
pour créer ton transistor et l'info va quelque part.
Mais l'info, elle est quelque part dans l'univers.
Alors en info classique, on s'en fout,
on la met à la poubelle l'information,
et nous, ce qui nous intéresse, c'est juste le résultat de ton calcul.
En quantique, tu peux pas faire ça.
Parce que quand tu mets un truc à la poubelle,
en fait, ce que tu fais, c'est que tu le mets au contact de l'univers.
Si, par exemple, ça chauffe ton transistor,
ton information, elle est mise au contact de l'univers.
Si elle est au contact de l'univers, elle va être mesurée, maman.
On a vu, il y a les photons, c'est des mesures,
les chocs, c'est des mesures.
Si elle est mesurée,
tu perds ta superposition.
Et ça, c'est une catastrophe.
Parce que nous, quand on fait de l'info quantique,
on veut rester dans cet état superposé,
dans ce nuage, le plus longtemps possible,
jusqu'à ce qu'on ait fini notre calcul.
Et là, nous, on va faire une mesure,
mais c'est au moment où on veut, c'est notre mesure à nous.
Si il y a une mesure qui s'effectue avant
à cause d'un photon parasite qui vient nous ennouiller,
eh bien, tu perds tout l'intérêt.
– Mais j'ai pas encore compris pourquoi il y avait besoin de 2 qubits à cause de ça.
– Eh bien, on a besoin de 2 qubits,
parce que ce qu'on va faire, c'est...
on va avoir notre porte, notre boite noire,
et ensuite, on va avoir un autre qubit dans lequel on va stocker l'entrée.
L'entrée de la boîte, si tu prends l'exemple de la fonction constante,
tu vas avoir 0, ça, c'est la sortie de ta boîte,
et ensuite, ton entrée, tu vas la stocker dans le qubit du haut.
– Ah... – Du coup, moi, je suis à la sortie,
je vois juste à lire mon qubit du haut, je vois que c'est 0, 1,
et je sais ce que c'était mon entrée.
– Oh, wow. – Sans faire la mesure sur le premier.
– Ok. – Parce qu'en gros, le truc de...
tu prends l'info et tu jetes à la poubelle, c'est pas possible.
– C'est pas possible, parce qu'il va être mesuré.
– Et donc, tu le stockes quelque part. – Donc, en fait, pour ne pas qu'il soit mesuré,
il faut le garder bien au chaud dans notre circuit.
Pour le garder bien au chaud, on va rajouter un qubit,
dans lequel on va stocker l'information.
Comme ça, elle sera bien stockée, bien dans notre circuit,
elle n'est pas au contact de l'univers, si tu en faisais quantité qu'il est bien fait.
Et à la toute fin, quand on va mesurer,
on peut la mettre à la poubelle, c'est bon, on a terminé notre calcul.
C'est pour ça qu'on rajoute un qubit, parce que c'est clair.
– Et du coup, ce que tu mesures, pourquoi tu mesures l'autre ?
– Pourquoi tu re-mesures l'entrée ? – En fait, tu vas mesurer, c'est-à-dire que
là, si je prends l'exemple de mon système, le qubit du haut, le Q0,
ça va être le résultat de mon calcul.
C'est ça à la fin que je vais mesurer pour savoir si ma fonction, elle est constante ou équilibrée.
Ça, c'est l'information. Le qubit du bas, il sert juste à stocker l'entrée
pour pas que l'entrée soit perdue.
– Ok, compris. – Tout simplement.
– Ok. – Ça, c'est clair.
– Ça permet, en fait, une fonction constante,
tu peux la rendre réversible en la mettant sur plus de bits.
Tout simplement. – Ça marche.
Donc, ça, c'est la base pour notre algorithme.
Donc, on va simuler la boîte noire avec un bit d'entrée et un bit de sortie.
Et le qubit du haut, c'est celui qui va nous intéresser.
À la fin, quand on va le mesurer, si on mesure 0, c'est que la fonction est constante.
Et si on mesure 1, c'est que la fonction est équilibrée.
Si vous voulez, la formule mathématique, ce qu'on va mesurer, c'est f2, 0, xor, f2, 1.
En fait, si f2, 0, f2, 1 sont les mêmes, ça fait 0.
Et puis, si son différent, ça fait 1.
– Voilà. Ça qui répond à ta question de tout à l'heure.
On ne va pas mesurer la sortie, on va mesurer f2, 0, xor, f2, 1.
Donc, ce sera toujours 0, toujours 1.
Alors, la première chose qu'on va faire, c'est que je vais mettre
cette porte non sur mon qubit du bas.
C'est juste que ça va inverser.
Donc, on voit qu'au début, j'étais en 0, 0.
Je le remets pour qu'on voit bien.
Parce que mes deux qubits sont initialisés à 0.
Je vais mettre ça.
Et on voit que le qubit du haut, ce qui correspond à mon Q1,
il passe à 1. Là, je suis en 1, 0.
Ça, c'est juste pour mon initialisation.
Ce n'est pas important.
C'est pour simplifier le calcul.
– OK.
– Et puis, pour que ce soit joli, je vais mettre
ma petite porte identité.
Ça, elle ne change rien, on a dit.
C'est juste pour que ce soit bien aligné et bien jaune.
Pour l'instant, on a un état 1, 0.
On est en informatique classique.
Rien de spécial.
Le but, c'est quand même de faire de la quantique.
Donc, qu'est-ce qu'on va faire ?
On va être sur notre porte H.
On a vu la porte H, elle permet de passer en superposition.

– C'est ça qui nous intéresse.
Donc, je vais prendre ma porte H.
Je vais la mettre sur mon cubit du haut.
Qu'est-ce qu'on voit ?
On voit que le cubit, donc, est à droite.
Malheureusement, vous ne verrez pas sur le live.
– OK, ben, oui.
– Mais, en fait, on passe à 50% 0 et 50% 1
pour notre deuxième cubit.
Ça, c'est bien.
Mais moi, je veux superposer les quatre états possibles.
J'ai quatre états, la 0, 0, 0, 1, 0, 1, 1.
Je vais avoir une superposition de tout ça.
Donc, je vais mettre une deuxième porte H
sur mon cubit du bas.
Et là, on obtient une superposition des quatre états possibles
avec 25% de change chacun.
Donc là, j'ai un bel état.
Ce qu'on a dit tout à l'heure,
on va superposer toutes les positions possibles.
C'est exactement ce que je viens de faire.
Là, j'ai un quart de chance pour chaque état, les quatre possibles.
Donc ça, c'est notre initialisation.
On a terminé.
On est content.
Je vais mettre ce truc-là.
Ça, c'est juste un séparateur.
Ça, c'est absolument rien.
C'est juste pour que ce soit joli.
Qu'on ait compris que ça, c'est notre initialisation.
Ensuite, on est censé mettre la boîte noire.
Le problème, c'est que la boîte noire,
on ne peut pas l'exprimer tel quel.
On l'a vu de tout à l'heure à cause de la réversibilité.
Il faut forcément que j'ai une fonction réversible.
Donc, on va être séit une autre fonction
qui va servir d'interprèteur un peu pour notre boîte noire.
Cette fonction en informatique, on appelle ça un oracle.
Oracle, parce qu'il interprète la volonté de la boîte noire
un peu comme l'oracle,
la volonté des dieux, tu vois, en mythologie grecque.
Et il y a une formule qui permet de passer
de la boîte noire que tu veux à l'oracle.
La formule, elle est un peu pénible à expliquer.
Honnêtement, on ne va pas rentrer dans les détails.
On peut peut-être l'afficher en haut à droite
dans la vidéo, pour ceux qui aiment bien faire des maths
et comprendre tout en détail.
Mais ce qui compte, c'est que, voilà,
ça, c'est la formule, on ne va pas passer du temps dessus.
Mais ce qui compte, c'est que si on veut simuler
une fonction constante, en fait, mon oracle,
je vais le laisser vide.
Et on peut le vérifier avec la formule.
Donc là, je ne vais rien mettre.
Ça, c'est ma boîte noire.
Et ça devrait simuler une fonction constante.
Donc, on s'attend, parce que sur mon Q8 du haut,
je mesure zéro.
On avait dit que c'était ça le résultat
qu'il en s'attendait.
Bon, on est passé de classique à quantique.
On a fait notre calcul avec notre boîte noire.
Maintenant, il faut repasser dans le monde classique
pour faire notre mesure.
Comment on fait pour repasser dans le monde classique ?
On l'a dit tout à l'heure.
On remet des portes d'Adama.
Je vais remettre une série de portes comme ça.
Tac, tac.
Et je me retrouve, en fait, avec un sandwich,
un peu d'Adama,
où on démarre en classique.
On monte dans le monde quantique,
on fait nos calculs,
et après, on revient dans le monde classique.
Et à la fin, je vais faire ma mesure.
Donc, ça, c'est le petit truc gris que je bouge,
c'est notre mesure.
On va venir mesurer le Qubit du haut.
Et je me rends compte de quoi, c'est que sur mon Qubit du haut,
le deuxième ici, je mesure zéro à 100%.
Donc, c'est bien que j'ai simulé une fonction constante.
Si je voulais simuler une fonction équilibrée,
il faut un aura-clic qui est différent.
Encore une fois, on ne va pas aller dans les détails,
mais si je mets ça là,
ça simule une fonction équilibrée.
Si je le mets, on voit que maintenant,
je mesure 1 sur mon Qubit du haut.
C'est beaucoup !
Est-ce qu'il y a des questions ?
Moi, je veux dire, il y a un truc en fait
où on n'est pas assez vite dessus,
c'est comment on passe du schéma du début,
où on parallélise et à la fin,
on obtient un état intrigué qui contient
tous les résultats, les intérêts.
Comment on passe de ça,
ou de ce que tu avais dit ?
Si c'était 0,5, ça voulait dire que c'était...
50% 0, 50% 1, par exemple ?
Oui.
Mais si le résultat, c'était 50, 50,
ça voulait dire que c'était une fonction équilibrée.
Et si c'était 0,1,
c'est-à-dire que c'était une fonction constante.
Et donc, ce que tu as dit,
c'est qu'on ne peut pas,
tel quel, le mesurer comme ça, par définition.
Et donc, ça fonctionne autrement.
Et en fait, c'est pas 50, 50,
d'un côté 0,1 de l'autre.
On passe à 0, d'un côté et 1, de l'autre.
Je n'ai pas bien compris comment ça se fait ça.
Comment on fait ?
Ça, c'est la partie maths.
Donc, on va pas...
Enfin, on va pas aller m'aider ça à être tout.
Et ça, en fait, c'est une règle générale
d'écuffer des algos quantiques.
Tu ne peux pas faire les trucs directement.
Tu ne peux pas juste dire,
je vais faire ma boîte,
puis elle va me calculer des trucs.
Et je vais regarder, elle va faire les résultats.
T'es toujours obligé de faire des équivalents,
d'avoir une approche, par exemple,
ici avec l'oracle.
L'oracle, c'est exactement ça.
Il simule la fonction de la boîte,
mais ce n'est pas la fonction de la boîte.
C'est une fonction qui est différente.
À cause de la réversibilité,
à cause de fait que les phénomènes sont différentes,
t'es toujours obligé de faire les trucs un peu différemment.
C'est pour ça qu'ici,
plutôt que de venir mesurer la sortie de la boîte,
en fait, on mesure le f2,0, xor f2,1, dont je parlais,
grâce à ce système.
Pour prouver que ça marche,
je suis obligé de faire des maths.
Ok.
En gros, c'est un moyen de savoir
quelle était la superposition
sans pour autant faire une mesure, en fait.
Tout à fait.
En fait, tu vas mesurer ton état.
Si tu penses un peu,
tout à l'heure, on parlait, par exemple,
si ces constantes obtient 0,1,
puis si c'est équilibré,
t'obtiens la moitié.
En fait, cet état à superposé,
tu pourrais le retransformer avec une autre porte.
Et tu pourrais dire que je crée une ma porte logique,
qui fait que si c'est 0,1, ça m'envoie sur 0,
et puis si c'est 50%, ça m'envoie sur 1.
Ça, ça peut être une porte quantique.
Et en fait, on va rajouter cette porte à la fin.
Et du coup, à la fin, tu vas mesurer soit 0, soit 1,
et ça te dit si c'est constant ou équilibré.
C'est une manière de le comprendre.
Ok.
Moi, j'ai bloqué sur un truc,
et c'est peut-être ma question,
désolé, si tu peux remettre l'ordi.
Oui, parce qu'à un moment,
tu nous as dit le deuxième qubit, il est là pour
sauvegarder l'information de la superposition.
Et là, à quel moment est-ce que le deuxième qubit,
à quel moment est-ce que l'information est passée ?
Elle est passée parce qu'elle n'est pas vraiment passée.
C'est juste que parce que tu as un deuxième qubit dans ton circuit,
tu vas pouvoir créer une version de ta boîte noire qui est réversible.
C'est juste ça.
Ok.
Si tu avais qu'un seul qubit,
il n'y a juste pas de manière de simuler ta boîte en info quantique,
parce que ta boîte n'est pas forcément réversible,
et toi, tu as besoin de se faire réversible.
Donc tu ne pourrais pas, quand tu fais les maths,
tu ne pourrais pas trouver d'équivalent quantique à ta fonction,
à ta boîte noire.
Ok.
Alors que si tu es sûr que deux qubits,
tu peux trouver un équivalent,
et c'est l'oracle.
Et est-ce que, ça veut dire que le cas actuel,
à savoir qu'on se simule une fonction qui a un input et une sortie,
mais pour autant, on a besoin de deux qubits pour la raison de t'expliquer.
Est-ce que ça se généralise ?
C'est-à-dire que pour tous les problèmes,
si on voulait résoudre des algos quantiques qui ont 16 bits en input,
en fait, il en faudrait dans les faits 32.
Plus 17, plutôt.
Par exemple, là, si on...
là, c'est le cas un bit d'entrée et un bit de sortie,
si on veut faire le même truc avec le cas général,
en disait tout à l'heure où tu as nbit,
en fait, tu vas en mettre n plus 1 dans ton circuit.
Ah oui, parce qu'il y a juste le...
il y a juste le...
le bit intrigué qu'il faut...
Oui, alors vous allez me dire, en fait,
comment tu stockes l'information de nbit ?
Dans un seul ?
Oui.
Ça, c'est tout la partie mathématique,
où en fait, tu vas stocker un équivalent,
et ça, en fait, juste avec un seul bit,
en plus, tu peux rendre le truc réversible.
OK.
Et donc, cela, typiquement,
si on voulait le faire,
on va pas le faire parce que c'est un peu long,
mais si on voulait faire le cas sur nbit,
disons 1000,
tu rajoutes, je vais faire 1000, 1 qubit,
je vais mettre des portes d'adamard,
des H partout,
donc j'aurai une superposition de tous mes états possibles.
Ensuite, je vais faire mon oracle,
la formule pour faire l'oracle,
c'est un peu plus compliqué,
mais c'est le même principe.
À la fin, je remets des portes d'adamard
pour terminer mon calcul,
et je mesure mon qubit du haut, en l'occurrence,
et je obtiendrai pareil, 0 si c'est constant,
ainsi que c'est équilibré.
Et donc, ce sera instantané,
puisque j'aurais fait qu'un calcul.
Et on aura résolu un problème
qui aurait pris 1 milliard d'années
avec un processeur normal.
C'est beau.
Oui, j'ai une dernière question,
parce qu'en pratique,
tu disais, on détermine la position
quand il y a un contact avec un photon,
et ce que, du coup,
pour des mesures comme ça,
il faut refaire plusieurs fois l'expérience
au cas où,
parce que j'imagine que les ordinateurs quantiques
ne sont pas complètement hermétiques
à des photons qui seraient un peu parasites.
Du coup, est-ce que ça nécessite quand même
de faire plusieurs fois l'opération
pour être sûr ?
Exactement.
En fait, malgré tous les efforts qu'ils font
pour refroidir à 10 000 l'HK,
pratiquement au zéro absolu,
pour isoler des vibrations,
la lumière, tout,
malgré ça, t'as plein de bruit.
Dans les faits, quand on dit IBM,
ils ont un PC à 1000 qubits,
en fait, c'est des qubits logiques.
Pour chaque qubit logique,
t'as à peu près 1000 qubits physiques derrière.
Ok.
Donc ton ordinateur a un million de qubits,
mais ce qu'ils font,
c'est qu'ils prennent 1000 qubits physiques
et ils font un vote de majorité.
Ils vont dire, bon, bah, il y en a,
il y aura du bruit,
mais si on en prend suffisamment,
en moyenne, ils auront raison.
Et donc, c'est comme ça que tu limites ton bruit.
Ok. Tu dois faire plusieurs fois la mesure
pour être sûr d'un résultat quand même.
A peu près 1000 fois par qubit.
Ok.
C'est l'un des gros problèmes,
c'est pour ça que c'est aussi dur.
Ça rajoute de la complexité.
Ça rajoute de la complexité.
C'est pour ça qu'on dit
« Mais pourquoi ils ont mis le qubit ?
» disons qu'il y en a en mettre 2000.
Bah non, en fait, disons,
en million, voire plus.
Mais il y a tellement de bruit.
Et donc, c'est tout le challenge.
Et on ne s'entend pas, on va juste essayer
de limiter.
Mais en fait, le problème,
c'est que dans la nature,
t'as tellement...
Là, on a parlé de la lumière,
mais t'as un truc, par exemple,
qui s'appelle les rayons cosmiques.
C'est des particules de très haute énergie
qui se déplacent pratiquement
à la vitesse de la lumière.
Qui traversent tout.
Ils sont émis par les étoiles.
Et comme elles sont énergées,
elles traversent tout.
Et ça, ça te fait des mesures.
Donc, t'as un challenge de fou
pour arriver à isoler...
T'as un truc de bas avec des énergies
cosmiques.
Ça, c'est beau.
Ça te montre que isoler un système
de l'univers,
c'est vachement compliqué.

il y a des phrases un peu killer comme ça
dans toute ta présentation.
Du ciel,
une fois que t'as à mesure
l'information, elle est dans l'univers.
Ou t'as des rayons cosmiques qui viennent...
On peut faire un best-of.
On peut faire un best-of,
des meilleures phrases.
C'est génial.
Justement pour ceux qui s'intéressent,
c'est en particulier ce problème
qui limite la progression
de la pharmatique quantique.
Il existe beaucoup de labous
qui travaillent sur cette question,
notamment un certain qui s'appelle
Alice et Bob,
qu'on avait interviewé, justement,
et qui avait une possible solution
pour ces problématiques
de correction d'erreur, justement,
que vous pouvez aller voir
dans cette vidéo.
Oh là là.
Cool, tout à fait.
Ceci est un effet spécial
à ne pas reproduire chez vous.
C'était, franchement, hyper intéressant.
Et je me dis heureusement
qu'on a pris l'algo le plus simple
de l'histoire,
parce que déjà,
c'est pas si simple,
on aurait été à comprendre.
Mais alors si on avait
sur cette élancé d'en short
ou des choses comme ça,
j'imagine même pas.
Ouais.
On pourra mettre,
en dessous de la vidéo YouTube,
s'il y a des gens qui veulent...
Aller plus loin.
Des maths.
Il y a un papier que je peux vous passer
qui est 5 pages,
et ça t'explique vraiment
tout comment ça marche.
Merci.
Ouais, fais-y.
Pour partir des maths complètement,
mais toi, justement,
qu'est-ce qui affecte...
que tu es passé du machine learning
qui n'a quand même pas grand-chose à voir
à ce domaine-là de recherche
et d'apprentissage, quoi ?
Qu'est-ce qui affecte
cette piquée d'accurusité ?
En fait,
ce que j'ai trouvé passionnant,
c'est que...
de tous les domaines que j'ai fait,
parce qu'on prépare
un test plein de domaines de la physique,
c'est le domaine
où tu peux le moins étudier,
ton intuition.
Quand tu fais du machine learning,
par exemple, des réseaux de neurones,
ou dernièrement,
tu développes une intuition.
Tu sais que si je rajoute une couche
à mon réseau,
il va probablement...
ce qu'il dit, overfit,
je sais pas comment dire, en français,
mais il va devenir trop précis.
En info quantique, en général,
même quand tu as un craque,
quand tu essaies d'intuiter des trucs,
tu te plantes complètement.
Et c'est un côté intéressant
qui est toujours en train
de découvrir des nouvelles choses,
plus tu creuses
et plus tu trouves des phénomènes
ou tu te dis, mais...
ça a aucun sens.
Je me suis dit,
il y a un cas,
je peux faire une petite anecdote,
c'est marrant,
il y a un étudiant qui vient me voir,
on avait vu un algorithme,
et il vient me voir,
il me dit,
mais j'ai testé l'algorithme
avec une autre entrée,
un autre input,
et j'ai trouvé ça,
ça a aucun sens.
Je me dis,
ça a pas de sens.
Donc je me dis,
il a dû se planter dans son calcul,
ça arrive.
On refait,
et je trouve la même chose.
Bizarre.
Je me dis,
je reviens vers toi,
je vais voir le prof titulaire,
celui qui m'est recruté,
lui, si tu veux,
ça fait des années qu'il dansa une sorte,
on a passé une heure dans son bureau,
et c'est de comprendre pourquoi,
c'était ça le résultat,
et en fait,
au bout d'un moment,
il a abandonné,
il m'a dit,
ça n'a aucun sens,
intuitivement,
mais c'est ça.
Et te dire qu'un mec aussi fort,
admène que,
en fait,
son intuition va pas l'aider,
et qu'il met juste son intuition,
il la met dans une petite boîte,
comme ça,
et confiance à la théorie,
c'est vachement beau.
Je trouve ça,
et bon, je...
C'est déroutant, même.
C'est déroutant.
Et juste,
rapide,
une question,
je sais pas si tu peux faire une réponse rapide,

quelles applications
en intelligence artificielle ?
Parce que t'as parlé de réseaux de neurones quantiques,
genre, je sais pas si c'est un rapport,
mais est-ce que
on pourrait utiliser
le quantique
avec l'intelligence artificielle ?
Alors,
je connais quelqu'un
qui fait une thèse là-dessus,
mais je ne connais pas
le contenu de sa thèse,
donc je vais pas vous révoire
ta question,
mais je sais que c'est un peu...
les réseaux de neurones,
quand tu entraines un réseau de neurones,
c'est un peu pareil.
T'as plein de couches,
tout est connecté,
donc c'est polinomial,
en fonction du nombre de neurones,
plus ou moins,
tu pourrais dire,
il y a bien un moyen d'utiliser
la quantique
pour passer ça en linéaire
ou une autre classe de complexité.
Et la thèse,
c'est sur des réseaux de neurones quantiques,
c'est ça ?

qu'elle spoile.
Qu'elle passe,
qu'elle tiseur.
Voilà.
Trop intéressant,
merci vraiment
pour ce qui était
littéralement un cours
complet
pour notre pure plaisir.
Il n'y aura pas d'examen à ce cours.
Heureusement.
Vous n'avez pas payé
pour ce cours,
mais il était là pour vous,
juste vous êtes quand même motivé
à un Mère-Henri-Saint
avant une promis belle
de travail.
Un jour fêlée.
De vous d'avoir
de l'informatique quantique,
donc bravo à vous.
Est-ce qu'on peut
de l'intuellement te suivre ?
Actuellement,
sur la quantique...
Qu'est-ce qu'on peut regarder au sur
si ça nous intéresse
et on va aller plus loin ?
Il y a, je dirais,
des cours qu'on a registrés
et puis, comme je le disais,
des papiers qu'on pourra partager.
J'ai pas les liens comme ça
en herbal, mais on pourra les mettre
en dessous de l'or.
Ça va, c'est un terme.
Trop cool.
Merci beaucoup.
Salut !
Si vous appréciez Endorscore,
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d'invité que vous aimeriez qu'on reçoive.
Ça permet de faire
remonter Endorscore.
Voilà.
Telle une fusée.
On va parler d'électronique
et pas des plus simples.
Puisque on reçoit aujourd'hui
MiloMaker, bienvenue.
J'espère que tu t'es senti accueilli.
Moi, je t'ai pas vu, j'avoue,
avant maintenant.
Mais tu m'as dit que c'était
ta première fois sur Twitch.
Oui, tout à fait.
Merci pour l'invitation.
Très content d'être ici.
Est-ce que tu peux donner un...
On va évidemment rentrer
un peu dans le détail
de tous tes faits d'arbres
et tous tes projets les plus cool,
mais de ce que tu fais,
comment toi,
t'es tombé dans l'électronique.
Je sais même pas si
dire que tu fais l'électronique,
c'est pas un peu réducteur,
parce que...
Je fais beaucoup de choses.
Ouais, je fais pas que d'électronique, effectivement.
Comment t'es tombé dans la bidouille ?
Bon, je bidouille depuis que je suis tout petit, en fait.
Vraiment, j'adore toucher à tout.
Démonter des appareils, réparer,
voir comment ça fonctionne en détail.
Est-ce que quand t'étais petit,
t'avais ton atelier ?
Ouais, c'est ça.
J'avais d'avoir ça quand même.
Dans ma chambre,
j'avais un petit coin
avec mon bureau et tout.
Ma chambre, c'était l'atelier, tu vois.
Et c'était quoi les tout premiers projets
du mini-milo-maker,
avant qu'il ait une chaîne YouTube ?
Oh, mini-milo-maker, il faisait plein de trucs.
Il regardait les projets des autres sur YouTube
et il essayait de refaire...
Moi, j'ai fait pas mal de trucs.
Avec de la tension un peu,
tu vois des trucs un peu dangereux.
Autre tension ?
Ouais.
Genre des arcs électriques,
des colgones, des trucs comme ça.
T'es parrain, ils n'avaient pas peur
que tu caisses des trucs,
ou que tu te laisses mal ?
Non, ça va.
Est-ce que tu as été pris, par exemple,
dans la vague Arduino ?
J'ai un peu bidouillé avec les Arduino,
mais c'est pas trop mon truc,
j'aime pas trop coder, en vrai.
C'est vraiment la partie purement circuitée.
Ouais, je préfère l'électronique.
Vous allez voir,
peut-être vous avez des indices avec ce que tu as sur les genoux.
Mais avant qu'on rentre dans le taille,
c'était quoi la première fois
où justement, tu t'es retrouvé à faire des modifications
un peu extrêmes sur du matos.
Là, tu découpes quand même des cartes de mer.
Tout le monde ne s'élève pas un matin,
on se voit dans ça, c'était quoi ?
Je fais ça au goûter.
Qu'est-ce qui t'as mille pieds un peu à l'étrier ?
Quand j'ai vu des vidéos sur YouTube,
dans Make, je crois que c'était Shank Mode,
c'est les premières vidéos que j'ai vues.
Il fabriquait des whee Portables.
Tu prends une whee, tu découpes la carte de mer
et tu la transformes en console vraiment portable.
Et je me suis dit,
quoi ? On peut faire ça ?
Comment c'est possible ?
Et du coup, voilà, c'est comme ça que je suis rentré dans ce terrier,
on va dire,
et que je me suis lancé à faire ma première whee Portable.
Et après, ça a pris pas mal de temps en plusieurs mois
et après, j'en ai fait une vidéo sur YouTube.
Et après, on va rentrer dans le détail.
On va pas trop spoiler parce qu'on veut se laisser un peu de temps
de diguer dans ta chaîne qui est vraiment infinie.
Pour ceux qui ne connaissent pas, évidemment,
vous aurez tout le loisir de repartir tous ces projets plus en détail.
Mais au moins là, on va vous donner un aperçu
des trucs les plus marrants
et en particulier, un projet qui est celui qui est sur tes genoux actuellement.
Je fais ma petite intro et on y va.
Ce que vous voyez actuellement,
n'est pas une console officielle de Microsoft.
Elle a été conçue en 21 mois pour 8.566 euros
et aujourd'hui, on reçoit MiloMaker, son créateur.
Il a miniaturisé une Xbox 360 dans son atelier
pour donner vie à la première Xbox Portable au monde.
Ceci est une première, vous ne pouvez pas l'acheter.
Mais nous, on l'a, elle est ici sur ce plateau.
Ça paraît simple, dit comme ça,
mais en fait, c'est un truc de timbré.
Personne d'autre en France n'est capable de faire ce que tu fais.
À ce niveau-là, toi, tu ne le diras pas, mais nous, on le dit.
Tu es littéralement un génie de l'électronique.
Tu vas nous raconter comment tu t'y es pris et ta part et ta part, comment...
On fait pour miniaturiser une console
qui est pourtant pas le truc le plus customisable au monde normalement.
Et on va même parler de la fois où tu as transformé ton ordi
pour qu'il puisse faire le café et plein d'autres projets encore.
Soit le bienvenue, on est déjà très content de te recevoir.
Est-ce que j'ai fait un bon descriptif de ce que tu fais ?
Et voilà, toi, ton quotidien, ça ressemble à quoi, globalement ?
Oui, le descriptif était plutôt bien.
Et toi, tu as cette activité de faire des projets,
mais tu t'es lancé sur YouTube, à côté, ça fait combien de temps ?
Là, ça va faire trois ans, je dirais, que je suis sur YouTube,
du coup, c'est mon activité principale.
C'est carrément ton métier.
Oui.
T'as fait quoi comme étude avant d'arriver à ça ?
J'ai fait un Backstay Syn,
et après, je suis parti sur un BTS SNIR en formatique et réseau, en gros.
Et puis après, YouTube.
J'ai fait des petits trucs, des petits boulots, des trucs comme ça.
Et après, je me suis lancé sur YouTube.
Globalement, tu as appris sur le targe, j'imagine,
parce que tout ce que tu fais...
J'ai du mal à croire que cette formation te permet de faire ça.
Non, non, la formation ne prévoit pas de découper des cartes, mais effectivement.
Et donc, on en a un tout petit peu parlé en off,
mais est-ce que tu peux nous raconter comment toi t'es tombé là-dedans ?
C'était quoi ton premier projet ?
En parler de Wii, portable, etc.
C'était quoi ton premier pied dans ce monde obscur ?
Mon premier pied, c'est depuis toujours.
Je bricole depuis toujours, depuis que je suis gosse.
Je fais des projets en électronique, en bidouillage.
Et donc, la première vidéo qui te donne envie de te lancer dans des trucs un peu plus costaud,
c'est cette Wii U portable, c'est ça ?
Oui, je suis tombé une fois par hasard sur YouTube sur un mec qui faisait des Wii Portables.
Je crois que c'était la chaîne de Shanks Mode.
Et je me suis dit, wow, comment c'est possible, comment on peut faire ça ?
Et c'est là que je me suis dit que je voulais faire la mienne et que je suis rentré là-dedans.
Et donc, t'as reproduit son truc ? T'as refait une Wii ?
Oui, j'ai refait une Wii portable.
Du coup, j'ai repris les plans pour faire une Wii portable, en gros, les schémas, tout ça, comment on fait, comment on découpe la carte mère.
Et ensuite, j'ai modélisé mon propre boitier en 3D.
Et du coup, j'ai créé ma propre Wii portable avec mes composants et tout.
Déjà, c'est très satisfaisant, franchement, ce visuel.
Petit, j'aurais tellement rêvé d'avoir ça.
Oui, c'est pas la question la plus pertinente que je vais poser, mais comment tu fais là ?
Coque autour, je trouve que le design pour un particulier, il est super bien déchaîné.
En fait, t'es tout... Je sais pas, t'as ton atelier, je t'imagine.
Du coup, quand tu dis miniaturisé à la maison une console, je me dis, on va avoir plein de fils dépassés.
Et Anna, en fait...
Elle est rendue super clean.
Comment t'as fait juste ça, déjà ?
Tu les... Tu les printes ? Tu les 3D printes ?
Ouais, c'est ça, c'est en impression 3D.
Ok, trop bien, en fait, déjà rien que ça.
En fait, je trouve que la finition, elle est incroyable.
En fait, j'ai l'impression qu'on peut l'acheter, tu vois.
Ah oui.
Et déjà rien que ça, je trouve ça hallucinant.
T'as dit qu'elle coûtait 8000 ?
Bah, toi qui avait fait un peu le composant du temps, etc.
Ok.
Et elle n'est pas sur le marché, évidemment.
Mais elle est incroyable, en fait...
Monsieur, n'a pas que ça à foutre d'une usine d'Xbox Miniatur.
Non, non, c'est clair.
En fait, elle est rendue incroyable.
Juste ça, je sais pas si on voit très bien sur le live en vidéo.
C'est vraiment incroyable.
Mais en fait, rien que ça, je trouve ça impressionnant.
En fait, là, si je peux parler du boîtier maintenant,
c'est en impression 3D, du coup, ça a été fait par une entreprise
en nylon, du coup, en impression laser, nylon.
Ensuite, j'ai poncé, j'ai fait toutes les finitions mastiques pour que ce soit tout lisse,
après, peinture et vernis, voilà.
Ok, ok.
Donc, t'as fait soutraire.
Donc, en fait, la machine qui permet de printer la coque-là,
tu l'as pas acheté toi à la maison.
Non, parce qu'en fait, c'est juste parce que c'était trop grand pour mon imprimant,
sinon je l'aurais fait moi-même.
C'est des histoires d'échelle.
C'est ça, elle est grande.
Dans les projets, on a parlé de la Wii Miniatur, du coup.
Il y a aussi un PC qui permet de faire le café.
Oui.
Comment t'as l'idée de ça, déjà ?
Et avant qu'on passe à ce plus gros projet, comment t'as consulté le truc ?
C'était une idée à la con qui m'est venue comme ça.
Je me suis dit, pourquoi je ferais pas un PC qui fait le café ?
Et puis, à la base, je voulais mettre, tu sais, un PC qui...
Tu mets les grains et tout, un PC autonome...
Non, une cafetière.
Je confonds PC et cafetière maintenant, génial.
Je voulais mettre une cafetière autonome,
tu sais, ce type de longuie dans un PC, mais c'était trop gros,
ça passait pas, du coup, après, je suis parcé sur une censée haute
que j'ai intégrée à un boîtier de PC.
J'ai mis les tubas à l'intérieur, comme on voit là,
la pompe, le radiateur...
J'allais demander si c'est aussi watercooling, mais non, du coup.
Non, du coup.
Ça serait un peu contre-productif.
Non, mais je sais que des gens vont demander à quoi ça sert.
Mais pourquoi pose cette question ?
Parce que ce week-end...
Vous me demandez ça ?
La question ne se pose pas.
Est-ce que tu l'as toujours ?
Oui, je l'ai toujours.
Et donc très concrètement, les compétences pour faire ça,
c'est juste faire des trucs contre-immé,
il n'y a pas encore d'électronique poussée dans ce projet.
Ah non, là, c'est assez simple, c'est du bricolage,
c'est pour le fun, vraiment.
Il y a une autre vidéo que j'ai adorée, c'est celle où tu nous expliques
comment on peut convertir nos appareils en USB-C.
Et quand on regarde la vidéo,
ça paraît pas si compliqué à faire.
C'est quoi l'astuce ?
La plupart des appareils, des petits appareils,
ils fonctionnent tous en 5V,
ce qui est une tension standard.
Et souvent, ils ont des prises assez spéciales
si c'est des vieux appareils,
ou des prises micro-USB ou différentes USB.
Et donc, cela, tu peux facilement mettre une prise USB-C.
Tu démontes, tu regardes comment c'est.
Si il y a la place, tu peux mettre un petit module,
prise USB-C, que tu vas souder à ta carte mère.
Et comme cela, tu peux avoir de l'USB-C.
Et cela va trop bien, cela va.
Les petits modules, cela coûte pas cher,
moins d'un euro, t'en as.
Mais il n'y a pas que cela.
Il y a aussi l'USB Power Delivery,
c'est pour, si tu veux, d'autres tensions,
par exemple, du 9, du 12 ou plus.
Donc typiquement, des recharges plus rapides.
Oui, ou des appareils qui demandent plus.
Donc, c'est vraiment super large.
Il y a plein d'appareils que tu peux mettre en USB-C.
Cela nécessite quand même un peu de matos.
Oui, il faut être délicat aussi,
parce que si tu crames ton truc en faisant la manipulation,
ce n'est pas terrible.
J'allais dire, le prix, au final,
cela a porté tout le monde,
mais ce qui n'est pas à la portée de tout le monde,
ce sont les outils.
Oui, c'est ça.
C'est que le matos, pour le faire.
Et justement, si tu n'en as pas de ta dextérité,
est-ce que c'est quand même possible de faire ce genre de truc ?
Oui, je pense.
Si on est assez motivé,
puis qu'on fait bien les choses,
j'ai trop envie de tester maintenant.
Il n'y a pas d'entreprises spécialisées en USB-C partout ?
En USB-C-ification.
On pourrait l'imaginer.
On reste une idée ?
Oui.
Alors, les garanties à mon avis,
ouf, oui.
Je vais bien risquer.
Et justement, venons-en au console portable.
Comment as-tu eu l'idée déjà de te dire, par exemple,
je vais me faire une PS2 portable ?
T'en as fait une ?
Oui, oui.
Oui, j'en ai fait une.
Après, je me suis dit,
il y a déjà des gens qui ont fait des PS2 portables.
Et je regardais leur design et je me suis dit,
j'ai bien envie d'en faire une, moi aussi,
et de faire mon propre design, pareil.
Et c'est comme ça que, pareil, je me suis lancé dedans.
J'ai l'impression qu'il y a un truc avec les consoles portables.
Pourquoi est-ce qu'on est aussi fascinés par ça ?
C'est quand même une question, toi.
Et en fait, j'ai l'impression que c'est un peu un fantasme
qu'on garde quand on était petits,
ou tu joues à une époque où tu...
On avait accès à des performances et des jeux super cool
quand on était à la maison.
Mais ou tout de suite, quand tu...
quand tu allais à l'extérieur, etc.,
t'avais plus que la Game Boy ou des trucs comme ça.
Tu penses pas que ça vient un peu de là,
le côté... la fascination d'arriver à mettre de la puissance
entre guillemets dans un petit objet ?
Si, complètement.
Quand tu vois, je sais pas, par exemple, une GameCube
et que tu te dis que tu peux la faire tourner
dans une console portable que tu peux emmener partout,
t'imagines ça, à l'époque, c'est une dingue gris.
Pareil pour la Xbox 360, tu ramènes ça à l'époque,
ce serait une folie, quoi.
Mais du coup, je me demande si des gens, peut-être c'est le moins plus jeune
qui vont découvrir des projets comme ça,
si ça se trouve, ils vont être en mode...
Oui, ben voilà, c'est comme ma Switch, tu vois.
J'ai beaucoup de commentaires comme ça sous les vidéos.
La Switch existe.
Ne comprenez pas à quel point on aurait rêvé de ça.
Tu nous en as apporté justement une autre de console portable,
c'est la Xbox 360.
Je te propose qu'on s'attarde un petit peu de suite,
c'est un peu le joyau de ta collection.
Donc déjà, tu me dis qu'à partir d'une Xbox,
déjà, qui fait quand même cette taille,
vous savez, qui n'est pas rien,
on peut en faire une console portable.
Tu me dis ça, je ne sais pas par quel bout prendre le problème,
je ne sais pas par où commencer.
Donc si on est toi, on commence par où ?
C'est quoi le plan ?
Déjà, t'inquiète pas.
Déjà, c'est con, mais d'un point de vue du logiciel,
est-ce que ça pose des questions ?
Est-ce que tel quel tu peux juste la miniaturiser
ou faire des bidouilles autant que tu veux ?
Enfin, c'est quoi ton point d'entrée ?
En fait, le premier défi,
si tu veux vraiment rendre une console portable,
c'est de virer le lecteur DVD,
parce qu'il est gros, il consomme beaucoup,
et si tu n'as que ça pour charger les jeux,
tu vas vite t'embêter, tu ne vas pas pouvoir miniaturiser à fond.
Donc pour ça, pour la Xbox 360,
tu n'as pas le choix, il faut hacker la console,
et là, tu peux te passer du lecteur DVD et charger tes jeux
depuis un disque dur,
ou une TUSB, ce que tu veux en fait.
Avant même de tronçonner une carte mère,
tu as l'exemple de hacker la console, complètement.
Est-ce qu'on n'anticipe pas forcément ?
Mais toi, justement, c'est un truc facile à faire aujourd'hui,
une Xbox 360, c'est un certain âge,
mais c'est difficile de hacker une Xbox ?
Là, Xbox, pour le coup, c'est pas juste un soft mode
où tu vas installer un logiciel
qui va permettre de débrie de ta console.
Là, c'est un hard mode,
c'est-à-dire qu'il faut souder des fils sur ta carte mère.
Pour le coup, là, il y a un AK-100 qui date de 2020,
c'est le RGH3.
Avant, il fallait une puce qui faisait glitcher le processeur,
et là, du coup, c'est directement le source bridge
de la console qui va faire glitcher le processeur.
Donc, tu as que deux fils à souder sur la carte mère,
et grâce à ça, après, il faut mettre des trucs dans la console
pour que ça exécute le code et tout, mais c'est comme ça que tu lacs.
Donc, pas simple quand même, déjà ?
Non, c'est pas si simple.
Ça me fait beaucoup de temps à comprendre comment tout fonctionne.
Donc, tu as une console hacker,
tu peux te débarrasser du lecteur CD,
et là, tu gagnes déjà de la place, en gros.
C'est ça.
Et de la consommation.
Ah oui.
Parce que ça, c'est important la consommation.
Si tu as un console et que tu enlèves 100W,
tu l'enlèves 50W,
je ne sais pas, pour la même taille de batterie,
tu auras gagné le double en autonomie.
Oui, donc c'est un critère quand même.
Ouais.
Et après, l'étape d'après, c'est quoi ?
C'est trouver le modèle ?
Tu prends n'importe quel console qui traîne chez toi ?
Alors justement, c'est là que ça se complique.
Les fabricants, pendant la durée de vie d'une console,
il va y avoir plein de modèles différents,
avec des évolutions,
surtout au niveau des cartes mères,
ça ne va pas forcément se voir si tu regardes la console comme ça.
Bon, pour l'Xbox 360, tu as eu les fattes,
après, tu as eu les slims,
mais dans les slims, tu as plusieurs modèles de cartes mères.
Et donc là, on va vouloir trouver celle
qui a le moins de composants sur la carte mère
ou la carte mère la plus simple,
ou celle encore qui consomme le moins.
Et du coup, là, c'était les versions Corona pour celle-là.
Et donc, tu dois les débusquer, l'abon.
Exactement.
Tu fais que tu vécumes eBay, tu fais comment ?
Ben, t'envoies des messages sur le bon coin,
sur eBay, sur Vinted, et tu demandes les...
Là, c'était les dates de fabrication.
À partir des dates de fabrication,
tu peux savoir à peu près ces quels modèles.
C'est trop marrant.
La raison, c'est un peu comme quand il y a des giant bags
sur l'iPhone ou des trucs comme ça,
ou surtout à une certaine époque,
le but, c'était de trouver la bonne version de l'iPhone.
C'est ça, c'est exactement pareil.
C'est trop marrant.
Donc, ok, t'as le bon modèle, t'as la version hackée de ton soft.
Qu'est-ce que tu fais après ?
Typiquement, tu parlais d'avoir pas trop de composants électroniques, etc.
Parce que tu vas pouvoir comme ça, charcuter la console
directement, ou tu as besoin de passer par une autre étape ?
Alors, si tu découpes ta console comme ça,
le fait de passer par chez vous, il ne faut pas,
ça ne va juste plus marcher.
Parce que dans une carte mère,
tu as plusieurs couches de cuivre que tu ne vois pas forcément.
Là, en l'occurrence, c'est quatre couches.
Et il faut que tu saches
quelles signaux sont importants,
quelles signaux tu n'as pas envie de couper,
et où vont les tensions sur ta carte mère.
Donc pour ça, j'ai pris une carte mère qui était morte,
donc pour la sacrifier,
et pour faire l'analyse des couches et tout ça,
que j'ai ensuite cartographiée sur Payne.net,
tu vois, avec plusieurs couches et des couleurs dans tous les sens.
Je ne suis pas très informée en hardware,
du coup je vais faire la néophyte,
mais quand tu dis cartographier et les signaux,
comment est-ce que tu fais ça ?
Parce que pour moi, c'est super abstrait.
Est-ce que tu peux expliquer
si ça te pertient un peu plus pour ceux qui ne prennent pas comme moi ?
En fait, je prends des scannes de ma carte mère,
des différentes couches.
Quand tu dis scanner, c'est réellement...
Oui, c'est vraiment un scan des couches de cuivre de la carte mère,
que je mets dans mon scanner et ça me donne une image.
Ok, tu as un scanner et tu le mets physiquement dedans,
et tu regardes physiquement comment c'est construit à l'intérieur.
Ce que je fais, c'est que les deux premières couches,
j'enlève tous les composants, après je peux les scanner,
mais pour celle du dessous, je suis obligé de tout poncer pour y arriver.
Et après je les scanne et ensuite je les superpose dans mon logiciel
pour voir quel couche va au-dessus de quoi.
Tu ponces la carte mère pour pouvoir révéler les couches cachées en haut.
C'est ça.
C'est de l'archéologie.
En fait, c'est exactement ce que tu viens de dire, c'est de l'archéologie.
En fait, tu es en train de déconstruire le truc,
couche par couche, pour comprendre qu'est-ce qui est connecté à quoi.
Ok, incroyable.
Et ça fera combien de temps de faire ça ?
Je ne sais pas, je n'ai pas compté, c'est très long.
J'ai passé plusieurs jours à 100% dessus.
Il suffit d'une console pour le faire ?
Ou tu encrames certaines ?
Alors là, pour l'analyse, il suffit d'une, une fois que tu as tes scans,
tu fais ton analyse, tu regardes où vont les signaux.
C'est ça que je n'avais pas compris, c'est incroyable en fait.
C'est beaucoup plus...
Down to earth.
C'est plutôt manuel.
Oui, c'est beaucoup plus manuel que ce que j'imaginais.
Et donc là, c'est ton logiciel où tu maps ?
C'est ça.
C'est juste plain point net, je coloris pour voir où ça va,
et vraiment visuellement.
Et ça, juste pour comprendre,
ça te donne quel niveau de compréhension sur le fonctionnement de la console ?
Est-ce que là, comme ça, en remapant l'ensemble des circuits,
tu comprends vraiment tout ce qui se passe,
ou tu as une vague idée ?
Alors non, là, si tu regardes ça comme ça,
et que tu connais rien, tu vas rien comprendre du tout,
ce qu'il faut avoir en plus, c'est les schémas électroniques.
Et là, pour le coup, tu peux les trouver en cherchant sur le net,
les schémas de la Xbox 360, ils ont du leak à un moment,
donc tu peux les trouver.
Et ça aide vachement, parce que si tu les as pas,
tu dois tout reverse ingénierer, du coup, les circuits,
et voir comment ils fonctionnent.
Et là, ça rajoute encore beaucoup de temps, c'est faisable.
Oui, déjà, moi, je vais dire, c'est techniquement du reverse.
Oui, je suis en train de faire,
donc déjà de retrouver les schémas précis.
Là, ce qui te permet de gagner du temps,
c'est un peu les explications de quel composant a quel endroit,
quelles sont leurs rôles, c'est ça ?
Oui, c'est ça complètement.
Que fait chaque circuit ?
Et après, de ça, tu peux aller voir les datas à Chid,
de voir ce que ça fait exactement chaque composant.
C'est beaucoup plus complexe que ce que j'imaginais.
Quand tu dis miniature zine console,
moi, je pensais que tu reprenais des...
Tu décortiques ta console, et puis tu prends les parties
que tu peux bien être surieuse, et puis après, tu les remets ailleurs.
En fait, c'est pas du tout ça.
En fait, tu comprends jusqu'au corps même
de comment ça fonctionne, pour pouvoir ensuite...
Enfin, c'est beaucoup plus complexe que ce que j'imaginais.
C'est trop cool.
Oui, c'est ça, mais tu l'as bien dit, justement,
après la prochaine étape,
c'est de bouger les parties pour tout compacter.
Tu conserves pile-poil les signaux que tu veux garder
pour pouvoir jouer le jeu, et...
Mais du coup, comment tu le refais, ça, après ?
Parce que là, t'as pensé une console.
Et du coup, est-ce que t'en rachète une autre ?
Oui, oui, oui.
Pour refaire la science.
C'est vraiment un sacrifice pour la science.
Ok, c'est un sacrifice pour la science, c'est incroyable.
Et du coup, à la fin, ça te permet de savoir
s'il y a des choses que tu peux supprimer, par exemple,
ou déplacer.
Oui, complètement.
Sur la carte mère, il y a beaucoup de composants
qui servent à une console de salon
et que tu n'as pas besoin si tu la mets en portable.
Ok. Ah ouais, genre quoi ?
Des régulateurs de tension de stand-by, par exemple,
pour allumer ta console à distance,
ou des trucs comme ça.
Là où, sur une console normale, t'allumes tout d'un coup,
et voilà.
Il y a d'autres trucs comme ça ?
Oui, tu sais, le petit bip du buzzer,
ça, tu peux l'enlever, la console va marcher quand même.
Et du coup, quand tu miniaturises,
est-ce que tu perds beaucoup de features comme ça ?
Qui, enfin, apparemment pas essentiels,
mais est-ce que ça réduit quand même ?
Tu peux en perdre beaucoup,
ça dépend ce que tu choisis de garder.
Moi, par exemple, là-dedans,
j'ai pas mis la carte
qui permet de contrôler les manettes
en sans-fil.
Du que c'est en portable et que je vais jouer en solo dessus.
Elle a intégré, elle m'a dit tout que...
Voilà, il n'y a pas besoin.
Donc là, théoriquement,
si on voulait faire un multiplayer,
je ne pourrais pas connecter une manette supplémentaire, du coup.
Ah, cette version.
Attention !
Tu peux, il y a des ports USB,
donc tu peux jouer en écran splité dessus si tu veux.
Ah, c'est quand même possible.
Mais en filaire, du coup.
Il y a pensé.
Il y a pensé.
Donc là, on a parlé du fait de supprimer des composants.
Après, pareil, tu dois faire des déplacements
pour pouvoir réduire la surface, c'est ça ?
Et concrètement, tu passes de quoi à quoi ?
En gros, une fois que tu as ton analys et tout,
le but, c'est de voir à peu près
où tu peux potentiellement découper.
Et la prochaine étape, du coup,
c'est d'abord les régulateurs de tension
originaux de la console.
Souvent, ils sont assez gros et assez surdimensionnés,
ça dépend.
Mais là, pour la Xbox 160, ils étaient vraiment très gros,
donc j'ai réussi à bien les miniaturiser
en utilisant d'autres composants, d'autres régulateurs de tension, en fait.
Et j'ai refait les calculs et tout pour avoir tout bien, bien calibré.
Et une fois que ça fonctionne avec les nouveaux régulateurs de tension,
on peut virer les anciens et découper à l'endroit où ils étaient.
Et donc, en termes de surface, à peu près,
tu passes de ces grands communs cartes de...
Oh, ben, ces grands comme ça ?
Et tu arrives à réduire, hein ?
Euh... Un truc comme ça, à peu près.
Wow ! Deux presque, ouais.
Tu dis, il se parle de...
Non, peut-être pas...
Oh, je sais pas, j'ai pas fait un calcul de surface, il faudrait.
Mais ouais, de beaucoup, ouais.
Déjà, c'est dingue.
Dans ce processus-là,
tu as de la perte, entre guillemets, genre,
tu fais tout de suite directement la bonne découpe ?
Non, tu fais pas, parce que pendant les tests,
surtout avec les régulateurs de tension,
tu vas tester des trucs,
et j'ai cramé plusieurs consoles, tu vois, pendant les cas.
C'est ce que j'avais posé comme question.
Combien de consoles t'as tué ?
Alors, en tout, cinq, mais c'est cinq,
que j'ai réparé de base, donc qui marchait pas...
Il y a pas eu de vraies pertes.
Pas des achats que t'as fait, que t'as carré ?

Cinq, mais c'est quand même...
Voilà, bonne entendeur.
Si vous avez une console qui marche plus, vous pouvez lui donner.
Pour la science.
Après, il y a un autre truc qui me intrigue beaucoup, c'est l'écran.
Parce que autant la carte mère, tu pars de l'existent,
tu supprimes, tu découpes, tu fais ta tambouille,
autant pas d'écran qui est livré avec une Xbox 660.
Donc comment ça marche ?
Comment tu le connectes ?
Parce que je m'en ai dit que ça devait être du HDMI ou quelque chose comme ça.
Donc comment ça fonctionne ?
Comment t'as sélectionné cet écran ?
Enfin, ça marche comment ?
Pour l'écran, c'est assez simple en fait.
Oui et non parce que c'est galère à trouver.
En fait, j'ai d'abord cherché un écran
de la résolution maximale de la console.
Et c'est assez galère à trouver.
J'ai cherché sur AliExpress parce que c'est que là-bas que tu trouves ce genre de trucs.
Et c'était un petit écran portable en IPS, donc très bon écran.
Tu branches en HDMI et il marche super bien.
Ou c'est un écran.
J'ai une question super bête mais
le HDMI est probablement positionné à l'origine au bord de la carte mère
pour pouvoir apparaître pour les gens.
Mais toi, j'ai mis une cèpe palca.
Non, il n'y a plus.
Comment ça marche ? Tu le redéplaces à l'intérieur ?
Comment tu fais ?
En fait, les signaux HDMI vont vraiment à peu près du milieu de la carte mère.
Ça part du Southbridge, donc lui tu ne peux pas le virer.
Et ça va vraiment au bord de la carte mère.
Donc j'ai coupé, là on voit très bien,
j'ai coupé un endroit où je pouvais encore atteindre les signaux
et j'ai relié des fils de cuivre et maillet.
Ah ! Incroyable.
C'est assez galère.
Donc tu viens te fixer sur les signaux HDMI ?
Sur les traces de cuivre en fait, je gratte
et après je viens me souder dessus, donc c'est vraiment très minutieux
avec des petits fils de cuivre et maillet.
Un câble HDMI, tu as beaucoup beaucoup de signaux, non ?
Ouais, on a une dizaine.
C'est pas un plus-moin quoi, je pense.
Non, ouais.
Et après ces signaux, il faut...
Je ne sais pas faire une soudure avec qui fonctionne.
Du coup, est-ce que ça se traduit par une dizaine de fils de cuivre ?
Ouais, c'est ça.
Non mais surtout dans tout petit petit.
Donc on a parlé de l'écran.
Après, je propose qu'on revienne sur le l'emballage,
on a la carte mère, on a l'écran.
Derrière, on peut voir que là, tu as demandé boutons d'une manette de Xbox.
Tu as un emballage plastique qui est nickel.
C'est quoi, toi, le processus pour arriver à passer de cette carte mère
à ce boîtier fini, entre guillemets ?
Alors pour le boîtier, ce qui est important,
c'est de modéliser autour de la carte mère.
Donc la contrainte, c'est la taille de la carte mère.
Ce qu'on va mettre aussi à l'intérieur,
la batterie, tout ça, tous ces éléments.
Donc il faut déjà modéliser tout ça en 3D.
Et ensuite créer la coque autour.
Pour les manettes, ça a été vraiment le plus compliqué
parce que c'est une forme vraiment complexe avec des borrons.
J'ai bien galéré avec ça.
J'ai commencé avec un scan que quelqu'un a fait.
C'est où est-ce qu'a fait un scan ?
C'est sur le code XBOX360.
Dans mon logiciel de 3D, j'ai modélisé autour pour refaire la forme.
Ça se voit, elle ressemble à la vraie.
C'est la manette coupée en deux.
Et au milieu, t'as mis l'écran.
Très cool.
C'est quoi ce que tu utilises comme logiciel pour faire la modélisation 3D ?
Là, j'ai utilisé Fusion 360.
Je connais ces deux noms.
Ayax, il utilise le même truc.
Je le voyais faire ça, mais là, c'est encore le next level.
On l'utilise beaucoup dans le rédiculage.
Tu modélises ta coque.
Et après, pour le contrôleur en lui-même,
tu prends chaque composant, tu le refixes.
Après, tu te connectes en USB pour les circuits ?
Oui, là, c'est pareil.
J'ai dû reverse-engineérer le contrôleur officiel.
J'avais d'abord fait avec un pas officiel,
mais j'ai eu des problèmes avec...
En fait, j'avais commandé un, j'ai reverse tout le truc.
J'ai pété une pâte du composant principal.
Du coup, j'ai recommandé une manette.
Ils avaient changé le composant principal.
J'ai dû tout refaire.
Du coup, je suis parti sur une manette officielle,
et ça, c'est bien passé.
Quand tu... Le contrôleur, c'est quoi ?
C'est la carte à l'intérieur qui traduit les mouvements des boutons, etc.
En signe à l'USB, c'est ça ?
Oui, c'est ça, c'est l'USB.
Tous les boutons sont reliés, du coup,
à un petit circuit qui va interpréter ça
et envoyer ça par USB à la console.
Ok.
Tu as besoin de le reverse ?
Je suis bête.
Je... Vraiment, je n'ai connu rien, mais...
J'ai reverse le PCB pour voir où tout est branché.
Après, j'ai fait des PCB custom,
justement pour couper ça proprement en deux
et relier ça avec une nappe.
Et ensuite, j'ai tout ressoudé les composants originaux
sur les PCB.
Je suis bête, parce que moi, chez un mode,
oui, évidemment, tu peux le couper au milieu,
ça va fonctionner.
Non, mais non.
Ça ne marche pas comme ça.
C'est incroyable.
Alors...
Ah oui, c'est si.
Question, question que j'ai ensuite,
qui est très importante que tu vas voir,
elle peut paraître bête, mais vraiment,
c'est un questionnement que j'avais.
Est-ce que ça peut exploser ?
Tu vois, tu fais un truc super fait maison,
tu ressoutes des trucs de partout.
Est-ce que t'as des mécanismes un peu de sécurité
sur la console ?
Eh bien, c'est une super question,
parce que justement,
il y a beaucoup de gens qui peuvent faire
ce genre de choses, et notamment sur AliExpress,
on peut trouver des pièces de portables et tout,
qui n'ont aucune sécurité,
mais vraiment aucune, ça fait peur,
il ne faut pas acheter ça.
Et je n'ai pas voulu faire ça forcément
pour ma console, je ne veux pas mettre le feu
à ma maison.
Donc j'ai intégré un paquet de sécurité,
notamment avec un encodant, un STM32,
qui va gérer du coup la température,
il va gérer aussi la vitesse du ventilateur.
Qu'est-ce que c'est un STM32 ?
Un microcontroller,
qu'on peut programmer,
et du coup j'en ai intégré à l'intérieur,
qui va gérer les fonctions de sécurité,
comme éteindre la console,
si on a une surchauffe,
ou encore gérer la laide
d'indication de niveau de batterie.
Du coup, assez naturellement,
la question qui me vient,
c'est qu'est-ce que tu utilises comme batterie ?
J'utilise 4 cellules
de 21 700,
21 c'est la largeur,
et 700 c'est la longueur,
c'est des cellules standard
qu'on peut retrouver dans l'automobile
ou d'autres secteurs.
Et du coup, l'autonomie de ta console,
c'est quoi, à peu près ?
On a une heure d'autonomie,
et pas mal, franchement,
c'est pas mal pour la consommation.
C'est une console de salon,
c'est-à-dire qu'en termes de consommation électrique,
ça n'a jamais été pensé pour ça.
Quand on voit les Steam Deck aujourd'hui,
ou les Nintendo,
c'est quoi, c'est parfois 9W
ou 15W ?
C'est 15W, ouais.
Là, elle fait 63W.
C'est pas pareil.
Tu peux jouer brancher ?
Oui, tu peux te charger.
Tu peux éteindre ta durée de jeu ?
Complètement, parce que
ce que j'ai mis pour charger,
c'est...
une prise USB-C, donc je peux brancher
un adaptateur en power delivery,
qui peut délivrer 100W,
donc on peut totalement jouer
et charger la console en même temps.
Ok, cool.

Et donc, tous les jeux fonctionnent normalement ?
Oui.
Après-midi, il n'y a pas de limite à ce niveau-là.
Toi, tu l'as vraiment essayé, genre,
tu es-tu joué vraiment avec maintenant ?
J'ai pas vraiment le temps de jouer, on va...
J'ai fini un jeu dessus,
j'ai fini BioShock dessus,
juste pour vraiment tester en longueur.
Et alors ? Verdict ?
Bah ça se joue bien, juste à force.
C'est un peu lourd quand même,
en fonction de comment on la tient,
mais c'est jouable.
Elle peut se connecter, du coup, à Internet ?
Oui, il y a une carte-witch.
Tu peux connecter avec ton compte,
du coup, Xbox ?
Non, vu qu'elle est hackée,
il n'y a pas de compte.
Je crois même pas qu'il y a deux stores,
ou alors il a dû fermer, il y a longtemps,
sur la 360.
Ok, ok. Et donc, les jeux que t'as dessus,
tu les as directement mis
dans l'USB ?
Ouais, c'est ça, on peut les transférer
en USB, ou en Wi-Fi,
par 200 nordies à la console.
Ok, ok, ok.
Cool.
Mais ça fait longtemps que j'y ai pas touché,
mais il y avait des histoires,
si tu l'as hack, tu peux quand même jouer
à des jeux multi-joueurs,
mais sur des serveurs alternatifs,
ou des choses comme ça.
Ouais, c'est ça, tu peux jouer, mais sur des serveurs privés.
C'est un monde.
Vraiment, le jailbreak des consoles, c'est un monde.
La question du chat, c'est,
tu sais, si Microsoft
a dit quelque chose, ou la vue passait
ce projet, ou quoi ?
J'en ai aucune idée.
Bon, j'ai pas reçu le procès pour l'instant.
Mais c'est l'inverse,
ils vont trouver ça absolument génial,
à la main-d'île.
C'est super cool, mais...
Tu ne me parles pas, si t'as...
Non, non, non, c'est pas commercial.
La dernière fois, on avait parlé de Nintendo,
qui est un peu frileux.
Ce qu'ils aiment, surtout pas, c'est quand tu gagnes
de l'argent, sur leur propriété
intactuelle, tu vois.
Ouais, ouais, ouais.
Voilà, et effectivement, ils sont un peu hardcore
dans le style, mais ça vient de quelque part.
Si t'avais l'intention de la vendre,
ce serait très certainement un problème.
Oui, oui, là je pense que ça serait...
Je pense.
Mais ok, ouais, trop cool.
C'est dingue.
Est-ce que...
Je sais, c'est sûr qu'on est passé sur plein de trucs.
T'as mentionné notamment les...
les dangers de...
d'alternatives qui pourraient exister.
Déjà pour que les gens sachent,
c'est quoi un peu le game de la console
miniature, genre vous êtes combien à faire ça.
Et si les gens veulent ça, entre guillemets,
comment ils peuvent en trouver ?
Si c'est possible, d'ailleurs.
Alors, les Wii portable, je connais des modders
qui en font sur demande,
mais du coup, la scène du modding
de console portable, de miniaturisation et tout ça,
ça se passe sur le FormbeatBuilt.
Il y a toute une communauté, bah, surtout
US, du coup, qui miniaturise des consoles et tout.
Et en France, j'imagine que tu dois pas être...
Pas grand chose dans la France.
Je connais quelques gens qui ont fait des Wii portable,
mais il n'y en a pas beaucoup, non.
Ça a commencé aux US, surtout,
donc c'est de là-bas que tout vient.
Et tu donnes un exemple de copie
un peu à l'Express entre guillemets.
Donc, toi, tu déconseillerais plutôt d'acheter
ce genre de trucs ?
Ouais, complètement.
Si tu sais pas, si c'est sécurisé à l'intérieur,
surtout au niveau de la batterie,
il ne faut pas acheter.
Parce que, en fait, ça paraît peut-être évident,
mais c'est une console de salon
et donc, c'est des sécurité qui n'existent pas par défaut,
parce que c'est une console de salon, c'est ça.
Ouais, complètement.
Ce n'est pas fait pour être une console portable,
donc c'est à toi d'implémenter les sécurité qu'il faut.
Et encore, même là, je ne la commercialiserai pas,
parce qu'il y a encore d'autres trucs à ajouter,
si tu veux vraiment un truc 100% safe.
C'est notamment à cause du fait qu'il y a une batterie ?
Non, la batterie, elle est bien sécurisée au niveau température,
charge, décharge, il y a un BMS, il y a tout ce qu'il faut.
C'est la suite que toi, t'as rajouté, en gros,
une console de salon, elle n'a pas préoccupé,
justement, de la température.
C'est ça toute la partie, en fait,
c'est surtout toute la partie batterie,
que ce soit de la charge ou de la décharge.
Il faut que toute la chaîne, elle soit sécurisée
et que ça respecte les spécifications
constructeurs de la batterie.
Sinon, là, tu peux vraiment être endangé,
parce qu'une batterie, on sait tout ce que ça fait
si tu la charge trop ou trop fort, ça fait boom.
Peut-être que tu as demandé si tu as prévu une PS5 portable à jour.
Ouh !
Euh... Non.
Elle ferait de la taille d'un frigo.
Ils ont vraiment augmenté,
on parle souvent de la loi de mours,
qui a un peu terminé, etc.
A priori, les consoles, pendant très longtemps,
ont probablement gardé des tailles similaires.
Toi, tu vois vraiment que c'est un train de changer,
que les consoles dernières consoles,
c'est plutôt des gros mastodontes ?
C'est pas au niveau de la...
Je ne pense pas que c'est au niveau de la loi de mours,
je pense que c'est surtout au niveau puissance
et du coup, pour le coup, la consommation, vraiment,
c'est des monstres.
La PS5 et la Xbox Series X, c'est des monstres de puissance, quand même.
Et...
Bah, leur consommation, forcément, ça va avec les technologies actuelles,
mais peut-être dans le futur,
on aura sûrement des consoles aussi puissantes,
mais qui consombrera un beau commun, forcément.
Parce que, du coup,
qu'est-ce qui prend de la place,
très naïvement, c'est la batterie ?
C'est ça qui prend de la place ?
Pour faire tourner une console portable très puissante.
C'est... Pourquoi est-ce que le volume...
Enfin, par exemple, pour une PS5, pourquoi est-ce que ce serait...
Toujours volumineux, oui.
Oui, il y a la batterie.
Parce que, plus tu consommes en watt,
plus il va falloir une grosse batterie
pour tenir, par exemple, une heure de jeu
pour avoir un petit fixe.
C'est ça le facteur limitant, ou il y a encore...
Il n'y a pas que ça. Il y a aussi la chauffe.
Parce que...
toute l'énergie que tu vas consommer,
ça va automatiquement partir en chauffe,
et il faut la dissiper,
et pour la dissiper, il te faut un...
un radiateur,
et un ventilateur pour souffler l'air.
Et donc, plus tu vas consommer,
plus ça va devoir être gros et massif.
Donc ça rajoute du poids
et de l'espace.
Donc c'est ça le facteur limitant.
Moi, j'ai envie de demander depuis le début,
est-ce qu'on peut l'essayer ?
Parce que ça allume, parce que...
Est-ce que ça marche ?
Mais par contre, j'ai vérifié de tout à l'heure,
elle trouve plus les jeux.
Je suis dégoûté.
On peut au moins voir...
On mettra des illustrations pour les gens.
Est-ce qu'on peut soupeuser ?
T'as le speaker, il est pas mal.
Franchement...
Trop la nostalgie,
vraiment déjà les chargements.
On entend les portes silo quand même.
Ah oui.
C'est très confortable.
C'est un poids lourd, je pense que je sais pas si...
Au bout d'un moment, tu joues comme ça.
Ouais, tu joues pas osé.
Et oui, effectivement, il n'y a pas de...
Mais...
Il y a des consoles, justement, qui essaient de créer ça.
Je trouve que la plupart des consoles type
Rugged Live ou Steam Deck,
souvent, ça pêche au niveau des contrôles.
Et c'était beaucoup moins confortable
que les contrôleurs qu'on connaît,
des Xbox, des PS3, des PS4.
Et là, c'est vraiment dingue.
Franchement, j'ai vraiment l'impression d'avoir
une manette d'Xbox, je ressens.
C'est normal, c'est la vraie...
C'est le même feeling, normal.
Mais je trouve que ça n'a pas encore été réussi.
Je sais pas ce que tu en penses, mais...
Ah, je suis pas du même à vie.
En fait, j'ai essayé la Rugged Live,
surtout, qui est connue pour avoir un grip
vraiment pas fou.
Je n'ai pas essayé la Rugged Live,
j'ai le Steam Deck et vraiment,
j'aime beaucoup le grip.
Je trouve que c'est le meilleur compromis,
du coup, si tu veux un truc compact
et qu'il tient bien en main.
Je suis d'accord que les manettes comme ça,
ce sera toujours mieux.
C'est vraiment tellement magnifique.
Là, vous ne vous voyez pas, mais évidemment,
on a notre petit écran.
Et on n'a pas de jeu.
Alors heureusement, mais...
Actuellement, on n'a pas de jeu, mais vous...
C'est un très bon feeling, ça dit.
Mais oui, mais c'est tellement...
Franchement, je sais pas pourquoi
il y a un côté satisfaisant à mort,
alors qu'encore une fois,
dans l'effet, je joue plus tellement
aux jeux vidéo, mais c'est ce que
on disait au début,
il y a vraiment un truc d'enfant,
ça, à mon avis.
Je trouve le plaisir de...
et même la finition, tous les ports
et tout, c'est vraiment nickel.
La finition, ouais.
Moi, c'est le premier truc qui m'a choqué.
On sent le...
Ça fait vantilo aussi.
C'est ça qui est pratique.
En hiver, c'est bien.
Ça réchauffe.
C'est vraiment, franchement, c'est vraiment sublime.
Bravo.
Est-ce que...
Tu penses que si tu avais dû faire ce projet
il y a 10 ans,
ça aurait été aussi simple ?
Ouf, non.
Ça aurait été super compliqué,
parce que rien que les fabricants
de circuits imprimés,
là, c'est en Chine,
mais ça s'est démocratisé,
depuis quelques années,
tu vois, il y a 10 ans,
c'était pas aussi démocratique.
Tu trouves les jeux ?
Oh ! Oh !
Oh !
C'est qu'est-ce que tu as fait ?
Ah, ça s'inscride, attend.
Il y a tous les jeux qui sont revenus.
Désolé, vous m'avez perdu.
Je sais pas.
Oh, il y a Skyrim.
Vas-y, lance.
La soirée de Tiffania.
Qu'est-ce que je vais bien pouvoir créer comme perso ?
Je peux vous...
Ça fonctionne, on a Skyrim qui charge.
Oh, juste le début de Skyrim est...
Noir.
Ouais, il est trop bien.
On va faire le petit test
pour voir si ça rameau pas
avec le dragon.
Ah oui.
Pardon, là, on est dans les rêves de...
On est...
Je sais pas si vous vous entendez.
La musique du début est incroyable.
J'adore ce jeu.
La fat girl.
Trop si énorme, effectivement.
Je peux témoigner.
Vous m'avez perdu des autres.
Je sais pas vous, c'est quelque chose de...
Il y a des contrôles de volume ?
Oui, plus et moins.
J'aime bien.
Il enlève le son juste pour me déhyper.
Pendant que tu fais le boss
et que tu vérifies que l'expérience est géniale,
je...
Quand tu l'as expliqué sur...
Et notamment, si tu disais que c'était très compliqué,
ça aurait été très compliqué il y a dix ans,
en particulier parce que...
T'allais parler de cartes électroniques.
Ouais, je pense au niveau fournisseur, surtout.
Genre, il y a dix ans.
Ah si, il y a dix ans,
à l'Express, c'était quand même une chose.
Mais bon, si tu reviens dans le passé,
genre, pour avoir les composants et tout,
c'était beaucoup plus compliqué au niveau particulier.
Soit il fallait que tu aies une entreprise
et que tu compres en grosse quantité,
ou juste tu pouvais pas.
Là, maintenant, c'est beaucoup plus accessible
au grand public.
Donc, tu peux beaucoup plus facilement prototype chez toi.
Et aussi, le fait qu'il y a dix ans,
la console était plus chère.
Donc, si t'en crames une, ça, c'est mal.
Il y a déjà les composants,
tu peux les avoir individuellement, c'est ça ?
Ouais.
Et sur le côté purement cartes électroniques,
je sais pas si tu as eu besoin là,
mais si moi, j'ai besoin de...
de faire faire des cartes électroniques,
est-ce que c'est plus simple aujourd'hui
que qu'à l'époque ?
C'est...
Ouais, c'est super simple.
Tu as des logiciels open source,
comme Qicad,
qui est vraiment super, c'est celui que j'utilise.
Et après, tu as des fabricants
comme JLCPCB, PCB, OY.
Tu peux vraiment avoir des PCB
pour vraiment pas cher.
Genre, je dirais, pour 30 balles,
en comptant la livraison,
tu as tes premiers PCB.
Et donc, tu reçois quoi, concrètement,
la carte pré-imprimée ?
Je reçois ta carte électronique,
et même, tu peux même faire placer
les composants qu'ils ont en stock
sur la carte.
Ça, je sais pas encore comment faire,
c'est un peu bizarre.
Mais ouais, les PCB,
du coup, tu reçois ta carte.
Après, tu soutes tes composants,
et t'as ton circuit.
Et c'est génial.
Non mais, je pense que ça donne envie.
Là, tu as eu besoin d'aller...
d'aller aussi loin que ça, pour des projets de ce genre ?
Oui, ben là, tu as...
1, 2, 3, 4, 5...
T'as un 6 ou 7 PCB custom dedans, tu vois.
Oui d'accord, donc en fait, ça n'aurait littéralement pas été possible.
Oui, littéralement.
Et donc, aujourd'hui, si quelqu'un voulait se lancer dedans,
ça m'intéresse à mentionner les 8000 balles théoriques, etc.
Mais juste en composant,
si tu comptes...
en comptant la Xbox à l'achat,
tu avais tous les composants nécessaires,
tu penses qu'on est dans quel genre de range ?
Je sais plus, mais je crois qu'on était autour des...
des 3000 en composant.
Si tu fais individuellement.
Ok, donc acheter un style tech.
En gros, acheter un style tech.
Ça vaudra mieux.
Mais en tout cas, en apprentissage,
j'imagine que, à la fin, tu rigoles.
C'est arrivé à mon père.
A un bon niveau apprentissage, tu comprends plein de choses.
Et sur ce genre de gros projets, la courbe d'apprentissage, elle est énorme.
Est-ce que, alors que toi, t'avais déjà monté,
enfin, créé des consoles miniatures avant,
la Wii, la PS2, etc.
T'as quand même appris des nouvelles choses là.
Et si oui, c'est quoi les trucs que tu retiens ?
Ouais, j'ai appris plein de trucs.
Notamment, au niveau des VRM,
c'est les régulateurs de tension principaux
du processeur.
Maintenant, je sais comment,
entre guillemets, je pourrais en designer,
ou encore calculer les composants.
Il y a aussi le circuit de charge de la batterie.
C'est un peu la même chose que sur les PC portables.
Je m'en suis rendu compte un peu plus tard.
Et bien, maintenant, à partir d'une data sheet,
je peux recréer un circuit qui va fonctionner
en choisissant les composants adaptés,
en calculant tout ça et en mettant ça vraiment en pratique.
Très stylé.
Théoriquement, peut-être la version après,
tu partiras juste de la data sheet.
Tu vas recréer la console.
Si je fais une version d'après,
il y a des trucs que je maîtrise pas encore.
Le code, techniquement,
avec un STM32, tu peux communiquer
avec l'apuce du chargeur de batterie.
Et tes paramètres, tu peux les gérer comme ça,
en programmant.
Là, c'est parce que j'ai fait, c'est avec des résistances
qui permettent de définir tes valeurs de charge.
Et tout ça.
Donc, ça, c'est un truc à améliorer, on va dire.
Tu résous actuellement les problèmes de maire
plutôt électroniques,
mais tu pourrais progresser sur la partie logicielle, en gros.
Ouais, c'est ça.
Tout ce qui est code, c'est que de ne pas trop faire.
L'inversement, beaucoup de débo.
Ils sont très fréleux à l'idée d'avoir une table de soudure.
On a perdu Tiffanie, clairement, actuellement, dans ce cas.
C'est incroyable.
Enfin, en fait, juste pour un petit retour, expérience,
mais c'est top.
C'est vraiment super cool.
Je ne sais pas qu'est-ce que je vais créer comme personne.
Mais...
En gros, pas de lag, tout comme...
Je vois à ce niveau d'implication...
Ça ne lag pas.
Et...

Est-ce qu'il y a une petite pro?
Est-ce quand même parce que les joueurs ne laissent pas forcément,
mais là, les niveaux de consommation dont a parlé,
dans une toute petite boîte comme ça,
j'imagine que tu as dû avoir pas mal de réflexion sur le côté thermique,
fait que, justement, on obtienne des performances descentes
et que ça ne vienne pas exploser les FPS, c'est tout.
À quel point, c'est quoi les outils dont tu as besoin pour réussir ça?
Pour la partie thermique, je me suis inspiré de systèmes qui existent déjà.
Donc c'est des calauduques qui vont emmener la chaleur à un radiateur.
Des calauduques, c'est quoi?
C'est des petits tubes,
ou dedans, tu as de l'eau avec une peau et tu as de la porosité tout autour.
Et ça va très efficacement amener la chaleur d'un point A à un point B.
Et du coup, ça l'emmène le plus vite possible en dehors du processeur vers le radiateur.
Et après, tu mets un ventilateur et ça te fait un système super efficace
pour sortir ta chaleur de la console.
Et là, on voit un exemple avec un téléphone.
Avec ça, tu peux savoir comment serait partie la chaleur?
Oui, j'ai fait des tests avec une caméra thermique pour voir les endroits qui se chauffaient
ou si c'était assez chaud.
Et je crois qu'on monte à pas plus de 60°C, donc c'est relativement bien.
Et c'est stable, ça reste stable après, ça monte pas plus haut.
Mais je ne savais pas que tu pouvais faire ça avec un téléphone.
Ah mais il y a une caméra thermique branchée dessus, c'est pour ça.
Oui, donc tu n'es pas obligé d'avoir du matos nécessairement dédié.
Non, tu peux prendre une petite caméra thermique que tu branches en USB-C et voilà, trop stylée.
Il y a un truc qu'on n'a pas encore raconté, c'est que cette création qui hypnotise Tiffany
a notamment amené aux États-Unis à une convention spécifique pour ce genre de projet.
C'était quoi? Déjà, est-ce que tu peux nous expliquer cette convention, déjà le concept?
Et c'était quoi un peu les réactions des gens?
Alors c'était du coup une convention gaming à Milwaukee, dans le Wisconsin.
C'était la MGC et donc il y a des gens que je connais, des copains du forum Bitpult,
sur Discord, ils m'ont dit, ouais vas-y viens avec nous, viens montrer, ramène ta 360.
Et du coup je les ai rencontrés en vrai, c'était vraiment super cool, super ambiance.
C'est pareil, c'est des tarés, ils font des consoles portables, des trucs de dingue.
Un copain a fait une Wii U portable, donc là c'est la première pour l'instant.
La convention c'était une convention gaming et nous du coup on était dans une pièce
où on exposait nos projets et il y avait beaucoup de gens qui étaient impressionnés
de voir que c'était réel.
Trop stylé surtout, c'est un monde où j'imagine que vous n'êtes pas beaucoup à faire ça.
Et peut-être que de ton point de vue, j'imagine que ça doit être sympa d'avoir des avis,
des feedbacks de gens qui comprennent aussi le travail qu'il y a derrière.
Ouais complètement, c'était un truc de ouf, on a beaucoup échangé, c'était super cool.
C'était trop bien parce que j'ai vu les gens qui m'ont inspiré là-dedans,
donc c'est génial de rencontrer tout le monde.
Trop stylé.
Je dirais un peu, mais mine de rien, quand tu fais ça tu passes des heures en solo,
contrairement à une entreprise où potentiellement tu fais la même chose
mais un truc qui ne met pas réglie, pas l'échelle industrielle, ça n'a rien à voir.
Est-ce que parfois tu aimerais bien avoir potentiellement de l'aide sur tes problèmes
ou il y a un côté trop solitaire au projet ou ça va ?
Je d'avoue que des fois j'aimerais bien de l'aide,
mais je ne suis pas quelqu'un qui va demander beaucoup aux gens, je reste tout seul dans mon coin,
souvent à essayer de trouver par moi-même.
Mais ouais c'est vrai que c'est un truc qu'il faudrait que je fasse plus demander de l'aide,
peut-être à des professionnels.
En tout cas d'être.
Il y a des conventions visiblement qui existent,
Ouais c'est ça, avec les gens qui font la même chose,
on échange et puis des fois quand tu bloques sur un truc, ça aide de demander.
Trop stylé et puis j'imagine que le côté chaîne YouTube,
déjà le fait que tu l'es, t'envoies ça dans le monde à qui voudras voir,
ça te permet peut-être d'avoir aussi des feedbacks de gens qui tombent sur tes projets.
T'as déjà eu des commentaires d'experts qui t'ont pointé des améliorations à faire ?
Ouais complètement, des fois tu regardes les commentaires et il y en a un qui te fait hilté que
t'as mal fait ça ou c'est peut-être ça le problème.
Ouais les commentaires c'est vachement utile.
Des fois sur des techniques que j'aurais même pas imaginé pour de l'impression 3D ou des trucs comme ça.
Pour la coque, j'avais demandé à Wes, lui ce qu'il utilisait pour ses consoles portables
et du coup il m'a orienté vers l'impression résine.
Ah oui ok, donc grâce à ça on a ce look trop stylé.
La question que j'ai pour finir potentiellement pendant que la fusée de Tifa ni d'école.
La vibration est incroyable.
Ah mais c'est ça les brocs ça faisait ?
Oui en fait ça c'est la...
Est-ce que t'as rajouté un moteur pour la vibration ?
Il y en a deux et c'est les vibreurs originaux d'une manette.
Ok parce que c'est assez super immersif.
On n'a pas fait mieux depuis.
C'était génial, c'est incroyable.
Et juste...
On va partir avec un...
Vérifie.
T'es en 5 ?
À la convention ils ont pensé quoi ? Ils l'ont testé ?
Ouais, ouais, bah il a tourné pendant 2 jours.
C'est pas la meilleure console ever qu'ils ont vu de toutes les conventions ?
Ouais j'ai beaucoup de bons retours.
Je suis super hype et j'ai se pour dire.
Non mais...
Et ben justement la question qu'on se pose tous c'est qu'y allez ton prochain projet après ça ?
Est-ce que t'as déjà des idées ?
Le prochain projet il est en cours.
C'est un moyen projet on va dire.
C'est de transformer une switch en console mais 100% de salon.
Du coup faire l'inverse.
Ok.
Et du coup c'est...
Comme ça j'aurais l'impression que c'est plus simple en terme de contrainte de volume et tout.
Mais c'est ce que c'est le cas ?
Oui.
Oui oui c'est un projet plus simple.
Là je veux souffler parce que...
C'était long.
C'était long.
Ouais c'était long.
Ben si on fait un peu le résumé pour que les gens réalisent.
Combien de...
T'as commencé ça ? Quand ?
Et ça t'as pris combien de mois ?
Ça m'a pris environ 3 ans à partir du moment où j'ai commencé environ...
3 ans.
J'espère que t'as 3 ans de vente toi Tiffany.
Je réalise que je suis...
Plus de 10 sont nécessaires pour prendre le niveau en électronique.
C'est trop stylé franchement.
Je la manque on bien.
Une vente aux enchères.
Tu veux pas faire une vente aux enchères ?
Ah non ce serait peut-être des problèmes.
Pour une assaut.
Une vente aux enchères ?
T'allais dire ?
Ouais j'allais dire.
On vient de parler des droits et de Microsoft.
Donc je retire ce que je dis.
Non Clément ce serait un problème.
On en parlant off.
Soit si des gens sont d'accord directement là-bas.
C'est franchement...
Ben évidemment tu n'as pas accès au chat mais tu as un tonnerre d'applaudissements et de respect.
Et bien aussi.
Et ça de Tiffany évidemment.
Merci bien.
Je suis trop concentré pour les faire directement.
Trop cool.
Mais franchement c'est trop trop cool.
Et on a trop hâte de voir la suite.
Peut-être de te refaire venir chez nous si tu as envie pour nous raconter un peu les coulisses de tout ça.
Ben avec plaisir.
Est-ce que tu as des...
Eventuellement pour finir une recours accessible pour des développeurs.
Ou des gens qui sont plutôt la fibre logicielle.
Pour débuter en électronique et en bidouille.
J'ai pas vraiment de recommandations.
Je dirais pour débuter le mieux c'est de faire des projets qui nous intéressent.
Et puis tu l'en aiguilles de...
Ben déjà commencer petit parce que si on fait un gros on va...
Commencer pas par une Xbox 60.
Ouais non faut commencer petit.
Surtout en électronique et après aller sur des plus gros projets.
Ouais faut bien comprendre les bases sinon on peut vite faire n'importe quoi.
Ou être bloqué assez vite.
Oui.
Très cool.
Merci vraiment à toi.
Merci beaucoup.
Trop très bien.
Et ceci vient clore cette émission longue et passionnante.
Il est 22h18.
Elle a duré 3h10.
C'est hyper inco-vivente.
Ouais ouais mais moi je suis hippé de l'eau.
Merci à tous nos bruyants invités c'était vraiment hyper cool.
Merci à vous le chat de rester avec nous si longtemps.
Vous pouvez évidemment suivre la chaîne MiloMaker sur Youtube pour découvrir tous ces prochains projets.
Et sur Twitter également.
N'hésitez pas à follow cette chaîne Twitch.
On revient dans 2 semaines.
Wednesday 19h.
Et sur ce des bisous.
Bonne soirée.
Bonne soirée.
Bonne soirée.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org
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