Tu savais toi que quand ça du tête est petit, faisiez aussi des bêtises ?
Rien que moi, une bêtise.
Une petite.
Une énorme.
Oh !
Non, ordre ma voix.
Ça, c'est une grosse bêtise.
Oups !
T'es trop stupide !
C'est pas moi !
Bonjour, je m'appelle Joye Jonathan, je suis hauteur-compositeur interprète,
et quand j'étais petite, j'ai fait une grosse bêtise.
C'était l'été entre mes 12 et 13 ans,
et on rentre à Paris avec ma mère,
et mon père était resté pour travailler.
Coucou !
Bon, on crée, on va voir.
J'étais vraiment toute la journée à la maison.
Ouais, ça, ça va ?
Y'a rien à faire, là.
Chut, s'il te plaît, j'essaie de travailler là.
Et mon rêve depuis toujours, c'est d'être blonde.
Donc, je me suis dit à ce moment-là, franchement...
Je vais colorer mes cheveux, ça va être trop beau.
Donc, je pars de la maison.
Bon, bah, moi, j'y vais, à plus tard !
Et je m'achète une teinture blonde.
Waouh, superbe !
Je vais ressembler à Lady Gaga.
J'achète ma teinture, je la fais.
Ça va être trop beau.
Et en fait, ça devient comme un roue, un blond vénitien.
Et c'est pas beau du tout.
Mais qu'est-ce que c'est que ça ?
C'est trop l'air.
Donc, je me dis, ok, ça se voit, mais c'est pas dramatique.
Ça peut faire genre mes cheveux en éclaircie pendant l'été.
En plus, mes parents sont tellement occupés
que peut-être qu'ils vont pas le remarquer tout de suite.
Si j'essayais ça.
Et puis, je vois qu'il y a une bouteille d'eau oxygénée.
Et là, je me dis, bon, l'eau oxygénée, je sais que ça décolore.
Donc, je tente quelques petites mèches en plus.
Et en fait, c'était une coloration,
je pense, enfin, surtout l'eau oxygénée,
qui, avec le temps, avec les jours, devient de plus en plus clair.
Bon, on rime.
Il y a toujours mon père qui est dans son bureau un peu plus loin
et ma mère, elle rentre le soir.
Mais chérie, je suis rentrée.
Et je me dis, bon, si jamais il me voit comme ça,
ils vont savoir que j'ai fait un truc là, ça se voit.
Bon, vite que je trouve un truc là.
J'attrape un chapeau qui était un petit chapeau chinois
qui avait à la maison parce que mes parents sont passionnés
par la Chine depuis toujours.
Et c'est le genre de chapeau qu'on a envie d'enlever, quoi.
Il y avait un genre de petite pointe au milieu du chapeau.
C'était vraiment bizarre, j'avais jamais mis ce chapeau de ma vie.
Donc, ma mère rentre, elle me dit,
« Mais pourquoi tu as mis ce chapeau, Joyce ? »
Je lui dis, je sais pas, je le trouve sympa, moi.
Je passe toute la soirée avec le chapeau, en plus, c'est hyper chaud.
Donc, c'était très désagréable d'avoir un chapeau en plein été.
Vers 22h, après le dîner, elle me dit,
« Mais ça suffit maintenant, enlève-moi ce chapeau ! »
Et donc, elle m'enlève le chapeau et comme il faisait à peu près nuit
et que la lumière était amisée, elle ne voit pas mes cheveux.
Donc, du coup, on passe la fin de la soirée et puis un moment, elle me dit,
« Mais dis donc, tes cheveux ont bien éclaircé, c'était… »
Je me dis, « Yes, ça peut marcher, mon histoire ! »
Je vais me coucher.
Et le lendemain, je me réveille.
Je sais pas si c'est l'eau oxygénée qui avait encore plus fait l'effet.
Oh, quelle horreur !
Vraiment, là, j'étais…
Je sais pas, un boulon vénitien, mais ça m'allait pas du tout.
Mes cheveux !
Là, je me dis, « Oh, c'est dramatique ! »
Je remets le chapeau, je vais dans la cuisine prendre le petit dèje
et là, ma mère me dit, « Oh, mais c'est pas possible, ce chapeau ! »
Elle me l'enlève et là, elle voit mes cheveux et elle me dit,
« Joyce, mais qu'est-ce que tu as fait ? »
Et donc là, elle m'engueule.
« C'est n'importe quoi, t'es beau cheveux ! Qu'est-ce que c'est que cette couleur ?
Ça te ressemble à rien ! En plus, dans mon dos, on peut pas te faire confiance, Joyce ! »
Comme je voulais pas dire que j'étais allée acheter la teinture,
j'ai juste dit que c'était l'eau oxygénée.
J'en avais trop envie, je pouvais plus attendre !
Il y avait ça dans la salle de bain, alors j'ai voulu essayer !
Et finalement, ils m'ont dit...
« Tu vas rester comme ça, voilà ! »
Ça te fera les pieds !
Je suis restée avec mon blond vénicien pendant deux ans et demi,
donc c'était vraiment pas beau.
Et c'est bien plus tard, quand j'ai eu 27 ans,
je suis allée chez le coiffeur et j'ai fait un vrai blond platine,
ça ne m'allait pas non plus.
Et c'est là que je me suis dit, « Bon, j'adore le blond, mais il faut que j'arrête ! »
Allez, raconte-moi encore une bêtise !