Nouvelle sereine.
En fait je vais faire un AVC.
Je ne me rends pas compte que c'est un AVC sur le moment.
Je vais juste compte que ma main gauche ne fonctionne plus.
Là j'ai passé une semaine à l'hôpital de Katmandou.
Moi je pense que c'est un peu le truc qui m'a jamais lâché de se dire en fait
il va t'arriver plein de galère.
Tu vas avoir plein d'obstacles qui vont se dresser envers toi.
Devant toi.
Mais en fait tu vas avoir la force au fond de toi.
Les ressources nécessaires et la capacité de résilience de surmonter
toutes les épreuves qui vont arriver.
Alors c'est vrai que là je trouve qu'il y en a quand même beaucoup qui me sont arrivés ces derniers temps.
Mais je suis assez surprise de voir à quel point ça me passe dessus.
Il était une nouvelle héroïne, Madsid, qui grandit en Bretagne, pas grande.
Encore plus petite que pas trop grande,
elle se prend pour Fifi Brindassier à monter sur les rochers de bord de mer
quand ce n'est pas aux arbres de son jardin.
Oui, Fifi ou plutôt Pipi L'instrument
en suédois Pipi Longue Chaucette.
Une fois la porte de la cuisine franchie,
Mathilde, pas Fifi, en file, sont habillées sans couette et longue chaucette
et ne se la joue pas comme Bécame, mais plutôt comme Ratatouille avec sa maman.
Cette passion pour la cuisine la pousse à se rêver chef.
Enfin, son rêve ne dure pas très longtemps.
Elle fait son stage de troisième dans un restaurant
et rend son tablier avant que le boeuf bourguignon ne soit recuit.
Trop de stress en cuisine, un vrai cauchemar.
Rien à voir avec top chef.
Son tablier rangé, ses ustensiles dans le tiroir,
c'est ça valise que Mathilde décide de sortir pour voyager.
Une âme de voyageuse cultivée par ses parents qui adorent explorer le monde.
Son bac en poche, elle se lance dans des études de commerce.
Ces études lui permettent de prendre le large pas en mer,
mais au Népal, à Katmandou.
Katmandou, c'est la capitale d'une Népal,
qui est située dans une vallée entourée par les montagnes de Limalaïa.
Ces montagnes de Limalaïa ont été traversées par une autre exploratrice
et qui ont été élevées par des émissions de la ville.
Un peu plus aventurière que Mathilde, Alexandra David Nel.
Cette jeune femme avait rencontré le 13e d'Alaïlama en 1912.
Oui, l'année d'une offrage du Titanic.
Il lui fixa un rendez-vous à Lhassa, au Tibet.
Une invitation qu'elle mit 11 ans à honorer.
Et pour cause, Lhassa est interdite aux étrangers.
Avec son compagnon de route, le Tibetain Apur Yangden,
Alexandra et ce dernier se lancent dans une traversée de 8 mois
à travers le pays des neiges.
Après avoir parcouru de plus de 2000 km à pied dans Limalaïa en 1924,
Alexandra entre déguisé en bandioente à Lhassa.
...
Alexandra David Nel,
c'était en France à l'âge de 101 ans en 1969.
Mais revenons à Katmandou et notre Mathilde.
Mathilde rejoint une mission humanitaire dans un pensionnat pour enfants.
Pendant un mois, elle aide ses enfants pour la plupart orphelins
à faire leur devoir.
Say hello, say goodbye.
Brian is in the kitchen.
Elle est en première année d'école de commerce.
Et faites alors ses 20 ans.
Entourer des enfants.
Happy birthday !
Happy birthday !
...
Le lendemain de son anniversaire, elle se réveille.
Et elle ne sent plus sa main gauche.
Elle n'a plus de force.
Tiens.
J'ai une crampe à la main.
Ah, zut, c'est la main gauche.
Comme elle est gauche, c'est embêtant pour aider les enfants.
Elle se débrouille pour écrire de la main droite au tableau
et joue au Mime Marceau.
Elle ne s'inquiète pas plus que cela
et part se coucher dans sa chambre le soir même.
Le lendemain au réveil.
Hum, tiens.
Je ne sens toujours pas ma main.
Bon, je vais essayer de me lever.
Mathilde s'écroule sur le sol devant son lit.
Mais qu'est-ce qui se passe ?
Je ne sens plus ma main... Je ne sens plus ma jambe gauche.
Mathilde fait ce qu'on appelle dans le jargon
médico-scientifique un avécé.
Ou plus précisément, une émoragit interne du cerveau.
C'est-à-dire qu'il y a un caillot de sang qui s'est formé.
Heureusement, son cerveau est toujours irrigué.
Elle appelle à l'aide depuis sa chambre.
Entre panique et étasse seconde.
Elle sera amenée à l'hôpital américain de Katmandou.
Mademoiselle, vous avez une chambre au cerveau.
Nous devons faire plus d'examen.
Mathilde font l'art.
Elle crie intérieurement.
Je veux revoir ma famille. Je veux revoir ma famille.
Elle ne peut plus bouger.
Elle est complètement paralysée du côté gauche.
Son visage est aussi paralysée,
ce qui l'empêche de s'exprimer.
La nouvelle tombe.
Mathilde ne peut pas prendre l'avion dans son état.
C'est beaucoup trop dangereux pour elle, pour sa vie.
Il faudra attendre une semaine.
A Katmandou, Mathilde est seule dans sa chambre.
Ses seules visites sont les médecins et son camarade d'école.
Sa famille est en France.
Elle s'effondre l'arme à chaque fois qu'elle a son père ou sa mère au téléphone.
Et elle a peur de soir quand elle s'endort.
Au bout de cette jour, Mathilde peut enfin rentrer en France.
En France, Mathilde subit une batterie de test.
Bon, mademoiselle, laissez-les d'examen
et vous allez faire navisser.
Il y avait une malformation au cerveau sur le côté droit.
Il faut savoir que le cerveau droit contrôle le côté gauche de votre corps
et le cerveau gauche contrôle le côté droit.
Mais...
Mais je vais... Je vais mourir.
Je vais mourir.
Mathilde est terrorisée par la réponse que va lui donner le médecin.
Depuis une semaine, elle entend le mot tumeur
et s'imagine qu'elle n'a qu'un mois à vivre
et qu'elle ne fêtera jamais ses 21 ans.
Mais non, pas du tout.
On ne sait pas vraiment comment le cerveau humain peut agir.
Vous avez actuellement, comme un gros bleu, dans le cerveau.
Il faut qu'il disparaisse, que votre cerveau retrose sa mobilité.
Pour cela, vous allez vivre quelques semaines dans un centre de rééducation.
Au bout d'un mois, Mathilde se rétablit et retourne dans son école de commerce,
comme s'il ne rien ne s'était passé.
Enfin, si quand même.
Elle marche avec une canne, car elle a toujours du mal à marcher du côté gauche
et elle-même vise présidente du bureau des sports.
Hé, regarde, c'est la meuf qui a fait un AVC au Népal.
Waouh, elle est ouf cette meuf.
Elle a failli mourir.
Mathilde se rende bien compte que même si elle passe pour la meuf
cool de son école qui a survécu à la mort,
elle a une épée de Damoclès au-dessus de la tête.
Elle marche péniblement et sa main gauche reste toujours engourdie.
Elle va consulter à nouveau.
Mathilde, vous continuez de faire des petits AVC en continu.
Mais...
Mais je vais vivre comme ça toute ma vie ?
Nous pouvons procéder à une intervention au laser qui s'appelle Gama Naif
pour diminuer sa main formation.
Gama pour signifier les rayons et une naif comme un couteau.
Ouais, pas très réjouissant cette opération.
Je n'ai pas le choix.
L'intervention se passe bien et Mathilde reprend une vie normale.
Elle part à paris avec ses copines,
fait un stage dans une entreprise dans le secteur du tourisme
et puis un jour, sa main gauche se paralyse à nouveau,
ainsi que son pied gauche.
Bon, Mathilde, nous pouvons désormais opérer votre cerveau.
Il y a des risques comme toute opération.
Mais...
Mais je serai une personne handicapée ?
Oui, mais je préfère vous prévenir des autres risques
comme la perte de la vue.
Mathilde accepte de faire cette opération de la dernière chance.
Au moins, elle n'aura plus une épée de Damoclaise sur la tête.
Ses parents blémissent.
En fait, ils sont terrifiés.
Mathilde, encore plus, mais ne le montre pas devant eux.
Quand arrive le jour de l'opération, le 4 décembre 2012,
Mathilde sait qu'elle va mourir.
Qu'elle ne se réveillera plus.
Mathilde, je suis Sonia, ton infirmière.
Alors imagine que tu es en train de souffler une bougie.
Mathilde s'endort sous le coup de la anesthésie.
Mathilde, ma chérie, ma chérie réveille-toi.
Papa ? Papa ?
Bonjour.
Le papa de Mathilde font un larme.
Le médecin lui avait annoncé qu'elle ne pourrait ne plus parler après l'opération.
Mathilde fait une batterie de thèse pour vérifier sa vision,
son oui, sa mobilité.
Sa main gauche ne fonctionne plus, elle est complètement paralysée.
Son médecin ne perd pas espoir et lui annonce que peut-être
elle pourra en retrouver l'usage.
C'est le premier jour du reste de la vie de Mathilde.
Alors, elle s'accroche à cet espoir.
Elle ne veut pas subir son handicap et se dire que tout est foutu.
Elle est ma grande.
Tu as 20 ans et une longue vie devant toi.
Tu vas y arriver et réaliser tous tes rêves.
Elle part en centre de rééducation avec une nyac d'enfer dans son fauteuil roulant
pour remarcher vite et retrouver les sensations de sa main gauche.
Yay !
Un mois après son arrivée au centre, Mathilde arrive à remarcher.
C'est une première victoire.
Et puis Mathilde fait d'énormes progrès
et peut vite revivre toute seule dans son appartement,
reprendre une vie normale, poursuivre ses études,
partir en stage à Londres, sortir avec ses copines,
rencontrer des copains, voyager,
ressortir avec ses copines, écrire à lui et réécrire.
Quatre années se sont écoulées et Mathilde refait un à laissé.
Comme un signe d'alarme, elle prend conscience que sa vie reste fragile
et qu'elle ne peut pas vivre comme avant.
Juste différemment, avec des moments calmes.
Pour se reconnecter à elle-même.
Vivre sa deuxième vie sans foncer, comme pour la première.
Alors Mathilde revit différemment.
Elle commence l'escrime avec d'autres personnes handicapées
et va faire une rencontre qui va bouleverser sa vie.
Celle du papa de ses deux enfants,
hortant ses morceaux qui n'étront quelques années après.
Et quand Mathilde se retrouve en salle de travail
pour leur donner naissance, tout se passe très bien.
Même si les médecins craignaient qu'elle refait un à laissé
pendant l'accouchement.
Aujourd'hui Mathilde n'a pas retrouvé l'usage de sa main gauche
qui est restée figée et se déplace avec une calme.
Elle vit à 1 000 % sa vie de maman
qui voit ses deux enfants grandir
et va d'entreprise en entreprise parler du handicap
pour que les salariés handicapés puissent trouver leur place
comme les autres.
Alors chère nouvelle héroïne,
si tu te sens l'oreille, tu entendras le message
que Mathilde a enregistré pour toi.
On a tous une force en nous qui se révèle
avec les épreuves de la vie.
Ce n'est pas parce qu'à un moment, c'est difficile
que la vie ne sera plus jamais belle.
Il ne faut pas en douter.
Malgré les grandes épreuves que j'ai traversées,
je n'ai jamais cessé de sourire
et d'avoir confiance en moi et en mon avenir.
Voilà, c'était l'histoire de Mathilde Cabanis
ou plutôt le début de la grande histoire
de sa première et deuxième vie.
J'espère que ça t'a plu et inspiré.
Juste avant d'écouter une nouvelle histoire,
j'ai quelques messages à te dire.
Si c'est la première fois que tu écoutes ce podcast,
merci d'être venu jusque-là.
Je t'invite à t'abonner pour ne pas rater les prochaines histoires.
C'est tous les mercredis.
Aussi, tu peux m'aider à faire grandir le podcast
en mettant 5 étoiles et un avis
sur la plateforme Apple Podcast et Spotify,
demander à tes parents, ton grand-faire,
grande soeur de le faire aussi.
Et parlons à tes professeurs, tes camarades de classe,
ta directrice d'école, ton prof de danse
ou entraîneur de basket.
Je compte sur toi.
C'est vrai.