Nouvelle Zéroïne !
Salut toi !
Aujourd'hui, je vais te raconter l'histoire de...
Non, non, non, non, non, non, non, non.
En fait, aujourd'hui, c'est un épisode solo de moi,
c'est Lin, c'est Lin Steyer pour les Nouvelles Zéroïnes.
Parce qu'en fait, on vient de clôturer la saison 1 du podcast
et il me tenait à cœur de te reparler du podcast,
de pourquoi je l'avais fait, etc. Voilà.
Donc, ben, bon écoute !
Il était une fois une jeune maman, Céline,
qui avait décidé de lancer son podcast.
Oui, comme ça.
Un soir de confinement en lisant les histoires des culottés
de pénalopes d'ajus à sa fille Malin.
Oui, je suis d'accord, ce n'est pas un contenu jeunesse,
mais elle s'est retrouvée perdue, désemparée,
face à sa large bibliothèque de son appartement parisien
à se demander quelle histoire elle est-elle bien pouvoir lire à sa fille ce soir.
Baltazar, Archibald, Pimpin, Petitour Sobrin, Arieol...
Et il n'y a que des héros mâles dans la littérature enfantine.
Le lendemain, la jeune maman se révente déjà
comme la nouvelle pénalope galette, Les Vraies Saves,
avec écrit un tout nouveau compte sur son Instagram,
pique et pique et collègre avec un visuel
sur lequel était inscrit en lettre rose,
The Future is Female.
Oui, la messe était dite.
Un brin qu'une bille, un brin dans l'air du temps,
un brin comme elle aimait.
La promesse de son podcast,
Donnait la parole à des femmes ultra-inspirantes,
libres et engagés qui avaient fait fi des injonctions sociétales.
Bref, interviewer les Marie Curie, Simone de Beauvoir,
Simone Veil des années 2020.
Et 20 minutes après avoir créé son Instagram,
elle recevait le message d'une femme qu'elle suivait et aimait beaucoup.
Cette femme, c'était Alice Mazelle,
la fondatrice de comètes cosmétiques.
La première à lui avoir fait confiance sans même la connaître.
La rencontre eut lieu début septembre 2020.
Oui, il y a deux ans.
Oui, ça fait un bail.
Ce qu'elle ne savait pas encore, Céline,
c'est que quelques jours après le registrement avec Alice,
elle apprenait qu'elle était enceinte.
Céline, pas Alice.
Et là,
ce ne sont pas les nausées qui ont fait leur apparition
de nitruantes et niveau-niconnues,
mais la podcastination.
Stop, minute, mettre capélo du podcast.
C'est quoi la podcastination ?
Alors, la podcastination,
c'est un podcasteur qui procrastine en remettant au lendemain,
sur lendemain et au calangue pagraque.
Céline a traversé une phase de podcastination aiguë,
en plus des remontées acides.
Elle avait déjà une première conversation.
Le nom de son podcast, Magic Little Hand,
oui, son pseudo sur son compte Instagram personnel,
le pitchpad de brioche, mais elle était quand même bloquée
et elle ne se sentait pas légitime.
Cela durera 9 mois.
Ou plutôt 7, selon la police.
Céline était une femme très créative,
qui avait des idées à l'appel,
mais même si elle n'avait pas encore ouvert le logiciel
GarageBand pour faire le montage de son premier
et désespérément seul épisode,
elle continuait à faire la promotion de son podcast.
Elle se rendait bien compte au fur et à mesure
des discussions qui manquaient quelque chose.
Au lieu d'avoir des...
Elle avait des silences avec un commun.
Oui, c'est sympa.
Pour Céline qui totalisait pas moins de 18 années
dans le marketing, elle savait que c'était un mauvais signe,
que le taux de conversion était forcément faible.
Et un jour en discutant avec une maman
dans la cour de récréation, elle eut l'idée du siècle.
Et si elle racontait les histoires de ses invités,
ses femmes inspirantes aux enfants ?
Ben voyons, Céline, tu te prends pour Marlène Jobbert ?
Quand un matin, le petit Frédéric vit pour la première fois
la nouvelle femme de ménage que sa maman venait d'engager,
il veut épouvanter.
Ni d'une ni de deux, elle ouvrit à nouveau
son éditeur de note dédié.
Oui, un notion pour les plus et moins qui d'entre vous.
Investis gaillet Youtube, merci, Bolly Nénure,
pour tout connaître sur le podcast et se remit au travail.
En moins de temps que le 2-2 de sa fille,
elle trouva un nouveau nom à son podcast, Nouvelle Zéroïne,
Prestorma avec elle-même sur une identité visuelle,
des femmes au profil différent, une police...
Non, pas celle-là, l'autre.
Et à l'aide de Canva, un logiciel gratuit pour réaliser ses dizaines
se même, elle créa sa vignette de podcast.
Elle écrit le script du premier épisode du podcast,
qu'elle applauda simplement la jeunesse.
Elle finalisa le montage de son premier épisode d'Alice,
avec l'aide du papa, l'homme de l'ombre,
celui qui la soutient depuis le premier jour de ce projet.
Elle ouvrit un compte sur un hébergeord de podcast,
au chat. Elle commence à écrire les premiers contenus
utilisés sur Instagram, LinkedIn.
Elle envoyait son épisode jeunesse au futur invité.
Elle avait même publié sa newsletter.
Elle suivait, à l'aide, son plan marketing bien rodé.
Mais Céline avait oublié un léger detail de 3 kilos
qui avait élu domicile dans son ventre,
et le terme approchait sérieusement.
Mais elle avait besoin de faire quelque chose
dont elle était fière avant d'accoucher.
Oui, et comme si accoucher n'était pas déjà énorme,
elle avait besoin de publier son podcast.
D'accoucher son podcast, en quelque sorte.
Donc elle décida que le 7 avril,
elle était la diffusion de son premier épisode.
Le 7 avril, c'était la date anniversaire de sa fille.
Et que le 14 avril, elle en publierait un deuxième.
Le rythme devait être bimensuel.
Et puis un jour, à quelques minutes d'enregistrer un nouvel épisode,
elle ressent un texto de son invité, Lucie Codias.
« J'aurai quelques minutes de retard,
le plombier qui devait passer n'est pas encore arrivé.
» Et elle lui répondit.
« Pas de soucis, Prend-on-temps, je commence à avoir les premières contractions.
» En gros, elle aussi avait des problèmes de plomberies.
Direction, la maternité débue à Paris.
Quelques bains promenaient dans ballons et dînaient très épicées plus tard.
Le gol était toujours à 3. Faut s'alerte.
En fait, c'était surtout une alerte pour lui dire de lever le pied.
Prendre du temps pour elle avant d'accueillir un nouveau bébé à la maison.
Sa deuxième fille, Manon.
« Stop ! Mettre capélophone à l'un de long des histoires des nouvelles héroïnes,
racontée à la troisième personne.
On n'avait pas dit que c'était un épisode solo aujourd'hui ?
Oui, tu as raison.
D'éformation, pas de castique.
Je me prends un peu trop pour Marlene Jobbert.
Bon, on rend bobine.
Bon, je vous avais quitté encore en cintes.
J'ai accouché depuis, oui, sinon je serai une giraffe,
ce qui n'y est pas le cas.
Et une deuxième fille a rejoint notre famille.
Et je dois vous avouer que j'ai mis de côté le podcast jusqu'à mon retour de congé maternité.
Parce que je sais que c'est mon dernier bébé.
Et voilà, parce que je suis une maman avant tout,
avant d'être podcasteuse.
Donc on est fin 2021.
Et il m'a fallu du temps et d'organisation pour appuyer à nouveau sur le bouton Diffuser,
début 2022.
Je ne vais pas vous mentir sur le côté gauche de la cacaquette.
Le podcast est un média ingrat, qui prend du temps.
Et même si dernièrement au Paris Podcast Festival, il était annoncé comme le média de la douceur,
il faut avoir vraiment beaucoup de résilience et de persévélance pour se lancer dans un tel projet.
C'est pas TikTok.
Et en plus de la charge d'un podcast et de mon travail,
c'est à ajouter des nuits sans sommeil,
des compas de catch avec multiples logiciels de montage,
beaucoup, beaucoup, beaucoup de câlin avec mes filles.
Et des dizaines de « Je peux pas, j'ai podcast »
l'année tombée quand il fallait publier un épisode le lendemain à 7h.
J'ai continué ce podcast pour une seule raison.
Je ne pouvais pas rester bloqué et me cacher derrière des excuses alors que la promesse de mon podcast
aie d'aider les enfants à grandir et oser aller au bout de leur rêve sans avoir peur.
Je me supposais alors une seule et vraie question que je recommande à toute personne qui veut se lancer.
Pourquoi a-je l'enjeer ce podcast ?
Oui, le fameux « Pourquoi » de Simon Sainek.
En fait, si tu ne me suis pas sur les réseaux sociaux,
et surtout parce que tu m'entends dans tes oreilles et que je suis derrière mon micro,
il faut que je t'avoue que je suis née avec une agénésie de la main gauche.
En fait, ça a été une de mes plus grandes forces, mais je les suis beaucoup trop tard.
Celle de la résilience, et je vais vraiment transmettre cette force à mes filles,
à chaque fois que je les couche en leur murmurant à l'oreille,
ne doutez pas de vous, osez aller au bout de vos rêves et y ait confiance.
Révé grand. Alors oui, toujours après une histoire de super carotte et choucrotin.
Et je pense que tous les enfants devraient sentir capable, avoir confiance en leur puissance
et oser peu importe qui ils sont, quelle que soit leur différence, quelle que soit leur milieu.
J'ai eu cette chance là étant petite, et je remercie mes parents pour cela.
Mais aujourd'hui, on manque de modèle, et même si ce mot est un peu fort,
on manque d'inspiration pour nos enfants qui soient fiers aux garçons.
C'est pour ça que j'écris une nouvelle zéroïne.
Ce podcast où je raconte des histoires de femmes incroyables avant tout,
qui changent le monde d'aujourd'hui en dépassant le jugement des autres,
en bousculant les normes et en allant au bout de leur conviction.
Et je raconte tout ça à vos enfants, tout aussi incroyables.
Je suis une gêne maman de 40 ans et des paillettes aussi soucieuses
et conscientes de l'éducation à donner à mes filles.
Leur monde sera plus complexe que le nôtre.
On a besoin de préparer nos enfants, d'atiser leur curiosité,
de cultiver leur tolérance, plus que jamais pour une société plus inclusive.
Alors je viens de clôturer la saison 1 du podcast.
Oui, il y a eu 6 invités, 6 histoires de femmes inspirantes racontées aux enfants,
6 conversations incroyables, 6 thématiques abordées allant du burn out,
aux troupes de l'attention, l'autisme et dyslexie, la surdité ou encore la malvoyance.
Et j'en suis très fière.
C'est une première dans le podcast jeunesse d'aider les parents à répondre aux questions de leurs enfants quand ils rentent de l'école.
Alors il y a 2 mois, j'ai pris une importante décision.
Quitter mon job de salarié bien au chaud pour me lancer à plein temps dans le développement de ce podcast,
l'animation et la création de podcasts pour des marques avec qui je partage ces valeurs.
Oui, il s'agissait d'un instant pour m'ouvre pour y me contacter sur LinkedIn ou Instagram.
Et depuis 2 mois, je prends plaisir enregistrer et à écrire, à choisir mes invités, à imaginer des nouveaux formats
et à parler avec fierté des nouvelles héroïnes autour de moi.
J'en ai parlé sur LinkedIn, dernièrement au Paris Podcast Festival.
Cet épisode est donc un peu particulier pour moi, car il clôture cette saison 1 et ouvre une saison 2 qui m'enthousiasme beaucoup.
J'ai à faire découvrir à vos enfants de nouveaux portraits de femmes, toujours aussi singulaires dans leur parcours.
Une championne de monde de parascalade, une violoniste qui a fait de sa passion son métier,
une architecte des villes amoureuse de la nature, une féministe engagée pour la construction d'un monde plus durable,
une jeune scientifique de 14 ans qui a gagné le prix Margaret et a développé une application pour lutter contre le harcèlement scolaire.
Des sujets importants quand on est parents.
J'espère que vous aurez toujours autant de plaisir à les partager et que cela nourrira vos réflexions de parents.
Je réfléchis aussi à créer un comité éditorial avec vous, faire des épisodes cross avec d'autres podcasts jeunesse
et des diés à l'éducation, créer des événements avec des enfants,
faire raconter ces histoires par d'autres que moi, oui parce qu'à un moment donné vous en aurez marre d'entendre ma voix de Marlène Jobbert,
revisiter des histoires de femmes célèbres, diffuser mes conversations en newsletter ou sur des patréons ou circules,
et introduire le sponsoring. Oui, c'est aussi ça la réalité financière du podcasteur.
Bref, ce ne sont pas les idées qui manquent, mais c'est toujours très compliqué de faire rentrer 3 jours dans 24 heures,
surtout quand on n'est pas vraiment si seul derrière notre micro.
Pour finir, je tenais à remercier mes 6 premières invités à Alice Mazel, Lucy Codias,
Ludi Hugg, Nina Ramen, Stephanie Gato, Sarah Lankry, pour leur générosité et pour leur confiance.
Elles m'ont permis de sensibiliser des milliers d'enfants et de parents à la différence.
Vous, mes auditeurs finales, qui reviennent à chaque épisode même après 3 mois d'absence,
Gianna Irisi pour son coup de boost, Céline Ferrari de 1 de 3 pépites pour sa fidélité depuis le 1er jour,
Flavie Prévot du Botte pour ses conseils, Anne-Laure Baratin de Jean de Fy,
et Anne-Claire Leca et toute la communauté eco-factorie.
Et bien évidemment, je ne peux pas finir cette envolée lyrique sans citer les 3 amours de ma vie,
Madeleine Manon et leur papa, l'homme de l'ombre, qui m'inspirent,
mes pôles et me font grandir chaque jour.
Oh ben non, on va pas pleurer.
Bon allez, continuez à écouter, à partager, à m'envoyer beaucoup d'amants sur Apple Podcast et les réseaux sociaux.
On a beau dire que cela ne change rien à l'aide morite, mais ça nous donne beaucoup de force à nous les podcasteurs.
Et surtout, vivement la saison 2 qui démarre mercredi prochain.
Vive les nouvelles héroïnes et vive le podcast.
Et le mot de la fin revient à Madeleine, celle par qui tout a commencé.
Nouvelle héroïne et votre casque pour tous les enfants.
A écouter avec ses parents.
Oh ben non, on a dit qu'on ne pleurait pas.
Allez, je vous l'aide parce que je peux pas agir podcast,
et j'enregistrerai la prochaine histoire des nouvelles héroïnes.
À très vite et merci.