On avait dit pas de sororité - EP23

Durée: 5m33s

Date de sortie: 06/03/2024

Lapin recrute un tueur à gages pour se venger à sa place. Problème : c’est finalement une tueuse. Cette circonstance imprévue pourrait-elle mettre le plan
La Chute de Lapinville
Lapin, pervers narcissique en fin de droits, raconte son retour à Lapinville et sa décision de faire un podcast pour se venger de ses anciens camarades d’école. Il est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’une énorme shitstorm oblige à revenir dans sa ville natale pour jouer dans une fiction quotidienne à la con. Puis, on suit l’enquête de Spiruline, astucieuse stagiaire à la mairie, qui dévoilera des scandales insoupçonnés dans les plus hautes sphères de Lapinville… Tour à tour, les Lapinvillois témoignent pour essayer de comprendre comment, une chose en entraînant une autre, ils ont fini par provoquer la destruction de la Terre. Leurs destins entremêlés forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil.Fresque épique et palpitante, chronique de la catastrophe en cours et de ses ramifications les plus inattendues, La Chute de Lapinville a pu être décrite comme une variante des Simpson à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de Plus belle la vie. 

Enregistrements : décembre 2023-2024 - Scénario et dialogues : Benjamin Abitan, Wladimir Anselme, Laura Fredducci - Conseillère littéraire : Noémie Landreau - Direction artistique : Benjamin Abitan - Réalisation : Wladimir Anselme - Assistante réalisation : Anissa Zidna, Clémence Bucher - Comédiens principaux : Aurélien Gabrielli (Lapin), Saadia Bentaieb (Christiane), Julie Moulier (Tueuse à gages) Laure Anna Franquès (Manon Ubaldi) - Comédiens silhouettes : Florent Oullié - Moyens techniques : Obsidienne, Rémi Durel, Julie Tribout, Alice Lebaube - Illustration : Roxane Lumeret - Musique originale : Samuel Hirsch - Production : ARTE Radio, ARTE Studio, Virginie Lacoste, Sahar Pirouz, Jacques Falgous

Alors voyons...
Vos papiers...
Fusiles d'assaut...
Héroïdes...
Tiens mon chéris, puisque tu es sur le Dark Web, regarde si tu trouves un vison pour ta tante.
Maman, je travaille.
Pardon, pardon, je m'en vais.
La porte.
Oui.
La chute de l'imprimville, une fiction quotidienne en podcast.
C'est super.
Episodes 23.
On avait dit, pas de sororité.
J'étais toujours décidé à me venger de Manon et Baldi, cette ange du mâle, cette blondinette de la mort.
Mais après avoir essayé les cours de mes mains, j'étais arrivé à la conclusion qu'il valait mieux de déléguer.
Après de longues recherches, j'ai fini par trouver quelqu'un qui était disposé à se déplacer sur la peinville.
On s'est donné un rendez-vous au macdo du centre historique.
La personne n'était pas vraiment comme j'imaginais.
Donc, je récapitule, vous voulez que j'approche la cible par derrière,
que je lui mette un casque audio avec du Didier Lockwood,
que je lui fasse une clé de bras et que je lui enfonce la tête dans son assiette.
C'est ça.
Pas de balle dans le genou, pas de doigts coupés.
Oh là, non non.
Par contre, ça va vous coûter le même prix qu'une intimidation standard.
Oui oui, ça c'est pas un problème.
L'aspect financier me paraît c'est totalement secondaire à ce moment-là.
La vengeance allait marcher.
Le podcast aussi.
J'aurais enfin une vie.
Et cette vie, je l'aimerais.
Euh, juste une chose.
Oui ?
C'est juste que, euh...
Je m'attendais à ce que vous soyez plutôt...
un homme.
Peut-être à cause des films, je sais pas.
Ça vous pose un problème ?
Alors non non non, pas du tout.
Simplement, la cible est aussi une femme.
Donc je voulais juste m'assurer que...
vous n'alliez pas me faire, au dernier moment, un plan, intuition féminine,
solidarité, truc là.
Danser avec les loups.
Enfin, vous voyez ce que je veux dire.
Sororité.
Non mais, je...
En fait, je plaisantais.
Tenez pas compte de ce que j'ai dit.
Y a pas de sororité dans mon métier.
Y a pas de plaisanterie non plus.
D'accord, pas de soucis.
C'est cool.
L'agression était prévue pour le lendemain.
J'avais repéré que tous les midis, après son workout,
Manon Ubaldi prenait son repas à la cafétéria de sa salle de muscu.
Un cheese frite et un mitchak à la protéine de bœuf.
Tout mixé dans une carave comme d'habitude ?
Si vous plaît, avec une panne.
J'étais au premier loge,
dissimulé sous un houdiste égozore,
mon registreur posait devant moi.
Ça y est, elle vient d'entrer par la porte du fond.
Elle a le cascoudio dans la main gauche.
Comme contenu, elle fait mine de prendre un prospectus à l'accueil.
Je lui désigne la cible d'un coup de tête.
Elle s'approche.
Elle sort le papier avec le texte que je vais demander de lire.
Je vais essayer de rapprocher le micro.
Oh, Perfid, prépare-toi à subir la vengeance de...
Caro, c'est tout ?
Manon ?
Trop marrant !
Shuf !
Bon sang, mais qu'est-ce qu'elle fout ?
Tu l'auras souvent ?
Elle sympathise.
Je lui ai fait signe de ne pas se laisser distraire
et de poursuivre l'opération.
Y a quelqu'un qui fait coucou là-bas ?
Ecoute, ça m'a fait plaisir de te voir.
Faut que je file, j'ai un truc à faire.
À la prochaine !
Le contrat est annulé.
C'est Manon from Michon.
Elle m'a vaincu en championnale moi dernier.
Maintenant, me foutez pas la honte,
ou sinon je vous en colle une.
Quoi ? Non mais, je rêve.
J'avais utilisé le nom de jeune fille de Manon.
J'avais pas réalisé qu'elle était maintenant mariée.
Avec deux enfants, pas vivant et chien.
On avait dit pas de sororité.
J'avais pris soin de bien spécif...
C'est alors que Caroline Dupont,
la terreur du lapin-villet,
m'a collé la tête dans mon assiette.
J'avais pris du guacamole.
Oula !
Tout va bien ?
Oui, oui.
C'est rien.
Bon, c'était cool de se croiser.
Bientôt à la salle, alors.
Ouais, ciao.
Salut !
Vous vous êtes pas fait mal ?
Non, euh...
C'est une amie.
On aime bien chahuter.
Mais quand même vous pleurez là ?
Non, c'est l'orgue à camole qui est hyper épicée.
C'est trop marrant.
On dirait que vous avez fait un masque à l'argi le vert.
Évidemment, j'ai jamais revu mes bitcoins.
Mais je pensais pas à ça.
Il fallait que je remonte tout de suite en salle.
J'ai décidé de m'occuper de Manon plus tard.
Je suis rentré chez moi,
protégé par l'anonymat de celui que tout le monde a voulu oublier.
Et j'ai regardé le prochain visage de la liste.
C'était Stéphane Vaillant, l'esthéticien.
Celui du slip de bain.
Mais j'ai beaucoup parlé, mon cœur est lourd.
Je vous raconterai ça demain.
A suivre sur Arte Radio.
Mais on se connaît, non ?
Non, je crois pas.
Vous animer pas à l'écouter d'anniversaire ?
Non.
J'ai vraiment l'impression qu'on se connaît.
Donnez, prenez une serviette.
Merci.
Mais c'est lapin !
Non, non, vous confondez.
Mais si ! On était ensemble à Louis Fer !
Qu'est-ce que tu deviens ? Ça va ?
Excusez-moi, je suis pressé.

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LaChutedeLapinville-Unefictionquotidienne

Tous les jours 5 minutes de vérité, d’aventure, de cynisme, de dépression, d’humour et d’amour (non en vrai, il n’y a pas beaucoup d’amour, mais il y a quand même un peu de sexe.) Alors voilà le pitch. Lapin a 38 ans, il est cynique et déprimé, un peu amer aussi et il semblerait qu’il soit responsable d’une catastrophe qui a causé la fin du monde. Il décide de nous raconter comment le cataclysme est arrivé, mais pour ça il doit remonter le temps. D’autres narrateurs vont l’aider à reconstituer le puzzle. L’histoire commence donc le jour où on lui supprime les allocations qu’il touchait en sa qualité de pervers narcissique. Pour tenter de les récupérer, il doit s’engager dans un programme de podcast thérapie qui ne l’inspire pas du tout. C’est le début de la fin et il est contraint de retourner vivre chez ses parents souriants et indifférents, Christiane et Christian, à Lapinville. De retour dans cette ville qui lui donne le bourdon et installé dans le garage de ses parents, les mauvais souvenirs remontent. C’est à ce moment-là qu’il décide de faire de son podcast l’instrument de sa vengeance. Ses anciens camarades de classe vont payer pour les humiliations qu’il a subies quand il était petit. Il élabore un plan machiavélique. Ce résumé contient beaucoup trop de spoilers, mais le spécialiste consulté par ARTE a dit qu’il fallait un résumé de 4000 signes pour que la série soit bien référencée sur les plateformes, donc déso. Lapin est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’un énorme shitstorm oblige elle aussi à revenir dans sa ville natale pour l’inauguration d’un rond-point à son effigie et aussi pour jouer dans une fiction quotidienne audio à la con. Elle est aussi l’égérie des pâtés Legroin qui ont fait la fortune de son père Georges Legroin. Elle se retrouve d’ailleurs prise dans les filets de l’autorité de maladive de Georges, qui la manipule et qui l’exploite, mais aussi dans ceux de Camille Bourdin, la reine du podcast et de la toxicité. Le tournage se transforme en cauchemar. Puis, c’est Spiruline qui reprend le fil de l’histoire. Astucieuse stagiaire à la mairie, d’une bonne humeur et d’un optimisme inébranlable, elle est totalement exploitée par la maire de Lapinville qui est nulle en informatique mais super forte en corruption et en malversations. Heureusement, Spiruline est surtout une sorte détective dans l’âme qui dévoilera des intrigues insoupçonnées dans les plus hautes sphères de Lapinville… Du coup la mafia locale s’en mêle et des disparitions mystérieuses se succèdent. C’est du moins ce que croit la personne qui écrit ce résumé et qui n’a pas encore lu tous les épisodes, qui sont écrits par des ordinateurs enfermés dans une pièce secrète et qui refusent qu’on les dérange, et qui prennent tout mal, dès qu’on veut changer une toute petite chose (comme le titre) ça les fait vriller alors, on aime mieux les laisser tranquilles. Les destins entremêlés de tous ces personnages forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil. Alors écoutez et vous ferez bientôt la connaissance de Sami l’ingé-son fan de reggae, du Robot Français Moyen, de Pif le chien, d’une journaliste sans scrupule, d’une assistante sociale qui est aussi cétologue et stagiaire à la mairie, d’un jardinier gréviste, d’un comédien qui fait des clins d’œil, de mafieux érudits, d’un collégien geek et woke et d’un footballeur volage. Il y aura des courses poursuites, des effets spéciaux, des concours de popularité, des conflits générationnels, du mystère, des enquêtes, de la politique locale, de la corruption, des fêtes, de la dystopie, de l’humour noir, des chansons, des groupes de parole, des avant-premières, des inaugurations, des traumas, des coups de feu, des goûters, des kidnappings, des rires, des larmes et même des scènes de crime. Et vous saliverez à l’idée de découvrir la spécialité culinaire de Lapinville, le chichoucha. Parce que finalement « La chute de Lapinville » c’est vous, c’est nous, c’est la classe moyenne, c’est la France, c’est la collapsologie, c’est tout l’univers, des petits riens aux grandes questions existentielles, c’est la retraite, l’épilation et le harcèlement scolaire, c’est la comédie et la tragédie, c’est le monde entier dans un podcast addictif. Une variante des « Simpson » à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de « Plus belle la vie ».
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