Fairlytics, une alternative open source à google avec Hervé Rincent

Durée: 37m2s

Date de sortie: 21/02/2023

Dans ta vie de freelance, tu peux être amené à construire toi même une solution logiciel ou un outils sur mesure qui te convienne parfaitement face à certains mastodontes que tu trouves, au fond pas terribles.


Que retirer de ton side project ? Quelles valeurs en retirer au delà de l'aspect financier ? Faut-il que cela devienne rentable pour toi ? 


On parle de tout cela avec Hervé Rincent. 


Pour découvrir Camilab : https://www.camilab.co/ 

Pour tester fairlytics : https://github.com/Herve07h22/fairlytics-community 

 Deviens un Développeur Freelance Libre : https://artisandeveloppeur.fr/freelance-libre 



Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Bienvenue sur le podcast Artisan Developer, l'émission pour les programmeurs qui veulent
vivre une carrière épanouissante.
Prêt à passer au niveau supérieur ? C'est parti !
Aujourd'hui je suis avec Hervé Rincent, Hervé bonjour !
Bonjour !
Est-ce que tu peux te présenter en quelques mots pour ceux qui ne te connaitrait pas ?
Oui bien sûr !
Je suis Hervé Rincent, je fabrique des logiciels pour des entreprises, mes clients c'est des
entreprises qui opèrent des processus un peu complexes et qui sont au bout de ce qu'elles
peuvent faire avec des solutions no-code, des fichiers Excel ou des sasses sur étagère.
Je développe des outils sur mesure pour leurs besoins.
Je fais ça depuis un peu plus de quatre ans et avant ça j'ai été salarié pendant
une vingtaine d'années dans une grande entreprise et je faisais pas mal de projets informatiques,
j'ai fait de la R&D, j'ai été data scientist et les huit dernières années de ma vie de
salarié j'ai fait du management dans des centres nucléaires.
Ah ouais quand même !
Et aujourd'hui tu es freelance, enfin développeur freelance ?
Ouais c'est ça, j'ai quitté mon entreprise pour créer une structure un peu perso, j'avais
dans l'idée initiale de créer un studio de développement, j'ai commencé à embaucher
et puis j'ai arrêté et maintenant je travaille exclusivement en réseau avec d'autres freelancers
sur lesquels on collabore sur des projets un peu plus gros qui nécessitent d'être
plusieurs ou pour lesquels il y a une complémentarité de compétence qui est intéressante.
Interessant comment ton qu'est ce qui t'a fait changer d'avis en fait entre salarié
et d'autres collaborateurs et plutôt travailler en réseau ?
C'est que en fait c'est pas le même métier quand tu manages des collaborateurs, tu es moins dans la
technique, moins dans la gestion de projet, un peu plus dans le management comme j'en ai fait
8 ans avant, je voyais les bons côtés et les côtés qui sont moins sympas et l'autre point c'est
que quand tu débutes tu as tendance à prendre des jeunes développeurs, à embaucher de jeunes
développeurs et il faut passer pas mal de temps à les former, à les coacher et ça limite un peu le
scope des projets qui sont accessibles. Comme tu veux faire travailler un peu tout le monde et que
tout le monde s'éclate sur les projets, ça limite un peu le périmètre ou la typologie des
projets que tu peux prendre. Oui ça me parle bien en fait. Alors le premier argument me parle
complètement et c'est pour ça qu'à un moment donné ça fait partie des raisons pour lesquelles
je vais arrêter moi d'avoir un studio. C'est à dire qu'à un moment donné mon job c'était plus de
faire de la texte, c'était de faire du commerce et de la gestion de projets et en fait je n'avais
marre. Par contre le deuxième point c'est une erreur qui est faite fréquemment mais je te dis ça
mais en même temps les deux premiers collaborateurs que j'ai embauché, un il était en reconversion donc
c'était vraiment un pari, il avait intérêt à être autonome parce qu'il m'a pas vu beaucoup au
début et il s'en est très bien sorti, il a survécu au truc et le deuxième par contre il était
compétent tout de suite, c'est à dire qu'il est arrivé jour un en travaillant en binôme,
jour deux il était autonome et seul sur les projets quoi, pas au sens ça va en donner mais
au sens où il se démerde et seul pour pour à faire avancer le projet et c'est une erreur que je vois
souvent dans les boîtes c'est de viser plutôt des petits salaires et pourquoi je dis que c'est
une erreur parce qu'en fait ça te coûte beaucoup plus cher en temps en énergie alors que si tu
payes plus cher quelqu'un qui est déjà compétent qui va être capable de mener tes projets en fait
c'est là où il va t'apporter le plus d'aide en fait parce que un junior ou quelqu'un qui débute
va te consommer plus d'énergie que ce qui va en remporter à la boîte au début au moins les
unes à deux premières années quoi. Ouais je pense que c'est intéressant aussi de faire cet
investissement et puis de pouvoir aussi accompagner des juniors mais en fait ça dépend un peu de la
taille de ton équipe, protège un bon mix. Je dis pas qu'il faut pas le faire, je dis que c'est
pas une, enfin moi aujourd'hui je trouve que c'est pas une bonne idée de commencer par ça, quand tu
commence à avoir un bon lead, un peu expérimenté qui est voilà tu commences par ça et lui après il
peut encadrer des juniors mais si tu te mets trop cette charge moi je trouve que c'est pas...
Aujourd'hui si je remonte une startup je commencerai par recruter un mec qui est déjà compétent
quoi, qui est déjà bon parce que c'est lui qui va faire avancer et tracter quoi.
Yé cette introduction est en fait... T'as dit que tu faisais en gros des systèmes d'information
pour les entreprises ? C'est qui tes clientiles ? C'est des petites boîtes, des grosses boîtes et
comment tu les trouves ça ? Je suis curieux parce que ce type de mission on en faisait quelques-unes
chez Agil Idée mais c'est vrai que c'était pas évident, j'ai jamais réussi à mettre en place
un process commercial qui soit un tout petit peu prévisible et qui permet d'assurer un vrai fonds
de roulement de clients sur ces sujets là quoi. Comment tu as adressé le point toi ?
Donc la typologie de mes clients pour les deux tiers d'entre eux c'est plutôt des clients
industriels qui sont à la recherche d'une compétence métier et pas seulement d'une
compétence de développeur. Et ça tu l'as eu dans ton réseau et dans ton historique de métier c'est
Alors pas tellement dans mon réseau mais dans mon historique ça a joué. C'est sûr que la
compétence, l'une des compétences clés d'un développeur c'est l'aptitude à comprendre le
métier des autres et donc quand tu as un passé professionnel et que tu as un vécu professionnel
et que tu peux capitaliser ça, tu arrives à délivrer beaucoup plus vite parce que tu la
phase de compréhension, d'absorption du domaine, tu l'as assez rapidement.
Oui voire même ça se sent dès le rendez-vous commercial parce que tu as parlé le même vocabulaire
que ton client en fait. Exactement et donc finalement dans cette phase là on se comprend très vite,
la confiance s'installe assez rapidement et donc c'est pas très très dur de closer sur
ces typologies de clients quand ça correspond bien à ton background professionnel, à ton
expérience professionnelle. Ok donc si je prends un élément de ta recette qui a bien marché pour toi,
qui marche bien pour toi, c'est d'aller chercher des clients qui sont dans le secteur, dans un
secteur qui correspond un peu à ton historique de vie professionnelle quoi. Exactement,
oui. Nos clients ils s'en foutent un peu de la technique, que tu sois un maestro de réacte
ou un killer de Java, en fait ils s'en foutent un peu. Ça dépend lequel, ça dépend quel type
de client, il y a toute une typologie de client quand ils veulent vraiment que remplir un besoin
métier, oui. C'est ça. Exactement. Et c'est visiblement ce que tu vises et j'en avais des
comme ça aussi comme nous on bosse en race mais ils s'en foutaient quand on s'en reste en réacte
ou machin, ils voulaient voir combien ça allait leur coûter, est-ce que ça allait répondre à leur
besoin et c'est tout quoi. L'autre typologie de clients c'est plutôt des startups ou des
scale-ups qui là sont plutôt en recherche d'expertise de prise de recul et puis là je les
accompagne sur des process un peu complexes, sur des outils d'intermédiation, par exemple
des sas qui font l'intermédiation ou sur de l'IA, sur des modèles, sur du traitement de la
donnée sur lequel elles cherchent de l'expertise. Donc là en effet c'est plutôt les compétences tech,
la modélisation, les compétences en IA en machine learning qui sont recherchées.
Ok, tu es capable de faire, tu es capable de décrire en algo de machine learning ?
Tu sais en machine learning tu n'écris pas vraiment d'algo, tu construis plutôt des modèles et il y a
deux grandes tendances quoi, il y a le machine learning sur la base des traitements statistiques
et puis le deep learning avec les réseaux de neurones et sur les réseaux de neurones
maintenant tu as quand même tout un arsenal de modèles prêts-entraînés et il te suffit entre
guillemets d'être un peu à l'aise sur le fine tuning pour adapter les modèles qu'ont été prêts
à entraîner par les géants sur des cas d'usage un peu précis.
Oui, ça demande quand même une bonne connaissance quand même justement d'en
quel cas utiliser tel algo. Moi je suis totalement incompétent sur ces sujets-là.
Oui, il faut creuser un peu, ça demande qui est intéressant.
Oui, ok, tu amènes ça, c'est très cool ça. Tout ça pour nous amener au sujet du jour,
faire Letix. Est-ce que tu peux nous présenter faire Letix et après je commencerai un petit
peu à poser des questions. Je te rie que de voir comment tu l'interviens déjà dans ta vie de
freelance en fait. Mais vas-y, qu'est-ce que c'est faire Letix ?
En faire Letix c'est un outil de mesure d'audience, son cookie, c'est un peu le même cas d'usage que
Google Analytics, ça permet de connaître le nombre de visiteurs sur son site, le nombre de pages
que je veux et puis d'avoir des données de synthèse agrégées par jour sur la fréquentation,
mais aussi sur la provenance des visiteurs. Est-ce qu'ils viennent de réseaux sociaux ?
Est-ce qu'ils viennent d'autres sites qui référentent tes pages par un hyperlien ?
À quelle heure ils viennent de cibler un peu la zone géographique ? Est-ce que c'est des franco-français ?
Est-ce que c'est une population francophone ? Est-ce qu'il y a des gens des US qui viennent ?
Et puis de déterminer un peu le parcours type qu'ils ont sur ton site. C'est des fonctionnalités assez
basiques qui permettent au moins sur un site un peu vitrine ou des sites un peu plus élaborés de
mieux comprendre son audience. Ok, donc là le cadre est posé, on est sur quelque chose qui est un
produit de substitution du type Google Analytics. Première question, qu'est-ce qui t'a donné envie de
faire ça ?
Comme tous les freelance, j'ai un site vitrine sur lequel je montre un peu les projets sur lesquels
je travaille et sur lesquels j'écris des articles de blog un peu sur les projets IT, les choses
trap, les pièges à éviter, les bonnes pratiques. Et je voulais mesurer l'audience de ce site et
puis regarder quelles étaient les canaux de promotion de mes articles qui étaient les plus efficaces.
Donc comme réflexe un peu basique, je me suis tourné vers Google Analytics parce que c'est gratuit,
c'est simple à installer. Alors gratuit, ça n'allait pas tant que ça en fait.
Ça, on utilise les données que tu lui fournies pour développer ses propres produits et monétiser
ses produits. Et puis je trouvais que c'était un peu une usine à gaz à utiliser. Il y a plein de
fonctionnalités, mais surtout des fonctionnalités dont j'avais pas besoin. Et le troisième inconvénient
qui pour moi était vraiment éliminatoire, c'était la bannière de consentement d'installation des
cookies. Tu sais, ces bannières là, je ne sais pas toi, mais moi juste, j'en peux plus.
En fait, c'est dingue parce que quand le RGPD est arrivé et a imposé d'obtenir le consentement
des utilisateurs avant d'utiliser des traceurs sur leur poste, au lieu de réfléchir à comment
on pourrait trouver une solution technique pour plus installer ces traceurs, la solution,
ça a été d'ajouter un truc, d'ajouter cette bannière de consentement. Et c'est toujours bizarre de
d'aborder une question technique en voulant ajouter un truc plutôt qu'en voulant en supprimer
quand tu en revends. Bref, moi je préfère la démarche un peu subtractive et je prends plus de
plaisir à enlever du code qu'à en ajouter. Et du coup, j'ai cherché des alternatives qui
permettaient d'instaler tous traceurs et donc d'éviter ces bannières de consentement horrible.
Alors j'ai trouvé quelques outils qui existent comme ma tomo, des choses comme ça.
Moi j'utilise plausible.
Oui, très bien aussi. En fait, j'avais de la curiosité technique sur la façon dont ça marchait.
Et donc j'ai voulu construire une solution pour mes propres besoins la plus simple possible
en faisant au moins de 200 lignes de code. Et c'est comme ça qu'est né l'outil.
Je l'ai utilisé d'abord pour mes besoins et puis ensuite je l'ai mis en ligne et en en parlant un peu,
aujourd'hui j'ai un peu plus d'une centaine d'utilisateurs qui l'utilisent pour monitorer
l'audience de leur site. Donc c'est un peu confidentiel mais je trouvais que la démarche
projet était intéressante parce qu'elle permettait d'illustrer un peu, tu sais, la démarche troisième
mes données chez moi pour mon usage. Tu vois, c'est un peu les trois piliers, je trouve qu'ils sont
intéressants pour un outil de data, même si les données qu'on manipule ne sont pas très critiques,
c'est juste l'audience de son site. Je trouvais que c'était intéressant d'explorer un peu cette
voie et puis de dimistifier un peu aussi la complexité à faire ce type d'outil.
Parce que, d'encore aujourd'hui, le site est disponible, enfin l'appli est disponible,
tu dis mes données, mes data chez moi, tu m'avais parlé d'open source parce que ça aujourd'hui,
c'est un projet que tu es libre en open source ou pas ? Oui, exactement. En fait, initialement,
il était fermé, c'était pour mes besoins propres, j'en ai fait un petit sas, mais gratuit,
je n'ai même pas moyen de faire payer d'abonnements en quoi que ce soit.
Et il y a quelques mois, j'ai décidé de le récrire et de le basculer en open source pour
que chacun puisse utiliser une version self-hosted de l'outil. Ok. J'adore tes codes à la fin sur
Max, Zuckerberg, Bezos. C'est très bon. Ok. Et moi, je trouve ça hyper intéressant comme
démarche. Donc, il y a un mix de tiens, j'ai voulu le faire pour moi, il y a un petit côté
challenge technique et métier de dire comment est-ce que je peux me fabriquer ça. Ensuite,
l'ai envie de le partager. Et aujourd'hui, qu'est-ce que tu en retires de ça ou ton usage
particulier ? Le fait de l'avoir ouvert et le fait d'avoir des utilisateurs, qu'est-ce que ça t'apporte ?
Oui, c'est intéressant. Je suis intéressé juste des utilisateurs. Donc, c'est intéressant parce que ça permet
un peu d'explorer une compétence qui est souvent le point faible des développeurs qui est allée
faire les enquêtes utilisateurs. Tu sais, adopter un peu une casquette produit et développer un peu
ces compétences-là. Je trouve que c'est intéressant, même si au final, la démarche, c'est pas vraiment
de faire un sas dont tu vis, mais au moins de trouver les bons relais et les bonnes méthodes pour
développer le produit, c'est intéressant. Et puis, l'autre point, c'est que ça permet de nouer des
contacts avec d'autres développeurs et d'autres contributeurs. Donc là, je profite du podcast
pour faire un appel à la compétition. Bien sûr, vas-y, c'est le moment, c'est le moment.
Donc, il y a quelques développeurs qui m'ont contacté, qui voulaient être contributeurs du
projet. Donc, il est tout récent le projet. Donc, voilà, n'hésitez pas, contactez-moi,
forkle le projet, essayez de l'installer, faites des poules requestes s'il y a des trucs qui sont
améliorables. Voilà, l'idée, c'est de voir aussi comment on peut arriver à faire vivre et à
maintenir un projet open source. C'est modeste finalement, mais comme mon avis, peut répondre à
mal de cas d'usages qui sont rencontrés pour un tas de sites qu'on n'y envie, ni besoin de l'arsenal
Google Analytics ou d'un produit payant pour le faire et qui veulent garder un peu la main sur
leur données pour choisir l'endroit où elles sont émergées et l'utilisation qu'elles en font.
Moi, je pense qu'il y a un vrai sujet, tu vois, c'est un vrai, comment dire, c'est un vrai truc.
Le fait de simplifier l'interface, c'est pour ça que je suis allé sur Plyzboll, simplement
parce que l'interface était beaucoup plus simple et ça répondait à 99% de mes besoins d'analyse.
De temps en temps, je besoin d'un truc qui n'est pas carré de me sortir facilement,
tant pis. C'est pas grave, mais c'est tellement plus simple les 99% restant du temps que je m'embête
pas avec un gros. Il y a le côté clean, ou sinon comme toi, moi, je n'ai pas du tout envie de mettre
ses barrières, ses barrières, ses cautionnaries de cookies de machin et du coup, si tu veux être
clean, tu es un peu obligé de faire gaffe parce que la bannière gpd ou machin ou tout ça,
ou sur les cookies en tout cas, j'avoue qu'elle ne me plaît pas. Et ensuite, le côté self-hosted,
ça peut être sympa aussi. Est-ce que ça a débouti sur des opportunités ou pour l'instant,
j'ai l'impression quand je t'écoute que c'est vraiment très expérimental en fait ?
C'est un peu assez en marge de mes missions de dev que j'ai pour mes clients. C'est le site project
que tous les freelance ont. Et moi, l'idée, c'était vraiment d'expérimenter un projet open source,
de voir comment faire pour susciter les contributions, comment on s'y prend pour le faire vivre.
Et puis, c'est un truc pas militant, mais c'était histoire de mettre aussi sa pierre à l'édifice,
sur retrouver un peu la souveraineté de ces données pour prendre un mot à la mode.
Parce que là, Feralytics, il est hébergé sur un VPS OVH à 8 euros par mois.
Et été donné, elles sont sur ton VPS. Si l'interface de Feralytics te suffit pas,
comme j'utilise ELK, Elasticsearch, Logstache, Kibana, comme outil d'hébergement,
gestion des données, tu peux créer tes propres tableaux de bord, tes propres dashboards, etc.
Tes données, elles vont pas être mixées avec des données d'autres mesures d'audience.
Comme ça, ça permet d'avoir un outil sain qui t'a avoir quelque chose de payant.
Au moins, tu as quelque chose qui souffle, qui t'offre des fonctionnalités basiques en standard
et qui t'offre une ouverture pour faire tes propres dashboards si tu veux.
Après, l'idée que j'ai derrière, c'est d'utiliser un peu ça aussi
comme levier pour trouver des missions de conseil autour de cette stack ELK,
pour ensuite pouvoir aider les entreprises qui veulent aller un peu plus loin
que la simple mesure d'audience à traiter leurs données pour en tirer des insights,
des enseignements intéressants sur des fréquentations qu'ils observent.
Ce serait la suite logique.
Quand je t'écoute, ça me fait penser à freelance que j'avais interviewé sur le podcast
et qui édité une brique d'un hotel en rubis.
Et son nom m'échappe, j'en suis désolé.
Mais ce qui était vachement intéressant, c'est que justement,
il montrait bien que c'était un vrai pourvoyeur de l'Ide.
En fait, cet hôtel était vraiment utilisé.
Il avait réussi à prendre une place intéressante dans le milieu rubis,
en race ou rubis tout court.
Et du coup, c'était un hôtel qui était pas mal utilisé et ça lui amenait du lid.
Donc, si effectivement, Ferletix venait à commencer à décoller un petit peu,
à être utilisé, il est assez probable qu'il y ait un moment donné des usages particuliers qui apparaissent.
Et à ver qui ça serait le plus logique de ce tournée vers toi,
vers le maintenant, en fait ?
Oui, c'est ça.
Ça permet de prendre des contacts avec des gens qui sont un peu à la recherche d'expertise
autour de Ferletix, mais plus globalement d'élastique search.
En fait, je trouve qu'il y a un produit hyper sous-estimé et qu'il y a un potentiel énorme
pour gérer des gros volumes de données et trouver des moyens d'en exploiter des infos intéressants.
Super intéressant.
Comment est-ce que tu gères ton temps ?
Comment est-ce que tu réfléchis au-delà de gérer ?
Tu vois comment tu réfléchis le temps que tu es allou à ça ?
Oui, moi, je suis assez structuré.
J'aime bien, tu sais, prévoir à l'avance mon agenda en disant,
allez, le lundi, je fais ça, le mardi, je fais ça et de prêts réservés des créneaux qui sont spécifiques,
le créneau pour la prospection, le créneau pour produire du contenu,
pour faire des tâches administratives.
J'ai un petit créneau aussi qui est alloué à Phalletix,
mais aujourd'hui, je n'y passe pas plus de deux heures par semaine.
C'est le max que j'y consacre et ce créneau, il est parfois arbitré sur des trucs qui sont un peu
plus urgent, il saute.
J'essaye de m'organiser comme ça pour conserver une durée un peu minimale que je consacre au projet.
Ok, donc tu l'intègres comme faisant partie de ton tassmen, de ton travail pas quotidien,
mais régulier.
Au même titre, c'est intéressant que la prospection ou la création de contenu.
Donc, on est vraiment sur un travail de fond en fait.
Oui, je pense que c'est un investissement un peu de long terme quand tu es freelance.
Je pense que c'est intéressant de choisir comme ça un site project que ce soit open source ou pas,
d'ailleurs, mais d'avoir un peu quelque chose comme ça au long cours sur lequel tu investis.
Ça peut être aussi un podcast, ça peut être autre chose, mais je trouve que c'est important
de faire ça et pas passer uniquement sa semaine à coder.
Mais pour moi, c'est vraiment fondamental en fait.
Et pas que si j'ai freelance, si j'ai freelance, si tu as un côté, on va dire marchand qui est plus
compliqué, on va dire allouer quelques heures par semaine.
Alors, c'est sûr, après, c'est plus compliqué parce que tu as moins la main sur la gestion de ton temps,
mais allouer quelques heures par semaine un site project, je trouve que ça amène beaucoup de choses.
Oui.
Ça amène beaucoup de choses.
Et l'idée de le tenir dans le temps, ce que je trouve super, et moi, je le vois avec le podcast,
c'est que tu as des effets sur le long terme vraiment qui sont pas linéaires.
Voilà, c'est ça que je trouve intéressant.
Alors, sans être forcément exponentiel parce que tu vois, typiquement, la courbe d'audience
du podcast, elle plateau un peu, là en ce moment, autour des 8-10 000 auditeurs mensuels,
ce qui est déjà pas mal, mais tu vois, ça ne explose pas.
Par contre, ça ouvre la porte à des opportunités qui sont parfois juste dingues en fait.
Donc, ce n'est pas linéaire.
Au début, tu n'es juste personne et puis tu fais ton bout de chemin et puis, à force de t'écouter,
les gens se disent, mais attends, mais en fait, ce gars est sérieux.
Et des fois, ça ouvre la porte à des trucs que tu écoutes et jamais imaginer en fait.
C'est clair.
Et 99% des gens ne publierient, ne font rien, n'ont pas de side project.
Je crois que les gens, tu es, je dirais, 99,9999.
Ouais, donc au final, je trouve que c'est un moyen qui est accessible, même à titre individuel.
Et tu dis que c'est un bon moyen de se démarquer, c'est ça ?
Exactement.
Et comme tu le dis, qui t'ouvre des portes qui te semblent parfois un peu inaccessibles,
et en fait, ça débloque des trucs que tu n'aurais pas imaginé, ça te met en contact avec des gens.
Ça provoque la chance finalement.
Est-ce que tu as des exemples de ça avec Fairly Tix ?
Moi, ce que ça m'a amené par exemple, c'est à côtoyer des entrepreneurs expérimentés.
J'ai travaillé sur ce projet avec un entrepreneur qui avait monté une boîte à succès plutôt autour des outils de e-commerce.
Et ça permet de nouer le contact avec quelqu'un auprès de qui tu t'apprends beaucoup,
et qui te fait bénéficier d'une expérience que t'aurais mis des mois ou des années à accueillir tout seul.
Donc toi, juste par ça, de pouvoir travailler pendant quelques mois avec une personne très expérimentée
qui te coache un peu sur la façon d'avoir une démarche produit,
c'est quelque chose qui ne serait pas venu naturellement si il n'y avait pas eu ce sujet.
Ouais, c'est un très bon exemple.
La récompense n'est pas forcément Pécuniaire.
D'ailleurs, la récompense la plus importante, elle est d'abord non Pécuniaire.
Elle d'abord dans le réseau, dans ce que tu apprends, dans ce que tu développes comme compétence.
Et ensuite, ça débouche sur quelque chose de Pécuniaire.
Exactement. C'est la valeur et l'impact que tu apportes qui font le truc.
Et puis après, l'argent que tu en retires, c'est une conséquence.
C'est sûr.
Du coup, aujourd'hui, c'est quoi les challenges pour faire les tics ?
Aujourd'hui, j'aimerais valider une démarche plus marquée sur l'auto-hébergement.
Aujourd'hui, sur le SASS, ça marche bien parce qu'on s'inscrit en un clic et puis on installe le tag et on mesure l'audience.
Par contre, je n'ai pas de cas d'usage vraiment concret ou sérieux d'entreprises ou de gestionnaires de sites qui ont fait la démarche de self-hoster le outil sur un VPS
pour exploiter leur données et puis regarder un peu les opportunités que ça ouvre quand tes données ne coexistent pas avec les données des autres.
L'étape que j'aimerais développer après, c'est avoir davantage d'utilisateurs dans ce mode où j'ai installé mon instance à partir de ce qui a été publié en open source
et puis regarder un peu ce qu'ils en font et regarder un peu où ça nous emmène les usages et peut-être même découvrir des façons d'utiliser le truc auquel je n'avais pas du tout pensé.
Juste parce qu'il y a des mecs qui auront été malins et qui auront pensé à un cas d'utilisation un peu particulier de l'outil.
Et ça, comment tu le réfléchis, comment tu as envie de le provoquer ? Tu as une démarche de prospections, tu as une démarche de faire connaître ton produit, c'est quoi ta stratégie pour déployer et faire les ticks ?
Tu sais, souvent on dit quand on écoute ceux qui ont eu des projets open source et disent qu'il faut construire une sorte de communauté de contributeurs, c'est vraiment ça le point d'éclencheur.
Donc je pense que la première démarche, la première étape, c'est ça, c'est d'arriver à avoir une masse critique de quelques dizaines de contributeurs pour que ça puisse asseoir la crédibilité technique du produit.
C'est sûr que si tu as un projet avec deux stars GitHub et puis trois fork et mal maintenu, ça t'incite pas à vouloir avoir testé ou à en faire quelque chose de sérieux pour un usage un peu sérieux.
Donc je pense que la première étape, elle est vraiment là-dessus sur le développement de la communauté.
Ok, et ça, comment tu as envie de le faire ?
Ben, on passe tout à la dédicace.
Là-dessus, j'ai tout à apprendre. C'est ce côté un peu marketing pour arriver à susciter l'engagement et à créer cette communauté.
Aujourd'hui, ça tourne pas mal autour des développeurs et puis il y a quand même toute une communauté d'utilisateurs.
Je discutais avec le pio de scribe. Il n'y a pas très longtemps qui me disaient mais t'as 151 screes, bah les voir, discute avec eux et puis regarde comment tu peux bootstrapper les inscrits que tu as déjà pour commencer à créer ce type de communauté.
Donc pour aller chercher un peu d'autres personnes que des développeurs.
C'est rigolo parce que tu m'as dit de la première étape, c'est de créer une communauté de maintainer, enfin de contributeur.
Moi, j'aurais dit que c'est de la première étape, c'est de créer une communauté d'utilisateur en fait et de la faire vivre après justement cette communauté d'utilisateur.
Ouais, tu as raison. Après, quand tu es sur du self hosting, en fait, il faut quand même mettre un peu les mains dans le camboui pour monter le...
Ouais, mais ça c'est toi qui as bien là parce que tu as envie d'aller vers ça et tu as envie de pousser ce côté-là.
Mais si ça se trouve, tu vas te rendre compte que tes clients ne les en veulent pas par exemple.
Ouais, peut-être, ouais.
Et qui sont tout à fait prêts à te payer 10 belles par mois ou 20 belles par mois pour que tu t'en occupes toi en fait.
Ouais, moi, je n'ai pas du tout envie de faire un sas.
Ouais, pourquoi ?
Bah, je n'ai pas envie, je ne sais pas trop dire. En fait, ce que je voudrais faire c'est...
Parce que c'est un modèle qui est quand même bien robuste et éprouvé ça. Tu as fourni le logiciel, tu as tout le support et tout si tu veux te le self hosting, c'est gratuit.
Et puis si tu veux que quelqu'un s'occupe de toi, de gérer les serveurs, que tout ça, ça tourne, ça devient payant. C'est hyper robuste ça comme modèle.
Ouais, alors moi, j'ai imaginé un modèle un peu différent où il y aurait uniquement la première étape.
C'est-à-dire que si tu veux utiliser le sas, il n'y a qu'une seule offre et elle est gratuite.
Tu sais, une sorte de truc un peu militant pour dire aujourd'hui si tu veux quelque chose de gratuit pour mesurer l'audience de ton site et que ce soit installable en deux minutes,
t'as autre chose que Google Analytics, c'est un truc qui est gratuit par défaut.
Et ensuite, quand tu dépasses un certain seuil d'utilisation, alors tu dois basculer vers le self hosting.
Et tu dois utiliser ton infra, etc.
Moi, je n'ai pas trop envie de gérer une infra, de gérer les contraintes qui est un produit.
J'ai déjà pas mal à faire avec les clients que j'ai actuellement.
Donc, ça ne m'attire pas nécessairement de me consacrer à plein temps sur quelque chose comme ça.
Là, tu vois, quand je t'écoute, moi, j'ai le cœur qui signe.
Ah ouais ?
Bah ouais, parce que tu as une super opportunité.
D'abord, tu n'es pas obligé de le faire à plein temps et puis moi, je m'imagine client de toi.
Je suis utilisateur de ton service et puis je suis content.
Moi, personnellement, par exemple, si je te découvre aujourd'hui, tu vois que je n'ai pas setup plausible de ça,
je serai très content d'utiliser ton service, de le découvrir.
Et si d'un coup, parce que tu as un certain seuil et tu me dis maintenant dégage, je vais t'éberger ton truc, je me casse en fait, je vais aller ailleurs.
Parce qu'en fait, je préfère de loin payer quelques euros par mois pour que quelqu'un d'autre s'en occupe que de me casser la tête avec ça.
Donc non seulement tu frustres ton client, mais en plus, tu refuses une opportunité business qui est assez simple, qui est assez logique, qui est assez faire plaît.
Et même quelque part, je serai méfiant, tu vois, parce qu'on dit toujours que quand c'est gratuit, c'est que le produit, c'est que c'est toi.
Je me dirais, bon, ok, comment il gagne à l'argent, en fait.
Donc si jamais je vois pas un modèle clair de comment tu peux gagner de l'argent, je trouve ça suspicious.
La façon de gagner de l'argent, c'est de proposer des activités de conseil autour du produit pour ceux qui ont fait la démarche,
de vouloir héberger par eux-mêmes le produit.
L'idée, c'est pas de dégager les personnes, c'est pas du tout ça, c'est de dire à un moment, tes données, elles sont à toi,
t'as envie qu'elles soient sur tes serveurs et que tu sois maître de leur usage.
Je comprends le fait que ce soit...
Mais non, j'ai pas envie de ça moi.
Ouais.
Alors toi non, mais moi les...
Toi, c'est ce que tu as envie de pousser en tout cas, c'est ce que je comprends.
C'est là où on revient sur la dimension militante du projet, en fait.
Ouais, c'est ça.
C'est vraiment quelque chose qui est très militant, en fait.
Ouais, parce que à limite si tu fais ça, t'as pas besoin de le mettre open source.
D'ailleurs, je sais pas que tu vas regarder le code de plausible.
Enfin, il est dur.
Le front est un peu imbitable.
Le bac, c'est en élixir.
Pourquoi plausible, il est open source, le bac, je sais pas.
Je sais même pas que plausible était open source, tu vois.
Le bac, il est en élixir et c'est un souhait de projet, mais je trouve que c'est un peu Armageddon pour...
Mais c'est normal après, quand tu...
Un SASS avec des milliers d'utilisateurs, c'est un peu normal de faire ça.
Moi, je suis sur une démarche qui est différente,
où je préfère un truc plus minimaliste qui permet d'une appropriation par les personnes
qu'on vit que leur donner juste à soi-chez eux.
Mais je comprends que tu en es qui n'est pas envie que leur donner soit chez eux.
Je comprends tout à fait.
Faut que les données soient chez moi, ne me gêne pas.
C'est la contrainte que ça pose d'avoir la préoccupation d'un serveur dont je ne veux pas.
Tout ça, en fait.
Non, mais c'est hyper intéressant comme approche et comme manière de voir le truc.
Est-ce que tu auras un conseil à donner à un développeur freelance ou pas d'ailleurs
qui aurait envie aussi de lancer son site project en open source ou pas ?
Le conseil qu'on entend le plus souvent, c'est qu'il faut que ça réponde à un besoin
ou à un problème que toi, tu as déjà rencontré.
Je pense que c'est quand même beaucoup plus efficace quand tu commences à faire quelque chose
qui adresse un problème que tu as, toi, tu es directement confronté.
Donc, ton conseil, c'est soit ton premier client.
C'est ça, oui.
Et puis ensuite, qu'il n'y ait que ce soit pas le NM truc.
Je pense qu'il faut que derrière, il y ait du sens.
Tu vois qu'il y a une démarche.
Moi, j'aime bien rencontrer des entrepreneurs qui n'ont pas qu'une idée de produit,
mais tu vois qu'on a un peu une vision.
J'ai discuté souvent avec des développeurs comme ça qui se lancent sur un outil SASS ou autre chose,
mais qui sont un peu animés par une idée, qui dépasse un peu celle du produit.
Toi, soit parce qu'ils sont sur une niche particulière
ou qu'ils ont repéré qu'il y a des types de personnes
qui ne sont pas du tout adressées par les offres actuelles
et qu'on cesse des démarches intéressantes qui dépassent juste le problème que j'ai
et la technique que je mets en face, mais derrière,
qu'il y ait une vision et du sens.
Tu vois, tu travaillais un peu ton pourquoi,
le pourquoi de CineZonex pour alimenter la création de ton produit.
Et puis après, faire simple.
Moi, je te dis la première version de Fairlytics, globalement,
il y avait 20 lignes dans l'Oxtache et puis 4 composants React.
Et c'est tout.
Il n'y a pas besoin forcément d'une artillerie lourde
pour développer un produit qui traite un problème un peu spécifique.
Après, les passages à l'échelle, tout ça, c'est problème de riche.
On peut les traiter plus tard.
Ecoute, c'était hyper précieux.
Merci pour tous ces conseils, pour ton retour d'expérience.
Si les auditeurs veulent en savoir plus sur Fairlytics,
peut-être faire une contribution.
Ils peuvent aller où ?
Alors, ils peuvent aller sur mon site, sur kamilab.co.
Et puis sinon, en cherchant Fairlytics sur Google,
ils vont trouver le site et ils trouveront les coordonnées pour écrire.
Sinon, sur GitHub, le projet, il est aussi open source.
Il s'appelle Fairlytics Community.
Si tu cherches ça dans GitHub, tu vas trouver le projet.
Merci Hervé.
Merci Benoît.
Quant à toi, sur Reductor, j'espère que tu as kiffé cet épisode.
Je t'invite à aller regarder évidemment le travail d'Hervé.
Au moins, j'étais un œil.
Tu pourras cliquer.
J'espère qu'on aura réussi à trouver les liens et les maîtres
dans la description de l'épisode.
Et puis, si tu as envie de te tenir au jus de ce qui se passe
sur la communauté, bien sûr, artisandeveloppere.fr.
Et puis, inscrit-toi à la newsletter.
Je te dis à bientôt.
Ciao.

Les infos glanées

Je suis une fonctionnalité encore en dévelopement

Signaler une erreur

ArtisanDéveloppeur

Artisan Développeur est un podcast destiné aux développeurs qui veulent bâtir une carrière épanouissante. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tags
Card title

Lien du podcast

[{'term': 'Technology', 'label': None, 'scheme': None}, {'term': 'Technology', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}]

Go somewhere