C'est bien ce que je pensais - EP25

Durée: 4m35s

Date de sortie: 08/03/2024

Déconcerté par la réaction de sa victime, Lapin se retrouve à parler de soins minceur et d'implants capillaires. Comment retrouver le sentier de la vengeance ? La Chute de Lapinville
Lapin, pervers narcissique en fin de droits, raconte son retour à Lapinville et sa décision de faire un podcast pour se venger de ses anciens camarades d’école. Il est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’une énorme shitstorm oblige à revenir dans sa ville natale pour jouer dans une fiction quotidienne à la con. Puis, on suit l’enquête de Spiruline, astucieuse stagiaire à la mairie, qui dévoilera des scandales insoupçonnés dans les plus hautes sphères de Lapinville… Tour à tour, les Lapinvillois témoignent pour essayer de comprendre comment, une chose en entraînant une autre, ils ont fini par provoquer la destruction de la Terre. Leurs destins entremêlés forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil.Fresque épique et palpitante, chronique de la catastrophe en cours et de ses ramifications les plus inattendues, La Chute de Lapinville a pu être décrite comme une variante des Simpson à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de Plus belle la vie.

Enregistrements : décembre 2023-2024 - Scénario et dialogues : Benjamin Abitan, Wladimir Anselme, Laura Fredducci - Conseillère littéraire : Noémie Landreau - Direction artistique : Benjamin Abitan - Réalisation : Wladimir Anselme - Assistante réalisation : Anissa Zidna, Clémence Bucher - Comédiens principaux : Aurélien Gabrielli (Lapin), Vincent Menjou (Stéphane Vaillant) - Comédiens silhouettes : Judith Morisseau, Manel Morisseau - Moyens techniques : Obsidienne, Rémi Durel, Julie Tribout, Alice Lebaube - Illustration : Roxane Lumeret - Musique originale : Samuel Hirsch - Production : ARTE Radio, ARTE Studio, Virginie Lacoste, Sahar Pirouz, Jacques Falgous

J'étais toujours assis sur la table de soins de Stéphane Vaillant et je suis à grosse goutte.
Je me cramponnais au rebord, comme si j'étais au bout du grand plongeoir.
Si ça vous met plus à l'aise, monsieur, on peut vous mettre un string.
Vous pouvez repartir avec.
Si ça vous gêne d'enlever le slip.
Non, merci.
Tenez, buvez un peu d'eau.
En tout cas, vous avez un beau slip Dragon Ballet.
Bon, je dis ça pour des dramatisés un peu.
J'imagine, ouais.
Il me regardait en souriant.
Son pendentif du Yine et du Yang reposait sur les poils de son torse,
comme une pâle de golf sur du gazon synthétique.
On s'est pas déjà vu.
Où ça ?
Vous faisiez pas le père Noël au centre commercial l'an dernier ?
Non, c'était pas moi.
Et l'année d'avant ?
Non plus.
La chute de la painville, une fiction quotidienne en podcast.
Il y en a d'autres, mais pour l'instant, c'est la mieux.
Episodes 25, c'est bien ce que je pensais.
Je sais pas ce que j'avais espéré.
Sans doute que Stéphane Vaillant reconnaisse le slip,
puis lève les yeux, puis me reconnaissent moi.
Vous faisiez pas la victime à l'information des pompiers volontaires ?
Non.
Vous avez pas joué le Grinch à la camèce de l'école de méniaise ?
Eh non.
Puis il serait tombé à Genoux, il aurait éclaté en sanglot.
Il m'aurait demandé pardon, pardon la pain pour tout ce qu'on t'a fait subir cette année-là.
Est-ce que tu pourrais un jour nous pardonner ?
Vous étiez pas le gamin déguisé en abeilles dans la pub pour le sucre ?
Pas que je sache, non.
Y a pas un des télétubis qui vous ressemble ?
Non, j'ai fini par lui dire.
Vous n'êtes pas passé dans Hugo Delir une fois ?
Stéphane, on était dans la même classe au primaire.
Hein ?
Pendant quatre ans.
Je vois pas comment j'aurais pu le reconnaître, c'était 30 ans plus tard.
Même avec le maillot, il m'avait pas reconnu.
Le maillot, le maillot.
Comment j'aurais pu me souvenir de son maillot, franchement ?
Alors je lui ai montré la photo.
Ah, je suis là.
Ah oui, c'est marrant, je vois plus du tout.
Oh, ma nom ! Ha ha, elle a pas changé.
Oh, Lucie ! Oh, Jérémie !
Mais même là, il voyait toujours pas.
Bon, mais en tout cas, c'est cool de se revoir.
Comment ça va, toi ?
J'ai connu des jours meilleurs.
C'est vrai qu'il avait une petite mine.
Je m'étais dit qu'il avait besoin d'un peeling,
il avait des vilains points noirs sur les Temps.
Je crois que je vais rentrer.
Tu sais quoi, repasse une prochaine fois quand tu es dans le quartier.
Tu aurais besoin d'un peeling, t'as des vilains points noirs sur les Temps.
Ah bon ? Tu crois ?
Mais oui ! Et dans la foulée, hop, un son minceur.
On a un système très bien avec des vibrations.
Pour une raison qui m'échappait, j'aurais pu rester des heures
à écouter Stéphane Vaillant parler de son équipement.
C'est une technique par percussion.
On va les cibler des zones spécifiques avec tous ces embouts-là
et venir casser directement les amagresseux.
Ah oui.
Pour la calvitie, par contre, on va être un peu battus.
Mais il y a des méthodes maintenant avec des implants.
Ça va un peu mieux, là, on dirait.
Ouais, je pouvais pas me l'expliquer.
Mais c'était comme si rien comme Parlant, Stéphane Vaillant, m'avait soulagé.
J'ai toujours eu un truc avec les métiers du soin.
Les énergies, bon, on y croit ou on y croit pas,
mais parfois, il y a des évidences.
Moi, j'ai toujours su que j'allais m'occuper des autres.
J'ai sorti de l'institut et j'ai marché jusqu'à la piscine.
Une petite fille en sortait environ 8 ans.
Elle a reparfaitement innocent.
Je me suis approché.
Eh toi ! Oui toi, petite fille !
Approche, approche un peu.
Je vais te poser une question et tu vas essayer de répondre avec le coeur.
Si on s'était rencontrés ici, il y a 30 ans, en 94,
et qu'un enfant m'avait baissé mon slip de bain,
est-ce que tu te serais moqué de moi ?
Capucine, on y va ?
Vite, petite fille, répond !
Est-ce que t'aurais ri ?
Elle a froncé les sourciles, elle m'a tiré la langue,
et puis elle est partie.
C'est bien ce que je pensais.
Je me sentais soulagé.
Après ce qui m'était arrivé avec Stéphane,
j'avais comme besoin de vérifier que le monde était méchant,
au moins autant que moi.
Parce que sinon, je faisais tout ça pour rien.
A suivre sur Arthéradio.
Pourquoi il a t'être risque, le monsieur ?
Peut-être parce qu'il avait des villes un point noir sur les Tempes.

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LaChutedeLapinville-Unefictionquotidienne

Tous les jours 5 minutes de vérité, d’aventure, de cynisme, de dépression, d’humour et d’amour (non en vrai, il n’y a pas beaucoup d’amour, mais il y a quand même un peu de sexe.) Alors voilà le pitch. Lapin a 38 ans, il est cynique et déprimé, un peu amer aussi et il semblerait qu’il soit responsable d’une catastrophe qui a causé la fin du monde. Il décide de nous raconter comment le cataclysme est arrivé, mais pour ça il doit remonter le temps. D’autres narrateurs vont l’aider à reconstituer le puzzle. L’histoire commence donc le jour où on lui supprime les allocations qu’il touchait en sa qualité de pervers narcissique. Pour tenter de les récupérer, il doit s’engager dans un programme de podcast thérapie qui ne l’inspire pas du tout. C’est le début de la fin et il est contraint de retourner vivre chez ses parents souriants et indifférents, Christiane et Christian, à Lapinville. De retour dans cette ville qui lui donne le bourdon et installé dans le garage de ses parents, les mauvais souvenirs remontent. C’est à ce moment-là qu’il décide de faire de son podcast l’instrument de sa vengeance. Ses anciens camarades de classe vont payer pour les humiliations qu’il a subies quand il était petit. Il élabore un plan machiavélique. Ce résumé contient beaucoup trop de spoilers, mais le spécialiste consulté par ARTE a dit qu’il fallait un résumé de 4000 signes pour que la série soit bien référencée sur les plateformes, donc déso. Lapin est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’un énorme shitstorm oblige elle aussi à revenir dans sa ville natale pour l’inauguration d’un rond-point à son effigie et aussi pour jouer dans une fiction quotidienne audio à la con. Elle est aussi l’égérie des pâtés Legroin qui ont fait la fortune de son père Georges Legroin. Elle se retrouve d’ailleurs prise dans les filets de l’autorité de maladive de Georges, qui la manipule et qui l’exploite, mais aussi dans ceux de Camille Bourdin, la reine du podcast et de la toxicité. Le tournage se transforme en cauchemar. Puis, c’est Spiruline qui reprend le fil de l’histoire. Astucieuse stagiaire à la mairie, d’une bonne humeur et d’un optimisme inébranlable, elle est totalement exploitée par la maire de Lapinville qui est nulle en informatique mais super forte en corruption et en malversations. Heureusement, Spiruline est surtout une sorte détective dans l’âme qui dévoilera des intrigues insoupçonnées dans les plus hautes sphères de Lapinville… Du coup la mafia locale s’en mêle et des disparitions mystérieuses se succèdent. C’est du moins ce que croit la personne qui écrit ce résumé et qui n’a pas encore lu tous les épisodes, qui sont écrits par des ordinateurs enfermés dans une pièce secrète et qui refusent qu’on les dérange, et qui prennent tout mal, dès qu’on veut changer une toute petite chose (comme le titre) ça les fait vriller alors, on aime mieux les laisser tranquilles. Les destins entremêlés de tous ces personnages forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil. Alors écoutez et vous ferez bientôt la connaissance de Sami l’ingé-son fan de reggae, du Robot Français Moyen, de Pif le chien, d’une journaliste sans scrupule, d’une assistante sociale qui est aussi cétologue et stagiaire à la mairie, d’un jardinier gréviste, d’un comédien qui fait des clins d’œil, de mafieux érudits, d’un collégien geek et woke et d’un footballeur volage. Il y aura des courses poursuites, des effets spéciaux, des concours de popularité, des conflits générationnels, du mystère, des enquêtes, de la politique locale, de la corruption, des fêtes, de la dystopie, de l’humour noir, des chansons, des groupes de parole, des avant-premières, des inaugurations, des traumas, des coups de feu, des goûters, des kidnappings, des rires, des larmes et même des scènes de crime. Et vous saliverez à l’idée de découvrir la spécialité culinaire de Lapinville, le chichoucha. Parce que finalement « La chute de Lapinville » c’est vous, c’est nous, c’est la classe moyenne, c’est la France, c’est la collapsologie, c’est tout l’univers, des petits riens aux grandes questions existentielles, c’est la retraite, l’épilation et le harcèlement scolaire, c’est la comédie et la tragédie, c’est le monde entier dans un podcast addictif. Une variante des « Simpson » à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de « Plus belle la vie ».
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