
Créer un saas avec Mathieu Chammah
Durée: 10m10s
Date de sortie: 10/09/2020
Comment on passe de développeur à entrepreneur ?
Qu’est-ce que ça veut dire concrètement ?
On en parle avec Mathieu Chammah dans l’épisode du jour.
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Aujourd'hui je suis avec Mathieu Chama, Mathieu bonjour.
Bonjour.
Pour les auditeurs qui ne savent pas ce que tu fais,
ce que tu peux te présenter en une minute.
Oui, tout simplement, moi je suis un développeur qui a monté plusieurs sociétés,
plusieurs expériences entrepreneuriales et aujourd'hui je dirige une société qui est éditrice de logiciels
et on propose divers logiciels dans le monde de la santé.
Et les logiciels que tu proposes, c'est sous quelle forme ?
Voilà, c'est ça, on fait de l'abonnement mensuel SaaS,
ce qui nous permet d'avoir des revenus réguliers,
d'améliorer le produit de manière continue et régulière.
Alors le SaaS c'est quand même un peu le grâle de pas mal de développeurs,
mais aussi de pas mal de business,
puisqu'il y a un côté récurrent qui est quand même assez sexy.
Qu'est-ce qui t'a donné toi envie de te lancer là-dedans ?
Effectivement sur le business model, c'est vrai que le SaaS c'est ce qu'il y a de mieux à faire,
j'ai envie de dire, ça permet de scaler vraiment le nombre d'utilisateurs
sans forcément avoir des dépenses qui vont avec.
Et puis effectivement, le fait d'avoir des revenus réguliers qui tombent de manière régulière,
c'est aussi très intéressant pour pérenniser l'activité.
Et ce qui m'a donné envie de me lancer dans l'entrepreneuriat,
je pense que c'était déjà dans un premier temps de me dire que
je voulais avoir les moyens d'avoir les outils, la maîtrise des outils technologiques
pour justement pouvoir proposer des services, des solutions plus tard.
Et donc dès le lycée, quelque chose comme ça, je me suis dit que
il fallait que je maîtrise des outils informatiques si je voulais pouvoir
justement demain créer des opportunités à business,
mais aussi d'innover de manière globale.
Attends, je veux dire que dès le lycée déjà, tu avais en tête de monter ta boîte ?
Et bien en fait, assez effectivement assez tôt,
je me suis dit que si demain le monde serait de plus en plus connecté,
de plus en plus interfacé avec des logiciels de plus en plus présents
dans le quotidien de tout le monde, en fait.
Et que du coup, la meilleure manière de pouvoir demain faire un business,
c'était de maîtriser les outils technologiques
pour pouvoir dans un premier temps le faire par soi-même.
Et puis après, demain, comprendre les enjeux qui sont liés à ça.
Et tu as sauté dans la marmite tout de suite en Pancredet,
ou tu as commencé de manière plus classique chez un éditeur
ou dans une société de service ?
En fait, ce qui s'est passé, c'est que je suis rentré à Epitech
pour ma première année post-bac.
Et on a eu un stage de simo à réaliser, je l'ai fait,
c'est bien passé dans le monde du web que je ne sais pas du tout.
Et en fait à la fin de ces 6 mois de stage,
ils m'ont proposé de venir continuer à travailler avec eux
pour maintenir, pour développer les services.
On faisait de la réservation de chambre d'hôtel en ligne.
Et du coup, ils m'ont demandé,
est-ce que tu peux te passer avec un statut de micro-entrepreneur
pour qu'on puisse te payer de manière légale, etc.
Et en fait, je suis rentré un petit peu dans le monde déjà de l'entrepreneuriat
et du développement professionnel de cette manière-là.
Et en fait, j'ai toujours continué des petits contrats à gauche, à droite,
et à travailler en indépendant, en fait, en freelance,
en tant que développeur pour plusieurs clients.
OK. Et aujourd'hui, je crois que tu travailles avec un associé, non ?
Voilà, c'est ça.
Donc moi, j'ai un associé qui est aussi un de mes meilleurs amis,
donc que je connais depuis très longtemps.
Donc ça, c'est quand même super important.
Quand on fait une boîte, c'est effectivement de savoir avec qui,
enfin, si on s'associe avec qui.
Et donc, aujourd'hui, on partage nous, on partage cette vision commune
de justement la place du logiciel dans la vie des gens
et de savoir comment on peut apporter du service.
Là, pour le coup, on est sur des patients malentendants.
Notre logiciel, il est pour but d'aider les patients malentendants
à réapprendre plus rapidement, plus simplement.
Et on apporte aussi des outils de gestion et de suivi pour les audioprotegeistes.
Et donc, il y a carrément un aspect social là-dedans.
Et donc, c'est ça qui nous tenait au cœur aussi.
C'est à la fois, OK, faire du business, faire une société,
mais aussi, qu'est-ce qu'on peut apporter de positif, finalement, au monde autour de nous ?
Et voilà, donc ça aura pu être l'écologie,
ça aura pu être autre chose, mais on a choisi la santé
et on va essayer d'apporter un maximum dans ce secteur-là.
Et aujourd'hui, donc si je comprends bien, t'as codé au début de l'application,
à combien vous en êtes de membre de l'équipe technique ?
Et est-ce que tu continues à coder ?
Alors effectivement, là, on est encore tout jeune, tout petit.
Ça fait à peu près un an qu'on est lancés,
on est quatre développeurs en tout à travailler, en me comptant moi-même dedans.
Parce que, du coup, effectivement, je développe toujours,
même si finalement, de plus en plus, je fais de plus en plus de gestion,
finalement, que du développement pur.
Donc c'est un autre aspect, mais disons que je reste énormément dans le développement,
à la fois pour pouvoir définir le travail qu'il faut faire,
combien de temps ça va prendre, traduire les besoins métiers en réalisation technique opérationnelle,
encadrer les équipes, les aider, etc.
Donc même si finalement, je ne suis pas totalement derrière le clavier.
Tout ça, c'est du management, c'est plus de la production en fait ?
Il y a une grosse partie effectivement de management.
Après, voilà, des fois, je fais des POCs, je bootstrap des petites choses,
je développe rapidement des petites choses,
et puis même sur le corps du logiciel, j'ai quand même une partie de choix actifs,
mais effectivement, on fait en mesure plus de développeurs nous rejoignent,
et moi, je passe du temps à développer.
Tu vois, ça c'est un paradoxe que je trouve vachement intéressant.
En général, quand on fait ce métier, c'est souvent parce qu'on l'aime,
quand tu vois, du coup, dans les entreprises, on devient bon,
du coup, on accède à des post-manageriaux et des responsabilités managerielles,
et du coup, la raison pour laquelle on a été bons, on s'en écarte en fait, et ça,
personnellement, je trouve ça un petit peu frustrant, des fois, pas toi ?
Si, si, totalement.
C'est vraiment se réinventer et d'apprendre des nouvelles choses.
Moi, je suis très curieux de base, je j'aime du coup apprendre des nouvelles choses.
Donc effectivement, le développement, en toute façon, c'est sans fin.
J'ai dit à apprendre à développer, à s'améliorer, il n'y a vraiment pas de limite.
Mais il y a d'autres, d'autres, d'autres choses sur lesquelles on peut apprendre.
Donc voilà, moi, je suis gourmand et soif, j'ai soif d'apprendre.
Donc voilà, je suis, je suis prêt justement à développer,
mais aussi à regarder les autres aspects de la société.
Et de toute manière, voilà, en tant que entrepreneur plus que développeur,
on a besoin de toucher à tout.
Et donc, on peut plus se permettre uniquement d'être cantonné à une,
à un besoin technique, et voilà, d'être uniquement technicien.
Il faut forcément avoir cette notion de management, de gestion d'entreprise aussi.
J'aime bien cette balance que tu fais entre...
Ce que j'entends, c'est que tu dis,
je me sens plus finalement entrepreneur que développeur aujourd'hui en fait.
Très clairement, oui.
Et donc, ça rejoint un petit peu sur le début, c'est-à-dire que je m'étais dit
que le développement, c'est génial.
Et moi, j'adore développer et j'adore développer.
Mais effectivement, je vois aussi comme un outil
pour arriver à proposer des solutions business et des innovations sociales.
Alors, on arrive bientôt à la fin de la Timebox.
Et du coup, il y a une question que j'avais vraiment envie de te poser.
Si tu es donné un conseil à un dev qui se lance dans l'entrepreneuriat,
qui veut lancer son SASS, qu'est-ce que ça serait ?
Alors, oui, c'est vraiment une question, à dire classique.
Ah, tu as droit qu'à un conseil.
Et voilà, alors moi aussi, je devais donner un seul conseil.
Au développeur plus spécifiquement, c'est ne ne partez pas tête bêche
à développer le projet, la solution que vous avez en tête
sans en avoir parlé à personne.
Je pense que la première des choses, c'est très sain.
C'est d'aller voir vos clients finaux, vos utilisateurs finaux
et de leur poser des questions, de faire en soi une enquête de marché
mais très sommaire, et d'autant qu'il faut poser des questions
sur est-ce que ça vous plairait de utiliser un autre logiciel,
est-ce que vous utilisez, vous aimez, est-ce que vous aimez dedans ou pas.
Donc voilà, c'est vraiment ça.
Avant de développer quoi que ce soit, il faut forcément savoir
si la chose peut intéresser un public, un marché.
Parce que voilà, il y a l'erreur classique que font beaucoup de développeurs.
C'est de ne pas être bêche dans le développement d'une supérité qu'ils ont.
Mais finalement, cette idée, elle n'intéresse pas forcément le marché
ou le public, c'est le...
Ouais, ça me paraît être...
ça me paraît être effectivement...
une gourmandise qu'on a souvent les développeurs
et je pense que ton conseiller est tout à fait pertinent.
C'est ça, c'est ça.
C'est vrai que c'est plus...
on a l'habitude de développer, on maitresse ça,
on aime faire ça.
Donc c'est là-dessus qu'on va vouloir se y aller,
même on va vouloir le côté un peu business comme...
non, je prends une boucoupe de ça, mais au final...
Ça viendra, ou une espèce de pensée magique,
mon produit sera génial, donc ça va marcher.
Sauf que ça marche pas comme ça.
Ça marche pas comme ça.
Le produit, il est magique à partir d'un moment
où t'as eu X retour de tes clients qui t'ont dit
« Ouais, il faut changer ça, ça, ça, ça ».
Et à la fin de tout ça, le fameux Graal,
ce serait plutôt le product Market Fit.
Donc le moment donné, ou ce que t'as proposé
apporte assez de valeur pour que les gens payent pour ça.
Et donc, à partir de ce moment-là,
c'est là qu'on peut accélérer, recruter plus de développeurs,
recruter plus de commerciaux,
parce qu'on sait que le produit qu'on a,
il s'est satisfaire public.
Et bah écoute Mathieu, je te remercie pour tout ça.
Si les auditeurs veulent en savoir plus
sur ce que tu fais, ils peuvent venir au...
Alors, ils peuvent directement me contacter
sur mon adresse mail, donc matueux.chama.gma.com.
Nous, on est éditeur de logiciels,
mais on fait aussi du conseil aux entreprises.
Et on fait des prestations de développement aussi,
on internalise des prestations de développement
pour d'autres sociétés clientes.
Donc n'hésitez pas à nous contacter.
Soit mon adresse email, soit sur le site
directement audiovisart.fr,
vous avez toutes les informations pour nous contacter.
Merci Mathieu d'être venu.
Merci à toiakes.com.
Quant à toi, chacuneux.com.
J'espère que tu as aimé cet épisode.
Si c'est le cas, je t'invite à venir
sur companion.artisandeveloper.fr
Tu pourras trouver la liste de tous les ressources
sur Artisan Developer, qui sont publics sur Youtube,
Youtube, podcast, blogs, blog articles,
et tu peux t'abonner pour recevoir tout ça dans la boîte mail
et avoir besoin d'aller chercher.
Je te souhaite une bonne journée et je te dis à bientôt.
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