Développeur en 2039 - La fiction

Durée: 37m40s

Date de sortie: 24/12/2019

Pour noël, il y a les grands classique comme “Le père noël est une ordure”.

Et il y a la fiction développeur en 2039 ! A écouter au casque impérativement !

Joyeux Noël !


Podcast

Fiction :

- Benjamin : Benoit Gantaume

- Michael : Thierry Demorest

- Le serveur : Julien Buys

- Lucie : Elise Gantaume

- Emma : Aénor Gantaume

- Le Brigand : Julien Buys

- L’ange gardien : Fanny Vaccaro

- Journaliste : Fanny Vaccaro

- Le chef de village : Julien Buys

- La Fouine : Audric Gantaume

Son : Gilles Navarre

Production et réalisation : Benoit Gantaume


Artisan Développeur

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Bienvenue dans la série spéciale développeur en 2039.
Mon but est de te faire réfléchir à notre monde d'aujourd'hui
en se projetant dans l'avenir.
Cette série comporte 20 épisodes que je t'invite à suivre dans l'ordre.
Prêt ? C'est parti !
Tout au long de la série développeur en 2039,
j'avais envie d'émailer la trame documentaire d'une fiction
qui nous projetait dans le monde 2039.
Ce qui était une idée un peu inconsciente de ma part,
c'est progressivement transformé en un projet complètement dingue.
Certains épisodes ont demandé plus de 60 pistes audio.
Ce sont des dizaines d'heures passées à écrire le script, enregistrer,
monter, travailler le son, faire les effets, réenregistrer les dialogues rater.
Et j'en profite au passage pour remercier du fond du coeur
tous ceux qui ont participé à cette fiction.
Et si tu ne t'es rendu compte de rien de tout ça, c'est plutôt bon signe.
C'est qu'on a bien fait notre job.
Alors j'avais envie de te proposer de l'écouter à nouveau avec un nouvel angle.
Non plus comme l'illustration d'un cheminement, mais comme une œuvre à part entière.
En plus, pour une fois, ma famille va comprendre un truc que je fais.
Enfin. Bon, par contre, attention, si tu découvres le podcast par cet épisode,
sache que c'est un hors-série tout à fait spécial.
Et je t'invite à continuer à découvrir le reste du podcast ensuite.
Trèves de bas-vardage, je te propose maintenant d'écouter ou réécouter
tous les épisodes de la fiction à la suite.
Hé, salut ! Mais t'en fais une tranche ?
Je me suis fait virer.
Quoi ? Virer ?
Mais t'étais le seul à surveiller la ferme de serveur ?
Attends, un mec pour 10 000 serveurs, il faut bien ça, non ?
Bah écoute, il semblerait que non.
Elle a eu la version du super visage débrouillé maintenant toute seule.
Tout seule ?
Alors, est-ce que vous prendrez ?
Euh... Demi pour moi, s'il vous plaît.
Hum, la même chose, s'il vous plaît.
Non, laisse, c'est pour moi.
Mais merde !
Je me demande quand ça sera mon tour.
J'espère que cette histoire de convoquation avec Cortez, c'est pas lié à ça.
Toujours si je ne suis pas en ton bosse ?
Ouais, un peu.
Mais dans le fond, je crois qu'il me le bien.
Il m'a un peu pris sous son aile.
Mais toi, toi, dis-moi, tu comptes faire quoi maintenant ?
Bah écoute, je vais probablement bouger chez mon frère.
Mais la bouteère perdue la campagne.
Bon, à sûr, c'est pas le Grand Luxe, mais au moins, on a quelque chose à se mettre sur la table.
Et puis, c'est perdu dans les montagnes.
Ah, ça nous protégera des pièges récurrents.
De toute façon, ici en ville, il n'y a plus d'avenir pour nous.
Et puis, j'ai pas tellement envie d'élever ma fille dans les quartiers, t'in.
Attends, attends.
Tu vas quitter Atlantis pour bouger en terre sauvage ?
Mais t'as pensé à Charlotte ?
Et Christelle, qu'est-ce qu'elle en pense ?
Je n'ai pas vraiment le choix.
Christelle a perdu son job la semaine dernière aussi.
Allez, arrête, les avocats ont du travail.
Non mais attends, les jobs ne courent pas les rues.
Je suis rue, monsieur, mais le paiement est refusé.
Votre carte ne passe pas.
Ah, attends, laisse. C'est pour moi. Tenez.
Merde ! Ils m'ont déjà effacé ces enfoirés, putain.
Alors, ça, on peut dire que ça marche bien.
Et comment tu vas faire pour entrer ?
Bah, écoute, je vais appeler quelqu'un.
Ah ouais ? Il y a un tel téléphone.
Ah ouais, merde.
J'avais pas pensé.
Tiens, prends le mien.
Ça va, mon amour ?
Oh, on a reçu l'épouse ?
Oui, je range le frais.
Attends, je vais t'aider.
Qu'est-ce que c'est que ça ?
Oh, on l'a reçu, chouette !
C'est quoi ?
Un récho à gaz.
Regarde, tu as toutes ces petites bouteilles là.
Attends, elles doivent être là.
Ah, voilà.
Tu branches ?
Et c'est parti pour 30 heures de cuisson.
Bah, quoi, arrête de me regarder comme ça, là.
Et à quoi ça s'est passé ?
Tu te souviens, la semaine dernière, quand ces furieux déco-terroristes
ont fait sauter le répartiteur ?
Et qu'on s'est retrouvés sans électricité pendant une heure ?
Bien sûr, mais je vois pas le rapport.
Bah, je me suis demandé.
Et si ça durait trois jours et pas une heure, ça donnerait quoi ?
Bonne question.
Bah, je suis pas sûre, en fait, d'avoir envie de le savoir.
Exactement.
Alors, je me suis dit qu'un récho, ça pouvait toujours être utile.
Tiens, c'est bizarre.
Je ne vois pas les parachutes.
Hein ? Quoi ?
Bah oui.
Comment tu vas descendre les 30 étages,
si la porte magnétique reste bloquée, sans électricité ?
Ah ouais, merde, j'ai pas pensé à ça.
Je vais réfléchir à la question.
Au fait, c'est bien demain ton rendez-vous avec Orteze ?
Ouais.
Qu'est-ce qu'il te veut ?
Je sais pas trop.
Non, on se parle pas souvent et...
C'est bizarre, Ilain.
Sa manière de me mettre en rendez-vous au lieu de me parler dans les couloirs,
bah, on verra bien demain.
Bonjour, Alexa.
T'as oublié le café ? Ça sent pas le café ?
Bonjour, Lucie.
Non, vous n'avez plus le droit au café.
Votre bébé un jour est quatre heures.
Il mesure moins d'un millimètre.
Félicitations pour votre grossesse.
Comment ça ?
Enceinte ?
C'est une blague, Alexa ?
Non, votre température corporelle a augmenté de 0,2 degrés.
Bross Adam a indiqué une variation du pH de votre bouche.
Toilette a détecté des bétages CG dans vos urines.
Smartphone m'a également prévenu du nôtre du rythme cardiaque.
Tout indique que vous êtes enceinte.
En vertu de la loi de protection des gestatrices,
vous êtes en congé maternité depuis, maintenant.
Vos rendez-vous de suivi sont déjà pris et votre employer prévenu.
Retournez-vous coucher en attendant la visite de 14 heures
dans le service de biovigilance.
Une ambulance viendra vous chercher.
Bonne journée.
Ouah, enceinte, une deuxième fois ?
C'est si rare aujourd'hui, j'ai du mal à y croire.
J'en connais un qui va faire une drôle de tête.
Je l'appelle tout de suite.
J'espère que son rendez-vous n'a pas encore commencé.
Allô ?
M. Ortiz, votre rendez-vous est là.
Faites-le entrer.
Bonjour, M. Ortiz. Vous m'avez convoqué ?
Oui, Benjamin. Merci d'être venu.
Qu'est-ce que je peux faire pour vous ?
J'ai un travail important à vous confier.
Ça fait quelques années que je suis impressionné par la qualité de votre travail.
Et j'apprécie également votre implication.
J'ai confiance en vous.
Alors j'ai pensé à vous pour notre nouveau projet, Confidentiel.
Merci pour ces compliments de votre confiance.
Et en quoi ça consiste, ce projet ?
Vous savez que notre cher maire repart bientôt en campagne pour de nouvelles élections.
Bien sûr, c'est difficile de rater ça.
Une fois tous les vingt ans, c'est un événement.
Il nous a demandé de l'aide.
C'est-à-dire, je vois pas bien comment on peut aider notre maire.
Notre cher maire n'est plus si populaire que ça.
Il est donné perdant à 48% contre 52%.
Il suffirait d'influencer le vote sur 1% de nos 30 millions de concitoyens
que Quant à Atlantis pour faire basculer le vote.
Mais comment vous comptez faire ça ?
Depuis vingt ans, nous collectons beaucoup de données sur chaque citoyen.
Ces données, vous les connaissez bien.
C'est vous qui vous en occupez.
Il suffirait de cibler un peu plus de 300 000 personnes.
Disons 400 000 pour être tranquilles.
Et les effacer pour qu'ils ne puissent plus voter.
Je suis sûr que vous trouverez les bons algorithmes pour choisir qui cibler.
Si on s'y prend assez discrètement, personne n'aura le temps de réagir.
C'est chaud là quand même.
Vous me demandez de cibler 400 000 citoyens parfaitement en règle pour les effacer,
simplement parce qu'ils n'aiment pas le maire en place ?
Mais de quoi on parle là ? Vous êtes sérieux ?
Non, c'est un test.
Voilà, c'est ça. Dites-moi que vous déconnez que vous les testez ménère, c'est pas possible.
Non, je suis très sérieux.
Il veut s'en dire que vous serez largement récompensés.
Je ne suis pas à vendre.
Je me doutais que vous réagiriez comme ça, mais réfléchissez.
Avec l'arrivée d'un deuxième bébé, ça va faire du monde à nourrir et à loger.
Mais comment vous savez pour... Ah, laissez tomber.
Il suffirait de quelques heures de travail.
Et vous doublez votre salaire, et la taille de votre appartement,
ou même tripler si ce n'est qu'une question d'argent.
Et même si j'étais d'accord, je ferais comment pour effacer les gens ?
On n'a pas accès au système sans l'approbation d'enjus.
Vous avez aussi courant plus des juges, peut-être.
Oui, mais en pratique, cela ne suffirait pas.
Il y a des contrôles internes.
C'est plus qu'un juge qu'il nous faudrait.
Alors, on a fait plus simple.
On a volé les clés de chiffrement pour accéder au cœur du système de sécurité d'Atlantis.
Nous pourrons effacer qui on veut sur simple demande et sans laisser de traces.
Voilà la clé qui contient les éléments nécessaires.
Je vous laisse les étudier.
Vous êtes encore plus fou que je le pensais.
Je préfère efficace, mais chacun ses mots.
Allez, Benjamin, arrêtez avec votre air de pucel et farouché.
Vous êtes un homme responsable,
et personne n'en saura rien en dehors de vous et moi.
Alors, prenez le temps de réfléchir.
Ouais, c'est ça. Je vais y réfléchir.
Papa, tu me racontes une histoire ?
Ah non, je suis crevé.
Je suis vraiment passé une seule journée au boulot.
Allez, je te plais, papa.
Bon, allez d'accord, ma petite princesse.
Tu veux quelle histoire ?
Celle-là.
Ça sort d'où, ça ?
J'ai trouvé chez Mami la semaine dernière.
Tu sais, dans le grenier.
Elle m'a dit qu'elle te le racontait quand t'étais petit.
Ah oui, c'est vrai, je m'en souviens.
J'aimais bien cette histoire.
Papa, pourquoi est-ce qu'il est tout bleu dedans ?
Ça, c'était avant que les adultes mettent en route la géoprotection.
Le ciel était tout bleu.
Mais depuis, le nuage qui protège Atlantis du soleil rend le ciel tout rose.
T'aimes bien ça, le rose, toi, non ?
Oui, ça me plaît.
Allez, je te lis l'histoire et je filme coucher.
J'ai une dur journée qui m'attend demain.
Pourquoi ?
Faut que je dise à mon chef que je suis pas d'accord avec lui.
Ah, il est gentil ton chef.
Ah, pas trop.
Ouais, c'est comme Chloe.
Elle m'a donné un coup de pied,
du coup je lui ai dit qu'elle était plus mon ami.
Ha, t'as raison.
Moi, c'est un peu pareil.
C'est juste un peu plus compliqué.
Bon, alors cette histoire.
Il était une fois,
une jeune fille qui est léchée sa grand-mère,
lui a apporté une mige de pain et un peau de compitue.
Bonjour, M. Hortese.
Bonjour Benjamin, je vous en prie.
Asseyez-vous.
Si cela vous jeune pas, je préfère rester debout.
Je suis désolé, M. Hortese, mais je ne vais pas pouvoir participer à votre projet.
C'est contre mes principes et mon éthique.
Ah, tout de suite, les grands mots.
Qu'est-ce que l'éthique, Benjamin ?
Les limites qu'on refuse de franchir.
Ah, vous fatiguez avec votre éthique bien propre et bien pensante.
Ouvrez les yeux, Benjamin, vous êtes bourrés de talent.
Ne ratez pas une si belle occasion pour quelque paumée.
Et puis de toute façon, si ce n'est pas vous qui faites ce travail,
ce sera quelqu'un d'autre.
Ne vous gâchez pas dans une bataille perdu d'avance.
Mais vous êtes ignoble, en fait.
Vous me décevez, Benjamin.
Je vous en merde.
Hélas, j'avais peur que l'on en arrive là.
Fred, George, veuillez accompagner monsieur vers la sortie.
Pensez à récupérer son matériel.
Quoi ? Vous me virez ?
Sérieusement, Benjamin, à quoi vous vous attendiez ?
Vous êtes encore plus naïf que je ne le pensais.
Vous êtes conscient que je ferai tout balancer au journaux ?
Oula, Benjamin.
Je vous apprécie, mais en tout amitié, je vous le décanseille fortement.
Vous ne savez pas à qui vous avez affaire.
Cela pourrait bien vous supprimer.
Pas juste vous effacer, vous supprimez physiquement.
Comment croyez-vous que j'en suis arrivé là ?
En vendant votre amour diable, je suppose.
On n'a pas toujours le choix.
Si, on l'a.
On n'a juste pas toujours le courage de l'assumer.
C'est bon, monsieur, ne vous donnez pas cette peine.
Je connais la sortie.
Allô, mon ange ?
Y'a eu un souci au travail.
C'est compliqué, je t'expliquais.
Je rentre à la maison plutôt que prévu.
Si tu pouvais raccrocier ta journée, vraiment ça.
Ça pourrait être bien pour qu'on parle.
Allô ?
T'as sauvé, votre appel doit être interrompu.
Vous avez été dépassé et je vais me rire...
Ah, saloperie.
Ils sont de plus en plus efficaces pour effacer les gens dans cette boîte.
Eh merde, comment je vais rentrer maintenant ?
Bon, bah...
Il me reste plus qu'à explorer la ville.
Hé, mais regarde-le-moi celui-là.
On dirait qu'on a un client.
Oui, bonjour.
Bonjour, messieurs.
Je cherche mon chemin vers le quartier des Monts d'Oré, s'il vous plaît.
Hé, mais qu'est-ce que vous faites ?
Allez, mon gars.
Non mais tu fais quoi là, Benoît ?
Ben... Quoi ?
Mais tu vas pas le laisser crever là-bas, quand même.
Juste pour un blouson ?
Ben si.
Ce con, il passe par les pires quartiers pour rentrer chez lui.
Il se fait broquer, prend une balle, fin de l'histoire.
Et si tu crois qu'on tue pas en 2039 pour un blouson, tu te gourds.
On le fait déjà en 2019.
Non mais t'es pas sérieux.
On va leur dire quoi aux auditeurs maintenant ?
Ben... Je sais pas.
Tu crois qu'on peut continuer l'histoire avec Mickael ?
Mais arrête tes conneries, c'est l'histoire de Benjamin qu'on veut.
Tu nous gonf là.
Il pourrait avoir un traceur cardiaque.
Un truc qui a signalé l'alerte.
On pourrait au moins lui envoyer une ambulance.
Hum... Tu veux dire qu'il aurait sur lui des capteurs physiologiques
pour prévenir les secours en cas de besoin ?
Moi, c'est crédit, mais ça...
Oui, un truc comme ça.
Ben, allez, ok. On lui envoie une ambulance.
Hey, doucement !
Hum...
Pensez-en.
Qu'est-ce que je fous là ?
Chut...
Calme-toi.
On est à l'hôpital.
Hein ?
Qu'est-ce que je fais à l'hôpital ?
Tu as été retrouvé dans les quartiers étains.
Avec une balle dans le ventre.
C'est un miracle.
Tu as eu un traque que tu sois encore en vie.
Alors je t'en prie.
Calme-toi.
Hum...
Ça me revient.
Je venais d'avoir un entretien avec cet enfoiré d'hortèse.
Il m'a viré, sconard.
Quand je suis sorti, j'étais effacé.
Plus rien, plus d'argent, de métro,
de transport, de cartes pour me repérer.
J'étais complètement paumé et...
et bien énervé.
Mais t'as pas eu l'idée de te demander ton chemin ?
Ah si, justement.
J'aurais pas dû.
Chut...
Tout va bien.
Ça fait combien de temps que je suis là ?
Deux semaines.
Oh...
Et toi, ça va ?
Comment va le bébé ?
Oh lui, très bien.
Qu'est-ce qui te loche ?
Bah...
Ma boîte va licencier.
On devient trop cher.
Pour l'instant, je suis protégée par mon statut de gestatrice.
D'ailleurs, je peux te porter sur mon contravaileur,
c'est déjà une bonne nouvelle.
Mais...
Une fois que j'aurais accouché...
Je ne me fais pas d'illusion.
Merde.
Et pour l'instant, tout va bien.
Emma se porte à merveille,
je vais bien,
le bébé aussi.
Et tu reprends des forces.
Le docteur dit que...
tu vas t'en tirer avec une simple rééducation électrophysique,
et des injections de nanobots.
Donc tout va bien.
Et comment on va faire ensuite ?
On n'aura plus rien.
On verra.
Pour l'instant, tu dois te reposer.
Et puis, on a encore quelques mois pour réfléchir.
On m'a dit que vous aimez les scoops.
J'en ai un gros.
Hm...
Intéressant, gros comment ?
Très gros.
Ça fait deux mois que je le camberge.
Vous allez me faire attendre longtemps ?
Les élections du maire ont été truquées.
En bas qu'elles ont pris.
J'en ai la preuve.
Vous êtes sérieux ?
Je peux tout balancer.
Alors vous êtes soit très courageux,
soit totalement inconscient mon ami.
Comment ça ?
Vous vous êtes acquis à du très lourd.
Très très lourd.
Même moi je ne mettrais pas mes mains maintenant.
Quoi ?
Vous refusez de dire la vérité à vos auditeurs ?
Non mais mon gars, je ne suis pas payé pour leur dire la vérité.
Moi, je suis payé pour les faire vibrer.
Ils veulent du sensationnel, alors je le rende.
Pas de truc, c'est pas mal à vrai dire.
Mais c'est trop dangereux.
Le simple fait d'avoir cet échange pourrait me valoir des soucis.
Vous pouvez être sûr de ne pas être sur écoute.
Sur écoute ?
Mais il faut l'accord d'un juge pour ça.
Mais t'es trop mignonne toi.
Bon écoute, j'ai pas que ça à faire.
Mais comme je t'aime bien, avant de raccrocher,
je vais te donner un petit conseil.
Mais fie-toi des inconnus.
Bonjour, c'est pourquoi ?
Bonjour, c'est le plombier.
Je suis envoyé par votre syndicat de copropriété pour vérifier le conduit d'évacuation.
Euh... Je...
Je vous en prie, la cuisine est par là, j'allais...
J'allais justement sous la douche, je vous laisse bosser hein.
Clackez la porte en partant.
...
Espèce de connard.
Un plombier avec des chaussures en cuir.
Tu me prends pour un con en plus.
Allô Lucie ?
Y'a un gros problème.
Prépare-toi.
Je charge la voiture de papa,
je récupère la petite à l'école
et je passe te prendre dans une heure.
Papa, je sens que tu m'as envoyé...
Je te l'ai dit ma puce, on arrive dans un sablier noir.
On a fait le plus dur.
Si t'arrives.
2 heures qu'on roule ça commence à faire beaucoup.
J'ai mal. Mais c'est rien que quelques petites entretations, ça va.
Pas sur toi, on est bientôt arrivé.
Si on trouve ce putain de village.
Lâche-moi, GPS de merde, même pas capable de nous diriger dans la campagne.
C'est pourtant pas compliqué, y'a des routes,
des croisements, des habitations, comme en ville quoi.
Papa, j'ai faim, c'est quand qu'on arrive ?
Ma chérie, on est tous fatigués. Arrête maintenant.
On sera arrivé quand on sera arrivé.
T'es ce genre de taroute au moins ?
Non. Mais bon, j'ai trouvé celui d'Atlas Routy au fond de la boîte à gants.
J'ai pas trop qui a eu la bonne idée de le mettre là.
Sûrement quelqu'un qui s'est dit qu'un jour le GPS pourrait partir en cacahuète.
Probablement mon père, il était parano.
On devrait plus être loin maintenant.
Et on fait quoi en arrivant ?
On improvise.
Et on croise les doigts pour que Mikkel soit bien là.
J'espère qu'il nous aidera à nous installer.
Bon, après je les imaginais plus agressif les sauvages.
Ils te pas très accueillant, mais finalement,
les villages qu'on a traversées étaient plutôt calmes.
Pourquoi ? T'imaginais quoi ?
Des hordes de zombies assamées.
Ben presque. En tout cas j'avais peur qu'on se s'attaquait.
D'autres pas les intéresser tant que ça.
Ou alors, ils sont pas si sauvages que ça ?
Comment tu le sens ?
Parfaitement bien, on est perdu au milieu des colines,
en territoire inconnu, ma fille est affamée,
ma femme se tordent douleur et je sais pas où on va.
Ni quand on va trouver un endroit à peu près en sécurité,
à défaut d'être accueillant.
Tout va bien.
On a abandonné tout ce qu'on avait et tout ce qu'on a émanant dans cette voiture.
L'avantage du mode survie c'est que t'as pas trop le temps d'avoir peur.
Et on est ensemble, et en bonne santé. Tous les quatre.
Ouais c'est vrai.
C'est plus important.
Je serais pas contre un abri quand même.
Bon heureusement, j'ai trouvé de l'hydro-hytenol pour rouler encore mille bordes.
Et on a mon réchauffe pour chauffer le truc qui ressemble à de la soubrie.
Tu t'en souviens ?
C'était foutu de ma pomme.
Au moins au bourrachaud.
Quanto sauvages,
on a toujours le calibre 12 de mon père si ça tourne mal.
J'ai compris la leçon.
J'ai pas l'intention de retourner à l'hôpital.
Ça tombe bien.
Je suis pas sûre qu'il y en est un là où on va.
Attention, vous êtes en territoire sauvage.
Ah ta gueule, j'ai pès de merde.
Papa, le son, c'est quand on arrive.
Monsieur s'il vous plaît, je cherche Michael.
On m'a dit qu'il habité ici.
Il vous lui plaît quoi, Michael ?
Nous sommes des amis, on lui apporte du matériel de la ville.
J'espérais bien trouver là, c'est bien ici.
Vous le trouvez à droite, à la sortie du village.
Vous pouvez pas le louper, c'est la seule maison avec une éolienne dans son champ.
Ok, merci monsieur.
Hey, regarde, l'éolienne là-bas.
Ah oui, tu dois être là.
Je veux voir si Michael habite bien là.
Tu m'attends dans la voiture ?
Reste vigilante, ok ?
Oui.
Mais non, mais qui voilà ?
Mais qu'est-ce que tu fais là ?
Reste pas sous la pluie, rentre.
Merci.
Mais qu'est-ce qui t'arrive ? Explique-moi.
Oh, ça va être un peu long à expliquer ça.
Disons que... disons que je faisais chier des gens trop importants.
Tu es dû partir en urgence.
Ah, tu m'étonnes.
Tu me suis dit que tu nous aiderais peut-être à nous installer.
Mais tu es tout seul ?
Non, non, Lucie est masse, on est dans la voiture.
Ok, on va trouver une solution.
Fais-le rentrer et vous dormirez dans la chambre d'amis.
Il doit rester un peu de soupçon si vous avez envie.
Ah, c'est sympa, merci.
Hé, il fait branche chez toi.
Mais dis donc, t'es en pyjama ?
Oui, il est joli, hein.
On se couche avec le soleil ici.
Surtout que la journée de demain va être chargée.
Qu'est-ce qu'il se passe demain ?
Moi, ça ne l'est blé.
T'es quoi ça ?
Tu verras demain.
C'est une belle fête.
Je suis épuisé.
Entre les bêtes, la classe aux enfants,
les repas à préparer et les beaux-bois soignés,
je passe mes journées à courir.
Et toi ?
Moi, j'aurais jamais cru que faucher le blé était aussi dur.
Du lever au coucher du soleil à faucher,
battre, ramasser le blé et c'est pas fini.
Demain, on porte tout ça au moulin.
On arrive à Cour de Farine.
Il n'était temps.
Mickaël m'a dit qu'on n'était pas assez parlants de la disette.


Je t'ai fait chauffer de l'eau sur le poil.
Tu pourras te débarbouiller à l'eau chaude.
Non, génial. Merci, mon amour.
C'est pas si mal, finalement, cette vie.
Je m'en faisais tout un drame, mais...
on peut très bien vivre en territoire sauvage.
Tu veux dire dans le monde libre ?
Non, c'est vrai.
Eh oui, chacun son point de vue.
Au moins ce que je fais est concret.
Et ça fait du bien le travail physique.
Restez assis toute la journée derrière un écran.
Je me demande vraiment si on est fait pour ça.
Ton ancien travail ne te manque pas ?
Si, bien sûr. Le confort qu'il y avait avec aussi, parfois.
Mais bon, ici, mon cerveau s'ennuie par moment.
Heureusement, ils ont une bibliothèque bien fournie.
Honnêtement, si tu avais le choix,
si tu pouvais tout faire redevenir comme avant, tu le ferais pas ?
Je sais pas, hein.
Peut-être que je serais séduis par la douceur de vivre qu'on avait.
Mais j'aime aussi notre nouveau mode de vie.
Plus simple, plus équitable, connecté à la terre.
Je me sens vivant et beaucoup moins anxieux qu'avant.
C'est très bizarre comme sentiment.
Et toi ?
Je sais pas non plus.
Les journées sont longues.
Il faudrait apprendre à faire des choses qu'on avait oubliées.
Et c'était pas plus mal d'ailleurs.
Je me passerai bien des lessives collectives,
même si on fait passer le temps en blague.
D'ailleurs, c'est à ton tour au petit coller demain.
Ouais, et toi tu vas porter les sacs de 40 kilos de farine à ma place ?
Ok, je prends le tour demain.
Mais la semaine prochaine, c'est pour toi.
Ok, si tu veux.
J'espère juste qu'on sera encore là.
C'est quand le conseil de village ?
Demain.
On sera fixés si on peut rester ou pas.
Tu en penses quoi ?
Bah que si, c'est pas le cas.
J'ai pas de plan, mais...
Rassure-toi, je suis confiante.
On a rapidement su nous aider les liens.
Et ils ont besoin d'une maîtresse,
en plus d'un grand gaillard pour porter les sacs de farine.
Hum hum.
Bah demain on sera fixés, hein.
Bon allez, je vais profiter de mon eau chaude.
Bon, le conseil du village vient de se terminer.
Bon, y a alors ?
C'est bon, vous êtes acceptés.
Ah génial.
Enfin, là tu trop pas toi.
Quoi ? Ça veut dire quoi ?
Bah, on a eu des nouvelles qui ont un petit peu bouleversé le calendrier et l'agenda de la Ruyant.
Donc, on a traité rapidement votre cas,
mais bon, tout le monde avait l'air globalement d'accord.
Et ces nouvelles ?
Bonnes ou mauvaises ?
On va dire bonnes, enfin, on n'a pas en ce mauvaises.
L'usine des géoprotections va découpler sa production,
alors le nuage ne suffit plus, alors il le densifie.
Bah en quoi c'est une mauvaise nouvelle pour nous,
on est à plus de 100 km de l'usine.
Bah, le nuage arrivera jusqu'ici,
et sans la filtration Atlantis, bah, il est toxique.
Mais t'avais jamais remarqué que l'herbe Atlantis, c'était filtrée en permanence ?
Bah, non, pas vraiment.
Mais t'avais l'air de dire que c'était peut-être pas une mauvaise nouvelle ?
Bah disons que l'usine va être alléré pendant quelques jours,
alors c'est toujours ça de gagner.
Mais surtout, pendant la mise à jour, le site sera beaucoup plus vulnérable.
La sécurité est chambardée, alors...
et en plus, il faut appeler à beaucoup d'externes pour accélérer.
Et on a quelques amis là-dedans.
Tu veux en venir où ?
Bah, toutes les conditions sont réunies pour agir, hein.
Agir ?
Mais pour faire quoi ?
Accroche-toi.
Pour faire sauter l'usine.
Faire sauter l'usine ?
Mais comment vous comptez vous y prendre ?
Moi, je sais pas encore.
On y réfléchit.
Comment est-ce que je peux aider ?
Hum, bonne question.
Je ne m'étais pas posé celle-là, tiens.
Mais...
ça va être dangereux.
Bah, je m'en doute.
Je peux vous aider à rentrer dans le système de sécurité.
Attends, quoi ? Le coeur du réseau ?
Ouais.
Hum, mais ça...
On a qui ouvre quelques possibilités intéressantes.
Mais... comment tu vas faire ?
Ce condortèse m'a effilé les clés pour que j'étudie le dossier.
Il était tellement sûr de son coût, ça brutit.
Quel courant.
Il les a pas récupérés ?
Si, bien sûr.
Mais je les avais copiés avant.
Je me suis dit que ça pouvait être utile un jour.
Hum, alors là...
Ah bien, on va en parler à François.
Il va aimer ça.
Mais... il doit dormir alors qu'il est non ?
Ça, qu'il te passe, ça... j'en doute.
Michael m'a dit que tu pouvais nous faire entrer sur le réseau de sécurité d'Atlantis.
Oui.
Tu es sur ton coût ?
Ouais, les clés ne sont renouvelés qu'une fois par an.
Et celles-ci sont encore valides pour deux mois.
Une fois sur le coeur de réseau,
Michael pense pouvoir couper les communications et les vidéos.
Ce serait un boulevard pour nos mineurs.
Mais si ça foire, les hommes sont morts.
Donc je te repose la question.
Tu es sûr de ton coût ?
Oui.
De toute façon, si ça foire, tu y passeras aussi.
On n'a pas de réseau fiable entre ici et Atlantis.
Le seul moyen d'entrer est de se connecter sur place.
Vous communiqueriez avec les équipes, avec les Tokis.
T'es joué pour enfants ?
Eh oui.
Plus personne n'est que de ses endroits radio.
Et quand tous les systèmes seront coupés, elles continueront de fonctionner.
Par contre, si ça foire, ils vous traqueront et vous tomberont dessus comme la misère sur le monde.
Et à ce moment, tu préféreras une mort rapide.
Suis-je assez clair ?
Oui.
Alors je te pose la question une dernière fois.
Tu es sûr de ton coût ?
Oui.
Reviens demain à la fin du jour.
On brife tout le monde et on passe à l'action dans la nuit.
C'est pour ce soir.
J'ai peur.
Moi aussi.
Tu es sûr de ton coût ?
Bah oui, sauf si on a une mauvaise surprise.
Du genre ?
Moi, il paraît bien plein de trucs.
Il pourrait avoir changé les clés, qu'on n'entre pas dans le poste de sécurité.
Mais il y a une manière pour que ça parte en cacahuète.
Eh, t'es pas censé me rassurer là ?
Si j'y vais, c'est que j'y crois.
Sinon, je n'irai pas.
Et puis sinon, on va encore devoir changer d'endroit et les récoltes du village.
Moi, je me suis attaché à cette terre.
Non, c'est sûr.
Mais on a eu de la chance d'atterrir ici.
Donc on va se battre et défendre notre village.
Et puis, j'ai quelques comptes à régler.
C'est-à-dire ?
J'ai récupéré les identifiants d'Orteze et sa bande de copains.
Je leur réserve un petit traitement de faveur.
Sois prudent quand même.
Promis.

Tu es sûr qu'on peut lui faire confiance ?
Ah, c'est pour risquer ma vie avec lui.
Pourquoi il fait ça ?
Il vient d'arriver.
Pourquoi risquer sa vie pour des gens qu'il connaît à peine ?
Bah, tu sais, il n'a pas de petit qui retourne pour Atlantis.
Et je crois qu'il a des comptes à régler en plus.
Tu penses qu'il peut vraiment nous faire entrer sur le cœur du réseau ?
Bah, écoute, il lui dit oui.
Il était vraiment doué comme des vops dans la boîte.
Il avait un bel avenir.
Mais à un moment, il devait faire des choses qu'il ne voulait pas.
Alors, ça lui a coûté sa place.
Et s'il regrettait ?
C'est-à-dire, qu'est-ce que tu veux dire ?
Et si c'était un moyen de se racheter en nous vendant ?
Bah, si c'est ça, on met tous fous-tu.
Tu me rassures pas du tout, là.
Mais t'as autre chose à proposer ?
Si c'était le cas, je l'aurais déjà fait.
Et si on veut sauver les hommes,
on est coincés avec ce merdier de système de sécurité.
Ils ont mis des caméras partout.
Chaque centimètre carré d'Atlantis s'est scruté en permanence.
Donc on est d'accord, on croise les doigts et...
Ils arrivent ! Prépare-toi pour le briefing.
On passe à l'action cette nuit.
Bienvenue à tous, messieurs, mesdames.
Cette nuit, nous passons à l'action.
C'est peut-être peu de chose à l'échelle du monde,
mais pour nous, ça veut dire beaucoup.
Ce soir, nous nous battons pour nos vies et celle de nos enfants,
pour notre terre et nos familles.
En mettant hors d'usage cette usine,
nous protégerons l'air que nous respirons pour longtemps.
Atlantis ne s'est plus recréé cette usine.
Ils ont encore les plans,
mais ne sont plus capables de fabriquer les composants
et encore moins le cœur du générateur.
En le détruisant, nous arrêtons définitivement la géoprotection.
La première unité embarque Michael et Benjamin.
Leur rôle est de mettre hors service le système de sécurité.
Atlantis sera aveugle, sourde et muette.
Nous aurons alors un laps de temps court,
quelques dizaines de minutes tout au plus pour entrer dans l'usine,
placer des charges et évacuer avant qu'elles n'explosent.
C'est la fouine qui mènera le groupe de mineurs.
Nous aurons des hommes postés un peu partout
pour freiner la police et aider à l'extraction.
La sécurité de l'usine sera allégée grâce à notre infiltré.
Mais les services de police seront sur les dents
et ils ne feront pas de cadeaux.
Pour nos extraires, nous fuirons à travers les quartiers étains.
Cela les dissuadra de nous suivre.
Rendez-vous dans une heure pour partir.
Allez dire au revoir à vos familles.
Je n'ai pas aimé cette histoire.
Pourquoi ?
Je n'aime pas que le papa Lyon meurt.
Tu sais, m'impuise des fois.
On prend des risques pour protéger ceux qu'on aime.
Oui, mais ça ne sera quoi si le bébé Lyon l'a pu de papa ?
Il a quand même eu une belle vie, le bébé Lyon, non ?
Oui, c'est vrai.
Et tu as vu ? Le ciel est bleu dans l'histoire.
Comme ici. T'aimes bien notre nouvelle maison ?
Oui, j'ai des nouvelles copines.
Ça me manque un peu les jeux vidéo.
Mais j'aime bien jouer dans la terre avec mes copines.
On se fait des grosses boules de bouc comme ça.
Lyon s'est lancé dessus.
La dernière fois, Mathis, il s'en est pris une en pleine tête.
Et toi, papa, t'es content d'être ici ?
Oh oui, je l'aime beaucoup, ce nouveau monde.
Je pense que ça vaut le coup de se bagarrer pour protéger notre maison.
Allez, je file, j'ai encore quelques trucs à finir avant de me coucher.
La nuit va être longue.
Bonne nuit, ma puce.
Bonne nuit, papa.
dari
C'est parti.
C'est bon.
Un fouille n'en est bon. Grand-mère fait d'eau d'eau.
Vous pouvez y aller.
On y va.
Bon, mission accomplie.
Allez, on se casse.
Vas-y, je te rejoins.
Mais qu'est-ce que tu fous ?
J'ai un vieux con t'as réglé.
Putain, ma jamain ! Fouille, y aller !
À quoi tu joues, la bordel ?
Détends-toi, tout va bien !
Attends, encore une minute.
Et j'aurais fassé ce ton forêt d'Orthès et sa bande merde.
Mais qu'est-ce que tu racontes ?
J'ai programmé un petit patch, rien que pour eux.
Pourquoi pas tous les effacer pendant qu'on y est ?
Tu veux dire effacer ?
Tout Atlantis.
C'est un temps, non ?
Ouais, c'est vrai, mais est-ce que c'est à nous de les sortir de la matrice ?
J'ai pas envie que tout s'effondre et que tout le monde souffre.
Ça virerait vite au carnage.
Dammit, t'es trop bisounours.
Faut leur botter le cul sinon ils n'ouvreront jamais les yeux.
Peut-être.
Mais celui qui sait mieux qu'autrui, ce qui est bon pour lui,
prend vite les allures d'un tyran.
Allez, on y va.
Putain, mais ça pue dehors !
Tu crois qu'on peut sortir ?
Y a qu'un moyen de le savoir.
On y va !
Et oui, je sais, la fin est frustrante.
Mais c'est volontaire.
C'est pour illustrer le fait que l'avenir est encore largement incertain
et que tout est possible.
L'humanité est face à une bifurcation comme rarement dans son évolution.
Après, je vais pas te le cacher, je fais partie des sceptiques.
Et j'ai évolu dans cette fiction et dans cette série
d'offrir la vision la plus optimiste que je pouvais.
Car il suffit d'ouvrir un livre d'histoire
pour réaliser que notre monde occidental connaît une opulence rare.
Mais j'ai envie de rester optimiste.
En tout cas, j'ai envie d'agir.
Et c'est un peu ce que j'ai fait avec cette série.
En venant à interroger mes confrères
sur le rôle que nous autres développeurs avons dans le monde.
Si tu ne l'as pas écouté, je t'invite à reprendre les interviews
depuis le début, depuis le premier épisode.
En tout cas, cette fiction a été un peu folle pour moi
et j'espère qu'elle t'a plu.
Si c'est le cas, dis-le-moi par email sur benoins
arobasesartisandeveloppeur.fr
Qu'est-ce que tu as ressenti ?
Qu'est-ce que cela a mis en mouvement chez toi ?
Je te remercie une fois de plus pour ton écoute
et je te dis à bientôt.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org

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