Nouvelle séroïne.
J'aime le geste, la matière vivante.
J'ai commencé boulangère tout arrière et je me suis prise d'amour pour la pâtisserie.
Je voulais juste que les gens soient heureux autour de moi et j'ai trouvé comment faire mon métier.
Elle est devenue la première femme à être élu meilleur pâtissière du monde.
Et en plus, elle est française.
Elle s'appelle Nina Métayet, elle a 35 ans, elle est née à La Rochelle,
mais ça passe toujours pour faire des gâteaux et née au Mexique.
Surtout pour célébrer la meilleure pâtissière du monde,
la première femme française à remporter ce tout.
C'est l'histoire d'une fille de La Rochelle,
devenue meilleure pâtissière du monde.
Je suis Saints, d'ailleurs, celle qui murmure à tes oreilles
des récits d'aventures insolites et de dépassements de soie
à travers des histoires de femmes super inspirantes
qui ont osé faire de leur rêve une réalité.
Des histoires pour t'aider à grandir en confiance
et trouver ton propre chemin.
Bienvenue dans le monde surprenant des nouvelles séroïnes.
Il était une nouvelle héroïne qui s'appelait Nina.
Nina Richie, la parfumeuse ?
Non, mais le métier de notre Nina invite nos sens à humer
d'une née toutes les saveurs.
Nina Simone, la chanteuse et pianiste ?
Non plus, mais dans son laboratoire,
notre Nina y va piano, piano.
Nina est née en 1988 à La Rochelle,
ville côtière de l'Atlantique,
non loin d'un fort très bouillard.
Attention, histoire de Nina te donnera l'eau à la bouche
et fera sautier tes papiers.
Et pour mener à bien son histoire, il te faudra.
166 g de sucre, 254 g de farine, un sachet de levure,
une gousse de vanille, 185 g de entier,
mais je ne sais pas combien ça pèse moins un oeuf entier.
Arrondi à trois oeufs de taille moyenne, petite chef.
76 g de lait, attention, c'est précis,
et 254 g de beurre.
Ceci est la recette d'un célèbre gâteau de Nina.
Je t'en donne la suite à la fin de l'épisode.
En 1988 à La Rochelle, cette année-là, à la radio,
les parents de Nina écoutent David et Jonathan,
qui se demandent si tu vis en vacances
sous le soleil d'hiver de Niagara.
Dans la famille métallier, je demande les parents,
Nathalie et Rodolphe,
deux gastronomes en culottes plus trop courtes
qui mangent sans fin et sans fin,
surtout si c'est très fin.
Et si le beurre des charantes, AOP, si vous plaît,
parfume les maîtres.
Je demande ensuite les nés, Nina, la voilà.
Et enfin je complète la famille avec les deux petites soeurs,
Pandora et Paloma.
Une triplette magique qui rime avec A,
normal qu'en lapétit,
avec un grand A et Légion au sein de la maison.
Le mercredi après-midi, Nina les passe avec sa meilleure amie esthère,
avec qui elle prépare des gâteaux au bon beurre des charantes.
AOP, si vous plaît.
Le week-end, quand Rodolphe et Nathalie séparent
en prépare leurs superlasagnes,
planitiques des métalliers,
les copines des filles s'invitent sans trop se faire prier.
Tout est préparé telle la devise métallier.
Des bons produits du marché, tu choisiras.
Une cuisine précise, tu veilleras.
Un bon assaisonnement, tu n'oublieras pas.
Et gare à toi si tu fais leur passe sur un de ses commandements.
Encore plus grande que moins petite,
au lycée.
Nina n'a pas la langue dans sa poche.
Et c'est tout naturellement qu'elle souhaite en acquérir une nouvelle.
Non, pas une langue de boeuf qu'on servirait à la cantine,
ou la langue de chat de chez la boulangerre au coin de la rue.
Elle veut apprendre l'espagnol.
Et plutôt que de partir dans une auberge espagnol,
ce qui sera logique, vu ses affinités cunénaires,
elle préfère traverser l'océan Atlantique
pour atterrir au Mexique,
sur les terres de Zorro et de Frida Kahlo.
Pendant un an,
entre les classes de seconde et de première au Mexique,
ce n'est pas les pharétasses que Nina apprend à cuisiner,
mais le pain auprès d'un couple de Français.
Et c'est une première révélation.
En apprenant à faire le pain,
elle découvre qu'elle peut donner vie à la matière première
et en faire des choses incroyables.
Tout cela à partir d'un mélange de farine,
d'eau et de sel, fermantée à l'aide de levure.
Nina est même prête à ouvrir une boulangerie
dans ce pays qu'elle aime tant.
Mais comme on dit, passe ton bac d'abord.
Alors, à son retour en France, c'est décidé.
Nina veut passer son CAP,
Certificat d'aptitude professionnelle,
pour devenir boulangère.
Cap ou pas cap ? Super cap, la Nina.
Avec un bac littéraire dans la poche gauche
et son CAP dans la poche droite,
Nina décide de repartir,
mais cette fois-ci de l'autre côté du Pacifique,
en Australie.
Quel drôle d'idée de s'exiler au pays des tartines de Végénitacar.
C'est une pâte à tartines ébranffoncées
et très salées à base d'extraits de levure
et du bar à Mundi, cousin du bar à coudard.
La sorte de beurre de cacahuètes, sûrement pas à au pé.
Désolé.
Et ce qui est encore plus ébouriffant
que très surprenant,
c'est qu'en Australie, Nina y découvre une passion.
Non, pas la passion du sable,
ni celle du yoga,
mais plutôt la passion de la pâtisserie.
À son retour, elle passe un CAP pâtissière
et intègre la prestigieuse école Ferrandie.
La grande école Ferrandie est une institution fondée,
il y a plus de 100 ans
et qui prépare au métier de la gastronomie
et de la direction d'hôtel.
Mais voilà,
en pénétrant dans le monde de la pâtisserie,
Nina ne fait pas l'unanimité
et doit faire face à des propos misogynes.
Miso-jin comme la soupe miso du restaurant japonais ?
Maitre Capello au tortellini,
peut-tu nous aider à au PE...
S'il vous plaît ?
La misogynie signifie ne pas aimer
ou ne pas respecter les filles ou les femmes,
simplement parce qu'elles sont des filles ou des femmes
et de les trouver inférieures.
Par exemple, pensez que les garçons sont meilleurs que les filles
parce qu'ils sont en général physiquement plus forts,
ce qui n'est pas du tout vrai.
Tout le monde mérite le même respect et la même considération.
Les mauvaises langues se délit dans les couloirs des palaces qu'elle intègre.
Quoi ?
Une fille en pâtisserie ?
Elle arrêtera quand elle aura des enfants, tu verras.
Sa place n'est pas dans le laboratoire où l'on réalise les pâtisseries,
mais derrière la caisse, en magasin.
Oui, ces propos ne datent pas du XIXe siècle,
mais bien du milieu des années 2010.
C'est mal connaître notre Nina,
dont ce type de remarque glisse comme du beurre des charantes
à au PE sur le faux filet E,
sur le dos de la pêle à tarte de Nina
et ne fait qu'appuyer sa détermination.
Vous allez voir les coco qui fera la meilleure tarte au citron de Paris.
Vous verrez.
Nina entame une carrière dans les grands palaces
et hôtels avec plein d'étoiles,
comme par exemple au Murice, sans Guillaume,
puis au Raphaël, sans Michelangelo,
où elle est nommée chef pâtissière.
Et c'est bientôt le chef top, Jean-François Piège,
qui l'appelle pour ouvrir le Grand Restaurant.
Non, rien à voir avec le mythique film éponyme,
avec les acteurs préférés de grand papa,
Louis-Tunès et Bertrand Blier.
Bonjour.
Au quai-tête de Jean-François, elle apprend la rigueur et la création.
Oui, car pour devenir pâtissière,
il ne s'agit pas de casser deux oeufs,
de séparer les blancs pour les faire monter en neige,
d'y ajouter une pincée de sel,
de faire fondre au bain-marie le chocolat.
Non, la pâtisserie est un métier milligramique.
La pâtisserie demande une précision soutenue,
et Nina a dû apprendre à être minutieuse,
malgré sa nature un peu brouillante.
Pour te donner un exemple,
pour réaliser une pâtisserie au Grand Restaurant,
Jean-François lui donne un fruit.
Disons un citron.
Et c'est à Nina d'inventer des idées de recettes,
d'une simple tarte au citron,
en passant par le sablé au citron,
ou un tiramisu au citron, jusqu'au citron givré.
Pour que son idée soit validée et inscrite
au menu de la carte du restaurant,
elle doit faire goûter une première fois.
Puis une deuxième,
et même jusqu'à 30 fois
pour que Jean-François et Nina soient satisfaites
tous les deux du résultat.
C'est un travail d'orfèvre
avec un bijou qui se mange sucré.
A peine 30 ans,
Nina reçoit le prix de chef pâtissière de l'année
au goût élué, un 20 sur 20 pour les gastronomies.
Dans le même temps,
elle participe à des concours culinaires à la télévision.
Pourtant, derrière cette ascension fulgurante,
se cachent des moments moins glamours.
La misogynie du milieu ne retombe pas comme un soufflet
et des chefs lui expliquent que sa place n'est pas en cuisine,
car c'est une femme et qu'un jour elle sera maman.
Oui, nous sommes toujours dans les années 2010.
Enceinte, on lui reproche ses absences.
Alors elle en parle à des femmes comme Anne Sophie Picke,
seule chef française à détenir 3 étoiles au guide Michelin.
Pas l'épe Nure,
mais une autre consécration pour les chefs culinaires.
Nina fait le choix de travailler en Indépendante
pour prouver qu'une autre façon de faire
respectueuse de toutes et tous est possible.
Elle ouvre sa patisserie en ligne
et s'installe avec son mari
et ses deux petites filles dans l'heure
au sein d'un petit village du pays douche.
Elle crée une chaîne sur le tube de toit, sur internet,
pour partager ses recettes
et même si elle se lève à 4h du matin
pour faire des gatois avec son équipe.
Ne pas avoir de boutiques physiques,
lui permet une grande liberté à elle et à ses employés.
En octobre 2023,
à seulement 35 ans,
elle a été élu Meilleur Pâtissière du Monde,
un titre desserné par
l'Union internationale des Boulanger-Patissiers,
sorte d'Oscar de la patisserie.
La cerise sur la forêt noire en somme.
Être la première femme à remporter ce titre,
c'est une saveur très particulière pour moi
parce que j'ai dû me battre un peu pour entrer dans ce métier.
Ça n'a pas toujours été très simple
de rentrer dans le métier de la boulangerie
où il y avait très peu de femmes à l'époque.
En patisserie, c'était compliqué d'avoir des postes à responsabilité
et j'ai beaucoup travaillé pour en arriver là
et maintenant je suis extrêmement fière.
Ce titre-là aussi,
il me rend fière de quelque chose
de donner tort à beaucoup de gens
qui m'ont dit et qui m'ont répété
qu'on ne pouvait pas être femme, chef,
chef d'entreprise, mère de famille
et attentionner avec ses collaborateurs, ses collègues, etc.
Donc oui, c'est possible.
Un titre dont Nina peut être très fière
faisant toc avec sa toque
à tous ceux qui ne l'ont pas toujours accueilli
les bras grands ouverts.
Aujourd'hui, Nina m'est aillée par cours Le Monde
pour partager sa passion pour la patisserie
car pour elle, la gourmandisée, la douceur,
ça se transmet et se partage avec tout le monde.
Elle réalise des patisseries pour des palaces du monde entier
et des marques.
Alors chers nouvelles héroïnes,
si tu tends l'oreille,
tu entendras le message que Nina a laissé pour toi.
Je leur dis d'aller au bout de ses rêves
et même plus loin que ce qu'elles osent rêver.
Voilà, tout est possible.
Tout est possible et...
Puis il faut s'en donner les moyens.
C'est pas toujours facile,
mais il faut savoir prendre les belles choses
qui arrivent par les arrivals.
Oui, elle s'est roi.
Voilà, c'était l'histoire de Nina Métayet,
première femme française, élu,
meilleure patissière du monde,
ou plutôt les débuts de la grande histoire de sa vie.
J'espère que ça t'a plu inspiré.
Juste avant d'écouter une autre histoire,
j'ai quelques messages à te dire.
Si c'est la première fois que tu écoutes ce podcast,
merci, merci d'être venu jusque-là.
Je t'invite à t'abonner
pour ne pas rater les prochaines histoires.
Aussi, tu peux m'aider à faire grandir le podcast
en parlant de l'histoire que tu as préférée,
à tes professeurs,
camarades de classe, directeur d'école,
professeurs de danse,
ou entraîneurs de basket.
Et cerise sur le gâteau,
demande à tes parents,
ou grands frères et grandes soeurs,
de mettre 5 étoiles et un avis
sur la plateforme Apple Podcast et Spotify.
Ça me fera très très plaisir,
et comme ça je pourrais te dédicacer
une prochaine histoire.
Je compte sur toi.
Et la recette alors ?
Nouvelle séroïne.
...
...