Bonjour, je suis Céline, votre hôte, et vous accueille sur le podcast des nouvelles
héroïnes, le podcast qui explore les parcours de vie de ces petites filles rêveuses devenues
des femmes fortes, libres et engagées aujourd'hui.
Un podcast n'est de mon désir de maman, d'élever ma fille Madeleine, bientôt grande
sœur, indépendante et confiante, en lui permettant de grandir avec l'idée qu'elle
peut réaliser ses rêves sans peur et croire au futur qu'elle a choisi quel qu'en soit
le chemin.
C'est aussi l'envie de lui transmettre et partager des parcours de vie inspirant,
de femmes bien réelles et vivantes qui n'ont pas eu peur d'aller au bout de leur rêve.
Dans ce podcast, je vous proposerai deux formats.
Un format long pour les grandes oreilles, pour décupabiliser et accompagner la parentalité,
et un format plus court destiné aux petites oreilles pour leur donner confiance afin de
rêver plus grand pendant leur dodot.
Car n'oubliez pas que les rêves d'enfants existent pour être réalisés.
Bonne écoute et bienvenue dans l'univers surprenant des nouvelles héroïnes.
La peur Alice ne la connaît pas.
Éduo de sa petite rantaine, Alice a déjà vécu mille et une vie aux quatre coins du
monde.
Je vous laisse écouter son histoire inspirante qui vous révèle une jeune femme incroyablement
attachante et déterre, comme elle le dit, qui a grandi dans un environnement où la
nature, les voyages et la famille ont formé le triptique de sa vie et ont porté toutes
ses décisions.
L'appel du voyage pour cette citoyenne du monde allait agouter très tôt et n'a jamais
eu peur de quitter son pays et sa famille pour aller à l'autre bout du monde.
Alors, quel enfant était-elle ? Comment sa famille a accepté qu'elle quitte le cocon
familial pour découvrir cet autre monde loin des Olivier et des Cyprès ? Comment a-t-elle
trouvé la force de se relever quand son rêve ne se réalisait pas ? Où Alice a-t-elle
puisé son énergie pour monter sa propre entreprise ?
Je vous laisse écouter cet épisode en fermant les yeux, comme dans un rêve, sous un Olivier
avec le chant des cigales en fond.
Bonjour Alice.
Bonjour.
Merci d'être avec nous pour ce premier podcast.
Tu es la première invitée.
Ça me fait très plaisir.
Merci beaucoup de me recevoir.
Je vais te laisser te présenter ton nom, ton prénom, ton âge et ce qui t'anime au
quotidien.
Du coup, moi aussi, c'est mon premier podcast.
Je suis très content d'être ici.
J'espère que ça va aller.
Je suis Alice Mazelle.
J'ai 31 ans.
Ce qui m'anime au quotidien en ce moment, c'est mon entreprise que j'ai créée un
peu plus de deux ans qui s'appelle Comète cosmétique.
Alors, le podcast est vraiment orienté sur l'enfance.
Donc, on va venir et on va passer un peu de temps sur ton enfance.
Est-ce que tu peux nous parler un petit peu de ton environnement familial ?
Comment tu as grandi dans quelle condition et quel enfant était-tu ?
Du coup, moi, je suis née dans la Drôme Provençale.
J'ai grandi en Drôme Provençale toute mon enfance, mon adolescence.
Donc, une région assez où il y a beaucoup d'espace, où il y a beaucoup d'agriculture,
on a beaucoup de plantes.
Donc, j'ai été vraiment élevée dans l'amour des plantes et dans la nature.
Et ensuite, par une famille très soudée.
Donc, j'ai deux soeurs et des parents très occupés qui ont été tous les deux très
engagés et qui ont travaillé ensemble pendant presque 40 ans dans le milieu du handicap.
Et je viens, donc, j'ai ce pilié familial où on est une famille qui parle beaucoup,
on est une famille qui s'écoute beaucoup, pas tout le temps, mais quand même, très
ouverte et vraiment, comment dire, avec une vision assez centrée sur la famille.
C'est vraiment un pilié, toujours une bouée de secours.
Et tu me disais que c'était une famille où il y avait beaucoup de femmes ?
On a beaucoup de femmes, oui.
Donc, moi, j'ai deux soeurs, ma maman est faite unique, mon papa a deux soeurs et ma grand-mère
de mon côté de ma maman a perdu son mari très tôt.
Donc, moi même, je n'ai pas connu mon grand-père.
Donc, une femme seule aussi et de l'autre côté, mon grand-père.
Donc, en fait, vraiment, c'était à part mon père et mon grand-père.
Il n'y avait pas trop d'hommes dans nos vies.
Et comment ça se ressentait, du coup, ce monde de femmes ?
Ce sont des femmes qui... Comment elles agissaient au quotidien ?
Comment elles tombent élevées ?
Comment tu les as vues ?
Ce mouvoir autour de toi ?
Quelles influences elles avaient ?
Alors, c'est des femmes, je dirais, déjà, chacune d'elles avec de très fortes personnalités
qui prennent beaucoup de place.
Je revois des scènes où il y avait beaucoup de cuisine, beaucoup d'enfants.
Et beaucoup dans l'action.
Donc, c'est des femmes qui ont toujours tout travaillé tout le temps.
Et notamment, la maman de ma maman qui en fait travaillait beaucoup.
Et c'est mon grand-père qui était en fait le père au foyer.
Donc, à l'époque, ça ne se faisait pas trop.
C'était pas quelque chose de tendance.
Donc, c'est mon papa, mon grand-père qui a plutôt élevé ma maman.
Et de l'autre côté...
Les enfants, les enfants.
Oui, ma maman, elle était fille unique.
Donc, il s'est vraiment beaucoup occupé d'elle.
Et ma grand-mère travaillait énormément.
Et lui, il la suivit de partout parce qu'elle était receveuse de postes.
Et à l'époque, il travaillait beaucoup à la poste.
Donc, ils déménagaient énormément.
Ils ont déménagé tous les trois, quatre ans.
Et toujours dans le sud de la France ?
Pas du tout.
Ma maman, c'était plutôt Haute-Savoie, Lyon.
Ils ont fait vraiment beaucoup d'endroits.
Le Gers, enfin, beaucoup d'endroits en France.
Donc, elle, ma maman se déplacait beaucoup.
Mais lui, c'est toujours adapté à elle, en fait.
Elle la suivit partout et a soutenu son envie de travailler.
Et de l'autre côté, du côté de mon papa,
ma grand-mère, elle venait plutôt d'un milieu agricole.
Donc, assez rustique.
Donc, des gens très forts, très adaptables,
très engagés.
Ma grand-mère, elle était très très engagée
sur les sujets de la biodynamie, de l'agriculture biologique.
Mais ça n'existait pas encore.
Ça ne se disait pas comme ça.
C'était dans quel année ?
C'était dans les années 50, 60, 50, 60, 70.
Et tu peux expliquer un petit peu en quoi ça consistait ?
C'est une vision globale.
Donc, ma grand-mère, c'était quand même qu'il lisait beaucoup
de livres, enfin, en gros, des retranscriptions
de conférences de Steiner,
qui est un monsieur qui a inventé la biodynamie, en fait.
Et qui est une vidéo globale de l'humain,
de la nature, du cosmos, de la santé, dans tout ça,
de l'éducation, de la famille.
Et donc, ma grand-mère, elle nous a vraiment inculqué ça.
Et c'est une force parce que...
Elle est tombée malade quand elle était assez jeune.
Elle a eu un cancer quand elle était très jeune,
qui était avec mon grand-père.
Et eux, ils avaient un commerce qui était plutôt florissant.
Elle était floriste et lui, il tenait une épicerie,
mais ils avaient une boutique en commun.
Et quand elle est tombée malade, elle est allée voir
un super médecin qui est toujours notre médecin de famille
qui est à Paris maintenant.
Et qui lui a dit de s'oublier et de faire quelque chose
pour les autres pour se soigner, en fait.
Et du coup, elle a créé...
Sans traitement, sans soin.
Si, elle a eu des traitements.
Elle a eu des traitements.
Elle a eu beaucoup de phytothérapie, beaucoup d'homéopathie,
mais elle a dû avoir des traitements.
D'ailleurs, qui lui ont laissé des fortes séquelles,
elle a dû faire ça un peu dans l'urgence.
Puis à l'époque, voilà, c'était pas...
Oui, c'était pas la médecine de journée.
C'était pas du tout la médecine de journée, c'est clair.
Donc, ils ont tout quitté.
Et ils ont décidé de faire famille d'accueil
pour les personnes handicapées mentales.
Donc, d'abord pour les enfants.
Puis, ces enfants-là ont grandi.
Et c'est devenu les premiers lieux d'accueil, en fait.
Donc, ils vivaient tous dans une maison, avec tous ces enfants.
C'est ça.
Et puis après, c'est devenu des foyers d'accueil.
Puis, on avait encore le droit de vivre avec eux.
Et nous, on a grandi dans ça.
Et puis après, voilà, ça a été de plus en plus réglementé.
Ça a évolué jusqu'à ce que c'est devenu aujourd'hui.
Et donc, nous, on a vraiment grandi dans ça.
Et donc, dans cette force, dans cette adaptabilité,
dans le fait que tout est possible.
Et beaucoup par des femmes, en fait.
Voilà.
Oui, donc, étoise.
Les petits talistes qui regardaient ça, c'était quoi, ton avis ?
Enfin, qu'est-ce que ça t'inspirait, tout ça ?
Moi, ça m'inspirait.
En fait, c'est vrai que c'est...
Voilà, je viens pas du tout d'une famille,
ou d'un milieu où, voilà, la femme était dénigrée,
la femme était rabessée,
où nos rêves étaient raptissés.
On va dire, c'était vraiment...
Fait parler ton imaginaire, ta créativité.
Qu'est-ce que tu veux faire ?
On était très soutenus.
On est trois soeurs, on est toutes les trois extrêmement différentes.
Et on a été très encouragés qu'on soit fort à l'école,
qu'on soit pas fort à l'école.
Il y avait toujours ce point de réussir,
de faire quelque chose pour les autres,
et de faire quelque chose pour d'utile, d'utilité.
Fait que ça soit utile, il fallait quelque chose qui fasse avancer,
quelque chose de très lumineux, de très bénéfique.
Voilà, c'était pas du tout orienté, tu vois.
George aurait dit à mon père, je veux bosser dans la finance.
Il aurait dit non.
Il m'aurait pas dit non, mais l'aurait dit OK.
Et je pense qu'il se serait dit qu'est-ce qu'on a raté ?
Donc, c'était vraiment...
Laisse parler ton... ta créativité.
C'est réussir pour aider les autres, pour soutenir les autres, pour l'autre.
Ce bout des autres que tu as aujourd'hui est venu depuis ce tour d'enfance.
Là, on va dire que c'est bien ancré sur plusieurs générations.
Et quelles étaient tes rêves de petites filles ?
Alors, j'ai pas énormément de souvenirs d'enfance.
J'en ai beaucoup avec ma grand-mère.
Donc mes rêves quand j'étais petite,
en tout cas, les choses que j'adorais faire,
c'était cuisiner avec ma grand-mère,
avec ma maman qui cuisine énormément,
ramasser des plantes, faire des mélanges.
Je faisais des cabanes dans les arbres.
Je demandais à mon père de m'aménager des étagères dans les arbres,
de couper des branches pour pouvoir poser toutes mes petites potions.
Je collectionnais les coquillages, le sable,
les cailloux.
C'est drôle parce que c'est ce que tu fais aujourd'hui.
C'est ce que je fais aujourd'hui.
C'est ce que j'adore faire.
Quand le mois de mars arrive, c'est mon moi préféré.
C'est toutes les fleurs.
Je suis dans mon labo maintenant,
ou dehors, en train de ramasser des plantes,
de mettre mes pieds dans la rivière.
C'est sûr que c'est des choses que j'ai pas perdu.
Ça t'a complètement poursuivi que ta vie,
et ça t'a fait ce que tu fais aujourd'hui.
Et elle est colle.
Et l'école.
C'est la grande question.
Alors l'école, j'avais des facilités à l'école.
Ça n'a jamais été mon truc.
J'aimais bien dire des blagues, j'aimais bien m'ababarder,
j'aimais bien poser des questions qui n'avaient pas de réponse.
Donc voilà, je n'étais pas la préférée des professeurs.
Mais j'avais des facilités.
J'étais bonne élève.
J'étais bonne élève.
Et après, je m'arrivais.
T'avais un profil plus littéraire ?
Non, j'avais pas de grande difficulté scientifique.
Mais en fait, ça me posait problème.
Parce que moi, je suis quelqu'un, par exemple,
si mon professeur de chimie m'avait expliqué
qu'avec les plantes, je pouvais faire de la chimie.
Ça, ça serait peut-être passé différemment.
Je ne comprenais pas trop pourquoi on devait
apprendre certaines choses qu'il n'avait pas de sens pour moi.
T'avais besoin de quelque chose un peu plus pratique ?
J'ai besoin de toucher, j'ai besoin de voir.
Pourquoi j'apprends ça et à quoi ça me sert ?
C'est ça.
Et à quoi ça va servir aux autres que j'apprenne ça.
C'est ça.
Donc en fait, je l'ai mis de côté.
J'ai clairement dit bon, on va faire le minimum.
Et après, j'adorais lire, j'adorais lire,
j'adorais le théâtre.
J'ai fait du théâtre très jeune.
A quel âge ?
J'avais 5 ans quand mes parents m'ont inscrit au théâtre
pour la première fois.
Et t'en faisait intensement, une fois par semaine ?
T'avais des petits spectacles ?
Au début, c'était une fois par semaine,
pendant longtemps.
Et ensuite, je suis allée dans un lycée un petit peu particulier
où là, j'étais à l'interna et c'était vraiment,
on avait 8 heures d'art plastique par semaine,
plus 5 heures de théâtre.
Et j'en faisais en dehors du lycée,
dans un théâtre à Avignon.
Là, c'était intense, mais j'adorais, j'adorais
tout ce qui touchait à la créativité en fait.
C'était mon truc, c'était toujours mon truc.
Et donc t'écrivais des pièces ?
On a écrit des pièces au lycée.
On a aussi écrit des pièces.
On a joué au festival d'Avignon.
On avait une petite troupe avec des copains,
qui sont toujours des copains.
Et dans ces pièces, t'avais le premier rôle.
Quel était le rôle que tu préférais jouer au théâtre ?
Ah, c'était le premier rôle.
Le premier rôle est clair.
Non, c'est vrai.
C'est quoi ? J'avais jamais pensé.
Ouais, c'était...
Ben ouais, il fallait que je...
J'avais plein de trucs à dire et tout ça.
Donc, c'était mon lieu à moi, en fait.
C'était mon lieu à moi, le théâtre.
J'avais envie de m'exprimer beaucoup.
Mais j'adorais écrire.
Tu vois, j'adorais écrire.
J'adorais mettre les autres en lumière.
J'étais passionnée de régie aussi.
C'était vraiment quelque chose que j'adorais faire.
Donc voilà.
Et donc, le théâtre, tu as terminé...
Tu en as fait quoi, pendant 15 ans, c'est ça ?
Ouais, c'est ça.
Et ensuite, je suis partie à la fin du lycée.
Je suis partie à Montpellier.
J'ai tenté le conservatoire à Montpellier.
J'ai pas réussi.
J'ai pas été prise.
Et comment tu l'as vécu, cette...
Cette...
On va dire...
Cette rupture.
Cette rupture.
Ouais, ben là, c'était ma passion qui me refusait.
Pour moi, c'était vraiment...
C'était dur parce que je voyais pas d'autres issues.
Pour moi que le théâtre, le milieu du spectacle, le monde...
Donc là, tu rêvais à ce moment-là d'être sur les planches,
de devenir comédienne...
D'écrire des pièces, de mettre en scène.
C'était vraiment ta passion.
C'était ma passion.
Je rêvais effectivement d'exercer un métier artistique.
Dans le théâtre.
Dans le théâtre.
D'accord.
Donc tu vis ce refus.
Comment tu vis ?
Je vis ce refus.
Je suis à Montpellier.
C'est la première fois que je viens d'appartement.
J'habite avec ma meilleure amie.
Dans la fac, on était 17 000.
Ça, ça a été très dur.
Enfin, c'était intense.
J'étais dans une fac d'art du spectacle.
J'arrive avec des gens qui n'ont jamais fait de théâtre.
Donc du coup, pareil.
Je me disais pourquoi on est tous traités pareil
alors que moi, j'arrive avec un background un peu plus lourd.
Ce refus du conservatoire,
mon premier amour qui me quitte.
Ça a été la totale, une année de merde.
Et là, je me suis rapprochée au pied de...
auprès de ma bourrée de softage,
donc ma famille en fait,
en demandant à mes parents,
mais qu'est-ce que je peux faire ?
Je peux rien faire.
Je sais pas ce que j'aime.
À part ça,
et pour le coup,
j'avais déjà pensé à
l'herbe au riz, et tout ça,
mais je ne comprenais pas.
Je n'avais pas envie d'apprendre les plantes
dans une classe.
J'avais pas envie.
T'avais envie de nature,
d'extérieur.
Et donc, qu'est-ce que t'avais, quel âge ?
Là, j'ai 18 ans et demi.
Et mes parents me disent,
la fac non stop, on arrête,
ça sert à rien.
C'était par an qui t'ont dit ça ?
Oui, ils m'ont dit,
et puis moi, j'avais plus envie,
il y avait des grèves non stop,
et je m'y suis pas retrouvée.
Enfin, tu vois, j'avais même réussi à...
J'avais pas réussi à m'inscrire à tous les cours,
tellement c'était grand, en fait,
à la fin du trimestre,
j'avais pas capté.
Il y avait deux cours, je m'étais jamais inscrite,
ce genre de délire.
Ou moi, j'étais gênant un tout petit village,
et là, c'était vraiment...
trop pour moi.
Et...
Et du coup, mes parents m'ont dit,
voilà, tu penses à faire une école de commerce,
ta soeur a fait ça,
ça a été un peu, tu vois, le retour à la réalité.
Pense, qu'est-ce que tu veux dans la vie ?
Et t'avais les réponses à ce moment-là ?
J'avais pas de réponse.
Donc du coup, j'ai écouté,
et j'ai dit, ok, je vais faire ça.
J'y allais vraiment pas
de plein cœur,
surtout que là, j'ai rentré dans une école
où c'était uniforme,
une ville que je connaissais pas,
vivre en appartement toute seule.
Donc du coup, c'était...
grand chamboulement.
Grand chamboulement.
Mais j'y suis allée,
et j'ai juste dit à mes parents,
par contre, voilà,
moi, je veux que ce soit pas que de l'école,
il faut qu'il y ait des stages,
il faut qu'il y ait de l'alternance,
parce que je...
non, j'ai pas envie de rester dans une classe,
j'ai besoin d'air.
Donc ça, voilà, je suis allée dans une école à Lyon,
spécialisée dans le commerce au Thelier,
avec une semaine sur d'autres pratiques
dans un restaurant,
et un stage de 5 à 6 mois.
Voilà.
Et donc après, cette école...
Après cette école,
donc lors de stages,
j'avais rencontré
une famille
pour laquelle
j'avais pas mal accroché,
et aussi,
et ils m'ont proposé d'être
majeurs d'hommes
pour eux, sur Saint-Tropez,
pour s'occuper principalement
de leur maison,
voilà, de gérer toute la logistique
quand ils venaient,
quand leurs invités venaient,
réservent les...
Et tu as accepté tout de suite,
parce que majeurs d'hommes,
c'est pas...
enfin, on parle pas
d'un métier féminin,
quand on...
c'est clair.
Ouais, ça, on n'est pas un d'ailleurs.
Après, en fait, je l'entends.
C'est très masculin,
puis j'étais très jeune.
C'est plutôt un milieu
où...
Tu vois, t'imagines dans...
on se voit la série
sur la cis,
qui était quand on était
petites, la nounou...
la nounou d'enfer.
La nounou d'enfer, ouais.
T'imagines plutôt
ce genre de majeur d'hommes-là.
Oui, c'est vrai.
Oui, ou Tony Donzen,
on m'a aimé t'envie.
Ouais, c'est ça, exactement.
Donc moi,
je savais pas du tout
ce qu'il fallait faire.
Tout ce que je savais faire,
c'était parler anglais.
Et oui, il parlait pas français.
C'était une famille qui était
originaire d'Inde,
capitaine angleterre.
Et donc, je me suis lancée.
J'ai dit, oui, carrément,
parce que de toute façon,
je savais pas ce que je voulais faire.
Enfin, clairement,
je voulais pas travailler
dans l'hôtel de rérestauration.
C'était pas mon truc.
Donc, je me suis dit,
allez, challenge,
on y va.
Ça a l'air méga dur.
T'es bien payée.
Vas-y, on y va, quoi.
Et ça a été
une année hyper dure,
parce que j'ai beaucoup,
beaucoup travaillé.
J'ai tout appris,
j'ai tout découvert.
Et clairement,
j'ai découvert un milieu
qui était pas forcément
chaude jour.
En fait, t'imagines
que c'est un milieu
où il y a plein d'argent.
Donc, c'est tout beau,
c'est tout rose,
mais c'est plutôt l'inverse.
Et c'était très stressant,
parce que c'est un métier
où tu peux pas dire non.
Donc, il faut toujours t'organiser.
C'est les mecs, ils arrivent.
Ils nous foinent un hélicoptère
dans deux jours.
Donc, quand c'est dans deux jours,
encore, t'as de la chance
où il faut réserver une table pour 20.
Il y a une exigence,
une rigueur qui t'aie demandé.
C'est ça.
Et toi, t'es toute jeune.
Et j'étais toute jeune.
Donc, ils en profitaient aussi.
Mais voilà.
Mais j'avais le bon job.
J'avais les bonnes conditions.
C'était cool.
C'est à présenter bien.
Tu vois.
Tu es où à s'entreper,
à Courchevel.
Voilà.
C'est ça.
Et du coup, au bout d'un an,
j'ai arrêté.
J'ai fait ça.
J'ai fait ma jordome,
mais là, pour une entreprise.
Donc, les clients changaient régulièrement.
Et après, j'ai craqué.
J'ai dit non.
Enfin, je sais pas possible.
Donc, j'ai mis de l'argent
un peu de côté.
Et là, je me suis écoutée.
Et je suis partie.
Je rêvais de partir en sac à dos,
à l'étranger.
Et je suis partie en Amérique du Sud.
Et quand t'étais petite,
vous partiez avec tes parents.
Vous partiez pas en voyage sac à dos.
On partait pas en voyage sac à dos,
mais on partait tout le temps.
Dès qu'on pouvait, mes parents,
ils nous emmenaient.
Même tu vois, mes parents travaillaient ensemble.
Du coup, dans cet établissement
que mes grands-parents avaient créé.
Donc, on partait beaucoup avec ma maman
ou avec mes grands-mères, en fait.
Entre-filles.
C'est drôle toujours entre-filles.
Oui, toujours entre-filles.
Et en partait,
on essayait de partir tout le temps.
Mais même pas loin, tu vois.
Mais on partait beaucoup.
Donc, ma mère, elle a énormément le goût du voyage.
Donc, ça, elle me l'a aussi...
Et t'as transmis.
Et si je suis partie en Amérique du Sud,
c'est pas anodin non plus.
Parce que ma mère rêvait
d'aller voir le match au pitchou,
ce genre de choses, tu vois.
Et je la tête fait un peu
par provocation.
Mais du coup, ça l'a fait venir.
Donc, elle a pu voir ça aussi.
Et tu es partie avec la peur ou ventre.
Et après, tu te dis, qu'est-ce que je fais ?
Est-ce que c'est une bêtise ?
Est-ce que je vais revenir ?
Est-ce que...
Pas du tout.
Alors, je suis pas du tout partie avec la peur ou ventre.
Je suis quelqu'un d'assez naïf.
Donc, je n'ai pas vraiment peur.
Je n'ai pas beaucoup peur.
T'as pas peur ?
Je n'ai pas peur.
T'as jamais eu peur ?
Ah, j'ai jamais eu peur quand je suis partie en voyage.
Après, pendant le voyage,
il y a eu des situations, oui,
qui m'ont mis dans la peur.
Mais là, pour le coup,
tu ne le contrôles pas.
Et même quand t'étais enfant,
t'avais jamais peur.
Non.
Tu faisais les choses, tu fonçais,
et tu tombais, tu relais.
Et je tombais beaucoup sur le nez d'ailleurs.
Mais ouais, ouais, non, non.
Je...
Jamais peur, pas peur.
Ça, c'est pas un truc qui m'a mis.
Donc, le mot « peur »
ne fait pas du tout partie de ton vocabulaire et de ta vie.
Le mot « doute »,
il en fait partie, le mot « peur », non.
Le mot « peur », il en fait pas partie.
Donc, tu pars en Amérique du Sud, c'est ça ?
Euh...
En sac à dos,
et la veille de partir,
ouais, pas de stress,
le seul que tu t'aimes.
Mais d'où tu savais pas où tu allais ?
J'allais au Pérou.
J'allais au Pérou.
J'allais au Pérou.
Et j'avais prévu cinq jours.
J'avais prévu les cinq premiers jours.
J'avais prévu les cinq premiers jours.
Et après, ça a été...
Ça a été une multitude de rencontres,
de découvertes,
de...
Je me suis laissée aller totalement, ouais.
Et j'ai découvert,
et c'est là que j'ai un gros, gros déclic.
Ah, mais on peut...
Il y a différentes manières de vivre
sur terre,
et...
Il y en a aucune qui est mauvaise,
il y en a aucune qui est bonne.
Je me rappelle vraiment
de mettre fait cette réflexion-là,
très rapidement, en étant là-bas.
Et donc, t'es resté combien de temps
en Amérique du Sud ?
Je suis resté six mois.
Donc au Pérou, t'as fait plusieurs pays...
Non, j'ai fait un grand tour
d'Amérique du Sud.
Donc, tu vois, j'ai fait Chili.
Je traversais tout le Chili en stop.
Ça, c'était génial,
sur la panne américaine.
Je suis allé jusqu'à Ushuaia.
Je suis remontée toute l'Argentine,
tout en haut du Brésil.
J'ai traversé l'Amazonie
sur un vieux bateau
en Hamac.
Je suis arrivée en Colombie,
et je suis retournée au Pérou.
Et mes parents s'en ont dû me chercher.
Et donc, quand on fait ce type de voyage,
c'est quoi nos pensées du jour ?
Quoi penses-t-on ?
Qu'est-ce qui nous anime ?
Qu'est-ce qui t'a animé, en fait,
par ton voyage ?
Qu'est-ce qui m'a animé ?
Beaucoup, les gens, en fait,
j'ai été...
J'ai été tellement bien accueillie,
j'ai été tellement bien reçue.
Il m'a arrivé d'expérience incroyable.
Dans des moments,
j'avais vraiment besoin.
J'ai toujours eu
une super bonne étoile
dans le voyage.
Je sais pas, c'est hyper apaisant,
c'est pas du tout stressant.
La notion de stress, elle s'en va,
la notion de temps, elle s'en va.
Mais pour moi, elles sont liées les deux.
Et puis, c'était plutôt
qu'à quel livre je vais échanger aujourd'hui,
quel est le paysage
que je vais encore découvrir
qui va être fou,
quelle est la plante que je vais découvrir,
à qui je vais parler.
Et pendant ce voyage,
quelle était la relation que t'avais
avec ta famille, tes parents ?
Tu t'envoyais un mail
tous les jours pour dire où tu étais,
ou au contraire, pas du tout.
Non, c'était plutôt...
Au contraire, c'était tellement...
Je donnais pas beaucoup de nouvelles
que mon père était plutôt
du genre à appeler l'ambassade
pour me chercher,
pour savoir où j'étais.
Non, j'envoyais pas beaucoup de nouvelles.
J'en donnais quand même,
j'en donnais,
on essayait des fois de se faire des skype et tout,
parce que c'était quand même il y a
presque 10 ans.
C'est les tout débuts de la vidéo.
J'avais pas de smartphones,
j'avais pas tout ça.
Donc, je me sens vieille.
Mais voilà.
Donc, j'allais dans des cybercafés,
et ça captait 10 minutes,
on parlait 10 minutes,
et puis tout allait bien,
et puis voilà.
Et donc, t'avais revenu après en France ?
Je suis revenu après en France,
quelques mois,
et je suis repartie en Australie.
Tout de suite, je suis repartie en Australie.
Et pourquoi est-ce que tu es en Australie ?
Alors là,
c'était pas du tout par intérêt du pays.
C'était plutôt...
J'avais craqué pour la Colombie,
le Pérou,
et je m'étais dit
comment je peux y retourner vite,
et j'avais envie de monter un projet
de maison d'accueil
pour que les enfants locaux,
donc des pays, du pays,
puissent rencontrer des touristes,
des enfants de touristes, des familles touristiques,
qui venaient en tourisme,
et puissent faire un petit peu un échange
pour que...
Pourquoi pas,
il y ait une correspondance qui s'installe,
puisque moi-même,
on avait fait famille d'accueil
quand j'étais petite,
c'est comme ça que j'ai appris l'anglais et tout ça.
Et du coup,
j'avais ce projet là.
Donc, je me suis dit
comment faire de l'argent
vite, facilement,
en travaillant dur.
En France, pour moi,
c'était pas possible.
Donc, je suis partie en Australie
au fin fond du Nord-Ouest,
dans le désert,
dans le secteur minier.
Et là, j'ai arrivé,
CV en poche,
dès le deuxième jour,
j'avais du boulot,
j'étais déterre.
Et donc, t'as travaillé.
Et j'ai travaillé,
j'ai fait tous les jobs possibles,
j'ai nettoyé des vingalows,
ce que, du coup, c'est des zones minières,
on ne t'aie pas que des préfabriquées.
Il faut imaginer,
c'est assez spécial,
il n'y a pas de route,
c'est tout, c'est que de la Terre rouge.
Tu avais une volonté de faire,
tu voulais...
Ah ouais, j'avais une volonté de faire.
J'avais une volonté de faire.
Et donc, je faisais femmes de ménage,
après, j'ai nettoyé des...
j'ai nettoyé des engins,
j'ai nettoyé des voitures de location,
et j'ai fini,
où je conduisais des bus,
je conduisais des...
Des pèles de mécanique...
... à la déchetterie,
des engins de dingue, ouais.
Et t'étais heureuse ?
J'étais heureuse,
parce que je nourrissais un projet,
qui me tenait à coeur, par contre, non.
J'étais pas heureuse,
dans le sens où je faisais vraiment
pas quelque chose de cool pour la planète.
Mais je me disais, c'est pas grave,
parce que l'argent que tu gagnes,
tu vas le réinvestir dans quelque chose de bien.
Je me disais toujours,
c'est pas grave,
tu vas faire quelque chose de cool,
tu fais pas quelque chose que t'aimes,
t'as un train de cany au soleil,
t'habites à 17, en colocation,
mais c'est pas grave,
parce que tu vas faire quelque chose de bien,
avec ça.
Et tu fais quelque chose pour les autres ?
Et tu vas faire quelque chose pour les autres ?
Bah oui.
Toujours, on en revient.
C'est ça.
Je suis pas un ami et l'aventure.
Et puis bien sûr, c'était,
je voulais faire une éco-construction,
un truc bien pensé,
de AZ,
un peu obsessionnel,
de toujours penser les choses en profondeur.
Je suis pas perfectionniste,
mais je suis quelqu'un qui aime la profondeur.
Et puis finalement,
je suis tombée amoureuse,
donc j'ai décidé de tout arrêter,
de tout quitter.
Je suis partie réfléchir,
quand même,
avant de m'engager dans tout ça,
4 mois dans une réserve,
en Australie,
dans un endroit magique.
Là, c'était nature, nature, nature, nature.
J'allais nager et tu vas nager
avec les dauphins, les raies,
tous les jours, tous les jours, tous les jours.
Le rêve.
Magnifique.
Et là, je travaillais pour une petite mamie,
mamie Jeanne,
qui était géniale.
Je nettoyais des voitures, mais...
Donc là, t'étais toute seule ?
Là, j'étais toute seule.
Pendant 4 mois,
dans cette réserve.
Ouais, c'est ça.
Et puis, je suis partie
rencontrer cette fameuse personne,
dont j'étais tombée amoureuse,
qui était en fait
le frère de
de la...
de Kate,
qui était une personne
qui est venue vivre un an
dans ma maison quand j'avais 12 ans.
D'ing !
Voilà.
Et en fait, on a toujours...
On s'est toujours envoyé des lettres
quand on avait 12 ans,
parce que c'était les débuts de MSN.
Et...
Et on a toujours...
Voilà, on a toujours fait correspondance
et puis, lui, voyager beaucoup,
on avait beaucoup de points communs,
mais on ne s'était jamais vus en vrai, en fait.
Et puis, un jour,
on s'est appelés,
quand j'étais en Australie,
on était en bain moureux au téléphone
et je lui ai fait la surprise,
j'ai traversé
moitié de la Terre
pour lui faire la surprise
et venir le voir
à Los Angeles.
Ah oui, donc,
toi, tu vas, tu fonces.
Ouais.
Tu aimes, tu fonces.
Tu te spètes question.
C'est ça.
Et tu verras après.
Et je verrai après, ouais, c'est ça.
Donc, voilà,
je suis arrivée là-bas,
à Los Angeles,
alors que j'ai arrivé de cette...
ce petit village
de hippie.
Donc ça,
ça a été un gros choc aussi.
Puis, sur tout,
choc de culture.
Choc de culture.
D'Amérique du Sud,
d'Australien,
Etats-Unis.
Les États-Unis,
le Somme-Génie, sans plus.
Et toi, petite française,
du coup, la Tité de Mus,
citoyenne du monde,
t'étais plus française.
Ah oui, ça faisait longtemps
que ça fait longtemps
que j'ai plus de cartes d'identité.
Ça, c'était...
Je crois que j'ai dû avoir
deux cartes d'identité
dans ma vie.
Ouais, c'était...
Enfin, citoyenne du monde,
ça, c'est clair que ça
me définit bien.
Et puis, voilà,
je me suis mariée au bout
de 15 jours,
à Las Vegas.
Donc, c'est le coup de fou
quand vous êtes vus.
Ouais, coup de fou.
Moi, j'étais déjà,
de toute façon,
j'étais déjà sous le charme.
J'étais déjà...
L'histoire était déjà
super belle, en fait.
Donc, j'avais envie qu'elle marche.
Donc, mariage à Las Vegas.
Voilà.
Donc, ah non, ça m'épargne,
bien sûr, après.
Tu vois, le truc, quoi.
Et, grosse, grosse,
gros, gros chamboulement,
en fait,
avant que je parte d'Australie,
c'est là où
ma soeur
a couche de Romy
et plante sa première graine
de ce projet.
Donc, ça, c'était en 2014.
Ça, c'est en 2014, voilà.
Romy, elle est née en mai 2014.
Et donc, Romy,
enfin, on en parlera,
c'est...
Je trouve que c'est un peu
une maternité différente.
Tu te sens, mère, sans.
Bah, tu me sens pas, mère,
parce que j'ai pas la responsabilité
d'une mère,
mais il y a un lien
très maternel.
Ça, c'est un lien très fort
entre Romy et moi.
Après, ma soeur,
c'est une supermaman.
Donc, chacun a sa place.
Mais, on a tous un lien
très fort avec Romy,
que ce soit mon père,
ma mère,
ma soeur
et mes deux soeurs.
Mais oui, ça a été
l'élément déclencheur
qui m'a fait me dire
« Ah, t'es peut-être un petit peu loin.
Elle a l'air de valoir le coup,
cette petite, il faudrait peut-être
que tu ailles la rencontrer.
Voilà, mais je sentais que...
je sentais qu'il y avait un truc
qu'avait changé, en fait.
Parce que t'étais loin
et t'avais ce déclic,
malgré la distance,
qui se passait pour ce petit bout d'être.
C'est ça.
Que tu connaissais pas,
qu'il faisait que ma famille
se rapprochait,
que ça amenait beaucoup de joie
dans ma famille,
ça amenait beaucoup de dynamisme,
beaucoup de changement.
Et encore une femme.
Et encore une nana, quoi.
Encore une nana.
Donc là,
voilà, ma première manière
d'être là pour elle,
maintenant que j'ai un peu de recul,
ça a vraiment été de lui fabriquer
des produits de soins
pour elle
et pour ma soeur.
Et ensuite, je suis allée la rencontrer,
je l'ai rencontrée,
elle avait six mois.
Donc, t'as commencé à cuisiner
en Australie,
pour elle.
Et ensuite, t'es revenue
pour la rencontrer.
C'est ça.
Je vais envoyer,
ouais, je vais envoyer des produits,
je vais envoyer des pierres,
je vais envoyer des coquillages,
envoyer plein de choses.
Un petit peu,
ce que tu faisais quand t'étais petite, en fait.
Exactement.
T'as reproduit
exactement le même schéma.
Et donc, la rencontre avec Romy.
Donc, la rencontre avec Romy,
elle était assez particulière
parce que moi,
donc, je venais de passer
trois mois aux États-Unis,
j'avais promis à des amis
de les retrouver au Cambodge.
Donc, je suis quand même partie au Cambodge,
un mois, je tombais très malade,
j'ai attrapé une bactérie
en me baignant dans le Mekong,
ne vous baignez pas dans le Mekong.
Et je suis rentrée,
j'étais très malade.
Donc, tu l'avais pas encore rencontrée, Romy ?
J'avais pas encore vu, non,
jamais en vrai.
Et je me rappelle,
j'ai dit à mon père,
donc, j'ai fait la surprise à mes soeurs,
j'avais dit qu'à mon père et à ma maman,
mon papa avait installé la caméra,
tu vois, pour faire un peu caméra cachée.
Et là, ma soeur qui arrive avec Romy dans les bras,
moi, je...
C'est un moment...
Ouais, ça, je n'oublierais jamais, vraiment,
ça m'a...
Je sais pas, magique.
Et tout de suite, quand elles sont arrivées,
ma soeur a mis un moment à capter
que j'étais là, en fait, même...
Enfin, ma soeur, elle est...
Elle est dans...
Elle rêve beaucoup,
donc, elle a mis un moment à capter
que c'était vrai.
Et Romy, tout de suite,
qui tendait les bras vers moi
et je l'ai prise dans mes bras
et là, ça a été électrochoc.
Et je me suis dit,
« Ouais, je vais pas pouvoir repartir.
Comment je vais faire ? »
Voilà.
Oui, donc un peu comme une naissance, quoi.
Une venue au monde.
Oui.
Et puis tout le monde la connaissait déjà.
Tout le monde était familier avec elle
et moi, j'ai dû la rencontrer
à ce moment-là
et donc, c'était particulier aussi.
Et ce qui a été chouette,
c'est que j'ai pu passer beaucoup
temps avec elle dès le départ
parce que tout le monde la connaissait déjà
et l'avait déjà apprivoisé, quoi.
Et donc, là, tu décides
de rester alors avec ta famille.
Là, je reste avec ma famille,
mais, donc, je suis mariée,
mon mari me rejoint,
on vit un petit peu en France
et on prépare un projet
et donc, on décide
de faire un mariage en France.
Quand même de faire une fête.
Même si on avait fait transcrire
les papiers
qu'on était mariés légalement
en France,
on décide de faire une fête
et tout ça
pour que nos deux familles se retrouvent
parce qu'on essaie de connaissait
déjà, mais c'était déjà vu,
mais voilà, c'était différent.
Et on nous demande le fameux truc.
Qu'est-ce que vous voulez
pour votre mariage ?
Vous avez fait une liste.
Qu'est-ce que vous voulez comme cadeau ?
Et moi, je dis, mais moi,
je veux absolument rien.
Ah, mais qu'est-ce qu'on pourrait faire
comme projet ?
On pourrait monter un projet
et on pourrait monter une association
pour aller d'une famille.
Toujours.
Voilà.
Toujours aider les choses.
Donc,
ben, mon ex-marie,
du coup, lui,
il voyageait beaucoup,
mais dans plein de pays
que je connaissais pas,
notamment l'Inde,
et il me dit,
ben, bingo, on part en Inde,
on va aider une famille là-bas
que je connais,
qui en plus,
habitent à Calcutta.
Le bidon ville de Calcutta
est en train d'être raser.
Ils vont être,
ils vont devoir partir,
mais ils ont de part où aller.
Faisons quelque chose.
On va faire quelque chose, ouais.
Et du coup, on a fait ça.
On a récolté des fonds,
on a monté un Nassau,
récolté des fonds
pour...
Qui existent toujours ?
Pour aller les zéro.
Ouais, qui existent toujours,
mais qui...
qui a plus vraiment lieu d'exister
puisque maintenant,
le projet a été mené
et il est terminé.
ils ont été saufés ?
Ben, ouais, ils ont été déplacés,
en tout cas,
mais dans de meilleures conditions.
Et donc, on est allés en Inde.
On est partis un an en Inde.
Là, on est partis vraiment un moment.
Là, ça a été assez dur,
parce que là, j'étais...
Voilà, proche avec ma famille,
renaut des liens avec ma famille.
Ça te rend compte avec Romy.
Moi, qui commençais vraiment
à m'éclater
dans la fabrication de produits cosmétiques,
mais sans...
Non, mais t'avais déjà commencé.
Donc, ça fait déjà 6 mois,
de 6 ans, pardon,
que tu...
que tu le lançais...
Ah oui, oui.
dans les cosmétiques.
J'ai commencé vraiment à...
Et en Inde, du coup,
ça t'a...
t'a continué ?
Ah ben, dingue.
En Inde, j'ai découvert la Yurveda,
j'ai découvert des ingrédients de fou,
j'ai découvert des rituels de beauté,
de dingue,
une culture incroyable.
Donc là, ça a été...
Ouais, là, ça a été un grand bouleversement.
En tout cas, je pense...
Pro, mais personnellement,
ça a été un grand, grand retournement.
Plus, ce projet qu'on a mené,
qui a été fastidieux, quoi.
Et donc, un an en Inde,
et ensuite...
Un an en Inde, quelques mois au laos,
parce qu'on a été...
On a dû partir de l'Inde,
parce que l'Inde a changé
toute sa monnaie en une nuit,
mais sa personne n'est au courant dans le monde,
en 2016,
fin 2016.
Donc, on s'est retrouvés,
il n'y avait plus de billets, en fait.
Il n'y avait plus assez d'argent,
donc on ne pouvait pas...
Tu pouvais rien faire.
Enfin, voilà.
On ne pouvait plus continuer le projet de ça.
Donc, on a dû partir, revenir.
Et ensuite, on est...
Je suis rentrée d'Inde,
avec Adan.
Et là, donc là, on est en 2017.
Et là, je suis déterminée,
je veux monter mon projet cosmétique.
Par contre,
je ne veux pas m'associer.
Donc, en France,
c'était encore pas possible.
Il fallait que je m'associais
à un toxicologue
ou un docteur en pharmacie.
Il y a beaucoup de normes.
Voilà.
Donc, je ne pouvais pas.
Donc, je dis, pas aux États-Unis,
parfait, quoi.
Donc, on fait mes papiers
pour ma carte verte.
On se prépare à partir.
Et là...
Est-ce qu'aux États-Unis, tu peux ?
Ah, aux États-Unis,
la législation est carrément différente,
la réglementation.
La réglementation la plus stricte,
c'est la réglementation européenne
en cosmétique.
Et c'est pour ça qu'on n'est pas bombardés
de milliards de marques états-uniennes
en France.
On a cette chance-là
parce qu'on a une réglementation
carrément très, très stricte.
Et du coup,
moi, j'étais super ravi par aux États-Unis.
En plus, on voulait s'installer
dans un endroit assez désertique.
Donc, je me disais,
je vais faire des cosmétiques
avec des plantes désertiques.
Moi, un délire, quoi.
Et puis, il me dit,
avant de partir,
j'aimerais bien faire une saison
dans ton petit village
de Provence.
Voilà.
Donc, on fait ça.
Lui, part avant
parce que sa soeur allait accoucher.
Et donc, voilà.
Moi, je devais finir ma saison
et le rejoindre.
Je devais faire la traversée
de l'Atlantique en voilier.
C'était un de mes rêves
qui est toujours un rêve.
Du coup, d'ailleurs,
si quelqu'un a un voilier,
ça m'intéresse.
Et donc, finalement,
j'apprends, bon,
après, moules de circonstance
que finalement,
il veut plus que je vienne,
qu'il a quelqu'un d'autre.
Donc, moi, je me retrouve
dans mon village natal,
divorcée, quasi,
enfin, séparée, quoi.
Dans le chaos.
Ce bâtiment.
Il y a des projets qui me tient
à coeur qui n'est pas réalisable
en France.
Donc, l'enfer.
Donc, ça, c'est très dur.
C'est très, très dur pour moi.
Donc, là, tu es en 2017.
Je suis en 2017.
Et de là,
j'ai quelqu'un qui m'appelle
des personnes
qui font des cosmétiques
et qui produisent aussi des plantes
et qui m'appellent et qui me disent
à l'île, ils se sont faits
que tu nous avais appelé,
tu nous avais proposé de venir
bénévolement,
pouvoir se confuser et tout ça.
Et que tu pouvais pas te lancer,
tu voulais pas t'associer et tout ça.
Écoute, la loi a changé,
la loi vient de changer.
Et maintenant, tu peux fabriquer
des cosmétiques.
Donc, lance-toi, vas-y à fond,
forme-toi sur la réglementation.
Et tu as juste à faire valider
et certifier tes produits
par un labo toxicologie.
Mais ce labo est une entité
extérieure à ton entreprise.
Donc, tu peux y aller tout seul.
Et donc, là, ça a été...
Ouais, ça a été le...
La réponse, quoi.
Ça a été le chemin, la direction.
Comme t'as pas peur.
Comme j'ai pas peur, j'y suis allé.
Et en fait, j'ai pas eu le choix
parce que j'étais vraiment un stade
où j'étais en...
Je fais une énorme dépression
qui a été très brutale, très rapide.
Enfin, très rapidement,
j'ai été très bas.
Et j'arrivais plus à rien faire tout seul.
J'angoissais de tout.
Je faisais que pleurer.
Et je me suis retrouvée chez mes parents.
Et là, je me suis lancée à fond.
Enfin, il n'y avait que ça.
Il fallait pas que j'ai un espace de temps
où je pouvais penser à ça, en fait.
Voilà.
J'avais perdu, bah,
confiance en moi, toute dignité,
l'homme que j'aimais, mes projets.
Je me retrouvais dans un endroit
où j'avais pas du tout envie d'être à ce moment-là.
Donc, ouais, je me suis...
Mais t'avais ta famille.
T'avais remis.
T'avais ce projet qui t'animait.
Et tu disais, dis, bon, bah, maintenant j'y vais.
C'est ça.
Et t'as trouvé une super force en toi
pour le faire.
Ouais, j'ai été super bien entourée
par ma famille.
Le pilier familial et d'être en fait
de retour sur mes racines,
ça m'a donné une force de dingue
pour aller chercher...
Pour aller chercher la femme que je suis, ouais.
Et du coup, c'est à ce moment-là
que tu t'es considérée comme adulte,
comme femme, comme responsable.
T'as l'impression que t'avais...
t'avais repassé un cap,
ou...
D'avoir changé de...
J'ai évolué, mais en fait,
je me suis plutôt retrouvée.
Je me reconnaissais plus trop.
Moi, j'étais plutôt ce genre de fille
qui... je m'oubliais pour un mec.
Je le mettais au-dessus de tout.
Mes projets passaient après.
Ouais, là, je me suis découverte.
Ouais, non, en fait, t'as des choses que t'as envie de faire.
Il y a des choses que surtout t'as plus envie de faire.
Et ce que t'as envie de faire, vas-y, à fond.
Et personne ne peut t'arrêter,
parce qu'en fait, là, t'as été...
t'as été au plus bas, t'as plus rien à perdre, quoi.
T'as plus rien à perdre du tout, quoi.
Et en fait, t'as un peu agi comme tes grand-mères.
Hum.
Ouais, c'est marrant de...
On retrouve...
Cette volonté de faire de...
de ta grand-mère,
Dialie...
Ouais, et mes parents étaient à fond,
mon tourage était à fond,
mes amis, mon grave soutenu.
Parce que je parlais comète,
je vivais comète, c'était...
Je dormais comète, c'était la totale, quoi.
Je me demande même, comme exemple,
pour supporter ça.
Aujourd'hui, là, ça va mieux.
C'est même moi, des fois, qui dis,
on arrête d'en parler.
Mais à ce moment-là, j'étais...
Wow.
Alors, c'est...
Incroyable le parcours.
On a voyagé avec toi.
Et...
Donc, du coup, aujourd'hui, quel élève...
Comment tu définis en tant que femme ?
D'ailleurs, c'est quoi ton rapport avec le féminisme ?
Mon rapport avec le féminisme, alors, ben,
moi, je suis...
On en discutait tout à l'heure en off.
Je ne suis pas pour l'égalité en femme,
parce que je pense qu'elle n'existe pas.
Je suis pour l'équité.
Ben, clairement, pour moi, voilà,
physiquement, l'égalité, elle n'est pas là.
Donc, en fait,
ce facteur-là, il n'est pas vrai.
Pour moi, ce n'est pas vrai.
Donc, par contre, l'équité,
quelque chose d'équitable, oui, ça, ça existe.
Ça, c'est faisable, c'est réalisable.
J'admire énormément les femmes.
Ça, c'est clair.
Mais derrière une femme, il y a toujours un homme.
Je dis toujours ça, maintenant.
C'est vrai.
Et c'est carrément vrai.
C'est vrai.
Tu vois, j'avais eu la chance de rencontrer
la seule femme qui a été première ministre...
En France.
En France, voilà, la discrétion que j'ai rencontrée l'année dernière.
Et alors, elle est énervée avec les mecs et tout.
Tu vois, elle est là, ouais, les mecs, là, là, là.
Il me disait ça, j'arrivais en jupe, je me faisais insulter et tout.
Et je lui dis, mais est-ce que vous pouvez me citer
les hommes grâce à qui vous en êtes arrivés là ?
Et elle a été choquée, tu vois.
Et il y a les hommes qui sont venus me voir,
qui m'ont dit, on a travaillé avec elle.
Elle était dure et tout.
Merci d'avoir posé cette question.
Mais en fait, c'est vrai.
C'est vrai, comme derrière chaque homme qui réussit,
il y a une femme.
Mais là, moi, en tout cas,
pour moi, comme j'ai été éduquée et tout ça,
derrière chaque femme,
il y a vraiment un homme qui a été là pour épauler,
écouter, conforter, pousser.
Oui, donc ça, c'est ma définition du féminisme.
Mais c'est plutôt assez humain, en fait.
Je trouve qu'il y a des milliards de personnalités
et des milliards d'êtres humains.
On est vraiment chacun à son identité particulière,
qu'on soit un homme ou une femme.
Alors, il y a assez des difficultés qui sont différentes,
des obstacles qui seront différents.
Il y en aura pour les deux.
Il y en aura pour les deux.
Et en ce moment, je trouve que c'est pas facile d'être un mec.
Je les aime beaucoup, moi.
Donc, du coup, tu ne te considères pas comme une militante ?
Je ne suis pas militante.
Je trouve que je suis engagée.
Je suis quelqu'un qui est plutôt pour que contre.
J'ai appris très tôt que d'être contre.
C'était chronophage.
C'est une dépense d'énergie qui est dingue.
Je manifestais beaucoup contre mon sentau, ce genre de choses.
Je suis bien fatiguée dans ça, pour rien.
Je suis plutôt pour avoir des projets, pour collaborer,
pour s'entraider, toujours pour l'autre.
Pour les uns les autres.
Plus pour l'autre, j'avoue.
Mais ça va, ça change.
On en parlait tout à l'heure,
mais par rapport à tes héroïnes de ton enfance,
tu me disais que tu avais plus de super-héros.
Oui, j'ai plus de super-héros.
J'ai été élevée avec un papa qui partageait beaucoup ses goûts musicaux,
ses goûts cinématographiques, ses goûts de lecture avec ses filles.
J'ai été élevée à Star Wars,
à Princess Leia,
à Luke Skywalker qui l'aide de Oof
et qui fait toute cette place à cette femme,
qui voit bien qu'elle est bien plus grande que lui.
Elle a une vision bien plus globale et bien plus importante que lui.
Même s'il participe au maillon, j'ai été élevée au cinquième élément,
ou Tavreus Willis qui fait toute la place à Lelou d'Alas.
Donc pour moi, j'admire vraiment les mecs qui font cette place-là
et qui savent l'importance des femmes et la place qu'elles ont et qu'elles doivent avoir.
Donc il y a un profond respect pour elles.
C'est ça, pour moi.
Une admiration.
Mes grand-mères, c'est mes seuls héroïnes, c'est mes grand-mères et ma mère.
Et mes soeurs, mais clairement, je trouve que c'est fort aussi le mot « héroïne ».
Je ne sais jamais du blanc, je ne sais jamais tout noir.
Ça aussi, j'ai bien appris dernièrement.
Mais si je devais le recaler, plutôt la moderne,
en termes d'entrepreneuriat, par exemple, tu vois Raphaël,
le chéri d'Alison Gakre, T'agine Banane, ou même son frère Marvin.
C'est un exemple, pour moi, c'est des Bruce Willis.
Raphaël Bruce Willis.
Comme les mon pères et comme les tés, mes grands-pères.
Et voilà, j'aurais pu te parler là-dedans Georges Sande, Simone de Beauvoir,
mais clairement, c'est des femmes qui m'ont grave inspirée,
mais elles n'ont pas inspiré dans ma vie proche.
Elles n'ont pas inspiré comme j'ai pu regarder des centaines de fois le grand bleu,
ou ce genre de choses.
Le grand bleu, tu vois, on en a parlé tout à l'heure.
C'est une femme qui a carrément laissé la place à un mec,
mais qui avait appelé dans l'eau, et elle laissait faire.
Elle a quand même choisi d'être avec lui, elle l'a poussée à se battre, elle l'a poussée à y aller.
En fait, c'est vraiment plus...
Je suis inspirée par les personnes qui arrivent à accompagner quelqu'un jusqu'au bout de ses projets.
Je trouve que c'est très beau, c'est très beau, et c'est ça qui sert, plus que autre chose, que le militantisme.
Oui, c'est bon.
Voilà, voilà.
Et donc, tu peux me dire que tu étais une femme engagée aujourd'hui, tes engagements.
Ils sont nombreux.
Ils sont nombreux.
Je suis très curieuse et très intéressée, et puis moi, j'adore les autres.
C'est dur des fois de ne pas être partout, mais Comette m'apprend bien ça.
Le premier engagement, c'était que je voulais faire du bien aux autres,
enfin en tout cas que mes produits et le face, parce que je n'ai pas la prétention de le faire.
Que les autres se fassent du bien avec mes produits et fassent du bien à ceux qu'ils aiment.
Ça, c'était le premier engagement.
Le deuxième, c'était m'adresser à des personnes qui n'ont pas forcément beaucoup de choix.
Donc tu vois, je trouve comme on en parlait tout à l'heure, notamment autour du champ point pour les femmes enceintes.
Effectivement.
Je m'adresse aussi beaucoup, avec précaution,
mais beaucoup aux personnes qui font des traitements lourds, comme la chimie, la radiothérapie,
qui traitent du cancer, qui est une maladie qui me parle beaucoup,
puisque ma grand-mère a allu un cancer toute sa vie, du côté de mon père.
Donc ça, c'était vraiment m'adresser à des gens qui n'ont pas forcément de choix
et qui sont perdus à qui on ne va pas vraiment les conseiller, comme il faudrait,
en honnêteté, en toute transparence.
Et ensuite, des engagements plutôt au niveau social et humain.
Donc dès que j'ai pu me le permettre, j'ai demandé à ma communauté
qui est hyper engagée, qui est hyper forte, qui est hyper bienveillante
de m'entourer, de m'aider à récolter des fonds pour une association,
donc en Colombie qui me tenait énormément à cœur de 32.
Tout en les emmenant avec moi, grâce à mon téléphone, j'ai pu les emmener avec moi,
alors montrer, ça m'a énormément touché parce que ça a été un succès de dingue.
C'était quoi ? T'étais en décembre de l'année dernière ?
Désembre, j'en ai février, je suis perdue en décembre.
J'y suis allée en janvier.
Et donc ton Instagram est hyper active, donc tu fais vivre en fait ton aventure.
Oui, c'est hyper important.
Comme au quotidien, je vais emmener à ma communauté, voir où est fait mon papier de soie,
où sont emballés et tictés les produits, où sont faits mes boîtes,
où cultive mes producteurs.
Pour moi, c'est logique.
Enfin voilà, je n'ai rien à cacher, au contraire, je suis fière de tout
et je voudrais tellement dire plus parce que des fois on me dit
« Ah mais si on ne savait pas, je suis avec toi par l'avant, pourquoi tu ne nous l'as pas dit ? »
Il y a tellement de choses à dire, en fait, parce que tout le projet est beau.
Il n'y a pas de zone d'ombre du tout.
Et tu passes beaucoup de temps avec cette communauté ?
Je passe énormément de temps avec cette communauté, oui.
Ça fait partie de moi maintenant.
C'est quelque chose qui me donne le sourire, quelque chose qui me donne la pêche,
quelque chose qui me ressource énormément.
Ce n'est pas du tout chronophage, c'est que de la bienveillance.
Enfin, franchement, j'ai énormément de…
Et on retrouve en fait la communauté que tes grands-parents ont construit quand t'étais enfant,
tout un lien, en fait.
Tu retrouves cette envie de reproduire.
On nous inculque et ça, si tu crées des cercues vertueux, en fait, ça te revient fois mille.
Donc c'est hyper agroïste, en fait, tu te rends compte, tu fais toujours la chose pour toi, mais c'est vrai.
Et puis je préfère tellement faire des choses vertueuses et des choses qui apportent du bien-être aux gens.
C'est juste génial.
Tu vois la distillerie, le projet de la distillerie,
c'est vraiment mes clients, des clients du monde entier qui te donnent de l'argent
pour que tu puisses sauver un patrimoine qui toit hyper personnel.
Mais en fait, ça touche tout le monde.
Si ça touche toi, ça touche tout le monde, puis ça touche quelque chose de profond.
Ça touche les traditions, ça touche quelque chose d'ancestral,
ça touche à la chose bien faite.
C'est un cercle vertueux, quoi.
Et là, tu vois, en un mois et demi, on a réussi à récolter plus de 4100 euros,
juste avec Comette, tu vois.
C'est génial.
C'est vraiment top.
Et du coup, aujourd'hui, tu te considères heureuse ?
Oui, je suis méga heureuse.
Parce que je suis assez fière de mettre à écouter.
Je suis très fière de Comette.
Je suis très très fière de Comette, de tout l'engagement et tout ce que ça a créé autour.
Tu vois, par exemple, je suis hyper émue.
J'ai embauché ma sœur il n'y a pas longtemps.
Pour moi, c'est ouf.
Mon père, il m'en parlait il y a 5 mois, Alice, il faut que t'embauches, Alice.
Peut-être que tu devrais penser à ta sœur.
Je ne t'aimais pas du tout, je ne veux pas que ça soit une entreprise familiale.
Ce n'est pas du tout le concept.
Donc, la Maman de Romy ?
La Maman de Romy.
Et il y a 3 mois, je l'embauche et en fait je suis là,
mais c'est le truc le plus naturel et le plus logique.
Je suis la plus heureuse aujourd'hui et elle aussi.
Et tu vois, c'est rigolo parce que c'est né de la naissance de Romy
et ce n'est pas terminé.
Mais tu vois, la boucle est bouclée en tout cas sur cet aspect-là,
sur cet aspect familial.
Il y a ma sœur qui est maintenant à fond et qui a toujours été de façon,
mais là, du coup, elle est payée pour le faire.
Donc, c'est trop bien.
Et comment réagissent tes parents ?
Parce que tu sais, en début d'interview, que ton papa,
il était beaucoup pour la réussite, il faut réussir.
C'est quoi aujourd'hui ?
Moi, je n'aime pas trop le terme de réussir, c'est quoi réussir, etc.
Mais c'est quoi ta définition ?
Moi, je pense que toujours, j'ai mal interprété aussi
cette pression que je ressentais et cette envie de voir ces enfants réussir
que je voyais dans les yeux de mes parents, surtout de mon père.
Et maintenant que je le vois, je vois qu'il a toujours les mêmes angoisses,
avec moi, il a toujours le même stress et tout ça,
je me dis qu'en fait, mais il voit que je suis allée au bout.
En fait, je pense que c'était ça, c'était va au bout de tes projets.
Commence quelque chose, père c'est vert, ne te laisse pas décourager, continue.
Et je pense que c'était plutôt ça, en fait.
Mais met-toi dans quelque chose.
Et je pense que mon père était angoissé du fait qu'on n'ait pas de cause,
ou tu vois qu'on ne trouve pas l'endroit où on avait envie de s'engager.
Et là, maintenant, il me dit plutôt, lave le pied, fais attention,
là, c'est un peu trop de projet, la stop, fais ce que tu veux, mais quand même,
vous repose-toi, maintenant, il est comme ça.
Puis maintenant, il me dit tout le temps que je suis défière de moi.
Ce que j'allais dire, oui, une certaine chiatume.
Ce n'est pas des mots faciles à dire, je pense, de la part de la famille
d'où on vient, parce qu'on est une famille très pudique.
Mais maintenant, je l'entends souvent et on pleure beaucoup de joie,
on rigole beaucoup, on boit beaucoup de champagne, tout va bien.
Et donc, si on revient un petit peu à ta relation avec Romie,
parce qu'elle est au coeur de ton document,
c'est quoi votre relation aujourd'hui, parce qu'elle a maintenant six ans,
vous avez une relation différente, très solaire et très belle.
Comment tu vis tes moments avec Romie, de quoi tu lui parles,
comment tu l'accompagne dans ce cas-là, six ans, elle est maintenant à l'école.
Oui, elle vient de faire ça rentrer au CP.
Est-ce qu'elle a la même éducation que toi,
que toi, tu as eu, comment tu l'accompagne dans son enfance,
dans la construction d'elle-même,
là où elle doit gagner en confiance,
alors elle te voit toi super contente avec ton entreprise,
donc elle a un super héroïne,
peut-être elle va être sortement de dire,
dans 20 ans, quand elle sera intervue,
ben mon héroïne, c'était Anise.
Comment tu l'accompagne ?
Alors, du coup, Romie, dès que je suis rentrée en France,
depuis 2017, je passe énormément de temps avec elle,
je lui fais beaucoup de place,
même si des fois, c'était pas facile,
surtout au début de l'entreprise,
c'était vraiment ma priorité,
c'était la personne que je voulais voir,
c'était la personne avec qui je voulais passer du temps,
la personne avec qui j'avais envie d'échanger,
de communiquer, même quand elle ne parlait pas encore,
même si elle a parlé très tôt.
Et Romie, c'est, j'emmène Campé,
elle dort chez Tatine, on se fait des soirées poteries,
elle vient ramasser des fleurs avec moi,
c'est la première personne qui est venue fabriquer,
avec qui j'ai partagé la fabrication de mes cosmétiques au labo,
c'est la première personne que j'ai emmené dans la comète mobile,
c'est...
La comète mobile ?
C'est la, enfin je l'emmène à la rivière,
c'est avec elle que je ramasse des cailloux,
que je collais avec ta grand-mère avec toi,
ce que tu dis...
On continue, quoi.
Ouais, et puis après elle a été élevée dans les mêmes valeurs,
donc valeur pédier familiale, nature, solidarité, beaucoup,
partage, et on n'a pas été élevés de la même manière,
parce que Romie, elle n'a pas la même histoire que moi,
mais elle est, c'est la seule enfant là pour l'instant dans la famille,
donc je ne pense peut-être pas pour longtemps,
parce que j'ai une autre sœur, voilà,
mais du coup, elle a une position assez centrale,
elle a un storien nouveau au rythme autour dans la famille,
et puis voilà, donc duo de ses six ans,
duo de ses six ans,
puis elle m'apprend énormément de choses,
clairement c'est elle qui m'apprend le plus entre les deux,
j'avoue que là,
puis j'écoute beaucoup de musique avec elle,
elle adore le théâtre, elle fait du yoga,
grâce à Satati, elle adore le yoga,
elle est à fond, elle aime tout, elle est hyper curieuse,
elle est hyper dynamique, elle a des questions tout le temps,
elle n'aime pas rien faire, voilà.
Comme Satati.
Comme Satati, mais oui, comme Satati,
il y a beaucoup de membres de la famille,
parce qu'on est un peu toutes comme ça,
en tout cas mes soeurs, on est très actifs,
très curieuses, et avec un grand grand imaginaire,
on a mis un imaginaire de dingue.
Et c'est quoi le conseil que tu lui donnes aujourd'hui ?
Le conseil que je lui donne aujourd'hui.
Et que tu lui donnes, si une petite fille ou une petite garçon.
C'est d'entendre ce que disent les autres,
mais de ne jamais les écouter et de s'écouter elles.
Voilà, j'essaie aussi de lui dire que rien n'est grave,
et qu'il ne faut pas être trop en colère.
Toi, tu es plus en colère ?
Je suis plus en colère du tout, non.
Je suis en colère, mais ça sera plutôt niveau pro,
tu vois, je suis en colère quand je vois
certains cosmétiques qui sont tout pourris,
qui sont encore vendus dans des pharmacies,
ce genre de trucs, ça m'en colère, mais ça passe.
Et du coup là, tu ne veux pas militer ?
Je le fais à ma manière.
Ma façon de militer, c'est d'installer comètre.
Ma façon de militer, c'est de ne pas dépenser des milliards d'euros
pour prouver un labo que ma crème, elle fait rajeunir.
C'est plutôt mes avis clients et montrer mes avis clients,
et dire, voilà, cette crème, elle a soigné des eczémas.
Grâce à ça, il y a plein de bébés qui n'ont pas pris de cortison.
Il y a une dame, elle se masse l'endroit
où elle s'est fait opérer de son cancer du seins,
elle se masse sa poitrine sur sa cicadrice tous les jours,
en se regardant, et voilà, c'est plutôt ça qui m'intéresse.
Et donc maintenant, avec le recul,
t'as réalisé tes rêves de Petite-Fille ?
Ou en tout cas, tu te retrouves aujourd'hui dans Alice en fond ?
En fait, ce qui est génial, c'est que je crois qu'il y a vraiment
une grande période de ma vie où j'ai arrêté de rêver,
et j'étais en colère, donc je faisais plus les choses
par ce qu'on me disait de ne pas les faire.
Et depuis qu'on m'aide, je suis plus en colère,
et ça a rouvert la porte de mes rêves d'enfant.
Donc clairement, je ne les ai pas tous réalisés du tout.
Et il y en a de plus en plus, j'en découvre de plus en plus.
Tu vois, comme des fois je suis en train de bosser,
ou je suis en train de faire des préparations,
et d'un coup, j'ai des souvenirs qui me reviennent,
comme quoi, par exemple ?
Comme des souvenirs avec ma grand-mère,
qui m'expliquait l'importance des plantes,
et comment plantes un rosier,
ou du souci, ou comment on fait les buignes.
Enfin, tu vois, ce genre de choses,
pourquoi il faut travailler avec des ustensiles en cuivre,
des trucs que j'avais zappés totales,
qui me reviennent.
Pareil pour les rêves, j'ai plein de rêves qui arrivent,
et là, je réalise plein de rêves tous les jours.
C'est quoi ton prochain rêve que tu vas réaliser ?
Déjà, je pense que le rêve que je vais réaliser
pour beaucoup d'entre nous, c'est de sortir mon champoing.
Je sais tout à effet d'accord.
Mais non, rêve que je vais réaliser,
je te dis, faire classer cette distillerie,
pour moi ça c'est un rêve inouï.
C'est me dire que Romie, elle verra cette distillerie fonctionner,
toute sa vie, et si elle le voit,
il y en aura plein d'autres, et ça se oubliera pas.
Donc ça c'est très important.
Mais après, il y en a plein d'autres,
mais il y a d'autres choses qui arrivent,
je peux pas encore parler tout de suite,
mais j'ai réalisé plein de rêves,
j'ai monté ma boîte, je me suis montée toute seule,
quelque chose que je voulais faire,
j'avais beaucoup de choses à me prouver,
j'ai renoué avec ma famille,
maintenant je suis moi-même avec ma famille,
je souhaite à tout le monde avoir la relation
avec chacun des membres de ma famille.
Ma soeur se marie avec une femme
dans la légalité en France en 2020,
la semaine prochaine c'était un rêve.
Voilà, ce genre de choses.
C'est incroyable.
Je sais même pas comment terminer tellement,
c'est très beau, c'est une très belle déclaration des mots,
pour ta famille et pour tous les rêves,
donc en fait, c'est complètement possible aujourd'hui de réaliser ces rêves.
Oui, c'est ça, et puis je vois le monde de l'entrepreneuriat changer,
en tout cas celui que je voyais quand j'étais plus jeune,
qui était foncièrement très masculin,
très dans l'ego et très dans la compétition,
peut-être parce que je suis sans arrêt entourée d'entrepreneurs
et d'entrepreneuses qui sont hyper bienveillantes,
qui sont de la nouvelle génération,
qui sont dans l'entrée, dans le soutien, dans la solidarité,
peut-être que je vois pas le reste,
et donc du coup je me dis que le reste était en train de disparaître,
mais je me dis que si tout le monde ne voit pas le reste,
il m'a peut-être que ça va vraiment disparaître.
Mais en tout cas, je vois que ça, ça change et ça, c'est génial,
en fait, c'est génial parce qu'il n'y a plus cet aspect de concurrence,
de compétition, de part du gâteau,
c'est des mots que j'entends plus, jamais, en fait, c'est des mots que j'entends jamais.
Et donc du coup, alors, on a parlé tout à l'heure d'Elysson
et de son gros suisse Raphael,
t'as d'autres modèles comme ça, dans l'entrepreneuriat ?
J'en ai plein, déjà, toutes les entrepreneurs que je rencontre au quotidien
sont des héroïnes, parce qu'en plus elles, elles ont des enfants,
donc beaucoup d'entre elles ont des enfants,
puisque je suis quand même dans le milieu de la maternité,
donc c'est beaucoup de femmes qui ont créé leur entreprise après avoir eu des enfants.
Donc c'est vraiment toutes ces personnes-là,
ça va de pipouettes, on a Thalic a créé pipouettes,
Mamma Heng, il y en a plein, là que j'ai rencontré récemment,
les Gugus, qui eux sont un couple qui sont super,
ils font pareil, développer sur l'imaginaire,
ils fabriquent des peluches à la main,
enfin, c'est un truc qui n'existe pas, il mérite d'être connu de ouf.
Euh, Alisson évidemment, mais il y en a des dizaines et des dizaines, enfin, c'est...
Ouais, et qui t'aimerait entendre sur ce podcast ?
Qui peut plus entendre parler de son enfance, de ses rêves ?
Hum...
Bah, il y a beaucoup de personnes aussi, hein, mais...
Bah, Alisson, ça serait chou de qu'elle vient, oui,
parce que je suis seule.
Elle a des choses à dire, et puis surtout, pareil, elle a un parcours de vie,
mais de toute façon, tu te rends compte que dans l'entrepreneuriat,
surtout l'entrepreneuriat féminin, je trouve,
t'as des parcours de dingue, t'as des parcours...
ou t'as l'impression que ça n'a aucun sens, mais en fait, tout est lié,
et qu'il y a des parcours...
Bah, c'est... Quand on entend, c'est hyper lié, tout est logique.
Et pourtant, moi, tu vois, de l'avoir vécu,
ça m'a paré avoir été hyper chaotique, tu vois.
Oui, mais tout est logique, il y a un lien, et...
Et l'enfant, ça a conditionné complètement la femme que tu es aujourd'hui,
et en plus, c'est pas nous, il essaie de dire que c'est pas...
t'es pas dans la frustration, t'es pas dans la...
dans le regret, dans le devoir de faire,
parce qu'on t'a dit de faire comme ci,
et t'es pas enfermée dans ce carcans familial,
au contraire, quoi, ça t'a...
ça t'a libéré.
Oui, et je trouve aussi que ça te libère,
et ça libère les gens auxours de toi.
Vraiment, c'est...
c'est ouf, puisque ça te permet de faire aussi pour eux,
tu vois, c'est assez...
Complètement.
Merci beaucoup, Alice.
Merci à toi.
C'était passionnant.
Merci à toi, Ducan, c'était trop cool, c'était génial.
Et de même, c'était vraiment super de t'écouter,
on a envie de voyager,
je crois que j'ai envie de commander tout comme être là,
mais j'attends principalement le champion.
Il arrive, il arrive, c'est premier.
C'est premier, le champion.
C'est premier.
Ben, Couc, merci à toi,
et puis à très vite sur Comette.
Voilà, c'est la fin de ce premier épisode.
J'espère que cet épisode vous aura plu
et donné envie de découvrir Alice,
cette Cosmique Girl,
qui a puiser toute son énergie dans la nature,
ses racines et ses voyages
pour offrir aux autres le meilleur
et construire sa propre vie.
On se retrouve ici chaque semaine
pour découvrir ensemble
une nouvelle héroïne d'aujourd'hui.
Merci d'avoir écouté ce podcast jusqu'au bout
et d'avoir rejoint la communauté des nouvelles héroïnes.
Avant qu'on se quitte,
j'avais envie de vous poser 3 questions.
Qu'est-ce que vous avez apprécié dans cette conversation ?
Qu'est-ce que cela vous inspire pour l'éducation de vos enfants ?
Êtes-vous prêts à faire découvrir l'histoire
de cette nouvelle héroïne à vos enfants ?
Et puisque vous êtes arrivés là,
j'en profite pour vous demander une petite faveur.
Je suis au tout début de cette aventure
que je dédie à ma fille Madeleine
et à son petit frère ou petite soeur
qui pointera son nez très prochainement.
Et j'ai besoin de vous pour le faire grandir.
Il vous suffit d'aller sur la page d'Apple Podcast
et laisser un commentaire et une note,
5 étoiles si vous avez aimé cet épisode.
Ça prendra 30 secondes et m'aidera beaucoup.
Tous les liens pour me contacter
et me suivre sur les internet sont en description.
Encore merci et à la semaine prochaine
pour un nouvel épisode de Nouvelles Héroïnes.