Un jour, une actue présente, même pas vrai, le podcast.
Ils sont partout autour de toi.
Ils rôdent dans la cour de récréation, à la télévision,
ou s'invite dans les conversations avec tes parents.
Qui ça ? Mais, les stéréotypes, par dit.
Ce sont des idées toutes faites qui, le plus souvent, ne sont pas vraies.
Je m'appelle Sévrine, je suis journaliste, et les stéréotypes ensemble,
on va s'en débarrasser.
Dans cet épisode, je suis avec Vanessa et Baptiste.
Salut, coucou !
Avec leur classe de CM1, CM2, on va réfléchir à une idée toute faite sur la pauvreté.
Même pas vrai, le podcast qui met les stéréotypes au tapis.
Personne ne choisit d'être pauvre.
La plupart du temps, c'est une situation dont on n'est pas responsable
et qui est difficile à supporter.
En plus, on peut souffrir du regard des autres,
qui ont parfois du mal à comprendre ce qu'on vit.
Certains disent, par exemple, que...
Tous les pauvres vivent dans la rue.
Moi, par exemple, je connais quelqu'un qui a été hébergé chez une amie
parce qu'il n'avait plus assez d'argent pour payer son loyer.
Alors, il était pauvre, mais il ne vivait pas dans la rue ?
C'est ça.
Pourtant, il y a bien des gens qui dorment dehors à côté de chez moi.
Oui, c'est pas si simple, quoi.
Et dans la classe, ils en pensent quoi ?
Moi, je pense qu'il y a des pauvres qui vivent dans la rue
mais il y en a d'autres qui vivent dans des petits logements.
Moi, à mon avis, il y a des pauvres
qui vivent dans des petites camionnettes
et des autres qui sont logeés, mais qui n'ont pas trop d'espace.
Moi, je pense qu'ils n'ont pas tous la possibilité
de trouver une association qui peuvent leur donner un petit logement.
Ok, le mieux, c'est d'enquêter pour vérifier.
Selon les associations qui aident les plus défavorisées,
il y a 9 millions de personnes pauvres en France, dont 3 millions d'enfants.
C'est beaucoup, même s'ils ne vivent pas tous dans la rue,
ça doit pas être facile-facile de payer pour avoir un logement.
Peut-être même qu'il y en a qui ne peuvent pas s'acheter de quoi manger
ou de nouveaux vénements.
Allez, on va se renseigner pour savoir où vivent les personnes pauvres
et puis aussi de quoi elles manquent le plus au quotidien.
Et si on interrogeait les gens qui aident les pauvres dans des associations ?
Oui, comme les restos du cœur ou la croix rouge.
Et vous avez d'autres idées ?
On pourrait poser des questions à des personnes qui ont connu la pauvreté.
Et si on se faisait passer un questionnaire aux familles de notre école
pour voir si ça leur était arrivé ?
On pourrait aussi trouver des informations dans des livres, des magazines ou sur Internet.
Super, vous menez l'enquête avec votre classe
et moi je fais des recherches sur les associations, d'accord ?
On voyons des personnes pauvres qui ont du mal à se loger
et on a toujours eu malheureusement.
Ah tiens, le premier qui a vraiment cherché à les aider, c'est lui,
l'Abé Pierre.
Ce prêtre s'est engagé toute sa vie pour le logement des plus défavorisés.
J'entends qu'on parle encore de problèmes de logement,
mais ça me révoltent ça.
Je l'ai toujours dit, chacun doit avoir un toit ou vivre dignement.
Tu vois, une nuit d'hiver, de 1954, j'étais encore jeune à l'époque,
il faisait moins 15 dans les rues de Paris.
Une femme qui ne pouvait plus payer son loyer a été expulsée de son appartement.
Elle zoût, mise dehors et elle est morte de froid.
Mais c'est terrible ! Et qu'est-ce que vous avez fait alors ?
J'ai immédiatement décidé d'ouvrir des lieux d'accueil partout en France
pour offrir à chacun un toit pour la nuit.
Un repas chaud et surtout un peu d'espoir.
Personne ne devrait vivre dans la rue, c'est inacceptable.
Oui, et malheureusement, le problème n'est pas réglé.
Aujourd'hui, M. Labé, elle vit vous ces personnes pauvres ?
Eh bien, dehors, toujours dehors.
Il y a encore 300 000 personnes sans abri qui passent leur nuit
sur des bancs dans des oldy-mubles ou sous des tantes.
Certaines personnes pauvres vivent donc tout le temps dans la rue ?
Certaines, oui. Mais pas toutes.
Il y a aussi les SDF, les 100 domiciles fixes,
ils sont plus de 800 000.
Ces personnes n'ont pas de logement à elles,
elles peuvent parfois dormir chez des proches
ou être hébergées par des associations.
Et alors, qu'est-ce qu'il y a ?
Attends, j'ai pas fini.
Parce qu'on peut également être pauvres et avoir son propre toit,
mais être mal loger.
2 800 000 personnes en France vivent dans des appartements trop petits,
avec des fuites d'eau, des problèmes d'électricité,
sans chauffage.
Non mais tu te rends compte de ça ?
Oh là là, c'est désespérant.
Il faut qu'on trouve des solutions.
Je vais en discuter avec Vanessa Hébatiste.
Merci, Monsieur Labé.
Les enfants, j'ai rencontré Labé Pierre
et il m'a confirmé que les pauvres ne vivaient pas tous dans la rue.
Mais qu'il y avait quand même attendé
près de 4 millions de personnes qui sont sans abri,
SDF,
ou qui ont un logement vraiment trop petit
ou dangereux pour leur santé.
Oui, et moi je regardais sur le site internet de l'UNICEF
et ils disent que parmi ces millions de personnes,
il y a 600 000 enfants mal logés en France.
Ça doit être super dur pour eux.
Oui, et c'est vraiment injuste.
Nous, pour mener l'enquête, avec les copines et les copains,
on a interviewé 2 bénévoles dans des associations.
Et aussi un monsieur qui était SDF avant.
Heureusement, il a du travail et un toit maintenant.
Ils nous ont aidé à comprendre plein de choses.
Écoute.
On a interviewé des bénévoles de plusieurs associations
et ils ont dit qu'il y a des pauvres qui vivent dans des logements
et il y en a qui vivent dans la rue.
Aussi, ils nous ont dit qu'il y avait de plus en plus de familles,
de mères avec enfants, de personnes âgées, d'étudiants
et de personnes sans papiers d'origine étrangère
qui viennent demander de l'aide au resto du cœur.
On a appris dans des livres et des magazines
que 4 personnes pauvres sur 10 ont un travail
et que même si on a un travail, on peut vivre dans la rue.
C'est souvent parce qu'on est très mal payés
ou qu'on ne travaille pas beaucoup d'heures.
On a posé des questions à un ancien SDF.
Il a dit que beaucoup de SDF se sentent isolés,
ignorés, sans famille et sans amis
et qu'ils ont besoin de personnes avec qui discuter.
Ils se sentent parfois très tristes.
On a donné des questionnaires autour de nous
et on a constaté qu'il y avait plus de gens
qui manquaient de chauffage et de loisirs.
Donc, quand on est pauvre, on peut être sans logement
mais la plupart du temps, c'est pas le cas.
En fait, on manque surtout de pas mal d'autres choses,
y compris de loisirs et de vacances.
Et quand on est sans abris, on se sent souvent seul
et on a l'impression que plus personne ne s'intéresse à nous.
Et si on en parlait avec quelqu'un qui connaît bien le sujet ?
Allez, super expère !
On est avec Stéphane Blondin,
le président de l'association La Croix Rouge à Toulouse.
On va pouvoir lui poser des questions.
Bonjour Stéphane, c'est Vanessa et Baptiste de Meme Pavré.
Comment la Croix Rouge et de les personnes qui vivent dans la rue ?
Une personne qui vit dans la rue, elle va avoir besoin
comme tout le monde de manger.
Donc on va lui proposer une aide alimentaire,
elle a besoin de se vêtir.
On va lui proposer pour ça une aide vestimentaire
et elle va avoir besoin d'autres aides,
comment monter un dossier, comment demander des aides financières,
comment trouver de l'aide ailleurs.
Donc là aussi on va l'aider.
Et puis pour les personnes qui viennent pas à la Croix Rouge
mais qui malgré tout ont besoin d'aides,
on va faire appel au SAMU social
et donc on va aller vers ces personnes-là qui se trouvent dans la rue
pour leur proposer notre aide.
De quoi on souffre le plus quand on est sans abris ?
Et quelles sont les dangers ?
On va souffrir de la solitude d'abord.
Ça peut paraître étonnant,
mais tout le monde a besoin de parler,
tout le monde a besoin d'avoir des amis,
de discuter, de raconter son histoire.
Et quand on est dans la rue, plus personne vient à vous.
Quand on est dans la rue, on souffre des intempéries.
Donc on va avoir froid quand il fait froid,
on est mouillé, donc on est plus facilement malade.
Il faut savoir que quand il fait chaud,
c'est très difficile de trouver un endroit où il fait frais.
Et donc il souffre en permanence de la chaleur.
Et est-ce qu'on peut retrouver un logement et s'en sortir ?
Alors oui, on peut retrouver un logement et s'en sortir.
Et l'idée aujourd'hui, c'est avant de demander aux gens
de se concentrer sur le fait de trouver un travail.
Mais pour trouver un travail, il faut avoir un logement
parce que les entreprises hésitent à embaucher quelqu'un
qui vivrait dans la rue.
Donc aujourd'hui, on essaie de faire en sorte qu'ils trouvent d'abord un logement
et puis, après, chercher du travail.
Merci beaucoup Stéphane.
Bon, je crois que notre enquête est bouclée.
Non, tous les pauvres ne vivent pas dans la rue.
Ce sont les personnes les plus démunies et les plus isolées
qui vivent dehors, dans la rue.
Et le plus difficile, c'est qu'ils perdent espoir et confiance en eux.
Mais certains s'en sortent.
Alors, qu'est-ce qu'on peut faire pour les aider ?
C'est vrai ça. Vous avez des idées ?
On pourrait préparer des boîtes avec des produits géniques
de quoi manger, des vêtements, des livres
et les donner à des associations.
On pourrait dire bonjour aux pauvres, discuter, jouer aux cartes, leur sourire
et ne pas les ignorer.
On pourrait faire un marchathon.
C'est quand pour chaque kilomètre qu'on va marcher,
on devra donner de l'argent aux associations.
On pourrait faire une collecte de jouets ou de vêtements
et de couverture dans l'école.
Bravo ! Dans la vie, c'est super important d'être solidaire
car on peut tous avoir besoin d'aide à un moment ou à un autre.
Alors pense à traiter tout le monde avec respect et...
Mélastériautipe au tapis !
Tu viens d'écouter, même pas vrai, le podcast qui chasse les clichés.
Merci à Vanessa et à Baptiste
et à tous les élèves de la classe de CM1, CM2, de madame Collio.
Vous êtes trop forts.
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Un jour un actu vous a présenté même pas vrai.
Un podcast produit par Tude
avec Mila LeGaza pour Milan Presse
écrit par Sarah Barter et Marie-Ytzberg
et mis en voie par Sévrine Clochard
direction éditoriale Aurélia Guerreiro.
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