
Interview de Jérôme Heissler, co-fondateur de PerfectPost
Durée: 46m41s
Date de sortie: 20/03/2024
Jérôme est un développeur qui a créé un grand nombre de projets et d'entreprises, et il revient aujourd'hui sur son parcours et ses premiers pas dans la programmation !
Notes de l'épisode :
- Le site de PerfectPost : https://perfectpost.social/
- Le Startup Weekend de Tours : https://swtours.fr/
- Retrouvez Jérôme sur LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/jeromeheissler/
Salut et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast de Code Garage, je m'appelle Nicolas
Bondin Bernard et aujourd'hui j'ai la chance d'avoir avec moi le créateur de Perfect
Post un projet, une extension web pour donner des super pouvoirs à LinkedIn, c'est comme
ça que je vais le résumer mais il vous en parlera mieux que moi, mais Jérôme, donc
Jérôme Esler a aussi créé plein de projets durant sa carrière, on va parler de tout
ça, de sa carrière, de ses projets.
Salut Jérôme, comment tu vas ?
Salut Nicolas, ça va super.
En fait on se connaît très bien, je t'appelle Nicolas, je t'appelle Nicolas.
Tu m'appelles Nicolas comme, effectivement comme tu le dis, j'allais le dire mais ça
fait déjà un petit moment qu'on discute en off, on se connaît très très bien, on
parle quasiment tous les jours je crois.
Donc, pour celles et ceux qui suivent le podcast et les interviews depuis un petit moment,
c'est vrai que je change un petit peu de format, j'avais reçu au début sur les
premières interviews, quasiment que des gens que je connaissais, parce que je connaissais
un petit peu leur parcours, c'était aussi plus facile et c'était vraiment intéressant
aussi à présenter.
Là j'ai changé un petit peu mon fusil d'épaule et ça a l'air de vous plaire.
Je m'intéresse à des développeurs et développeuses mais aussi au travers de leurs
projets, que ce soit leurs side projects, leurs projets de l'entreprise, etc.
Là ils se trouvent aujourd'hui, c'est un peu le hasard on va dire mais que Jérôme,
c'est à la fois quelqu'un que je connais mais aussi et surtout quelqu'un qui monte
et qui a monté beaucoup de projets.
Donc voilà, c'est vrai que ça fait depuis 2015 qu'on se connaît maintenant.
Donc ça commence à faire un bout de temps.
On provient Startup Weekend à toi.
Exactement, exactement.
Et d'ailleurs, Startup Weekend, on y reviendra, on va sûrement l'aborder plusieurs fois
mais parce qu'il y a une annonce qu'on pourra faire et qui pourra intéresser des gens.
Voilà, on en reparlera tout à l'heure.
Si ça te va, Jérôme, je te propose de nous parler un petit peu de ton parcours
globalement en commençant un petit peu par le début, tes études, etc.
Et puis comment t'en est arrivé un petit peu l'aouté aujourd'hui.
On reviendra sur plein de morceaux, je te relancerai.
Mais juste pour donner une idée un peu aux gens de ton parcours.
Oui, je vais commencer par mon bac.
J'ai fait un bac S, Option Sciences de l'ingénieur.
J'aime bien commencer par celui-là parce qu'en fait, en Sciences de l'ingénieur,
on fait de la robotique.
Et ça a été mes premières expériences avec l'informatique en fait,
la robotique en Sciences de l'ingénieur.
Après, vu que j'avais pas envie de bosser après ce bac S,
je suis parti en BTS Informatique de gestion.
Où là, j'ai fait pareil.
Donc, l'informatique de gestion, c'est une formation de code
et aussi de gestion d'entreprise qui était là un peu par hasard
mais qui m'a bien servi pour la suite.
Et après, les profs qui avaient vu que j'avais fait un peu ce choix-là
par facilité pour pas en aller une,
m'ont dit quand même que tu devrais t'orienter vers une école d'ingénieur
et je me suis orienté vers Polytech à toi,
que j'ai fait du coup à Bac Plus 5.
Ok, t'as fait du coup de Bac Plus 3 à Bac Plus 5 à Polytech.
Oui, c'est ça.
Ok.
Ok.
Et du coup après, t'es rentré dans la vie active entre très gros guillemets.
Je sais même pas si t'as déjà été employé
ou est-ce que t'as directement commencé par l'entrepreneuriat ?
En fait, l'entrepreneuriat, je l'ai démarré en BTS, du coup.
Ok.
Mon BTS, il avait une particularité, c'était boster un BTS tout ce qui a plus normal
sauf qu'en fait, l'école privée où j'étais avait une politique
où en fait, une journée par semaine, on devait faire un stage.
Oui.
Donc, je n'étais pas en alternance.
En fait, tous les mercredis, j'étais en entreprise.
Et du coup, moi qui avait commencé le code en seconde,
j'ai réussi à trouver un stage assez facilement
où je suis allé bosser pour un gars pour lequel je faisais des sites.
Et en fait, au bout de six mois, on était en 2009,
c'était la création du statut de l'auto-entrepreneur en France.
Il m'a dit, il m'a dit qu'il fonte.
Et en fait, je me suis mis tout de suite en auto-entrepreneur pendant mon BTS.
Et j'ai gardé cette auto-entreprise pendant toute la fin de mon cursus.
D'accord, ok.
Donc, par exemple, en fait, j'ai jamais été salarié de ma vie depuis 2008.
Je suis indépendant.
Ok, c'est drôle qu'on ait pas exactement le même parcours,
parce que je suis quand même passé par le salariat,
mais j'ai commencé pareil par l'entrepreneurien général pendant mes études.
Mais c'est vrai, en fait, je me rappelle maintenant de cette partie de ton parcours,
mais que j'avais oublié.
Ok.
Les premières dames, c'était assez fun.
Je vendais des sites en juste en HTML, CSS.
Bon, à l'époque, on faisait pas trop de dynamique.
C'était tout début d'Ajax, tu vois.
Oui.
Et à partir de 2010, c'était les Jeux-Concours Facebook.
Ah oui.
C'était du bonheur à faire ça.
J'imagine.
Quand Facebook avait encore son app Store,
dans lequel on pouvait intégrer des pages PHP et avoir des vraies applications dans Facebook,
tu servais principalement à collecter vos adresses email et à envoyer du spam.
Évidemment.
Et qu'on a vu après,
qu'à être donné par la suite, quand Brigitte Jannaitika,
bien deux années après.
Non, mais oui.
Quand il y a une fois, je l'ai commencé.
Oui.
C'était la mort de Facebook avant de devenir une app.
Oui, c'était l'âge d'or des farmvilles, Candicroche, etc.
Ok.
D'accord.
Donc, tu as un peu commencé par les sites simples, on va dire,
entre Trégogime et au début.
Et puis après, c'est parti sur des applis Facebook, etc.
Ok.
Génial.
Ce qui était des sites web quand même.
Je suis resté sur des techno-webs.
Oui.
Pendant très, très longtemps.
Ok.
Même si, du coup, mes premières armes au lycée, c'était pas du tout du web.
Ok.
Oui.
Tiens, d'ailleurs, on reviendra un peu sur la suite de ton parcours après,
mais est-ce que tu te souviens de ta première ligne de code entre Guillemets?
Je crois que tu m'as dit que c'était au lycée, du coup.
Mais alors, tu sens forcément aller dans la première ligne de code,
mais c'était quoi ton ta première approche avec le code, du coup?
Ma première approche du code, en...
Ben, de toute façon, en 2000...
Je t'ai oublié ça en 2006.
À l'époque, tu voulais aller prendre le code, tu ouvrais le site du zéro.
Oui.
Et tu avais genre trois cours dessus, dont celui qui était à prendre le C, quoi.
Oui.
Donc, ma première expérience de code, ça a été à prendre le C.
Oui, oui.
Ok.
Je me souviens d'un exercice que j'avais refait et refait et refait.
C'était, en fait, un outil de prise de commande pour Macdo,
mais qui s'exécutait dans un terminal, quoi.
Et donc, tu sais, tu es, je viens, bimac, je viens, une grande frite, une grande boisson.
Est-ce que tu le fais en Maxi Bestoff et ça te calculer combien tu te fais payer?
Ok.
Je me souviens de mon premier programme informatique,
à commander Macdo.
Ce qui est assez drôle, alors tu me corrigeras peut-être, peut-être je me trompe,
mais il me semble qu'à quelques années, je t'ai vu travailler sur un vrai projet pour Macdo,
sur la gestion des commandes et tout ça, ou c'est moi qui fabule?
En bas, c'est vrai que je fais ça.
T'as bouqué la boucle, en fait.
Je l'ai pas fait exprès, mais avant, tu le dis, je l'ai pas remarqué.
La boucle est bouquée.
Génial.
Ok.
Donc, oui, effectivement, le site du zéro, ça parle, je pense, ça a beaucoup.
Alors, maintenant, c'est Open Classroom et je dirais que, malheureusement,
ça a aussi perdu de sa superbe.
Bon alors, malheureusement, oui et non, c'est aussi pour ça que Code Garage est né,
c'est une des raisons, mais on va dire que ça n'a plus l'aura que ça avait à l'époque.
Il faut bien se rendre compte que pour toi, à ton époque et même moi, à mon époque,
même s'il n'y a pas 20 ans d'écart, mais le site du zéro, c'était,
il n'y avait pas un seul dev ou une seule dev en France qui n'avait pas commencé sur le site du zéro.
C'était absolument faux.
Ah oui, c'était le site du zéro et lorsque j'allais à l'AFNAC,
j'allais au rayon informatique, j'attrapais des livres que j'allais disais par terre,
pour apprendre l'APO, apprendre quelque chose d'un, etc.
Donc, tu avais deux solutions.
Oui, et je pense que, effectivement, tu disais qu'il y avait trois cours,
ça devait être le C, le HTML CSS et peut-être le PHP, MySQL, quoi.
Ça devait être dans ces horreurs.
C'était ces trois cours-là que j'ai fait du coup.
Oui, c'est ces trois cours-là que j'ai fait aussi et que j'ai eu en livre aussi,
les livres étaient très bien d'ailleurs.
Ils ont essayé les mêmes cours que sur le livre.
C'était adapter, c'était bien adapter,
mais oui, le contenu était vraiment quasi-similaires.
C'était vraiment bien fait.
Ok, alors du coup, c'est quoi qui t'a parlé,
et peut-être que d'ailleurs ça a changé,
mais c'est quoi qui t'a parlé quand tu as découvert ça dans ce métier-là,
à l'époque, ce n'était pas forcément le métier,
mais juste dans le fait d'écrire du code, dans l'informatique en général, etc.
T'as motivé en particulier ou juste de la curiosité ?
Ça va être horrible ma motivation, mais en fait je voulais faire de l'arbre.
En fait, j'avais un entourage d'amis qui était quasiment tout ce programmeur.
Déjà, moi, j'aimais bien l'informatique, j'aimais bien bricoler les PC,
mais en fait j'étais entouré, il y a vraiment trois perfets qui m'ont influencé.
Il y avait un pote qui faisait de flash, et qui vendait des jeux en flash.
J'avais un autre pote qui avait déjà une ESARL alors qu'on était en seconde,
et qui avait un Marketplex de pub.
Il avait fait AdWord en ce moment,
et il faisait des centaines de milliers d'euros de chiffre d'affaires à 15 ans.
C'est complètement fou.
En fait, moi je regarde ces gens là, je viens de la campagne,
pour moi gagner de l'argent l'été ça veut dire bosser dans les vignes.
Je me dis que je choisis soit je retourne dans les vignes, soit je m'assew le cul devant un ordi,
et je code.
Je me suis dit que je vais coder, j'en ai marre de faire les sarmans,
et de couper ou de faire les melons ou de faire les maïs,
je vais apprendre le code.
Est-ce que tu plongais là-dedans pour cette raison-là ?
Ça a été une passion, et puis plus derrière,
le bac SSI qui est arrivé derrière,
on faisait pas mal d'automates, un petit peu de robotique, etc.
Ça a vraiment confirmé la passion.
Ok, et comment...
Du coup, je trouve que surtout quand on est jeune,
quand on est au lycée,
il faut choisir une orientation, etc.
et on se raccroche à un truc,
le fait de se raccrocher à l'argent ou à ce qu'on peut gagner,
ça me paraît pas du tout déconnant.
Mais du coup, est-ce qu'aujourd'hui, maintenant que c'est devenu une passion,
qu'est-ce qui t'anime dans cette passion en particulier ?
Est-ce que c'est, je sais pas, le côté créatif de ça,
le fait de pouvoir faire des trucs à partir de rien,
enfin, partir d'un ordinateur ?
Est-ce que tu serais le décrit ou pas du tout ?
Ouais, ouais, mais j'ai mis du temps à le comprendre.
Je l'ai vraiment compris à la toute peinte de mes études de l'école d'ingénieurs, notamment.
C'est le fait qu'en fait, en informatique, on est des purs créatifs.
On arrive à créer un système de zéro en partant de rien.
Et après, on peut se poser et regarder ce système tourné.
Et ça, c'est fascinant, en fait.
C'était un petit peu ce qui m'avait fasciné au début,
parce que je démontais les PC et que je remplaisais des pièces.
Je voulais voir comment ça fonctionne.
Et là, maintenant, il y a ce côté où je crée les choses et je les vois fonctionner.
Et là, maintenant, quand je crée des projets, je me dis,
« Oh là là, j'ai monté une infra, je le tourne et ça tourne même plutôt bien.
Ça, c'est une satisfaction qui est incroyable. »
Ouais. Je te rejoins complètement là-dessus.
En tout cas, le fait de créer des trucs à partir de rien,
c'est vraiment la motivation première, moi qui m'a fait rentrer là-dedans,
dans le web d'abord, et puis après, pareil, dans le logiciel, les applications extens.
Mais c'est ça.
Dans le web, en plus, c'est la réaction.
Et immédiat, tu commences à créer un close, tu vois tout de suite le méconcier.
Et puis, c'est universel.
Alors, j'ai eu un petit souci technique.
Donc, désolé pour ce petit problème technique.
Non, je disais que moi, c'était pareil, du coup.
C'est ce qui m'a fait vraiment aimer ça.
Et si j'avais pas fait de code, j'aurais fait quelque chose, je pense,
un travail peut-être plutôt manuel ou quoi, pour créer quelque chose.
J'étais pas mal tiré par la menuiserie, etc.
Créer des meubles à partir du bois et des outils, ça m'a toujours fasciné.
Et là, c'est ça, mais sans avoir besoin de rien d'autre que d'un ordinateur.
Et comme on le disait, c'est disponible partout sur Internet, etc.
C'est quand même assez fou.
Et en plus, par rapport à d'autres métiers.
Et c'est un avantage dont on ne se rend pas forcément compte.
On peut faire Control-Z.
Et ça paraît très très con.
Mais mine de rien, ça peut changer un métier complet.
Parce que quand tu es menusier, tu ne fais pas de Control-Z.
Et si tu loupes ton meubles sur un moment critique,
tu as vraiment envie de te faire mal.
Des profs-fans vont me détester.
Ils vont dire non, l'architecture, c'est important.
Il faut la penser au démarrage.
Alors oui, évidemment.
Là, je parle plus sur l'architecture.
On peut toujours corriger, mais c'est plus sur une ligne.
Tu as t'écrit une mauvaise ligne.
La minute d'après, tu l'as déjà annulé.
Alors que sur certains, tu poses une brique.
Si la brique est 20 étages en dessous,
pour la retirer et la mettre différemment,
c'est quand même pas le même travail.
Bref, désolé.
Et pourtant, il y a quand même un côté où notre métier
passe notre temps à résoudre des problèmes.
Ton code ne marchera jamais du premier coup.
Ton idée va toujours t'anguuler parce que ce que tu as fait, c'est pas bon.
Tu vas avoir un bug.
On va te dire qu'il n'y a rien de truc qui ne marche pas.
On va te demander de créer une feature parce qu'à la base,
il y a un problème ou un manque.
Notre boulot, c'est de gérer des problèmes au quotidien.
C'est vrai que si tu n'aimes pas la résolution de problèmes,
il ne faut pas faire ce métier.
C'est vraiment un des trucs principaux.
Est-ce que tu peux nous raconter ton entrée dans la vie active
que tu nous as parlé de des applis Facebook ?
C'est le dernier truc qui me reste en tête.
Mais est-ce que tu peux nous parler un petit peu de ton parcours après
parce que je sais que tu as monté pas mal de projets, de boîtes, etc.
Est-ce que tu peux nous faire un petit rétrospectif
rapide un peu de ces aventures-là ?
On va passer très vite le début sur l'entreprise
parce que c'était principalement de la livraison site.
C'est assez classique, des sites vitrines pour des clients et autres.
Mon premier gros projet,
il a démarré à ma deuxième année d'école d'ingénieur.
Ou première, je ne le sais plus, j'ai un doute.
Non, première année d'école d'ingénieur.
En fait, j'ai un de mes potes de promo qui me dit
« Mon maître de stage, il paraît à quelqu'un en raison d'entreprendre
et il cherche des associés pour l'aider sur un projet ».
C'est là où au début, en tant que prestataire,
moi je l'ai pris en tant que mission,
ce n'était pas du tout dans le projet d'être associé au début,
je me suis retrouvé dans le projet d'interview en 2010.
Qui à l'époque avait un autre nom, une toute autre ambition.
2010, c'était la folie des réseaux sociaux,
tout était un réseau social,
et on avait une espèce d'ambition énorme de se dire
« On va refaire un LinkedIn ».
Avec à l'intérieur, comme Facebook le faisait à l'époque,
une Marketplace d'application,
mais nous, notre Marketplace d'application
seront dédiées à des outils de recrutement.
La première appli à laquelle on avait pensé,
c'était un module d'entretien vidéo en différent.
D'accord. D'où l'évolution de l'entreprise,
maintenant, aujourd'hui, ça existe encore,
même si toi, tu n'étais plus dedans,
et par contre, c'est uniquement basé sur ça.
Je crois qu'il y a eu des évolutions, mais c'est 95% du modèle.
Ça a été beaucoup de pivots,
beaucoup de codes jetés, de refactoring,
et en fait, à la fin, les clients nous disaient
« Tout votre concept de réseau social,
c'est des tech, Marketplace et tout ».
On veut, nous, c'est le module d'entretien vidéo.
D'accord.
C'était le premier gros projet que j'ai récupéré
en début d'école d'ingénieur.
Et ce truc-là m'a tenu pendant quasiment toutes les études,
puisque du coup, on s'est retrouvé à 3 à 4 frilences
sur ce projet-là.
Et sur les 3 ans, il y en a qui sont partis,
il y en a d'autres qui sont revenus.
Et au maximum, j'ai dû gérer environ 5 personnes
sur le dev de ce projet-là.
Ok.
Et ça a été une expérience incroyable.
Oui.
Et mes premières armes de start-up.
Oui, c'est ce que j'allais dire en plus,
en moi, de ce que je connais du projet
et de ce qu'on a pu en discuter,
c'était quand même pas en tant que première expérience,
c'était quand même pas le truc,
enfin, en premier expérience, non,
tu as fait des choses avant, mais le truc le plus simple,
tu as géré de la vidéo, du stockage vidéo,
de la conversion, etc.
C'est à même temps qu'il y avait quand même
de la technique assez poussée.
C'était du streaming, c'était de l'acquisition vidéo.
D'ailleurs, à l'époque, pour faire de l'acquisition vidéo,
il fallait passer par flash.
Et il fallait passer par des serveurs de streaming
dédiés, flash, etc.
Donc on avait plein de soucis de compression,
gestion de la bande passante, etc.
pour être capable d'enregistrer ce flux.
Et ensuite, les vidéos étaient transcodées
dans plusieurs formats et ratifusaient
sur le recruteur qui avait demandé ces vidéos-là.
Donc, c'était des bons soucis techniques.
On a fait craché pas mal de serveurs.
Oui.
Et puis, c'est...
Non, non, j'allais dire, c'était pas l'époque du cloud, etc.
Non, non.
Du coup, j'allais venir.
C'est ça qui m'est arrivé en cours de route.
C'est vers 2012-2013,
c'est là où j'ai commencé à me plomber dans Amazon.
Parce que, du coup, effectivement,
c'était l'émergentique, là.
Et c'était nous, on avait ces besoins-là
où on ne maîtrisait pas notre bande passante,
à un instant-té.
Et on avait besoin de pouvoir se scaler
et de gérer nos ressources.
Et surtout, le stockage de nos vidéos,
de manière efficient.
Donc, tout ça,
mon apprentissage du code a été fait par la prod.
Oui.
Tout ça, c'était en parallèle de mes études.
Moi, j'étais le gars au fond de l'Anfi,
qui écoutait pas le prof de faire son cours,
et qui codait.
D'ailleurs, tous mes profs m'ont vu comme ça,
pendant toute ma décolle d'ingénieur.
Je re-me le gars n'est pas très intéressé
parce qu'il fait en cours.
Alors qu'en fait, t'étais très intéressé.
Ah, c'était génial.
C'est l'école d'ingénieur, était super.
J'ai un unfair advantage.
C'est que moi, tu m'assois dans l'Anfi,
je lui demande d'écouter et je le retiens.
Oui.
J'ai pas besoin de prendre de notes.
En fait, je me posais dans l'Anfi,
j'écoutais ce qui me disait et je disais, ok, c'était bon.
C'est beau.
Et du coup, ça, ça t'a amené jusqu'à la fin
de tes études, t'as dit,
même un peu après, non ?
Même un peu après, et même pendant les études,
j'ai eu un autre projet que t'as connu,
qui s'appelait Naoli.
Je sais pas que c'était pas en tes études, mais effectivement, oui.
Si, j'étais dans ma dernière année
d'école d'ingénieur,
c'était une application mobile
qui géolocalise les personnes
à proximité, qui proposent des activités.
Oui.
Voilà. Et donc ça, ça a été
pendant ma dernière année
d'études à politique.
Ok.
Donc, tu me l'as, tu, pendant un temps,
tu menais les deux projets un peu en parallèle, du coup ?
C'est ça.
Sur ces
deux mille, enfin, de toute façon,
je l'ai été diplômé en 2013.
Oui.
Et c'est en 2014 qu'on a fait le pivot,
où on a viré, pour te parler d'interview,
on a viré toute la couche réseau social,
et on a accès construit juste sur interview app,
en fait, en 2014.
Ok.
Voilà. Après, il y a eu
d'autres projets d'applications mobiles
qui se sont apparus, celui que l'on a rencontré
aussi sur l'étart opylique, c'est ça qui a entrainé la machine.
C'est ce que, c'est ce que, c'est ce que
j'allais dire là, on arrive dans,
on arrive dans l'époque startup weekend.
Ça.
Alors, pour celles et ceux qui ne connaitraient pas
cette magnifique initiative,
startup weekend, c'est pendant
56 heures, donc en général du vendredi soir
au dimanche soir, et bien, vous passez
un week-end complet à
monter un projet avec des gens que vous
connaissez pas forcément, en équipe 2,
3, 4, 5, 6,
autour d'une idée qui a été pitchée
le vendredi soir par
quelqu'un, par un membre de l'équipe,
et puis on crée les équipes,
et l'objectif c'est d'avoir
ce qu'on appelle un MVP, un minimum
viable product, à la fin du
weekend
pour pouvoir pitcher
justement ce MVP devant
un parterre de juré,
et à la fin, on peut avoir des récompenses,
des prix, etc. et puis c'est quand même
une sacrée aventure humaine, on apprend
beaucoup, on rencontre beaucoup de gens, c'est quand
même assez incroyable,
et du coup, bon, ben,
petit annonce si jamais
vous le saviez pas,
sur Tour, les start-up weekends
c'était arrêté pendant quelques années, et ils
reviennent, notamment grâce
à Jérôme, qui est
fait partie de l'équipe organisatrice,
est-ce que tu peux me redonner
les dates exactes Jérôme du start-up
weekend ? Ah, les 26, 27 et 28
avril, 2024,
si on a qu'il coûte l'année prochaine.
Oui, c'est vrai. Donc du 26, 28 avril,
si jamais ça vous intéresse, dis participez,
même si vous êtes pas de Tour, si vous êtes
pas très loin, la place
c'est entre 50 et 60 euros, je sais peut-être
que les places à 50 euros sont partis,
où sont partis ?
Ouais, on a vendu la dernière
cette après-midi. Et bien voilà, et bien ça serait
une place à 60 euros, mais vous avez
toute la nourriture pendant le week-end qui vous est offerte
avec un cocktail en fin de week-end, etc.
Ouais.
C'est pour donner un peu plus d'après pour le côté
d'Ev, c'est un véritable acatom
du wednesday ou diman,
où on est ouvert 24x24,
on dort pas,
on mange, c'est tout.
Et l'objectif c'est de
sortir un prototype vraiment, sur ce temps, un parti.
Ouais, et effectivement
moi j'ai eu la chance
de faire le premier en 2015,
j'en ai fait quelques autres après.
C'est ça qui m'a lancé dans le monde de
l'entrepreneurial, on va dire, réellement,
parce que j'ai monté une équipe, on a eu la chance de gagner
et on a monté un projet qui s'appelait Pitch à l'époque,
qui s'est terminé en 2018.
Mais par ce bien-là que je t'ai rencontré toi,
Géreux, mais t'as aussi monté pas mal
de projets et rencontré beaucoup de gens
au travers de ces start-up week-end.
Ouais, tu m'as volé la première place
sur ce start-up week-end.
Ouais, je s'en suis navré.
Une à deuxième.
C'est vrai.
Je me rappelle très bien du projet Sonson,
qui était d'envoyer de la donnée par des ultrasons
lors des conférences
ou la télé, etc.
Exactement.
Qui était vraiment un pitch incroyable.
Ouais, j'ai bossé dessus
pendant longtemps
à casser les oreilles de mes co-workers
d'arriver à produire
l'idée, c'était d'utiliser des fréquences
à peu près inaudibles
pour encoder de la donnée.
Et en fait,
il y a quand même beaucoup de fréquences que certaines personnes entendent.
Ça va jusqu'à
20 kHz, je crois, non ?
Ouais, il y a des mêmes des gens
qui ont eu le temps de comprendre jusqu'à 21 kHz.
Du coup, moi je me placais entre
18 et 21
et en fait, ce qui a un peu tué le projet
c'est lorsqu'on a fait un test
un peu pas officiel
ou on a en fait
un ami à nous qui était chroniqueur
sur une télé locale,
il a fait passer une de nos vidéos dans lequel on avait encodé un son.
Ok.
Et en fait, je savais que son émission passait 4 fois
dans la journée, je crois qu'elle était passée.
Après nous, ça nous permettait d'avoir un son
qui passait à la télé 4 fois par jour
testé si on arrivait à l'écouter avec notre téléphone
et on s'est rendu compte qu'avec toute la chaîne
d'encodage qui pouvait appliquer des chaînes de télé
ça détruisait les bandes
sur laquelle nous on encodait de la donnée.
Donc le projet
était pas du tout viable.
Mais heureusement.
Ou alors, il aurait été viable mais pas sûr de la télé.
Sur des trucs hyper spécifiques
mais...
En tout cas,
c'était une petite aparté pour vous dire
les start-up-eek-en. Donc même si vous êtes pas de tour
si vous êtes autour, foncez
le site cswtour.fr
je crois.
Tout attaché, tout collé et vous pouvez prendre vos places
etc. Et après tout est expliqué dessus.
Donc voilà.
Donc du coup
on en était rendu à Naoli effectivement
donc on s'est rencontrés
une fois que Naoli
s'est arrêté
d'ailleurs pourquoi est-ce que ça s'est arrêté
vous avez pas réussi à
vous avez pas rencontré on va dire
le succès
escondé ?
On a fait ce que faisaient beaucoup de start-up
à cette époque là. C'était on se lance
et on trouvera un modèle économique plus tard.
Et plus tard on n'est pas arrivé
pour la tenette.
C'est ce que font encore malheureusement beaucoup de start-up
enfin malheureusement.
Et en plus on s'est heurté
à un autre problème
c'était nos utilisateurs qui étaient pas vraiment actifs.
Pour expliquer le victuel concept
l'idée c'est de se dire
sur une application je me délocale
et je dis bah demain
vous pouvez me retrouver là je vais aller faire un footing.
Et l'idée c'est de faire des rencontres amicales.
Donc on a eu
pas mal de téléchargements local
on avait 300 personnes
sur le département
sauf qu'en fait on avait énormément
de gens qui se connectaient
tous les jours pour regarder qui fait quoi.
Et on avait de la personne qui se rendait disponible
pour une activité.
Alors que quelqu'un se rendait disponible
personne ne le refait ni.
Donc à la fois on n'avait pas de modèle
à la fois le concept était un peu bancal
et du coup
ce projet là c'est arrêté comme ça.
Et
c'est des réflexions
autour de ça qui nous ont amené
à l'autre projet qui est arrivé après
qui est à intro.
En fait là on a
pensé le truc à l'envers
et on s'est dit ok comment on fait pour
aider les personnes à se rencontrer
mais sans qu'il y ait la
moindre action.
Enfin sans qu'elles aient la moindre action à faire de leur part.
Et aussi on a réfléchi
pour quel objectif les personnes auraient envie de se rencontrer.
Et donc c'était là qu'on a eu cette idée
en fait de
géolocaliser
les personnes que tu as croisées
et de te fournir leurs cartes de vites.
C'était plutôt orienté pro du coup.
Exactement.
Du coup l'idée c'était de se dire
en fait tous les jours lorsque je me rends à mon travail
peut-être que je croise déjà dans
qui potentiellement serait intéressant
d'un point de vue professionnel.
Je m'en souviens.
Je l'avais pas mal utilisé et le concept
était pour le coup vraiment
assez inédit.
Qui maintenant a été repris par des applications
de rencontres plus
classiques d'ailleurs de rencontres amoureuses
et tout ça. Mais à l'époque c'était vraiment
inovant.
Quoi ?
C'était même plus inovant.
Les techniques de géolocalisation
elles étaient quand même assez matures
sur les téléphones à ce moment-là.
Non mais c'était plus
le système de rencontre
de mise en relation
automatique par géolocalisation etc.
Et puis il y avait quand même
un gros enjeu
d'arriver
à gérer l'énergie
du téléphone etc.
Ça on s'est bien pris la tête.
Et puis tout ça c'était
avant
tous les
comment on dit
les après-en-cien sur la vie privée.
A l'époque tout le monde nous offrait sa géolocalisation
sans réfléchir.
Et on te traquait toute la journée, on se toquait tout sur
des data centers.
Il n'y avait pas de question de RGPD, de trucs comme ça.
Et même à l'époque d'ailleurs Apple
en termes de consentement
c'est juste un style lab, t'as dit oui, t'as dit oui.
Donc c'était vraiment
une autre époque pour faire un projet.
Oui il y avait du chemin de faire
effectivement.
Ok et donc du coup après
je me souviens
je pourrais
te laisser
m'expliquer plein de projets
parce que je me souviens
d'encore un million de projets que vous avez eu
toi, tes associés etc.
Mais j'aimerais bien qu'on saute
sur ton projet du moment
pour qu'on ait bien le temps d'en parler.
Aujourd'hui tu travailles
exclusivement sur PerfectPost
du coup.
Moi j'ai présenté
en début d'épisode en disant
c'est une extension web qui permet de donner
des super powerling de DIN, c'était un peu vague
mais est-ce que tu peux
nous donner un peu plus
de précision là-dessus ?
Du coup c'est une extension
d'avigateur, un SAS
un site web et une application mobile
qui est là pour en fait
t'apprendre à être visible
sur LinkedIn.
Donc en fait l'idée d'être
présent sur ces 3
types de plateformes là
extension d'avigateurs, SAS et Apple
mobile c'est en fait de t'accompagner au quotidien
et de t'apprendre en fait
enfin et de t'éduquer
une routine
pour augmenter ta visibilité
sur cette plateforme.
Donc ça passe par
avoir des actions quotidiennes
dessus, il faut interagir avec les
autres personnes sur ce réseau là, il faut
commenter, il faut liker, il faut ajouter
des personnes, ça passe aussi par prendre des notes
lorsqu'on a des idées de publication avec la
plimobile et après
le SAS te permet de te dire ok c'est bon
j'ai plein d'idées, maintenant
je me rédige une publication, je la programme
et derrière je collecte les résultats
pour savoir
comment c'est propagé cette publication
quels sont les personnes qui interagissent
au quotidien, est-ce que je suis des personnes
récurrentes sur mes publications etc
et si je me souviens bien
au départ
de ce projet
votre MVP
c'était
juste l'extension navigateur
et qui dans l'éditeur LinkedIn
affichait la petite ligne
à partir de laquelle
votre texte passerait en voir plus
c'était bien ça
Exactement
c'était
à la base c'était même pas un projet
c'était juste
le répondre
à un ami sur LinkedIn
qui avait fait toute une théorie
hyper complexe, lui s'était amusé
à compter le nombre de lettres
avant que son message soit coupé
sur la plateforme
et en fait moi je lui avais dit
tu sais que déjà de base le M et le I
font pas la même longueur
donc déjà ton calcul est complètement pot
sur le nombre de lettres
et en plus au vu de la variété
aussi des téléphones mobiles
c'est extrêmement aléatoire
son truc et donc
du level B c'est en fait fait clic droit
inspecter le code pour regarder comment
il était fait LinkedIn et en fait tu voyais
qui coupait à une auteur fixe
de la hauteur du poste donc moi après
derrière j'avais créé une extension
j'avais tracé le trait et j'avais dit en fait voilà
la zone de coupure elle est là
et j'ai balancé ça en ligne en disant
je vais continuer en espérant que ça
serve à des gens
et en fait ça a servi
à pas mal de monde
j'ai plus
évidemment les chiffres en tête
je sais même pas si tu les as mais les quelques premiers milliers
de personnes qui ont
utilisé cette fonctionnalité ça a quand même été très très vite
je l'ai balancé
vers le mois de décembre
et en fait
dès janvier j'avais déjà 2 000 personnes
qui avaient une installation
active
là on s'est dit ok c'est intéressant
donc on a commencé à se dire
qu'est ce qu'on pourrait faire d'autre
c'est là qui est intervenu Antoine
qui m'a dit en fait
moi à chaque fois que je publie sur LinkedIn
je m'emmerde toutes les heures
à noter sur une feuille Excel
comment je l'ai fait d'impression, comment j'ai fait
de commentaires, de likes dessus
et ensuite je trace la courbe pour essayer
de comprendre en fait comment
fonctionne l'algoglindine et pour essayer de comprendre
si je poste à 9h, est-ce que je serais plus au début
que si je poste à midi ou si je pose
à 16h
la question universelle que tout se pose
les cms en permanence
pour savoir quelle est la meilleure pour publier
et donc moi au début je l'avais en dit
je dis Antoine je crois pas du tout ça sert à rien ton truc
je l'avais fait, on l'avait mis à jour
sur l'extension et en fait
le combo des deux
cette clignes de voir plus plus
cet aspect tracking de publication
a vraiment enflammé LinkedIn
et c'est là que les choses se sont emballées
et en moins de 6 mois
on était à plus de 10 000 utilisateurs
quotidien
et au plus fur et à mesure
il y avait un discord qui s'était monté, des personnes me disaient
ah on voudrait pouvoir mettre en gras, on est italique
ah on voudrait
on voudrait pouvoir coquiller des bruits
de publication et en fait à chaque fois
les gens m'ont envoyé ça, ils me disaient je veux ça
moi je prenais les commandes
de l'ajouter et plus d'ajouter de fonctionnalité
et je répondais aux attentes des visitateurs
plus
ils me redonnaient l'appareil
ils partageaient la plateforme sur leur réseau
et par bout de la vraie ça déployait
encore plus l'extension
et du coup depuis vous avez mis en place un abonnement
premium pour débloquer des fonctionnalités
comme notamment le dashboard
pour pouvoir suivre ces publications etc
tout ça
exactement et tout celui-là
il a fallu attendre un an entre le lancement
de l'extension et le lancement de l'offre payante
on n'est pas partis à la tout de suite
sur une idée de projet
qu'on ferait payer
et c'est en alloutant
alloutant des choses qu'on t'a dit
en fait c'était une évidence
qu'il y avait un marché
il y avait un besoin
moi c'est vraiment une histoire
que je suis
depuis le début
j'ai vu le projet naître
mais c'est vraiment le genre de projet
qui est un overnight success
mais monté par des gens
qui montent des boîtes
depuis 15 ans
et c'est mine de rien
on le sait pas toujours
parce que beaucoup
des boîtes très successes qu'on a aujourd'hui
et qu'on utilise tous les jours
à son des boîtes américaines et que nous on a vu arriver
sur nos marchés
français, européens
qui étaient déjà des succès énormes
mais en fait très souvent
ce sont des histoires comme ça
de gens qui montent une boîte
de boîte 3 boîtes 4 boîtes
et puis en fait la 5ème
qui est juste un petit projet de base
qui pivote un petit peu etc
et boom c'est un vrai succès
c'est un bel exemple
c'est une belle preuve par exemple
du coup que vous offrez aussi
j'ai envie de te dire
c'est le comportement normal
ceux qui lancent un projet
et le premier est un succès
ce sont eux les ovenis
parce que là tout ce qu'on a fait
maintenant
comment je te raconte l'histoire de PerfectPost
tout ça maintenant ça a été
digéré, analysé etc
je peux te le sortir comme ça
mais en fait ça a été beaucoup d'instins
beaucoup de méthodes
et donc en fait le fait de partir
très petit dans le nombre de fonctionnalités
de pas s'enflammer parce qu'on a des téléchargements
de pas se dire ok on va les faire payer tout de suite
sur des hypothèses qu'on n'a pas
donc en fait ça a vraiment été
de la découverte, de l'écoute
attentive du marché
et quand même un peu de chance
et ça c'est un facteur que tu maîtrises
jamais sur un projet
il y a toujours un facteur je pense
que tu peux provoquer avec l'expérience
mais
des fois même en appliquant toutes les meilleures méthodes du monde
tu vas te planter
et c'est pas de bol, c'était pas le bon moment en fait
oui absolument, absolument
je suis entièrement d'accord
on a toujours un peu de camp
mais c'est vraiment dans les gens
qui n'aiment pas attribuer
une partie de leur succès à la chance
puis les gens qui disent de toute façon
il y a des opportunités, il y a le fait de saisir
des opportunités mais la chance c'est
un facteur qui rentre forcément en compte
en ligne de compte en tout cas
et je suis entièrement
entièrement d'accord avec toi
que c'est pas négliger
mais c'est vrai que
c'est toute ton expérience
et du coup l'expérience d'Antoine
qui est qu'a cofondé la boîte avec toi
mais qui a joué
une grande part
dans le succès du projet
on parle je ne sais pas si c'est très clair
dans la tête de tout fond, est-ce que ça soudain
t'entends de faire une extension
tu veux pas s'être envie de parler un peu de tech
on peut parce que c'est vrai qu'on a
parlé de ton parcours, ce qui est intéressant aussi
ce qui intéresse beaucoup les gens c'est de savoir
d'apprendre à connaître
des gens et de savoir comment ils en sont arrivés
pour s'inspirer, pour éventuellement
savoir ce qu'il faut faire
pas faire ou prendre des inspirations
mais on aime bien aussi par les techs
c'est vrai que l'extension
on parle souvent de plug-in aussi, navigateur
mais toi
pour le coup t'es dans le coeur
du truc donc si tu veux nous en dire
deux mots c'est avec qu'on est plaisir
pour ceux qui aimeraient
tester
l'expérience d'une extension
il y a une extension qui existe
d'ailleurs, qui s'appelle Tempere Monkey
il est gratuit
et en fait déjà celle-là te permet
de créer des scripts
JS
qui seront installés dans cette extension
Tempere Monkey
et en fait tu vas déclarer
des sites web sur lesquels tu veux que tes
scripts tatouaces déclenchent
une extension d'extension
c'est ça, donc ça t'enlève toute la couche
de devoir créer une extension
la soumettre sur le store etc
là déjà tu peux commencer à créer un bout de script
c'est d'ailleurs ce que propose
le nouveau navigateur ARK
je sais plus comment ils ont appelé ça
c'est les boosts non ?
je ne le dis pas
moi non plus mais je crois que c'est ça
donc en fait déjà
il y a un site sur lequel vous allez régulièrement
vous avez envie d'ajouter un bouton
créer un peu comme ça sur ce site-là
en fait déjà avec une extension comme ça
tu peux créer un bout de script qui va venir
en fait on a accès
on a un contrôle total sur le DOM
de la page sur laquelle on vit
donc si je vais aller chercher un point d'ancrage
créant je n'avais script des éléments
et hop c'est parti on peut créer des boutons
on peut créer des formulaires
ajouter des infos, faire des collates des APIs
etc etc
globalement vous avez effectivement
c'est ça accès
le pouvoir d'injecter du html
du script dans la page
et en plus d'avoir des choses en plus
qu'on n'a pas forcément mais
les événements de je navigue d'une page vers l'autre
etc etc
vous pouvez écouter des choses, des événements que
les navigateurs vous laissent ou non
parfois il y en a qui sont plus ouverts
ou plus fermés que d'autres mais vous laissent
à disposition quoi pour
augmenter et ajouter des fonctionnalités à votre navigateur
c'est ça
et on a vraiment un contrôle total
sur le navigateur si je veux
je suis capable de bloquer des requêtes
http qui part du navigateur
je peux répliquer
des cookies
je peux inspecter
les onglets qui sont ouverts ou ouvrir des nouveaux onglets
rafraîchir des pages
etc etc
c'est d'ailleurs pour ça qu'on dit très souvent
qu'il faut faire très intention aux extensions
où vous installez
bon, parfait post je vous rassure
je suis dessus depuis l'alpha ou la beta
tout est clair
mais effectivement sur les autres extensions
il faut faire attention
c'est un vrai point
de fuite potentielle de données
et d'ailleurs
si je vous invite
à écouter l'épisode qui est sorti la semaine dernière
sur la réidentification
des données et l'exemple
que je donne
dans l'explication de la réidentification
et bien toutes les données
de plusieurs millions d'habitants
en Allemagne
provient d'une extension
qui revendait les données
des utilisateurs
donc faites attention
c'est important
écoute Jerome
est-ce que t'as
des sujets qu'on n'a pas abordé
et que t'aurais bien aimé aborder
moi je crois que je suis en train de refaire
un petit peu ma liste de questions
mais on a abordé
pas mal de choses quand même
ouais je pense
moi le seul truc que j'aime
mais
toi c'est un petit peu particulier parce que
t'as quand même une forte apéance
d'entrepreneur on a vu que t'avais fait quasiment
que ça dans ta carrière mais c'est ton métier
dans 10 ans est-ce que t'as des trucs
qui changeraient est-ce que tu veux continuer
de faire du code tu penses ou est-ce qu'un jour
potentiellement
tu voudras arrêter le code
je sais pas
officiellement je n'en sers rien
personnellement ça s'arrêtera pas
d'ailleurs assez souvent quand je rentre
à la maison en fin de compte
je suis en train de bricoler mon asmo
ou un Raspberry Pi
tu vois là j'ai un cluster qui a 8 esques
qui est en train de tourner sur 3 Raspberry Pi pour m'amuser
donc en fait
le code constamment et d'ailleurs
ma compagne est un peu de mal puisque des fois on regarde pas
dessus mon épaule et elle sait pas si je suis en train
de travailler ou pas travailler en fait
nous avons la même vie
exactement donc en fait clairement
ça s'arrêtera pas
parce que ce côté
écrire du code
faire un peu de reverse engineering pour comprendre
comment fonctionnent les choses
tu vois là ce matin
j'ai fait un petit post-lending où je parlais
de la nouveauté d'Apple Podcast
qui fait des transcripts automatiques des podcasts
tu vois bah tout de suite j'ai installé
un proxy pour essayer de voir où étaient les serveurs
d'Apple et où est-ce qu'ils se sauvegardaient leurs transcripts
et je m'imagine
déjà tu vois avoir en fait
une petite automatisation qui va télécharger
tous les transcripts de mes podcasts
me les passer dans une moulinette
et me faire un petit résumé
de ce que je peux écouter aujourd'hui tu vois
magnifique, magnifique
non mais je... oui je peux en attester
puisque t'es une des seule personne qui répond
à mes messages à 23h30 quand
j'ai une connerie avec Stripe
avec peu importe
t'es toujours la personne qui répond
donc je sais
je peux attester que
c'est une place, c'est une passion
au-delà d'être vraiment un métier
mais effectivement
c'est très très très très cool
est-ce que... alors
j'ai une question en général
c'est de recommander
une ressource à recommander
pour apprendre
pour s'améliorer dans le dev ou peu importe
ou dans ce que toi tu
tu savais quoi tu travaillais en ce moment
les extensions navigateurs, peu importe
est-ce que t'as quelque chose
à nous partager ou pas
je vais être
je vais être un très mauvais élève
je...
si t'as rien c'est pas grave
en fait
ça serait faux de dire que j'ai rien
parce que je suis abonné des newsletter
je suis abonné
à Journal du Net
je suis abonné à
Silicon, enfin voilà en fait
j'ai une dizaine de newsletter qui mis non dans permanence
de dualité sur le code
et en fait
je ne me plonge dans un filet
qu'au moment où j'en ai besoin
donc en fait
j'ai pas de sites
sur lesquels je fais des tutos régulièrement
je me forme
en fait je me forme vraiment au moment où j'ai besoin
de la techno question
et alors là je lis leur doc
toujours lier la doc du framework
il n'y a pas de raccourci
c'est intéressant
moi c'est vrai que
à contrario
je lis assez peu de newsletter
je suis abonné assez peu de newsletter
mais du coup
on verra peut-être pour faire un truc ensemble
pour que tu puisses partager
à la communauté une liste
des newsletter à laquelle t'es abonné
parce que du coup
j'en ai jamais partagé vu que j'en consomme pas mais je pense que ça peut intéresser pas mal de gens
si t'es chaud on en reparlera
mais en tout cas c'est déjà une bonne recommandation
il n'y a pas de...
je les effacerais pas pour me rèmer la liste
ouais ok oui
j'ai vraiment le syndrome du 0 inbox
ou du 0 inbox
je les fasse quoi
je ne les ai pas, je suis abonné
garde de moi 2-3 semaines de newsletter
et puis
tu pourras refaire ton 0 inbox
juste après
en tout cas 0, merci beaucoup
pour ta participation
je pense que
ça a été très instructif
j'espère inspirant pour pas mal de gens
on peut te retrouver sur LinkedIn
Jérôme Esler
donc H E I S S L R
bravo
ouais je sais pas pourquoi j'ai voulu dire W S
j'ai pas dit double
et je me suis retrouvé à dire 2XS
c'est pas grave les gens en compris
évidemment sur perfectpost.fr
ou point social
allez-y faire un tour vraiment
parce que c'est très très pratique
moi je l'utilise au quotidien pour publier sur LinkedIn
et apprendre
c'est vrai que au début vous étiez beaucoup connu pour votre éditeur
mais en fait tout le côté
apprentissage, un peu vulgarisation
au travers de l'utilisation de LinkedIn
est quand même très très fort
donc voilà allez-y
oui
j'ai pas
très bon argument de vente
bon en tout cas
merci
puis venez me parler en MP
je réponds à tous les messages
allez-y allez parler à Jérôme en MP
n'hésitez pas à laisser 5 étoiles
à cet épisode
n'hésitez pas à mettre des retours sur Spotify
vous pouvez toujours mettre un petit retour
un petit texte et etc
n'hésitez pas à faire un retour
pour dire à quel point vous avez adoré
l'intervention de Jérôme et pour que
on puisse éventuellement réinviter Jérôme plus tard
mais aussi inviter d'autres personnes
voilà que ça motive à pouvoir
moi aller chercher des profils toujours aussi
aussi intéressant
en tout cas je vous donne rendez-vous la semaine prochaine
pour un prochain épisode du podcast
et puis Jérôme a très vite
sur Discord pour un
futur problème de Stripe
ou de base de données
ouais je vous réjouirai
allez à très bientôt
ciao
Episode suivant:
Les infos glanées
Code-Garage
Découvrons ensemble des sujets passionnants autour du métier de dev et de la programmation en général !
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Circuits #5 - Le fonctionnement des ports USB