Sobriété numérique avec Romain Fallet

Durée: 23m5s

Date de sortie: 21/03/2023

Dans le podcast du jour on parle sobriété numérique avec Romain Fallet, plus particulièrement des enjeux d’obsolescence programmée du matériel. 

 

Pourquoi remplacer un matériel, quelles sont les exigences de ressources des logiciels ? Ne seraient-ils pas à l’origine de cette obsolescence ? 

Face à ces questions on abordera la complexité de mise en oeuvre du développement sobre, son coût, le poids de gérer la retro-compatibilté des devices et surtout la volonté et la conscience humaine face à ces enjeux. 


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Pour suivre Romain Fallet : https://www.linkedin.com/in/romain-fallet/ 


Liens pour le premier épisode (obsolescence) :

Article de blogue qui m'a ouvert les yeux sur le sujet : https://tonsky.me/blog/disenchantment/fr/

Rapport de l'ademe qui explique que la part dans la pollution numérique est lié à la fabrication des terminaux : https://infos.ademe.fr/magazine-avril-2022/faits-et-chiffres/numerique-quel-impact-environnemental/

Association pour s'informer sur le sujet : https://www.greenit.fr/

Outil pour connaître l'impact environnemental de son site : https://www.ecoindex.fr/

Pour me suivre :https://www.linkedin.com/in/romain-fallet/

 

Liens pour le second (vie privée) :

Guide pour les développeurs : https://www.cnil.fr/fr/la-cnil-publie-un-guide-rgpd-pour-les-developpeurs

Décision de la CNIL à l'encontre de Microsoft sur le consentement aux cookies : https://www.cnil.fr/fr/cookies-sanction-de-60-millions-deuros-lencontre-de-microsoft-ireland-operations-limited

Contra Chrome : une BD décapante qui démontre la toxicité de Google Chrome



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Romain bonjour !
Bonjour Benoît, merci de ton invitation.
Je t'en prie avec grand plaisir.
Est-ce que tu peux te présenter en quelques mots pour ceux qui ne te connaîtraient pas ?
Oui, je m'appelle Romain, je suis développeur, je suis passionné d'excellence technique.
C'est tout ce qui touche la sobriété numérique et la protection des années personnelles.
En gros, c'est des sujets sur lesquels j'aime bien réfléchir, j'aime bien échanger.
Et aujourd'hui, on parle de sobriété, je pense qu'on va être dans la catégorie sobriété numérique,
avec notamment cet enjeu d'obsolescence programmée du matériel.
Autant avant, c'était quelque chose qui pouvait faire du sens, voire même, qui était prévu,
d'aller à cette idée d'obsolescence programmée, que les fabricants faisaient en sorte qu'un monde
allait y avoir besoin de changer le matériel.
Aujourd'hui, on se rend compte que ça devient un vrai sujet.
Tu as des chiffres en tête, toi ? Moi, je ne me rends pas bien compte,
mais il faut combien de minerais, il faut extraire combien de minerais,
tu vois, pour un téléphone, un iPhone 14, par exemple ?
Alors, je n'ai pas de chiffres en tête, mais je pense qu'il est intéressant de définir
justement cette notion d'obsolescence programmée.
Souvent, on a dans la tête le méchant industriel qui a prévu son coût,
qui a bien le temps à l'avance.
Oui, la vis de temps lavée celle qui est faite pour casser à deux mois après la garantie, quoi.
C'est ça, les composantes qui sont collées, les choses qui sont naturellement faites
pour ne pas être réparables ou pour casser à un moment donné.
Ça, c'est des choses qui existent, mais ça ne constitue pas, en fait,
l'ensemble de ce qui est l'obsolescence programmée, donc notamment dans les appareils informatiques,
ce que c'est de ça dont tu voulais parler.
C'est une partie, mais ce qu'il faut aussi bien avoir en tête,
c'est qu'une grosse partie de cette obsolescence n'est pas du tout consciente et pas du tout prévue.
Typiquement, aujourd'hui, pourquoi est-ce qu'on remplace un device,
un appareil, un téléphone, une tablette, un ordinateur.
On ne le remplace pas parce qu'il ne marche plus, on le remplace parce qu'il rame.
Pourquoi un appareil rame ?
Il rame parce qu'en fait, les logiciels qui tournent dessus deviennent de plus en plus gourmands,
de plus en plus exigeants en ressources.
Petit élément de comparaison, je crois que Windows 95 tout entier tenait dans 30, 50 n'importe de mega octets.
Aujourd'hui, une image de Windows 10, par exemple, c'est au moins 5 giga,
5-6 giga, entre 4 et 6 sont fonctionnalités d'édition.
MacOS, on est entre 11 et 13.
Est-ce que ces systèmes sont autant de fois plus complets, plus fonctionnels, plus performants que Windows 95 ?
C'est une question qu'on peut se poser.
Pourquoi ces logiciels consomment plus que t'as une petite idée sur la question ?
Je dirais parce qu'il y a une forme d'obésité du code.
En tant que développeur, on va plutôt s'appuyer sur le travail des autres,
on va récupérer des bibliothèques, on va intégrer des choses pour aller plus vite,
et à ce besoin d'aller plus à la feature.
En fait, ce n'est pas un sujet.
Moi, j'ai rarement eu la contrainte de la taille.
Comme ce n'est pas une contrainte, on ne fait pas forcément gaffe, on empile,
et de fil en aiguille, de petit à petit, ça ne fait que grossir.
La seule contrainte de taille que l'on va avoir aujourd'hui,
ça va être de l'embarquer, ou des contraintes d'espace-disques,
ou de puissance très spécifique.
Mais même dans le web, où on sait que le poids d'une page web est hyper important pour l'accessibilité,
on va avoir des pages hyper importantes,
et de plus en plus importantes selon les critères des moteurs de recherche,
notamment celui de Google.
Mais on va quand même avoir des pages en 2022 qui sont 10 fois plus grosses.
J'ai plus le nom de l'étude en tête, mais ça a été mesuré précisément.
Donc, ce n'est pas 10 précisément, mais on est dans ce genre d'ordre de grandeur,
10 fois plus grosses que celle d'il y a 15 envatants.
Malgré ce sujet qui est important pour une partie de l'industrie,
c'est quelque chose qui n'est pas du tout abordé, et notamment au niveau des développeurs.
Aujourd'hui, c'est presque considéré comme une mauvaise pratique.
Tu vas me dire ce que tu en penses, mais de réinventer la roue.
On dit, non, tu as une libre qui existe déjà, tu as tel système qui existe déjà,
tu ne casses pas la tête à refaire.
Ce sera probablement plus mieux fait ailleurs.
Prends ce qui existe, et empile, empile des briques plutôt que d'essayer de faire les choses par toi-même.
Oui, clairement, parce qu'il n'y a aucune garantie que tu freins mieux.
Il n'y a aucune garantie, mais le problème, c'est qu'on arrive à une espèce d'empilement dans le temps.
Je pense que ce qui est le plus flagrant, ça va être l'écosystème frontaine dans le développement,
où on est passé de frontaine, c'est du HTML et du CSS, à frontaine, c'est du HTML et du CSS,
trois megadjavascript avec complexité énorme là-dedans, des images énormes, des vidéos, des polices,
c'était tout un panel de choses, des animations qui fait qu'aujourd'hui c'est compliqué de faire une application...
D'un point de vue développement logiciel, il faut vraiment être formé,
parce qu'en plus c'est des sujets un peu comme l'accessibilité qui ne sont pas appris, je pense, dans les cursus
et dans les formations de façon générale, métier de développeur, et ce n'est pas quelque chose qui est valorisé,
à part contre-antres spécifiques, il y a un secteur qui n'est pas valorisé par une direction, par une équipe, par un client,
ce n'est pas des choses qui sont valorisées.
Non, clairement pas, et puis en plus si tu réfléchis en termes d'obsolescence,
c'est de maintenir un parc et de faire durer le matériel le plus longtemps possible.
Ça veut dire que toi en tant qu'éditeur, tu es obligé d'assurer une rétrocompatibilité avec des anciens devices,
et moi l'expérience que j'ai de mon petit studio que j'ai eu pendant une petite dizaine d'années,
c'est dès que tu remontes plus d'un ou deux systèmes en arrière,
ça devient extrêmement coûteux parce qu'en général toutes les deux, trois générations, tu as des ruptures un peu fortes,
mais pour peu que tu te prennes cette rupture là, moi j'ai le souvenir on avait fait une app avec un appareil photo,
la version suivante du système, l'intégrer complètement nativement alors que nous, ça nous a donné plusieurs semaines de travail,
si on avait lancé le projet au moment où la nouvelle version était sortie, c'est clair qu'on utilisait la nouvelle API
et qu'on n'aurait pas assuré la rétrocompatibilité parce que tout simplement ça coûte trop cher.
Et donc il y a vraiment cette question de l'éditeur, sobriété numérique c'est cool, mais il est correspondable en fait avec
le correspondable à glace en mode de l'écosystème et aujourd'hui ça coûte de l'argent et cet argent là en fait, pourquoi en fait ?
Parce que finalement pourquoi est-ce qu'on va se casser la tête, à part par des convictions éthiques personnelles,
pourquoi est-ce qu'on va se casser la tête à optimiser les choses et à assurer une rétrocompatibilité ?
Là-dessus j'avais lu quelqu'un qui était hyper intéressant, qui a peu été justement le déclencheur pour moi de l'intérêt
sur ce sujet, c'est un développeur russe qui s'appelle Nikita Tonski, je crois si j'écorche pas son nom, qui a écrit un article,
il y a un biais de blog qui s'appelle le désenchantement du logiciel, que j'ai d'ailleurs traduit en français.
Et en fait dans cet article il explique que l'industrie du logiciel, en fait c'est la seule industrie qui a ce niveau d'inefficacité dans tout ce que
l'ingénierie a connu. Il compare ça notamment au moteur des voitures, qui sont optimisés, aux petits oignons,
pour que les cycles moteurs soient les plus performants que la consommation par rapport à la puissance donnée,
ce soit le meilleur rapport, il parle aussi de l'aviation notamment, où tu as un haut niveau d'exigence au niveau de l'ingénierie
parce que un avion, si ça plante, ça a des conséquences dramatiques.
Et le logiciel c'est le seul domaine d'ingénierie où on tolère qu'un truc puisse prendre 100 fois, 1000 fois plus de temps que ça pourrait,
juste parce qu'on n'a pas envie de se pencher dessus plus que ça.
En fait quand tu dis on n'a pas envie, on pourrait presque croire que c'est conscient, moi je pense que c'est même pas conscient en fait,
mais plus part du temps.
Oui, quand je dis on n'a pas envie, c'est on n'a pas le temps, on n'a pas le budget, mais je pense qu'il y a aussi une part de conscience professionnelle
et tu parlais de responsabilité de l'éditeur, je pense effectivement qu'il y a une responsabilité qui est partagée
entre l'éditeur, entre le commanditaire, entre les porteurs de projet, entre les développeurs, mais qui est une responsabilité malgré tout.
En tant qu'ingénieur, de se dire bah ok, mon truc il est sous-optimisé,
bah si j'en ai pas conscience, pourquoi j'en ai pas conscience et qu'est-ce qui fait défaut dans mes compétences, dans mes connaissances,
qu'est-ce qui fait que j'en ai pas conscience, qu'est-ce qui fait défaut dans la structure organisationnelle,
qui fait que personne dans la organisation est capable de s'en rendre compte.
Et des fois on en est conscient, mais juste, il n'y a pas le temps, il n'y a pas le budget, c'est pas important,
le client ne n'y voit pas l'intérêt et du coup quand on en est conscient, qu'est-ce qui justifie,
comment on se positionne dans le point de vue intellectuel sur, bah ouais,
pour moi ça va un peu avec le sujet de la qualité, tu parles beaucoup dans d'autres podcasts
les sujets de la qualité logicielle et qu'au bout de moment faut peut-être refuser finalement de faire de la qualité,
je pense que des fois on peut rentrer aussi dans ce cadre-là et je pense que...
Alors ça j'aime bien, mais comment tu le défends en fait ? Parce que moi la dimension qualité,
je peux le défendre avec des arguments qui vont convaincre un DAF, qui vont convaincre un PO,
qui vont convaincre un CEO et qui sont dans leur langage, c'est-à-dire qu'avec des retours sur investissement,
avec une logique économique, là dans ces sujets-là, j'ai l'impression que la seule considération,
elle est soit éthique, soit on va dire un truc un peu lors de la conscience planétaire,
parce que finalement si on crame la planète, il y a plus grand monde qui va pouvoir y vivre dessus,
mais le petit chef d'entreprise du coin, est-ce qu'il va payer deux fois plus cher pour ça ?
Comment est-ce qu'on peut convaincre de s'intéresser à ces sujets-là ?
Je suis d'accord avec toi sur ce point, mais je pense qu'au-delà de la question environnementale,
de la question éthique et des valeurs, je pense qu'il y a aussi la question de la culture technique,
culture de l'ingénierie aussi qui a se posé au niveau de l'ingénieur, au niveau du développeur.
Est-ce que c'est ça que j'estimère du bon travail dans ce que je fais ?
Est-ce que c'est ça que j'estimère la compétence que je perds ?
Je pense que c'est un peu plus important de la question d'amélioration sur ce qu'on fait déjà nous à notre échelle,
et après sur les aspects éthiques et environnementaux.
On ne peut pas rentrer dans un argumentaire là-dessus vis-à-vis d'un client, vis-à-vis d'un patron.
En fait, c'est plus une question de société, et de savoir ce qu'on veut.
Est-ce qu'on veut continuer comme ça ?
Il y a des investissements qui sont faits aujourd'hui, c'est un aspect purement financier dans la transition écologique.
On sait que ce n'est pas à la hauteur de ce qu'il faudrait, mais en tout cas il y en a déjà qui sont là.
Il y a des intérêts financiers derrière, mais il y a aussi une volonté.
On se pose la question de se dire qu'est-ce qu'on veut ensuite ?
Est-ce que c'est vers ça qu'on va aller ? Est-ce qu'on considère être une bonne chose ?
Ce n'est pas aussi des choses qui pourraient arriver dans le monde du logiciel,
mais des questionnements que les développeurs aussi mettent dans la balance dans les missions qu'ils choisissent pour les travails qui veulent effectuer.
Ce que je me rends compte, c'est qu'il y a beaucoup plus de développeurs qui sont en recherche de sens dans ce qu'ils font.
Je pense que c'est un sujet qui est vraiment porteur de sens aujourd'hui,
dans ce qu'on fait de se dire qu'on contribue à faire sorte que des gens puissent garder leurs appareils le plus longtemps possible.
Là, tu commences à me parler parce que ça peut devenir un discours marketing,
ça peut être un élément de différenciation, que ce soit vis-à-vis des produits qu'on fabrique
et de séduire une clientèle en s'achetant une espèce de conscience verte
ou que ce soit auprès de développeurs qui vont être sensibles à la question
et ça va faciliter le recrutement par une marque avec des valeurs fortes.
Là, tu vois, ça, pour moi, c'est un vrai argument.
Sachant que sur l'aspect recrutement, aujourd'hui, on sait que le marché est très tendu sur les développeurs,
on sait que recruter, ça a un coût.
Prendre un bon développeur a un coût énorme,
que coûte formation jusqu'à un niveau optimal d'un développeur
parce qu'il y a son niveau privé de velocité optimale, il est long, il est élevé.
Ce genre d'enjeu pour une entreprise, ça peut être aussi un très bon moyen
de participer au fait de garder ces développeurs le plus longtemps possible
en leur donnant du sens dans ce qu'ils font, un sens qui va au-delà des aspects purement financiers
et qui pour autant a un retour sur l'institutement.
Le seul point que je voulais préciser, justement, par rapport à ça,
parce que du coup, je rappelle, le départ du débat a été parté sur pourquoi
est-ce qu'on remplace des appareils de technologie qu'aujourd'hui.
Ce qu'il faut savoir, c'est que dans la pollution numérique,
ce qui a le plus d'impact, ce n'est pas la vidéo, ce n'est pas Netflix,
ce n'est pas ce genre de plateforme-là, ce n'est pas non plus la consommation qu'on fait.
C'est la fabrication des terminaux, des utilisateurs.
Je n'ai plus les chiffres exacts, mais c'est de l'ordre de 3,5 de mémoire.
Finalement, si on veut avoir le plus d'impact dans la sobriété numérique,
c'est de faire en sorte que des gens puissent garder leur appareil le plus longtemps possible.
Pour donner un exemple, j'ai un iPhone SE 1ère Génération, qui date de mars 2016.
Si je devais en avoir un autre aujourd'hui, je ne prendrais pas celui-là,
je ne prendrais plutôt un iPhone, mais il fonctionne encore, il n'y a pas besoin de le charger.
Et aujourd'hui, je suis embêté parce qu'il fait une taille d'écran de 301 pixels de large.
Et la plupart des sites maintenant ne testent plus les sites sur la taille d'écran de 301 pixels de large.
Parce que cette taille d'écran, on est à moins de 1% des devices du marché.
Il y a un certain nombre de sites que je ne peux juste plus consulter,
parce que quand j'arrive dessus, il y a une fenêtre, une fenêtre modèle qui s'affiche.
Et puis, en fait, le scroll est désactivé et la croix pour la fermer, elle est hors de mon écran.
Et il y a un certain nombre de choses comme ça, un certain nombre de sites qui deviennent problématiques pour moi à utiliser.
Et finalement, en tant qu'utilisateur, je me sens frustré, puisque finalement, ça ne marche pas sur mon téléphone.
Ce genre de choses, par exemple, ça va m'inciter à changer un téléphone pour en avoir un plus grand.
Donc là, on n'est pas dans le cas où le téléphone rame, mais on est dans le cas où des sites, des applis sont inutilisables tout simplement.
Donc typiquement, une des solutions à ça, c'est en tant que des offers perçus.
Quand je fais un design irresponsif, je teste sur 301 pixels au lieu de 420 ou 480 minimum.
Et là, je couvre tous les devices. Et même si ça couvre que 1%, ça représente un certain nombre de téléphones qui ne peuvent pas être jetés à la poubelle pour rien.
Alors, imaginant qu'on est convaincus d'un auditeur ou une auditrice, de s'intéresser à ces sujets-là,
pourquoi tu leur conseilles de... ce serait quoi ton premier conseil pour te démarrer sur cette voilà et commencer à s'acculturer à cette logique et à cette dynamique ?
Je pense que c'est déjà de se rapprocher un peu d'associations et d'acteurs qui font des études sur les impacts, les impacts du numérique.
Pour débunquer déjà tout ce qu'on peut voir dans les médias avec les trucs absurdes, du style supprimer vos e-mails parce que ça pollue,
ça produit du CO2 ou des choses comme ça, ou les fournisseurs d'accès internet qui veulent mettre des équivalents CO2 sur les données que vous consommez
alors que ce qui passe dans un tuyau, ça ne produit absolument pas de CO2.
Déjà, c'est de se renseigner un peu, de se... d'essayer de comprendre en fait, quels sont les véritables enjeux, les véritables leviers qu'on a,
quels sont les leviers les plus gros, les plus importants pour avancer dans le bon sens.
Ce dont surtout on n'a pas besoin, c'est de disperser en fait nos efforts vers des choses qui ne servent à rien.
Donc il y a beaucoup de gens qui ont supprimé leurs e-mails, c'est bien mais l'impact il est presque nul.
Est-ce que sur ça, il y a une ressource particulière à partager ou un nom d'assos que tu recommands ?
Je ne peux plus avoir le nom en tête, mais je pourrais donner des liens qu'on pourra mettre dans la description si c'est possible.
Oui, volontiers, oui, carrément.
Ok.
Toi, quel a été le déclencheur pour toi ? Roudinou, sur ça, je crois que tu nous as parlé d'alors, mais qu'est-ce qui a été le déclencheur avant de te dire,
oui, ça vaut le coup de s'y intéresser et ça me parle ?
C'est vraiment cet article de Nikita, dont je te parlais tout à l'heure, et je pense qu'on mettra le lien aussi pour que les gens puissent le lire.
Et c'est vraiment ce truc qui me dit mais en fait, est-ce que je suis fier de ce que je fais au quotidien,
est-ce que je suis fier de mon métier, de la place de mon métier dans la société,
et puis de moi ce que je fais en tant qu'individu, en tant que développeur dans mon quotidien,
et finalement, au vu de l'impact qu'a un mauvais logiciel, je ne pourrais pas faire mieux.
Et c'est vraiment ça qui m'a fait commencer la réflexion déjà d'un point de vue personnel,
et c'était de me dire qu'est-ce que je peux faire, quels sont les...
Je parle beaucoup, tu vois, des petits gestes, trié-écédé-chers, etc.
La réflexion c'était quels sont les petits gestes que je peux faire à moi en tant que développeur,
qui me coûtent, c'est pas grand chose à faire dans mon quotidien de développeur,
mais qui peuvent avoir un impact significatif sur les performances, sur le poids,
sur la durée de vie des terminaux derrière.
Et qu'autre main, je te remercie pour tout ça.
Si les auditeurs veulent te suivre et en savoir plus sur ce que tu es écrit, ils peuvent te suivre où ?
Ils peuvent me suivre sur LinkedIn, je parle justement de sobriété numérique,
de protection des années personnelles et puis de domaines driven design,
donc il y a l'excellence technique.
Donc Romain Fallet sur LinkedIn.
Je termine, si Romain.
Merci à toi.
Quant à toi, je suis auditeur, bah écoute, je t'invite à venir nous rejoindre dans la communauté
sur artisandeveloppeur.fr pour suivre un petit peu tout ce qui peut sortir sur le blog.
Et je te dis à bientôt.

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