Comment le marché des développeurs évolue avec Maxime Vasse

Durée: 11m24s

Date de sortie: 25/10/2019

Les seuls développeurs que je vois galérer pour trouver du travail sont les stagiaires et les reconvertis. J’ai l’impression que c’est un changement récent dans l’état du marché alors j’ai eu envie d’en savoir plus. Maxime Vasse est l’invité du jour. Il est le fondateur d’O’Clock, une école 100% en remote et il n’a pas sa langue dans sa poche. J’aime son discours transparent et direct.

Quel est son point de vue sur l’évolution du marché de l’emploi ? On en parle dans l’épisode du jour.


O'Clock

Se former pour devenir un développeur web compétent, diplômé et recruté, avec O’Clock

- https://oclock.io

Parler avec O’clock de développement, de télétravail, de reconversion professionnelle sur les réseaux sociaux :

Linkedin : Ecole O’Clock

- https://linkedin.com/school/ecole-o'clock

Twitter : O'clock @Oclock_io

- https://twitter.com/oclock_io

Facebook : @Oclock.io

- https://facebook.com/Oclock.io


Artisan Développeur

Télécharger la liste des 7 questions à poser en entretien :

- https://artisandeveloppeur.fr/7questions

Rejoindre la communauté des artisans développeurs :

- https://artisandeveloppeur.fr



Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Bienvenue sur le podcast Artisan Developer, l'émission pour les programmeurs qui veulent
vivre une carrière épanouissante. Prêt à passer au niveau supérieur ? C'est parti !
Aujourd'hui je suis avec Maxime Vasse, Maxime bonjour !
Bonjour ! Tu es le fondateur, enfin un des confrondateurs
de Oak Lock, une école purement en ligne pour les développeurs. Et j'avais envie de te
proposer comme sujet ce que j'appelle un petit peu la réalité du marché de la reconversion.
J'ai l'impression qu'en ce moment il y a une espèce de vague de personnes qui sont en reconversion
et qui ont l'air de galérer. Quand je regarde sur LinkedIn, il y a deux profils qui ont du mal,
on dirait les stagiaires à trouver des stages et les gens qui sont en reconversion. C'est quoi la
réalité de ce marché aujourd'hui à tes yeux et dans la lutte contre les aussi, voient pas mal d'école
qui annonce des taux, mirandes, volants de transformation et de succès, enfin de reconversion,
j'entends. Quelle est ta vision sur tout ça aujourd'hui ?
Ça qui a deux, j'ai deux choses en tête qui me viennent spontanément quand tu me dis ça.
C'est qu'il y a à la fois un besoin qui est clair, on est en train de défectuer une transition
numérique. Donc par exemple dans les métiers de développeurs, il y a forcément beaucoup d'entreprises
qui recherchent des développeurs. Et d'un autre côté, on a le chômage qui est quand même conséquent
en France et donc on se dit forcément il y a un vivier d'emploi du côté du développement ou
en tout cas du côté des métiers du numérique. Donc forcément ça peut susciter beaucoup de
reconversion, des reconversions qui sont parfois vraiment voulues par les demandeurs d'emploi,
mais aussi parfois qui peuvent être de temps en temps un petit peu subies parce que à
Pôle emploi ou toutes les organismes de formation en général, ils vont forcément pousser un petit
peu vers ces bassins d'emploi. Ce qui est compliqué c'est que finalement parce qu'il y a une grosse
demande et parce que tout le monde veut se reconvertir un peu en même temps, pas forcément il y a
beaucoup de formations qui sortent et qui promettent parfois un peu moins émerveillent. On sait très
bien et c'est vrai qu'il y a beaucoup plus de facilité à trouver un boulot de développeur
quand on a les compétences plutôt que de trouver du travail dans des secteurs beaucoup fermés,
évidemment. Je crois qu'on estime à 500 000 le nombre d'emplois qui va y avoir en Europe dans
les prochaines années à pourvoir sur les métiers du numérique. Donc forcément c'est énorme,
mais bon même si c'est énorme, est-ce que ça veut dire que tout le monde peut le faire pas
forcément ? Alors du coup on va essayer de se tourner vers les écoles qui ont le plus de taux
de réussite et c'est là que le bablaise en général parce que les taux de réussite finalement
c'est basé sur rien aujourd'hui. Et chez Eau-Cloch, du coup vous annoncez quoi ? Quelqu'un qui
rentre chez vous qui dit quelles pourcentages de chances derrière de trouver un emploi et de
réussir ma reconversion ? Vous lui dites quoi ? Nous pour l'instant on ne communique pas sur
un chiffre déterminé tout simplement parce que la réalité est beaucoup plus complexe que ça.
Si je te donne un exemple, pour nos premières promos, nos tout premiers promos qui ont débuté
en début 2017, on est à peu près à 75 à 80% de taux de sortie positive. Ce qu'on appelle
sortie positive chez nous c'est très cadré, ça veut dire soit tu trouves un boulot dans le numérique
ou soit tu continues une formation de niveau supérieur dans le numérique. Donc on est à
peu près 75 à 80% de taux de sortie positive. On ne compte pas évidemment tous ceux qui
retrouvent un boulot mais pas dans le numérique, ça serait un peu trop facile. Malheureusement pas
les colles s'aide un peu à la tentation pour pouvoir gonfler un petit peu les chiffres.
Mais évidemment ça c'est les premières promos, les promos qui viennent de sortir,
c'est beaucoup moins parce qu'ils viennent de sortir, ils n'ont pas encore le temps de rechercher
un emploi etc. Donc on s'est dit qu'une fois qu'on aura beaucoup de données, on essaiera d'être très
transparent là dessus et de fournir vraiment des stats détaillés à la virgule près.
Ça c'est intéressant parce que si tu regardes bien, tu as dû te rendre compte, il y a souvent des
écoles qui disent on a 90% de réussite, 90,0 du coup. Non, nous sur Big Bang je crois que c'est 75,6
quelque chose comme ça et on peut avoir un chiffre précis parce qu'on a des critères précis et on
a vraiment des données précises. Et ce qui est malheureux aujourd'hui dans la formation professionnelle
c'est que finalement toutes ces données là elles sont pas du tout précises. Les écoles qui communiquent
sur des données, elle faut un petit peu ce qu'ils veulent simplement parce qu'il n'y a pas de règle
à suivre. Le ministère du Travail, si il commence à codifier les dipômes, les titres professionnels,
il va pas aller codifier les règles de taux de placement par exemple. Et donc chacun fait comme
il veut et en général quand chacun fait comme il veut, chacun a plus de taux de tendance à gonfler
les stats. Forcément ces stats un petit peu fossés, la personne qui cherche à se reconvertir,
elle a du mal à trier le bon grain de livret, c'est un peu la jungle et on ne sait pas vraiment
à qui se fier. J'ai l'impression que jusqu'ici la meilleure réponse à ça c'est de tout simplement
contacter les anciens étudiants, c'est ce qu'on répond du coup. Tu me demandais qu'est-ce que tu
dis à quelqu'un qui aimerait savoir le taux de réussite. Nous en général on leur explique tout
ça mais on leur demande surtout d'aller contacter nos anciens étudiants. D'ailleurs on a un discord
ouvert à tout le monde où chacun peut aller discuter avec nos anciens étudiants.
Ok donc vous avez un discours assez transparent avec les étudiants et je trouve que cette idée de
dire demander aux anciens c'est quand même un vrai argument. Moi ce qui m'interpelle c'est que
j'ai l'impression que le marché est en train de changer et je suis curieux de ton retour. C'est
à dire que j'ai l'impression qu'avant les gens qui étaient en reconversion étaient trouvé
facilement. Alors je me pose cette question, est-ce que c'est parce que l'offre de reconversion a
explosé ce qui fait qu'il y en a maintenant beaucoup plus et qu'on se rend compte qu'en fait le marché
avait une limite d'absorption ou est-ce que c'est parce que les entreprises sont devenues méfiantes
vis-à-vis de ce genre de profil. Qu'est-ce que tu en penses ? J'ai l'impression que forcément
ça paraît logique plus il y a de gens qui vont essayer de se reconvertir plus ça va faire une
espèce de concurrence. Je pense qu'il y a de ça. Malheureusement je suis convaincu qu'il y a
de nouveaux programmes de formation, des nouveaux parcours de formation et on va être tenté par supprimer
le formateur de l'équation en général. Il y a quelques années les MOOCs par exemple les vidéos
en ligne enregistrées c'était très populaire et on s'est rendu compte qu'il y avait un taux d'abandon
énorme. Malheureusement aujourd'hui il y a énormément de programmes de reconversion qui sont
basés sur des méthodes pédagogiques qui ont un taux d'abandon assez fort et finalement si pas
mal de personnes échouent dans leur dans leur reconversion c'est souvent parce que pas mal de
personnes échouent leur formation simplement. Elles vont même pas jusqu'au moment où elles vont
postuler en entreprise parce qu'elles ont du mal à acquérir les compétences susceptibles de leur
permettre de postuler en entreprise. Ok ça c'est le biais que tu vois dans l'information. Moi je te
parle plutôt de quand je discute avec des recruteurs, les recruteurs me disent mais des gens, des
gars en reconversion j'en ai à l'appel et je sais pas quoi en faire. Moi c'est de cela dont je te
parle en fait. Ceux qui ont fini leur cursus et qui ont du mal à trouver des débouchés aujourd'hui
en fait. Pour moi c'est un peu les deux phases d'une même caisse c'est que il y a beaucoup de
personnes qui peut-être que c'est pas un abandon mais en tout cas c'est pas une formation qui est
assez complète pour finalement être compétitif sur le marché du travail et donc du coup c'est vrai
on se retrouve avec pas mal de recruteurs dans le IT qui commencent à se dire bah voilà moi j'ai
connu des profils de telle ou telle bout de camp un petit peu rapide j'ai assez donné finalement
il n'y a pas d'expérience derrière mais pour ma part c'est ma conviction j'ai vraiment l'impression
que ça vient en fait d'une formation qui est mal exécutée. Tu le reconnectes à la qualité de
la formation en fait ? Oui vraiment parce que j'ai vraiment pas l'impression que le marché est
bouché quand on voit non le voit bien chez Oaklock qu'on essaie de contacter des entreprises il
y a énormément d'entreprises qui veulent recruter. Oui mais est-ce qu'elles sont prêtes à recruter des
tous juniors en fait c'est ça la question des tous juniors des juste convertis on pourrait dire.
J'ai l'impression qu'aujourd'hui les entreprises s'orientent plus vers des profils de 2-3 ans
d'expérience en fait. En fait le vrai problème c'est que c'est normal je ne vais pas blâmer les
entreprises pour ça forcément elles veulent le beurre et l'argent du beurre elles veulent le
salaire de quelqu'un qui est junior mais elles veulent les compétences de quelqu'un qui est plutôt
senior ça c'est un problème évidemment évidemment même si c'est un problème il y a
quand même beaucoup d'entreprises et je pense que c'est quand même la majorité qui sont conscientes
et qui peuvent voir qu'on peut pas avoir les deux ça c'est clair dans les offres d'emploi même si on a
tous déjà vu la fameuse offre d'emploi où fallait maîtriser tous les langages du monde à avoir
10 ans d'expérience en réacte alors que réacte n'existe même pas depuis 10 ans des choses évidemment
absurde il y a quand même une prise de conscience des entreprises et nous au quotidien chez au
clock on travaille quand même très régulièrement avec des entreprises qui sont conscientes que
les étudiants qui vont sortir de chez au clock forcément ils auront pas ce sera pas des développeurs
seniors ça sera des profils junior je pense qu'il y a beaucoup d'entreprises qui sont prêts à
l'accepter aujourd'hui c'est juste que elles sont prêts à accepter mais à un certain niveau junior
d'accord mais junior moins moins pas vraiment même qu'il y a un junior qui soit capable de réaliser
un projet en autonomie et finalement j'ai l'impression là aussi que ce qui va faire la
différence c'est pas tellement les compétences mais plutôt les soft skills aujourd'hui l'empathie
et la collaboration c'est même pas une compétence de demain c'est déjà une compétence d'aujourd'hui
dans le monde du développement et en dehors d'ailleurs on va préférer quelqu'un qui
s'est écouté faire preuve d'empathie qu'on prend une problématique plutôt que la personne qui est
finalement super douée sous super douée elle connaît bien le développement mais elle va pas réussir
à s'entendre avec ses collègues j'ai l'impression que là aussi c'est parfois un problème dans les
reconversions parce que forcément les programmes de reconversion est-ce qu'on sente sur la technique
pure et parfois il n'y a pas ce qui suit derrière au niveau savoir savoir être.
Bah écoute Maxime je te propose que ce soit le mot de la fin on a littéralement explosé la
time box mais c'était vraiment intéressant donc bon voilà il y a des moments où il faut faire des
petits compromis. Merci d'être venu aujourd'hui si les gens veulent en savoir plus sur Ocloc
ils peuvent venir où ? Alors ils peuvent aller sur ocloc.io on essaie d'y décrire nos formations
mais surtout qu'ils n'hésitent pas aussi à aller nous voir sur les réseaux sociaux on aime bien
discuter un peu avec tout le monde de tout ce qui est développement télétravail aux conversions
professionnelles donc ça sera avec plaisir. Merci Maxime. Au revoir. Quant à toi chère auditeur j'espère
que t'as apprécié cet épisode et si tu es en train de chercher un nouveau taf que tu sois en
reconversion ou pas d'ailleurs que tu as juste envie de te trouver une nouvelle boîte sympa je te
propose sur artisandeveloper.fr slash cette question un petit guide pour éviter les faux bons projets
cette question à poser pour savoir où tu mets les pieds et savoir si c'est un bon plan ou un pas
bon plan. Je te dis à demain.

Les infos glanées

Je suis une fonctionnalité encore en dévelopement

Signaler une erreur

ArtisanDéveloppeur

Artisan Développeur est un podcast destiné aux développeurs qui veulent bâtir une carrière épanouissante. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tags
Card title

Lien du podcast

[{'term': 'Technology', 'label': None, 'scheme': None}, {'term': 'Technology', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}]

Go somewhere