Pourquoi est-on parfois content du malheur des autres ?

Durée: 2m26s

Date de sortie: 22/01/2024

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Pourquoi est-on parfois content du malheur des autres ?
Alors ce sentiment étrange, cette joie malsaine, que chacun d'entre nous peut éprouver face
aux malheurs d'autrui, porte un nom, la Schadenfreude.
C'est un terme allemand qui signifie « joie du dommage ». En français, on dirait plutôt
se réjouir du malheur d'autrui.
À première vue, ce sentiment semble très proche du sédisme, mais en réalité ils sont
distincts car dans la Schadenfreude, celui qui la ressent est purement passif.
Il ne prend nullement pas ractif dans l'accomplissement du malheur d'autrui.
Il n'y est pour rien pour dire les choses simplement.
Il ne fait que s'en réjouir.
Par exemple, lorsque nous rions bêtement quand quelqu'un tombe devant nous.
Mais la question ici est comment expliquer ce sentiment ?
Eh bien car pour certains d'entre nous, être heureux ne suffit pas.
Il faut pour cela que les autres soient malheureux.
Cela a une conséquence très claire, notre bonheur nous apparaît dès lors plus éclatant, plus certain.
Donc vous le comprenez, le malheur des autres sert tout simplement à nous rassurer
quant à notre propre bonheur.
Pour nous sentir bien, notre propre bonheur n'est pas suffisant.
Un stade supérieur de bonheur peut être atteint si nous savons que les autres sont malheureux.
Alors déjà Aristote en avait fait la remarque.
Oui, chez lui on trouve l'expression qu'on peut traduire par « joie née du mal ».
Une formule qui désigne la vilaine émotion que ressent celui qui, loin de s'affliger
du malheur des autres, s'en réjouit.
Et puis pire encore, pour Spinoza, la compassion s'expliquerait par H.A.D.
Freud.
Pour lui, si nous plaignons autrui pour sa souffrance, si nous prenons de ses nouvelles,
ce serait en partie en raison de cette joie malsaine à échanger avec un mal portant.
Enfin un mot de la science, elle nous apprend que ce sentiment aurait des fondements neurobiologiques.
Quand on observe l'activité cérébrale de personnes qui l'éprouvent, on constate
en effet que les régions impliquées dans le plaisir sont en jeu.
Mais alors comment expliquer ce phénomène ?
Et bien pour les psychologues évolutionnistes, l'explication est simple, le monde dans lequel
nous évoluons est concurrentiel.
L'échec des uns y augmente souvent les opportunités de succès des autres, d'où notre joie
à avoir autrui en mauvaise position.
Au-delà, la Châden Freude pourrait être renforcée en groupe.
Sentiment peu glorieux, nous aurions tendance à le dissimuler quand nous sommes seuls,
mais dans un groupe, il deviendrait légitime et acceptable, et même amplifié, savoir
que d'autres personnes partagent votre joie, même si elle est malsaine, validerait cette
émotion.

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