Bête comme chou - EP18

Durée: 5m57s

Date de sortie: 28/02/2024

Le lauréat du concours de projet de podcast, dont l'identité est secrète pour les gens qui n'ont pas écouté l'épisode 17, prend la parole pour exposer ses intentions plus en détail
La Chute de Lapinville
Lapin, pervers narcissique en fin de droits, raconte son retour à Lapinville et sa décision de faire un podcast pour se venger de ses anciens camarades d’école. Il est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’une énorme shitstorm oblige à revenir dans sa ville natale pour jouer dans une fiction quotidienne à la con. Puis, on suit l’enquête de Spiruline, astucieuse stagiaire à la mairie, qui dévoilera des scandales insoupçonnés dans les plus hautes sphères de Lapinville… Tour à tour, les Lapinvillois témoignent pour essayer de comprendre comment, une chose en entraînant une autre, ils ont fini par provoquer la destruction de la Terre. Leurs destins entremêlés forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil.Fresque épique et palpitante, chronique de la catastrophe en cours et de ses ramifications les plus inattendues, La Chute de Lapinville a pu être décrite comme une variante des Simpson à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de Plus belle la vie.

Enregistrements : décembre 2023-2024 - Scénario et dialogues : Benjamin Abitan, Wladimir Anselme, Laura Fredducci - Conseillère littéraire : Noémie Landreau - Direction artistique : Benjamin Abitan - Réalisation : Wladimir Anselme - Assistante réalisation : Anissa Zidna - Comédiens principaux : Aurélien Gabrielli (Lapin), Philippe Vieux (Christian), Charlotte Corman (Spiruline Fifrelin), Valérie Mairesse (Dominique Poêlon) - Moyens techniques : Obsidienne, Rémi Durel, Julie Tribout, Alice Lebaube - Illustration : Roxane Lumeret - Musique originale : Samuel Hirsch - Production : ARTE Radio, ARTE Studio, Virginie Lacoste, Sahar Pirouz, Jacques Falgous

Le prix de podcasts que j'étais censé gagner venait donc d'être remporté par mon père.
Avec projet sans titre. Bravo Christian ! Qu'est-ce qu'il est là ce Christian ?
Christian, venez nous rejoindre !
J'aurais voulu lui dire mais papa pourquoi ?
Mais il m'en a pas laissé le temps.
Mais papa !
Attends mon grand, tu vois bien qu'il faut que j'aille parler à ses jours.
Pourquoi t'as toujours besoin de te dresser au travers de mon chemin ? Qu'est-ce que tu veux prouver ?
Allô Ombro, qu'est-ce que tu veux changer ?
T'aurais préféré que je sois pané, c'est ça ?
Pardon, pardon, merci.
Pardon, pardon, merci.
Pardon.

La chute de la painville, une fiction quotidienne en podcast.
Qui rend la vie quotidienne plus proche des gens.
Episode 18, Bête comme chou.
Ah, Christian, vous allez bien ?
Oui.
Alors ici beaucoup de monde vous connaît, au moins de vue.
Et oui.
Mais pour les autres, qu'est-ce qu'on peut dire ?
Que vous êtes très impliqués dans notre communauté ?
Oui, c'est vrai.
Ça fait quoi d'avoir gagné ?
Oh, vous savez, j'essaie de garder les pieds sur terre.
À travers ce prix, c'est tous les lapins villois, les lapins villoises qui sont récompensés.
Je n'ai fait que capter une idée qui était déjà dans l'air du temps.
Je suis un récepteur et bientôt, grâce à vous, un transmetteur,
un passeur d'histoire, en quelque sorte.
En écoutant son discours des bifes, je me sentais à la fois amère et soulagée.
Au fond, je n'en avais rien à faire de ce qu'on court à la con.
Quelque part, je l'avais échappé belle.
Alors moi, je ne l'ai pas encore lu ce projet.
Est-ce que vous pouvez nous le pitié ?
Oh, c'est Bette Komsho.
D'ailleurs, c'est un bon titre, Bette Komsho, non ?
Oui, c'est bien.
Mais peut-être plutôt qu'un long discours, on pourrait lire le projet.
Quelqu'un l'a imprimé ?
Bien sûr.
Voilà.
Merci, mon petit.
Mon père a mis ses lunettes retenues autour de son cou par une corde lait de jaune fluo.
La feuille dans sa main tremblait un peu.
Il a attendu le silence et il a dit...
Parlez de nous.
Vous voyez, je ne vous avais pas menti, c'est Bette Komsho.
Mais peut-être quelques mots sur le processus qui m'a amené à ça.
Il y avait donc un thème imposé qui était réenchanté le vivre ensemble.
C'est ça.
Alors je me suis dit, dans la vie, la petite astuce, c'est qu'il faut commencer par s'apprécier soi-même.
Et à l'échelle d'un petit groupe, d'une famille, d'une entreprise,
ou d'une agglomération comme la peinville, c'est pareil.
Parler de soi, ça fait du bien.
C'est vrai.
Je me suis inspiré des programmes de podcast thérapie qui sont développés en ce moment pour les gens dont je m'occupe.
Et je me suis dit, pourquoi pas un podcast thérapie à l'échelle d'une ville ?
Quelle belle idée.
Merci.
Après bien sûr, tout reste à inventer.
J'ai déjà écouté des podcasts, notamment Les Secrets de la Peinville par Laurent Dutcher, que j'ai bien aimé.
Mais je ne suis pas un spécialiste, loin de là.
Mais c'est très fort, Christian, très beau.
Et c'est le genre de projet qu'on attendait.
La mairie s'engage donc à produire ce podcast, après vote bien sûr.
On n'est pas dans une République bananière et à assurer sa diffusion sur le web.
Et maintenant votre certificat.
Tenez, madame la mère.
Et mon panier garni ?
Bien sûr, il a le droit à un panier garni.
Choisissez, il y en a pour tous les goûts.
On a fait la photo.
C'est bon.
Spiruline s'est retournée et nos regards se sont croisés.
Elle m'a fait un grand sourire désolé du genre.
On ne peut rien faire contre le destin.
J'aurais voulu lui dire qu'elle se trompait.
Si j'étais dans cette situation, c'était à cause d'elle.
Bien.
Au nom de toute l'équipe municipale, il ne me reste plus qu'à vous dire au revoir.
Je peux dire encore un mot ?
Je ne sais pas si on a encore le temps.
Oui, oui, c'est bon.
Oui, allez-y, Christian, dites un mot.
Comme je veux dire que cette victoire est celle de tout le monde,
j'aimerais vous inviter à la célébrer ensemble autour d'un petit goûter.
On pourrait faire ça chez nous demain, vendredi à 15h.
Voilà, viens qui veut.
C'est très sympa, une belle initiative citoyenne.
Il y aura de progrenioté, mais c'est bien si vous pouvez amener quelque chose
plutôt du fait maison.
Merci et à demain.
La peintre, vous êtes là ?
Ça va, pas trop déçu.
Vous savez, le jurier a bien aimé votre projet,
mais il l'a trouvé trop sombre et pas assez proche des gens.
Je vous dérange ?
Allô, champion !
Encore bravo, Christian.
Merci.
Tu sais, la peintre, cette victoire, c'est un peu la tienne aussi.
A suivre sur Arte Radio.
Demain, dans la chute de la peintre-ville.
Vous vous souvenez de moi ?
Oui, vous avez apparaît le buffet tout à l'heure
et j'ai pas pu accéder aux pains surprises.

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LaChutedeLapinville-Unefictionquotidienne

Tous les jours 5 minutes de vérité, d’aventure, de cynisme, de dépression, d’humour et d’amour (non en vrai, il n’y a pas beaucoup d’amour, mais il y a quand même un peu de sexe.) Alors voilà le pitch. Lapin a 38 ans, il est cynique et déprimé, un peu amer aussi et il semblerait qu’il soit responsable d’une catastrophe qui a causé la fin du monde. Il décide de nous raconter comment le cataclysme est arrivé, mais pour ça il doit remonter le temps. D’autres narrateurs vont l’aider à reconstituer le puzzle. L’histoire commence donc le jour où on lui supprime les allocations qu’il touchait en sa qualité de pervers narcissique. Pour tenter de les récupérer, il doit s’engager dans un programme de podcast thérapie qui ne l’inspire pas du tout. C’est le début de la fin et il est contraint de retourner vivre chez ses parents souriants et indifférents, Christiane et Christian, à Lapinville. De retour dans cette ville qui lui donne le bourdon et installé dans le garage de ses parents, les mauvais souvenirs remontent. C’est à ce moment-là qu’il décide de faire de son podcast l’instrument de sa vengeance. Ses anciens camarades de classe vont payer pour les humiliations qu’il a subies quand il était petit. Il élabore un plan machiavélique. Ce résumé contient beaucoup trop de spoilers, mais le spécialiste consulté par ARTE a dit qu’il fallait un résumé de 4000 signes pour que la série soit bien référencée sur les plateformes, donc déso. Lapin est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’un énorme shitstorm oblige elle aussi à revenir dans sa ville natale pour l’inauguration d’un rond-point à son effigie et aussi pour jouer dans une fiction quotidienne audio à la con. Elle est aussi l’égérie des pâtés Legroin qui ont fait la fortune de son père Georges Legroin. Elle se retrouve d’ailleurs prise dans les filets de l’autorité de maladive de Georges, qui la manipule et qui l’exploite, mais aussi dans ceux de Camille Bourdin, la reine du podcast et de la toxicité. Le tournage se transforme en cauchemar. Puis, c’est Spiruline qui reprend le fil de l’histoire. Astucieuse stagiaire à la mairie, d’une bonne humeur et d’un optimisme inébranlable, elle est totalement exploitée par la maire de Lapinville qui est nulle en informatique mais super forte en corruption et en malversations. Heureusement, Spiruline est surtout une sorte détective dans l’âme qui dévoilera des intrigues insoupçonnées dans les plus hautes sphères de Lapinville… Du coup la mafia locale s’en mêle et des disparitions mystérieuses se succèdent. C’est du moins ce que croit la personne qui écrit ce résumé et qui n’a pas encore lu tous les épisodes, qui sont écrits par des ordinateurs enfermés dans une pièce secrète et qui refusent qu’on les dérange, et qui prennent tout mal, dès qu’on veut changer une toute petite chose (comme le titre) ça les fait vriller alors, on aime mieux les laisser tranquilles. Les destins entremêlés de tous ces personnages forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil. Alors écoutez et vous ferez bientôt la connaissance de Sami l’ingé-son fan de reggae, du Robot Français Moyen, de Pif le chien, d’une journaliste sans scrupule, d’une assistante sociale qui est aussi cétologue et stagiaire à la mairie, d’un jardinier gréviste, d’un comédien qui fait des clins d’œil, de mafieux érudits, d’un collégien geek et woke et d’un footballeur volage. Il y aura des courses poursuites, des effets spéciaux, des concours de popularité, des conflits générationnels, du mystère, des enquêtes, de la politique locale, de la corruption, des fêtes, de la dystopie, de l’humour noir, des chansons, des groupes de parole, des avant-premières, des inaugurations, des traumas, des coups de feu, des goûters, des kidnappings, des rires, des larmes et même des scènes de crime. Et vous saliverez à l’idée de découvrir la spécialité culinaire de Lapinville, le chichoucha. Parce que finalement « La chute de Lapinville » c’est vous, c’est nous, c’est la classe moyenne, c’est la France, c’est la collapsologie, c’est tout l’univers, des petits riens aux grandes questions existentielles, c’est la retraite, l’épilation et le harcèlement scolaire, c’est la comédie et la tragédie, c’est le monde entier dans un podcast addictif. Une variante des « Simpson » à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de « Plus belle la vie ».
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