Développeur Initérant Avec Thomas Parisot

Durée: 8m33s

Date de sortie: 17/05/2019

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Bienvenue sur le podcast Artisan Developer,
l'émission dédiée au programmeur,
qui parle de techniques bien sûr, de codes durables,
mais aussi du métier en lui-même, de recrutement, de développement personnel,
ou encore d'entrepreneuriat pour t'accompagner dans une vie de développeur épanouissante.
Alors, est-tu prêt à passer au niveau supérieur ?
C'est parti !
Aujourd'hui je suis avec Thomas Parizzo, Thomas bonjour.
Eh bonjour.
Ça fait bientôt un an que tu n'es pas revenu sur le podcast,
du coup j'imagine que tu as vécu plein de choses depuis.
En particulier, je te propose qu'on parle de ce que tu partageais avec moi,
la notion de travail en itinérance.
Tu me parlais de cette idée de, en fait, de tu faisais un retour d'expérience,
ou toi tu avais pas mal bougé,
et tu avais réussi à te rendre indépendant, finalement, de l'attachement géographique.
C'est vrai que je vois encore beaucoup de boîtes, beaucoup de clients,
qui aiment bien t'avoir sous la main.
Comment as-tu réussi ça ?
Est-ce que tu peux nous décrire un petit peu ton expérience ?
Comment as-tu arrivé à construire ce mode de travail à distance ?
Ben ouais, avec plaisir.
C'est rigolo parce que j'ai fêté les 1 ans d'itinérance le 1er mars dernier,
et ouais, donc c'était assez...
Le temps évite de passer, et la façon dont ça s'est construite,
ça s'est vraiment construit au fil de l'eau,
parce que j'ai commencé l'itinérance avec un projet d'écriture de livre en cours de route,
et que c'était le projet...
Ça s'est fait de janvier, de janvier à août,
et en gros, entre août 2018 et là le 1er mars,
j'étais sur des missions facturées, donc...
Donc il y a eu deux phases, il y a une phase où j'étais très mono-centré
sur un sujet qui était le mien,
donc j'avais pas vraiment de clients directs,
et ça a permis de m'approprier le rythme de l'itinérance,
de changer de ville, de changer d'endroit,
de chercher un endroit où s'installer,
donc il y avait aussi ce temps de réflexion
sur de quoi j'ai besoin en quotidien,
et en changeant de contexte,
ça permettait de révéler les différents points,
donc finalement, certains me passaient complètement soulnés,
j'avais pas réalisé que j'étais autant attaché à avoir une bonne cuisine
pour me sentir bien dans un espace de vie.
Tu parles de la cuisine, du lieu de la cuisine, ça ?
Le lieu de la cuisine, que la disposition physique de l'espace
m'a affecté vachement sur mon humeur,
parce que si j'étais allé 3 dans une cuisine,
je me sentais chez moi.
C'était vraiment marrant comme découverte.
Et j'ai découvert à travers ça d'autres trucs comme...
Ouais, en fait, j'ai beaucoup de mal avec le bruit et la pollution,
et donc du coup, au fur et à mesure qu'on testait des lieux,
j'ai découvert que...
Ouais, finalement, j'avais vraiment un truc que je tentais,
que j'aurais bien aimé vivre à la campagne,
mais du coup, j'ai compris de mieux pourquoi je voulais vivre à la campagne,
dans des endroits beaucoup plus reculés que les grandes villes.
Même si, justement, j'avais peur de ce truc avec les clients.
Et ce qui s'est passé, c'est que...
il y avait deux types de sujets sur lesquels j'ai commencé à intervenir.
Le côté pratique, c'est que je suis dans un collectif de 3 personnes,
donc on avait déjà du travail en fait en continu qui arrivait,
je suis pas à freelance, je dois tout trouver par moi-même.
On se partage des missions, on s'en semble sur des trucs.
Mais ce qui s'est révélé, c'était...
Il y a eu un mix intéressant de facilitation de projets,
où du coup, c'est pas obligé d'être tout le temps présent,
et en continu.
Et je me suis mis à...
et d'autres missions qui étaient plutôt faire du dev, mais pareil,
du dev, tu n'as pas besoin d'être tout le temps présent.
En tout cas, les clients avec qui ça s'est fait,
il n'y avait pas tout le temps besoin d'être présent.
Je trouve qu'il y a une des bonnes façons,
dans sa cigoupillée, c'était d'avoir surtout des missions,
des missions de l'ordre de 2, 3 mois,
mais des missions qui nécessitent pas un temps plein.
Ce qui fait que je combinais en général,
j'avais une ou deux missions en même temps,
et ça me faisait soit un temps plein,
soit c'était un temps plein que j'ai tâlé dans le temps,
et je faisais genre 3 jours par semaine.
Et du coup, ça me permettait de pouvoir être un peu où je voulais,
et en fonction de mes différents trajets,
je disais aux clients, peut-être que je serai à Paris,
de telle date à telle date,
qu'est-ce qu'il faudrait qu'on fasse à ce moment-là.
Et on se retrouvait à ce moment-là pour faire,
genre, une journée d'atelier,
ou des choses du genre,
et sinon, on utilise des Skype pour faire des rétros,
ou des trucs qui ptit,
ou des pyrines,
ou des choses comme ça.
Il y a plein de trucs sur lesquels il n'y avait pas besoin d'être sur place,
on faisait du pair programming avec des copains,
en utilisant les fonctionnalités de développement
en simultané,
qu'il y a sur VS Code ou Atom, par exemple.
Et du coup, ça veut dire que régulièrement,
tu allais quand même voir ton client,
c'est-à-dire que tu n'étais pas...
Est-ce que tu as déjà travaillé avec un client 100% en remote,
sans jamais le voir physiquement, du début à la fin ?
Non, parce que...
Je pense que ça,
je le ferai que si j'ai déjà travaillé avec lui précédemment,
mais en fait, justement, je j'aime bien aller chez eux,
passer genre la première semaine,
ou les premiers jours du travail,
sauf s'il y a du défrichage à faire avant,
justement, sur place pour mieux comprendre
l'organisation dans les bureaux,
voir... Des fois, c'est beaucoup plus facile
pour prendre rendez-vous avec des gens,
en fait, je vais littéralement dans les couloirs,
et je passe la tête à travers la porte, et je dis coucou.
Et du coup, il y a des trucs qui vont très vite,
comme ça, pour l'ancienne mission,
et puis après, le reste, ça se fait au fil de l'eau,
parce qu'on a déjà établi un rapport de confiance, en fait.
Et je me rends compte que je vais voir les gens
pour établir un rapport de confiance,
partager un même clavier, faire des trucs ensemble,
et ensuite repartir à la maison avec du boulot, quoi.
Et après, ça n'était qu'une fois où il y avait vraiment besoin
de se déplacer expressément pour un truc
qui était vraiment des questions de calendrier,
il y avait qu'un jour qui était possible,
et le client a facturé le trajet.
Et du coup, concrètement, qu'est-ce qu'il y a ?
J'aurais imaginé que des rétros,
c'était quand même des trucs un peu sensibles,
on marque, oui, à distance,
on a dit que je réalise qu'on a dû en faire,
oui, oui, on en a fait des trucs plus légers.
Qu'est-ce que tu as constaté comme activité
qui nécessitait d'être vraiment physiquement présent,
et quels sont-elles, ou finalement, à distance,
ça marche très bien ?
La plupart,
la plupart,
il y en a certaines,
c'était plutôt en fonction du contexte.
Là, par exemple, je travaille avec la mairie de Montreuil,
et leurs ordinateurs ne sont pas équipés, en fait, de webcam.
Donc du coup, ils sont sur les ordinateurs fixes et tout.
Du coup, faire des visios,
partager un écran, c'est un peu galère.
Ils ont surtout certains, en dérestructions de logiciels,
donc des trucs simples pour nous,
sont compliqués pour eux.
Là, par exemple, dans ces cas-là,
faire des visios, c'est un peu galère,
ou alors il faut vraiment passer par du téléphone.
Du coup, tu te coupes un peu de...
présenter des maquettes,
ou reproduire des bugs à l'écran,
c'est un peu compliqué.
Donc ça, c'est les moments
où on va profiter du fait de se déplacer
à un endroit pour qu'elle ait une réunion,
et qu'elle ait plutôt 2h ou 3h
de temps de travail de qualité,
et repartir avec toutes les réponses aux questions,
eux, avec toutes les confirmations
dans quelle direction le projet va,
et puis le reste,
via des captures d'écrans et des issues sur github,
le travail, ça se fait.
Ou on se décale à je-part-téléphone.
Et si tu devais nous transmettre
une leçon de cette année de dittinérance,
ce serait laquelle ?
Une leçon,
je trouve que ça oblige d'être encore plus carré
sur les livrables
et sur la documentation du projet.
Parce que même, soit,
soit même, pour retrouver
et partager avec, par exemple, un collègue
qui ne serait pas sur place,
tu passes en mode distribué,
en fait, tu passes en mode distribué par défaut.
Donc être nomade, si tu es foncé en mode distribué,
il n'y a pas de temps de différence,
à part toi, ta propre acclimatation,
à ton lieu de travail.
Et, ouais,
et plutôt, se réserver des endroits
où on sait qu'on peut parler et être calme
pour passer des appels
comme comme en ce moment où je suis sur une terrasse
avec vous sur les montagnes,
mais je sais que je suis un endroit où je ne peux pas te déranger.
Tu perds.
Bah écoute, je te propose que ce soit le mot de la fin.
Merci pour ce témoignage.
Avec plaisir.
Quant à toi, chère auditeurs,
j'espère que tu as aimé cet épisode.
Et si c'est le cas,
viens sur artisan-développeur.fr
pour rejoindre la communauté.
Je te dis à demain.

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