
17 personnes en remote avec Guven Urganci
Durée: 12m31s
Date de sortie: 28/01/2021
Malgré la situation sanitaire, il faut encore promouvoir le télétravail.
Güven Urganci a créé une société full remote - noCRM. Il sont 17 et génèrent 2M€ de revenu annuel.
Comment ils fonctionnent ?
Il nous explique ça : qu’est-ce qui marche ou pas ?
Quels sont les défis ?
L’app éditée par Güven : https://youdontneedacrm.com/fr
Pour rejoindre la communauté des artisans développeurs :
https://compagnon.artisandeveloppeur.fr/
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Bienvenue sur le podcast Artisan Developer, l'émission pour les programmeurs qui veulent vivre une carrière épanouissante.
Prêt à passer au niveau supérieur ? C'est parti !
Aujourd'hui je suis avec Guven Urganci, Guven bonjour.
Bonjour.
Est-ce que tu peux te présenter en une minute pour ceux qui ne te connaîtraient pas encore ?
Je suis Guven Urganci, co-fondateur de NoCM, miolontine-de-ocm.com.
NoCM c'est un outil de gestion de la prospection commerciale.
Un outil qui est disponible en SASS depuis 5, 6 ans en plusieurs langues.
Et on est une entreprise maintenant 17 personnes full remote répartie dans le monde qui fait aujourd'hui 2 millions d'airer.
Et bien écoute je te propose que ce soit le sujet de cet épisode.
Comment est-ce que vous vous organisez ?
Parce que je trouve ça assez dingue encore aujourd'hui de devoir...
De devoir venter les mérites du remote.
La Covid nous êtes bien sur ça.
Je dois avouer qu'elle nous rend bien service.
Pour là c'est un poil cynique et je suis désolé pour tous ceux qui ont perdu leur job ou leur maman ou leur grand-parents.
Mais il faut reconnaître que la Covid a bien...
Nous a bien forcé à y passer quoi.
Et surtout nos clients.
Comment est-ce que vous gerez ça à 17 dans des pays différents avec j'imagine du coup un côté interculturel ?
C'est quoi la langue officielle chez nos CRM ? C'est l'anglais le français ?
La langue officielle c'est l'anglais dans la partie technique c'est le français parce que toute la partie technique est en France ou francophone.
Alors comment on en est venu au remote chez nos CRM ?
A la base on était une boîte parisienne.
Et on travaillait ensemble depuis plusieurs années sur un autre projet.
Et les aléas de la vie ont fait que Mariana, la customer success officer, avait envie de repartir vivre au Portugal.
Moi j'avais envie de quitter Paris et d'aller à la campagne.
Et mon associé Sonny bougeait pas mal entre Paris et Londres.
Et finalement les bureaux qu'on avait servaient plus à grand chose.
On a fini par les lâcher et devenir une entreprise full remote.
Ça a été très facile parce qu'on avait déjà une confiance dans l'équipe.
On était ensemble depuis longtemps et il n'y a pas eu de problèmes de confiance dans le fait d'aller tous en remote.
Et je pense que c'est ça qui fait qu'aujourd'hui on a facile à faire grossir cette entreprise en full remote.
On est vraiment tous full remote et le cœur de l'entreprise depuis le début.
Vous avez déjà la base pour créer un noyau et démarrer ça, ça c'est top.
Mais comment tu fais vivre cette culture ?
Comment est-ce que tu en bords d'une nouvelle personne ?
Comment tu t'assures qu'elle va être compatible avec ce style de gestion ?
C'est pas facile, c'est sûr.
Le point fort qu'on a, je pense que c'est pas facile d'avoir une équipe remote dans une entreprise qui n'est pas full remote.
C'est difficile parce qu'on peut avoir une fracture entre la partie qui va être dans des locaux,
un endroit et des éléments un peu électron-libles qui sont en remote qui ne vont pas nécessairement avoir
toute la communication qui se passe dans un bureau, que ce soit la machine à café ou en rivier.
Quand on est full remote, ça force, on est obligé d'installer des règles de communication
et tout le monde est sur un pied d'égalité au niveau de la communication.
Et cette communication, elle se passe comment chez vous ?
Sur du Slack, vous avez beaucoup une culture de l'écrit structuré, comment ça marche ?
Au contraire, plutôt de l'échange vocal ?
Beaucoup d'échange vocal sur du zoom, du Skype, n'importe quoi,
tant qu'on peut se parler.
On a créé un espèce d'open space virtuel, j'aime bien cette notion d'open space virtuel,
dans le sens où, comme quand on était dans un open space,
je pouvais me lever et taper sur l'épaule d'un collègue pour lui parler d'un sujet.
Je peux appeler quelqu'un sur Skype de la même façon.
Donc on a beaucoup de conversations Skype avec la caméra.
C'est hyper important, c'est quelque chose qu'on presque n'oblige à tout le monde
parce que ça aide à avoir le ressenti de la tête que la personne fait quand je lui parle.
C'est très important de garder cet aspect-là.
Évidemment, on a notre réseau social d'entreprise qui est un peu un Slack ou un Facebook interne
dans lequel on va publier toutes sortes de choses, poser des questions, on a de l'oeil.
Et puis on a des routines de communication, une routine que je peux évoquer,
qui est les Trigols The Day.
Donc chaque matin, toute personne, que ce soit le CEO,
l'un développeur, un customer succès, doit réfléchir à quels sont les trois objectifs
qu'il aimerait remplir dans la journée.
Ça, ça permet de prendre cinq minutes le matin pour donner du sens à son travail
et essayer de réfléchir.
Ça peut être trois objectifs qui vont durer chacun cinq minutes,
mais qu'on ne se donne pas toujours le temps de faire quand on est pris dans la masse de choses à faire,
c'est toujours répondre à des questions, etc.
Et ces trois goals The Day, c'est un intérêt personnel, mais aussi de faire de les publier.
Ça permet à tout le monde de savoir quels sont les objectifs des autres
et d'un peu suivre quel est le travail de tout le monde.
Oui, c'est carrément bien.
J'essaie d'imaginer ça pour moi.
J'ai tendance à le faire.
Moi, j'appelle ça les gros cailloux.
C'est quoi mes gros cailloux du jour ?
Et j'essaye de réduire, c'est rigolo le chiffre 3.
J'essaye de réduire à un ou deux, histoire d'être vraiment les plus importants,
et que ce soit cela les mandatoriques, n'est-ce pas ?
Mais j'imagine que ça doit donner un bon échange.
Quand tu démarres la journée, tu as une dizaine, une quinzaine de gens qui ont partagé sur ça.
Ça doit donner la température.
Exactement.
Qu'est-ce que tu arrives à capter au travers de ça et qu'est-ce que tu n'arrives pas à capter au travers de ce truc-là ?
Ce qu'on arrive facilement à capter, c'est quand une personne, entre guillemets, sans nuit,
ou ne trouve pas de direction à donner à son travail,
ça peut arriver.
On peut être dans un moment où on ne sait pas trop quoi faire, il y a plein de choses à faire.
On ne sait pas à quelle priorité donner à des projets.
Dans une entreprise, c'est très important de savoir donner les priorités et que tout le monde avance en même sens.
C'est la première chose.
La deuxième chose, ce n'est pas tellement une observation,
mais c'est aussi de voir les goals des autres.
Ça permet à certains de définir les l'heure.
Je sais que telle personne travaille sur un sujet, je sais que je vais pouvoir l'aider aussi.
Ça favorise aussi la collaboration.
Comment vous faites pour le suivi d'objectifs ?
Est-ce que vous êtes sur des trucs de style OCR ?
Vous avez des grands objectifs annuels ?
Comment les gens peuvent savoir quelles sont leurs goals du jour ?
Comment ils peuvent les raccrocher à des choses un peu plus macro, à des projets d'entreprise ?
C'est un peu plus spécifique aux équipes.
Dans l'équipe technique, on a notre but, c'est de faire évoluer le produit.
On a des projets plus ou moins longs, d'ajoutes de fonctionnalités, de maintenance, de date, etc.
Tu le pilotes par une route map ?
On a une espèce de route map.
On essaie de faire des points mensuels, toutes les six semaines, avec toute l'entreprise sur Zoom.
On donne l'objectif, on fait un petit compte rendu des dernières semaines,
et on donne un peu la direction de l'entreprise.
L'important, c'est que tout le monde sache dans quelle direction on va.
Et après, dans les équipes, on découpe ça un peu par objectif de semaine, etc.
Et on fait un suivi à l'intérieur des équipes.
Ok.
Et c'est quoi les plus gros challenges que tu vois aujourd'hui ?
Vous êtes 17, vous êtes sur plusieurs pays, c'est quoi les challenges organisationnels ?
Et en quoi le remote représente un défi ou des questionnements que tu peux avoir ?
On entend un peu tout ce qui se passe, on sent les choses, on sent les tensions,
on sent des personnes qui vont être moins bien, moins productives, moins intéressées par ce qu'elles font.
En télétravail, c'est plus compliqué.
Déjà, on n'entend pas toutes les conversations qu'on pourrait entendre dans un open space,
sans faire du flicage, mais c'est très important de savoir détecter les problèmes dans les équipes.
Et là, par exemple, il y a un challenge qui me vient en tête, parce que c'est vraiment un truc très actuel chez nous aujourd'hui,
c'est qu'on a une roadmap très chargée avec des gros lancements pour début 2021.
Et on a une communication qui est très horizontale dans chez nos CRM.
Et donc, quelqu'un du support peut faire une demande à un développeur, ou vice-versa, etc.
Le problème, c'est que ce genre de communication, vu qu'elle passe par, c'est généralement Skype,
elle est en one-to-one, et du coup, il y a un espèce de mélange de conversations,
et il est très difficile de donner des priorités aux gens, et vu qu'ils ont des demandes d'un peu partout.
Les gens peuvent être sortus assez vite perdus, et si dans des cas comme ça, c'est le challenge d'aujourd'hui,
c'est d'arriver à dire aux gens, voilà, ça, c'est votre priorité, l'entreprise, elle veut aller vers ça.
Dans les prochains mois, il faut que ça, et ça, soit livré.
Et donc, arriver à dire non, à essayer de faire passer les communications par un point, et de filtrer,
et voilà, et ça, c'est ce qui est le plus difficile, parce qu'on aime tous bosser ensemble,
et on déteste dire non à un collaborateur quand il demande de faire quelque chose, ou de l'aider sur un sujet.
Et c'est ça le challenge aujourd'hui qui est difficile, surtout en remote.
Oui, ça c'est un challenge, j'ai l'impression qu'il y a un petit peu universel,
je n'ai pas de soumise, j'ai l'impression que c'est plus lié à un mode organisationnel très horizontal,
plus qu'au remote, en quoi le remote vient rendre ça encore plus prénient ou plus difficile,
parce que tu ne vas pas empêcher les gens de se déplacer dans un bureau, non ?
Non, tout à fait, mais ça fait un petit peu le flicage, mais on a toujours, voilà,
c'est en télétravail, on est dans son bureau, chez soi, ou dans un co-work,
et on n'entend pas nécessairement les choses qui se passent, on ne sent pas,
on ne voit pas les relations qu'ont les gens, les uns, les autres, et je pense que c'est déjà un problème
dans une entreprise normale, mais c'est un problème qui est amplifié en télétravail.
Tu dis parce que comme tu n'es pas sur le terrain, tu ne vois pas ce qui se passe,
tu n'as pas les oreilles qui traînent sur les fonds de connu, sur les fonds d'échange,
tu ne peux pas capter le nom verbal que va avoir un collaborateur avec un autre,
sans te dire s'il est énervé, s'il est content, parce que ces échanges ont lu en one-to-one,
comme si tu ne peux pas capter tout ce paravermal ou ce nom verbal que tu capteras en présent, c'est ça ?
Et puis le challenge aussi, c'est d'avoir arrivé à passer à tout le monde la même priorité,
le même objectif d'entreprise, parce que finalement on est tous la tête d'un grand guidon,
on veut faire des choses, le développeur va vouloir écrire des tests qui manquent
sur sa fonctionnalité, qui vient de mettre en production, le customer success va vouloir écrire
un article qui d'avoir listé depuis un petit temps, le marketing va vouloir optimiser ses ad-words,
etc. Et à un moment on a tous l'impression qu'on fait quelque chose qui est bon,
mais si on prend un peu de recul, on se rend compte qu'on n'est pas en train d'aller dans la même direction.
Et ça c'est compliqué de donner cette ligne directive à tout le monde,
pour que les projets soient, ça harmonise et avance dans la même direction.
Et bien écoute, Gouvern, merci pour ce retour, c'était hyper intéressant.
Si les auditeurs veulent en savoir plus, ils peuvent venir où ?
Tout simplement sur udontenis.com, donc ça c'est le outil de gestion de prospects commerciales
qu'on vend et qui peuvent essayer gratuitement.
Merci Gouvern.
Merci.
Quant à toi cher auditeur, j'espère que tu as apprécié ce podcast, si c'est le cas,
je t'invite à venir nous rejoindre sur artisandeveloppeur.fr ou sur companion.artisandeveloppeur.fr
pour continuer l'aventure et écouter plein de nouveaux épisodes, super sympa.
Je te souhaite une bonne journée et je te dis à bientôt.
Episode suivant:
Les infos glanées
ArtisanDéveloppeur
Artisan Développeur est un podcast destiné aux développeurs qui veulent bâtir une carrière épanouissante. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tags
Card title
[{'term': 'Technology', 'label': None, 'scheme': None}, {'term': 'Technology', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}]
Go somewhere
Recevoir un feedback avec Medhi - Je suis un dev