JARDIN - Ep. 2 : Les fossiles de plantes

Durée: 15m30s

Date de sortie: 29/09/2021

Quel est le plus vieux fossiles de plantes ? Comment les fossiles se forment-ils ?


Dans ce 2e épisode, Louka, 7 ans, interviewe Pascal Decorps, chargé des publics au Muséum de Grenoble.


Dans le coin des lecteurs, Noëmie te présente "Le fossile" de Max Ducos, publié chez Sarbacane.

Bonne écoute !
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Les trois épisodes de ce cycle sont réalisés en lien avec l'exposition,
le jardin extraordinaire présenté au centre du culture scientifique,
technique et industriel de Grenoble, la casemate.
Au travers de cette exposition, vous pourrez découvrir le cycle des végétaux,
leurs caractéristiques, leurs besoins.
Retrouvez aussi toutes les informations sur le site internet de la casemate.
Oillet, le podcast des 7-12 ans, est coproduit par la casemate,
centre de culture scientifique, technique et industriel de Grenoble,
et le studio de création sonore, Skadyenko.
Bonjour les petites oreilles, bienvenue dans Oillet, le podcast des 7-12 ans.
À chaque sortie du podcast, découvrez une nouvelle thématique et trois épisodes associées.
Je m'appelle Noémie et cette semaine, je suis accompagnée de Luca.
Bonjour Luca !
Bonjour Noémie !
Luca, cette semaine, nous allons parler des végétaux.
Et pour ce deuxième épisode, découvrons les traces qu'ils peuvent laisser.
Nous allons donc parler...
des fossiles de plantes.
Les fossiles de plantes, nous allons donc parler paléo-botanique,
cette discipline qui étudie les plantes fossiles.
Partons donc au mesoprotérosoïque, il y a 1,2 milliard d'années.
Pour nous accompagner dans ce voyage à la rencontre des premières traces du vivant,
et pour répondre à tes questions, Luca,
nous sommes accompagnés de Pascal,
chargés des publics au Muséum d'Histoire naturelle de Grenoble.
Bonjour Pascal !
Bonjour Noémie, bonjour Luca !
Allez, ouvrez grands vos petites oreilles,
je vous laisse avec les questions de Luca et les réponses de Pascal.
De quelle époque datent les premiers fossiles de plantes ?
Alors, c'est une excellente question.
J'ai envie de te répondre avec un fossile dont on dispose au Muséum,
qui est présenté en vitrine dans nos collections,
et on a un fossile qui date du cilurien.
Te voilà bien avancé si je te dis cilurien.
En millions d'années,
je vais te parler en millions d'années,
on est à moins 444 millions d'années.
Alors, peut-être qu'il faudra prendre un petit peu de temps après l'émission
pour aller voir ce que c'est moins 444 millions d'années.
Et on a découvert en écosse, à Rini,
dans une formation cilisseuse, cilisseuse, c'est comme du sable,
la cilisse, c'est du sable par exemple,
des tiges dressées d'environ 25 cm,
des plantes terrestres,
parce qu'il y avait avant,
encore avant des plantes marines, comme par exemple des algues.
Mais si on prend par exemple comme départ des plantes terrestres,
on va parler de cette plante qu'on appelle Rina,
qui vient d'écosse,
et qu'on peut voir en vrai en fossiles dans un Musée.
À quoi ça ressemble ?
Ça ressemble à une petite tige dressée
avec des petits départs de branche sur les côtés de feuilles.
Ce n'est pas très spectaculaire à voir,
soyons honnêtes, ce n'est pas très spectaculaire à voir.
Mais sur le plan scientifique, c'est très important.
Est-ce qu'on peut en trouver facilement ? Et où ?
Alors, des fossiles de plantes ?
Oui, on a la chance dans la région de pouvoir en trouver assez facilement.
Il va falloir aller pour ça dans les bassins Ouyé,
c'est-à-dire là où il y a du charbon.
Et on peut aller par exemple du côté de la mur en Isère.
Il y a un petit train qui passe par là,
et puis il y a un musée qui s'appelle la Mine Images,
c'est un musée de la Mine,
mais on pourrait aussi aller à Sainte-Etienne, à l'Est, dans le Gard,
on pourrait aller dans l'Héro, on pourrait aller à Commenterie,
mais autour de Grenoble, c'est plutôt vers la mur qu'on va aller.
Et oui, on peut trouver assez facilement dans des terrains d'origine continentale.
Si on cherche des plantes terrestres,
on va chercher dans des terrains d'origine continentale,
c'est-à-dire le continent, la Terre, pas dans l'eau.
C'est la fossilisation qui est un petit peu compliquée à expliquer,
c'est-à-dire que la plante, quand elle va mourir,
il va falloir que très rapidement elle soit à l'abri de l'air,
parce que dans l'air, il y a quelque chose d'extrêmement agressif
qu'on appelle l'oxygène et qui va faire pourrir si on laisse à l'air.
Ou alors si la plante est morte et qu'un autre animal passe par là et la mange,
bon bah elle se fossilisera jamais,
alors que si elle tombe quelque part comme dans de la vase, de la boue,
là elle peut rester tranquille pendant quelques milliers d'années
et toutes les petites parties de la plante vont se transformer en pierres,
en roches, en minérales, on dit qu'elles se minéralisent.
J'imagine que tu as déjà bu de l'eau minérale.
Dans l'eau minérale, il y a des minéraux, c'est-à-dire des petits cailloux.
Et c'est ça qui va faire le fossile de plante.
Attends le droit d'en ramasser.
Les fossiles sont soumis à des règles.
Ramasser les fossiles, si tu vas sur un terrain où tu penses,
où on t'a dit qu'il y avait des fossiles,
il faut quand même avoir l'autorisation du propriétaire des lieux.
Sans l'autorisation du propriétaire, il va pas être très content.
Si tu as un cerisier dans ton champ et que quelqu'un vient te voler tes cerises,
tu vas pas être content.
Pour les fossiles, c'est pareil.
Il y a des codes et des règlements un peu plus compliqués que pour les cerises, on va dire.
Mais c'est comme ça.
Et puis il y a des zones protégées, c'est-à-dire des zones où on n'a pas le droit du tout
d'aller les ramasser, sauf si on est un fouilleur, un vrai fouilleur officiel,
quelqu'un qui fouille avec une autorisation.
Et là, il y a des zones protégées.
Et malheureusement, il y a du pillage parce qu'il y a du business,
parfois un peu d'argent à se faire avec des fossiles,
donc ça arrive aussi que des gens viennent voler.
Mais ça, ce n'est pas bien du tout.
Est-ce qu'on en trouve partout ?
Eh bien non, ça serait trop facile.
Non, on n'en trouve pas de partout.
Ça va dépendre beaucoup des conditions d'enfouissement,
c'est-à-dire de là où est tombé et là où est morte la plante.
Là où est morte la plante et de comment ça se passe derrière.
Si très vite elle disparaît, on ne se jamais en aura de fossilisation.
Si au contraire, on est dans des bonnes conditions,
tout à l'heure, on parlait de vases, de bouts.
Parfait.
Imagine une feuille morte qui tomberait ici, maintenant, sur un sol en béton.
Il ne va rien se passer et la feuille morte, elle va juste disparaître.
Par contre, si elle tombe au bord d'un lac,
au bord d'une rivière, dans une zone relativement marécageuse, calme,
là, il va y avoir du temps pour se fossiliser,
pour se minéraliser, pour devenir de plante à pierre, à roche.
Et il faut surtout qu'au bout de, par exemple, 200 ou 300 millions d'années,
il y ait quelqu'un qui la trouve.
Il peut y avoir des fossiles à plein endroit,
mais s'il n'y a personne qui les trouve,
s'il n'y a personne qui fouille, qui cherche,
on ne saura jamais qu'ils ne sont là.
Sous-titrage ST' 501
À quoi ça sert d'en chercher aujourd'hui ?
Ça sert à connaître le passé,
ça sert à connaître ce qui s'est passé autrefois.
Ça sert à avoir des connaissances scientifiques en plus.
Ça sert à avoir du plaisir, du rêve, de la curiosité aussi.
Et puis, ça peut servir aussi à comparer tout ce qui est vivant
avec tout ce qui est mort.
Et ça, ça va nous permettre de comprendre des mécanismes
un petit peu compliqués, peut-être pour toi aujourd'hui,
mais de démontrer l'évolution.
Tu as peut-être entendu parler d'un monsieur qui s'appelle Darwin,
et à travers l'étude des fossiles,
on est capable de développer des arguments complets
juste sur la théorie de l'évolution.
Et puis, pour moi, par exemple, qui travaille dans un musée,
ça nous sert à faire des collections,
et on peut aussi travailler sur ces collections,
les présenter au public,
les donner à des chercheurs pour qu'ils travaillent dessus.
Mais je voudrais un petit peu compléter ta première question
sur l'origine des plantes sur camp de Kansas-Dat.
Je t'ai parlé de quelque chose de très ancien tout à l'heure, Rinya.
Mais si on parle des fougères qu'on trouve dans les forêts,
là, ça va être un petit peu plus récent.
On est à 420 millions d'années.
Si on parle des conifères, par exemple les sapins, les pains,
là, c'est encore un petit peu plus récent.
On est à 350 millions d'années.
Et si on parle des plantes à fleurs, qu'on appelle angiospermes, nous,
on appelle ça angiospermes,
c'est des plantes avec des fleurs et des graines,
et bien là, on est que à 150 millions d'années.
C'est pas bien vieux.
Hein ?
Tu penses que c'est vieux, 150 millions d'années ?
Trouve-t-on plus de fossiles d'animaux que de fossiles végétaux ?
Eh bien, ça dépend.
Ça dépend du lieu.
Ça dépend de l'endroit, en fait.
Si on est dans un endroit où vivait beaucoup d'animaux,
on a plus de chances de trouver des animaux.
Si on est dans un endroit où on a beaucoup de végétaux,
on va trouver plus de fossiles de végétaux.
Donc en fonction de l'endroit où ça se passe,
on va trouver plus de l'un ou plus de l'autre.
Ça dépend aussi de l'époque.
Parce que si on cherche dans un terrain qui est tellement vieux,
que les animaux n'existaient pas encore sur Terre,
on risque pas de trouver d'animaux.
Par contre, des végétaux, oui.
Parce que les végétaux vont être un petit peu plus anciens
sur Terre que les animaux.
Donc ça dépend vraiment beaucoup de l'endroit.
Et puis de conditions postérieures, c'est-à-dire après.
Est-ce qu'après, c'est passé des choses
qui ont tellement transformé le terrain
qu'on va pouvoir retrouver ou non quelque chose ?
Ça dépend aussi de ça, de ce qui se passe après,
le moment où l'animal ou la plante est morte.
Il y a un moment très particulier dans l'histoire de la Terre
qu'on appelle le carbonifère, l'âge du charbon,
300 millions d'années.
Quand on cherche des fossiles de plantes à cette époque-là,
on est vraiment à l'âge d'or.
On peut trouver des fossiles fantastiques.
Et je t'invite à venir nous voir au Muséum
et je t'en montrerai ses promis.
C'est aussi à cette époque-là qu'on avait des fougères géantes,
comme les lépidodindrons des fougères géantes,
c'est-à-dire des fougères qui font 30, 40, 50 mètres de haut.
Des libellules avec des ailes de 80 cm.
C'est dingue, hein ?
Dans cet épisode, je vais vous présenter un livre issu de la littérature de Genès,
sélectionnée avec une bibliothécaire partenaire.
Mais avant, Luca, peut-tu nous dire comment tu lis, toi ?
Je n'aime pas lire des romans, c'est trop long.
Qu'est-ce que tu as vu d'autre, alors ?
La police, les pompiers, les chiens...
Ou là, oui, lire des romans, parfois, ça peut faire un peu peur.
En tout cas, lire ce qu'on veut quand on veut un petit peu, c'est très bien.
Pour découvrir un peu plus les fossiles et se rappeler qu'il en existe de plantes,
mais aussi d'animaux, nous avons sélectionné avec Kéti,
bibliothécaire à Lyon, un livre pop-up de Max Ducos,
intitulé Le fossile publié chez Sarbacan.
Pourquoi particulièrement ce livre ?
C'est une histoire de découverte très bien documentée,
où le lecteur, avec Clément, le héros, va de découverte en découverte
et soulève toujours plus les couches de la terre.
Lorsqu'un dinosaure meurt, son corps jit sur le sol.
La peau et les organes sont vite mangés par les charoniards et les bactéries.
Seul reste le squelette.
La plupart du temps, les os disparaissent aussi.
Mais parfois, il se produit un phénomène rare et extraordinaire
qui va protéger le squelette.
C'est la fossilisation.
Une nouvelle personne a rejoint l'équipe.
C'est le photographe du chantier de fouilles avec son matériel.
Allez mes chers élèves, lance le professeur.
Courage et n'oubliez pas de boire.
Voilà donc un livre entre le documentaire et le beau livre,
l'album, un beau moment garanti.
C'est la fin de cet épisode.
On se retrouve encore une fois pour continuer nos découvertes sur les végétaux.
Si le cœur vous en dit,
essayez de deviner de quoi sera faite notre prochaine émission,
avec ce son.
N'hésitez pas à aller découvrir l'exposition de la casse-matte à Grenoble,
le jardin extraordinaire.
Et pour aller plus loin encore,
découvrez l'exposition Carnival des insectes
au Muséum d'Histoire naturelle de Grenoble.
Si vous aimez ce format,
dites-le nous avec des cœurs et des commentaires
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