
Quelle Misère !
Durée: 13m42s
Date de sortie: 20/01/2023
Un riche nobliau parcourt à toute vitesse la campagne enneigée sur son traineau. Dans un village au milieu de nulle part, il va se retrouver confronté à la misère des habitants.
Mais là, problème : il ne ne soupçonnait même pas l’existence d’un tel fléau ! (et à vrai dire, il s’en fichait pas mal).
Alors, il part à la recherche de la misère dans la forêt et va découvrir à ses dépens le véritable sens de ce mot !
Hey ! Bienvenue dans mon podcast, les histoires passages de la Baba Yaga !
Ça va dépoter, vous allez voir !
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Voilà ! C'est ce que j'avais à dire !
Et maintenant, place l'épisode et place à l'aventure !
Matoo, traducteur 3000, activé !
Les petits fouinards, ici le matoo.
Je sais que ces jours d'histoires passages,
mais la Baba Yaga est d'une humeur massacrante et elle a décidé de tout casser.
J'ai essayé de la calmer en lui préparant son casque croûte préféré.
Wow, j'ai le ventre bien plein là !
Je peux presque plus bouger !
Le matoo, c'est vrai que tu chemoutes, mais ton casse-oulait est divin !
Je dois vous avouer les petits fouinards,
que ce matin, ça a été un tout petit peu la folie, ici.
Vous voyez, je me suis réveillé, comment dire ?
Euh, oui, voilà, je me suis réveillé du mauvais pied.
Mon réveil sonne.
Allez, zout !
Et à peine, je pose le pied par terre que aille !
Le matoo avait laissé traîner mon trousseau de clé pile à cet endroit.
Je sais que c'est toi qui l'a mis là.
Et les fouinards le savent aussi !
Non, non, non, tu t'es calme, Baba Yaga, tu restes calmes !
Aie, bon, je reprends.
Je me lève tranquillou, pour aller faire ma boisson du petit déjeuner préféré.
Mon café, mélangé à du jus de beitrave macérée, est là.
Non seulement il n'y a plus de beitrave, mais en plus, il n'y a plus de café !
Non mais...
Et la personne qui s'est servie en dernier, suivée mon regard, les fouinards,
a remis la boîte à café vide dans le meubles.
Je vous parle même pas de la suite de la matinée, la porte de la cuisine qui ne s'ouvre plus.
Aie, mon pied ! Le matoo !
Mais c'est en arrivant pour déjeuner !
Ça, ça va me remonter le moral, quand l'abéit...
Quoi ! ?
Là, vraiment, c'était la goutte d'énervement qui a fait déborder le haricot qui corait sur mon dos.
Le matoo a mangé toutes mes craquignolettes, goût-ceux-ci-cents.
Et là, les fouinards, franchement, c'était pas beau à voir !
Là, tout ça, pour vous dire, que j'ai tout complètement et entièrement la faute du matoo.
De quoi ? Qu'est-ce que tu dis, le matoo ?
Ah mais oui, ça fait une éternité que je n'ai pas raconté celle-là !
Les fouinards, vous n'y quittez pas, s'il vous plaît !
Le matoo devait se sentir un peu coupable, et il a eu une très très bonne idée d'histoire à raconter.
Alors, attends, par contre, où est-ce qu'elle est rangée ?
Ah oui, non ! Elle est pas rangée !
Ça veut dire qu'elle est avec la vaisselle du Noël de l'année passée.
Ah là, ti voilà, petite histoire, passage et indisciplinée.
Je te tiens, qui ne peux plus m'échapper.
Tu vas parfaitement convenir pour cette journée et pour calmer mes nerfs, encore ton papier.
Parce que oui, les petits fouinards, oui, vous comprenez,
cette histoire n'est pas une histoire comme toutes les autres.
Pour une fois, le personnage principal ne sera pas vraiment de notre côté.
Et vous allez voir, tout ce qui va lui arriver, et ben comment vous dire,
il l'aura bien cherché.
Ah oui, je sens déjà que mes nerfs se calment.
Mais vous entendez ce bruit, ces petites clochettes qui se rapprochent au loin
et se frontentement sur la neige.
Oh oui, mais c'est bien ça, c'est un traîneau.
Nous sommes au milieu d'une étendue de glace désertée.
Et un atelage tiré par deux grands chevaux, file à toute vitesse.
Yah ! Allez, vite au coach, tu gagnes tout !
Et sur son traîneau, les petits fouinards,
habillés d'un grand manteau luxueux et de fourreurs de renards,
pauvres pétirénards, un riche baron.
Plus vite !
Il est habitué à ce qu'on lui obéisse, et lorsqu'il crie à son cocher.
Plus vite !
Et ben le cocher est obligé de fouetter plus fort encore ces pauvres chevaux.
Encore plus de décalage !
C'est coché, fouetter ces salpettes qui refusent d'aller plus vite !
Il a dit plus vite !
Ah non mais oh, il va pas bien lui ou quoi là.
Ah, si des chevaux c'est pas de la crème chantilly à la fin !
On va intervenir le manteau.
Je suis pas d'accord qu'on maltraite les animaux comme ça moi.
Non c'est non !
Tenez-vous bien les petits fouinards, ça va être un peu technique.
Et la babaïaga va faire l'étalage du tout sans savoir faire.
Ah mais pousse-toi le manteau, c'est pas possible d'être dans mes pas tout le temps !
Et juste là au virage, alors que l'atelage fonce à toute bersingue.
Au milieu d'un petit village, je me glisse dans la neige de la route.
Et avec un léger souffle de magie, je transforme la poudreuse de la route.
On a un verglas décapant.
3, 2, 1...
Il me suit et molle partout !
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Ah mais je sais pas mon maître, c'est le verglas, enfin je crois.
En rentrant je vous ferai fouetter.
D'accord.
Et la prochaine fois ce sera...
Ah...
Mais qu'est-ce que c'est que ce bruit là ?
Il entend un rythme étrange, près de là où son traîneau s'est accidenté.
On dirait un bruit de guerre mais sans la guerre.
Alors le nobio contourne une maison...
Ah mais faut raser ça !
Qui tient à peine debout sur ses pattes ?
Qui voudrait habiter là-dedans ?
Et il voit dans la petite cour misérable,
un vieil yard en train de couper du bois avec une vieille hache.
Mais enfin...
Mal affûté en plus.
Mais qu'est-ce que c'est que ce manège ?
Le vieil yard est en âge,
ses habits en plus d'être tout troués,
tout rapiés.
Ces habits sont trempés de sueur.
Mais il va pas bien du tout ce vieux monsieur.
Pourquoi se faire mal comme ça ?
Aucun tourner de bois.
Hola, bravo vieil yard.
Bonjour mon seigneur.
Je comprends pas là.
Qu'est-ce que c'est que cet imbruglio là ?
Pourquoi couper du bois est acharné comme ça ?
Bah en fait, c'est pour le vendre au marchand de bois,
pour acheter ensuite moi-même du bois,
pour me chauffer et pour...
On s'ape !
Je ne comprends pas un mot de ce que tu dis.
Bah en deux mots.
C'est à cause de la misère, quoi.
La quoi ?
Bah...
Pas la misère, quoi.
La perdouille, la poisse, la pommade, la persingue,
la misère en fume.
La misère ?
Ah bah c'est marrant ça.
Enfin quelque chose de nouveau.
Mais pourquoi j'en ai jamais entendu parler ?
Euh, dites-moi mon bon vieil yard.
Où est-ce que je peux la voir ?
La trouver quoi, cette misère ?
Le pauvre vieil yard n'en revient pas.
Lui qui pensait comme tout le monde que plus on était riches,
plus on était intelligents,
et que c'est sûrement parce qu'ils étaient intelligents
que les riches étaient riches.
Eh bah oui, le vieux, ça t'apprendra à croire tout ce qu'on te raconte.
Pouf, pomme.
De voilà, la bouche ouverte a pas savoir quoi dire à ceux,
à secret indésal pour n'habitent ou cousu d'or.
Bon, eh bien répond, le vieux,
où je te fais fouetter.
Oh non, jamais le fouetter.
Bon, allez, j'ai vécu à dire quoi répondre-moi.
Répète après moi.
Eh bien mon prince.
La misère, c'est bon.
La misère, c'est pas compliqué.
Vous allez la trouver en vous enfonçant tout droit dans la forêt.
Par là.
Par là ? Ah mais c'est parfait.
J'ai plein de questions à poser à la misère.
Cocher ?
D'arrêt.
Nous partons tout de suite à la conquête de la misère.
Et m'en mettre.
Secrétin de nobios suivant les bons conseils
et la baba yaga se mettent en route
à travers l'épaisse forêt de pain
avec ses petites chaussures.
Mais aïe !
Et son pauvre cocher qui le suit
n'emmène pas plus large.
Et plus ils s'enfoncent dans la forêt,
plus je leur mets dans les pattes des petites ronces
bien piquantes.
Ah, ça pique.
Mais mon manteau, c'est déchire.
Et enfin, mais c'est un scandale.
Cocher, venez-donc fouetté, ces horribles ronces.
Oui mon maître.
Prenez ça, les ronces.
Ah, et puis tiens, on va faire en sorte que la nuit tombe.
Ce sera plus drôle dans les noirs.
Allez, la nuit tombe.
Ouh, ouh, ouh.
Cocher, cocher.
Je ne vous vois plus, vous êtes où ?
Je suis là.
Ah ! Mais vous êtes malades, vous mevez ces peurs.
Je suis désolé.
Fouettez-vous vous-même, cocher.
D'accord, tiens, prends ça à cocher.
Comment va-t-on faire pour trouver la misère s'il fait nuit comme ça ?
Ah, ah, ah, mais faites quelque chose.
Sinon, ce sera...
Mon maître.
Et oui.
Mon maître.
Attention, vos trous.
Cocher, je suis tout haché, je de la boue partout
et je suis crevé en plus.
Allez, font les faits tourner encore quelques heures dans cette forêt piégée.
Ouh, je n'ai marre.
Et quand enfin arrive le matin,
nos deux crétins reviennent à l'exact endroit d'où ils sont partis.
La bâtisse est du vieil ya.
Ah, bah enfin.
Enfin, mon maître.
Enfin, je vais rentrer chez moi.
Je vais prendre un bachot pendant 12 jours.
Eh, voilà le traîneau, mon maître.
Mais quand ils arrivent devant le traîneau...
Mais qu'est-ce que...
Je raveaux, il n'y a plus les chevaux.
Eh bah oui.
Voilà, ils sont partis en vacances les chevaux.
Et ils l'ont bien mérité.
Maître, souhaitez-vous que je me fouette.
Et donc, devant eux, il n'y a qu'un traîneau tout seul et sans chevaux.
Mais enfin, mais c'est terrible.
Bah oui.
C'est pas mon traîneau, c'est celui du fils du roi.
Avant.
Si je ne lui rends pas, je ne serai plus invité à son grand balle de fin d'année.
Cocher.
Vous allez tirer la cariol.
Euh, tout de suite, mon maître.
C'est trop lourd.
Il faut m'aider, là.
Mais quel auraar je vais devoir utiliser mes deux mains si douces.
Aller une, aller.
Non, c'est moi qui compte.
Ok.
Un, deux, trois.
Ah, c'est lourd.
Mais poussière un peu, mon Dieu.
Je fais ce que je peux.
Quel misère.
Eh oui, quel misère.
Et on raconte d'ailleurs qu'encore aujourd'hui,
nos deux crétins n'ont toujours pas redrouvé le chemin de la maison.
Comme quoi, il faut éviter de trop l'énerver la papayaga.
Tu entends le matheu ?
Il faut tirer la misère du monde sur son taux avec des habits tout déchirés.
Voilà.
Ah, cette histoire, elle me fera bien fou.
C'est fou, ça.
Je me sens un peu comme si, comme si j'avais fait 15 fois le tour du pâté de maison en courant.
Vous voyez, les fouillards ?
Ah, d'ailleurs, en parlant de pâté, c'est l'heure du goûter, non ?
Mais oui, c'est l'heure du petit casse d'ail pour la papayaga.
Car une bonne tranche de pâté en croûte bien grillée.
J'en ai gardé de Noël dernier, juste là.
Ha, ha, ha, dans ce...
quoi ?
Le pâté a disparu.
Mais, mais qu'est-ce que c'est que ça ?
Mais c'est du poil de matheu, ça.
Bien joué, le matheu.
Bien joué, bravo.
Profite bien de ta victoire et de ton pâté, maudit matheu.
Parti, ne laissez pas encore, mais la papayaga va passer à l'action.
Un jour, dans ton dos, dans ta gamelle,
sans que tu t'en doutes le moins du monde,
je vais venir manger toutes tes croquettes super préniomes.
Je vais tout manger, tu n'auras plus rien le matheu.
Oh oui, voilà, c'est ça.
Je vais mettre mon plan diabolique à exécution
et je deviendrai la reine du monde.
Ha, ha, ha, ha, oh là.
Wow, ça débloque total là-dedans.
Euh, bon, je vais faire un petit dodo.
Tu me réveilles pas, le matheu.
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Les Tutos de la Baba Yaga #1 - Tutos Bricolos