Faire De La Veille Avec Camille Roux

Durée: 13m6s

Date de sortie: 24/05/2019

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l'émission dédiée au programmeur,
qui parle de techniques bien sûr,
de codes durables,
mais aussi du métier en lui-même,
de recrutement, de développement personnel,
ou encore d'entrepreneuriat,
pour t'accompagner dans une vie de développeur épanouissante.
Alors,
est-tu prêt à passer au niveau supérieur ?
C'est parti !
Aujourd'hui je suis avec Camille Roux,
Camille bonjour !
Bonjour bonjour !
Et on va faire l'analyse de synthèse,
de cette battle de la semaine,
la question c'était,
faut-il quitter une boîte,
qui ne te laisse pas faire de veille ?
Merci encore à Human Coders,
merci les gars pour votre confiance
et votre sponsoring cette semaine.
Camille, qu'est-ce que tu as pensé de la battle,
quelles sont les idées clés que tu en as retenues ?
Alors j'étais très content de voir cette battle,
c'était cool de voir autant de participation,
j'ai bien aimé la diversité des avis,
je trouve que ça levait des bonnes questions
sur le rôle de la veille dans le métier de dev,
ça levait des questions sur comment on peut faire sa veille,
et ça montre qu'il y a plein de veilles différentes,
et c'était cool, on va rentrer un petit peu dans le détail,
ça montrait sur quel sujet on peut faire sa veille,
et sur quel sujet il limite il faut faire sa veille,
et ça montrait aussi comment,
un peu la réalité de terrain,
j'ai beaucoup aimé ça,
parce qu'on n'est pas tous dans la boîte de norèbres,
qui nous laisse faire autant de veilles qu'on veut,
et ça a pas mal abordé aussi le sujet de comment on négocie,
ou comment on explique le droit de faire de la veille,
et je trouvais ça très intéressant.
Moi le premier truc que j'ai remarqué,
qui m'a plu quelque part,
parce que je pense que c'était quand même important
de mettre ce point d'entrée,
c'est que tout le monde était d'accord,
que les deux camps l'étaient d'accord sur l'importance de faire de la veille,
sur le côté indispensable du truc,
donc ça se disputer pas sur est-ce qu'il faut faire de la veille ou pas,
tout le monde est d'accord,
sauf le mec qui a posté le record du commentaire le plus court,
qui était balécoui,
je pense que effectivement,
peut-être que lui ne se préoccupe pas de ça,
mais sinon je crois que tout le monde était d'accord,
voilà, sur le fait que c'était indispensable.
Après il y avait des nuances dans,
pour moi tel que je l'ai compris,
qui doit prendre en charge la veille,
et il y a deux grandes questions,
est-ce que ça doit empiéter sur le temps perso ou pas,
et puis c'est quoi faire de la veille,
est-ce que tu fais de la veille pour toi,
dans une optique de te remettre à jour tes compétences,
ou auquel cas c'est pas vraiment à la boîte de payer ça,
ou est-ce que tu fais vraiment de la veille dans le cadre de ton travail,
quelle est la frontière entre la veille et la formation,
y a ces notions-là que j'ai trouvé intéressantes.
J'ai bien aimé la remarque que tu faisais sur les meet-up,
pourquoi est-ce que les meet-ups,
c'est soit des gens qui passionnaient d'un sujet,
quoi qu'on a peut-être la réponse là,
soit des trucs de dé...
En fait les dév en est peut-être une des seules professions
qui faisant des meet-up le soir.
Ouais c'est ça, mon pote qui est,
il ne me dit pas désolé, ce soir je ne suis pas là, j'ai meet-up.
J'ai jamais vu effectivement de meet-up de boulanger.
Exactement.
Il est d'identiste.
C'est un vrai truc sur la place de la veille, effectivement.
Je trouvais que le cas du oui était...
Donc il y avait un vrai consensus du coup pour que le fait
que la veille c'est important et c'est une partie importante
de son métier.
Sortant d'expliquer aussi que c'est une part importante
de son employabilité, c'est que c'est aussi la veille qui fait
que tu es bon et qui fait que tu vas trouver du taf après.
Et si tu...
Envers, si tu restes 10 ans dans une boîte sans évoluer
le niveau techno, ça va être...
Ça peut être compliqué.
Le cas du oui est défendé évidemment que la...
Du coup comme ça fait partie intégrale du métier,
que ça sert à ta boîte, c'est absolument nécessaire
parce que les techno évoluent.
Du coup il fallait que ce soit dans le temps de travail
qu'on te laisse un maximum de liberté là-dessus.
Je ressent à la sainte.
Il y avait un débat qui m'a bien plu.
C'était sur quoi il faut faire sa veille.
Ce que faire sa veille, c'est pas regarder
les news hype de Hackernews tous les matins
et tout lire pendant 2 heures.
Parce que je...
C'est pas forcément sûr que ça rend tant que ça
un bon développeur ou en tout cas il va y avoir plein d'infos
qu'on peut parasitre.
Et du coup il y avait un petit compromis
même dans le cas du oui qui était intéressant.
C'était...
Ok peut-être que je peux faire un compromis,
c'est-à-dire réduire un petit peu le spectre de ma veille
et me concentrer sur des techno qui sont assez utiles
à mon métier actuel.
Peut-être me concentrer aussi sur des bases.
C'est que faire sa veille c'est pas non plus
que de bosser les techno hype,
c'est aussi peut-être revoir ses designs paternes,
revoir la miltie,
c'est alors que ça fait longtemps qu'on n'a pas fait.
Et je trouvais ça intéressant aussi.
La veille c'est pas que des trucs hype
et ça fait du bien de revoir ses bases, c'est important.
Donc je trouvais ça bien dans le cas du oui.
Ce que je trouve intéressant en perspective,
en espèce de perspective miroir,
c'est que quand on regarde les stats,
les gens ont passé vraiment,
on voit vraiment que les gens ont pris le temps de lire
tous les arguments,
pas forcément tous, mais ont passé du temps à lire
des sessions qui vont de 15 à 20 minutes assez facilement.
Et donc je me dis qu'ils ont fait de la veille
en venant répondre à cette question,
parce que je trouve une mise en habille assez intéressante.
Très intéressant.
Côté de camp d'une nom.
Ouais, côté de camp d'une nom.
Je sentais plus, c'était un peu le camp de la...
je sais pas, l'arité de Teterrain.
Oui, dans l'absolu,
ça serait très cool de faire la veille tout le temps
parce que c'est hyper important.
Et en même temps,
certains disent, ok,
moi j'ai un métier,
mon boss ne veut pas trop que je fasse de la veille,
mais la boîte est cool,
mon équipe est super sympa,
peut-être c'est près de chez moi,
et c'est comme ça,
et je fais la veille à côté où j'en ferai un peu moins,
et tant pis.
Il y avait aussi le fait de rastreindre,
comme je disais tout à l'heure,
le spectre un peu de sa veille.
Il y a peut-être des idées là-dessus,
il y a de plus en plus de boîtes qui acceptent un 400 qui aime.
Il faut accepter le fait qu'entreprise considère
que la veille doit être faite en dehors,
mais pourquoi pas.
Personnellement, je trouve ça dommage,
mais ça peut être une réponse.
Moi, sur ces arguments, j'aimais bien.
La posture de dire,
la veille c'est un des éléments,
c'est pas le seul,
et c'est pas la seule raison pour laquelle on va quitter une boîte.
La question était clivante, exprès pour ça.
Justement, jusqu'où tu vas aller,
si on t'empêche de faire de la veille.
C'est pas le seul élément à prendre en compte dans la décision.
Moi, ce que j'ai bien aimé dans le camp du nom aussi,
c'est ceux qui disaient, mais ce n'est pas une raison de partir,
tout simplement, parce que je le fais,
je n'ai pas à demander la permission de le faire.
C'était une notion que j'ai trouvé intéressante aussi,
qui pose la question de l'éthique que tu mets derrière,
c'est-à-dire, quelle est la limite que tu te définis,
comme devant faire partie de ta veille professionnelle ou pas,
si tu fais, c'est comme tu disais,
si tu disais que tu disais une pattern,
très probablement que ça en fait partie,
si tu te mets au macramé,
moi, ce que tu sois dans le e-commerce de macramé,
je ne vois pas trop le lien avec ça.
On sentait qu'il y avait des formats de veille plus ou moins acceptables,
plus ou moins acceptés.
Par exemple, lire un article ou lire une doc,
ça ne paraît trop de déranger,
aller un meet-up en semaine,
pendant son temps de travail,
ça a l'air d'être beaucoup plus compliqué,
mater une vidéo pendant une heure,
assis sur sa chaise sans taper au clavier,
ça a l'air d'être un peu plus compliqué.
C'était assez étonnant aussi de voir la perception de l'entreprise
sur le format qui est utilisé.
Ce qui m'interroge,
parce que moi, j'ai déjà eu des remarques,
des fois, sur est-ce que tu as des transcripts de ton podcast,
au-delà, je pense, de certaines personnes qui préfèrent lire,
plutôt qu'écouter.
J'ai des gens qui m'ont dit, en fait,
je ne peux pas l'écouter.
Donc ça veut dire que tu as effectivement,
en mon avis, des open space ou des endroits,
où tu n'as pas de casque qui permet d'avoir,
en fait, tout simplement,
un espace privé, en fait,
devant ton écran.
Tu as aussi les gens qui se sentaient fliqués.
Ça, c'était un point que je trouvais intéressant.
Visiblement,
il y a des gens qui s'interdissent
de faire de la veille
ou de faire autre chose que de la prod,
parce qu'ils se sentent observés.
Ça,
ça m'a un peu marqué quand même ça.
Oui, je vécu ça il y a quelques années
où j'étais dans une boîte
où clairement le patron
trouvait que ça n'avancait pas du tout,
du tout, du tout assez vite.
Et ça a duré plusieurs mois.
Effectivement, dans un contexte
comme ça, qui n'est pas du tout sans,
c'est mal terminé,
mais c'était impossible
de justifier quand on faisait de la veille,
parce que c'était déjà compliqué
de justifier quand on faisait bien l'OTAF.
Et c'est problématique
des cas comme ça.
Il n'y a pas grand-chose à faire.
Enfin, je suis parti du coup.
Donc toi, sur ce coup,
là, tu étais dans le camp du OUI.
Oui, voilà.
Est-ce que tu as une dernière contribution
ou un dernier point qui t'a marqué
dans cet échange que tu as envie qu'on aborde ?
Oui, il y avait quelques trucs
que je voulais signaler quand même.
Pour moi, le fait
de connaître et de savoir
est important.
Je trouve que ça permet d'être libre, en fait.
La question posée un peu l'inverse,
c'était à quel point on se sent en livre de partir
si on ne nous permet pas de savoir.
Et ça vaut le coup
de se poser la question inverse.
À quel point il faut savoir
pour assurer sa liberté.
Et je trouvais ça important.
C'est pour ça que j'ai
souvent contribué
à faire plein de projets
qui permettent aux gens de mieux savoir,
d'apprendre des choses, d'accéder à l'information.
Ce n'est pas pour rien que je gère en centre de formation.
Et ça ne part important.
J'aimerais aussi préciser que la société
qui embauche quelqu'un a un devoir de formation.
Ce n'est pas en choix.
C'est qu'elle est obligée de le faire.
La loi lui oblige.
C'est pour ça qu'elle a la formation aussi professionnelle,
mais elle n'est pas obligée du format.
Mais formation professionnelle, elle a aussi pour former les gens.
Et il ne faut pas oublier
une société qui n'accepte pas
que c'est ça et ce forme.
C'est juste pas légal.
Il n'y a pas d'option.
C'était une des questions qui est sortie
mais plus sur LinkedIn.
Les gars arrêtent de vous enflammer
au-delà des convictions personnelles
d'une espèce d'éthique.
Il y a un cadre légal.
Le gars disait
mais faire travailler des gens
sur du temps perso, hors du temps de travail,
c'est juste pas légal.
C'est tout.
On peut passer outre
mais c'est pas légal.
Exactement. Ce qui pose la question
des événements qui ont lieu le soir
ou le week-end,
ça peut être sympa qu'il y ait une réflexion
de la communauté entière et essayer
de lancer des événements
sur le temps de travail.
Pourquoi on est obligé de faire un meet-up
à 19h, est-ce qu'on peut pas faire un meet-up
à 14h et que tout le monde soit en pleine acceptation
du fait que ce soit comme ça.
Les pères de famille ont sûrement
beaucoup plus de mal ou les mères de famille
ont plus de mal à aller à meet-up
à 19h qu'en pleine après
mais ça serait bien aussi que ces gens
puissent accéder facilement à des meet-ups
et voilà que ce soit accepté pour l'entreprise.
Je sais pas s'il y a des initiatives
comme ça mais je suis récureux d'avoir des feedbacks là-dessus.
C'est clair aussi.
J'aimerais qu'on retienne aussi la diversité
des options pour faire de la veille.
Il y a plein de façons de le faire
et qu'il s'adapte
à plein de situations.
On peut lire des articles, on peut écouter
les podcasts en venant
à son travail, à un voiture
ce que font peut-être les gens
qui nous écoutent à ce moment même.
On peut faire des réunions en interne,
on peut en discuter à la Postcafé et ses collègues,
on peut faire la formation pro, on peut faire des vidéos
sur internet. Il y a tout un panel incroyable
et il faut se sévère de ça
pour malgré les contraintes de son métier
essayer de mieux faire savoir
possible et c'est aussi de choisir
au mieux les sujets qui ne nous intéressent
ou pas. Il ne faut pas hésiter à faire le tri.
C'est très tentant de suivre plein
de flux différents
mais ça devient parfois compliqué.
On se sentra un petit peu sur les choses
qui sont importantes et de refaire bilan là-dessus.
C'est bien.
Je pense qu'on conclut aussi, c'est que
une société qui accepte
qu'on fasse de la veille, c'est une société qui comprend
le métier de la personne qui est un calenboche
et ça me paraît
très important.
C'est un gros gage
d'équalité dans une société
qui accepte
et qui même encourage.
C'est presque trop faible
d'avoir compris la nécessité
absolue
d'un développeur
qui fasse de la veille.
Je te propose que ce soit le mot de la fin.
Merci Camille D'être venu. Merci pour ton invitation.
C'était très sympa. Merci encore
à HumanCoders
pour leur soutien et leur sponsoring de cette semaine.
Quant à toi cher auditeur, je te remercie
de ton écoute et de ton attention.
Je te donne rendez-vous à demain.

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