Depuis un an, on vit avec. On ne l'a pas vraiment voulu, mais elle est là, la pandémie de Covid.
Forcément, ça a bouleversé nos vies, mais ça a aussi bouleversé la manière dont on travaille au quotidien.
Nous sommes le 6 avril 2021 et nous entamons notre troisième confinement sous couvre-feu.
Un an après, qu'est-ce que le Covid a changé dans nos métiers ? C'est la question qu'on va se poser ce soir.
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Bonjour à toi chers compagnons, et aujourd'hui on a un nouveau dans le podcast c'est Mathieu.
Tu peux aller écouter son interview pour mieux le connaître, l'interview est en lien dans la description.
Tu peux aussi aller écouter les interviews des autres podcasteurs, puisque à chaque fois je mets les liens dans la description du podcast,
ou si tu es sur Youtube dans la description Youtube.
C'est le moment de te rappeler que tu peux t'abonner au podcast ou à la chaîne Youtube, et surtout de penser à activer la cloche,
parce que j'ai commencé à faire quelques lives si tu ne l'as pas remarqué, et donc tu seras notifié quand je pourrais lancer les lives.
Et ce soir je suis avec Mathieu justement, bonsoir Mathieu.
Bonsoir.
Et avec nous il y a aussi Damir, bonsoir Damir.
Bonsoir bonjour bon appétit comme toujours.
Et enfin René, bonsoir René.
Salut Chris Taff.
Et comme je le disais en introduction, on va parler de ce qu'a changé le Covid dans nos vies,
parce que je pense que ça a pas mal bousculé nos vies.
Et je vous propose qu'on commence par parler de recrutement.
D'ailleurs qui a été le dernier recruté parmi nous ?
Je pensais pas moi.
Bon c'était 1 an et demi, non 2 ans maintenant quasiment.
1 an et demi, ouais c'est ça.
1 an et demi, 2 ans.
300 pour moi donc sûrement toi Damir.
C'est vrai Damir en fait je pense.
Bon.
Du coup Damir, vu que t'es proche du recrutement, mais que t'as été recruté avant le Covid,
est-ce que tu veux nous parler des recrutements que tu as lieu dans ta boîte depuis ?
Ouais.
Ou t'as pas l'idée ?
Ah bah je te reste à parler.
Bien sûr, je peux en parler.
Donc pour le coup je donne un peu de contexte, je pense que c'est très intéressant dans ce type de moment.
Je suis dans une ESN qui s'appelle Huysquel qui est à Paris,
qui est une petite ESN de un peu moins de 50 personnes.
Et pour le coup effectivement moi je suis arrivé il y a 1 an et demi,
et c'est vrai qu'on a recruté des personnes.
Et après je ne parle pas au nom de cette personne,
mais de ce que j'ai vu, c'est pas toujours facile notamment pour tout ce qui est de discussion informale,
intégration, on va dire naturelle.
C'est qu'on peut prévoir des points pour dire,
tiens voilà t'en compte, voilà comment marche,
tel process, tel process.
Mais c'est vrai que c'est un peu compliqué en fait de recréer ce...
En fait cette informalité entre guillemets,
c'est de discussion un peu sur le pas de la porte,
de voir la machine à café autre.
Je pense que c'est le principal problème dans l'intégration,
c'est de connaître les gens.
Et il y a aussi un autre chose qui moi m'a beaucoup perturbé,
c'est qu'en fait au final on parle la majorité du temps au travers de Slack,
ou parfois des visios mais c'est plus rare,
normalement c'est quand même du Slack.
Donc au final les personnes on a un peu du mal à mettre un visage dessus,
et à les attacher à une vraie identité.
Donc ça peut paraître des fois un peu abstrait intellectuellement entre guillemets.
Tout ça.
Donc c'est pas forcément quelque chose de facile mais ça se gère
en prévoyant, en laissant des espaces, mais ça on n'aura pas, je pense un peu plus tard,
d'échanges informels, en essayant de favoriser peut-être des fois si il y a des petits groupes
où on peut avoir des discussions visieaux suivies,
avec qui soit un peu plus intéressant,
parce que si vous faites une visio avec 50 personnes,
ça va discuter entre 3 personnes globalement
et beaucoup d'autres personnes vont consternes.
Donc je pense que c'est important de faire ces choses-là.
Et c'est ce qu'on a commencé à faire, ça marche dans l'ensemble plutôt bien.
Après c'est clairement pas quelque chose de facile.
Et voilà, je pense que j'ai fait un peu le tour de ce que moi en tout cas,
j'ai constaté là-dessus pour le coup.
Moi je peux peut-être parler de mon contexte entre cruteurs,
puisqu'on a recruté une alternante l'année dernière,
et en ce moment recrut des stagiaires aussi.
Et en fait, pendant le recrutement de mon alternante,
on était entre les deux confinement, on était en pleine été.
Du coup on a fait le premier entretien à distance,
et le deuxième entretien on l'a fait physique,
même si on était à 2 mètres de distance, etc.
Et c'était plutôt sympa, sauf que là avec nos stagiaires,
on n'a plus le choix, on les fait tout sa distance,
et du coup c'est moins intéressant,
parce que tu vois la personne par visio,
mais tu ne peux pas voir comment elle se comporte,
parce que c'est un petit cadre.
Et puis comme tu dis, c'est en effet,
tu la vois pendant les visios,
mais tu ne peux pas la raccompagner à la porte,
discuter de manière informelle,
donc c'est un peu chaud, je trouve.
Ce mode de recrutement-là, tout à distance, c'est compliqué.
Alors de mon côté, je travaille dans une entreprise,
on était déjà beaucoup en remote,
je travaille pour Exoskelle, donc il y a un club provider,
on est une petite équipe, mais moi ça fait 3 ans que je suis en télétravail complet,
et on a des gens d'un peu partout,
on a des gens, par exemple, des États-Unis, du Créen, de Suède,
du Portugal, etc.
Donc on recrutait déjà un peu de cette façon.
Par contre, ce qui change, c'est qu'avant,
on a quand même des bureaux à Lausanne,
on faisait des recrutements à distance,
beaucoup de gens travaillent à distance,
mais on faisait pour un nouvel arrivant,
une semaine en présentiel à Lausanne,
pour rencontrer un peu les gens,
moi je faisais le déplacement également régulièrement pour en reparler,
mais d'ailleurs j'ai une personne qui est arrivée dans mon équipe
pendant le Covid, pendant le premier confinement,
et en effet, en temps normal,
j'aurais fait une semaine avec cette personne en présentiel,
et là ça s'est pas fait, alors on s'en est sorti,
parce que ça fait longtemps qu'on travaillait, on travaillait,
donc on a quand même des assez bons réflexes, on va dire.
Mais c'est vrai que c'est moins fun,
ça permet de construire moins facilement le lien avec la personne,
parce que c'était des semaines plus pour découvrir la personne,
la lancer sur un projet,
puis soyons francs à sortir le soir, bien manger, etc.
Donc ça peut pas se faire,
mais aujourd'hui on n'a pas le choix,
donc c'est comme ça, et mine de rien,
vivement qu'on puisse revenir un peu en présentiel,
parce que, comme je vous ai dit, même si ça fait longtemps que je travaille,
en télétravail, ça fait du bien des fois de voir ses collègues.
Je peux prendre un peu la suite,
que dire, donc moi ça m'arrive parfois
de faire aussi quelques entretiens, mon vu de recrutement,
là pour le coup, je n'ai pas forcément,
enfin voilà, ça se fait à distance,
et c'est vrai qu'avant on le faisait en présentiel souvent,
mais bon, ce n'est pas là où c'est le plus gênant,
après c'est très bizarre,
parce que sur cette période là,
par exemple on a parfois des stagiaires qui viennent,
et en l'occurrence on en a eu un,
et j'ai l'impression de,
voilà, autant d'habitude en présentiel,
et on arrive un peu à discuter,
et voilà, échanger un peu,
et là ça rend le truc assez difficile,
j'ai l'impression qu'il est passé un peu comme ça,
sans qu'on ait pu trop échanger,
donc c'est un peu dommage.
Je rebondis juste pour reprendre un argument qui a été dit,
et qu'il faut rappeler,
c'est vrai que le Covid,
il y a un truc qui change aussi par rapport au thé travail,
dont on parlait dans le précédent épisode,
c'est qu'on est dans du rimo de Forcée, de chez soi,
on a notamment pas mal parlé du fait que le thé travail,
c'était cool, parce qu'on pouvait travailler de la bibliothèque,
de la terrasse de café, et tout ça,
et il y a cette partie là qu'on n'a pas forcément
à préciser entre guillemets,
soit à l'occurrence.
Écoute, on va parler du travail au quotidien,
du coup je change un petit peu le plan,
mais vu que tu as commencé à parler du thé travail,
c'est le moment de vous rappeler qu'on a fait un épisode,
ça s'appelle Radio des Vops n°10,
sur le thé travail.
Là on parlait plus du thé travail choisi et comment s'organiser,
mais là on va parler du travail au quotidien,
dans nos vies,
et du quotidien à distance finalement,
puisqu'on travaille dans la tech tous les quatre,
et comme on le voit, on est tous chez nous,
alors je pense que vous travaillez chez vous au moins à distance,
et qu'est-ce que ça a finalement changé dans votre quotidien,
le Covid,
avec soit ce travail en local chez vous,
soit je ne sais pas,
René, si tu veux commencer.
Alors qu'est-ce que ça a changé ?
Déjà, vous avez été tragés clairement,
moi je faisais pas mal de vélo pour aller au boulot,
et du coup,
j'en fais beaucoup moins.
Donc voilà,
il faut que je trouve d'autres moyens de me dépenser.
Après,
je pense que la notion de
thé-le-traville-forcé, elle est assez,
comment dire,
je pense qu'il ne faut pas comparer
avec des gens qui venaient déjà,
parce que notamment,
en termes de, par exemple,
dans mon cas, je n'ai pas forcément un espace,
un bureau bien dédié et tout ça,
mon espace de thé-le-traville, il n'était pas forcément
au top,
et du coup,
ça c'est un peu problématique,
du coup, j'ai dû un petit peu revoir des choses,
aménager.
Voilà, donc je pense qu'il faut faire attention
à pas prendre cette expérience-là,
même si elle dure un peu,
je pense que c'est différent du vrai thé-le-traville
quand on l'a choisi,
et où on a pu bien se préparer,
et avoir une pièce dédiée, etc.
Moi, ça m'est tombé un peu
sur la tête, même si je faisais
déjà du travail à distance,
assez régulièrement.
Je n'étais pas forcément
préparé à ce que ça dure autant,
le côté positif, c'est que
je me suis toujours posé la question,
si c'est quelque chose que je vivrais bien ou pas,
et pour le coup,
moi, ça se passe
plutôt bien, donc je confirme
que c'est, dans mon cas,
c'est quelque chose que j'arriverais
à tenir sur un assez long terme.
Je vais laisser un peu la parole.
Je vais prendre la parole
parce que tu parles de le vivre assez bien.
Nous, chez Lidra, on est
en remote first, ça veut dire
qu'on a déjà pensé
comme étant à travail à distance,
puisque mon associé est la reine, je suis à Saint-Etienne,
donc déjà de base.
On est à distance par contre, mais alternants,
ils sont à Saint-Etienne,
et du coup,
habituellement, je faisais
deux semaines chez moi, dans mon bureau,
puisque là, c'est mon bureau professionnel,
dans mon appartement, en effet,
et deux semaines dans
un espace de co-working, qui n'était pas très loin,
puisque c'était à 20 minutes de trame
de chez moi.
Et bien, en fait,
j'ai beau être introverti et aimer mon confort personnel,
et pas forcément être,
enfin, je suis un petit peu un ours,
ça me manque, en fait,
de ne pas aller dans l'espace de co-working,
et de ne pas avoir de collègues de boulot, même si on fait
une vision tous les matins.
J'aimais bien
me promener, et aller, justement,
à mon espace de co-working.
Et du coup, je le vide moins en moins bien,
surtout que, comme on se tape, en plus,
le couvre-feu, c'est vraiment
la double-pen, c'est-à-dire que la journée,
on travaille distanché, soit,
et puis le soir, il évite 18h,
19h, excusez-moi, 19h,
il évite 19h, et, ah,
on a...
peut pas sortir pour aller
vacuer à nos occupations, donc,
moi, je le vis un peu...
un peu bizarrement
ce Covid.
C'est-à-dire, le thé-travise, j'aime bien, mais,
en effet, forcé, j'aime beaucoup moins.
Après, je suis d'accord,
moi, je vis moins bien le...
le couvre-feu, en fait,
justement, je trouve ça coupe un peu,
souvent le soir, moi, je vais un peu prendre l'air, etc.
Là, c'est vrai que c'est plus
compliqué que... voilà, je trouve ça
plus difficile que la limite, le premier confinement.
Et après, moi, je suis toujours un peu
par contre de scrupule, je pense qu'on est
en reste quand même privilégié
par rapport à d'autres personnes,
donc, je n'ai pas trop envie de me plaindre
par rapport à ça, mais...
et un autre phénomène, je pense qu'il est important,
ça dépend aussi beaucoup de la situation
des personnes.
Je pense que si on a une famille, c'est quand même
plus facile, on voit quand même des gens,
moi, j'ai des collègues qui sont plus jeunes,
qui sont parfois célibataires seuls,
et c'est vrai que pour eux, je pense que c'est beaucoup plus
difficile à vivre.
Moi, en effet, comme j'ai dit au début,
ça fait trois ans que je suis en télé-travail,
mais par choix.
Et, finalement, j'avais déjà le setup
et ma pièce dédiée, etc.
Donc, c'est plutôt bien passé pour moi et pour
mon entreprise. Mais c'est vrai que c'est
plus les accotés qui sont difficiles, je suis
d'accord avec vous, on...
Le télé-travail, c'est bien, mais
on voyait aussi des gens à l'extérieur du
travail, dans des associations,
dans des sorties, etc.
C'est ça qui pèse un peu, c'est
qu'en effet, c'est le combo
au télé-travail plus
il n'y a rien à côté, finalement.
C'est plus ça le problème aujourd'hui
pour moi, même.
Pas de famille, pas d'amis, etc.
C'est ça qui est compliqué, on sent
un peu d'informatique, mais c'est vrai que
moi, j'ai connu le télé-travail
avant et pendant le Covid, et c'est
pas la même chose. C'est clairement
du télé-travail choisi,
quand ça se passe bien avec du bon matériel,
une bonne organisation, je ne pense pas
que c'est du télé-travail imposé dans une
entreprise où ça s'est fait très rapidement
et sans aucun contact extérieur, parce qu'il y a
des confinements, des couvre-feux, etc.
Effectivement,
c'est pas facile, on parlait
des chaisons familiales, aussi, y a des personnes
qui n'ont pas forcément beaucoup d'espace,
entre guillemets chez elles, et qui ont parfois
des enfants, et sont en couple, etc.
C'est pas simple. Moi, je vois, je la chance,
on est avec ma compagne, on est assez bien
au-dessus, tout est dans full remote,
et on a notre petit open space, à 2,
3 avec notre chac, qui est aussi confiné
avec nous, mais du coup, on a notre petit
rythme
de vie là-dessus, donc ça se passe.
C'est vrai que tout le monde n'a pas ces chances
de confort, comme on le disait, on parle
rien que d'avoir un espace, je sais qu'il y a
des personnes qui travaillent vraiment sur un coin
de table de salon ou autre, et ça, c'est
pas facile.
Je voulais dire aussi que, si il y a beaucoup
d'entreprises, je pense qu'ils n'ont pas fait
de l'effort d'acheter le matériel nécessaire
à leurs employés, et tu l'as dit,
il y a des gens qui travaillent sans
chaise de bureau, etc.
Alors je sais que ça peut être compliqué dans des petits
appartements, c'est sûr, parce que c'est
aussi un problème de place et de la taille
des appartements en ville aujourd'hui, mais
je pense que beaucoup d'entreprises
ont également fait assez peu d'efforts sur
l'équipement de leurs salariés,
et peut-être que ça aurait mérité un
peu plus d'efforts sur ça.
Moi, j'ai des exemples, je le vois
dans mon autre phrase, c'était un peu
le limite.
Ne t'inquiète pas, on va parler du matériel
juste après.
On va un petit peu
avancer sur le travail au quotidien, si ça
vous en met pas. Justement, tout à
l'heure, je parlais des apprentis,
et de l'accueil des stagiaires.
René, il en a parlé brièvement,
mais il faut savoir qu'en théorie, un
stagiaire, il est sous la tutelle
physique
de son tutor, et
c'est illégal de le faire trahir à distance.
Évidemment, vu le contexte,
on prend des passe-d'roits, et on s'arrange
avec l'école, et le stagiaire, tout le monde
est d'accord. Mais
je sens que c'est quand même plus compliqué
d'accompagner un stagiaire
quand il est loin et à distance, que
quand il est avec nous physiquement, et qu'il
peut nous déranger, ou quand même, il peut
déranger ses collègues autour de lui.
Là, même si on a
une équipe, on a un chat et tout, ça reste
quand même compliqué. Je ne sais pas comment
vous le vivez, vous qui, si vous accueillez
des stagiaires ou des alternants,
ou même des jeunes déjuilleurs.
Oui, c'est pas facile
en fait, de...
Effectivement, c'est un peu exceptionnel, et ça n'a pas
été prévu de base, donc il faut s'arranger,
même si généralement, tout le monde est de
bonne volonté là-dessus.
Mais c'est vrai que ce n'est pas simple, de faire le suivi,
surtout, je dirais de voir la personne, elle n'est pas perdue.
Parce que quand on est en physique, on voit
quand la personne a totalement décroché, elle est perdue.
On le voit très bien, et je vais prendre un parallèle.
Moi, j'ai donné cours, du coup, pendant le Covid.
Donc, je donnais cours en physique pendant le Covid
et en distanciel.
Et en distanciel, c'est extrêmement dur
de donner cours, sachant que beaucoup
d'étudiants ne mettaient pas la cam, parce que
certains, tout simplement, ils étaient dans le salon
avec leur part en d'air, etc.
Ce que j'acceptais tout à fait. Donc, généralement,
il y avait peu qui mettaient la caméra en permanence.
Donc, au final, c'est très dur
en fait, quand on forme quelqu'un, de voir si
dans son regard, il y a beaucoup de choses comme ça.
On ne se rend pas compte de voir si la personne
est suie, si elle a besoin qu'on répète,
peut-être qu'on explique autrement.
Et ça, c'est à mon sens que j'ai trouvé
de plus compliqué, honnêtement.
Moi, j'ai pas eu le cas d'avoir
des nouveaux alternants.
Par contre, je pense que clairement,
ce qu'on a vu, c'est que
ce n'est pas facile pour tout le monde.
Je pense, pas tout le monde est fait pour travailler
en théâtre de travail.
Et notamment, je pense que ça demande
enfin, pour les gens autonomes, ça pose pas trop de problèmes.
Mais quand on démarre, on est
moins autonome, etc.,
je pense que c'est plus dur.
Et notamment,
je pense à certains collègues
qui ont eu aussi un peu du mal
à travailler à la maison,
à pas se faire distraire,
à se concentrer.
Et on a aussi eu du mal,
à des fois effectivement
à savoir s'ils étaient bloqués, pas bloqués.
Et voilà, ça, c'est vrai que c'était
parfois un peu compliqué.
Et voilà,
c'est des difficultés en plus.
Et qu'il faut pas, je pense, pas négliger.
Et pour moi,
ça peut arriver de pas être à l'aise
à travailler en théâtre de travail.
Et il faut accepter ça.
Oui, en effet, moi, je demande
régulièrement
à mes alternants
si tout va bien, si tout se passe bien,
et s'ils n'ont pas de problème
sur le chat, et puis s'ils ont besoin,
on fait une visual comme ça.
Moi, ce qui m'inquiète un peu,
c'est la nouvelle alternante qu'on vient d'accueillir,
parce qu'elle, elle vient d'avoir
18 ans, presque 19.
Elle commence tout juste,
en fait, à travailler.
Elle a travaillé un peu en été,
mais le monde du travail, elle connaît pas encore.
Et du coup, elle arrive dans le monde du travail
avec le Covid, à distance, en remote.
Je pense que c'est dur
pour ce genre de personnes,
justement, d'intégrer
une entreprise, et
de comprendre ce que c'est.
Alors, elle, elle a de la chance,
parce que finalement, c'est une assistante de gestion,
donc c'est une assistante de direction.
Donc elle est au milieu de tout ça.
Donc elle est forcément au milieu de nous tous.
Mais si elle était tech dans un coin,
je ne sais pas imaginer
comment ça pourrait se passer au quotidien pour elle.
C'est vrai qu'il y a aussi
un autre aspect,
c'est aussi l'heure de la visibilité sur l'avenir.
Là, tu parlais concrètement dans les sociétés.
Je pense qu'il y a aussi un gros truc au quotidien,
c'est que un peu moins maintenant,
la période s'est stabilisée.
Si vous vous rappelez,
en tout cas, quand on est en société pour le début du Covid,
les débuts qu'on a concernés confinement, etc.
C'était un peu pas bordélique, mais disons que
on n'était pas
serein en tant que personne,
mais en tout cas, moi je l'étais pas, parce que c'était vraiment inconnue.
On n'avait jamais connu le confinement de notre vie,
on n'avait jamais connu de problématiques
globales comme ça, et on a eu pas mal
de doutes. En tout cas, moi perso, j'ai eu pas mal de doutes
et on va dire d'inconnue.
Et là-dessus, je pense que c'était important
et pour le coup, dans mon entreprise,
ça a plutôt été bien géré
de faire des points sur quelle est la situation réelle,
comment ça se passe,
comment on fait, si on a besoin, par exemple,
au premier confinement aussi,
on a besoin de garder nos enfants, etc.
Et pour ça, c'est important que l'entreprise
aussi gère une communication entre guillemets de crise
et de suivi pour voir que tout le monde
déjà s'accommodent plus ou moins bien
du télétravail, éviter que des gens
partent en burnout ou tout haute,
et aussi pouvoir un peu rassurer les gens en disant
« mais vous inquiétez pas, ça va, on fait ce qu'il faut, etc. ».
Ça peut paraître con, mais nous, je sais qu'on avait
un point du coup avec notre directeur
qui, tous les semaines,
nous faisait un point et nous disait
« ben ça se passe en mer très transparente ».
Pour ça, on sait pas encore,
ça, on sait, ça s'était vu avec
les arrêtés qui ont été faits
par l'État, etc.
Mais en tout cas, c'était rassurant d'avoir des feedbacks là-dessus
d'avoir une vision à long terme et de voir que
« non, non, ça partait pas totalement en live ».
Il y avait un suivi quand même qui se faisait,
il y avait une stratégie qui était là.
Donc ça, je pense que c'était aussi quelque chose
qu'on oublie un peu, mais c'est important
de la part de l'entreprise, dans ces moments-là
de rassurer, de bien communiquer surtout.
Je suis d'accord et je rajouterais
que c'est important que l'entreprise soit également
tolérante, parce que tu parlais
d'enfants à la maison et moi, j'ai
une équipe et un collègue qui me dit
« demain matin, voilà, je dois garder mes enfants ».
Et puis, je me dis qu'il n'y a aucun problème.
Je pense que c'est vraiment important que tout le monde fasse
l'effort côté entreprise
pour que ça se passe bien, parce qu'on sait
qu'il y a des personnes qui ont des grosses contraintes
personnelles, qui font que
elles seront peut-être un peu moins présentes,
pas au même horaire, etc.
Et c'est très important
d'avoir ça en tête, je pense, dans les entreprises
et de dire, ben, vraiment amener de la flexibilité.
Pas que les gens sont déjà assez stressés
comme ça avec le Covid, etc.
Il faut pas rajouter le stress supplémentaire
de « il faut être là à 9h, partir à 18h, et être super strict »
sur les horaires et sur la façon de travailler.
Il faut vraiment de la flexibilité
à ce moment-là, je pense.
Alors de la flexibilité,
moi, je veux bien, mais nous, notre stand-up,
il est à 9h pile, 9h pétante.
Et justement,
tu parles de flexibilité, ça peut marcher,
mais dans mon cas, en l'occurrence, avec
des jeunes et des alternants,
je dois demander de l'être là à 9h au stand-up.
Tout le monde est là, parce que
moi, ça me rassure du fait qu'il n'aurait rien arrivé.
Parce que comme ils sont
chez eux, et qu'ils ne voient pas grand monde,
comme nous,
on s'assure mutuellement que tout le monde va bien.
J'ai un truc,
sur ce que tu disais, Damir, je ne suis pas d'accord
sur la visibilité sur l'avenir,
je trouve qu'on n'en a pas du tout.
Et on sait encore collectivement,
quand je parle de collectivement,
c'est au niveau national et international,
on ne s'est encore collectivement pas pris
en main l'enjeu
en fait du Covid, et le fait que
on peut vivre avec une pandémie
ou on va en avoir d'autres.
Là, on est en train d'attendre, naïvement,
la pandémie, elle va passer.
Et pour moi, elle ne passera pas.
Et puis, même si celle-là elle passe,
il y en aura d'autres.
Pour moi, il y a un enjeu de
comment est-ce qu'on vit avec,
comment est-ce qu'on s'organise en société
pas la société
de l'entreprise, mais la société
entre nous. Et puis comment est-ce qu'on vit
en entreprise et est-ce qu'on met en place
des choses qui vont être pérennes dans le temps
en entreprise. Ça, c'est
des enjeux qu'il me semble
où on n'a pas encore vraiment,
et pourtant ça fait un an,
on n'est pas allé. Alors, nous,
on sait que à l'avenir, on va aller beaucoup
plus vers ça, mais
est-ce que les autres entreprises
prennent ça en compte
ou est-ce que la société conforme
tous ensemble ? Est-ce qu'on va
s'organiser autrement ?
La textrapope, ça a juste un peu beaucoup mes propos.
Moi, je parlais vraiment de l'avenir plus
au sens société. Il y a des entreprises
qui ont coulé, il y a des entreprises qui ont
fait des licenciements massifs, notamment
des entreprises qui ont mis fin à des périodes d'essai.
Je sais honnêtement que ce n'est pas le genre de ma boîte,
mais c'est toujours rassurant quand ils ont dit
non, il n'y aura pas d'arrêt là-dessus,
les périodes d'essai, il n'y a pas de soucis
à continuer. La boîte, niveau financier,
on peut largement tenir, etc.
Cette transparence et cette communication, c'est important.
Je ne parle pas de la vision d'avenir sur la société
parce que dans tous les cas, personne ne pouvait
dire il y a un an, donc ça a
se passé comme ça, on a un vaccin qui est prévu
à tel moment, qui va être produit en tel nombre,
on ne pouvait pas prévoir tout ça.
Pour le coup, là-dessus je suis d'accord, mais que
l'entreprise rassure pour dire aux gens
c'est peut-être la merde, niveau santé,
c'est peut-être la merde, niveau de plein de choses, mais nous,
ne vous inquiétez pas, ça se passe bien, on a du suivi, etc.
C'est aussi rassurant pour la personne, et mine de
plus en plus, ça permet aussi à la personne de pas partir
aussi des fois
dans une déprime haute, parce qu'elle se dit
au moins ça c'est un point
entre guillemands, que je me délaeste
parce que mon entreprise m'a dit
c'est bon, il n'y a pas de soucis, je pense
que c'est important pour beaucoup dans
une entreprise, mais je ne parlais pas de la société
au sens large du terme effectivement.
J'avais peut-être juste un petit point à rajouter,
il ne faut pas oublier, parce que
moi c'est quelque chose que je vis en ce moment,
c'est que j'ai un collègue qui a
attrapé le Covid, et de manière
plutôt sévère,
très sévère, et du coup
c'est aussi une ressource
sans moins,
il y a aussi des impacts
avec les gens qui tombent malades,
et il ne faut pas l'oublier,
parce que pour eux
déjà c'est moins d'être rigolo,
mais aussi
parfois il faut faire avec
des absences qui n'étaient pas forcément
pas prévues,
et ce n'est pas toujours évident.
C'est vrai, je n'ai pas eu trop le cas pour le coup,
mais c'est vrai que c'est aussi important.
Je pense qu'on peut rebondir aussi
un peu extra-polé
sur un dernier point, sur le travail au quotidien,
qui est, bah, moi je prends mon exemple,
qui est aussi le cas de Christophe,
qui est un peu particulier, qui est le fait
d'être consultant, donc moi pour une
SN Christophe dans une autre structure.
Pour le coup, l'idée
derrière ça, c'est que c'est
plus complexe, dans le sens où
quand vous êtes dans une entreprise, et vous travaillez en interne,
c'est votre entreprise qui gère
qui va gérer le télétravail, des choses comme ça,
quand vous êtes en consultant, c'est un peu plus compliqué,
vous devez potentiellement changer
régulièrement d'entreprise,
donc du coup, c'est-à-dire refaire un contexte, etc.
Vous êtes sur des choses très précises,
en tout cas moi jetez sur des missions assez précises,
sur des choses parfois un peu historiques,
mais en tout cas qui nécessitent de comprendre vraiment
un écosystème et des choses comme ça,
et c'est pas toujours simple,
notamment comme je disais, et ça je pense, c'est ce qui m'a le plus choqué
dans toute cette histoire, c'est l'informel,
et je me rends compte qu'en entreprise,
au final, quand on arrive en temps consultant,
l'informel, c'est
quelque chose qui est ultra important,
je ne m'en rendais pas compte, mais
des fois de discuter avec quelqu'un qui était
avant dans l'équipe, et l'équipe qui dit
au fait, il y a ça, ça n'a jamais été mis à jour,
je ne sais pas si t'en as parlé, etc.
En gros, si j'exagère un peu avec
une image des cadavres dans le placard,
c'est beaucoup plus simple de les trouver
quand il y a ce type de discussion,
je trouve, et là-dessus, c'était un peu plus compliqué,
même si honnêtement, être consultant
en remote, ça se fait très bien.
Moi, j'ai eu de la chance,
en tout cas, que ce soit mon ESN,
ou que ce soit les clients que mon ESN
a sélectionné, ils ont bien géré la com,
et du coup, on n'a pas eu
de présentiel forcé
depuis le début du Covid,
j'ai juste deux, trois jours, mais on n'en parle après pour le matériel,
mais à part ça,
là-dessus, j'ai eu plutôt de la chance,
ça se fait très bien d'être consultant en remote.
C'est un
rythme à prendre, c'est une manière
de communiquer aussi à prendre,
de bien communiquer sur ce qu'on fait, ce qu'on a besoin,
peut-être si on a des doutes aussi,
le communiquer clairement, c'est pas la même chose, on va dire,
pareil pour reporting, il y a
chose comme ça, mais j'ai pas eu
de soucis à le faire, en tout cas. Donc, c'était plutôt
cool, je ne sais pas à toi, Christophe,
quel a été un peu ton ressenti, là-dessus.
Moi, mon ressenti est un peu différent,
parce que dès que j'ai commencé
en frillons, il y a 5, 6 ans,
tout de suite, j'ai fait du
100% remote, en fait.
Je ne cherchais que des clients
en remote, même s'ils sont
à côté de chez moi,
et de plus en plus maintenant,
comme je fais de moins en moins de prestations,
c'est pas des prestations
5 jours semaine, donc du coup,
de fait, ça exclut le remote,
parce que si je suis à 2 jours
semaine pour un client,
il comprend bien que je ne vais pas aller chez lui.
Et donc, j'ai dû m'adapter
il y a plusieurs années
au travail en remote, comment est-ce qu'on
faisait, et
en fait, je pense qu'en effet, comme tu le dis,
ça dépend de ce qu'on fait
pour les clients. Moi, j'interviens
sur des points hyper précis,
et plus maintenant, sur de la R&D,
que sur de l'opérationnel au quotidien.
Donc, je pense que je peux être un peu loin
des équipes, même si
il faut absolument que je discute avec les équipes,
et si j'ai des
doutes, il faut que je leur demande,
et donc on organise des ateliers
soit en virtuel, soit des fois, on se voit.
Mais là, typiquement pour
le dernier client que j'ai, on s'est vu
le 1er jour et puis c'est tout.
Et justement, on va parler de Matos,
parce que ce client-là, il voulait me filer
un portable en Windows, je lui ai fait
non, je ne veux pas de ton portable Windows, je garde mon pc Linux,
et puis voilà.
Donc, le 1er jour,
j'ai pas eu de portable, il ne m'en file pas un,
et puis moi, je me débrouille avec mon Windows,
mais vous, comment ça se passe avec
justement la gesture du matériel physique ?
Je crois que là, d'entre vous, vous l'en parlez.
Alors, Damir, je te laisse commencer.
Ouais, bah du coup, moi, de mon côté,
alors c'est vrai que là, pendant confinement,
pour vous donner un info, j'ai fait
4 ou 5 clients différents,
je t'ai plutôt sur des missions
assez précises, et un peu pareilles,
vraiment d'expertises, voire même de...
je ne cahierai pas ça d'aérés,
mais vraiment de visu à long terme, et de mise en place
de nouvelles choses. Donc pour le coup,
c'était des missions relativement courtes,
sur un mois, deux mois, mais c'était des...
mais ça s'est plutôt bien fait.
Les fois où, en général,
j'essaie de négocier pour garder mon matériel,
parce que je n'aime pas multiplier le nombre de pc,
parce que demain, bah gérer les transferts
d'un fichier à l'autre, etc., c'est embêtant.
Moi, je suis déjà un machine qui est bien configuré
avec le OES que je veux, etc., donc autant
rester là-dessus. Je gère très bien le multi-environnement.
Et pour le dernier truc, c'est tout simplement
pour une question peut-être un peu écologique,
ça ne me sert à rien d'avoir encore un autre pc qui va
traîner, etc., mais ça me fait chier d'avoir
200 pc pour la même chose, donc là-dessus,
c'est toujours un petit geste en plus.
Et j'ai quand même dû me rendre
deux ou trois fois
pour du matériel, parce que j'avais
un client où l'écosystème, c'était du macOS,
donc du coup, j'ai dû aller sur macOS,
et j'ai dû me rendre, du coup,
en début de mission,
en début de mission là-bas,
et en fin de mission pour rendre le matériel,
et mon milieu, parce que j'avais besoin de récupérer
quelque chose, j'avais laissé au bureau.
Et ça se faisait très bien, et je sais que sinon
j'avais des clients qui m'ont... ben là,
je change de client cette semaine,
et mon client m'avait proposé
de m'envoyer en
livraison rapide, du coup, par DHL ou autre,
de m'avoir transporteur quelconque, de m'envoyer
directement en pc pour pas que j'aie à me déplacer.
La plupart de mes clients, en tout cas,
surtout dans les moments un peu compliqués,
l'été dernier, c'était un peu plus calme,
m'avait proposé de faire un envoi direct
pour gérer le matériel, et je pense que
c'est une alternative qui marche,
pour le coup, et qui est assez
pratique, comme alternative.
Alors justement, je vais en parler,
parce que moi j'ai un pc
d'un autre de mes clients, depuis des années,
parce que je travaille avec lui, mais lui,
il a un VPN super précis, son pc,
il est... bref,
j'utilise jamais son pc, mais...
Du coup, quand on
a des clients comme ça, qui nous fournissent
des pc,
et qu'on en a plusieurs,
la question qu'on peut se poser, c'est pourquoi,
et pourquoi il nous laisse pas
utiliser nos propres matériels,
quand on est consultant, bien sûr,
indépendant, et pourquoi
on a autant de VPN différents.
Est-ce que toi, Damir, tu le sais,
ou... enfin, je m'en doute, mais...
Mais voilà, je suis toujours assez surpris
que les clients utilisent pas
des solutions VPN plutôt ouvertes
et qui vont vers des solutions
propriétaires. Alors moi, j'ai fait pas mal de clients,
on a des gros clients bancaires français,
90% du temps,
c'est la PSSI. Il y a aussi beaucoup de clients
qui le proposent par défaut. Moi, j'ai eu beaucoup le cas
de clients qui me disent, pour le pc,
donne-moi ton adresse, on te l'envoie.
Le premier réflexe que j'ai, c'est de leur dire,
j'ai déjà un pc, moi, ça me va de retrailler
dessus, c'est OK pour vous. Et 80% du temps,
ça m'est déjà arrivé plusieurs fois,
les clients vont répondre et vont dire
OK, ou vont me demander plus
d'informations, mais souvent, les clients
sont pas fermés à ça, faut pas essayer de leur demander,
c'est ce que j'ai remarqué au fur et à mesure du temps.
Mais en fait, par défaut, ils le font
pourquoi ? Parce que pour eux, c'est plus simple
logistiquement de dire, on a un consultant,
on lui envoie un pc, on est sûr
que le pc sera conforme à la PSSI, donc à la
politique des sécurité et de système d'information de
mon entreprise, donc le disque sera chiffré avec
minimum ça, il y aura ça, il y aura ça. Donc
il y aura tout ça de paramétrer, entre
qui va être fait, donc non, on est sûr, tandis que
dans le cas inverse, à part que tu fasses une
déclaration sur l'honneur que ton pc respecte
des poétiques de sécurité, moi, si c'est le cas,
j'ai un pc pro, je les dure si bien au-delà
des règles en vigueur,
boite ou pas, que je travaille.
Mais souvent, c'est
cette PSSI qui bloque et on peut
le régler avec des déclarations sur l'honneur,
après ça dépend, du client.
Les grosses banques,
c'est généralement pas possible tout simplement.
Mais c'est un gros souci
entre guillemets chez certains clients.
Je crois qu'on a
en plus eu le même client
cette grosse banque
dans tout le petit travail.
Il y a effectivement celle-ci mais il y a une
deuxième aussi.
Mais moi,
chagrine toujours
c'est l'accès au VPN,
mais on ne m'en parlera pas.
Ça digresse un petit peu.
On va rester
sur le matos et je crois que Mathieu voulait
nous parler un petit peu.
C'est un bon sujet abordé pour la prochaine fois.
On parlera de VPN
pour les prochaines épisodes.
Je le note.
Donc en effet,
dans le cloud, la gestion du matériel
physique est également importante.
Le cloud, ça reste des machines.
C'est vrai qu'il y avait un peu de crainte
au début sur l'accès
au datacenter, les commandes,
du retard, des choses comme ça,
de matériel physique.
C'est quand même un gros bout
d'un cloud provider.
Il y avait également beaucoup de témoignages
de gens qui s'interrogaient sur Twitter
qui disaient comment on va accéder
à nos salles
dans les datacenters,
est-ce que ça va pas poser trop de problèmes
au niveau, à cause des restrictions, etc.
Est-ce que ce sera même possible ?
Parce qu'en fait, même certains providers
de datacenter ne permettaient plus
à ce qu'on aille sur site.
Il fallait forcément passer par des personnes
de l'entreprise qui étaient sur site.
On ne pouvait plus y aller nous physiquement.
Finalement, ça s'est bien passé.
Dans notre cas, j'ai l'impression que dans mon entourage
aussi, du moins, dans mes contacts
qui travaillent avec du matériel physique,
il y a eu peut-être un peu d'ertards sur certaines commandes
ou autres, mais globalement,
tout s'est bien passé
et maintenant, ça tourne bien.
Donc je pense que maintenant,
les datacenters se sont habitués à travailler
comme ça. Et je n'ai pas trop de crainte
sur ça sur l'avenir, mais c'est vrai qu'au début
de la pandémie, c'était un peu une question
qui, je trouve, se posait un peu.
Parce que voilà,
l'informatique, ça reste derrière
des serveurs physiques.
Et ça reste un parti très important
une partie très importante de notre métier.
Ça peut tenir qu'un bateau qui est coincé
dans un canal ? Exactement.
Et surtout qu'il y a des pénuries
régulièrement, je ne sais pas
si c'est lié au Covid ou pas, mais régulièrement
en ce moment, des pénuries de matos.
Recevoir de la rame, recevoir des trucs.
C'est compliqué de recevoir
du matos, tu as l'impression en ce moment.
Il y a des pénuries de micro composants
sur certains éléments qui ont perturbé
notamment les chaînes de production
de nouvelles consoles, des nouvelles cartes graphiques
et aussi un peu par au bond d'autres choses
notamment dans l'automobile pour le coup.
Oui, c'est assez visible
et ça va se résomber
bien sûr, je pense,
mais c'est vrai que c'est les choses qui arrivent.
Après, je voulais juste échanger,
oui, ça m'a fait penser à quelque chose.
Dans ce qui a changé, je ne vais pas parler
du matériel perso, mais c'est vrai
qu'il y a des clients qui ont demandé
à se créer un petit peu
des fois des infras un peu de secours.
Donc, j'ai eu le cas
ou pour des raisons
évidentes,
ce client-là se focaliser
sur la production et nous ce qu'on faisait
ce n'était pas forcément, on
développait une application pour lui, donc on est plutôt
sur du développement.
Et on a eu des demandes
pour sécuriser un petit peu ces environnements
là et
monter des choses parfois
sur le cloud ou ailleurs.
Et je pense que ça a été peut-être des fois un peu
la difficulté pour certaines boîtes
de devoir
monter des choses des fois un peu en la va-vite
pour pallier
certaines difficultés.
En parlant de matériel
et pour clôturer un peu le sujet, j'aimerais bien
qu'on parle de notre environnement de travail.
Est-ce que justement
vos entreprises ont suivi en vous achetant
ou en vous
d'autant
d'une enveloppe pour
adapter votre lieu
d'habitation
qui devient votre lieu de travail ?
Alors pour le coup, moi de mon côté,
il n'y a pas eu d'enveloppe. Moi, j'avoue
que j'avais déjà pas mal à aménager
mon chez moi, donc j'étais plutôt tranquille
là-dessus, mais il n'y a pas eu spécialement
d'enveloppe. Après, j'ai eu
aucun par cas possibilité d'envoi
d'écran et des choses comme ça, notamment
même des clients qui m'ont proposé
d'écran ou d'autres choses.
Après, il n'y a pas eu
d'enveloppe. J'avais déjà pas mal investi
honnêtement au premier confinement où je m'étais dit
j'étais parti sur le postulat de ça va durer
finalement
j'ai eu plutôt le nez je pense et j'avais
changé avec ma compagne du coup le bureau, les chaise etc.
pour le coup, un bon investissement
au final.
En de mon côté,
j'avais déjà
beaucoup de matériel mais dans tous les cas
moi, j'ai 50%
des frais de mon matériel qui est pris en charge
plus bien sûr les trucs classiques
du type abonnement
internet et téléphone
mais en effet, c'est des choses
que je peux faire passer en note de frais
mais parce que je suis sous un certain statut
donc si 50% en effet
de mes frais d'achat
de matériel qui sont
déduits mais depuis
plusieurs années, c'est pas lié au Covid
pour le coup. C'est un reliquat
de la loi travail ça. La loi travail, la base
obligée quand on faisait du remote
à rembourser notamment tout ce qui était 50%
des forfaits
internet etc. et ça a été retiré
depuis les simplifications
entre guillemets de la loi travail.
Moi je l'ai encore en tout cas
toujours mes écrans.
Souvent les entreprises l'ont gardé
parce que par habitude en fait elles ont dit
mais les entreprises qui n'avaient pas
ça en plus, t'es travail en place à ce moment-là
l'ont pas mis en place derrière.
Oui, c'est vrai.
Dans mon cas, non pas d'enveloppe non plus
mais par contre il n'y avait pas de difficulté
pour récupérer un écran aussi au bureau
ou une chaise.
Et manifestement, là
j'ai pas lu le mail
complètement mais on risque d'avoir
un dédommagement pour les gens qui ont
travaillé un peu en télétravail
de l'ordre de
une petite prime par jour de télétravail.
Ok,
pour vraiment clôturer
cet aspect matos, il y a aussi la
fourniture de masques qui normalement
est à la charge de l'entreprise
a priori.
Donc ça, ça reste valable.
Mais on va
parler de choses un petit peu plus joyeuses.
On va parler des rencontres.
Puisque les rencontres, on sait que c'est
dur en ce moment.
Donc moi je vais commencer par parler
de mon cas. On est en coopérative
d'entrepreneur. Donc ça veut dire qu'on a
une coopérative, on a des assemblées
générales toutes les années
auxquelles on se retrouve. Et on est plus de
150 associés.
Donc on se retrouve à beaucoup.
Et là, c'est plus le cas.
En l'occurrence, on fait nos assemblées générales
et nos rencontres à distance.
On a aussi nos rencontres
plusieurs fois par
trimestre aussi.
Moi je ne fais plus parce que j'ai plus le temps.
Et puis parce que la distance
moi j'aimerais bien aller les voir mes collègues
à Lyon.
Là, à distance, je ne prends pas le temps
parce que
parce que la flème et puis parce que je ne les vois pas.
Donc du coup je ne peux pas les voir, les discuter
avec eux, les toucher. Je ne peux pas
manger avec eux.
Vous comprenez quoi. C'est dur.
Donc plus de rencontres pour moi.
Moi je ne vois même plus mon association.
Vous voyez tous les
6 mois physiquement, c'est fini.
Depuis un an, on ne s'est pas vu.
Donc je suis un peu triste ou né pour ça.
De même de mon côté.
Moi comme je le dis, je travaille depuis longtemps
et je travaille. Mais j'ai allé tous les mois et demi
voir mes collègues en Suisse.
Alors c'est pas tous mes collègues.
C'était un noyau dur de collègues
qui travaillent depuis Lausanne. On en a nos bureaux.
J'ai allé assez régulièrement.
On est fait plus pour reparler avec les gens
de sortir, de se sébliser.
Et on faisait également
2 semaines par an.
Donc une fois en hiver, une fois en été
des off-site. On en rassemblait toute la boîte.
Parce qu'on est vraiment de partout dans le monde.
Si je prends exemple de mon équipe,
on est 5 personnes, il y a moi depuis la France,
une personne de l'Estasie, une en Ukraine,
une en Suède et une en Portugal.
Donc c'est vrai qu'on se croisait très rarement en Suisse.
Donc on faisait quand même 2 semaines
avec toute la boîte à l'étranger.
Ça s'est fini aussi. Et c'est vrai que ça manque beaucoup.
J'ai des collègues qui sont là depuis plus d'un an.
Un an, un an et demi. J'ai encore jamais vu physiquement.
Et c'est vrai que c'est pas pareil.
Parce que même en étant en télé-travail depuis longtemps,
j'adore aller voir mes collègues,
boire des coups avec eux,
discuter même le sujet technique
un peu comme ça physiquement.
Enfin, c'était vraiment
des semaines ou même des...
que j'aimais bien, que ce soit
les off-site ou en Suisse.
Et c'est vrai que c'est terminé.
Donc vivement que ça revienne.
J'espère qu'on pourra commencer
à voyager un petit peu entre pays
vers l'automne.
Je sais pas, je ne prépare pas de prévision
parce que c'est très dur à dire.
Mais j'espère que ça ira mieux
parce qu'en effet, ça manque beaucoup.
Pour le coup, nous c'est un peu pareil.
Tous les mois, on a une journée, on est hors clientèle.
Donc on ne traite pas pour un client,
on est en interne. Et on fait une journée
un peu de discussions, de rencontres,
d'échange.
On discute un peu de tout et de rien.
On présente un peu des recs sur chacun nos missions
et des choses comme ça. Histoire d'échanger,
de rencontrer les gens et surtout d'apprendre
des choses d'autres personnes qui ont fait d'autres missions.
Donc c'est plutôt cool. On a maintenu à distance.
Mais c'est vrai que
ce n'est pas la même chose en fait
qu'à distance, on n'a pas, c'était fait un peu de groupes
de discussions à gauche à droite.
Donc pour le coup, là-dessus, c'est plus compliqué.
Après, comme je viens de dire,
je pense qu'il faut vraiment, et comme je disais
un peu de tout à l'heure, il faut arriver
à créer des espaces et des moments d'échange
qui soient informels. Donc on ne parle pas forcément
que du boulot, on parle d'autres choses etc.
Et ça, ce n'est pas forcément facile.
Mais chez nous, on a mis en place très rapidement
dans ma boîte.
C'était le lendemain du confinement,
le lendemain de l'annonce du confinement.
Un channel cela où en fait, à tout moment,
vous pouvez venir dans un channel, vous faites
un petit ping à tout le monde et vous dites
je vais aller boire un café,
est-ce que quelqu'un veut qu'on discute
et quelque chose et on se lance un petit call
et les gens peuvent rejoindre et partir
quand ils veulent. Et pour discuter, tout est de rien
et ça marche plutôt bien. Et en vrai,
c'est une des choses qui m'aide
plus à garder contact au final avec mes collègues.
Et quand je dis contact, c'est vraiment un vrai contact
et pas juste à répondre de manière incincronde sur Slack.
Et c'est, je pense, un des trucs
qui m'a beaucoup aidé pendant le confinement.
Je n'ai pas trop senti non plus de difficultés
en fait là-dessus. Donc je pense
c'est une bonne idée de s'organiser des
choses comme ça vraiment informelles et flexibles
là-dessus.
Je ne sais pas si vous avez fait des choses
similaires de ce point de vue-là.
Un petit peu,
nous on a une espèce de pause café
on a gardé un peu la pause café
mais à la distance.
Mais ça permet de discuter
alors des fois on est
on est mal éduqués
parce qu'on parle malgré tout un petit peu de boulot
mais voilà
la plupart du temps ça part
sur d'autres sujets et c'est vrai que
ça fait une petite
une petite soupe
pour parler de choses
quoi.
Mais c'est vrai que la pause café, moi je l'ai toujours connu
comme étant parlait du boulot mais de manière
un peu plus détendue informelle et tout
et parler autre chose que du boulot je trouve
que ça se passe plus à la pause repas.
Par contre, faire une pause repas
en vidéo, moi j'ai
enfin j'ai jamais tenté et ça me plairait pas.
Oui non, je suis sûr.
Donc quand je dis pas parler du boulot c'est-à-dire
pas en faire en fait
pas que ça devienne si on veut un autre stand-up
en fait c'est ça le but. C'est pas qu'on se dise
ah bah y a ce point là on en parlera. C'est juste
d'en l'idée là après c'est sûr qu'on a toujours
fait des minimums de boulot mais de manière plus détente
effectivement.
Non il faut qu'on mette en place des choses comme ça
parce que
je sens que sinon on va juste
tourner la carte en plus on n'est pas
beaucoup. Vous vous êtes plus nombreux
donc non on est quatre donc
on fait vite le tour en fait des quatre
et si on n'arrive pas à se souder tous les quatre
ça va être compliqué.
Ça va être bien de faire
de sorcones à un petit point. J'ai que nous le vendredi
aussi à 13h13 on essaie de
se faire selon qui est disponible
un petit garthique phone ou des petits jeux à distance
comme ça juste une ou deux parties sur la pause
midi pour un peu se détendre
et discuter un peu en même temps.
On fait un peu pareil on a aussi
un chat avec
une discussion informelle des fois les
réunions stand up ou autres peuvent dériver
un peu sur des discussions informelles
et on a aussi une chose
c'est on a une rôme de visual conférence
également pour ces discussions là où moi
je suis en fait dedans toute la journée
des gens peuvent joindre, partir
j'ai un collègue qui est très souvent là aussi
et des fois on passe la journée comme ça
en visual pas forcément la caméra
activée mais on peut prendre la parole
à tout moment comme s'il était un peu à côté
et c'est assez sympa également
finalement c'est un peu le principe
du Chanel Slack informel
mais au niveau
visual conférence
et parole
c'est assez cool
c'est pas obligatoire mais nous c'est quelque chose
que je fais également beaucoup en tout cas
Du coup je vais faire une transition
entre ce point et le point suivant
moi les rencontres
m'a manqué un petit peu du coup
je sais pas si vous l'avez vu mais
vendredi dernier j'ai fait un live
et je vais en faire un
encore vendredi et
j'ai pris plaisir en fait à travailler
à distance avec le chat
avec les personnes du chat qui sont passées
pendant le live alors c'est
complètement différent mais du coup
ça me permet de faire la transition parfaite
avec le contenu puisque
plusieurs d'entre vous remarquaient qu'on avait
beaucoup plus de contenu francophone qu'avant
et est-ce que ça a un lien
ou pas avec le Covid donc avant qu'on lance
ce petit parti du sujet
parce qu'on va pas parler de veille
plus réduire puisqu'on a déjà abordé ça
dans radio DevOps n°4 donc je vous renvoie
à Radio DevOps n°4
le lien est en description et si vous êtes
sur Youtube il y a un petit i qui va s'afficher
en haut à droite
de l'écran
qui veut prendre la parole sur le contenu francophone
Je peux commencer
moi j'ai l'impression que le contenu francophone
explose en ce moment alors je sais pas si c'est lié
ou non au Covid et je vous vois de plus en plus
de chaîne Youtube
il y a bien sûr les conférences online
de plus en plus de podcasts
des gens qui streament un peu comme toi Christophe
qui font du live coding
et qui
ensuite les vidéos sont disponibles
sur les plateformes en suite
j'ai l'impression que beaucoup de monde s'y met
c'est super intéressant je trouve que c'est bien
les raisons je sais pas peut-être que les gens
ont aussi plus de temps parce qu'ils sont plus souvent chez eux
ils ont peut-être moins de contact
donc ils veulent plus partager
il y a aussi une manière de parler
avec des gens qui en est chez soi
de faire ce genre d'événement en ligne
ou de stream
où il faut avoir des contacts avec des personnes
mais j'ai l'impression que ça
explose beaucoup en ce moment en effet
je pense que
t'as dit un peu les raisons il y a plus de temps
il y a un besoin de contact
il y a des changes qui n'est pas toujours possible en entreprise
ou de défendre envie d'élargir son cercle
ce qu'on faisait notamment avec les meet-up
discuter avec des gens
c'est quelque chose qui a favorisé ces créations de contenu
on va pas se cacher
je pense qu'il y a un effet de mode aussi
quand il y a eu X qui fait du contenu
il y a eu un effet boule de neige
je pense que là-dessus ça aide bien aussi
et aussi pour les événements
c'est plus simple à organiser
à distance
il n'y a pas ce gap entre guillemets
je prends l'exemple qu'on a organisé
certains événements qu'on aurait eu plus de mal
à organiser l'année dernière
en temps normal plutôt
pour une raison très simple
c'est qu'il n'y a pas à se préoccuper de certains contraintes physiques
comme les locaux
par exemple si on prévoit une conférence
sur deux jours, il faut trouver des locaux
des locaux sur Paris, ça coûte cher
pour le coup, il faut prévoir un modèle économique
qui va te permettre d'un minimum les rembourser
parce que très vite c'est très cher
il faut gérer la logistique
donc l'accueil des gens
la gestion de la sécurité
les ports de sortie etc
donc mine de rien, c'est très compliqué
contrairement à ce qu'on pense d'organiser un événement physique
alors qu'à distance, c'est pas non plus
un claquement de doigts
mais ça enlève
une grosse contrainte
financière entre guillemets
organisationnelle qui est beaucoup plus simple à gérer
et ça ça va être un terreau
qui va faire de l'ensemble
de ces facteurs pour moi
ça va donner un terreau très factile
très propice
à la création de contenu et l'expulsion de contenu
je pense qu'il y a aussi tous les gens qui étaient
dans ce métier, les développeurs avocates etc
qui faisaient un peu le tour des conférences
au revoir c'est un peu compliqué du coup
ils sont obligés de se rabattre
sur du contenu en ligne
et pour le coup c'est plutôt bien
c'est vrai et puis
je pense qu'il y a aussi
l'effet d'entraînement du huit à l'audience
parce que mine de rien comme l'audience
elle est captive de chez elle
parce qu'on a rien d'autre à faire
enfin, moi je suis célibataire
depuis l'année dernière
je vis tout seul dans mon appartement
mais les loisirs c'est le cinéma
et le jeu de société donc le cinéma
les cinémas sont fermés
le jeu de société on va éviter
parce qu'on échange plein de choses
donc il me reste quoi finalement à part bosser
et pas grand chose
donc du coup je passe mon temps
à regarder du contenu ou à en produire
donc je sais pas si pour les autres c'est pareil
mais voilà
le constat est là
il y a une audience
qui est là
et qui certainement regarde ces contenus là qu'on produit
donc c'est une route d'entraînement
et je pense qu'il y a aussi
une envie de partager parce que
comme on est loin
des gens qu'on a isolés
on a envie de partager
de partager quelque chose
et c'est peut-être plus facile
comme je le disais justement dans l'épisode de Radio DevOps
sur les conférences
je vous mettrai le lien aussi en description
c'est peut-être plus facile pour certaines personnes
comme moi qui sont introverties
de partager justement en ligne
plutôt qu'aller en conférence
ou organiser des talks
qu'est-ce que vous en pensez justement de cette envie de partager ?
ben ouais ouais je pense que ça a joué
après moi je sais pas
si c'était de faire partie de ce podcast
c'était forcément
dit au covid
je pense pas mais ça a pu
jouer un petit peu quand même
voilà
le fait de me changer
au quotidien, au travail
ou voilà
je pense que ça a pu influencer
donner plus envie
de participer
à ce genre d'animation
on va dire
oui c'est vrai, moi j'aimais bien partager légalement
avant, j'organisais des meet-up
c'est vrai que là on a peut-être plus de temps
plus de temps aussi pour l'open source
ce qui peut être bien aussi
mais en effet
je pense que
les gens veulent partager
parce qu'ils se sentent peut-être un peu seuls chez eux
enfin je me répète un peu
par rapport à ce qu'on a dit avant
mais c'est
bien qu'il essaie de partager dans l'informatique
c'est ce que j'ai aimé dans les meet-up
dans les villes où j'habitais
c'est vraiment cette envie de partage, de connaissance
et de retour d'expérience
qu'on a un peu perdu avec le covid
et je suis content qu'il y ait d'autres formats qui apparaissent
pour continuer sur ces sujets
un des autres avantage
je trouve que c'est que ça
dépasse aussi
en termes géographique le fait de faire un peu du en ligne
j'ai l'impression qu'on touche plus de personnes
donc c'est sympa aussi
oui tout à fait
moi j'avais dans l'idée de faire des meet-up physiques
mais par contre
j'avais tout de suite dans l'idée
puisque comme j'ai la chaîne youtube
que quand je ferais ça
je les enregistrerais pour les rediffuser
sur youtube quoi qu'il arrive
parce qu'en effet c'est bien de faire des meet-up physiques
et de rencontrer les gens
et de partager avec eux mais en finalement
on ne touche qu'une salle et je me dis
c'est dommage
il y a tellement de gens qu'on pourrait aider avec nos contenus
nos présentations
et c'est dommage de les garder juste pour une vingtaine
ou une cinquantaine de personnes
enfin je dis une vingtaine de personnes parce que je ne suis pas à Paris
donc à Paris je sais qu'on peut avoir
des meet-up de 100 ou 200 personnes
mais voilà
on va aller tout doucement vers la fin
justement notre podcast
si on va parler de comment est-ce qu'on vend
comment est-ce qu'on vend de la prestation tech
ou autre
avec le Covid
et je ne sais pas si vous vous pouvez en parler
moi j'ai ma petite idée
donc je finirai et je clôturerai par ça
qui veut prendre la parole sur le commercial
et la vente
alors très rapidement
moi je ne fais pas de vente
mais je sais qu'on a quelque-ci dans l'entreprise
et on refusait déjà bien sûr
beaucoup de
on va dire de démarchage
enfin démarchage de réunion finalement à distance
parce qu'on est distribué un peu partout
pour en Europe
mais maintenant c'est 100% des réunions comme ça
donc je pense que ça a aussi un peu changé
les moyens de communiquer de leur côté
peut-être plus d'outillage
mais
oui je pense que ça va quand même changer des choses
sur la façon de parler aux clients
parce que là c'est les réunions physiques
même si le client il est dans le bâtiment de la côté
bah c'est pas possible
et je sais qu'il y avait des clients qu'on rencontrait régulièrement
on les rencontre plus
et oui ça change
ça change un peu les choses
ça change peut-être un peu la relation
mais finalement ça se passe plutôt bien quand c'est bien organisé
je pense
et je dirais même au contraire
maintenant ça permet à plus de gens
de peut-être participer à des meetings sales
où des personnes
peut-être n'avaient pas accès avant à ces meetings
où là maintenant vu que c'est à distance
et ben c'est plus simple
de rejoindre une réunion sales
si on a l'envie
qu'une réunion en présentiel
ou on n'était pas forcément invité
c'est pareil
je fais pas vraiment de vente
j'ai fait un peu d'avent vente
mais pour le coup
en général c'est moins de ce que je vois
c'est plutôt bien accepté
que ce soit les réunions plus pour faire un point sur la situation des clients
c'est quelque chose qui passe plutôt bien
mais pour un vu commercial
j'ai pas l'impression qu'il y ait de gros soucis là dessus
après c'est sûr qu'il y a peut-être des clients qui sont un peu plus rétic
et de moins
qui préfèrent se voir en physique
mais je pense que la plupart qu'on soit aussi
assez dracul
pour comprendre que la situation s'y prête pas
et qu'on peut très bien aujourd'hui faire des choses à distance
donc bonnettement
je suis pas trop de gros soucis au contraire
ça va fester beaucoup de choses
ne se reste que pour trouver des horaires
ou des créneaux etc
c'est beaucoup plus simple on a pas de changement de bâtiment
on se dit attends c'est à temps de temps pour y aller etc
ce qui est pas facile pour le coup
donc c'est été même des fois facistateur de ce point de vue là
moi aussi je fais un peu d'avant-vente de temps en temps
mais là j'en ai pas fait récemment
et je me sens coupable
parce que c'est vrai que
j'ai pas trop pensé à mes collègues
vendeurs là pour
savoir comment ça se passait pour eux
c'est probablement plus compliqué
mais bon manifestement
il y a toujours des affaires qui ont l'air de rentrer
donc je pense qu'ils s'en sortent
moi je sens quand même qu'il y a un besoin
un tech qui s'est pas arrêté
en fait avec le premier confinement
il y a eu en effet comme la VD Damir
plein de gens qui sont retrouvés
en fait par des essais
mais en fait j'ai l'impression
que la tech s'est pas arrêté
ça me paraît évident
moi qu'on ne se soit pas arrêté
pour le coup moi avant j'aimais bien
même si je travaille en remote
j'aimais bien faire mon deuxième ou mon troisième rendez vous
physiquement chez mon client
mon futur client je l'entends
et là du coup je ne le fais plus
en effet c'est qu'à distance
ça manque un petit peu de pas les rencontrer
vraiment
la dernière client que j'ai on s'est rencontré après avoir conclu
finalement
la prestation
mais il y a un truc qui manque un petit peu
c'est vrai mais comme tu disais
ça se fait beaucoup plus vite
et c'est beaucoup plus simple
finalement d'arriver à caler
une heure de rendez vous dans un agenda
que de caline demi journée
parce qu'on va avoir le client
parce qu'il est à 500 km ou 400 km
de chez soi c'est beaucoup plus facile
donc bon
là dessus c'est pas mal
après on ne peut plus
trop manger avec eux, de toute façon les restos sont fervés
donc on ne peut plus faire ça
c'est bien dommage d'ailleurs
et bah écoutez je vous remercie
tous les trois
pour votre participation
à ce podcast finalement
qui était assez long
je pensais qu'on allait durer 45 minutes
mais non on a presque atteint l'heure
je vous remercie et il est temps de rappeler
à notre chair auditeur qui nous écoute
qu'il peut s'abonner au podcast
ou s'abonner à la chaîne youtube
et surtout s'il est sur youtube
il faut qu'il active la cloche parce que comme ça il sera notifié
des podcasts qu'on sortira parce que
on en sort toutes les deux semaines c'est sûr
mais de temps en temps j'en glisse un au milieu
et puis je glisse quelques petites vidéos
qui vont sortir
et notamment vous avez vu la semaine dernière
il y a eu
il y a deux semaines, trois semaines
je ne sais plus quand je vais programmer cet épisode
mais il y a eu l'interview de Mathieu qui est sorti
comme ça de manière impromptue dans votre flux
et bah on va passer au petit mot de la fin
moi je vous remercie encore une fois tous les trois
et puis on va commencer par d'amir
ton petit mot de la fin
du coup mon petit mot de la fin
c'est bah comme on a vu c'est pas facile pour tout le monde
peut-être pas facile pour vous
essayer de garder quand même du contact avec des gens
de participer et discuter sur des communautés
de venir sur le forum
peut-être venir discuter avec nous dans le podcast
donc n'hésitez pas là dessus
c'est aussi une bonne opportunité
de croiser des gens un peu de tous horizons
de partout et d'ailleurs
donc je pense qu'il faut positiver là dessus
et faut arriver à le traduire
quelque chose de bénéfique
et ben René je t'en prie
vas-y ton petit mot de la fin
ah mon petit mot de la fin
premièrement j'espère que l'épisode vous intéressera
puis voilà j'ai envie de dire
aux personnes de s'accrocher
même si
la situation est
c'est pas toujours rigolo
moi j'ai l'impression qu'on reste quand même privilégié
dans nos milieux
donc c'est toujours
voilà comme la loi de Murphy
c'est toujours pire bien ailleurs
donc même si c'est pas facile
voilà accrochez vous et puis
on va peut-être arriver à sortir
de cette situation à un moment
le plus tôt possible j'espère
et Mathieu je vais se la parole
bon mot de la fin
ben je suis d'accord avec Damir et René
j'espère qu'on s'en sortira et que ça ira
pour tout le monde on va dire ce que je sais que c'est pas simple
pour beaucoup de gens
et comme la dit René on est assez privilégié dans nos métiers
par contre tout ça
ça développera vraiment le télétravail
et moi je suis vraiment
assez curieux de voir
l'impact du télétravail sur le long terme
sur les gens
ou est-ce qu'ils vont peut-être choisir d'habiter
et qu'il y aura vraiment des changements
un peu sociétaux
grâce au télétravail
parce qu'on sait qu'il y a
des problèmes au niveau des loyers
où les gens sont forcés
à vivre aujourd'hui avec le travail
et je suis assez curieux de voir
qu'est-ce que le télétravail va apporter
sur la façon de vivre dans les gens
hors Covid bien sûr je parle
parce que là c'est du télétravail imposé
mais je pense que le télétravail est là pour rester
et
j'espère qu'au final
on aura du télétravail aussi bénéfique
pour les employés dans le futur
eh ben merci
et je vous dis à tous à très bientôt
salut