
Le Soldat et le Diablotin
Durée: 15m25s
Date de sortie: 12/12/2022
Fatigué de recevoir des ordres et de marcher au pas, un petit soldat décide un jour, comme ça, de quitter l'armée. Mais dans la cartouchière qu'il emporte avec lui, il ne sait pas que se cache un petit diablotin prêt à lui exaucer tous ses vœux. Mais à une terrible condition...
Hey ! Bienvenue dans mon podcast, les histoires passages de la Baba Yaga !
Ça va dépoter, vous allez voir !
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Voilà ! C'est ce que j'avais à dire !
Et maintenant, place l'épisode et place à l'aventure !
La la la la la ! Une bonne bouillette dans son lit de y est !
Mais elle est froide, ma bouillote ! Il faut la réchauffer !
Ah, j'ai la flemme !
Bon, bah ça va aller sur la toudou liste !
Ça, avec tous les autres trucs à faire !
Réchauffer la bouillote !
Le matou ! Elle est où ma liste des trucs à faire !
Ah, mais oui, elle est là, dans la boîte à outils !
Oula ! Oh, oh là ! Il y a plein de trucs à faire sur la toudou liste !
Bon, bon, bon, bah en même temps, ça fait des mois que je fais pas grand chose !
Ça, c'est un peu accumulé, quoi !
L'important, c'est de commencer quelque part !
Voyons voir !
Réparer la fuite de la douche...
Ah, ça attendra un peu !
C'est pas comme si on l'utilisait tous les quatre matins !
Changer la gammelle du matou !
Oui, ça, c'est pas du tout la priorité !
S'occuper des factures...
Ah, oui, non !
En guirlandais, le matou !
Pourquoi j'ai écrit ça à moi déjà ?
Bon, c'est pas grave, c'est pas grave, c'est pas mal comme truc à faire !
On va commencer par ça !
Le matou ! Viens par là !
Ah, mais il est où ce fichu matou ?
Ah, ah, ah, ah, il est là !
Mais, mais qu'est-ce qu'il fait avec le micro, le matou, là ?
Petite branque pour là, bah bah il a gout, quoi !
Ah, ah, ah...
Mais qu'est-ce que c'est que ces boutons rouges allumés qui fait un boucan du diable ?
Ah, ça m'énerve !
Là, bon, elle est où la notice du truc là, du machin, du bidule...
Ah, bah passe-moi ça !
Mais non, le matou !
Ça, c'est la notice en Chinois, tu vois bien !
Han, tse ha, nyoh !
Qu'est-ce que tu comprends pas ?
Ah, ah...
Bouton rouge, bouton rouge...
Ah oui, voilà, page 29 !
Le bouton rouge signe la diffusion en direct du son vers vos auditeurs !
La diffusion en direct du son vers vos...
Oh non, il fouine à art, écoute là, bah bah yaga, il faut que tu réagisses très vite !
Ouais, je sais, mais je me sens pas super, super !
Waouh, chez les yeux qui se brûlent, là, j'ai les mains moites !
Ah, oui, tu as raison, le matou !
Reprends-toi, bah bah yaga, reprends-toi !
Il ne sera pas dit que la babayaga aura laissé tomber ces petits fouinards,
on va leur sortir le grand jeu !
C'est l'heure du feu d'artifice !
Oh, oh...
T'impis, c'est pas grave les fouinards,
parce que nous, on a beaucoup mieux.
On a toutes nos histoires.
Et oui, les petits fouinards,
vous n'êtes pas en train de rêver,
c'est le retour de votre podcast préféré.
Installez-vous bien,
parce qu'encore une fois,
vous allez voir cette histoire, passage,
elle est bien gratinée.
Elle parle d'un petit soldat,
fatigué de l'absurdité des guerres,
et de la terre boueuse et trempée,
et elle commence étrangement
au tout premier jour de l'été.
Fermez les yeux mes chers petits fouinards,
et ouvrez votre imagination.
Nous voilà tous devant un immense champ de blé,
tout bronzé par les rayons du soleil d'été,
mais le vent balaye les épis,
et donne l'impression d'être devant une mer agité.
Imaginez maintenant
un soldat assis tout en haut d'une colline.
Ils grognent doucement devant ce paysage éblouissant,
mais ils se sentent tout calmes à l'intérieur,
car notre bon petit soldat a décidé de tout plaquer,
et de démissionner de l'armée,
pour partir à l'aventure,
sans d'ailleurs vraiment savoir
où aller.
Mais quand même, ça fait du bien enfin,
marcher au rythme qu'on veut,
et se lever à l'heure qu'on veut.
D'ailleurs, il n'a pas grand-chose dans les poches,
mais t'dé même, il a emporté comme ça sur un coup de tête
une très vieille cartouchière
qui pendait au-dessus de la cheminée de la casère.
C'est pas trop à quoi elle va pouvoir me servir
cette vieille cartouchière toute délavée,
mais je suis quand même content d'avoir regardé
un souvenir de l'armée.
Mais ce qu'il ne sait pas, notre bon petit soldat,
c'est que cette cartouchière toute trouée.
C'est là, Baba Yaga, qu'il avait posé là.
Mais après tout, peut-être que pour le chien village,
je pourrais quand même l'échanger contre, je sais pas,
un morceau de pain, si j'ai trop faim.
Ah, ah, Bana, il faut l'ouvrir cette cartouchière.
J'ai démis une petite surprise là-dedans.
Allez, allez, pas de caprice.
Hein? Mais oui, il y a peut-être quelque chose à manger là-dedans.
On dirait le matou, c'est à toi de jouer.
Enfile ses costumes et fonce de cacher dans la poche de la cartouchière.
Allez, s'il te plait.
Ouais?
C'est bizarre, cette dernière poche.
Bana, mais pas à l'ouvrir.
Ah, mais bon sang.
Et là, les petits fouillards.
Au moment où cette poche récolse si trente,
c'est d'en fin.
Ah!
Un petit diable bondi de la cartouchière
dans un grand nuage de magie violette.
Ha!
Qu'est-ce que c'est que ce truc?
Eh, il dit, vas-y, le matou parle.
Je suis à votre service.
C'est bien, le matou.
C'est bien.
Oh, mon maître.
C'est très bien.
Oh, qu'est-ce qu'un petit diable au thain
avec une tête de chien?
Vous voudrez faire avec un vieux soldat comme moi?
C'est pas compliqué, en vérité, oh, mon maître.
Ah, tout ce que tu veux, moi,
le diable au thain de la cartouchière,
tout ce que tu veux,
je peux te l'exhausser.
Tout ce que je veux.
Tout ce que tu veux.
Oh, je sais, je voudrais un bon plat en sauce.
Exactement comme ma grand-mère me l'ait faisait.
Et là, le diable au thain fait apparaître comme ça,
au milieu de nulle part.
Le repas de son enfance.
Wouah!
Qui a joué le matou.
C'est exactement ça.
Bravo, bravo, petit diable au thain.
Les petits champignons,
petits grains de sarsens tout autour,
et ce bon vieux parfum d'anète de la forêt.
Hum, ma!
Petite précision avant que tu ne t'étonnes fais dans ton assiette.
J'exhauste tout tes veux pendant un an,
mais ensuite, il y a une petite condition.
Une condition?
Après un an à exhausser tout tes veux,
je dois t'emmener en enfer.
L'enfer?
Oh, non.
Trop tard, petit soldat.
Trop tard.
Tu as déjà commencé à prononcer tes veux.
C'était bien la peine de quitter l'armée.
Pauvre vieux, pauvre soldat.
Oh, lolo.
Mais vous le savez, maintenant, les petits fouinards.
La baba yaga, elle ne laisse jamais trop longtemps dans le pétral
et les pauvres gens, les malheureux, les affamés.
Surtout quand ils ont déserté l'armée.
Et donc, comme je sais si bien le faire,
vous me connaissez maintenant.
J'ai mon feu-fi sur le vent léger.
Voilà comme ça.
Et j'église dans l'oreille de notre petit soldat.
Une terrible, une diabolique idée
dont j'ai si bien le secret.
Ah oui, je sais.
Je sais comment éviter d'être condamné à l'enfer pour l'éternité.
Oui.
Mais oui, oui, oui.
Mon plan, mon plan est parfait.
Diablotin.
Oui, mon maître.
J'ai un voeu.
Encore un peu de dessert peut-être,
ou alors on recommence tout depuis l'entrée.
Écoute-moi bien, petit diablotin.
Je veux que tu m'emmènes au paradis.
D'accord, soldat, au mon maître.
Comme tu veux, va pour le paradis, mais...
Je te préviens, tu risques de regretter ton voeu.
Ah, ah, ah!
Et après un voyage décoiffant dans la magie,
voilà notre soldat au paradis.
Oh là.
Mais là, tout autour de lui, c'est...
c'est une sorte de petit lotissement bien propret.
Avec tout plein de petites maisons et de petites pelouses et même,
parfois...
Qu'est-ce que...
Ah, mais que c'est bair que les fouinards?
Un petit nain de jardin comme décoration.
Diablotin, comment on fait pour revenir en arrière?
J'ai aucune envie de rester coincé là, moi.
Mais les diablotins n'ont pas accès au paradis.
Diablotin...
C'est interdit pour les créatures de la nuit.
Mais c'est pas drôle comme là.
Mais alors qu'il commence à s'impatienter,
il voit une silhouette s'approcher de lui.
Eh, monsieur, monsieur, vous allez pouvoir m'étier.
C'est un petit monsieur avec un petit chapeau,
une petite veste, une petite sacoche en cuir.
Ah, là là.
Wow.
Ah, monsieur.
Veuillez baisser le volume de votre voix.
On aime bien la tranquillité ici.
Malgré votre arrivée à prévu, nos services ont su réagir rapidement.
Et là, les petits messieurs pointent son tout petit stylo
vers une maison exactement comme toutes les autres.
La maison B-73 vous a été assignée.
Ah, celle-ci ?
Dans celle-là.
Voilà, bonne éternité.
Ah, le mardi et le jeudi, il y a Belote.
Belote, tu es...
Bon, bon, eh bien, je crois que je vais aller m'installer dans ma petite maison.
Voilà, quoi.
Et les heures, les jours, les mois passent.
Les années peut-être, le soldat n'en a aucune idée.
Car tout se ressemble encore pire qu'à l'armée.
J'en peux plus.
La pelote du jeudi après-midi me sort par les trous de nez.
Pourquoi il n'y a pas un seul endroit véritablement vivant et amusant ?
On est au paradis.
Il faut faire quelque chose.
Et notre soldat se met au travail.
Il se retrousse les manches et il construit devant sa maison toute normale
une petite cabane en bois.
Et il marque dessus...
Duvette des amis.
Bonjour, monsieur.
Oh, un premier client. Bienvenue, monsieur.
Qu'est-ce que je vous sais ?
Votre petite entreprise n'est pas du tout tolérée par le règlement.
Le règlement ?
La création d'un lieu de convivialité hors des horaires permis
est passible d'exclusion.
D'exclusion ?
Oui.
Mais notre héros a à peine le temps d'ouvrir la bouche
et attendez que le petit monsieur a signé le bad il petite feuille
et immédiatement à revoir le soldat est transporté hors des murs du paradis.
Hey !
Alors ça c'est quand même dommage.
J'ai même pas eu le temps d'avoir un seul client.
Elle, elle !
Ah ! Diabletin !
Tu vois là enfin, tu m'attends depuis longtemps.
En quelque sorte, tu as gardé la cartouchière sur toi et j'y suis lié pour l'éternité.
T'avais raison, c'est tout pourri ici.
Si c'est ça le paradis,
alors j'aimerais mieux être en enfer.
Ha ha ha ha ha ha !
À vos ordres, mon maître.
Attends deux secondes.
C'est parti pour l'enfer.
Non mais c'était une façon de parler !
Et une fois arrivé aux enfers,
c'est l'inverse du calme plat et de l'ennui du paradis.
Mais qu'est-ce que c'est que cet endroit ?
Mais c'est terrible et c'est beaucoup trop bruyant, le matheur.
P'ti diabletin, par le pouvoir de la cartouchière,
ramène-nous tout de suite sur notre bonne vieille terre.
Tout de suite, mon maître, tout de suite !
Ah bah voilà, notre soldat est enfin de retour sur le plancher des vaches.
Ils sont sous ses doigts les petites épines des sapins
et l'herbe de la forêt.
Ils poussent un soupir de soulagement.
Oh, je sais pas si j'y rêvais tout ça ou quoi,
mais maintenant je suis sûr d'une chose.
C'est sur terre, au milieu de ses amis, de ses camarades,
de ses copains, qu'on est encore le mieux.
Et en parlant de ça, diabletin !
Oui, maître ?
Diabletin, mon ami, je te libère.
Tout de suite, mon maître, je vous ai...
Quoi ?
Tu es libre, diabletin.
Le diable n'en revient pas.
Je suis libre.
Après des millénaires à servir,
des maîtres plus stupides et coupides les uns que les autres,
il est enfin libéré par un acte de pure générosité.
Trouve ton destin, mon cher petit diabletin,
ta liberté.
Merci, petit soldat.
Moi, je vais créer un bar café, un cabaret.
Et pif par pauf, le soldat se met au travail.
Allez, du boulot !
Wow ! Et après quelques mois,
son cabaret à la façade rouge et jaune
apparaît à l'horizon, dans la campagne.
Et voilà, aussi beau que dans nos rêves.
Je n'en reviens pas.
Nous avons tout construit nous-mêmes,
sans l'aide de la magie et sans tricher.
Bienvenue dans notre cabaret,
le soldat et le diabletin.
Sortez !
Eh oui, les petits fouinards,
après avoir été libérés par le soldat,
le diabletin avait compris qu'il ne voulait qu'une seule chose,
rester avec le soldat,
non plus comme un serviteur,
mais comme un ami, un associé.
On a dit, le petit honte est pour la table et cas.
Et nous on a dit, le spécialité diabletin.
Ils faisaient tout ensemble,
le ménage de la cuisine,
le service et même la comptabilité.
Ils offraient à tous les gens du pays,
chaque soir, au milieu des champs,
buglés, des concerts improvisés,
des blagues racontées et des toasts,
enflammés, un sacré moment d'éternité.
Une vraie nuit au cabaret,
du soldat et du diabletin.
Mais qu'est-ce que...
quoi ? Poit, poit le matou.
Là, non mais c'est pas possible,
j'avais fait une belle conclusion, moi, à mon histoire.
Il est venu tout gâcher.
Allez chute le matou,
soit un gentil petit matou niche,
et qui sait le matou, qui sait ?
Peut-être qu'un jour, je te redonnerai la parole,
mais à une condition,
que tu te brosses les dents,
parce que tu chemoutes.
Non !
Je le fais du micro,
petit,
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La Baba Yaga vous souhaite une bonne année !