Tu savais toi que quand elle s'adultait t'es petit, faisais aussi des bêtises ?
Salut, je m'appelle Mide, je suis musicien et quand j'étais petit, j'ai fait une grosse grosse bêtise.
Tout commence dans Nord de la France, moi j'ai un de l'île.
Quand j'avais 12-13 ans, on se met à faire tous les week-ends, la fête, la fête, la fête.
On essaie d'embrasser la première fois quelqu'un de qui on est amoureux.
On danse, mais tout ça, ça manque un peu de piquon.
Qu'est-ce qu'on fait ? On s'ennuie là, non ?
C'est pourquoi, avec deux autres amis,
on décide de faire un truc qu'on voit tout le temps dans la rue, c'est peindre sur les murs.
Allez, ça vous dit pas qu'on te taille un truc ?
Ouais, grave !
C'est-à-dire de taguer.
Ah ouais, trop bonne idée !
Ouais, je suis chaud gros !
On va au magasin de bombe de peinture, qui est vraiment un magasin fait pour les tagueurs professionnels, ce qu'on n'était pas du tout.
Moi, j'ai pris du bleu.
On achète des bombes de peinture.
Moi, orange, trop stylée !
Ce jour-là, chez mon pote Baptiste, il y a la fête qui se déroule donc on fait les idiots, on écoute de la musique,
vers minuit et demi, on se fait la mâle.
Venez les gars !
On marche dans la rue.
Dans ce coin-là, il y avait des petits hangars.
On se dirige vers les hangars, qui ont des énormes panneaux coulissants pour faire rentrer les camions et charger les camions.
On secoue les bombes de peinture, il y a le bruit caractéristique et on se met à taguer n'importe quoi.
Hé les gars, moi je vais faire un chat.
Moi je dessine un chat.
C'est un chat ça ?
Trop trop mal dessiné.
Sérieux ?
Les autres, ils font des piscines pissenlore.
Excellent !
Ils dessinent des petits bonhommes comme ils peuvent.
C'est quoi ?
Il est trop nul.
Il fait nuit, on rigole, on courne en tous les sens et on recouvre en fait trois grands volets roulants de peinture.
Groupe-toi !
Et là au loin, on entend les sirenes de police.
Hé vous là-bas ! Plus un geste !
Arrêtez !
La police !
On n'est pas du tout des tagueurs, on n'a jamais eu à faire à la police.
Qu'est-ce qu'on fait ?
Il nous est jamais rien arrivé, on est vraiment des enfansages.
Je ne suis pas moi.
Quand on entend la police, au lieu de courir et de s'enfuir, on est pétrifié.
Ils nous mettent les menottes.
Moi je stress, qu'est-ce qui va m'arriver ?
Je vais aller en prison et donc ils nous embarquent.
Allez, tous au poste !
Mes deux potes dans une voiture, moi tout seul dans une voiture, ils nous embarquent jusqu'au commissariat de LB.
Venez là tout le monde teurt !
Et ils nous mettent dans une cellule.
On est tous genre blancs et on ne sait pas du tout ce qui va nous arriver.
Au bout d'une demi heure, ils nous sortent de la cellule.
Et là on se retrouve face au commissaire.
On est vraiment les criminels dans un fil.
Ils prend mon sac à dos comme ça et ils me le jettent comme ça devant moi par terre.
Toutes les bouts se mettent à rouler devant moi.
Ils disent, là toi ça ?
Ils ont dit très bien que c'était à moi.
Bah oui, c'est à moi ça.
Et alors pourquoi vous avez fait ça ?
Bah je sais pas.
Ça c'est amande et peut-être même un peu de travaux d'intérêt général.
Ma mère, il l'avait appelée, elle était déjà arrivée.
Et le commissaire, il nous dit...
On va attendre que les propriétaires se réveillent.
Ils vont porter plainte, vous aurez une amande et vous vous débrouiller.
Vous avez de l'argent de poche, non ?
Ma mère me parle même pas quand on va jusqu'à sa voiture.
Elle claque la porte et là elle se le plaurait.
Je m'appel peur.
Imagine un peu la police qui m'appelle en pleine nuit pour venir te chercher.
Et après que je me sois couchée honteux,
Je suis désolée.
le lendemain, ma mère,
avant que les policiers appellent les propriétaires du hangar qu'on avait tagué,
elle les a appelés.
Oui bonjour, je suis la mère des petites hageurs qui sont venus décorer votre hangar.
Je voulais vous dire que voilà, si vous êtes d'accord,
ils vont venir tout nettoyer le plus rapidement possible.
Et qu'est-ce qui est de pire que de se faire engueuler pour une bêtise ?
C'est de devoir nettoyer sa bêtise
et que tout le monde nous regarde un peu en se moquant de nous.
Fautait bien là.
Voilà là, ça part pas, on peut plus.
Il en reste encore un peu là-haut.
J'ai pas le bras moi.
Et l'entreprise en question n'a pas porté plainte.
Voilà.
Elles se pensent qu'ils ont eu honte de ces trois enfants idios.
Voilà, ça c'est bien.
Qui avaient juste voulu faire une bêtise.
Allez, raconte-moi qu'on a une bêtise.