Se lancer en freelancing avec Lilian Alvarez

Durée: 17m51s

Date de sortie: 26/07/2022

Dernier podcast avant de faire une pause estivale ! C’est un rescapé de l’an dernier que je n’avais pas publié mais rassurez-vous il n’a pas pris une ride ! 


Le freelancing revêt certains aspects, bons ou contraignants qu’il te faut connaître. 

Quand on devient freelance, à quel niveau de responsablitité doit on faire face ? 

Quelle est la sécurité de l’emploi ? 

Quelles sont les protections dont on dispose ? 

Et surtout la question que tu dois te poser est : quel niveau de risque es-tu prêt à accepter pour tes réelles envies ? 


Si tu as le plaisir de voir ton travail récompensé, les questions ne s’arrêtent pas ! Tu te demanderas alors comment gérer ta trésorerie, quels choix faire sur le long terme. 


Lilian alvarez nous parle de tout cela dans le podcast d’aujourd’hui.  


Bel été à tous et toutes, rendez-vous le jeudi 1er septembre sur Youtube et le mardi 6 septembre sur le podcast. 


Pour suivre Lilian Alvarez sur Youtube : https://www.youtube.com/c/lilianalvarez 

Pour suivre Lilian Alvarez sur Linkedin : https://www.linkedin.com/in/lilian-alvarez-278837b1 

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Bienvenue sur le podcast Artisan Developer, l'émission pour les programmeurs qui veulent
vivre une carrière épanouissante. Prêt à passer au niveau supérieur ? C'est parti !
Aujourd'hui, je suis avec Lillian Alvarez, Lillian bonjour.
Bonjour Benoît, comment ça va ?
Ça va, même si c'est une fin de dure journée, ça va.
Toi aussi ?
Oui, oui, oui, pas pour les mêmes raisons, mais oui, dure journée. Est-ce que tu peux te
présenter pour les auditeurs qui ne te connaîtraient pas ?
Je m'appelle Lillian Alvarez, je suis freelance iOS, je développe des applications pour iPhone
et iPad et je suis formateur pour Indépendant. J'accompagne des gens qui souhaitent se lancer
en freelance ou qui sont déjà freelance et qui veulent augmenter leur chiffre d'affaires.
Et du coup, aujourd'hui, le thème de cet épisode que je te propose, que tu as relevé
le challenge, imagine donc que tu es quelqu'un en face de toi qui te dit « Lillian, j'ai
envie de me jeter en freelance, j'ai envie de me lancer ». Tu sais, tu peux avoir cette
espèce d'image d'épinal, des cocotiers, des pinacoladas au bord de la plage, à bosser
depuis ton transat, faire ce que je veux, je suis complètement libre. C'est quoi la
réalité des choses ? Qu'est-ce que tu me conseillerais de vérifier ? Ce serait quoi
les points validés avant de me lancer freelance ? Parce que j'imagine qu'il va y avoir des
inconvénients quand même.
Oui.
Alors, on va mettre une note, Lillian est lui-même freelance et je pense qu'il est convaincu
de ce qu'il fait. Donc, il n'est forcément pas très objectif, mais c'est bien le but
aussi, c'est d'avoir le point de vue de quelqu'un qui est convaincu, qui est passionné
par ça et qui le porte pour voir si ça t'inspire, cher auditeur.
Alors, c'est vrai que cette image, elle est de plus en plus en vogue avec cette idée,
tu sais, de « Je vais aller surfer à Bali, avoir une vie de digital nomade, avoir une
vie dépourvue de stress ».
Et si possible, je bosse 4 heures par semaine.
Exactement. 2 heures par jour, j'automatise le code, etc.
C'est magique.
J'automatise tout.
La réalité, généralement, beaucoup plus ardu, beaucoup plus difficile.
Je pense que cette idée, tu vois, d'aller vivre à Bali, certes, elle est présente.
Il y en a qui arrivent à le faire.
Mais je pense que c'est un truc de niveau 10.
Tu vois, c'est pas un...
10 sur 10.
C'est le niveau 10, c'est genre le niveau maximal du freelance.
C'est du 10 sur 10.
C'est la personne qui est lancée depuis quelques années, qui a son business qui tourne, etc.
Qui a réussi quand même à cadrer certains points sur son offre, son service, son fonctionnement,
sur le business, etc.
Je pense pas que lorsque tu te lances, en tout cas, moi, j'aurais tendance à être
plus pragmatique qu'on puisse avoir tout de suite cette vision rêvée dès la première
année du freelancing où je vais gagner plus de 100 cas à l'année et je vais vivre à
Bali et bosser 6 mois sur 12.
Je pense qu'il faut être un peu plus térataire.
Quitte à viser un petit peu moins haut, mais y aller vraiment par étape.
Tu sais, c'est comme un petit peu un escalier, on va monter les marches petit à petit.
Et je pense que si je devais donner quelques conseils à un salarié qui se demande s'il
est fait pour être freelance, déjà, il faut comprendre quelque chose.
C'est que c'est un niveau de responsabilité qui est quand même supérieur lorsque tu es
freelance que lorsque tu es salarié.
Déjà, tu n'as pas la même sécurité de l'emploi.
Si demain, mon client, il n'est pas content de moi, il peut très bien me dire à la fin
du contrat qu'on a signé.
Lillian, merci et à bientôt ou pas du tout finalement.
C'est au revoir.
Est-ce que tu parles de sécurité ou de stabilité ?
Parce qu'en fait, un CDI aujourd'hui, personnellement, j'estime que ça ne vaut pas grand chose,
que c'est juste une question de procédure qui sera un peu plus longue, un peu plus
onéreuse.
Mais par contre, je pense plutôt en termes de protection.
Je ne le vois pas comme une sécurité.
Mais tant que salarié, tu es plus protégé, tu as des indemnités.
Si tu te fais virer, c'est assez rare même en France surtout de virer un employé comme
ça.
C'est toujours une rupture conventionnelle.
Exactement.
Donc tu as tes droits au chômage, etc.
En freelance, tu as un petit peu moins filé de protection.
Tu n'as pas du tout même.
C'est pas un peu moins.
Si tu es porté.
Si tu fais du portage salarial, effectivement, mais ça te coûte très cher le portage salarial.
Attends, c'est quoi ce procès sur le portage salarial ? D'où ça te coûte très cher ?
J'aime pas du tout le portage salarial.
Attends, je n'aime pas non plus.
Et encore, mais je ne suis pas un grand fan personnellement, quoi que si aujourd'hui,
je devais être vraiment purement freelance, j'y réfléchirais sérieusement.
Mais je veux dire, si on dit c'est cher, mais si tu prends très objectivement une boîte
de portage, elle va te prendre 5 à 10 % de ton cachet.
Donc sur 10 000 balles, elle va prendre 500 euros.
Là où sur 100 euros qui rentrent, elle te prend 5 à 10 euros.
Et encore, je n'ai pas regardé les prix, mais j'ai vu des offres très intéressantes
à 5 à 8 %.
Je veux dire, le reste, c'est des charges sociales.
Je ne vois pas que tu payes aussi, je suppose.
Donc il est où le surco du portage ?
Beaucoup moins.
Les charges sociales, les cotisations sociales sont bien moindres lorsque tu es indépendant,
que lorsque tu es salarié.
Ça dépend lesquels ? Attends, tu as indépendant si tu es TNS ou profession libérale ?
Voilà. Si tu es en TNS, généralement, elles sont beaucoup plus basses.
Si je compare la microentreprise avec le portage salarial,
un portage salarial sur 10 000 euros, il t'en reste 4 500 à peu près.
Je n'ai pas les chiffres exaltés en tête.
Mais on est assez zola, un microentreprise, tu es plutôt à 7 000 euros dans ta poche.
Oui, oui.
Mais ça fait qu'un 3 000 euros par mois.
3 000 euros par mois, à peu près.
Oui, mais il y en a un qui est capé, l'autre qui n'est pas capé.
La microentreprise, t'es capé à combien ?
Tu es capé à 7 612 600 euros par an,
en sachant que tu peux dépasser deux années de suite
et tu peux dépasser une année sur deux.
Et si tu reviens en dessous de ce seuil, tu n'auras pas ce problème.
Tu sais, tu peux dépasser l'année.
Il faut que tu fasses une mauvaise année tous les deux ans.
Enfin, il y a encore une mauvaise année, 70 000, c'est pas déjà affreux.
Exactement.
Donc, OK, donc là, j'entends.
OK, ce que tu dis, c'est que le portage, comme tu...
En fait, c'est pas le portage salarié, c'est le fait d'être salarié.
Donc, tu te re-salariés d'une boîte de portage ou de ta propre boîte.
Tu payes cher en charge.
Là où, si tu as le choix de ton statut,
tu as plusieurs statuts dont certains qui sont plus invente à jeu,
nettement plus avantageux que celui de salarié ou assimilé salarié.
Exactement.
Et on parle souvent des cotisations sociales.
Tu le notais justement en disant que quelque part,
c'est un droit auquel on cotise pour la retraite.
Moi, j'invite les gens à calculer leur retraite et ce qu'ils vont payer.
Donc, c'est combien tu donnes en cotisation salariale
dans l'optique de participer à leur retraite
et quel est le retour sur investissement, en grosso modo,
des cotisations sociales.
Je pense qu'il est nul sur le retour sur investissement.
Je pense qu'on n'aura jamais de retraite.
Il est affreux.
Il est affreux.
Moi, j'ai fait les calculs.
J'ai pleuré.
J'ai fait les calculs pour la microentreprise.
Oui, non, mais attends, attends, attends.
Mais non, mais attends, tu peux pas tout vouloir.
Tu peux pas ne pas payer de charge aujourd'hui,
ne rien avoir et vouloir la retraite plus tard.
Je suis d'accord, mais j'ai même fait des calculs aussi
lorsque tu as assimilé salarié.
Oui.
Et dans tous les cas, ta retraite, elle est capée à un certain montant.
Donc.
Donc, même si tu es un chef d'entreprise,
tu gagnes bien, voire très, très bien ta vie,
arriver à la retraite,
tu, je crois que t'es capé à 40 000 ou 39 000 euros par an.
Quel que soit le montant.
Donc, imagine, tu gagnes beaucoup d'argent.
Tu gagnes 300, 400 000 euros par an.
Pas si t'es salarié.
Ou aussi militaire.
Et si tu es présidente de sa suite,
t'es pas assez contrainte là, si?
Absolument.
Tu crois?
Ah, j'en suis quasiment sûr.
Je pourrais regarder mes fiches, mais...
Donc, de toute façon,
personnellement, t'as pas besoin de me convaincre.
Je pense qu'on n'aura rien à la retraite,
parce que là, tu parles d'une situation qui est à date d'aujourd'hui,
avec une situation qui est encore à peu près économiquement stable.
Et encore, ce podcast risque d'être publié dans quelques mois.
Donc, autant te dire que si ça se trouve, ça aura changé d'ici là.
Vu la situation actuelle.
Mais de toute façon, moi, je parle du principe qu'on n'aura rien à la retraite
et qu'on cotise pas pour nous,
on cotise pour nos anciens,
parce qu'ils bénéficient encore d'un système qui...
dont je pense qu'on ne bénéficiera pas nous
et dont je suis à peu pression,
et que nos enfants ne bénéficieront pas.
Et donc, tu veux emmener au...
que ça vaut pas le coup de cotiser pour ça?
Je suis d'accord.
Exactement.
Donc, je veux...
Le sale avantage,
moi, je le vois pas sur le chômage.
Je le vois pas sur la...
sur ça, je le vois plus sur la maladie
et sur le chômage.
Moi, tu vois, il m'est arrivé un truc qui m'a fait un peu réfléchir, quand même,
en tant que TNS, tu choisis ton niveau de couverture
et tu peux payer des assurances.
Complémentaire, je me suis...
pété à la gueule d'une...
d'une mésanine de 3 mètres de haut sur le dos.
J'ai cru que je perdais mes joints sur l'instant.
Tellement, la douleur a été fulgurante.
Bon, je suis ressortie de l'hôpital avec une boîte de doliprane,
donc j'ai...
plus gaillard que ce que je pensais.
Mais...
je me suis vu...
je me suis dit, forcément, tu te poses la question de
qu'est-ce qui aurait pu se produire, tu vois.
Et donc là, le statut de salarié est quand même hyper protecteur.
Enfin, c'est le...
de loin le plus protecteur, en fait.
Et puis, portage, t'as le chômage.
Donc après, c'est un arbitrage.
Absolument.
Entre quel est ton niveau de risque que tu veux accepter,
qu'est-ce que tu veux.
Mais est-ce que c'est vraiment...
est-ce que chercher la sécurité, quand on hésite à se lancer en frilance,
est-ce que c'est vraiment compatible ?
Est-ce que c'est pas un peu inoximent ?
Je n'aurais pas pu le...
mieux le dire que ce que tu viens de dire.
Vas-y, lâche-toi, Lilian, c'est le moment-là.
Non, mais c'est vrai parce que c'est...
tu peux...
Alors, la sécurité, tu vas te la créer autrement.
Tu vas mettre de l'argent de côté,
beaucoup plus que lorsque tu serais salarié,
parce que voilà, t'as besoin d'avoir de la trésorerie,
d'avoir de l'argent de côté, d'avoir ce fond de sécurité,
parce que tu sais pas vraiment...
enfin, il va falloir que tu prévois ces temps d'intercontra,
que tu n'as pas à prévoir lorsque tu es salarié.
Et tu conseilleras à quelqu'un d'avoir combien de trésors devant lui
pour être tranquille ?
6 mois minimum.
6 mois minimum, j'irai même plus un an,
et être en capacité de mettre et d'épargner
20% de son chiffre d'affaires tous les ans.
Je pense que c'est un minimum.
Ok, et ces 20% t'en fais quoi ?
T'en fais une espèce de canyote de sécurité
ou un moment donné, quand la canyote devient grosse,
tu en fais quelque chose ?
Absolument.
Tu en fais une canyote de sécurité
pour avoir 6 mois à un an de cash de côté.
Donc quand je dis 6 mois à un an,
c'est paré à 6 mois ou un an de dépense.
Et après ça, tu investis.
Alors là, tu investis où tu le souhaites.
Moi, j'ai choisi l'immobilier et j'ai choisi les marchés financiers.
Donc principalement des ETF.
Ok.
Donc un ETF, pour ceux qui ne connaissent pas,
c'est un fonds d'investissement,
enfin c'est un indice boursier.
Grosso modo, plutôt que d'acheter des parts d'une seule entreprise,
j'achète des parts de 500 entreprises,
notamment les 500 plus grosses boîtes américaines,
donc le S&P 500.
Et donc s'il y a une action d'une entreprise
qui baisse un petit peu, les autres vont compenser.
Et donc l'un dans l'autre, je diminue mon risque
et je diversifie à la fois mon portfolio.
Ok.
Donc on va dire que le ETF, c'est un peu le livret à de la bourse,
c'est le truc à peu près safe et...
Je dirais que c'est beaucoup mieux que le livret à,
parce que historiquement,
typiquement pour le SP500,
tu as un taux de rentabilité qui est de 8% par an.
Donc premier point,
deuxième point, quand tu regardes les fonds d'investissement,
donc les gens qui sont,
dont c'est le métier d'investir
et d'avoir des taux de rentabilité
qui sont supérieurs généralement à ces ETF,
tu remarques que plus de 90% des fonds américains
ne parviennent pas à avoir un taux de rentabilité
qui est supérieur au SP500.
Ok.
Donc tu dis, c'est une espèce de valeur
qui n'est quand même pas trop déconnante,
qui est plutôt sûre en tout cas sur le long terme,
qui est gagnante.
Exactement.
Et donc en gros,
tu constitues ton capital, ta réserve,
toi, c'est à partir de combien que tu as constitué,
que tu as commencé à investir ce type de cagnotte ?
C'est à partir de 12 mois, 18 mois d'avance,
24 mois d'avance ?
À partir de 12 mois d'avance, je crois.
À partir de 12 mois, donc à partir du moment où tu as eu...
Et là, on parle bien d'avoir un an de dépenses,
genre tu rentres 0 euros de chiffre d'affaires,
peut-être ça sur le compte,
tu sais que tu es prêt à encaisser un an devant toi
à un hiver bien rigoureux.
C'est exactement ça,
et c'est incroyable le niveau de sérénité
que ça m'a apporté dans ma vie.
Ah bah j'imagine...
C'est incroyable, ça a changé ma vie.
Moi le jour où ma boîte est passée à...
Enfin, le jour, ça a pris un peu plus qu'un jour,
mais j'ai bien vu la différence entre les débuts
où on avait 2 semaines d'avance de trésorerie,
et aujourd'hui on a un an,
bah c'est sûr que...
on est vachement plus tranquille qu'on se voit.
Absolument.
Et c'est...
Il y a tellement d'aspects positifs
que tu ne vas pas prendre une mission qui ne te plaît pas.
Des fois, il y a des clients, tu ne les sens pas vraiment.
Il y a plein de choses que tu peux attendre.
Tu es en position de force durant la négociation.
Il y a énormément d'aspects positifs
au fait d'avoir cet argent de côté.
Même si c'est de l'argent qui te dort sur un livret A,
tu ne vas pas avoir des taux de rentabilité incroyables.
Mais la sérénité que ça t'apporte,
la force que ça t'apporte, c'est juste incroyable.
Ça a vraiment changé ma vie, c'est un truc de fou.
Ok, donc un écriter que tu pourrais donner à quelqu'un,
c'est lancer toi, si tu as au moins un peu de visibilité
devant toi financièrement, si moins un an de visi.
C'est une bonne situation.
Essayer de négocier une rupture conventionnelle avec son employeur,
mettre à jour son CV sur des plateformes
tels que freelance info, Malte, LinkedIn,
pour voir si on commence à recevoir des opportunités régulièrement.
Et ça, ça va nous permettre de se rassurer à nous
en tant que développeur qui souhaite se lancer en freelance,
parce qu'on a ce flux continu de propositions
qui ne peuvent pas nous intéresser.
Mais au moins, on commence à tester le marché
avant de faire le saut de l'ange.
C'est progressif, c'est l'idée d'aller être apparaîtable.
Et si tu devais dire qu'il y avait un truc qui te plaît pas dans le freelance,
un truc que tu aimerais changer,
qui te gonfle quand même malgré tout ce que tu pouvais trouver d'excitant et de plaisant.
Être freelance pour moi, c'est être au service de tes clients.
Et quand tu es au service de tes clients,
moi je me vois un petit peu comme un majeur d'homme de luxe.
Tu vois, parce que je facture quand même assez cher.
Mais à la fin de la journée, je travaille pour les autres.
Il y a cet aspect-là, c'est que tu peux être le meilleur freelance du monde,
tu restes au service des autres et tu ne travailles pas pour ton idée,
tu travailles pour celle des autres.
La différence avec un salarié, c'est que ton niveau de risque est plus haut
et que forcément ton niveau de revenu, il est beaucoup plus haut aussi.
Mais tu travailles quelque part, le point négatif que j'aurais,
c'est que tu travailles à la vision des autres, tu travailles au service des autres.
Oui, tu nourris le rêve des autres et pas le tiens.
Exact. Oui.
Et comment tu... Ça dépend de quel est ton rêve.
Comment tu arbitres ça et qu'est-ce que tu fais de ça ?
Est-ce que tu l'acceptes ou est-ce que quand même tu te prends un peu de temps
pour faire avancer tes projets et les choses qui te tiennent à cœur ?
Alors, ça dépend.
Moi, je sais te faire les deux aujourd'hui.
C'est-à-dire que j'ai un temps où je vais accompagner mes clients
et je vais générer un certain montant de cash que je vais pouvoir investir
que ce soit dans les mobiliers, dans les placements financiers ou dans mes projets à moi.
Et du coup, je vais passer aussi du temps sur mes projets à moi
que je vais essayer de développer durant mes périodes d'intercontract, etc.
Mais c'est une balance à trouver.
Et mine de rien.
Aujourd'hui, le fait d'être freelance, c'est un modèle économique qui est très simple.
Il n'y a pas d'innovation sur ce que je vends.
Je vends mon temps, je vends mes compétences contre une certaine somme d'argent.
Si demain, je souhaite lancer un produit SaaS comme j'ai pu le faire par avant,
c'est une autre histoire.
C'est beaucoup plus difficile, en tout cas, pour moi, de vendre un produit,
tu vois, tu ne sais pas trop comment tu vas le vendre, tu ne connais pas trop ton marché, etc.
Donc, l'équation de la rentabilité est beaucoup plus difficile sur un produit SaaS
qui a tendance à faire rêver beaucoup de développeurs, je pense.
En tout cas, ce que je connais, par rapport aux freelancing,
qui est beaucoup plus sûr, mais qui fait moins rêver.
C'est clair. Et tu vois, au début, quand je crois que je ne me rendais pas compte
à quel point c'est simple ce modèle-là, et finalement, c'est appréciable,
parce que c'est simple, c'est direct, c'est rapide, tu as des compétences,
tu les vends et ton équation, à la fin du mois, le calcul, il est assez vite fait.
En terme de compta, ce n'est pas très complexe.
C'est clair que pour tout ça, ça a des gros avantages.
Par contre, est-ce que tu capitalises sur l'avenir ?
Tu capitalises sur tes compétences, tu capitalises sur ton réseau.
Mais par contre, tu te casses une jambe,
ou moi, une fois, je me suis bloqué le dos pendant deux mois,
je ne pouvais absolument pas bouger.
Mais là, il faut que c'est là que tu as besoin de ton matelas,
parce que ça s'arrête de produire. La valeur, elle s'arrête.
Absolument.
Écoute, Lili, on a mangé la boîte de temps.
Merci pour ces échanges, merci pour ton retour.
Est-ce que tu peux nous dire où est-ce qu'on peut te trouver
si les auditeurs veulent en savoir plus sur ton travail ?
Sur YouTube, si vous souhaitez vous lancer un freelance,
regardez mes vidéos, Lili en Levares.
Sinon sur mon site LiliEnLevares.com ou sur LinkedIn.
Je suis un petit peu partout sur tous les réseaux.
On mettra le lien dans la description.
Écoute, cher auditeurs, j'espère que tu as apprécié cet épisode.
Si tu es curieux d'en savoir plus,
moi je t'invite à venir découvrir le cercle des développeurs indépendants,
des développeurs frilantes.
C'est une initiative un petit peu privée que je viens juste de lancer.
Là, on enregistre, on est à quoi en avril ?
On est en avril.
Le temps que apparaît cet épisode,
je n'ai aucune idée de comment va évoluer le concept.
Est-ce que j'aurais fait une page descriptive ou pas ?
Quoi qu'il arrive, si ça t'intéresse,
envoie moi un petit email avec pour titre le cercle.
Je t'en dirai plus sur cette initiative
qui permet à des développeurs indépendants
de se réunir de manière régulière
et échanger sur leur bonne pratique.
Je te remercie pour ton écoute et je te dis à bientôt.
Ciao !

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