Tu savais toi que quand les adultes étaient petits, faisaient aussi des bêtises.
Rien que moi une bêtise.
Une petite.
Une énorme.
Mais pour ma voici, c'est une grosse bêtise.
C'est pas moi !
Bonjour, je m'appelle Caroline, je travaille dans la communication, et quand j'étais petite,
j'ai fait une grosse bêtise.
Chaque été, on partait avec mes parents à la montagne, et cette année là, je devais
avoir à peu près 7 ans.
On avait posé la voiture au bord de la route.
Ici, ça a l'air super ! Allez hop, tout le monde descend !
On avait trouvé une petite rivière en marchant dans une grande allée avec des grands arbres.
Ah là là, c'est beau ici !
Avec ma soeur, on s'était baignées.
C'est cool, il est ma petite !
On s'était posés tranquillement au soleil, on avait joué, et puis on avait pris de quoi
pique-niquer pour se poser tranquille.
Qui veut de la salade de maïs ?
Tiens, mange ton sandwich aussi.
Du coup, chacun vaquait à ses occupations.
Chérie, tu peux mettre de la crème solaire dans mon dos, s'il te plaît ?
Ah, moi, je vais faire un petit somme.
Et moi, j'avais décidé de profiter du se temps de pause pour lire mon magazine.
Malheureusement que je n'avais pas.
Mince l'ai oublié dans la voiture !
Donc mes parents me confient la clé de la voiture.
Voilà la clé.
Tu fais bien l'attention, tu ne la perds pas, hein ?
J'étais fière parce que je me souviens d'avoir la clé.
C'était une grosse responsabilité.
Du coup, je pars toute seule.
J'ai ouvert la voiture comme grande.
Facile !
Et puis j'ai cherché mon magazine.
Bon, il est où ?
Ah, tiens, des bonbons !
Ah, voilà.
Alors à l'époque, les voitures, elles ne se fermaient pas en appuyant sur un bouton
à distance comme on fait maintenant.
Mais il fallait mettre la clé dans la voiture et la tourner.
Tiens, tiens.
Et moi, j'avais découvert que quand on appuyait sur le loquet à l'intérieur,
ça fermait toutes les portes et puis il n'y avait plus qu'à claquer la porte.
Et c'était bon.
Et donc, je me suis dit que c'était quand même beaucoup plus pratique que d'utiliser la clé.
Trop la flemme !
Donc, je ferme le loquet, je sors avec mon pixou magazine et là je claque la porte.
Et blouh !
Sauf que j'ai lissé la clé à l'intérieur.
Oh !
La clé !
Ça ne s'ouvre plus !
Je l'annonce à mes parents.
Oh, mince !
Mais qu'est-ce qu'on va faire ?
La voiture bloquée, on était au milieu de nulle part.
Mais c'est quand même pas compliqué pour une voiture.
À l'époque, il n'y avait pas de téléphone portable.
C'était tout frio, oui !
Et ce soit à mes parents ou moi, on était en maillot de bain.
C'est vraiment boulet, ma pauvre.
Les vêtements dans la voiture et du coup, pas de moyen de ouvrir la voiture.
Bon, je vais aller jusqu'au village le plus proche pour trouver un garageiste qui va nous dépanner.
Bonne idée.
Il se met au bord de la route, donc toujours en maillot de bain, forcément.
Mais on s'est stopp !
Moi, j'ai juste l'image de mon papa en maillot de bain sur le bord de la route.
Arrêtez-vous !
Et du coup, torse nu, quoi !
De sans t-shirt, à attendre qu'une voiture vienne.
Non, s'il vous plaît !
On a attendu, on était entre midi et deux.
Il n'y a pas forcément beaucoup de voitures qui passent.
Donc, une voiture finit par s'arrêter.
Mon père monte.
Nous, on reste là.
Et donc, elle emmène au village pour trouver un garageiste.
Pendant que mon père était parti,
moi, j'étais avec ma mère et ma sœur.
Et puis, bon, il n'y avait rien d'autre à faire que de lire mon magazine.
Donc, tout allait bien.
Ah, chouette !
Une nouvelle aventure de plus tôt.
Mon père a mis du temps à revenir.
Il a finalement été dans le village qui n'était pas si loin que ça.
Mais quand même, il a trouvé un garageiste.
Écoutez, j'ai un soucis.
Ma fille a fermé la voiture avec les clés dedans.
Hé, minute papillon !
Mais le garageiste, il était en pleine pause déjeuner.
Vous voyez bien que je mange, là.
Du coup, il n'a pas voulu venir de suite, donc il lui a dit...
Vous me laissez terminer et j'arrive.
Ah ! Ah bon.
Ok.
Donc, mon père décide finalement de pas attendre dans le village
mais de revenir avec nous.
Du coup, mon père est rentré toujours en maillot de bain.
Il a marché le long de la route à pied pour venir nous retrouver.
Puis, attendre avec nous le garageiste qui a fini par arriver.
Bouzibouala !
Et qui a ouvert la voiture en moins d'une minute, je pense.
Il prend une simple barre ou quelque chose qui ressemble presque à un cintre
et il rentre le long de la fenêtre au niveau des loquées des voitures.
A l'époque, c'était un petit bâton qui avait juste de l'autre côté.
Donc il le met au niveau de la fenêtre et là il tire et hop, la voiture s'ouvre.
Et voilà !
Ah !
Enfin !
Sauvé !
Et donc, un soulager, on pouvait retourner dans la voiture, se rhabiller pour mon papa.
Oh ! Mon t-shirt !
Et puis, du coup, on n'a pas forcément fini de profiter de la rivière.
On rentre ?
D'accord.
Maintenant, et encore aujourd'hui, dès que je ferme la porte de la voiture,
je vérifie toujours que j'ai bien la clé sur moi.
Et toute mon enfance, on a toujours vérifié d'avoir nos habits avec nous
avant de fermer la voiture et de partir en pique-nique.
Encore une !
Encore une !