Snipcart avec François Lanthier Nadeau

Durée: 54m38s

Date de sortie: 25/12/2020

Dans cet épisode, nous allons parler d'un service ecommerce qui vous permet de mettre en place rapidement une boutique en ligne sur n'importe quel système. Snipcart est une solution qui se place entre les systèmes monolithiques du type Prestashop ou Magento et les services API First du type Commerce JS ou Swell. Retrouvez toutes les notes et les liens de l'épisode sur cette page : https://double-slash.dev/podcasts/e-commerce-snipcart/

Bonjour à tous et bienvenue sur ce nouvel épisode de Double Slash, donc nous sommes en décembre
2020 et c'est l'épisode numéro 17.
Je suis Patrick et comme d'habitude nous sommes avec Alex.
Salut Alex ! Salut Patrick !
Pour vous rappeler un petit peu, si vous aimez le podcast, pour nous récompenser,
c'est assez simple, vous voulez laisser une note ou un commentaire sur Apple Podcast.
Ça nous aidera un peu à remonter dans les classements et à faire connaître un peu plus le podcast.
Et évidemment, vous pouvez aussi partager les épisodes sur les réseaux sociaux pour nous faire connaître.
On vous remercie d'avance.
Alors aujourd'hui l'épisode, on va parler de e-commerce et plus précisément d'une solution qui s'appelle SNIP CART.
Donc pour cela, nous avons un invité et c'est François.
Donc bonjour François !
Salut !
François, tu es un petit peu loin par rapport à nous, tu es sur Québec, c'est ça ?
Exactement, l'autre côté de l'Atlantique.
Voilà, donc je vais te laisser te présenter un petit peu tout ce que tu as fait, ton background, etc.
Oui absolument.
Moi c'est François Lentier Nadeau, je suis CEO chez SNIP CART.
Ça fait pas longtemps que je suis CEO.
En fait, avant je faisais plutôt du marketing dans la boîte.
Et puis, si ça, mon background est plutôt marketing web.
Mais je suis tombé en amour un peu avec le monde du développement web.
Je suis décidé d'investir pas mal toute ma carrière là-dedans entre autres à travers SNIP CART.
Sinon, je suis aussi un mentor pour des startups dans un programme d'accompagnement qui s'appelle Apollo 13 à Québec.
Ça a été lancé par une boîte de développement web qui s'appelle Spectrum.
Donc c'est pas mal ça mon monde, je dirais les startups, le Jamstack, le Web Dev, puis le e-commerce évidemment.
D'accord.
Et ça fait combien de temps que tu es sur SNIP CART ?
Ça fait fun fact, j'ai été le premier employé chez SNIP CART comme stagiaire marketing en 2014.
Ça fait 6-7 ans.
Ok.
6-7 ans.
Du coup, en fait, tu es en train de nous dire que tu es passé du stagiaire marketing à CEO, quoi.
Ouais, exactement.
C'est beau ça.
C'est beau ça.
Ouais, ça faisait quelques mois à peine que la solution avait vu le jour.
Moi, j'étais en train de finir mon université et j'avais envie de me confronter plus à la technologie internet que les trucs classiques.
Donc, je suis comme outreach les gars chez Spectrum.
J'ai fait, je pense que je pourrais faire quelque chose de cool pour vous.
Vous êtes des bons coders, vous êtes des bons designers, mais vous êtes nuls en marketing.
Peut-être que je peux emmener de quoi.
Bon, de fil en aiguille, ils m'ont comme dirigé vers ce startup-là.
C'est ça, je suis tombé en amour avec l'audience, avec les gens qui travaillaient là-bas, le produit.
Fait que j'ai décidé de y aller un petit peu plus all-in dans SNIP CART.
Ok.
Cool.
Du coup, est-ce que tu peux nous parler un petit peu plus de SNIP CART ?
Qu'est-ce que c'est ?
Quel est le problème ?
Juste nous en dire plus sur SNIP CART ?
La solution.
Oui, la solution.

Oui.
Dans le fond, SNIP CART, pour ceux qui ne sont pas au courant, c'est une solution de e-commerce pour développeurs web.
Ça a été lancé, comme je disais, en 2013 au sein d'une agence.
Donc, si on fait une espèce de portrait global des solutions modernes des e-commerce,
SNIP CART, ça se placerait un petit peu dans la catégorie add-on.
C'est comme une couche de e-commerce personnalisable que tu peux ajouter dans le front-end de n'importe quel site web.
J'expliquerai un petit peu plus plus tard.
Sinon, oui, c'est ça.
Ça a été lancé dans une agence.
Donc, l'agence, c'était encore Spectrum.
Il y avait un client à l'époque qui avait un vieux site avec du code poussièreux, disons.
Et puis, il voulait faire d'e-commerce.
Il voulait vendre sur ce site-là.
Mais il n'y avait pas le budget nécessairement pour faire un refactor avec, à l'époque, c'était magento, ce genre de truc-là.
Donc, on y a proposé un truc qui bride.
Où est-ce qu'on lui ferait un workaround, une solution qui est comme une patch par-dessus son site web.
Donc, l'e-commerce passerait simplement dans HTML, JavaScript, un panier d'achat injecté en JavaScript,
des produits définis avec des attributs HTML autour d'un bouton.
Et puis, nous, on fait un petit API, puis un petit application de notre côté qui permet de processer ces transactions-là.
Mais en échange, on fait comme un bon prix là-dessus et tout.
Et puis, en échange, nous, par contre, on va faire un produit de ça.
On va carrément, éventuellement, commercialiser ça.
Ça, comme était un peu la jeunesse de comment SNPcart a commencé.
Puis aujourd'hui, on est en 2020, on a eu trois versions majeures.
La V3 est sortie fin 2019.
Ça ressemble à ça.
Ok. Donc, oui, au début, c'était...
Dès le début, vous avez senti qu'il y avait, afin que ça allait être un produit à développer et à vendre,
ou c'est vraiment par hasard en ayant fait le site, vous vous avez rendu compte que c'était pas mal et...
Il faut mentionner que Spectrum, l'agence web, avec qui on est toujours proche,
mais tu sais, comme on s'est rendu, il y a une séparation, ces deux corporations très distinctes et tout ça, là.
Mais on a toujours eu l'esprit très entrepreneurial, puis il voulait financer, aider, accompagner des startups.
Souvent, il y avait le discours de vouloir dire à leur propre employé de se lancer une business avec eux et quitter la job et de faire autre chose.
Il y avait cette espèce de conscience-là ou d'ouverture-là aux solutions commerciales potentielles dans tout ce qui était fait dans l'agence.
Je pense que rapidement, oui, il y a eu un potentiel commercial de déceler dans cette initiative-là.
Ok.
Et du coup, vous êtes très fort en marketing, vous faites beaucoup d'articles de blog, etc.

Non, c'est vrai, alors c'est...
C'est pour beaucoup, j'imagine.
Ah ouais, quand même.
Du coup, c'est un peu comme ça, moi, que j'ai connu Sneakart grâce aux articles de blog, etc.
C'est vrai.
Et du coup, tu as parlé d'addonne, en fait, au niveau du positionnement de Sneakart.
Comment le positionnement par rapport à tout ce qui est Magento, WooCommerce, Shopee Fight, etc.
Donc, vous, vous positionnez comment, en fait?
Oui, dans le fond, mettons les solutions que tu as mentionnées là, c'est plutôt des monolithes.
Au-du moins, dans le cas de WooCommerce, c'est des add-ons qui s'attachent à un monolithe en particulier.
Donc, c'est des choses qui sont apparus dans un contexte, ou est-ce que Shopee Fight ou WooCommerce, mettons, surtout Shopee Fight,
dans un contexte, ou est-ce que les e-commerce, c'était un pain pour beaucoup de personnes.
Puis c'était très, très, très fermé dans la mesure où ça devait être des gros coûts de développement, du gros back-end, tout ça.
Donc, Shopee Fight, comme arrivé en réponse à ça, de dire, bon, mais là, il y en a marre que ce soit juste les grosses façons.
Et puis, on peut y omber les gros développeurs qui lancent des sites transactionnels.
On veut démocratiser tout ça, on veut rendre ça accessible à Monsieur, Madame, tout le monde.
Donc, on fait Shopee Fight.
Donc, c'est clé en main, tu cliques, cliques, cliques, et puis, genre, tu réussis à vendre quelque chose en ligne.
Ça, c'était...
Nous, Snapcard, arrive dans un moment de cette histoire-là, ou est-ce que c'est un beau produit, Shopee Fight, qui a aidé beaucoup de gens.
Par contre, pour la communauté de développeurs web, ça a créé certains irritants.
Puis, il y avait beaucoup de développeurs web qui se sentaient un peu avec les mains liées par rapport à Shopee Fight.
Donc, être obligé de travailler dans un écosystème fermé avec un templating language qui était X,
puis tu ne peux pas diverger de ça beaucoup.
Donc, Snapcard, l'espèce de thinking derrière, c'était de dire,
ben écoute, on n'a pas besoin nécessairement d'avoir une opinion sur les technologies que tu décides d'utiliser pour construire un site.
Nous, en tant que développeur, on te fait confiance comme développeur
dans la mesure où tu vas choisir les bons outils pour le travail.
Tu connais ton client, tu connais tes skills, tes talents à toi, donc tu sais comment construire le site web.
Par contre, tu ne veux pas te faire... tu ne veux pas te casser la tête avec les trucs un petit peu plus corsés d'e-commerce.
Donc, nous, on va te donner juste la couche customizable qui est besoin pour ça.
Bon, comment ça s'exprime, techniquement, cette espèce de valeur-là, cette proposition de valeur-là,
c'est qu'on a fait une injection de panier d'achat en JavaScript.
Super simple, un snippet un peu comme si tu ferais Google Analytics.
Ensuite, on a dit les produits, ils vont vivre dans l'HTML.
Ça va être un élément HTML mettant un bouton sur lequel tu peux déterminer les attributs.
Puis, nous, Snipkart, une fois que tu as le JavaScript d'inclus sur ton site,
une fois que ces boutons-là sont cliqués, on lit une information de produits et on l'ajoute dans un panier.
Donc, dans le fond, ça fait que l'endroit où Snipkart vit, c'est un endroit qui commun à tous les sites web,
c'est-à-dire le front-end, l'HTML.
Dès que tu as accès au code source, tu peux aller ajouter cette couche-là d'e-commerce dans n'importe quel site,
peu importe la stack en arrière.
Donc, si tu mets ça en versus Shopify, du moins Shopify traditionnelle,
on peut rentrer dans le RedLess plus tard, Snipkart, c'est beaucoup plus légers, plus flexible,
puis, si ça c'est plus, orienté pour développeur dès le départ.
Ouais, de toute façon, oui, Shopify, c'est un peu le reproche, c'est que tu es vite limité techniquement,
si tu veux aller loin, et puis tu es un peu enfermé dans un système, c'est un peu le principe.
Mais c'est vrai qu'avec Snipkart, je connais bien le Snipkart,
et l'avantage, c'est que vraiment, tu peux le mettre sur tout, en fait, tout et n'importe quoi,
du moment que tu as un bouton avec les attributs qui vont bien.
Exact.
Tu mets le JavaScript et c'est parti.
Exact.
Puis, dans le fond, là, j'ai parlé beaucoup de la partie comme développeur puis intégration.
Par contre, tu sais, on a aussi réfléchi à gérer un store, un boutique,
c'est-à-dire qu'on vous offre un tableau de bar pour marchand,
ou est-ce que tu peux gérer comme tes commandes, un paquet, tes promos,
tes paniers abandonnés, tes taxes, tes livraisons, toutes les trucs que tu dois, tes emails,
les trucs que tu dois gérer quand tu es un marchand qui vend régulièrement en ligne.
On a un dashboard qui est hosted, ou est-ce que tu peux aller faire ça.
Ça, puis aussi, dans le fond, Snipkart, on a une des seules solutions qui permet vraiment
de vendre des produits physiques, digitaux, puis des abonnements récurrents dans la même solution.
Ça, c'est un autre truc qu'on essaie de pousser un peu, je dirais.
D'accord.

Du coup, tu as commencé à lister un peu les fonctionnalités.
C'est quoi les fonctionnalités, en fait?
Donc, le panier, l'ajout de panier, en fait, et le...
Oui, c'est comme binaire un peu, dans le fond, Tanox.
Tu as des fonctionnalités qui sont vraiment devs, donc l'intégration JavaScript, HTML.
Après ça, si tu as envie de pousser la customisation et le comportement de ton e-com,
tu peux overrider le CSS.
On a des components qui sont modifiables dans le cart.
On a un JavaScript API, REST API, des webbooks.
Si tu veux faire parler ton cart, ton store avec d'autres outils à l'extrême,
en tant que développeur, tu peux faire ça facilement.
Sinon, on switch du côté marchand.
Ce qui est là, c'est plus vraiment la gestion de ton store.
Donc, les fonctionnalités que je n'ai mentionnées entre autres.
Oui, c'est pas mal, ça.
Oui, tu as les commandes.
Et on a les raisons de panier abandonné, taxe, e-mail.
Il y en a plein, là.
C'est complet, quoi.
C'est une commerce complète, en fait.
Du coup, limite, on peut vraiment tout mettre notre base produit.
On peut la mettre sur SNIP CART.
Oui, absolument.
C'est juste qu'il y a un paradigme avec SNIP CART
que des fois, les gens ne comprennent pas directement.
Les gens vont poser la question,
où est-ce que mes produits vivent, où est-ce que je crée mes produits?
Parce qu'on a comme l'attente que ça doit vivre dans une base de données
et que ça doit être créé dans un UI.
En vérité, SNIP CART, ça ne fonctionne pas comme ça.
SNIP CART, c'est encore plus ligne que ça.
Si tu veux, tu peux l'intégrer avec un CMS.
Dans le CMS, tu vas te créer un genre de content type
ou un genre de UI qui va te permettre de générer le markup HTML
de produits de SNIP CART et d'envoyer ça à la bonne place dans le site.
Mais en vérité, c'est ça.
C'est juste du markup, les produits.
Tu peux gérer une fois que tu as les produits sur un site
qui ont été définis dans le markup,
tu peux envoyer un SNIP CART, crawler tout ton site,
ça affiche toutes les produits dans le dashboard de marché dont je vous parlais.
Si tu veux, tu peux utiliser une fonctionnalité d'inventaire
ou est-ce que tu vas aller assigner des stocks
à tes différents produits, tes options produits, ce genre de truc-là.
Je peux préciser un peu parce que j'ai déjà fait un site assez complet avec SNIP CART.
Comme tu dis, les produits ne sont pas du tout chez SNIP CART.
C'était un site Gatsby qui est basé sur du fichier Markdown.
Mes produits, c'est mes fichiers Markdown.
Je les gère comme je veux, les options, etc.
C'est moi qui gère ça.
Et vous, SNIP CART, vous récupérez les produits qui existent dans mon site
et vous permettez de les vendre.
C'est juste que vous ne stockez aucun produit, rien du tout.
Non, exactement.
Nous, on liste, on crawl ça, on peut faire un couple d'autres trucs,
mais je veux dire, non, à la base, c'est comme tu dis.
Ça fait aussi que si jamais tu décides de changer ton front-end, ton back-end,
ou peu importe, c'est assez portable comme information.
C'est ça.
Oui, vous dirais vraiment que la partie panier, vente et voilà quoi.
Et tout ce qui vient après pour gérer ton store aussi.
Et il me semble que Patrick, tu me confieras, et François, tu peux aussi confirmer.
Je pense que tu peux en fait aller récupérer ton affichage,
c'est-à-dire ton produit, en fait, il est stocké en MD, en Markdown,
et tu vas en fait, tu peux faire un petit appel via un webbook
pour aller récupérer le stock, afficher le stock en live.
C'est ça.
Il y a une API qui est assez complète, et tu peux, une fois que tu as tes produits
qui ont été faits chez, en fait, parce que dans Snipkart,
tu peux aller faits chez tes produits qui sont sur une page,
où il y a tous les produits, par exemple.
Donc là, c'est là où tu vas pouvoir gérer ton stock,
mettre stock 0, stock 2, ce que tu veux, même des variantes.
Et ensuite, derrière, tu peux appeler l'API de Snipkart
pour récupérer le stock que tu as défini dans l'admine
et attribuer un stock à chaque produit.
Donc tu peux jouer avec l'API et faire pas mal de choses.
Oui, ça, si tu as envie de gérer ton stock via Snipkart directement,
ce qui, tu sais, ça fonctionne, mais on a d'autres gens qui vont dire, genre,
OK, bien mon marchand d'autres développeurs ou des agences qui vont dire,
mon marchand, lui, il y a déjà un inventaire externe,
il y a une boutique mettant physique.
Donc moi, je vais juste faire parler Snipkart avec cet inventaire-là,
puis je vais faire des incrementations,
des crémentations de l'inventaire à l'extrême, tu sais.
Donc ça dépend vraiment comment tu préfères gérer tout seul.
Oui, tout est faisable, en fait.
Carrément.
Donc, on continue.
Bon, j'ai vu que, bon, cette année est assez particulière quand même,
2020, on peut le dire, je sais pas.
Je sais pas au Canada comment ça s'est passé, mais en France, c'est particulier.
C'est particulière, c'est très poli.
Oui, c'est ça.
C'est très poli, oui.
Du coup, il y a du quand même un essor,
enfin, certaines dix, on a fait dix ans en avant sur les e-commerce,
et du coup, j'ai cru entendre que vous aviez une forte croissance Snipkart.
Enfin, même sur un meet-up, je crois que vous l'aviez dit.
Et en fait, voilà, ça se passe comment, en fait?
C'est super étrange pour moi de commenter là-dessus,
parce que je vois la foutue pandémie,
ça génère beaucoup de souffrances économiques, psychologiques, à travers le monde,
donc dans ce contexte-là, j'ai une certaine niveau d'empathie en regardant tout ce qui se passe,
mais en tant que entrepreneur, puis de compagnie,
moi, d'un autre côté, je vois cette tendance macro là,
se refléter dans une explosion de nos revenus,
parce que devant ces nouvelles contraintes-là,
c'est un paquet de gens qui disent, alright,
fuck les restrictions, je vais passer par Internet,
parce que là, je peux faire plus de vente,
puis tu sais, je peux essayer de survivre avec ma business,
donc les gens migrent plus fort, plus vite,
vers les e-commerce.
Donc, nous, qu'est-ce que ça fait?
Ça augmente le nombre de vente des clients existants,
ça augmente carrément le nombre de clients existants.
On se demande si ça allait faire ça,
tout le monde était un peu dans l'incertitude,
mais oui, je peux vous donner des chiffres,
parce que de toute façon, je suis pas capable de me fermer la trappe,
puis je parle toujours de tout, donc c'est comme,
on est transparent par défaut chez Snipkart.
On a commencé l'année en janvier,
on faisait 66 000 de monthly recurring revenue,
de revenus requérants, on se revoit,
puis là, on a fermé novembre à 165 000,
donc on a fait plus que 120 % de croissance en 2020,
puis en octobre, je l'ai partagé sur Indie Hacker's,
puis Twitter, ce genre de truc-là,
mais en octobre, on a dépassé pour la première fois
un million de revenus annuels pour notre start-up.
C'est trop bien.
C'est fou, c'est complètement...
C'est fou, après, on comprend parfaitement
que le contexte humain et social,
il est différent du contexte économique,
mais en fait, vous, vous répondez à un besoin,
et en plus, on en a déjà parlé,
c'est facile à implémenter, c'est relativement rapide,
c'est agnostique, n'importe quel site peut accueillir Snipkart,
du coup, c'est un peu une solution idéale
en termes de lave vu le contexte
pour sortir un truc rapidement.
Là, il faut que je chip,
il faut que les gens puissent acheter,
et tout, vous, ça correspond exactement à ça.
C'est pas surprenant que vous ayez explosé.
Exact, c'est ça.
Où est-ce qu'on pouvait, on a essayé de redonner,
de réduire les prix,
d'offrir des mois gratuits,
ce genre de truc-là,
parce que justement, on est sensible à ça aussi.
Mais oui, Tilly, c'est un bon point.
Ça me permet de plugger le fait
que Snipkart s'est utilisé sur un spectre d'utilisation
à deux poles,
c'est un pole qui est la rapidité.
C'est-à-dire rapidement, je veux transformer quelque chose
en site transactionnel,
ou tester un marché online,
ce genre de truc-là.
Et à l'autre pole, sur le spectre,
c'est la customisation,
flexibilité, indépendance.
En tant que développeur, je vais pouvoir
choisir avec quoi je travaille,
tout ça, sans que ma solution de e-commerce
vienne dans mes pattes.
Je te dirais que les users de Snipkart,
ils s'inscrivent un peu comme sur ce spectre d'usage-là.
Ok.
Est-ce que tu penses que la Jamstack,
parce qu'en ce moment, la Jamstack,
on en parle de plus en plus,
ça sentrait un peu d'explosé,
même si ça représente encore un petit marché,
par rapport au WordPress et de compagnie,
est-ce que tu penses que ça contribue aussi
aux côtés de la croissance de Snipkart ?
Oui, définitivement.
Je pense que ce serait mal en aide
de dire qu'on en bénéficie pas.
J'ai quelques bémoles, par contre.
Oui, absolument, ça explose en ce moment.
Juste comme en janvier,
puis en décembre dernier,
mon inbox juste explosait
de venture capitaliste, de VCs,
qui voulait investir dans Snipkart,
où on apprend plus sur Snipkart
ou la Jamstack,
juste parce que c'est comme,
ça devient plus en plus mainstream.
Et là, tu as un paquet de films qui se réveillent,
un peu hard-top, et qui font comme,
ok, il faut qu'on parie sur un cheval là-dedans,
dans cette course-là,
il faut qu'on fasse partie de l'espèce de WordPress.
Exact, c'est ça, exact.
Et puis, tu sais, au point,
il y avait tellement d'offres,
au point que je me disais, oh, shit,
on devrait peut-être lever de l'argent.
Non, mais tout le monde pense qu'on est vraiment
plus gros qu'on est Snipkart.
Le monde pense genre qu'on est une grosse compagnie,
on vient de être neuf personnes.
Et puis, je les ai donné mes chiffres,
on vient de faire un million,
ça fait sept ans qu'on existe.
En fait, c'est une petite compagnie.
Des fois, les gens, ils nous voient,
puis ils font, ok, vous êtes une compagnie
dans un space très moderne,
ils pensent qu'on devrait bouger plus vite,
ou s'intégrer avec d'autres trucs plus vite,
ou faire du support plus vite.
Et puis, des fois, moi, ça me crée de l'angoisse,
comme CEO, je suis comme,
oh, peut-être qu'on devrait lever des millions,
parce que tout le monde veut m'en donner.
Puis, genre, essayer d'aller chercher,
d'aller remplir ce gap-là,
dans le positionnement et la perception avec ça.
Donc là, j'ai comme réfléchi à ça toute l'année,
pas toute l'année, la moitié de l'année.
Puis, un moment donné, j'ai juste fait,
ah, tu sais, tu sais quoi, fuck that,
comme, c'est pas dans mon ADN,
j'ai des problèmes avec l'autorité,
je suis une personne relativement anxieuse,
j'aime ça avoir un beau lifestyle,
un confort, j'aime ça que les gens soient
de bonne humeur, qu'il y a une camaraderie,
que ce soit amical, je suis snp-caught, tranquille,
tu sais, pas d'âge supplémentaire,
santé mentale, pour moi, c'est super important.
Enfin, comme ennuis, j'ai comme fait,
ouin non, genre, j'ai l'ambition
d'épenser toutes ces millions-là,
mais pour moi, c'est plus important
de mettre en place sur le confort, le bonheur,
le lifestyle de moi et de la team.
Je pense aussi que ça nous permet d'avoir
une brand, une marque qui est un peu plus en hâte,
tu sais, qui est, en étant, nous autres,
on dit au monde, des fois,
écoute, genre, j'aimerais tellement ça
pouvoir faire cette fonctionnalité-là, mais comme,
la réalité, dans ce moment, c'est que je suis débordé au sport,
je suis en train de travailler sur une autre fonctionnalité,
qu'il y ait genre, 150 personnes
qui m'écrivent pour que je la fasse,
puis je vais être juste obligé de te dire non,
on est une petite team indépendante,
puis comme, si jamais ça ne fit pas pour toi,
je respecte ça, tu sais, on est rendu profitable,
depuis quelques quatre ans, donc,
si les gens s'en vont, on a le luxe de dire non,
genre, tu sais, donc c'est comme un drôle de luxe,
parce que ça te permet de maintenir un peu
ta liberté, ton confort, mais tu sais,
ça fait que, ça fait que des fois,
ça ne fit pas avec certaines personnes,
ou certaines businesses, puis c'est OK.
Tu sais, le B2B, les gros enterprises,
pas B2B, vraiment enterprises,
nous, on a juste dit non,
tu sais, on a fait comme,
hey man, les contrats, les NDAs,
les avocats, les
les réglementations, tout ça
me fait saigner des yeux,
donc moi, je suis comme, non,
ça, on dit non à ça,
parce que la communauté, la audience qu'on a,
ça nous suffit pour être profitables,
être une belle business,
faire un beau produit, du bon service, tout ça,
on n'a pas besoin de ça, right?
Ça peut être, oui, vas-y, vas-y,
oui, je comprends, je comprends,
et ça fait pas assez un peu partie
de votre mindset,
un peu sur l'agence spectrum
et tout ça, de faire un peu
l'apologie de la lenteur,
de dire, arrêter
de faire speed, speed, speed
pour chiper des trucs qui sont
pourris, nuls, prends le temps,
fait ça bien, fait un beau produit
qui répond à un vrai problème,
que les gens ont ma vraie vie,
et puis faire un truc bien,
ça prend du temps,
et du coup, après, c'est personnel,
mais moi, je trouve que ça,
enfin moi, j'adhère complètement
à ça, en mode
faire un MVP, où en fait, c'est tellement,
c'est tellement M, il est tellement
minimum, qu'en fait, c'est de la merde,
quoi, il n'y a rien,
tu vois, il y a trop le M,
et du coup,
moi, je serais plutôt mettre le V,
le value, il faut mettre un vrai truc
qui a de la valeur, et c'est un,
enfin, j'ai eu la chance
d'aller en cou à Québec, et
en fait, c'est ce qui était vraiment
ressorti de cette agence-là, et
tout le discours avec le mindset
entre vous, quoi, c'était vraiment ça,
et tu confirmes le mindset, non ?
Oui, absolument, pis
tu sais, je...
je sais pas, comment dire,
j'ai été influencé
fortement par
George, qui est mon partenaire,
mon mentor, puis le fondateur de Spectrum,
eux, ils ont toujours eu cette
vision, bootstrapped,
slow growth,
c'est human first,
ce genre de truc-là, pis eux, en
retour, ont été influencés à mort
par les genres de 37 signals,
base camp, tout cet espèce
de mouvement-là.
Fait quoi, on a été influencés par ça,
par contre, on vit dans un
space, le jam stack pour venir à la
question que j'ai complètement dérapée,
on vit dans un space,
ou est-ce que les joueurs
qui brille le plus,
ou dont on entend le plus parler,
sont tous très, très, très
financés.
Fait que l'espèce
de...
de...
de minance de vie ici dans
le jam stack est assez intense,
right ? Fait que par contraste,
moi, je trouve ça super cool
de dire, ben, regardez,
nous, on embrasse
un peu certaines valeurs du jam stack,
là, qui sont l'indépendance,
la
sensibilité sur la performance,
sur certaines métriques qui sont
importantes à nous, la modularité,
la flexibilité, tu sais, on
embrasse un peu ça à travers notre
compagnie aussi, pis je suis très fière
de venir, de venir sur des podcasts,
ou dans des meetups, pis dire, ben,
nous, on est un joueur qui contribue
activement à cette communauté-là,
à cet écosystème-là, pis on est
indépendant, pis on a réussi à le faire.
Ça a pas été facile, pis c'était pas
un genre de coup de génie,
là, on a vu la...
la tendance dessinée, pis là, on a
mis nos pions, pis tu sais,
tu sais, je veux dire, il y a une partie
de tout ça qui c'est de la chance, right ?
Snapcard, c'est sa vie dans le front-end,
parce qu'en 2013,
il y avait un client qui avait
un site de merde, pis on a voulu
mettre des e-commerce par-dessus, donc
on est passé dans le front-end, mais, tu sais,
on était pas des visionnaires qui disaient
ah, les browsers
le front-end, ça va devenir
une révolution, pis là, après ça, il va
avoir le jam stack, pis tu sais, ça existe,
ça n'existait même pas, ça se passait
même pas encore. Donc, il y a une partie
de tout ça qui est de la chance,
pis je suis prêt à l'admettre,
par contre, on a mis
l'effort, on a mis le temps, on a participé
à la communauté haute-taue, on a fait du contenu,
on a, tu sais, on a fait briller
des compagnies qui existaient à peine, pis
on a devenu des grosses compagnies,
ensuite, tu sais, on a voulu
mériter
notre chance, je pense, dans ce mouvement-là.
Ouais, complet.
Complait. Après, enfin,
pour revenir à ce que disait Patrick,
c'est clair que tout les...
il y a beaucoup, beaucoup
de blogs, de
blog posts là, sur toutes les
techno, dès qu'il y a un
nouveau truc, bam, vous le testez,
il y a un super article
qui est hyper documenté,
poussé, qui est hyper technique,
et qui vient une référence
très vite, quoi, et ça,
c'est super, quoi, parce que
vous avez pointé
et contente marketing
à mort, et du coup, c'est
hyper spécifique, donc ça marche,
donc c'est cool. C'est juste que
pour nous, c'est une des manières les plus honnêtes
de faire du marketing, right?
Parce qu'on s'épargne
un peu, tu sais, on parle
pas juste de snip-carch, là.
Si tu regardes, on vient de faire l'analyse
de marketing 2020,
il y a
70% du contenu qu'on a
fait, c'était top of the funnel.
C'est-à-dire, on parlait pas
de notre produit, on parlait à peine
des commerce, on parlait juste comme du Web
Dev en général, du front-end
en général, de certains outils,
et tout. Donc, ça pour moi,
ça fait que quand je vois le trafic
rentré, quand je vois les rankings
sur Google, quand je vois notre cash
augmenter, je me dis
au moins, on le fait
d'une manière, oui, est-ce qu'on a donné de la valeur
aussi à la communauté.
Puis on a aidé les gens, on n'a pas juste
comme, peddler des publicités,
puis genre, faire des gros deals
avec des enterprises, ou est-ce que, tu sais,
y a cet espace de
relation un peu, c'est un biothèque-là,
que je sais qui paraissent dans notre marketing
un peu.
Après, en tout cas, pour moi, mon ressenti,
c'est vrai.
Ce que vous essayez de faire,
et ce que vous faites,
c'est complètement en phase.
Et moi, c'est comme ça que je le ressens
aussi, quoi. Vraiment.
Ouais, bon esprit.
Ouais, clairement.
Et du coup, moi, je voulais rebondir sur un truc,
parce que, c'est vrai, j'ai vu, dernièrement,
tu n'avais pas hésité à faire un meet-up,
où tu disais carrément,
pourquoi, dans quel cas, en fait,
SNIP-Cart n'est pas adapté, en fait,
négative marketing.
Oui, petit, c'est comme,
c'est un peu contraintitif,
mais ça vient de ce que je vous disais tout à l'heure,
ou est-ce qu'on a cet étrange looks
de pouvoir dire non à des personnes,
parce qu'on est profitables,
puis on a un product market fit
qui fonctionne, qui est qu'on comprend.
Donc, dans cet optique-là,
nous,
bon, ok, dans le headless e-commerce,
on a un product market fit,

mais en ce moment, il y a comme deux grosses propositions
de valeur.
T'en as une qui est simple,
on découpe ton front-end de ton back-end
pour
permettre justement d'optimiser
les deux, comment tu joues à ton data,
puis comment, dans le front-end,
tu présentes, tu livres,
tu livres, tout ça.
Ça, c'est super cool, c'est facile à comprendre.
L'autre proposition de valeur,
c'est plutôt,
ok, dans le headless e-commerce,
toujours, c'est ok, on va
faire vivre ta data sur tes produits,
tout ça, dans un seul endroit.
Par contre,
ou est-ce que tu vas
vendre ces trucs-là,
ça peut devenir de multiples endroits différents,
genre des touchpoints,
comme une app mobile native,
un site web, des smart screens,
des voice chat agents,
des social networks,
tu peux comme vendre sur toutes ces trucs-là.
Cette deuxième
proposition de valeur,
elle est super cool,
super trendy,
à voir si les gens en ont vraiment besoin,
je pense qu'il y a des grosses brands qui en ont besoin,
tout ça.
Mais le marché moyen, en mon expérience,
puis dans ce que moi je sais,
on peut nécessairement être besoin de toutes ces touchpoints-là.
Faites-moi ce que je disais, entre autres,
pour répondre à la question, c'est,
si tu as besoin de six différents touchpoints,
puis tu veux être capable de vendre tes produits
sur ta toilette intelligente,
ben,
SNIPCAD, ça fonctionne pas,
le produit, le markup,
c'est comme pas fait pour ça.
Là, je fais des blagues,
je respecte vraiment beaucoup,
puis je trouve que les solutions
qui naissent dans ce space-là sont super intéressantes.
C'est commerce-layer,
par exemple,
on pourrait argumenter que c'est des compétitions,
on n'en est pas vraiment dans le même niveau de market.
Eux sont beaucoup plus upmarket,
puis pour vrai, en termes de gérer
différents touchpoints,
la globalité d'un marché, tout ça,
c'est quand même cool.
Je trouve ça cool que ça bouge
ce côté-là de l'industrie.
Pour l'instant, SNIPCAD
n'est pas nécessairement
disons vrai, headless.
T'as un peu de découplage,
parce que la data vit pas dans SNIPCAD,
comme on disait.
Mais ça veut pas dire qu'on va pas bouger vers le,
tranquillement,
j'ai réglé de la data,
de façon indépendante dans le backend,
je sais pas.
Ça, c'est les choses auxquelles je réfléchis.
Mais si en ce moment, t'as besoin de vendre
sur six points de contact,
puis format différent, peut-être pas de prendre SNIPCAD.
Un autre moment où je dis pas de prendre SNIPCAD,
c'est
si t'as besoin d'avoir
une vingtaine de différents
niveaux de permission
granulaire dans ton application
d'e-commerce,
si t'as besoin de faire
passer des tests
de sécurité ou de réglementation
à plus finir, ou d'avoir
une version hosted chez toi,
parce que t'es une grosse enterprise,
bah SNIPCAD, c'est pas fait pour toi.
Fait que si c'est fait, on use case,
j'aime mieux sauver du temps à tout le monde,
puis dire comme, c'est cool que t'ailles beaucoup
d'argent et un gros budget, mais moi,
je vais probablement faire une dépression
si je suis inévité d'être vendre SNIPCAD,
fait qu'on va laisser faire.
Ok.
Donc dès que c'est trop compliqué,
en fait, fin de complexe, on va dire,
en gros, c'est pas...
Complexe, oui.
C'est une prise de tête, en fait.
Oui, c'est ça.
Il y a des niveaux de complexité
dans les sites qu'on voit avec SNIPCAD.
Je te dirais que, dans le cas du enterprise,
c'est peut-être plus un niveau
pas nécessairement de complexité, mais de scale.
Juste les shells,
qui viennent avec les grosses, grosses
organisations. SNIPCAD,
je suis pas gêné de dire que c'est
plus ciblé pour les
petites et moyennes entreprises, les PMAs,
SMB, c'est ça.
Ok.
Ok.
Et en termes de
tarifs, la solution,
elle s'inscrit dans quoi ?
C'est des flat fees,
c'est un pourcentage, c'est quoi ?
Comment... C'est quoi la solution ?
On peut écouter. Si vous êtes
des auditeurs
de double slash,
puis vous m'écrivez,
bonjour cousins,
je vais vous faire un rabais.
Bon, tu sortes le coding,
donc je n'ai pas de soucis à vous.
C'est bon.
Oui, ça fait plaisir.
Donc sinon, le tarif, en ce moment,
le prix standard, c'est 2%.
Donc ça,
en toute transparence, ça s'ajoute
aux frais de passerelle de PMAs.
Alors, si tu travailles avec un Stripe ou un PayPal,
tu vas avoir quelque chose comme
2.9% plus 30 cents
par transaction,
tu ajoutes les 2% de SNIPCARD à ça.
Bon, clairement,
tu as des stores,
tu vois, on a des stores qui vendent pour, je sais pas,
50 000, 100 000 par mois.
Eux, ça fonctionne pas 2%, donc on peut
faire des deals custom, un prix fixe
ou un pourcentage plus bas.
Pour l'instant,
c'est ça le pricing.
Spoiler, on veut changer le pricing
l'année prochaine.
Mais je ne suis pas encore prêt à dire exactement
ce que l'on va faire.
C'est sûr.
Et même, c'est le coeur
du business.
Donc, tu ne peux pas tout dévoiler.
Ça va, ça va, c'est quoi qui va...
Enfin, sans tout dévoiler, tu peux nous dire
ça va quoi ? Ça va baisser ?
Plus de plans ?
Oui, il va avoir plus de plans.
Le but, dans le fond,
OK.
Le but, c'est
le but, c'est de
permettre
aux gens
qui veulent tester
et prendre aucun risque
de l'utiliser
sans que ça nous coûte
trop cher à nous de notre côté
en support pis en frais tout ça.
Il y a ça qui va changer
et ensuite, ce qu'on veut, c'est de façon
générale
réduire la facture moyenne
pour...
facture...
Je suis quoi ?
Occupérez sur le volume.
Dans le fond, je vous explique
que je dis que je fais de la transparence
pour que je vais en faire, mais tu sais,
mettons nous autres, là, on est un sas,
il faut qu'on...
Ce qui est cool avec un sas, c'est
la prédictibilité
des revenus.
Donc, c'est un frais récurrent de X
parce que tu sais que tu vas croire
de tant de pourcent en fonction de ce
que tu vois aujourd'hui.
Avec Snipkart, dans le modèle
de prix actuel,
on est très très très dépendant
de la performance
des ventes de nos marchands. C'est-à-dire
qu'en prenant un pourcentage,
la prédictibilité
de nos revenus, donc notre espèce
de confiance monétaire,
de notre portrait monétaire,
est vraiment moins élevée.
Parce qu'on sait jamais ce qui peut arriver
à l'avenir, mais on sait pas

Et puis, il y a des variations
qui sont plus élevées.
Le nouveau pricing
va essayer de réduire un petit peu
ces variations-là, augmenter
la prédictibilité de nos revenus
sans pour autant
briser les jambes
de marchandise
de la zone d'utilisation.
Ok, tu auras des frais fixes,
enfin, tu auras une sorte d'abonnement
en gros, à peu près.
Ça me ressemble à ça.
Ok.
Moi, ça m'intéresse, pour
que j'ai des projets en tête, donc ça m'intéresse.
Ouais, mais tu sais, on a fait,
tu sais, le pricing, tu disais
que c'était le coeur de la business, le nerf de la gare,
tout ça. Pour vrai,
j'ai jamais vu un pricing
qui faisait plaisir à tout le monde
sur aucun produit, à moins que ça soit gratis.
À moins gratuit, ouais.
Mais après, comment tu peux vivre
comment ta compagnie, elle peut bosser
sur du gratuit, un moment donné.
Ouais, il faut bien que tu vives.
Tu vois, si tu fais un produit,
il y a des gens qui codent, il y a des gens qui marquent,
il y a des gens qui sont au support.
Ouais, exact. Ça peut pas être gratuit,
un moment donné, il faut que quelqu'un
paye et qui paye, c'est ça.
Et ton indépendance,
elle coûte de l'argent, toujours.
Exact, c'est super important.
Non, c'est un autre modèle cool, comme la open source,
mais, encore une fois,
l'open source, c'est pas parfait non plus.
Il y a des challenges qui viennent
avec l'open source, puis
avant d'en faire une vie
et puis de nourrir neuf familles
sur un projet open source,
il y a du code
à chaper, il faut que tu ailles sur le code
de casse, là, tu sais.
C'est clair, non, non, non, c'est clair.
Intéressant, juste pour voir, à peu près,
est-ce que tu as des statistiques
à peu près sur, tu vois,
le panier moyen
d'une boutique
qui utilise a SNIP CART,
c'est quoi, un panier moyen, quoi.
Oui, dans le fond,
j'ai fait mon mauvais CEO
et j'ai dérangé un de nos
développeurs à la dernière minute
pour sortir de la statistique.
Excusez, 30 fois Francis,
écoute ça, je m'écris. Ah, c'est Francis.
Oui, je suis Francis CAUTE.
Ok, fact, SNIP CART,
mettons, on prend un portrait
comme assez récent, mettons pour
cette année, là. On transige
entre 8 à 10 millions de ventes
par mois.
Et puis on en vire, on a un peu plus
que 2 300 clients partout dans le monde.
En ordre, c'est
États-Unis, Angleterre,
Canada, Allemagne, France,
Australie, puis un paquet d'autres pays.
Mais ça, c'est comme les plus gros qui ressort.
États-Unis, États-Unis, on le prie.
États-Unis, Angleterre,
Canada, Allemagne,
France, Australie.
Ok, il y a des choses.
Fait que c'est ça, c'est comme
l'espèce de gros portrait global.
Mettons qu'on descend
plus bas, là, dans la granularité.
Voilà.
Donc, côté statistique plus
granulaire pour SNIP CART,
en 2020,
les ventes
mensuelles moyennes étaient,
pour tous nos clients,
était de 9 000 $ canadiens.
Les ventes annuelles
maintenant moyennes
pour l'instant, bon, c'est encore
un complet pour 2020, c'est
de 55 000 $.
Et puis, l'année
d'avant, en 2019,
c'était 35 000 $.
Donc, il y a eu un bon
bump vers le haut,
en termes de...
Bon, ça fit avec ce qu'on disait, la COVID,
l'expérience des ventes en ligne, tout ça.
Sinon, les commandes,
le nombre de commandes par mois
en moyenne, c'est 78.
Puis, la commande moyenne,
le panier moyen,
c'est 113 canadiens.
113. Donc, c'est cela.
C'est pas mal, là. Ok.
Ok, ok, super. Ok.
Toujours intéressant de voir les chiffres,
même si ça ne reflète pas,
c'est pas la vérité absolue,
parce qu'il y a parfois des grosses compagnies
qui font beaucoup, tant d'autres qui font petits.
Mais bon, ça donne
un ordinateur.
Sans donner le chiffre exact,
quel est le chiffre le plus haut
d'une boutique SNIPPYRT, en fait?
C'est pas par mois.
Je ne sais pas si t'as dit un million,
non, non pas du tout.
On a une grosse organisation
aux États-Unis
qui, pendant...
Bon, je veux juste le dire comme c'est par là,
les élections, cette organisation-là
elle a vendu
plusieurs millions sur quelques mois,
donc...
C'est le parti de Trump, c'est ça, non?
Non, non, non.
Non, non, non.
Je n'ai pas envie de r'apprécier
d'un million.
Non, non, mais après, voilà,
c'est une grosse boutique
qui peut vendre des millions
sur une période, quoi.
Oui, exactement.
Donc, il y a une boutique qui fait
de gros gros chiffres, SNIPPYRT, c'est-à-dire.
Oui, absolument.
C'est pas la majorité,
mais c'est possible.
Oui, exactement.
Il y a des gens qui nous décrivent,
et sont comme, ah, nous,
on a un vraiment gros projet les communs,
je ne sais pas si vous pouvez gérer ça.
Et je suis comme, bah écoute, ça fait,
je ne sais pas, quand il y a 10 millions
contre-en-zé, depuis 7 ans,
on n'a jamais eu de gros problèmes,
et on a des clients qui vendent pour des millions,
ça devrait être correct.
Les gens sont très ambitieux,
des fois avant de lancer leur projet,
ils sont comme, ok,
la plus grande business online que t'aurais jamais vu.
Je vais tuer Amazon, quoi.
Oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui.
On lance le prochain Amazon pour t'es la faire.
Ok, nice.
Oui, oui, oui, oui.
Vas-y, fais-le, mon pote,
et tu me rappelles,
bien sûr.
Et du coup,
tu nous as déjà un peu parlé
du pricing qui allait un petit peu changer,
mais c'est quoi les grosses évolutions
sur SteamCart,
un peu le futur
de SteamCart, la vision
sur les prochaines années.
Oui, oui, oui.
Il y a comme deux côtés,
donc, côté business.
Moi, j'ai l'intention pour le moyen-term
de rester bootstrapped et indépendant.
D'ailleurs, primaire,
j'ai un gros article, pis il y a une vidéo
qui s'en vient sur le bootstrap jam stack.
J'avais fait un meet-up
avec le jam stack NYC
récemment, pis j'ai décidé
de pousser un peu mes idées pis mes réflexions.
Donc, je vous partagerai ça, les gars,
vous pourriez...
Caramon, caramon, caramon.
C'est ça, on va rester bootstrapped.
J'ai deux, trois embauches de planifiés
pour l'année prochaine.
Donc, une personne plus front-end design,
une personne marketing
et puis une personne full stack
en développement.
Bon, là, on a explosé
le 1 million de revenus annuels.
Si
la COVID ralentit,
les ventes des fêtes ralentissent
et qu'on dessinait un plancher pas trop bas
de revenus, normalement, on serait
capable de faire 2 millions de revenus
annuels l'année prochaine. J'aimerais vraiment
beaucoup ça.
À Québec, on a
l'agence Spectrum
de laquelle on est né.
On a acheté le building à côté
de leur building actuel
et puis on a défoncé entre les deux.
Et puis là, il y a une nouvelle
petite passe de bureau dans le nouveau building
où ce que ce SNP Card va aménager.
Donc, ça, c'est super cool. On a comme
des nouveaux bureaux, c'est juste que
c'est une pandémie.
Ça fait 9 mois qu'on est pas allés au bureau.
C'était un peu plate, mais
quand tout ça va se calmer, on va
aller aménager ça, faire de quoi de cool
avec la team.
On a un swag store qui s'en vient.
Dans le fond, un des objectifs
pour 2021, c'est de se rapprocher
de la réalité des marchands en
améliorant le dashboard,
les features de gestion
de e-commerce.
Alors qu'il y en était comme plus proche
de la réalité de l'opart. C'était facile
de comprendre un dev, son intégration,
ses challenges, parce qu'on l'avait tout
fait. On n'avait jamais été
de vrais marchands. On en avait
plein autour de nous.
On veut vivre ces douleurs
dans notre produit plus directement.
On va vendre des trucs,
des vêtements, snapcart,
avec snapcart.
D'ailleurs,
je vous en enverrai
quand ça sortira.
Ça fait que c'est le côté comme business
culture. Sinon, produits,
on est en train de travailler sur les
abonnements récurrents, les subscriptions
avec la V3.
On pensait
être capable de livrer ça avant les fêtes.
On s'est fait
rentrer dedans par le sport
le service client.
On fait ça
début de l'année prochaine.
Ensuite,
les améliorations au dashboard, gestion
des taxes, des discounts, j'en ai parlé un petit
peu. On veut intégrer
des nouvelles méthodes de paiement avec Stripe,
Google, Apple Pay,
des trucs par débit aussi, qu'on
n'a pas encore de support pour.
On a un nouveau site Web,
nouveau design qui s'en vient, avec
un genre de hub, de contenu,
une version Pimpin, notre blog, complètement
fou.
Ça, j'ai vraiment hâte. Il va avoir plein de
collaborateurs, plein
de compagnie cool. On a des intégrations
des collaborations qui s'en viennent
avec certains joueurs, poutis, cool
dans le space aussi.
On veut explorer un peu plus le monde des storefronts,
voir si on en fait
nous, si on sponsorise
des gens qui en font, qui marchent avec
SnapCut, on verra.
On a des
grosses intégrations avec Chippo,
Zephyr, qui s'en viennent.
Chippo, dans le fond, c'est
juste dire, c'est où que ton produit
finit. Parce qu'on ne peut pas
tout faire. Dans le flow d'un e-commerce,
il y a tellement de différents trucs
à faire. Et nous, il faut qu'on
choisisse comment investir nos ressources
avec SnapCut.
Pour ce qui est du automatisation
de faux filmings, de livraison, tout ça,
on va tranquillement aller vers
une intégration avec Chippo.
Et Zephyr, dans le fond,
c'est un premier pas d'intégration.
C'est comme dire, ok,
on fait quelque chose de clean
avec Zephyr, puis ensuite, on mesure
un peu, les gens, ils l'utilisent avec
quelle autre taux, puis peut-être
après ça, on fait une intégration native
avec ces autres taux-là.
Moi, j'ai des grosses améliorations
au produit, au digital goods,
les produits numériques, on veut vendre
un portail pour développeurs,
idéalement, ça fait des années qu'on dit qu'on va le
faire, il faudrait qu'on le fasse.
Les gens, tu sais, on a comme un partnership
programme pour les développeurs, mais en ce moment
ils se créent des comptes individuels pour leurs clients,
donc on aimerait ça rendre ça plus facile,
puis le transfert d'argent, on leur envoie
de l'argent quand ils ont 3 sites avec SnapCut.
Donc, tu vois, on voudrait
faciliter un petit peu tout ça.
Puis, ça, c'est
dans le cours moyen terme,
c'est genre 2021,
déborder 2022.
Puis après ça,
j'ai une coupe d'idées,
je ne sais pas des rins,
mais dans le fond,
je trouve qu'il y a une belle économie,
un bel ecosystem qui se crée autour
du commerce
pour et par développeurs.
Donc, j'ai une coupe d'idées
là-dedans. Il y a des créateurs aussi
de produits en ligne, produits numériques
que je trouve qu'on pourrait peut-être aider mieux.
Bon, j'ai inté un petit peu
l'Eau Headless
pour de vrai. On va-tu le faire?
Mista, misstage, je ne sais pas.
Alors, ça, les gars,
c'est un gros
aperçu, mais...
C'est déjà un super gros aperçu.

C'est déjà super bien.
Non, non, c'est top.
Après, je pense que
ce qui est le plus important, c'est
ce que tu disais tout à l'heure.
En fait, c'est le mindset. On me prend le temps
de faire les choses bien.
On fait un truc
nickel. On n'a pas la pression.
On n'a pas de comptes à rendre
à nos
actionnaires
ou à nos partenaires.
Ici, machin. On est autonome.
Ça nous met 15 jours de plus.
Ok, ça prend 15 jours de plus,
mais on fait un truc bien comme il faut
et
enfin moi, j'adore carrément
ce mindset-là et je trouve que c'est trop cool.
Et puis, c'est
une belle roadmap que vous avez.
Il y a plein de trucs cool.
À la fois pour vous
en interne,
pour garder la motivation
parce que c'est des trucs qui sont plutôt cool
et puis pour les clients aussi
où on vient améliorer l'expérience.
C'est trop bien.
Je ne cacherai pas qu'on a...
T'sais, on va faire plus
de refactoring.
Quand tu dépasses le 5 ans
de ville comme
une produite technologique
t'accumule de la dette technique.
Puis là, t'sais, on est rendu
un bout où
il faut qu'on dédie un peu de notre
travail et notre amour
à refactor certaines parties de l'application
pour être sûr qu'il y a tout de scale bien.
On n'a pas de gros problèmes, mais on veut commencer
à donner plus d'amour à ça aussi.
Donc ça va peut-être réduire les fonctionnalités
plus
apparentes ou plus sexies,
mais ça va s'assurer que tout
tout se passe, tout roule
pour le reste de user base.
On n'a pas évoqué...
C'est quoi la partie...
la techno pour la partie fronte de Snipkart?
C'est...
Le cart de la V3, c'est principalement
avec VUJS.
Par contre, les gars ont fait
une espèce d'abstraction
de la syntaxe pour que la
customisation, puis les components
du cart ressemble plus à quelque chose
de HTML-like. Parce que comme ça,
tu n'as pas besoin nécessairement de savoir comment
faire du view pour customiser
Snipkart.
Ok, cool.
Bon, des choses...
Écoute, top, moi c'est...
c'est trop bien.
On voulait parler de Snipkart.
On a parlé.
Avec le CEO, on pouvait pas
faire mieux. Donc,
je ne sais pas, tu voudrais finir
sur un truc?
Il y a un mot de la fin, François peut-être?
Oui, ben, tu sais, premièrement,
merci de m'avoir donné la chance de
venir dire un paquet de canneries
et de choses intéressantes sur votre
podcast.
Tu sais, vous avez utilisé le produit
Patrick, je m'en rappelle, on a fait
un quai study avec toi.
D'avoir des développeurs
talentueux, passionnés,
qui sont connectés dans la communauté,
qui utilisent notre produit, pis qui en parlent,
pour nous, c'est comme, c'est ça la paix,
c'est ça qui fait qu'on peut...
qui fait qu'on est fiers, qu'on est contents,
qu'elle cache, continue de rentrer. Fait que, merci, merci, merci.
À vous, pis n'importe qui de l'audience,
qui va décider de nous
supporter.
On est loin d'être un business parfait.
Fait que, pis moi, je suis loin d'être
un CEO parfait, je commence à faire ça. Donc,
si vous avez du feedback
constructif sur le produit, sur la
business, sur quoi que ce soit,
mon email est ouvert,
le carrément françois
at Snipkart.com. Je vais m'écrire là-dessus
sur Twitter, je suis
at
the underscore
dfln.
Pis c'est ça, j'espère juste que ça va
amener des histoires, pis des idées
intéressantes à votre communauté, quand ils vont
écouter le podcast, pis notre côté, ça va
me faire plaisir de partager ça avec l'espèce
de groupes francophones
qu'on a dans notre communauté, ça fait du bien
de parler en français un peu, même si
c'est pas le même genre de français
qui est sur Paris,
mais c'est ça, c'est juste trop
cool, là, c'est
malgré la pandémie, on peut connecter
un peu, tu sais, à travers ces trucs-là,
merci.
Un gros merci à tous d'avoir écouté
l'épisode jusqu'au bout, et puis
un gros merci à toi, François, merci
Patrie. On se retrouve bientôt.
À la prochaine, ciao.
On va pas trouver WSLash sur le plateforme
de podcasts préférés, et sur le site
internet des podcasts, www.flash-podcast.fr
Et sur le site, nous allez retrouver tous les
bienes épisodes, des références, évoquées
durant l'émission.

Les infos glanées

Je suis une fonctionnalité encore en dévelopement

Signaler une erreur

DoubleSlashPodcast

Double Slash, un podcast sur le développement web. Retrouvez-nous régulièrement pour parler de sujets variés tels que la JAMStack, l’accessibilité, l’écoconception, React.js, Vue.js, Next.js, Nuxt.js, le CSS et des retours d’expériences sur des implémentations.
Tags
Card title

Lien du podcast

[{'term': 'Technology', 'label': None, 'scheme': None}, {'term': 'Technology', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}]

Go somewhere