
L’Erebus et le Terror, deux navires disparus dans les glaces de l’Arctique
Durée: 17m26s
Date de sortie: 16/02/2022
durée : 00:17:26 - Les Odyssées - Enfile ton manteau, tes moufles et ton gilet de sauvetage, car tu vas frissonner ! Je t’embarque pour une enquête dans le grand Nord sur les traces de l’Erebus et du Terror, deux navires partis à la conquête du désert blanc de l’Arctique.
Les Odyssey de France Inter avec Pronote, toute la vie scolaire en une seule appli,
pour les profs, les élèves et aussi leur famille.
À l'extrême-été nord de notre planète,
c'est en une région gelée que l'on appelle l'Arctique.
Là-bas, la banquise craque, elle bouge et parfois,
elle chante détonnante mélodie.
Que cache cette immense labyrinthe glacée ?
Des éléphants de mer ? Peut-être quelquefois ?
Ou bien des navires perdues,
piégés depuis des siècles, au fond de l'océan.
Dans les années 1800, pour prouver au monde sa supériorité,
l'Angleterre décide d'accomplir un exploit,
découvrir le fameux passage du nord-ouest.
Depuis plus de 300 ans, les plus grands navigateurs tentent en vain
de se frayer en chemin à travers les glaces de l'Arctique,
afin de relier rapidement l'Europe.
À l'Asie, se raccourcir est terriblement dangereux.
Là-bas, à l'extrême-nord du continent américain,
les vents et les courants poussent les blocs de glace,
les uns contre les autres.
La banquise ressemble à un immense puzzle,
dont les pièces s'ouvrent, puis se referment sur les navires
qui, soudain, se retrouvent présopièges.
Qu'importe les risques, ce passage du nord-ouest,
l'Angleterre veut être la première à le découvrir.
En 1845, le pays envoie de son petit navire,
les rebus et le terror, en mission d'exploration.
Jamais ils ne reviendront.
Que sont devenus les rebus et le terror ?
Qu'est-il arrivé aux 129 marins qui étaient à leur bord ?
C'est l'heure des plus grands mystères de l'histoire polaire.
Voici l'odyssée de deux navires,
perdus à jamais dans le froid mordant et, bien sûr, mortels de l'article.
Attention !
Si tu as peur du noir, laisse une petite loupiote allumée.
L'hiver, dans le grand nord, la nuit règne sur le monde.
La température frise les mois 40 degrés.
Allons !
Hum hum ! Qu'attend-tu ?
Rendez mouf les monbissions.
On part en mission !
5.
9.
9.
9.
10.
11.
Nous sommes le 19 mai, 1845.
Dans le port de Greenhight, au sud de l'Angleterre,
le Soleil brille au-dessus de la mer.
Ton adieu, parfait pour lever l'encre !
Glisse, le capitaine John Franklin, en embarquant à bord de les rebus.
Le commandant de cette extraordinaire mission, c'est lui,
A 59 ans, il a déjà bien roulé sa bosse.
C'est la troisième fois qu'il part à la conquête de l'Arctique.
Le passage du Nord-Ouest, c'est son obsession.
Sa dernière tentative, pourtant, avait frôlé la catastrophe.
Perdu, affamé, l'explorateur avait fini par manger le cuir de ses bottes.
Mais allez, passez, c'est le passé. Cette fois, le succès ne mêchera pas.
Sœur Franklin est extrêmement confiant.
Pourquoi ne le saurait-il pas ?
Les rébus et le terror sont de navire à la pointe de la technologie.
Coque renforcé en acier, moteur de locomotive, hélice ultra-performante.
Taillé pour partir à la guerre, il ressemble à de fortes restes flottantes.
Et bien garni en plus, les cales sont remplies de provision.
Tés, cafés, biscuits, citrons, légumes, conserves, alcool, sucre, poules, cochons et bave-vivants.
Assez des nourritures pour tenir au moins 3 ans.
Avec tout ça, franchement, qu'a pourrait-il leur arriver ?
Ça y est, il est l'heure de larguer les amars.
Les navires filent sur l'eau, déjà, ils disparaissent derrière l'horizon.
Ils traversent l'océan Atlantique, captur de Groenland.
Au début du mois de juillet, ils entrent dans la baie de disco.
Mais non, voyons, rien à voir avec le disco.
Rien à voir avec cette musique, terriblement entraînante.
Tout, tout, tout, tout, tout, tout, tout.
Reprenons.
L'expédition croise quelques navires, tous les mettent en garde.
Plus au nord, là-bas, la glace est déjà bien épaisse.
Cela n'inquiète pas, Franklin.
Nous sommes certains de réussir.
Écréter la chône épouse, Lady Jane.
A bord du terror, le capitaine Francis Crozier, seconde de l'expédition, semble légèrement moins enthousiaste.
Tous les jours, à la demande expresse du commandant John Franklin,
ils se rendent en barque sur les rebus pour dîner.
Entre nous, ben, ils ne comprends pas bien l'intérêt.
Étrange ces invitations.
Note-t-il dans son journal.
Nous mangeons dans de la porcelaine fine, nous buvons du vin et du brandy,
comme si nous étions dans un grand restaurant de Londres, hier soir.
Dibbo, on n'était abattus rien que pour le dîner.
On ne dirait pas une seule seconde que nous nous dirigeons vers un territoire inconnu et dangereux.
Qui sait si nous rentrerons tous à la maison ?
Aux alentours du 26 juillet,
des pécheurs de baleines croisent les rebus et le terror dans la baie de Baffine.
C'est la dernière fois qu'on signe à leur présence.
Les navires entrent dans le détroit de l'encastère.
Une seule règle s'applique désormais, rusée, avec la glace.
Ils viennent de basculer dans un autre monde.
Vous allez voir, Rosy.
Explique Sergian Franklin en sirotant un petit brandy.
La splendeur du monde polaire.
La beauté quasi réelle de la banquise.
Une fois que la frappe est votre pupille, on ne peut plus s'en passer.
Croisier ne dit rien, mais s'il n'en pense pas moins.
La glace, mon petit bonhomme, moi aussi je la connais.
C'est dans les plus beaux l'Abirinde qu'il est le plus facile de se perdre.
Les navires sont désormais entourés d'Aïsberg.
Ces immenses montagnes de glace blanche, au reflet bleu, vert, par farose, sont absolument sontuuses.
Le silence règne sur le monde.
Les navires avancent lentement au milieu de la brune.
Le 9 septembre, encirclés par la glace, les rébus et le terror ne peuvent plus avancer.
Les hommes établissent un campement sur l'île Bitschi où ils passent au l'hiver.
Très vite, la température des gringoles.
Le froid, les frappes de plein fouet.
Il est terrible.
Le soleil se couche.
Il ne réapparaîtra pas avant plusieurs mois.
L'obscurité s'ape le moral.
Les marins trouvent malade.
L'expédition perd ses premiers hommes.
Le sol est si gelé qu'il faut une journée entière pour les entirer.
Quelques inuites de passage, osent approcher entraînant.
Pendant quelques jours, quelques semaines, anglais et habitants de la région tentent de communiquer.
Puis, les inuites reprennent leur route.
Les mois passent.
Avril, mai, juin, juillet et toujours les navires sont entourés par une mer de glace.
Lorsque la neige se met à tomber, elle est parfois si dense qu'on y voit absolument plus rien.
Parfois, le vent sous le cifor qu'on dirait qu'il hurle.
Il n'y a rien sur cette île.
Pas un oiseau, pas un arbre.
Aucun être vivant.
Rien.
Vers la mihaut, enfin, un drôle de bruit se fait entendre.
La glace craque, elle commence à foudre.
Peu à peu, elle se disloque.
Il est temps de lever l'encre.
Les rebus et le terror s'enfoncent lentement dans ce dangereux labyrinthe de glace qu'on appelle le Pâques.
Il faut faire vite, avancer le plus loin possible avant que le froid ne les frappe de nouveau,
avant que la banquise encore ne les retienne prisonniers.
Le morail dans les deux navires semble beau.
Plus que jamais, le passage du Nord-Ouest semble à portée de main.
Franklin donne l'ordre de faire route vers le sud.
Crozier, sa folle.
Vers le détroit de Victoria, mais il a trop bu ma parole.
Des normes à Isbère, venu tout droit du pôle nord s'engouffre dans le passage.
Nous allons finir broyés.
On file à tout cacher !
Et on va tout casser pour deux mois, c'est pour dire !
Septembre 1846. La glace, déjà, commence à s'épaisser.
Les plaques gelées dérivent et s'explosent les unes contre les autres.
Le bruit est assourdissant.
Dans lesquels les provisions diminuent comme peau de chagrin.
Que va-t-il arriver aux hommes de les réduire et du terror ?
Mestères et boules de glace.
Enfin, pour le moment.
Attention, le temps glisse ! Tu l'entends ?
Impossible de le rattraper !
Nous sommes en 1848.
Sans nouvelles de plus bientôt, trois ans, à Londres, on commence à s'inquiéter.
Lady Jane, les pouches du commandant Franklin, on est persuadés.
Il y a eu du réfiffi sur la banquise.
Elles remuent ciel et terre pour retrouver les disparus.
Entre 1848 et 1869, 52 expéditions partent à leur recherche.
Les premières équipes rentrent brodois.
L'angoisse dans le cœur de Lady Jane, grandit.
Où sont passés les rebus et le terror ?
Enfin, quelques éléments permettent d'éclairer un peu l'affaire.
En 1851, une expédition découvre sur l'île Beachy,
le site du premier campement de les rebus et du terror.
Puis, quelques centaines de mètres plus loin, les trois tombent creusés par les marats.
Il y a donc eu des morts.
Pense, Lady Jane, on a prenu en ces dernières nouvelles.
Combien d'autres ont perdu la vie et mon mari, mon Dieu ?
Comment va-t-il ?
Quelques affaires éparpillées, ici et là, des gants abandonnés sur une pierre,
semblent indiqués en départ précipité.
Mais où ? L'équipage, est-il encore en vie ?
Ils ont peut-être froid ! Ils sont sûrement affamés !
Pour dénouer tous les fils, il faudrait d'autres indices, comme...
les Journals de bord, par exemple.
Mais où le trouver ? Tu parles d'une galère !
L'article, c'est immense !
Autant chercher une éphine dans une boite de poing !
Autant chercher une éline dans une boite de groin !
Autant chercher une épine dans une boite de foin !
Le temps passe.
Grâce à l'entêtement de Lady Jane, les recherches continuent.
Huit ans plus tard, en 1859, une dernière expédition est lancée.
A la pointe nord de l'île du roi Guillaume, on retrouve...
une étrange boite de métal.
Et à l'intérieur, un livre de bord.
Celui de l'expédition Franklin !
En 1845, les répusées de l'intéror tentent de se fauffiler dans le détroit de Victoria.
Ce que révalent les pages...
Brouh !
... fait froid dans le dos.
Très vite, ils sont en train de prisonner dans la glace.
En 1846, après avoir quitté l'île Bucci,
les répusées et le terror tentent de se fauffiler dans le détroit de Victoria.
Très vite, ils se retrouvent prisonniers de la glace.
Le printon arrive, puis l'été.
La banquise ne fonde pas.
Le moral est au plus bas.
Les réserves s'amenuisent, les cales sont vides.
Les barins sont malades. Ils tombent comme des mouches.
Le 11 juin 1847, c'est au tour de Sir John Franklin de mourir.
Francis Crozier prend le commandement de l'expédition.
En mai 1848, il donne l'ordre d'abandonner les deux navires.
C'est le signe que la situation est désespérée.
Ils tentent d'une traversée sur la glace,
à pied, en canot, dans l'espoir de rejoindre la terre ferme la plus proche,
l'île du roi Guillaume.
Personne jusqu'à présent n'a osé s'aventurer dans cette zone,
l'une des plus dangereuses de notre planète.
Mais, ont-ils le choix ?
Hélas, non. C'est leur dernière, leur unique chance de survivre.
Les hommes avancent. Le froid est terrible.
Les ventres sont vides. Affamés, ils tentent de chasser.
Mais aucun d'entre eux ne connaît les techniques
pour faireaient le foc ou bien le carré beau.
Les récoltes sont bien maigres.
Lorsqu'ils arrivent sur l'île du roi Guillaume,
24 membres de l'équipage sont déjà morts.
Et après ?
Après. Plus rien.
Le journal s'arrête là.
Oh, chan ! Y a-t-il des survivants ?
Que l'aurait-il arrivé ?
En 1869, le journaliste explorateur Francis Hals
veut avoir le fin mot de l'histoire.
Il embarque en direction de l'île du roi Guillaume.
Son projet ?
Recoiller la parole d'Inuit,
qui, avec un peu de chance, aurait croisé à l'expédition.
Mais oui ! Des témoins ! Excellent idée !
Les habitants de la région, en effet, ont des choses à raconter.
Mais, les gens, ils sont très proches.
Plusieurs fois, ils ont croisé les hommes de l'herabus et du terror.
L'un d'entre eux, un chasseur,
a vraisemblablement rencontré les derniers survivants.
En 1851, ils tombent née à née, avec quatre hommes blancs,
à moitié mort de faim.
Depuis six ans, ils tentaient de survivre dans l'article,
en essayant de rejoindre la terre ferme la plus proche.
Jamais, on ne les revit.
En 1869, les recherches prennent officiellement fin.
Reste tout de même le mystère des bateaux ?
Où sont-ils passés ?
On les retrouve, 150 ans plus tard, au fond de l'eau.
En 2014 et 2016, grâce à une technologie de pointe,
une équipe de scientifiques découvre les ébards de l'herabus et du terror,
non loin de la fameuse île du roi Guillaume.
En 1710, après leur disparition,
le mystère de l'herabus et du terror est enfin résolu.
Les Odyssey est un podcast original de France Inter.
Derrière cet épisode, il y a...
Clément, Nouguier, Fanny, Le Roi, Benjamin, Orgeret
et moi, leur grand besoin sont.
Et le fameux passage du Nord-Ouest alors.
Il fut finalement découvert, en 1906,
par un explorateur norvégien du nom de...
Roald Amundsen.
...
Les infos glanées
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