Interview - Brice Beauvillain, Software Engineering Team Lead à la BBC

Durée: 63m0s

Date de sortie: 23/11/2021

Brice nous parle de son quotidien en tant de team lead dans l'un des plus gros média au monde, son parcours, son syndrome de l'imposteur et comment il le combat.

Si vous avez d'autres questions pour Brice, vous pouvez le contacter par e-mail : brice.beauvillain@gmail.com.

Notes de l'épisode :

Et après, tu as l'intro, le gars fait « oh bon, comment ça s'appelle ? »
« Kian Kojani fait ça sur son podcast… »
Ouais, je crois que tu viens de défoncer son nom, Kian Kojandi.
Eh, j'ai dit quoi ?
Je sais plus, mais je crois qu'il faudrait pas qu'il écoute ce podcast, il serait pas content.
Et du coup, ça commence en fait toute la discussion, il est après le gars par d'un d'un autre.
C'est bon, vous êtes prêts ?
C'est vrai.
Non mais c'est…
Eh ben écoute, tu viens peut-être d'ajouter une nouvelle…
Une nouvelle fonction…
Ah, tu crois ?
Ouais, c'est ça.
C'est le début, donc du coup les traditions se construisent maintenant, c'est quoi le
plan ?
Exactement.
Salut et bienvenue dans ce nouvel épisode de Code Garage.
Aujourd'hui, on démarre tout simplement un nouveau format d'émission qui va être
des interviews.
Des interviews, aujourd'hui je reçois mon premier invité que je suis très content de
recevoir puisque c'est quelqu'un avec qui j'ai travaillé et quelqu'un que j'admire
aussi et avec qui je m'entends très très bien.
Et donc je reçois aujourd'hui Brice Bovillain.
Bienvenue Brice.
Si, bonjour.
Bonjour Nico.
Que tu admiens.
Ouais, ouais, ouais.
C'est Réciproc.
Merci.
Merci.
Merci à tous.
Merci à nous les fleurs.
Ouais, c'est ça.
On se lance des trois fleurs après et après on arrête.
Non, je suis très content de t'avoir parce que je vais essayer d'inviter un maximum
de gens, de profils différents, développeurs, développeuses.
Mais ce que je retrouve souvent dans les podcasts d'interviews de Dev, il y en a beaucoup
quand même sur le net.
Et ce que je retrouve souvent, c'est des gens, pas qu'on voit partout, mais en tout
cas qui sont très présents sur les réseaux, présents sur d'autres podcasts, sur des
conférences, des choses comme ça.
Et toi, t'es pas trop de genre là, tu ne publie pas plus que ça sur les réseaux.
Non, moi je me trompe et qu'il y a un réseau que je n'ai pas.
Oui, il y a des réseaux cachés.
Non, non, non, non, c'est vrai que c'est pas...
Je publie, tu peux dire que tu ne dis pas trop, mais c'est même absolument pas.
Il y a un retweet de l'un de moi, c'est un peu près tout.
C'est ça.
Ouais, non, mais après, plus, ils utilisent un peu plus à titre vraiment perso, mais
à titre pro, pas du tout.
Donc, c'est ça qui est intéressant.
Je vais essayer aussi d'inviter des gens que moi je connais, qui font une partie de
mon réseau, que je trouve intéressant, mais que vous ne verrez pas forcément, vous
ne vous entendrez pas, ailleurs sur le web.
Je vais te faire la question un petit peu papier, mais voilà, juste de te présenter
rapidement, d'au moins dire ce que tu fais, où tu es.
Voilà, tu es ton job.
Quel est ton job ?
En gros, comment je suis arrivé sur le job ou ce que je fais maintenant ?
Du coup, ce que je fais maintenant, en fait, je travaille pour une entreprise qui est
un connu qui s'appelle la BBC à Londres.
Et je suis, alors le petit exact, c'est Software Engineering Team Lead.
En français, je crois que des petites, c'est Tech Lead, je crois, ou Team Lead, je pense
sur le, quoi en français, sur les offres, ce que je peux pouvoir passer en équivalence.
Et le parcours, en fait, c'est un parcours assez atypique, à savoir que j'ai fait une
licence en sécurité, qualité, en télécommunication.
Donc des bases, des bases réseaux assez fortes, mais vraiment, vraiment l'au level,
en fait.
Un stage, un stage dans une, j'ai envie de dire, startup, ce n'est pas une startup,
c'est une toute petite des S2E, moitié fournisseurs d'accès, moitié bargeur, en fait,
ils faisaient un peu toutes ces choses-là.
Et là, j'ai commencé le web ici, en fait, j'avais jamais trop, j'avais commencé,
j'avais connu des petits trucs.
Si je donne l'année, on va deviner mon âge, c'est peut-être pas très bien.
C'est toi qui vois, si tu veux donner ton âge, mais en façon liée, c'est de parler un petit peu aussi
de comment t'as découvert.
Ouais, pas du parcours.
Et du coup, 97, je crois, 97, avec les abonnements, c'était 1 à 2 à l'époque, ou des choses
comme ça.
Du coup, 97, j'ai dû faire un site, le site de Moucleau de basket.
Enfin bref, du coup, là, vraiment dans le web, en bouchiant tant que développeur web,
et à apprendre sur le tarp, vraiment.
C'est-à-dire que je n'avais pas vraiment de formation, de création de logiciels ou
création de site web comme on peut avoir maintenant.
C'était ma volette, ça a à faire, les gros toits.
En mission, on est aidés par le collègue ou le patron que j'avais à l'époque, c'était
à peu près tout.
Et après, au fil des opportunités, je suis parti à Londres pour apprendre l'anglais,
à la base.
C'est ce que font la majorité des gens de l'impression.
Ouais, c'est ça.
Après, c'est vrai que la longueur ou le succès est plus ou moins là.
J'ai pas mal d'exemples dans mon entourage qui sont restés vraiment deux, trois semaines.
Ah oui, deux, trois semaines, c'est vraiment quoi.
Ouais, c'est ça.
Tu restes dans l'hôtel et tu crames ton budget.
Tu es 1 500 euros que tu as aimé de côté, tu l'es cramant deux semaines dans les pubs
et tu rentres chez toi.
Après, je pense vraiment que le succès, c'est la façon dont tu arrives et si tu es
un petit peu préparé en amont.
C'est vrai que si tu prends ton billet de restart, tu vas et tu te dis « c'est bon,
c'est une ville d'opportunités, c'est un peu plus compliqué.
» Je pense.
Ouais.
Ça arrive de fonctionner comme ça.
Peut-être encore.
En fait, je sais pas si c'est plus dur maintenant ou si c'était plus dur quand
toi, tu l'as fait en termes d'opportunités.
Sur les opportunités de travail, la façon dont j'ai eu mon premier table, c'était
de dire oui à toutes les caissons composées, même si je les comprenais pas.
Une technique qu'on recommande pas nécessairement quand même, mais qui a marché.
Oui.
En gros, le contexte, c'était une agence de bataillerie, une des grandes agences de
bataillerie.
Et mon anglais était quand même assez approximatif.
Même si ici, ça reste, on est moins… je trouve, après, c'est un avis personnel,
peut-être que des gens pensent différemment, mais je trouve qu'on est moins jugé sur
la… du moment qu'on arrive à faire passer une idée, si il y a des fautes d'anglais,
des choses comme ça, si on arrive à comprendre quand même la personne qui nous parle, les
gens sont quand même cool avec toi, même si ton anglais est pourri, et si tu fais des
fautes, tu peux les deux, trois mots, ils sont pas… si tu arrives à prononcer à
peu près pour te faire comprendre, ça va.
Oui, je suis d'accord sur l'analyse.
Et je trouve qu'il y a quand même l'ondre en plus, de tant en plus, mais c'est très
cosmopolite, même l'Oriomuni en général, c'est très cosmopolite.
Et moi, je n'ai jamais autant entendu d'accent différent sur une langue que justement
au Royaume-Uni, parce que, enfin, tous les profils différents, bah, tu as beaucoup
de français, mais beaucoup de gens d'Asie, des États-Unis, enfin, tu as tout le monde
qui vient à Londres, c'est quand même une plaque tournante, et c'est vrai que je
pense que ça joue aussi.
Le fait que tu es tellement d'accent et de gens qui viennent de différents endroits
qu'on te embête un peu moins sur ton anglais.
Oui, clairement.
Et même au niveau de l'Angleterre, les gens arrivent quasiment à identifier les
accents à 15 km près, c'est un truc à dire sinon, c'est beaucoup plus présent
qu'en France, les accents régionaux.
Moi, je sais, par exemple, tu traces une ligne horizontale au niveau de Liverpool et
tout ce qui est au nord, je ne comprends plus.
Dans Liverpool, j'ai eu du temps à comprendre l'accent très, très prononcé.
Du coup, en répondant oui, on peut revenir là.
Et du coup, j'ai fait testeur de jeux vidéo pendant un an.
Et après, j'ai commencé dans une...
Je m'étais donné en fait un objectif en arrivant, je me dis que dans un an, il faut
que j'aille un emploi un peu préstable dans un domaine qui me plaise et que je sois
indépendant dans le sens où je ne se coîte pas sur le canapé d'un copain.
On appartre de choses comme ça ou de la couleur.
Et du coup, c'est ce qui s'est passé.
J'ai travaillé pour une chaine de télé, une petite chaine de télé.
Je suis resté un mal d'année et au final, je suis resté dans le broadcast.
Ce qui est intéressant, en fait, dans ce parcours-là, c'est que c'est ce qui se
passe à l'heure à queue dans le broadcast.
En gros, le web est tellement présent, la culture web et la culture au niveau de la
tech est devenu tellement accessible que ça change les marchés, en fait.
Ça change les domaines d'activité.
Dans le broadcast, ce qui se passe, on a beaucoup moins de spécialistes ou d'un ordinateur ou
une station ou un serveur qui fait une chose, ne s'émeut pas des serveurs.
Des fois, c'est des équipements très spéciaux.
Et là, juste pour faire cette chose-là.
Du coup, on arrive à tout refaire quasiment avec une ferme de VM.
Enfin, je ne sais pas exactement le terme en français.
On va juste monter des machines virtuelles qui vont faire ça et on va coder ce qui était
fait par avant avec une carte, avec un signal, des choses comme ça.
On le reproduit au niveau du logiciel.
Et il y a tellement de...
La communauté, les communautés dev, par exemple, autour de Node.js, autour de Java,
sont tellement grandes que ça change les façons de travailler, ça change les façons de faire.
Et là, on est vraiment dans une période intéressante.
Moi, mon domaine, c'est les graphiques à l'écran.
Les graphismes, je ne sais pas comment...
Oui, oui.
C'est le...
Mais spécialisé dans le broadcast.
C'est ça.
Les graphismes qu'on va...
Je suis genre le...
Ce que t'apple le stagiaire de BFM sur le bandeau du bas.
Et en fait, maintenant, tout ça, c'est fait avec du web.
C'est-à-dire que tous les graphismes qu'on a là, c'est juste des animations web.
Des animations CSS.
On va utiliser du...
Du GESAP, GESAP, je ne sais pas exactement...

De GESAP, GESAP, je crois.
Et on va contrôler ces graphismes comme un site web, en fait.
On va faire un petit télécommande, on va avoir un backend, une API derrière,
et ça va faire bouger, le carré va venir avec tel texte.
Et c'est exactement la même chose que des animations qu'on va retrouver sur un site web, en fait.
C'est marrant, je trouve.
Ce que tu dis, que le web, les technologies web sont arrivées à la télé
et font tourner en partie la télé,
parce qu'on a souvent sur YouTube, sur Twitch, etc.
Le discours d'essayer d'être différent de la télé, de faire des choses différentes.
Le web essaye de se démarquer.
La télé essaye de prendre un peu du web,
et en même temps le web essaye de refaire des émissions qui sont un peu à la télé.
Et ce qu'on pense pas toujours, c'est que, en termes techniques,
les deux se mélangent aussi.
Et les technologies web influencent,
enfin, même pas influencent, mais font tourner en partie la télé.
Donc c'est vraiment...
C'est vrai que c'est un domaine que tout le monde connaît pas.
Et c'est intéressant ce que tu dis sur les contenus.
C'est très vrai sur les contenus, c'est à dire qu'on a...
C'est à peu près les deux mêmes chemins.
C'est à dire qu'on a des choses très monolithes, très cérémonielles.
Cérémonielles.
Enfin, dans le sens où c'est un peu la vérité,
on avait six chaînes de télé, machin.
Derrière tu as eu une explosion d'une ou deux chaînes,
parce que la technique le permettait.
Derrière, ça restait...
Même si tu avais une explosion, tu avais les satellites,
c'était quand même des producteurs des chaînes de télé.
Il y avait quand même des grosses machines,
il fallait quand même des sous pour sortir du contenu.
Avec l'arrivée du web, tu peux sortir du contenu pour rien en fait.
Tu prends ton téléphone, tu te filmes et tu sors de contenu,
tu fais ta vidéo de 10 minutes tous les jours et t'attends ta chaîne YouTube,
c'est une chaîne de télé au final.
C'est juste un medium pour ton contenu.
Et du coup, le fait que ça, c'est vraiment un cercle.
C'est à dire que ça s'est tellement développé
que tu vois des choses comme pour ceux qui utilisent Twitch,
des logiciels comme OBS, plein de doutils open source
qui sont, enfin c'est pas un secret,
qui sont utilisés maintenant dans les grands groupes et dans les grandes chaînes de télé.
C'est assez hallucinant au final,
parce que c'est des choses qui ont émergé pour des besoins différents,
à savoir pouvoir faire des show live sur des plateformes de streaming à moindre coût.
Et on voit maintenant, mais les chaînes de télé sur des...
Et notamment avec le besoin de produire du contenu en dehors des grands studios
qui a été multiplié par un million avec la pandémie,
pouvoir produire de chaînes soi en gros.
Et ça a vraiment influencé ça, ce qui est plutôt cool.
Donc c'est vraiment cette espèce de contenu produit par les utilisateurs,
du coup qu'on était chercher leurs outils.
Et les deux choses reviennent un petit peu dans le broadcast en général maintenant.
Allez, dans les médias classiques, entreviés.
Je voudrais revenir, parce que tu n'es pas assez rapidement dessus sur ton parcours,
mais je me sounais que tu avais été testeur de jeux vidéo dans tes premiers jobs,
donc ça tu l'as fait quand tu es arrivé à Londres.
Et moi, ce qui m'a toujours fait un peu rire,
c'est que c'est un métier supposé de rêve pour beaucoup de jeunes.
Moi en tout cas, à mon époque, quand je suis arrivé, et que ça soit au lycée,
après en débutée, il y a beaucoup, beaucoup de jeunes qui voulaient faire ça.
Et toi, de mémoire, tu n'es pas un gros fan de jeux vidéo,
et même ce job-là en particulier n'était pas incroyable, il me semble.
Non, non, non, c'est vrai.
C'est vrai que je ne suis pas joueur.
Enfin, je joue à des jeux, on va dire,
j'ai eu une grande période de football manager,
donc bon, tu regardes les XL et tu regardes les GD,
tu vas acheter parce que le nez, il a 80 et l'autre, c'est le plan,
il a 60, c'est moi bien, celui qui a 80.
Je me souviens à peu près à ça, les motivations de jeunes.
Et c'était vraiment un job d'une alimentaire,
deux, pour m'intégrer, trois, pour apprendre la langue.
Et c'est vrai que c'est passionnant parce que le,
oui, comme tu dis, tu as une mallette dans les mains pendant 8 heures par jour,
et jouer, en fait, c'est pas du tout ça,
c'est-à-dire que j'ai testé une journée des démo jouables de 30 secondes,
par exemple, pendant 8 heures, enfin, on va dire 7 heures,
tu as une heure où tu dois faire des tests,
je te branche la mallette 1, est-ce que ça marche encore ?
Oui, je te branche la mallette 2, est-ce que ça marche encore ?
Oui, je rebranche les deux mallettes, est-ce que ça marche ?
Je rebranche la mallette 1, toute seule, est-ce que ça marche ?
Enfin, toutes ces choses-là, on a des procédures précises,
on a des classeurs immenses avec toutes les procédures,
tu es attribué, tu arrives le matin, tu fais de 50 à 84,
toi, tu as fini toutes tes procédures,
tu as jugé le jeu confort, c'était pour Xbox à l'époque,
donc, à ce que Microsoft voulait,
là, tu joues et tu peux découvrir des bugs dans le gameplay,
en fait, si je fais ça, si je fais ça,
c'est intéressant dans la logique,
savoir que tu arrives à un point où toi,
tu définis comme le jeu n'est en fonctionnel,
il faut que tu arrives, ce qui est intéressant, c'est de reproduire,
c'est là où il y a un parallèle qui peut être fait avec les tests
sur le développement,
si tu arrives à un point où ça ne fonctionne pas,
tu arrives à reproduire exactement
tes différentes étapes pour arriver à ce point-là,
derrière, documenter,
tu sais quand c'est ça, je fais ça,
si tu fais ça, ça, ça,
donc, quand tu arrives sur les gros titres,
au bout d'une semaine, tu arrives au level 84,
c'est le 28e boss et tu dois te dire exactement toutes les steps,
c'est un peu compliqué à rédiver,
mais pour des démo jobs de 30 secondes que tu as fait pendant 6 ans,
moi, c'était pas le calvaire parce que c'est cool.
Oui, ce n'est pas le pire job du monde non plus,
mais c'est pas, enfin,
l'image que tu as du job est complètement différente avec la réalité.
Ouais, ouais, tu essaies de courir à tous les endroits
sur les murs de la map, voir jusqu'à,
si à un moment ton perso tombe, etc.,
c'est des trucs très très appétitifs.
Comme j'étais pas à joueur,
ma première journée, je suis resté bloqué dans une seule et même pièce
parce que je comprenais pas le jeu, je ne pouvais même pas le tester en fin de l'heure.
Je n'ai pas demandé de l'aide,
parce que je n'allais pas, personne ne me comprenait.
Oui.
Je suis resté, et ma première journée, c'était triste,
je suis resté devant cet écran,
je suis plus du jeu parce que ça ne va pas marquer plus que ça.
On me demandait, mais qu'est-ce que je fais, comment je sors,
qu'est-ce que je dois faire,
et je ne comprenais absolument rien de ce qui m'a arrivé au final.
Vraiment, la première journée, je vais me dire,
mais je ne comprends pas, je suis retourné le lendemain,
parce qu'il faut manger, il faut mettre un toit sur ta tête.
Oui, c'est vrai que le...
la tête que j'avais joué plus,
j'ai joué, mais c'était pas...
Ouais, l'image,
l'image entre l'image de la tête et le gare d'un mâche,
c'est le point.
Ouais, non, mais je trouvais ça intéressant,
parce qu'effectivement, on en avait déjà parlé,
et je m'étais dit, tiens, j'ai entendu ça tellement de fois,
tellement de fois dans ma vie, des gens qui voulaient faire ça,
et que au final, en fait, voilà,
pour celles à ceux qui nous écoutent,
si jamais c'est votre grand but dans la vie,
voilà, discuter avec des gens qui l'ont vraiment fait,
alors peut-être que c'est différent maintenant,
et je pense qu'il y a aussi différents niveaux de testeurs,
des gens qui testent du fonctionnel,
des gens qui testent des bugs, des choses comme ça,
mais en tout cas, c'est pas forcément toujours rose, quoi.
J'avais...
T'as évoqué une date tout à l'heure,
je sais pas si ça correspond exactement à ça.
Est-ce que tu te souviens un peu de ta première...
pas de ta première ligne de code,
mais la première fois où tu es rentré un petit peu
dans ce milieu-là, est-ce que c'était avec tes études,
même si elles étaient plutôt orientées au réseau et tout ça,
est-ce que c'était encore avant, quand tu as découvert le net ?
Non, c'était...
Le premier contact avec la formatique,
ça a été bien...
un Amstrad PC1512.
J'espérais que tu me donnes une rêve comme ça,
parce que moi, c'est les choses que j'ai pas connues,
et tous les gens qui sont un peu plus vieux que moi,
et qui me disent, moi j'ai découvert la programmation
et l'informatique avec ce genre de machine,
où fallait écrire les codes de son jeu,
enfin, ou recopier,
ou alors STDK7, etc.
Ça me rend tellement nostalgique d'une époque
que j'ai même pas connue.
C'est incroyable.
Mais PC1512, c'était mon père qui avait acheté ça
pour... je ne sais quel besoin,
mais c'était...
c'était...
Ouais, elle avait vraiment les premières fois où je tapais sur la clavier,
pour qu'on avait fait peut-être un peu à l'école,
mais c'était pas du tout la même chose.
Et je commençais à découvrir les choses.
Je faisais pas de programmation,
mais j'étais déjà très content de le taper et de dire,
et de savoir que ça me listait à répertoire,
de comprendre qu'il y avait des structures logiques
et un petit peu virtuelles au final,
dans le... dedans, où est-ce que les choses allaient,
je naviguais dedans, je faisais un petit peu de...
il n'y avait pas de... c'était avant Windows,
c'était avant Windows 3.1, donc c'était Windows,
c'était vrai, tu avais ta ligne qui clignotait,
puis tu faisais des choses.
Je voulais lancer d'autres logiciels, il y avait des jeux.
Il y avait un jeu que s'appelait Popcorn,
qui avait cassé des... un cassebrick, quoi.
J'ai joué des zers à ce cassebrick en noir et blanc.
C'était... c'était cool, avec des disques à 5 à 4...
t'as pas connu ça, donc les disques à 5 à 4 souples.
Ouais, c'est celle-là qu'on appelait,
normalement, vraiment les floppy disks.
C'est parce que c'était floppy, quoi, c'était souple.
Ah oui, c'était souple, tu stockais.
Non, ça, effectivement, j'ai pas connu.
C'était 128K,
donc je ne sais plus exactement le...
c'était ça, 128K, je crois, sur une disque à 4, après, comme ça.
Et du coup, après, l'évolution, ça a été ça.
Derrière, j'ai eu un...
je suis acheté, moi-même, un Amiga 600.
Donc, Amiga, qui est quand même...
pas quel a naissé, ça, c'est...
93, 94, je pense.
Là, du coup, j'ai joué un peu à des...
des jeux cultes, comme...
Flashback.
Oui, et que Flashback...
fait par un français, non, c'est pas ça.
Peut-être.
Je pourrais pas dire qu'il a fait.
Mais du coup, ça tournait sur Commodore Amiga 600, et...
voilà, avec...
Donc là, du coup, on arrive sur des disquettes 3.5,
et avec...
je sais pas, casse-disquette,
tu fais une...
92, hein. Mars 92, la sortie, hein.
Juste...
De l'Amiga...
Ouais, bah tu vois, c'est ça, 92, 93, ouais.
Et...
et du coup, tu devais...
donc, du coup, premier...
donc, tu pouvais copier les disquettes pour...
pour pirater, en gros, le jeu.
Ce que j'avais fait au final, hein.
J'avais pas acheté le jeu.
Mais par contre, tu avais...
pas les rentrés des mots-clés, en fait.
Donc, ils demandaient...
Ah, des mots-clés qui étaient sur la boîte,
ou des trucs comme ça.
Ouais, c'est ça.
Il avait dit...
Allez à la page 154, la ligne 3, le deuxième mot.
Ouais, ouais.
J'avais bien rentré ce mot-là.
Du coup, j'avais photocopié,
je sais pas, peut-être 300 tâches de...
Oh, wow.
Quel détermination.
Bah, il y a l'utilisateur pour...
bah ouais, pour pouvoir y jouer.
Bah, c'est pour ça que t'as plus joué après.
Ça t'a...
Ça t'a dégoûté de l'expérience du jeu vidéo.
C'est ça.
Ah, les temps de charlons et parlons.
Ah, et c'est...
Maintenant, tu dis ce qu'il y a, t'as la suite.
Incroyable.
C'est bien, c'est bien chelou.
C'est vrai que...
Oui, c'est vrai que, du coup, là, je fais un peu mon âge,
mais c'était ça, les premiers...
Le premier test.
Mais j'avais pas encore cette notion de...
Je peux faire ça.
C'est-à-dire que je pense que maintenant,
avec le...
Le net, en fait, c'est...
C'est facile de se rendre compte que,
bah, je regarde, je suis en train de regarder mon écran d'ordinateur,
et tout ce que je vois, c'est fait par l'homme au final.
Tu vois, c'est des notions que j'ai compris,
mais vachement tard, au final, que...
Je peux le faire, en fait.
Tout le monde, il y a juste à savoir comment.
Il faut s'éduquer, il faut aller chercher l'info.
Encore internet, dans ces années-là.
Mais c'est...
J'avais pas, du coup, cette réalisation que...
Ah, mais moi aussi, je peux coder quelque chose comme ça,
je peux le faire.
Parce que maintenant, c'est un déclic que les gens...
Sur les personnes avec qui je travaille,
je trouve qu'ils l'ont...
Ils l'ont eu beaucoup plus tôt que...
J'ai envie de dire ma génération,
mais du coup, là, je suis en train de me frotter la barre de blanche,
mais c'est des choses qu'on a eu peut-être un peu plus tard, au final.
Et c'est vrai dans tout.
C'est-à-dire que tu regardes autour de toi, maintenant,
tout le monde, tout ce que vous voyez, c'est à l'homme l'a fait.
Mais moi, j'avais un peu...
Je me souviens de ça.
J'avais un peu du mal à le réaliser aussi.
Quand j'ai...
Je comprenais,
quand j'ai commencé à comprendre qu'il y avait effectivement du code,
de la programmation,
même si j'ai touché encore quasiment pas,
mais en fait, en regardant...
Je sais pas pourquoi j'ai cette image-là,
mais en regardant mon interface Word,
et en me disant, je suis en train de taper du texte et tout ça,
c'est cool, c'est joli,
mais tu cliques sur ton bouton,
ça devient rouge, t'ajoutes des tableaux, t'ajoutes des machins.
Et j'ai réalisé que ça avait été créé par quelqu'un,
enfin plusieurs personnes,
mais avec des lignes de code, quoi.
Et là, je me disais,
mais combien de lignes de code
et qu'est-ce qu'il faut faire pour arriver à créer un luchel comme ça?
Et ça me paraissait...
On dehors de toute réalité, quoi.
Ça me paraissait tellement gigantesque comme travail,
et ça le détest.
Enfin, ça reste des logiciels qui sont énormes,
et voilà, mais c'était...
Je comprends que t'avais pas le déclic
de réaliser ça surtout à l'époque.
Et c'est quand...
C'est vu, c'est vu, c'est vu beaucoup plus tard.
Ouais, et justement, est-ce que tu te souviens,
quand est-ce que t'as eu un peu ce déclic
de te dire, tiens, je vais essayer d'en faire un métier
ou même s'était parti plus à côté réseau, etc.?
Alors, il y a...
Vous êtes totalement clair.
Donc, du coup, c'est 2003, j'ai fini mes études,
et c'est...
Enfin, quand je me suis lancé dans...
On va dire, dans le web,
ou le côté un peu internet des choses,
2002, 2003, c'est...
On était quasi sur la fin de la bulle,
mais il y avait encore la bulle internet, la première.
Ok.
La fameuse.
Ouais, la fameuse, bien, bien, bien explosée après,
mais c'était plutôt la motivation, c'était les salaires.
C'était de se dire que...
Ça, c'est honnête, c'est ça qu'on veut.

Ouais, ben oui, non, non, mais c'est vraiment ça.
C'est-à-dire qu'il y avait un petit peu...
Ce qu'on retrouve un petit peu maintenant
avec le développement web,
mais on l'a eu, du coup, en 2000, pareil.
C'est-à-dire qu'il y a eu vraiment une...
Je suis pas sûr que ça soit les mêmes causes
qui créaient les deux bulles.
Je suis pas con, mais qu'on soit dans une bulle maintenant,
quoique la première, c'était...
ce qui m'a motivé à aller dans la formatique.
D'une, c'était que j'avais des affinités pour ça,
que ça me plaisait,
que je pouvais regarder un écran pendant 24, 48 heures d'affilée,
c'était... j'avais pas de migraine.
Il y avait plein de facteurs un petit peu...
un an qui paraissait un petit peu trivial,
mais à l'époque, c'était ça.
Il n'y avait pas d'autre chose qui me botait, en fait.
Je me disais que je pourrais faire ça, à toute ma vie.
Après, j'ai vu les salaires où tu sortais de l'école.
Et là, tu t'es dit, let's go.
J'ai envie de parler en front, tout d'un coup.
Ah ben oui, oui.
Ouais, si j'y ai arrivé à faire 10 000 francs par mois,
ça serait bien.
C'était mon tétage à passer à l'euro, donc c'était 1500 euros.
Ça serait bien, ça, de 1500 euros, machin.
Et du coup, c'est là où...
je me suis dit, moi, je vais refaire mon métier,
même si du coup, les études n'ont pas eu trop de rapport
à ce que j'ai fait.
Après, ça donne des bases qui sont quasi essentielles
dans la compréhension de l'échange de flux,
mais comment la date a bouge, en fait.
Oui, je sais d'accord.
C'est vrai que c'est ça.
C'est des connaissances qui, maintenant,
se retrouvent de moins en moins dans le parcours classique
des développeurs et des développeuses.
On a beaucoup de sortis de junior qui sortent de bout de camp.
Et avec ces infos-là qui sont vraiment très survolés.
Et c'est vrai qu'il y a moyen de faire des choses sans,
mais on voit quand même la différence après quelques années
quand on doit mettre les mains dans d'autres choses
que là où on est confortable,
où là, on se rend compte que c'est vraiment
une chance d'avoir pu avoir cette formation-là.
Oui, je le pense.
Toutes les technologies sur lesquelles sont basées le web,
c'est important de...
Après, peut-être que les ayants apprises,
au début, je me dis que oui, peut-être que c'est important
ou pas, enfin, c'était là.
C'est vrai que de voir l'absence de notions toutes simples
de DNS, je ne sais pas,
ou de concepts de réseaux...
Oui, de réseaux de base, de serveurs, de routers.
Même après, on peut le monter un petit peu
de configuration attache, tu vois.
Maintenant, c'est vrai qu'on a, si on rentre un petit peu plus
dans le détail avec Nginx, avec les S3 et Compani,
c'est ennemi-npn-deploy.
Ennemi-npn-run-deploy.
C'est vrai qu'avec le cloud, on a pas mal perdu
justement cette notion de configuration et de ça.
Moi, je ne suis le premier pas en souffrir,
mais en tout cas, effectivement, quand je suis rentré
vraiment dans le live active, j'ai commencé quasiment par du cloud.
Après, on va dire, des petits hébergements mutualisés
où tu n'avais pas non plus besoin de faire configuration
ou très peu.
Et du coup, je suis d'accord avec toi
que moi, en tout cas, je vois ces limites-là,
des trucs que je n'ai pas vus naturellement.
Après, c'est possible d'être dev web sans collède,
vraiment, ces choses-là.
Mais si vraiment tu t'intéresses à ton métier,
je pense aussi du considère le...
Enfin, je vais faire des parallèles qui vont me paraître
complètement bêtes, mais si, je ne sais pas.
Vas-y, vas-y.
Si un artisan hebeniste,
tu vois, s'intéresse à la source du bois,
je ne sais rien au final.
Je ne sais pas si le gars est là, non, juste voilà.
Je fais mon meuble et il est joli et je le ponce.
Ou est-ce que je vais aller sélectionner mon arme,
me dire que, oui, celui-là, il a été bien évojé.
Je ne sais rien.
Mais nécessairement pour la solidité,
les outils que tu vas utiliser,
pour est-ce que ça va être un bois plutôt très dur
mais qui va casser,
ou est-ce que c'est un bois plutôt un peu plus mou
et du coup qui va se tordre et bouger.
Oui, oui, tu rentres dans l'avenir et tu trouves qu'après, oui.
Oui, c'est ça.
Et après, je pense qu'effectivement, comme tu dis,
t'as des gens qui vont arriver à vivre et à faire sang
parce qu'ils vont plus se concentrer,
j'en sais rien dans le métier de débaînisse,
mais sur de la sculpture, sur des petites choses, des détails
et qui vont être connues pour ça et qui ne vont pas avoir besoin
d'une solidité de fou et d'une étude là-dessus
mais que d'autres vont plutôt se concentrer dessus.
Donc non, je suis assez d'accord avec ta vision et ton parallèle.
Ils sont vraiment bons.

C'est la dernière fleur que je t'envoie.
Ok, merci.
Et du coup, je voulais te poser la question un petit peu
de ton déplacement à Londres, mais t'en as pas mal parlé.
Donc c'est cool.
Là-bas, tu t'es quand même dit
je vais y aller et je vais essayer de devenir développeur
à Londres, même si t'as pris le premier bout l'alimentaire.
Quitte Passest, c'était quand même un objectif
de retrouver ton métier un peu de base, on va dire,
ou en tout cas, ce qui te plaisait là-bas.
Ouais, c'était de vivre dans Londres,
l'objectif c'est de vivre dans Londres au même et de trouver
un job dans le web.
Et du coup, je fais...
Tout ça pouvait être à l'autre bout du web.
Je fais des interviews, des entretiens d'embauche
dans une boîte qui était l'équivalent de quel coup.
Je crois qu'on voulait fallé classifier un produit
et fallait même dans la bonne catégorie.
Des jobs un petit peu...
Direz maintenant, t'as peut-être un algo...
Qu'il fait tout ça ?
Ouais, Daïe qui te dit, voilà, ça c'est une caméra
et tu vois là, il reconnaît que c'est une canon.
Enfin, tu mets juste la photo.
Enfin bref, des jobs un petit peu comme ça,
je fais un autre entretien
dans le même style des jobs que je n'ai pas eu, je crois.
Ça t'a pas...
C'était l'objectif...
Non, non, je ne sais plus...
Je sais que j'ai fait ces deux entretiens-là avant de trouver du coup le troisième
où là, je fais le site web de la chaîne de télé.
Là, parce qu'il m'a mis la première jambe dans le broadcast.
Mais c'était ça, d'essayer de se dire
que j'avais quatre ans d'expérience.
Je sortais de mon deuxième job en France
où j'avais essayé de monter une petite structure
avec un...
Plutôt non, là, vers un ami,
j'avais monté une structure qui tournait de design pour on est
et qui tournait bien.
Et je suis arrivé du coup pour étendre un petit peu
sur le côté web et faire des choses.
Et on s'est planté au bout de 10 ou 11 mois, je crois.
Ce qui est pas si mal déjà,
vous vous êtes pas bruyé au bout de deux mois,
donc c'est déjà pas si mal.
Non, non, non, non.
Et puis on se détour pas bruyé, c'est toujours de Samet de la botte.
J'ai fait un M-Check même dans le podcast
qui était du coup un super designer,
un très, très bon dessinateur, vraiment.
Et du coup, il voulait faire un petit peu,
même s'il lui en faisait, mais plus avec du flash à l'époque.
Du coup, moi, j'apportais le côté...
Moi, les technos à l'époque, c'était PHP,
mais SQL, c'était ça, ce qui était sur la nette,
ce qui était plus répandu de toute façon.
Mais du coup, tu vois, la valeur à ajouter
n'a pas été visible, on va dire, de suite,
au niveau du portefeuille et les clients.
Il y a beaucoup plus de contrats parce que j'étais là.
Oui, je comprends.
Plus d'opportunités, je devrais dire.
Mais du coup, tu avais quand même cet esprit,
parce que c'est pas la seule boîte que tu as montée,
une après, on va en parler.
Mais tu avais été ce qu'il a quand même...
Ah, mais je l'ai rejoint.
Ok, tu l'as rejoint, mais ça faisait quand même
une aventure un peu entrepreneurial,
où tu savais que ton boulot,
il allait pas être fixe du jour au lendemain
et que la boîte pouvait ne pas survivre.
Oui, c'était un déris.
Mais tu te dis à 25 ballets, tu risques quoi ?
Rentrer chez pas pas d'un nom.
Tu peux y aller quoi.
Tu n'as pas d'enfant, tu n'as rien.
C'est une belle montée.
En tout cas, ça te permet de prendre des risques.
Moi, pour ceux qui connaissent,
ou ceux qui voudraient découvrir,
il y a le livre qui s'appelle La Semaine de 4 heures
de Timothy Iphéris, je crois.
Il dit justement ça, c'est évaluer les risques en amont.
Une des méthodes pour évaluer les risques en amont,
c'est de se dire si demain,
je n'ai plus le job que j'ai là,
ou je n'ai plus rien, absolument rien du tout,
qu'est-ce qu'il faut que je fasse ?
Combien de temps ça me prendra
pour revenir à un niveau de vie
où je pourrais survivre ?
Et selon votre niveau d'étude,
la manière potentiellement dont vous savez vous vendre,
etc.
Et lui, dans son livre,
dit que pour lui, il s'est dit
que je pense que en quelques jours,
je retrouve un taf qui me permettra
de vivre confortablement,
de me payer un logement, etc.
Donc en fait, qu'est-ce que je risque ?
C'est comme tu dis, en plus, si tu as de la famille,
ou tu peux te dire, au pire du pire,
si vraiment je suis dans la merde,
je peux revenir chez papa-maman,
et bien ça permet quand même
une mentalité, ou en tout cas,
une réalisation qui permet de se lancer
dans des trucs vraiment
où tu pourrais dire
que tu risques des choses alors qu'en réalité,
savoir quoi. Du coup,
ce truc-là, c'est aussi ce qui t'a permis
de partir à Londres, on va dire,
enfin je ne sais pas combien de temps
t'as mis à préparer ton voyage.
2 semaines, 3 semaines je pense.

En gros, c'est dit, ben oui non, vraiment,
c'était ça, si on s'est dit,
on arrête, il y a plus de sous,
j'avais pas, je pense que
l'argent que je prenais, je ne le remettais pas
dans la boite, je n'arrivais pas
à dégager le produit,
ou le truc qui clique, qui fait ce que les clients en veulent,
ou on est arrivé
sur du surmesure,
mais on avait cette idée de trouver,
j'ai commencé du coup,
à créer un CMS, notre propre CMS,
si tu veux, et c'était le début d'AJAX,
donc du coup on commençait à avoir,
enfin, AJAX, Internet Explorer,
Microsoft, avait juste,
venait juste d'introduire
le XML-FSCV Request,
dans le JavaScript,
pour fait,
ce que maintenant on fait avec Fetch,
ou je ne sais même plus
des autres noms des méthodes, Fetch ou Axios,
la possibilité
de faire une requête
extérieure, mais
à baser sur un clic.
Je ne sais pas si la définition est pas

C'était pas commun,
c'était pas quelque chose d'aquille, comme on l'a d'aquille,
ou aujourd'hui.
Maintenant,
c'est avec les SPA,
enfin, il n'y a pas d'SPA, s'il n'y a pas ça,
c'est ça.
Single Page Application,
on re-toute les appréhens,
tous les foiements un peu modernes,
c'est basé là-dessus.
Et ça, ça a été introduit,
je ne voudrais pas dire de bêtises,
et puis les gens vont me corriger,
parce que Google est là, mais ça,
les années 2000,
j'ai envie de dire 2005, quelque chose comme ça.
Ah ouais, j'aurais posé une liste peut-être.
Attends, j'ai regardé,
Vithy.
Le XML,
HTTP 8-Cush,
je crois que c'est ça.
On essayait de faire un peu de,
on retrouve un système sur les demandes récurrentes,
qui étaient identiques en fait, et du coup, de dégager plus de marge.
Mais on n'a jamais réussi à sortir proprement,
je n'ai jamais fini correctement,
et du coup,
c'était pas quelque chose, il y avait tout ce qu'on a
mis dedans, je crois que ça a été,
il a dû le réutiliser après, mais on n'a pas pu dégager
en fait, de suite,
de sous,
de suite.
Sur ce pseudo-projet,
ce pseudo-produit en fait,
on cherchait à être
les grands mots scalable,
c'est-à-dire que pouvoir traiter plus de requêtes, plus facilement,
plus rapidement, d'avoir un plus grand volume
à deux que ce qu'on avait avant,
et du coup, ça n'a pas fonctionné,
et la décision de partie,
on essaye de faire deux semaines,
c'est-à-dire que, tiens,
je retourne à la rentrée.
C'est en gros la boîte
fondant les plombes et...
Je suis resté...
Ah, la part fonduée, c'est moi qui suis parti,
j'avais plus de sous en fait.
J'ai utilisé sur la valeur de...
il y avait plus, et lui, il a continué après tout ça,
il pouvait gérer tout seul,
mais avec moi, ça ne marchait plus,
il avait plus de sous,
et je suis parti, oui, en une semaine,
donc j'avais du coup, c'est mon autre pote
qui était parti déjà là-bas, en Angleterre,
et j'étais sur son calat pendant...
je ne sais pas, trois mois, comme ça.
Ok. Ah ouais, bah écoutez,
j'ai regardé, effectivement,
alors la première version, on va dire,
qui s'appelait pas encore,
l'HTTP Request, ça a été...
comment ça a été introduit en 1999,
mais la vraie version,
l'HTTP Request, c'est 2006,
sur...
2006?
Oui, c'est Internet Explorer 7.0.
Voilà.
Tu vois, c'est ce que tu mènes.
Oui, c'est ça.
Mais ça a eu quasi,
plus de révolution, franchement,
vraiment, l'un de ces...
de cette fonctionnalité,
parce que derrière,
ça permet...
Je pense que j'ai queri, j'étais déjà là un peu,
mais j'ai queri,
de l'espace des frémoires que tu avais scripte à l'époque,
je ne sais pas si on appelle ça un frémoire,
plus un ancien.
Oui, c'était...
Il n'y avait pas vraiment de frémoire que vous pouvez,
à l'époque.
Oui, il n'y avait pas ce côté Lifecycle,
que tu peux...
de React, en fait.
Tu crées quelque chose dans leurs outils,
en fait, c'était plus...
les outils qui t'aident à faire toi,
à créer ce que tu voulais.
Mais effectivement, de toute façon...
J'ai queri, j'ai queri,
a été quand même, enfin, en tout cas,
à exploser, notamment avec ça,
puisque de mémoire, les interfaces,
justement, pour accéder à XMHTESPerryQuest,
n'étaient pas les mêmes,
sont les navigateurs, étaient vraiment très différentes.
Et j'ai queri, a vraiment explosé,
en mettant, on va dire,
une couche d'abstraction par-dessus ça,
et permettre à tout le monde de le faire,
pour plus facile.
$.jax, on sait comme ça.
C'est ça, c'est ça.
J'ai une question,
c'est enfin...
un bon moment déjà, et puis je ne vais pas te tenir
deux heures, même si tu sais bien que
ce serait un plaisir.
Il y a un truc que j'aimerais bien,
qu'on aborde, parce que c'est un sujet
qui est très récurrent, notamment chez les développeurs juniors,
et où je pense que tu peux apporter
une contribution, c'est un drôme de l'imposteur.
Aujourd'hui, on rappelle,
TECLID,
enfin, TeamLid, à la BBC,
donc c'est quand même,
une des, si ce n'est la plus grosse
de la BBC.
En entreprise du Royaume-Uni.
Broadcast.
Je ne sais pas la plus grosse entreprise,
la plus grosse boîte, mais c'est la plus grosse télé
du monde.
C'est ça.
Est-ce que tu te sens comme un imposteur aujourd'hui
ou pas, actuellement ?
Ouais, mais ouais,
mais tout le monde, pas, j'ai envie de dire tout le monde,
mais ouais, il faut apprendre à vivre avec.
Non mais il y a, honnêtement,
il y a des gens qui ne le visent pas,
mais te connaissant,
enfin, on a déjà discuté,
je sais que c'est un truc
qui toi, qui toi, te touche.
Et si je me souviens bien,
t'étais même pas très chaud pour postuler
à ce poste-là, à l'origine ?
Ouais,
oui, pour accepter.
Ah, c'était pour accepter, oui.
Quand j'ai eu l'offre, quand j'ai mis,
une semaine et demi, quand j'ai 10 jours,
à revenir vers eux, pour dire,
je veux le faire, mais vraiment, j'ai un petit peu peur.
Ouais, ouais.
Mais c'est,
il faut que c'est, ouais, il y a des choses,
en fait, c'est premièrement de l'accepter,
enfin,
la façon dont moi je le gère,
je ne dis pas que c'est la solution,
il faut faire comme ça, c'est la façon dont moi,
je le gère, la première chose, c'est d'accepter
que ce syndrome
peut être présente, c'est-à-dire que
mais je ne...
frère, rien du tout à ce qui se passe autour de moi,
et pourquoi ?
Pourquoi je ne comprends pas,
j'ai vraiment l'impression d'être, alors je suis censé
être en charge, mais d'être celui
qui décide, mais je ne comprends absolument rien.
Et du coup, c'est de changer l'optique
là-dessus, c'est pas de se dire qu'on est
incompétents, c'est de se dire que,
peut-être qu'on n'a pas eu les bonnes infos,
avant, par exemple, si
ce sentiment arrive pendant une réunion,
c'est-à-dire qu'on n'a pas assez préparé la réunion, et que
ça arrive,
ça arrive, des choses comme ça, mais on est là pour une raison,
il faut remettre les choses en parallèle
avec le process de recrutement
et ce qui s'est passé.
C'est-à-dire que
à la BBC, il y a quand même,
je crois que j'ai dû faire trop quatre entretiens
avant d'être sélectionnés, il y avait pas mal de gens
je pense qui étaient sur le poste aussi,
et de se redonner confiance avec ces choses-là,
c'est-à-dire que, bah ouais,
j'ai été sélectionné, donc ils ont vu
quelque chose en moi que moi, j'arrive pas
à identifier maintenant,
mais eux ont vu quelque chose,
donc je vais me faire confiance,
et je vais poser des questions,
et je vais demander des choses,
et je vais pas me remettre dans la cour, en me disant
mais non, je suis bête, qu'est-ce que je fais là,
j'ai pas ma place,
ils connaissent beaucoup plus de choses que moi,
généralement ça arrive,
moi je sais que ça m'est arrivé à la BBC
la première année, où j'étais
toujours un peu, j'ai envie de dire l'idiot du village,
pas l'idiot du village, mais j'ai arrivé dans des réunions
où il y avait 50% des informations,
il y a déjà la barrière de la langue
qui était là, mais bon, pas trop après,
mais il y avait,
il y avait tout le...
quand on arrive dans une équipe déjà formée
où les produits sont
en place, moi j'ai des certains logiciels
que je m'attire, qui sont là depuis 25 ans,
bah ouais, on connaît pas tout du logiciel,
et c'est normal, mais on connaît
à peu près les paramètres du problème, et de la question
qui nous est posée, et on peut essayer de faire
avec ce qu'on connaît, et de laisser des blancs
dans les réponses en disant bah oui, ça c'est des informations
que j'ai pas, et de différencier
en fait la connaissance
que tu peux avoir dans un système particulier
par rapport à ta connaissance générale des systèmes
en fait, je veux dire que bah oui,
c'est juste qu'il faut que je travaille un peu plus pour avoir plus d'infos
et ça passe, et du coup
moi je sais que la première année, sur chaque réunion
auxquelles j'étais invité,
je bloquais une heure dans mon agenda avant
et je bachotais en fait,
sur des connaissances, je passais pas le bac à chaque fois,
mais je savais que j'avais toujours
de l'agenda de la réunion, et du coup
je traité tous les points, et j'allais chercher toutes les infos
que je pensais ne pas avoir à l'époque
sur tous les points de l'agenda
pour être sûr de comprendre un petit peu plus
même si il y a toujours cette impression
de...
être un petit peu de vidéo dans la...
ouais, voilà, c'est toujours
un petit peu présent, et c'est compliqué
de se détacher, et puis je pense que
dans tes juniors, c'est encore même plus compliqué
je vois les offres
d'emploi pour les juniors en ce moment
mais comment tu peux être juniors
et avoir 5, 8 langages
5, 5,
3 ou 4 langages de script derrière
en baccain,
en plus on demande de connaître maintenant
comme tout un petit peu plus facilité avec le déploiement
de connaître exactement
de déployer ton site, que ça soit
secure sur AWS, ou Google, ou Azure,
de tout connaître ça,
et je le vois dans les offres d'emploi
des juniors, et je trouve ça...
je trouve que c'est pas...
on fait pas une fleur en fait, juniors,
et il y a le fait de l'abondance
de personnes,
de ce qu'on nous dit
ça c'est un vrai problème
tout le monde est un petit peu en...
en plus on manque plus d'expérience
on manque plus de...
et les recruteurs sont plus exigeants
parce que justement
il y a un nombre de candidats
qui est énorme, c'est ça
mais c'est
très très très très intéressant
et moi c'est un conseil
que je donne aussi, c'est
d'essayer de rebalancer
un petit peu cette pression
et ce... comment dire...
ce syndrome en se disant
en faisant confiance à la personne
qui va lire le CV
qui va nous faire passer des entretiens
et chose comme ça, c'est en se disant
c'est le job de la personne, la personne de recruter
en général tu vois plusieurs personnes
donc même si moi je pense pas que je suis capable
de le faire parce que j'ai ce syndrome de la posteur là
si la personne en face de moi pense
que c'est un investissement suffisant
en temps, en argent etc. de me prendre
et bien c'est que
c'est que j'en suis capable
et donc tant que je donne tout ce que
j'ai, tout ce que je sais etc. pendant les entretiens
ou un truc comme ça, après c'est à la personne
de décider, s'il y a des sites c'est que
d'après elle je suis légitime et j'ai pas besoin
de
me remettre une pression là-dessus
après évidemment on parle de ça
ça veut pas dire que c'est facile, ça veut pas dire que voilà
mais je suis vraiment d'accord sur ton analyse
il faut se dire qu'il y a
des gens qui, dans c'est le métier
et qui vont recruter sur
oui, qui vous ont
recruté, qui vous ont choisi
parmi une pile immense
de CV
et faut faire confiance
à ce process là, après faut travailler
c'est pas, enfin je pense que le
fait d'arriver là
et de se dire ça, je suis arrivé non
enfin c'est même pas le plus dur
en fait, j'ai envie de dire le plus dur
c'est d'y rester et de
produire des choses et d'arriver
et de s'effacer ce sentiment en se disant que j'ai accompli
quelque chose
est-ce que tu trouves que
est-ce que tu trouves que le
potentiellement
le grade
ou en tout cas le salaire que tu vas
toucher est-ce que toi sur des trucs
comme ça ça te met une pression
supplémentaire ou c'est plutôt
une motivation
en se disant je vais te payer
je sais pas si tu veux nous dire
le salaire auquel t'es entré
à la BBC quand t'étais
là quand t'as fait tes entretiens
c'est
c'est 60
cas mais en livre
en livre
brutes
donc j'avoue que la conversion
plus le brute etc, vous ferez le truc chez vous
en gros
du coup net ça fait
ça fait
3
3.4, 3.5
ça dépend pour un point de vue de la reprise
donc mensuel 3.4, 3.5
donc ce qui est quand même
un bon salaire
pour Londres
c'est pas des salaires exorbitants
oui non non
et puis c'est surtout
ça fait en gros 4K
en euro, net, mensuel
mais pour Londres déjà c'est pas fou
et puis pour le poste
en gros il y a
une marche entre la bibliothée
qui reste comme du domaine public ici
payé par les
en gros la redevance, il y a une redevance
ici, une redevance télévision
une con on est un peu
considérée comme fonctionnaire
enfin pas des publics servant
fonctionnaire, fonctionnaire mais assez
fonctionnaire et en gros
il y a entre 10, en fonction
des jobs il y a entre 10 et 20%
il y a la même des fois quasi 25%
sur le de différence
dans les salaires
oui donc c'est pas mal
à niveau égal
on le voit
je ne traduis pas
de secret
par exemple
je pense que vous connaissez tout ça un peu l'équivalent
de Netflix à BBC, ça s'appelle iplayer
et la BBC iplayer
il y a la moitié des devs qui sont partis
il y a de ça, quelques années parce qu'ils ont été payés
par une autre boîte qui est arrivée sur le marché
je ne chiterais pas
mais qui s'appelait Justeit
je ne pense pas que ce soit des trucs
confidentiels de toute façon
et ils sont partis parce qu'ils
offraient eux
quasi plus que
comme ils arrivaient c'était plus que le marché
pour constituer
tes premières équipes et être sûr d'avoir des gens
et compagnie, tu surpayes un peu parce que
la structure t'as beaucoup de choses à mettre en place
et du coup
il y a des devs
quand tu fais des fois deux
quand une fois ça n'engage que moi
c'est pas des faits
c'est ce que je pense
c'est intéressant parce que
c'est des marchés que tout le monde
ne connaît pas exactement en France
donc en plus à Londres
et sur des entreprises
comme la BBC
qui sont particulières
et en partis public c'est vraiment hyper intéressant
j'ai quelques petites questions pour
clôturer tout ça
maintenant
tu es Team Lead
est-ce que tu développes
encore
souvent
tous les jours
en pro
ou en Pastan
ou beaucoup moins
Pastan
je l'ai fait un peu l'année dernière
pendant le confinement
l'année dernière
enfin je sais plus la dernière
24 d'année
j'en ai fait un peu en perso
ouais c'est un peu flou
j'en ai fait un peu perso
pour
on a monté un projet avec ma femme
à l'époque
je mets un peu d'oeuvre
après pour le taf
généralement
c'est ce qu'on appelle des spikes
des tests en gros
où je teste une idée que j'ai eu
ou des choses comme ça
du coup je code un peu
ou je
je lis des choses
en ce moment je suis beaucoup dans le
si ICD
ou j'essaie de voir
de faciliter
en gros
les tâches que l'équipe peut faire
et de automatiser
et de réduire les erreurs
ou même logiste le temps
c'est vraiment
dans cet esprit là après est-ce que je prends
des tickets girats et dire
oui si on manque
mais du coup le fait d'éteiler
du code vraiment pendant
deux ans et demi
j'y suis
ou au final j'ai pas fait beaucoup
de code la première année parce que j'apprenais beaucoup
je me fais un peu plus après
mais je prends pas de tickets
non vraiment de faire des tickets
de rajouter une feature, de corriger les bugs
je fais pas parce que
85% de mes tickets c'est du
du backend Java et je partage
Java
très bien
du coup c'est pareil c'est intéressant
d'avoir une vision aussi
il y a des
en l'occurrence des teamleads sur des
techno où tu ne maîtrises pas la chaine
de bout en bout et ça se passe
souvent dans des entreprises
comme ça
c'est aussi un boulot de
management, de gestion des équipes
comme tu disais très justement de faciliter la vie de l'équipe
en mettant en place des outils, en faisant
des recherches etc c'est
intéressant
et donc c'est aussi des
émotions qui sont spécifiques
sur le fait de pas
parler Java ça peut
être compliqué sur les code reviews
mais au final
on met des... moi j'ai mis en place
comme je parle pas de Java qui a beaucoup de tickets
en Java je mets en place
des pires reviews en fait on fait des codes reviews
à plusieurs en fina on se met
c'est toute l'équipe on prend
le poulerie quest et on regarde
exactement et après
sur la logique
je peux voir
les grandes choses de la logique
du pourquoi, du comment ça a été architecture
et après pour aller dans le nitty gritty et du Java
ça je fais confiance à l'équipe
et c'est ça aussi c'est de savoir que chacun
se rôle dans l'équipe et que
je dois pas forcément tout comprendre
et tout savoir
Le concept de pires reviews est intéressant
du coup de code reviews
à plusieurs c'est plutôt cool
ça peut donner des idées
aux gens qui nous écoutent justement pour pallier
soit parce que je trouve que d'une c'est une bonne idée
mais ça peut être aussi effectivement pour pallier
des problèmes
des manques de temps dans certaines
certaines parties de l'équipe etc
c'est hyper intéressant
sur le partage
de connaissance
sur la dynamique de groupe aussi
ça révèle un peu
des personnes
sur le savoir
d'avoir des réflexions
de type de variable
qu'aurait dû être appliqué là
c'est vraiment intéressant
on découvre beaucoup sur le code
et on découvre beaucoup sur les gens aussi
et je pense que justement
toi c'est intéressant pour toi en tant que
développeur plus que confirmé
mais pour des juniors ça doit être
des expériences qui font énormément progresser
c'est ça
et sur un junior qui n'a pas peur de poser des questions
si un junior reste
j'essaye en fait
tu parles des juniors et par exemple dans une équipe
je sais qu'il y a beaucoup d'articles
sur le fait d'avoir
un peu de toutes les tranches
d'expérience en fait
c'est intéressant d'avoir des étudiants ou des juniors
d'avoir des seniors, des confirmés
on a un niveau de seniors qui s'appelle principal
c'est vraiment la référence
c'est toi qui fais les docs
c'est toi qui fais les process, c'est toi qui donnes les bonnes pratiques
tu as déjà tout vu tout fait
et du coup tu peux définir exactement
ce que doit faire l'équipe
et j'aime bien
avoir tout en fait dans une équipe
d'avoir tous les levels
quand on est junior il faut pas
encore une fois
si on revient au syndrome d'un posteur c'est-à-dire que je devrais tout savoir
non, les seniors
ils ont petites seniors et ils font
il faut à deux ton salaire parce que ça fait 20 ans
ils sont dans la boîte
ça fait 20 ans qu'ils font ce métier là
et ils connaissent et
poser que le junior pose
une question même si le junior pense la question
de beam ça fera toujours revenir
le senior à des bases et à expliquer
exactement oui c'est vrai ou même à se questionner
pourquoi on fait comme ça ou pourquoi on fait de cette manière
parce qu'il y a ces raisons-là
et ça reste un petit peu
ça homogénise
les connaissances en fait dans une équipe
ça est très intéressant
je suis complètement d'accord
il faut vraiment
aucune question bête et il faut vraiment
pas hésiter à poser les questions
c'est hyper important
est-ce qu'il y a des gens
que ça soit
enfin plutôt des profils
connus qui
te fascinent dans ce métier
ou en tout cas que tu suis
particulièrement
ou pas spécialement tu peux aussi
avoir
pas mal d'intérêts en interne
ouais des développeurs, des gens dans la tech
même un peu plus global
qui peut être intéressant à partager
le premier dev que je suis c'est toi
merci
Daniel et je trouve ça
les démarches de vulgarisation que je fais
sont fascinantes
je trouve que c'est
non mais c'est vrai
c'est nécessaire
c'est nécessaire
je voyais un des derniers articles
sur les défis que je me suis fixé
si je crois que c'est à dire que tu as écrit
sortir un article par jour pendant une année
c'est une tâche
eterculienne et je trouve ça absolument démon
ça devrait inspirer
toute la chacune de faire
la chose c'est faire
faire et après de voir
le moto de facebook c'est quoi
ou de meta maintenant c'est quoi
casse les choses très très vite
je ne sais pas comment le dire
en général dans le monde start up
il y a le fail fast
c'est un breakfast
c'est de casser
vraiment des choses existantes à facebook
que tu apprennes en fait
que tu apprennes des coups de presse
pour fixer ce que tu as vu
c'est ça je trouve qui est inspirant
de ton côté
après en autre dev
non il y a des gens dans la tech
c'est le classique Elon Musk
je trouve fascinant
je vais être taxé
de fanboy
c'est pas grave
pas de jugement ici
je suis fasciné
par le personnage
je suis pas d'accord avec tout
mais il a des idées très intéressantes
et ce qui est intéressant
c'est de voir qu'il implique
des principes de développement de logiciel
de développement de fusée
ou des développements de voiture
c'est pas des principes généraux
qui peuvent être appliqués partout
c'est des principes d'ingénierie
qui sont transversales
il y a une phrase
de Musk je sors
à toutes les réunions
il a sorti le best part
is no part
c'est dire que
quand tu fais une archi
d'un système ou d'un citoyen
il y a toujours le cas
à mettre en relation
avec une phrase
de Lex
il y a peut-être encore
le néerlandais qu'est le CTO
de AWS service
je n'aurais pas le nom
mais les gens pourront en trouver
je me souviens plus du gris
je vous l'ai trouvé
qui ont gros son moto c'est que
tout pleure tout le temps
ça doit être de base
tu design un système
il va planter un moment donné
parce qu'il y aura des choses
mais c'est de trouver comment
de réfléchir à ce qui plante
et je trouve ces deux phrases
je les garde avec moi
parce qu'elles m'inspirent sur des problèmes
d'architecture
je suis pas du tout un architecte
mais avec une connaissance des systèmes
une connaissance des produits
on va te donner un set
de choses à faire
avec mes connaissances que j'ai
comment je plug tout ensemble pour arriver
à ce résultat
on essaie de minimiser le travail
ou de minimiser les choses
parce que tout le temps
si il n'y a rien ça ne peut pas planter
donc le meilleur développement
c'est de rien développer
c'est un peu ébile de dire ça
mais c'est de se dire que
arriver à retirer
si je retire cet API est-ce que je peux pas brancher
mes requêtes quelque part d'autre
parce que je ne m'a donné elle est pas fournie ailleurs
et de se dire
est-ce que ça fonctionnerait toujours
un exemple
c'est ça de
d'optiviser après mais c'est pareil
c'est à
de mettre ça en parallèle
avec tout
tout le change tout le temps
autour de toi et du coup qu'un système n'est jamais figé
il va être figé sur un diagramme
c'est mon architecture
de février 2019
c'était ça mais du coup c'est à évoluer
d'accepter ça
d'accepter que tout change tout le temps
un exemple du best part
de ce n'est pas
pour les gens qui
suivent un petit peu comme moi
sur le booster du coup
des nouvelles fusées de spacing
donc à la partie le stage 1 de la fusée
il pousse les choses dans l'espace
en orbite et redescend sur Terre
ils sont aperçus qu'ils n'avaient pas besoin par exemple
de
les grid fins qui permet
quand le booster redescend sur Terre
de s'orienter précisément
sur la Terre
ils n'avaient pas besoin de les relever ou de les redescendre
du coup ils ont supprimé les moteurs qui permettaient de redescendre
parce qu'il n'y avait absolument aucun drag
quand la fusée a partait
donc c'était néglige
fait d'avoir un gain
par rapport au moteur
au poids des moteurs
c'est plein de choses comme ça
c'était pour le best part
il ne se n'est pas intéressant
et je trouve que ça s'applique
quand
en architecte des systèmes
je vais me perdre sur la lettre
une question assez simple alors que tu me tue
c'est bien
on est parti un peu loin mais ouais
meuf et toi et le CTO
d'AWS
t'es bien entouré quand même
oui je suis très bien entouré merci
c'est la meilleure fleur que tu pouvais me faire
et pour revenir rapidement
parce que ça m'y a fait penser
quand tu dis everything breaks all the time
en faisant mes recherches
pour écrire mon article sur
les UUID
les universales unique
à Dantafaya
pour ceux qui voudraient retrouver l'article
il est sur le blog assez récemment
il y a quelques semaines
peut-être la semaine dernière
en lisant ça justement et sur les probabilités
de collision des UUID
en fait la probabilité est si faible
que je ne sais plus qui est
ce qui a sorti la phrase mais
je crois que c'était sur la page Wikipedia
justement des UUID disait
les probabilités sont si faibles qu'en fait
il y a toutes les autres probabilités
que quelque chose d'autre pète dans votre système
font que
en fait la
la probabilité qui est une collision
des UUID
votre système aura pété avant quoi
ou votre système sera devenu obsolète
donc j'ai trouvé ça
balayer ça d'un revers de main en donnant
cette explication-là
assez drôle
à la fois il y a quand même un vrai fond de vérité
et en même temps un revers
de la main assez négliger
j'ai trouvé ça assez cool
voilà
c'est ça exactement
écoute
en tout cas merci beaucoup
pour
toute cette discussion
pour toute cette expérience du coup que t'as pu
nous partager alors évidemment on pourrait
parler des heures
et ce serait vraiment
très agréable mais je sais que
déjà les podcasts d'une heure
les gens vont pouvoir l'écouter
en foie d'eux
pour recoursir ça
dans leur journée mais en tout cas
je te remercie beaucoup
Brice d'avoir participé à cet exercice
c'est moi qui te remercie
de m'avoir invité je suis très content
d'être le premier
dont je suis sûr
longuiste d'inviter
qui vient là après
qui n'est pas encore fixe
tout change tout le temps
c'est exactement ça non mais comme je disais
je vais essayer de faire venir aussi
des gens qui sont proches de moi
et dont je connais le travail
et qui me semblent intéressants et qui ne sont pas
forcément trop sur les réseaux donc voilà
tu es...
tu parles des gens proches de toi qui travaillent
pardon je te coupe je suis un peu inutile
tu es total
on n'a pas parlé du fait que nous on se connaissait
on peut peut-être faire...
des short-art
à my series game
on s'est rencontrés
on a fait pas mal de beaux projets
les juniors je pense qu'on peut bien accepter
d'en faire un truc
écoute
en tout cas, n'hésitez pas
on s'est rencontrés et on a travaillé pendant
11 mois je crois
ensemble à my series game
c'est comme ça qu'on s'est connu
qu'on se suit depuis
donc merci
merci à eux, merci à la grande famille de my series game
et puis
écoutez
je vais vous dire
à bientôt pour
une prochaine interview
à bientôt pour d'autres épisodes
où là il y en a qui arrivent, ça va être
plus des choses en mode théorique, des explications
en podcast
comme vous avez eu les premiers épisodes
et puis d'autres invités qui arriveront par la suite
merci à tous, merci Brice
et puis à très bientôt Brice

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