Tu savais toi que quand ça du tête est petit, faisais aussi des bêtises ?
Rien que moi, une bêtise.
Une petite.
Une énorme.
M'en horte ma voix.
Ça, c'est une grosse bêtise.
Oups !
T'es trop stupide !
C'est pas moi !
Bonjour, je m'appelle Alice Beleydi,
et quand j'étais petite, j'ai fait une grosse bêtise.
Je devais avoir 12 ans à peu près,
parce que j'étais en 5e, j'étais au collège.
Vous allez, Beleydi.
C'était à Avine.
J'étais pas très très bonne élève,
je faisais quand même beaucoup de bêtises.
Beleydi, vous êtes à ça de l'exclusion ?
Et m'est venue l'idée de coller de la gouache de la peinture
sous toutes les bars pour se tenir dans les escaliers.
Ah mais ouais, tout le monde en aurait pu.
Non, non, non, non, trop, trop, trop, trop, marrant.
En me disant, tout le monde va tenir la barre,
il y aura de la peinture en dessous,
tout le monde va se mettre de la peinture sur les mains,
et on va beaucoup rigoler.
Trop balder !
On est en train de me dire deux.
Allez, on y dépêche !
Je parie qu'une copine, on a de la gouache.
Moi, j'ai pris du bleu.
Moi, j'ai pris du veil.
Et donc, je commence à mettre de la gouache sous toutes les barrières.
Oui, vite, vite, remise-en à une petite couche-là.
Puis, arrive la cendrie de l'école.
Grouille-toi !
Allez, on remballe !
Tout le monde commence à monter dans les escaliers,
et là, ça devient un quart de nage.
C'est quoi ?
Mais j'en ai plein mon cul !
Il y a 300 élèves,
tout le monde a de la peinture de partout sur le visage.
Ça commence à se battre avec la peinture,
à coller la peinture sur les murs en mètre par terre.
En fait, c'est devenu un carnave.
Viens, prends ça !
Hé, mais t'es fou !
Stop !
Hé !
Toi, là, pour toi !
Oh, t'es queux !
Oh, mais y en a sur mon sac aussi.
Et ?
Non, mais c'est quoi, ça ?
Là ?
Qui a mis de la peinture partout ?
Arrive le. Mais sur les loups, tu collèges ?
Arrêtez ! Arrêtez tout de suite !
Qui a fait ça ?
Stop ! Arrêtez-vous !
J'ai dit stop, on arrête !
Remenez-y !
Arrêtez, maintenant !
On s'est pas prêts à la peinture partout !
Ça suffit !
Qui a mis de la peinture partout ?
On se dénonce pas, parce qu'on a honte.
Qui ?
Sauf qu'il y a des caméras.
Dans le collège, ils regardent les caméras.
Voilà les coupables, chef.
Pour tourner en cours...
On appelle aussi.
Et là, ça tape à la porte.
Entrez !
Je viens chercher Alice et Julie.
Et là, on se rend bien compte qu'on va être découverts.
Donc la peur commence à monter, on a le coeur qui bat,
on sait plus trop ce qu'on va devoir dire, ce qu'on va devoir faire.
On est amenés dans le bureau du proviseur.
Prise la main dans le sac.
Vous avez une explication ?
Et bien prenez la peine, vous allez tout nettoyer.
On a été obligés de nettoyer tout le collège.
On a fait une énorme éponge, un énorme saut.
Ça nous a pris toute une après-midi.
Donc voilà, quand on veut faire une petite bêtise avec de la gouache,
vous pensez qu'on va perdre une après-midi à tout nettoyer après.
Quand on se rime de la couleur de l'entrée du collège
qui s'est tapissée, mais tapissée de gouache,
je me demande même s'il n'y en a pas encore 20 ans plus tard.
Allez, raconte-moi une bêtise.