2039-19 Devop en 2039 avec Victor Mignot

Durée: 14m58s

Date de sortie: 19/12/2019

Comment un devop voit l’évolution de son métier dans les années à venir ? Quels bénéfices apporte la virtualisation ?

On en parle dans l’épisode du jour avec Victor Mignot.


Victor Mignot

- Linkedin : https://www.linkedin.com/in/victormignot/


Podcast

Fiction :

- Emma : Aénor Gantaume

- Benjamin : Benoit Gantaume

Son : Gilles Navarre

Production et réalisation : Benoit Gantaume


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Bienvenue dans la série spéciale développeur en 2039.
Mon but est de te faire réfléchir à notre monde d'aujourd'hui en se projettant dans l'avenir.
Cette série comporte 20 épisodes que je t'invite à suivre dans l'ordre.
Prêt ? C'est parti !
Dans l'épisode d'hier, on échangeait avec Maxime Bass,
un des co-fondateurs de Cloque, une école 100% en distance et qui travaille 100% en distance.
50 personnes en remote, c'est un joli défi à relever.
Bien entendu, tout ça ne serait pas possible sans une palette d'outils numériques bien ciblés.
Et j'avais envie de creuser un peu plus sur la dimension virtuelle de ces derniers.
Aujourd'hui, j'ai changé avec Victor Mignot, qui travaille en tant que DevOps.
Et je trouve sa vision de la virtualisation de serveurs intéressantes.
Dans un monde de plus en plus virtuel, comment peut-on se libérer des contraintes physiques ?
Et inventer des nouvelles manières de faire.
C'est déjà un peu ça le travail à distance.
On virtualise le bureau, fait de Bric et de Simon, pour le recréer dans Slack.
Bref, le virtual offre de nouvelles possibilités.
J'avais envie d'explorer ça.
C'est un sujet très DevOps et technique qu'on va écouter aujourd'hui.
Mais tu peux l'écouter vraiment à deux niveaux.
Niveau 1, le niveau technique DevOps si ça t'intéresse.
Niveau 2, chercher les similitudes que tu peux imaginer dans ton environnement,
en suivant la même manière de réfléchir.
Bienvenue dans le 19e et avant dernier épisode de la série développeur en 2039,
je te propose d'écouter maintenant mon échange avec Victor.
Aujourd'hui, je suis avec Victor Mignot.
Victor, bonjour.
Hello.
C'est pas la première fois que tu passes sur le podcast,
mais histoire de bien resituer la discussion qu'on va avoir,
est-ce que tu peux nous rappeler ce que tu fais au quotidien ?
Alors, au quotidien,
moi, je vais intervenir sur des projets informatiques
pour accélérer en fait tout ce qui va être la livraison,
le processus de livraison d'un logiciel,
donc ce qu'on appelle aujourd'hui la mouvance DevOps,
améliorer encore une fois,
enfin diminuer ce temps entre le développement d'une application
et sa mise en production.
Et ce qui m'a intéressé, ce qui m'a donné envie d'échanger sur le thème de la saison,
donc 2039, développeur en 2039,
c'est que je trouve que les DevOps sont un rôle intéressant de charnière
de pivot entre le monde réel et le monde virtuel,
le monde physique, le réel où il faut des vraies machines à un moment donné,
qui hébergent le monde virtuel.
Et dans les échanges qu'on avait pu avoir,
j'avais trouvé assez intéressant de ton point de vue.
Comment est-ce que tu vois l'évolution du métier à un horizon d'ici à 20 ans ?
Je vais faire un peu de la futurologie peut-être là-dessus,
mais c'est vrai qu'aujourd'hui,
on est passé d'infrastructures physiques à virtuel,
et en fait, on a pris un modèle physique
qu'on a totalement calqué sur du virtuel.
Et là, on commence, enfin, c'est-à-dire qu'on a, pour expliquer,
on a des machines virtuelles,
mais qui ressemblent énormément à une machine physique.
En fait, quand on est connecté à une machine virtuelle via SSH,
ça va ressembler énormément de l'intérieur à une machine physique.
Donc on a calqué un modèle, pareil, les modèles de réseau, etc.
en fait, sur le monde physique.
Et c'est vrai qu'aujourd'hui, enfin,
on commence avec le cloud à voir apparaître des paternes d'architecture,
où en fait, on fait des choses en virtuel
qui n'étaient pas possibles avant en physique.
Par là, j'entends un des meilleurs exemples qui me vient en tête,
c'est vraiment le serverless, donc les lambda.
Les lambda, on se retrouve en fait.
Est-ce que pour les auditeurs, tu peux te rappeler ce qu'est une lambda ?
Par exemple, une lambda,
c'est qu'on va vraiment uploader auprès du serveur,
auprès du fournisseur de cloud uniquement une fonction.
Donc c'est de la fonction à de service.
Et lui, il va vous facturer autant d'exécution de cette fonction.
Donc maintenant, en fait, on s'abstrait totalement
de tout ce qui pouvait avant de vous représenter un serveur.
Cette fonction, on n'est pas censé savoir comment elle est exécutée,
mais on s'abstrait encore une fois totalement de ce que c'est un serveur,
c'est-à-dire qu'on a pu accéder à un phall système,
on a pu accéder à des interfaces réseaux.
En fait, ces notions qu'on avait avant
et qui nous viennent du monde un peu physique,
commencent à disparaître.
Et si tu extrapoles ça, dans 20 ans,
comment ça peut évoluer d'après toi ?
Je pense qu'on va avoir de plus en plus de ça,
c'est-à-dire on va s'extraire un peu de ce monde,
où on avait un système d'exploitation,
où on se demandait, tiens, est-ce que c'est du Windows,
est-ce que c'est du Linux,
est-ce que ça fonctionne sur...
est-ce que c'est tel ou tel Linux d'ailleurs,
est-ce que mon système de fichiers est plein,
des choses comme ça ?
Donc tout ça, qu'on tire un peu du système physique,
maintenant, ça va totalement disparaître.
Donc c'est-à-dire qu'on voit, on a vu déjà là par exemple,
avec les systèmes de fichiers en mode objet
qui maintenant nous font apparaître
comme si le disque était infini,
par exemple les capacités de disque sont infinies,
les capacités de CPU sont infinies,
maintenant qu'on a du serverless, etc.
Donc déjà, on tend quand même vers l'infini des capacités,
où on se retrouve à payer pour la capacité,
mais on ne se retrouve plus à se demander,
tiens, il faut que je repense à reprovisionner un peu le truc comme ça.
Donc dans 20 ans, je pense que la plupart des choses seront comme ça,
et encore une fois,
vraiment s'abstraire de cette notion un peu vieillote,
de je suis sur un système d'exploitation qui tourne de telle ou telle manière,
et réussir, enfin, et ça va,
j'ai du mal à imaginer ce que ça va donner,
mais à mon avis, ce qu'on voit aujourd'hui avec le serverless
et les fonctions à la service,
qui sont quand même un peu difficiles
et qui ne sont pas adaptées à tous les usages,
mais à mon avis, on va vraiment se retrouver de plus en plus.
Et sur le dev, quel est l'impact de cette manière de structurer une application pour toi ?
Alors sur le dev, l'impact, à mon avis,
il y a des produits qu'on voit apparaître,
je sais pas encore, j'ai du mal à me faire une idée si c'est l'avenir ou pas,
mais c'est quand même assez tentant.
Je pense à Pouloumi, qui nous propose de mettre du code d'infrastructure
directement dans notre compte d'application,
avec de préférence même le même langage
avec lequel on est en train de décrire son application.
Donc avec le dev, il ne va pas avoir à apprendre
un peu tout ce qu'on faisait avant sur un système d'exploitation
pour exploiter, pardon, nos applications,
mais il va peut-être devoir apprendre ces nouveaux patterns.
Et puis après, il n'aura pas à en apprendre un milliard,
parce qu'il n'y a rien où les applications se ressemblent beaucoup entre elles.
Donc du coup, ces quelques patterns, il va devoir les apprendre et les implémenter
et il sera donc dans son code applicatif,
il y aura déjà son code d'infrastructure,
de comment je me déploie, etc.
Mais du coup, moi ce que je trouve frappant dans ce que tu dis,
c'est qu'on va avoir quelque chose de plus de virtualisation
quand tu dis un potentiel de processeurs infinis,
des disques qui font comme si ils avaient une capacité infinie.
Est-ce que tu n'as pas peur que ça déconnecte encore plus les développeurs de l'OPS
et que du coup, on se retrouve, parce qu'il y a un moment donné,
il faudra bien que tout ça tourne quelque part,
et qu'à un moment donné, on accentue,
moi j'ai l'impression que les devs ont du mal avec l'OPS,
d'où ce métier qui est sorti de DevOps.
Mais s'il n'y a pas un peu de curiosité, un peu de culture,
on se retrouve parfois avec des blocages assez basiques.
Est-ce que ça ne va pas accentuer un petit peu la distance
qui va y avoir justement avec la capacité à maintenir un système en opération ?
Peut-être, mais là où je voulais venir,
c'est peut-être que le métier d'OPS, de toute manière,
il ne sera plus que l'apanage des quelques grands noms
qui sont à même de proposer les services d'infrastructure,
c'est-à-dire des vrais OPS, opérateurs d'infrastructure,
on les verra dans les opérateurs Cloud en interne,
et ce sera des expertises pointues.
Mais en fait, la personne qui a juste envie de déployer son application,
elle aura plus besoin, enfin en tout cas, je l'espère,
elle aura plus besoin d'une personne au milieu
qui est capable de lui déployer,
ou alors de l'outiller en déploiement, etc.
Elle sera vraiment assez indépendante.
Et là, ça voudra dire que les OPS et les DevOps,
ceux qui sont dans ces opérateurs de Cloud,
auront bien fait leur boulot,
c'est-à-dire qu'ils ont tellement abstrait l'infrastructure
qu'au final, on n'a plus tant besoin d'y penser que ça.
Donc, non, moi, je ne promets pas un bon avenir,
en tout cas, au métier des DevOps,
sur des applications, en tout cas,
c'est basique et des process de délivrie
d'applications assez classiques.
Ce que tu dis, c'est qu'en fait,
le métier va se structurer,
enfin, ce que tu imagines,
on peut imaginer une industrie qui se structure
autour de quelques acteurs de Cloud
qui vont internaliser ses compétences
pour abstraire complètement cette couche
aux développeurs qui n'auront plus du tout associé de là
où ça tourne, quand ça tourne, comment ça tourne,
qui code et ensuite, s'y déploie.
C'est ça.
Et même, enfin, avec les Kubernetes, par exemple,
c'est un bon exemple, c'est hyper dur,
enfin, c'est hyper dur, non, non, non, non.
C'est compliqué à déployer et à opérer.
Mais une fois que l'on l'explique un peu le pattern
de comment ça marche et comment déployer une application
avec ça à un groupe de développeurs,
ils vont arriver à s'y l'approprier
et ne pas demander à chaque fois,
ah, j'ai envie d'envoyer ça, est-ce que tu peux le faire ?
C'est un bon exemple.
C'est donc l'opérateur d'infrastructure,
il va opérer son cluster Kubernetes,
qui est compliqué, qui est un OK.
Mais si après tout, un Cloud Provider peut l'offrir
en clé en main,
du coup, pourquoi faire le sien ?
Et par contre, le développeur, il va être à même
une fois qu'il aura compris son nouveau pattern,
mais encore une fois, il a un peu besoin
de se poser la question de où ça tourne, son conteneur,
il a besoin de se poser la question où ça tourne.
Mais quelque part, il fait une application Node.js,
il a juste besoin de comprendre rapidement
comment est-ce qu'on fait un conteneur Node.js, etc.
Avec son application, sa phase de build,
voilà, on lui explique rapidement,
mais normalement, il peut s'approprier très vite le process.
Mais quand tu dis pourquoi le faire,
alors que ça sera disponible sur le Cloud,
j'ai envie de te dire pour des raisons stratégiques,
peut-être pour avoir la maîtrise.
De la même manière que le Cloud,
il y a des gens qui se font un Cloud interne.
Tu penses que ça va complètement gommer cet enjeu-là ?
Ça, ça existe, c'est vrai.
Il y en a quand même beaucoup effectivement qu'ils le font.
Je pense aux ministères,
enfin aux enjeux publics, je pense aux Borg.
Il y a des choses comme ça.
Je ne suis pas très chaud que les armées françaises
balancent leur données via Google.
Non, mais on est d'accord.
Après, ça, c'est des cas à la marge quelque part.
Je ne pense pas que ce soit le quotidien de la plupart,
effectivement des gens, donc il y aura toujours ça.
Et peut-être qu'il y aura des produits
qui nous permettront de faire bien chez soi,
puisque au périlien Cloud, à soi,
ce n'est pas donné à tout le monde.
On le voit d'ailleurs, il y a beaucoup de projets de gens
qui ont essayé de faire des Cloud internes
qui n'ont pas marché parce que c'est quelque chose de compliqué.
Donc on verra ce que ça donne.
Mais oui, pour moi, c'est des cas à la marge,
le grand entreprise qui en est donné très stratégique.
Mais dans ce cas-là, il va peut-être y avoir un marché.
On voit d'ailleurs des acteurs qui se spécialisent
un peu dans ce type d'offre.
Je pense à Outscale, par exemple,
qui essaye un peu d'être le Cloud français
pour les gens qui ne veulent pas aller
sur les publics-provideurs américains.
– Écoute, Victor, je te remercie pour tous ces éléments.
Si les auditeurs veulent en savoir plus sur ce que tu fais,
est-ce que tu as un blog ou des réseaux sociaux ?
– J'ai un LinkedIn.
J'ai un Twitter, donc v-underscore-minio.
– Et bien Victor, je te remercie.
– Je t'en prie, c'est un plaisir.
– Ainsi, la virtualisation apporte une nouvelle manière de penser,
un nouveau cadre.
On peut se libérer des contraintes physiques
pour créer de nouvelles choses.
Par exemple, recréer des salles de réunions virtuelles
dans lesquelles on se retrouve à 50,
dégager la notion de disque dure,
ou bien s'affranchir de l'appesanteur
avec un casque de réalité virtuelle.
– Que peut-on imaginer pour les développeurs
dans ce nouveau cadre ?
En quoi la réalité virtuelle pourrait nous augmenter ?
Je serais curieux de voir si quelqu'un a travaillé
sur l'utilisation d'un casque de réalité virtuelle
pour développer.
– Qu'est-ce qu'on pourrait bien en faire ?
Tu imagines plus d'écran,
mais un espace à 360 degrés,
dans lequel créer les outils de demain.
Je trouve ces questions super intéressantes.
Depuis que j'ai été bluffé
par le petit dernier, Doculus Rift,
qu'un ami m'a fait essayer.
– Merci, Julien, d'ailleurs.
C'était une expérience incroyable de réalisme.
Et justement, pour imaginer les outils
qu'utiliseront demain les développeurs,
j'avais envie de remonter le temps.
Mon invité de demain a commencé sa carrière
quand je suis né.
Et j'avais envie de comprendre
comment il voyait l'avenir à l'époque.
C'est-à-dire aujourd'hui,
il y a non pas 20 ans,
mais 40 ans.
Mon invité de demain est Tyri Kro,
et je me réjouis déjà de notre échange.
D'ici là, je t'invite à rejoindre
la communauté des artisans développeurs
sur artisanddeveloppeurs.fr
et maintenant, place à la fiction.
À demain.
– Je n'ai pas aimé cette histoire.
– Pourquoi ?
– Je n'aime pas que le papa Lyon meurt.
– Hum, tu sais, m'impuise des fois.
On prend des risques pour protéger ceux qu'on aime.
– Oui, mais ça sera quoi
si le bébé Lyon l'a pu de papa ?
– Bah, il a quand même eu une belle vie, le bébé Lyon, non ?
– Ouais, c'est vrai.
– Et t'as vu ?
Le ciel est bleu dans l'histoire.
Comme ici.
T'aimes bien notre nouvelle maison ?
– Ouais, j'étais une nouvelle copine.
Ça m'a encore peu éjoué d'eux.
Mais j'aime bien jouer dans la terre avec mes copines.
On se fait des grosses boules de bouc comme ça,
et on s'est lancé dessus.
La dernière fois, Mathis,
il s'en est pris une en pleine tête.
Et toi, papa, t'es content d'être ici ?
– Oh oui.
Je l'aime beaucoup, ce nouveau monde.
– Je pense que ça vaut le coup de se bagarrer
pour protéger notre maison.
– Allez, je file, j'ai encore quelques trucs à finir avant de me coucher.
La nuit va être longue.
– Bonne nuit, Mathis.
– Bonne nuit, papa.

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