Bienvenue sur le podcast Artisan Developer, l'émission pour les programmeurs qui veulent
vivre une carrière épanouissante.
Prêts à passer au niveau supérieur ? C'est parti !
Aujourd'hui je suis avec Romain Limois, Romain Bonjour et Lebonoie.
Est-ce que tu peux te présenter en quelques mots pour ceux qui ne te connaîtraient pas ?
Bonjour à tous, je m'appelle Romain Limois, je suis coach pour entrepreneur.
Ce que je fais, c'est que j'accompagne en individuel et d'ailleurs avec des formats collectifs,
pas mal d'entrepreneurs, des dizaines d'entrepreneurs, je les aide sur plusieurs points.
J'ai aidé d'augmenter leur chiffre d'affaires, à clarifier leurs offres, à mieux prioriser,
aussi, mieux s'organiser, mieux prioriser et puis surtout à structurer tout leur système,
à simplifier leur système.
Et si tu veux pour résumer un peu ce que je fais, je les aide à développer une pensée
stratégique.
Ça veut dire en gros, à penser un peu long terme et pas juste être sclérosé dans
les techniques, les tactiques un peu court-termistes, à avoir vraiment une vision sur le long terme.
Voilà ce que je fais, coach pour entrepreneur.
D'où le nom de ton podcast, « Stratège » ?
Exactement, d'où le nom de mon podcast qui est vraiment juste issu de ce constat.
Les centrales, la majorité des entrepreneurs suivent des tactiques, les petites tendances
du moment et ne sont pas vraiment stratégiques.
On ne peut pas vraiment penser stratégie.
Et donc, voilà un peu la jeunesse de ce nom de podcast « Stratège ».
Alors tu interviens aujourd'hui parce que tu vas bientôt venir dans le...
Je t'ai invité parce que tu interviens bientôt dans le cercle des développeurs freelance.
Et tu vas intervenir sur le thème du personnel bonding.
Ce que je te propose là aujourd'hui, c'est qu'on aborde cette question-là de manière
un petit peu plus large dans le cercle, ce sera des développeurs indépendants.
Mais ce que je te propose, c'est qu'on aborde le terme d'une manière assez large au sens
de qu'est-ce que peut m'apporter le personnel bonding ?
Si il y a des nuances, on peut peut-être faire la différence entre les gens qui vont être
salariés ou ceux qui vont être indépendants.
Et la première question que j'ai envie de te poser, vraiment, on va partir de la base.
C'est quoi pour toi, comment tu définirais le personnel bonding ?
Alors, effectivement, on part de la base et je pense que c'est important de mettre des mots
et de mettre du concret un peu là-dessus.
Pour moi, le personnel bonding, c'est ce qu'on dit de toi quand tu n'es pas là, en fait,
ce qu'on dit de toi quand tu n'es pas dans la pièce.
D'ailleurs, c'est à une citation, je crois, de Jeff Bezos qui disait voilà, le branding,
la marque, c'est ce qu'on dit de toi quand tu n'es pas dans la pièce.
Je pense que le personnel bonding, c'est aussi ça.
Et en fait, c'est une question de valeur perçue.
En gros, c'est la perception de tes résultats, la perception de tes compétences,
la perception des résultats de tes clients, de ta personnalité aussi.
Et donc, si tu veux, on a tous une marque personnelle, qu'on soit salarié, qu'on soit
entrepreneur, qu'on soit silence.
C'est notre nom, en fait.
C'est notre nom, c'est notre...
En tout cas, ce que je te disais tout à l'heure, c'est la perception de qui on est, de ce qu'on fait,
de nos compétences.
Et en fait, ce qu'il faut bien se dire, c'est qu'on...
Comme on a tous une marque personnelle, on peut choisir de la développer consciemment
ou alors on peut choisir de faire en sorte qu'elle se développe un peu par défaut,
sans qu'on ait trop d'actions dessus et sans qu'on puisse trop nous-mêmes avoir
une stratégie pour la développer consciemment.
Donc en fait, je pense qu'il faut vraiment se dire ça.
On a tous une marque personnelle à nous de la développer et de faire partie de ce petit
pourcentage de personnes qui prennent conscience de ça.
Alors je vais te poser une question qui peut paraître bête, mais ça va me servir à quoi
de faire cet effort-là en fait ?
Bonne question.
Je pense que déjà, moi ce qui me fascine avec ce concept de la marque personnelle,
c'est que c'est un concept qui est très sous-estimé, si tu veux.
Parce que c'est pas très culturel chez nous de se mettre en avant, d'essayer de sortir du lot.
On a un peu une culture en francophonie, une culture de...
Je dirais de discret, un peu.
Oui, je dirais même que ce concept de personnel branding, il y a un côté un peu marchant,
comme si on pouvait se vendre ou se mettre en avant comme une marchandise.
Et je pense que ça peut gêner pas mal de monde en fait.
Alors je suis d'accord avec toi, c'est vrai qu'il y a ce côté un peu productisé, l'individu
un peu.
Mais en fait, il faut essayer de le voir un peu différemment.
Il faut se dire une chose, c'est qu'il y a toujours un fossé, un gap, tu vois énorme,
un fossé entre eux.
Ce que tu veux communiquer, ce que tu as envie de communiquer et ce que tu communiques vraiment
en fait.
Ce que tu penses communiquer et la perception de ce que tu communiques.
Tu vois.
Et je pense que ça, finalement, c'est un peu ce qu'il faut retenir du personnel branding.
Le personnel branding essaie de te permettre si tu veux de réduire un petit peu ce fossé,
de dire voilà, je communique ce que j'ai envie de communiquer et ça peut m'apporter
des opportunités en fait.
Ça c'est important et j'ai envie de creuser là-dessus.
Bien sûr.
Parce que il y a toujours cette idée de ces notions de valeur perçue, de valeur, je
sais pas comment on peut dire de valeur réelle.
Et je trouve que ce fossé, il est très grand en particulier chez les développeurs.
Je ne connais pas forcément beaucoup d'autres populations, mais chez les développeurs,
c'est assez marqué parce qu'on fait un métier assez technique et la tentation serait grande
de croire que parce qu'on est bon techniquement et qu'on fait du bon taf, c'est perçu comme
étant du bon travail.
Et d'ailleurs quand quelqu'un dans une équipe ne fait pas forcément très bon travail,
mais c'est se vendre, parfois c'est frustrant de se dire que, tu vois, des fois dans des
équipes, je vois le code qui produit, je vois la code de la personne et des fois,
ça va dans les deux sens.
Des fois, je vois du super boulot et la personne n'est pas forcément côté, elle n'a pas
forcément une bonne réputation.
Et à l'inverse, je vois des gens qui vont monter dans les strats d'hierarchie, qui
vont arriver à se mettre en avant dans les petits papiers et des bosses.
Et quand j'en garde le code qui produit, je me dis, ah ouais, quand même, ils ont payé
cher la ligne de code.
Ouais, je suis d'accord.
On va dire la différence ou le parallèle valeur perçue, valeur réelle, il est hyper
important.
Et dans le monde salarié, comme dans l'entrepreneuriat, en fait, c'est un peu ce que j'appelle
l'équation de la valeur.
Tu vas s'en essayer de mettre une équation autour de ça.
Finalement, l'équation de la valeur, c'est ta valeur perçue fois ta valeur réelle.
Si tu as une valeur perçue qui est énorme, c'est-à-dire que...
Comme tu le dis, tu as une cote énorme, mais ta valeur réelle, c'est zéro.
1 million d'euros fois zéro, ça fait toujours zéro.
Et inversement, si en fait, tu as une valeur réelle, tu as des compétences qui sont
exceptionnelles, mais que ta valeur perçue, en fait, elle est zéro.
Parce que personne ne te connaît, parce que tu es dans ton coin, etc.
Mais pareil, ça fait zéro.
Quand tu me dis, piqou que ce soit par zéro, ça fait zéro.
Donc c'est un peu cette petite, ce petit moyen mémotechnique pour se dire.
C'est important de développer sa valeur réelle, mais c'est aussi important de
ne pas laisser de côté sa valeur perçue, son personne branding.
Et tu sais, c'est un peu la différence entre le savoir-faire et le faire-savoir
quelque part.
Donc, j'imagine que dans un milieu de développeur, c'est important.
Ça l'est d'autant plus qu'en général, on va être sur des grosses
téréotypes.
Les développeurs, ce n'est pas des gens qui, qui savent forcément bien se
mettre en avant, voire il y a souvent des profils plutôt un petit mid
ou un travers d'eux.
Et même dans les profils extravertis, on va dire, c'est pas forcément
des compétences qu'on a appris à développer.
C'est-à-dire pour coder, tu n'as pas besoin de faire la danse du ventre et
parler et parler bien du moment que tu codes comme il faut.
La machine, elle prend ton code et c'est assez objectif.
Ça marche, ça marche pas, c'est efficace, c'est pas efficace, bien
fichu, c'est pas bien fichu.
Donc là, du coup, on rentre dans tout un champ de compétences, on va dire,
plus soft et auquel on n'est pas du tout formé ou habitué.
Donc je pense qu'il y a une vraie carence.
C'est pour ça qu'on fait cet épisode aussi, parce que je pense qu'il y a une
carence dans la communauté des développeurs.
Et ce que je pense, c'est pour compléter ce que tu dis.
À mon avis, il y a une carence aussi parce que justement, précisément,
il n'y a pas forcément de besoin préalable.
Tu n'as pas besoin d'avoir cette carte dans ton jeu pour pouvoir
faire une carrière de dev.
Tu n'as pas besoin de ça.
Par contre, c'est un...
Tiens, c'est un bon point ça.
Peut-être les débutants, parce qu'aujourd'hui, c'est galère pour
un débutant. De plus en plus, en fait, pour un débutant,
parce que ça commence à être concurrentiel.
Je suis d'accord avec toi.
Mais concurrentiel.
Mais après, effectivement, si tu es compétent et que tu acceptes
on va dire, une carrière plan plan, tu n'as aucun besoin de te préoccuper
des choses là. Tu peux vivre correctement sans avoir besoin
d'avoir cette carte dans ton jeu.
Mais c'est un peu ce que tu disais, ton ancien invité Arnaud
Arnaussiel qui a parlé, qui parlait de networking.
J'ai écouté ce podcast là et il te disait, bon, tu peux très bien
vivre sans faire de networking.
Par contre, faire du networking, ça va te ouvrir des portes inespérées.
C'est exactement la même chose pour le personnel branding.
Tu peux très bien, surtout en tant que développeur, tu peux développer
ton business ou ton activité de développeur sans jouer cette carte.
Mais si tu joues cette carte, tu passes dans les 1% parce que je peux
t'assurer un truc, c'est qu'on n'est tellement pas
tellement pas habitué à se mettre en avant que ceux qui se mettent en avant.
Mais instantanément, sortes du lot.
En fait, donc après, c'est un choix à faire.
Est-ce qu'on a envie d'aller chopper ce genre d'opportunités ou pas ?
C'est possible de ne pas le faire.
Ce n'est pas vital.
Je sais, ce n'est pas un must-have.
C'est un nice to have, comme on dit.
Mais forcément, ça te fait sortir du lot.
C'est plutôt assez facile d'aller chercher ce genre de possibilités.
Et alors, quel conseil tu donnerais à un développeur qui,
tu vas me dire, le profil type développeur qui a au moins 4 ou 5 ans d'expérience,
qui était assez assez stabilisé sur ses fondations techniques,
qui est maintenant à un bon niveau, mais qui n'a pas forcément travaillé jusqu'à
maintenant sur le fait de le faire savoir ?
Qu'est-ce que tu lui conseillerais de faire ?
Alors, déjà, je pense que c'est important de se mettre dans une dynamique
où on devient son propre média.
En fait, et ça veut dire quoi ?
Devenir son propre média, ça veut dire s'exprimer sur un sujet ou sur plusieurs
sujets de prédilection.
Et je pense que c'est la voie la plus courte pour développer une marque personnelle
et commencer à justement en profiter quelque part de sa marque personnelle.
C'est de s'offrir soi-même sa propre tribune, on va dire,
et de commencer à partager un message.
Et ce message, ça peut être comme toi, former les développeurs à développer leur
business, ça peut être un message autour d'un framework ou d'un langage particulier.
Mais ça peut être bien de se dire quel est un peu mon sujet de prédilection,
de quoi j'ai envie de parler, sur quoi j'ai envie de m'exprimer.
Et même quelqu'un de très timide, il a forcément un certain nombre de
sujets de prédilection ou de passion ou de choses qu'il a envie de partager
avec une communauté.
Donc il faut vraiment se poser cette question d'abord, quel est mon sujet de
prédilection ? Qu'est-ce que j'ai envie de partager ?
Et on en parlait en off tout à l'heure, mais comment je peux faire pour être top
of mind sur ce sujet-là ? Top of mind, c'est si je ne t'ai pas t'attardiné,
t'as directement une marque qui t'arrive au cerveau.
Avec plein d'huile de pâle.
Exactement, avec un certain nombre d'huile de pâle dedans.
Et en fait, l'idée, c'est voilà, sur ce sujet de prédilection,
comment je peux faire pour être top of mind ?
Tu vois, comment ?
C'est un peu l'idée.
Alors là, il y a plein de choses qui se bousculent dans ma tête.
Donc déjà, pour toi, c'est intéressant parce que tu associes le
tu associes le personnel branding avec le fait de communiquer, de partager,
de faire savoir en communiquant les choses.
Et là, du coup, il y a deux choses qui me viennent en tête.
Le premier, j'ai tout le panel de personnes qui ont dit,
je ne suis pas à l'aise avec les réseaux sociaux.
Comment je fais ?
C'est le premier, un petit peu la première objection que je pourrais avoir.
Et la deuxième, je l'ai perdu.
Donc, on va commencer par celle-là et on verra si je retrouve la deuxième.
C'est une bonne question que tu me poses là parce qu'en fait,
je peux t'assurer que j'ai eu pas mal de discussions sur ce sujet là.
Il y a beaucoup de gens qui me disent, moi, j'aimerais
développer une marque personnelle ou développer un business,
mais j'aimerais rester, on va dire, non visible.
Tu vois, ne pas montrer, ne pas engager ni mon visage,
ni mon nom, ni quoi que ce soit.
Et j'ai longtemps réfléchi à ça.
Pendant longtemps, je me suis dit, oui, ça doit être possible d'être un peu off-market.
Vu de loin, ça ressemble un peu à un dilemme insoluble.
Voilà, mais être visible sans esthysa.
T'aimerais un petit peu être connu, mais sans trop te montrer.
Et en même temps, et bref, et en fait, avec le temps,
je me rends compte que c'est pas possible, en fait, c'est pas possible.
Donc, voilà, au bout d'un moment,
c'est un choix, un choix à faire, c'est-à-dire se dire,
bon, ben voilà, est-ce que j'ai envie d'engager un peu mon image,
même si c'est pas ton visage, ça peut être juste à voix,
si tu fais du créer, par exemple, un podcast, comme tu as pu le faire.
Est-ce que c'est possible d'engager un peu mon image
pour aller chercher des opportunités
que je ne pourrais pas saisir sans engager mon image ?
Et donc, du coup, il n'y a pas vraiment de solution.
C'est-à-dire qu'au bout d'un moment, il faut juste se dire
qu'il y a trois façons de communiquer, soit l'écrit, soit l'audio, soit la vidéo.
Déjà, sur ces formats-là, il y a peut-être un format qui est un format de prédiction.
Et je dirais qu'il y a trois couches de médias, tu vois.
T'as tes médias propriétaires, par exemple ton podcast,
une newsletter, une liste email, ça, c'est tes médias à toi.
T'as les médias en location, tous les réseaux sociaux,
c'est-à-dire que si YouTube décide de dégager, ils peuvent le faire,
tu développes ton business sur un terrain en location, tu vois.
C'est quand même un peu particulier,
mais ça reste des outils qui sont faits pour ça,
pour développer, pour aller chercher des gens, etc.
Et puis, t'as les médias qu'on pourrait dire,
les médias par emprunt, tu vois.
Par emprunt ou emprunté ou un truc comme ça,
c'est quand tu crées du contenu chez les médias des autres.
Typiquement, ce que je suis en train de faire maintenant chez toi,
tu vois, c'est-à-dire que ce n'est pas mon média,
mais je crée du contenu sur ton média à toi.
Et donc, je vais toucher une population que j'ai pas habituée de toucher.
Et à partir de mon, tu sais quel est le format que t'as envie d'explater
et que tu exploites ce format sur ces trois tranches de médias.
Je peux t'assurer que là, tu sors du lot,
parce que la majorité des gens ne résonnent pas comme ça, si tu veux.
Là, le truc qui me vient spontanément tête,
c'est de me dire pour les devs,
ce que je constate, c'est que le format, un peu le format de prédilection,
c'est le texte.
Parce que produire du texte, c'est pratique à plein dégât.
D'abord, c'est un format qui n'est pas trop engageant personnellement.
Je reviens un peu sur le stéréotype du développeur qui, en général, n'aime pas trop,
n'aime pas trop, se rendent visibles.
Et puis, pour montrer du code, c'est quand même bien pratique.
Oui.
L'audio aussi prête pas du tout.
D'ailleurs, il n'y avait pas longtemps, on m'a posé ces questions,
mais c'est quand même drôle que tu es lancé un podcast
qui n'a pas du tout propice au code pour parler de code.
Et j'ai répondu justement.
C'est pour ça que je l'ai fait.
C'est parce que ça a posé un cadre de contraintes
qui était, je trouvais, très intéressant, originale
et qui a permis de se démarquer,
parce qu'à l'époque où j'ai lancé ce podcast sur cette thématique-là,
il n'y avait pas grand-chose en francophonie.
Aujourd'hui, ça a un peu évolué, mais il n'y avait pas grand-chose.
Et donc, c'est clair que parler de code qu'à l'audio, c'est pas évident.
Il faut un angle particulier.
En vidéo, ça marche, mais ça demande de s'exposer un petit peu
ou alors d'apprendre à faire du screencast,
qui a un bon format pour les devs.
Donc, je dirais qu'il y a deux grands formats classiques
qui sont le blog ou le screencast.
Le Fescam est un petit peu particulier,
pareil que l'audio, tu vois ce compliqué.
Et puis, pour ce qui est de publier,
moi, c'est un truc que je recommande souvent,
c'est de commencer par...
J'aime bien ta taxonomie en trois couches
qui est de commencer par créer chez les autres, en fait.
Parce que créer son propre média, c'est un sacré engagement, je trouve.
Oui, alors c'est un investissement différent.
Forcément, avoir le média propriétaire,
comme toi, avoir ta chaîne YouTube,
déjà avoir ton podcast, avoir ta newsletter, tout ça,
ça demande énormément d'efforts.
Par contre, c'est ce qui retribue le plus quelque part,
ce qui est le plus long de termes.
Avoir une présence sur les réseaux sociaux,
c'est puissant parce que tu vas aller chercher les gens
qui ne te connaissent pas, tu peux aussi faire jouer un peu de la publicité,
si tu as envie, ce genre d'autre que ça.
Ce qui fait que vraiment, tu vas toucher des gens
qui n'ont jamais entendu parler de toi par les outils qu'on te propose.
Mais par contre, là où je suis d'accord avec toi,
c'est que créer du contenu sur les médias des autres,
c'est ce qui te prend peut-être de moins de temps,
ce qui te permet de toucher du monde
et qui finalement peut aboutir à des choses intéressantes.
Mais pour démarrer, je suis d'accord avec toi,
ça peut être un bon pied à l'étrier de commencer à créer du contenu chez les autres.
Mais pour ça, il faut avoir un sujet de prédélection.
Il faut pouvoir te dire, tu vois.
Et sur quoi j'en vais parler ?
Et là, on en arrive à quelque chose que je vois beaucoup,
en particulier chez les freelance,
mais je pense que c'est aussi vrai chez les développeurs salariés classiques.
Tu vois, les développeurs se positionnent, se marquètes,
comme développeurs de tels frameworks, technologies, langages.
Donc tu vois, on est très centré sur la techno,
très centré sur le coin en fait, plus que sur la valeur qu'on amène.
Et c'est une problématique que je vois souvent
et je pense que tu le ras dans le cercle
et je pense qu'il t'attend d'autournons sur ça.
C'est comment je passe de développeurs PHP Symfony.
A haute chose.
Parce qu'on l'a bien compris, maintenant,
il y a plusieurs intervenants qui sont venus.
Ils nous l'ont bien fait toucher du doigt que si jamais tu étais fungible
au sens crypto du terme, c'est-à-dire comparable et équivalent à quelqu'un d'autre,
quel est-elle être la différenciation, le prix, et c'est pas bon pour toi.
Donc comment tu passes de développeurs PHP Symfony à quelque chose de différentiant.
Et qui sont inspirants pour toi pour en parler justement ?
La meilleure façon de faire ça, c'est de te mettre dans la peau de tes clients.
Et je trouve que quand on se présente en parlant d'une technologie,
on tourne un peu le projecteur vers soi.
Qu'est-ce que je sais faire ?
Je sais développer dans cette technologie-là, avec ces frameworks-là, avec ces langages-là.
Donc je suis d'EVPHP.
Mais si tu tournes un petit peu le projecteur
et que tu te demandes de quoi on a besoin en face,
en face on a besoin de développer des applications dans la blockchain,
on a besoin de développer des sites internet, des sites de e-commerce par exemple.
Et donc au lieu de te brander, d'avoir une marque personnelle liée à une technologie,
tu veux avoir un sujet de périlection ou une marque personnelle
qui va être liée à un besoin ou à un problème que tu peux régler.
Mais ça nécessite que tu tournes un peu le projecteur
et que tu te demandes quel est le problème que je résoudre.
Et donc pour ça, il faut aller chercher l'information auprès de tes anciens clients,
poser des questions autour de toi, parler avec d'autres personnes, etc.
Mais c'est plutôt problème oriented que l'engagement.
Je vois, moi je bois ces paroles et je pense que c'est...
Tu sais, il y a un copain qui disait parfois pour en foncer un clou,
il faut taper plusieurs fois dessus. Je pense que en la matière, ça fait pas de mal.
J'aime bien ton image de dire quand je me présente en disant ce que je sais faire,
je tourne un peu le projecteur vers moi, alors que je devrais plutôt m'inquiéter
de quel besoin je peux remplir pour mon client.
Ce qui sous-entend de savoir à qui on a envie de s'adresser, mais bon, ça c'est autre chose.
Mais imaginons que j'ai trouvé un problème, donc à partir du moment où j'ai trouvé un problème qui me plaît.
Par exemple, moi en ce moment, ça pourrait être écrit des spartes contractes pour le blockchain.
Enfin, ça me donne un angle et à partir de là, pour créer du contenu.
Exactement. Il faut toujours se repasser un peu ce petit film dans la tête.
Tu t'imagines ton client qui à un moment se lève le matin et il se lève et il se dit
il me faudrait vraiment un expert sur ce sujet-là.
Typiquement, un mec qui se lève le matin, il se dit qui je connais,
qui est autour de moi, qui est dans mon réseau et expert en spartes contractes.
Et là, il y a quelqu'un qui va arriver en tête, qui va arriver directement,
tu vois, dans son genre, qui va tilté comme ça.
Et il faut que ce soit toi, tu vois, grosso modo.
Et donc c'est un peu cette question-là.
Est-ce que j'ai remarqué, s'il faut que ce soit toi ou il faut que ce soit quelqu'un qui sache que c'est moi ?
Exactement.
Oui, c'est ça.
De toute façon, c'est toujours comme ça.
Tiens, j'ai-t-elle besoin ?
Bon, je vais demander à quelqu'un de confiance s'il connaît très quelqu'un qui, tu vois.
Clairement, tu vois, dans mon ESN, j'avais fait le constat
que beaucoup de mes clients venaient par d'autres professionnels.
Ouais, c'est souvent ça.
Et finalement, pas tant que ça par d'autres anciens clients.
Mais j'ai réalisé un truc, c'est qu'en fait, moi, j'ai un réseau plus de tech.
Et c'est rarement d'autres développeurs qui me passaient des commandes.
Par contre, ces autres développeurs, quand on a demandé qui tu me conseilles pour,
là, à ce moment-là, ça pouvait rôter vers moi.
Oui, d'autres personnes, mais c'est comme ça que j'ai gagné pas mal de mes clients.
En fait, moins t'as d'intermédiaire, plus tu gagnes.
Ah oui, mieux c'est, évidemment.
Tu vois, donc si tu arrives à être top of mind directement dans la tête d'un client idéal,
là, tu as gagné.
Si tu as quatre intermédiaires, ça va être moins intéressant que si tu arrives directement,
toi, à lui parler parce qu'il a déjà entendu parler de toi parce que tu es monsieur smart contract.
Mais ce qui sous-entend, ce qui sous-entend que ton contenu lui parle directement,
c'est-à-dire que tu publie sur un endroit qui lise, qui lise ou qui consul, qui consomme,
et que tu parles de choses qui vont l'intéresser.
C'est ça, c'est ça.
Mais finalement, si l'objectif c'est de trouver des clients, t'as tout intérêt à faire ça.
Si l'objectif c'est d'être, c'est de créer, en fait, tout dépend de qui est ton client.
Si ton client, c'est un dev, tu peux te permettre de parler très technique, d'être.
Tu vois, toi, typiquement, c'est un petit peu ton cas.
Ton client est un dev, donc là, tu parles entre dev.
Mais si ton client, c'est une banque, comment tu fais de toi pour être en face de banquiers ?
Tu vas en face de quelqu'un de la société générale.
Et c'est ça qu'il faut se poser.
Souvent, cette question-là, elle est difficile parce que t'aimerais être retrouvé en face de dev.
C'est plus confortable de se retrouver en face de dev que d'un banquier du crédit agricole.
Mais si ton client, c'est un banquier, débrouille-toi pour créer du contenu
ou pour être présent, top of mind, dans sa tête à lui.
C'est ça qui n'est pas évident, en fait.
C'est une question douloureuse à se poser.
Ouais, mais c'est les bases.
Et je te propose qu'on en reste là, parce qu'on a bien mangé la Timebox.
C'est trop bien, nickel.
Ça marche.
Et du coup, si les auditeurs veulent en savoir plus, écouter ce que tu fais, ils peuvent venir ou pas ?
Il y a deux endroits.
Donc déjà, il y a mon podcast « Stratège ».
Donc sur toutes les plateformes, le petit logo jaune avec marqué « Stratège » vous pouvez pas le louper.
C'est un podcast que sur toutes les deux semaines, j'aborde des sujets, comme ça, des sujets business.
Plutôt pour des solopreneurs ou pour des indépendants.
C'est plutôt dédié à des profils indépendants, que des profils salariés.
Et puis sinon, il y a RomainLimois.com, L-I-2-M-O-Y-S, RomainLimois.com, où vous avez mon site.
Et puis, vous pouvez tomber un peu sur mon univers.
Merci Romain d'être venu.
Merci à toi pour l'invitation.
Je t'en prie.
Quart à toi sur l'auditeur, j'espère que t'es comme d'habitude que tu as apprécié ce podcast.
Si tu as envie d'en savoir plus sur le cercle que tu as envie de, peut-être de te lancer en freelance,
je t'invite à venir sur artisandevelopers.fr, tu cherches sur la page de y avoir un truc qui soit accélérateur, soit cercle, soit incubateur.
Et tu pourras regarder et trouver la description de ces offres et peut-être ce que ça te donnera envie de nous rejoindre.
Je te remercie, je te dis à bientôt.