Tu savais toi que quand ça du tête est petit, faisais aussi des bêtises ?
Rien que moi, une bêtise.
Une bêtise.
Une énorme...
Oh !
Non, ordre ma voix.
Ça, c'est une grosse bêtise.
Oups !
T'es claustrof !
Hi hi hi !
C'est pas moi !
Bonjour, je m'appelle Samuel Lubien.
Je suis comédien.
Et quand j'étais petit, j'ai fait une grosse bêtise.
Ça s'est passé à Paris, dans 18e arrondissement.
Je vais peut-être 16 ans.
J'avais cours le mercredi après une nuit et je suis arrivé très en retard au cours.
Alors, Lubien, c'est à cette heure-là qu'on arrive ?
Et il me fallait une bonne raison.
Et est-ce qu'on peut savoir pourquoi, au moins ?
Bah euh...
Je savais pas quoi dire.
C'est-à-dire que je...
J'ai dit bah...
Je suis en retard parce que je me suis fait hypnotiser.
Hypnotiser, c'est mettre les gens dans un état de semi-conscience
qui correspondrait au sommeil, mais un espèce de sommeil éveillé.
Donc vous ne voyez pas la réalité.
Vous êtes dans l'imaginaire que vous provoque la personne qui vous a hypnotisé.
Hypnotiser, mais bien sûr.
Et il a fallu absolument que je fasse croire que c'était vrai.
Si, c'est vrai, je vous jure.
Et que je prouve, avec une multitude de détails,
que tout ce qui m'était arrivé était réel.
Ça s'est passé à l'angle de la rue Capron et de la rue Cavalotti.
Il y a des quatre heures.
Et donc j'ai commencé à raconter que ce type de hypnotiseur dans la rue
était extrêmement puissant, qui m'avait regardé.
Vompeau pierre sont lourdes.
Lourdes.
Qui m'avaient imposé de m'endormir à quelque sorte.
Vous êtes détendu.
Et de vivre une autre vie à laquelle je ne pouvais pas échapper.
Je vais compter jusqu'à trois. Et à trois, vous serez un oiseau.
Hein ?
Il m'a obligé à faire des animaux alors que tout d'un coup, il m'a transformé en oiseau,
dans le gitarre noiseau.
Vous sentez vos plumes sur vos ailes. Bâtez des ailes.
J'avais des plumes très lourdes.
Je commençais à m'enfoncer dans mes détails et c'était complètement absurde.
Je vous laisse super haut.
Il y avait en même temps que je racontais ça à la classe riais,
parce que personne n'y croyait.
C'est ça.
N'importe quoi.
Il fallait absolument que je montre une espèce de désespoir.
Je vous jure sur ma tête. Il était hyper fort.
Mais ça existe pas.
Et c'était drôle d'avoir toute la classe,
même la preuve qui n'y croyait absolument pas.
Bien sûr.
Et de décider de les persuader.
Et donc, j'ai commencé à expliquer à quel heure, à quel moment, à quel endroit.
À quoi ressemblait l'hypnotiseur avec une espèce de barbe, des grands cheveux grisonnant.
Et d'ailleurs, il y avait plein d'autres gens qui se sont faiblotisés.
Il y avait même un monsieur qui était allongé sur une planche, plein de clous.
Quoi ?
Si, si, des gros clous.
Des clous et des morceaux de verre et il s'assayait sur elle,
et la personne ne bougeait pas, c'était une vraie planche.
Et ça n'était rien du tout.
Mais elle est énorme.
La classe a beaucoup rigolé et je crois que ça les a beaucoup amusés.
Sérieux ?
La mâche.
Ils savaient que c'était faux.
Non, c'est sérieux, c'est possible ça.
Mais ils adoraient le fait que je leur raconte une histoire avec autant de détails.
Pour de vrai ?
Et une histoire aussi absurde.
En soi, c'est un petit spectacle.
D'essayer de persuader devant eux la prof,
que j'avais été hypnotisée dans la rue et que je pouvais pas aller en cours
à cause de ça, alors que j'en avais envie.
Bah ouais.
Évidemment.
Et...
J'ai réussi à faire avaler ça toute la classe.
Ah ouais, quand même.
Je savais pas sur le.
Ah...
À le billon.
Mais qu'est-ce qu'on va bien pouvoir faire de vous ?
Et je pense que c'est comme ça que je suis devenu un artiste.
Dans le fond, c'est parce que le monde réel n'était pas tout à fait pour moi.
Il fallait que je nourrisse un monde irréel pour accepter cette réalité.
Allez, raconte-moi encore une bêtise.