Tu savais toi que quand les adultes étaient petits, faisaient aussi des bêtises ?
Ça n'a pas eu mal de bêtises.
Une petite.
Une énorme.
Mais pour ma voie.
Ça, c'est une grosse bêtise.
Oups !
C'est pas moi !
Bonjour, je m'appelle Amélie, je suis enseignante dans un collège, et quand j'étais petite,
j'ai fait une grosse bêtise.
C'est le 25 décembre dans la journée.
Cette année-là, on était restés dans notre maison familiale à Fontenez-Sous-Broix,
en Île-de-France.
J'avais 8 ans, ma grande-sœur, 10 ans, mon petit frère, 5 ans, et ma toute petite-sœur,
2 ans.
Mes grands-parents sont venus pour le déjeuner.
Bonjour !
Bonjour !
Bonjour !
Et mon papa, il aime beaucoup décorer la maison pour Noël.
Je rajoute une petite guirlande, tu crois ?
Ah, j'hésite !
Donc il y avait un grand sapin.
J'ai pris le plus grand !
Avec une grande étoile en haut du sapin, des guirlandes de toutes les couleurs, et puis,
sur la grande table, une belle nappe, et surtout des bougies.
Ah voilà, là, c'est parfait !
C'était le jour de Noël.
On s'était réveillé le matin.
Il y avait plein de cadeaux au pied du sapin.
C'était super !
Oh, des cadeaux !
Des cadeaux !
On parlait le riche, moi, tellement.
On ouvre les cadeaux.
Wow, super !
Un vélo !
La chance !
Je me suis épopée, puis, c'est ce que je voulais !
Honnêtement, moi, je me souviens pas très bien de ce que j'ai reçu comme cadeau cette
année-là.
Mais ce dont je me souviens, c'est que ma petite-sœur de 2 ans, elle a reçu une boîte
de duplos.
Oh, des duplos !
Oh, génial !
Les duplos, vous savez, c'est comme les légos, mais en plus gros, pour les petites.
Mais nous, ça nous faisait rêver avec ma grande-sœur, on s'est dit, on va bien
s'émucer.
Moi, j'adore les duplos.
On mange le repas de Noël.
Jacques, tu t'es surpassé.
C'est délicieux.
Et ça, c'était un niz.
Cette année, j'ai décidé de faire le foie gras moi-même.
Ah bon ?
Ah, c'est excellent.
Et nous, les enfants, on va jouer tranquillement dans la chambre de notre petite-sœur.
On peut sortir le table.
Et on commence à s'affaire autour de ce cadeau des duplos, là, qui nous donnait vraiment
envie.
Et donc avec ma grande-sœur, on construit une belle maison.
Ça, c'est l'entrée de la maison.
Et là, on dirait que c'était la salle à manger.
Le coin cuisine aurait de chaussée, la chambre à l'étage, tout est construit.
Trop belle.
Au bout d'un moment, on commence à faire vivre cette maison.
On trouve des petits personnages pour les mettre dans la maison, on joue avec et on
s'amuse très bien toutes les deux.
La nuit commence à tomber.
Donc, il commence à faire assez sombre dans la chambre.
Même en non, notre maison est dans le noir.
Et là, on se dit, on va éliminer la maison.
On va voir nos parents.
Est-ce qu'on pourra avoir des bougies pour éclairer notre maison ?
Du tout pleure.
Bien évidemment, vous vous doutez que nos parents nous disent.
Vous rêvez, non, non.
Beaucoup trop dangereux.
Hors de question.
On retourne dans la chambre, on tourne un peu en rond.
C'est nul.
Je sais.
On va voir notre grand-père.
Alors on lui dit pas pourquoi on veut ça.
Papy, tu pourrais nous allumer une bougie s'il te plaît ?
Et lui, il se doute de rien, il nous allume une bougie.
Et voilà mon fils.
Merci Papy, chérie.
On retourne dans la chambre avec notre précieuse bougie.
Et à partir de la bougie, on récupère plein de petites bougies rondes, pas très hautes.
Alors voilà, on en installe régulièrement pour créer notre rue qui mène jusqu'à la maison.
C'est super.
Trop bien, on va mettre de la cuisine au cest.
Et puis tout à coup.
Oh là là !
Qu'est-ce qui se passe ici ?
Les parents ouvrent la porte.
Et là évidemment, ils voient toutes les bougies allumées.
Et ils sont pas du tout contents.
Vous auriez pu mettre le feu ?
Ça aurait pu être très grave.
Et oui, parce que comme on avait mis une bougie dans la maison,
le plastique, il a commencé à brûler.
Et c'est ça qui les a alertés.
Alors on s'est fait un peu gronder,
mais surtout, ils nous ont fait prendre conscience de deux choses.
D'abord, que ça arrêtait dommage de finir Noël avec la maison qui brûle.
Et ensuite et surtout, ça, ça nous a fait beaucoup de peine.
C'est qu'on avait déjà abîmé le premier jour le jouet de notre petite sœur.