Avant ce bonus, laissez-moi vous parler de recto verso.
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y prendre, rendez-vous sur Kiss Kiss Bank Bank avant le 18 octobre ou sur notre site
internet www.leozeurs.com.
Les baladeurs, bonus de l'épisode 46 avec Arnaud Matéo.
J'ai choisi de m'expectrer au Canada, mais la réalité, la complexité de ce continent,
je ne la connaissais pas autant. Je pense avant d'y vivre, surtout le Canada en fait.
C'est marrant parce que c'est un truc que je dis quasiment tout le temps et personne
en est conscient en France et même au Canada, le Canada ils ont reçu ce hold up de se
faire passer pour les gens gentils et collos dans le monde.
Je suis désolé pour les Canadiens que j'écorche, mais ils sont tous sympas.
Mais dans le monde entier, le Canada est perçu comme la destination verte, écolos,
cool et les légers.
Et eux, les Canadiens se pensent beaucoup plus écolos que leurs voisins américains.
En fait, c'est vrai que avant de mettre les pieds dans cette terre, je ne connaissais
pas cette complexité-là, mais moi comme j'ai fait des études en écologie,
j'ai vu de vue les premières fois que j'ai traversé des grands espaces en bagnole.
Je me disais, mais à ce moment, les vieilles forêts, il y avait des coupables en partout.
Et puis en fait, en y vivant pendant un moment, je me suis rendu compte que le mode de vie
il était ultra. Tout le monde a un gigantesque pick up, les maisons ne sont pas isolés.
Il n'y a pas de la question du réchauffement climatique et pas très très présente en Europe,
beaucoup, beaucoup moins.
Tout le mode de vie n'est pas du tout orienté écolos.
Et puis en fait, je me dis, oui, mais il doit rester quand même la Wilderness, les grands espaces.
Et en fait, je me suis rendu compte que les grands espaces,
ben non, en fait, même en faisant les stats dans les pays du G7 et voire du G20,
le Canada, c'est le pays avec le moins de surfaces protégées en pourcentage de leur superficie.
Donc ça doit être, ils étaient à 10 % pis ils sont montés à 15,
mais les objectifs de l'ONU, c'était 20 % d'ici 2020.
Et la plupart des mêmes des pays beaucoup, beaucoup moins développés,
ont des fois 20, 30 % de surfaces protégées.
En France, on doit être à 33, en Allemagne à 33 %.
Et je me suis rendu compte que le mode de vie et l'économie,
tout est basé sur l'industrie quand même beaucoup.
Et je pense qu'en plus, ils ont un ou deux parcs,
surtout dans l'est du Canada, qui sont très, très célèbres,
Brant fait Jasper surtout, qui sont les cartes postales absolues du Canada.
Et puis en fait, du coup, ils se basent un peu là-dessus pour leur tourisme.
C'est vrai que tout le monde connaît ça via Instagram.
Et du coup, si on est un touriste de base, je dis pas ça méchamment,
mais si c'est pas notre boulot, la nature,
et qu'on va 10 jours au Canada, 12 jours, pis qu'on va dans les rocheuses,
on voit des wappities partout dans le parc.
On peut même voir des grizzlies.
Les montagnes sont incroyables.
Il y a des bolacs et puis ils n'ont pas trop exploité la forêt
dans les parcs nationaux, forcément.
Du coup, on repart avec l'image que le Canada, c'est incroyable.
Et qu'il y a des animaux partout et que tout est beau.
Et puis après, on regarde des documentaires sur la Colombie-Vietnamie,
qui est en fait, les documentaires, ils vont très, très, en général,
ils vont très, très honneur sur la côte pour filmer les grizzlies.
Et c'est dans des endroits où en fait, il faut trois jours de bateau
où il y a uniquement d'hydravions.
Et c'est dans un des seuls endroits en général qui est protégé au nord.
Je ne sais pas, c'est pas mal de temps au nord de la Colombie-Vietnamie
sur la côte et c'est des sanctuaires agrisies.
Il y en a peut-être deux.
Ils sont accessibles comme bateau.
La côte est tellement déchiquetée, tout qu'il n'y a aucune route de toute façon.
Mais du coup, ils sont accessibles comme bateau en hydravions,
avec des noms très rares du touriste.
Et du coup, c'est les dernières endroits où il y a des arbres gigantesques
avec des grizzlies partout.
Du coup, les décommentaires y vont là et ça continue de créer cette
cette imagerie du Canada hyper sauvage avec des animaux partout,
des arbres gigantesques.
Et c'est vrai que les tronçonneuses et les coupes claires,
on les voit beaucoup, beaucoup moins dans les reportages.
En fait, il faut vraiment s'y intéresser.
Il faut se sortir de sa bulle au Canada
parce que c'est un beau pays qui est confortable à vivre.
Parce qu'il y a des bons salaires, souvent,
pas toutes et paroses, mais il y a des bons salaires,
les gens sont sympas.
Et du coup, si on se trouve sa petite vie assez cool comme
moi, je suis dans les rocheuses ou c'est une ville de montagne.
On fait du VTT l'été, on fait du skis l'hiver.
Et puis on va camper tout l'été, on va à la pêche, on pêche des trucs.
C'est super.
Du coup, si on a un bon salaire, qu'on vit dans sa maison,
on se pose pas trop à mettre en la question.
C'est assez vite de s'enfermer dans une espèce de bulle comme ça
où tout va bien, entre guillemets.
Et puis, du coup, on ne se rend pas du tout compte de la dégradation de l'environnement.
Et du coup, le problème, ça ne serait pas si grave
si ça était arrêté, que c'était des dégradations passées,
mais ça continue et ça s'accélère.
Parce que avec l'industrialisation,
l'ultracapitalisme entre guillemets dans nos jours,
la culture de la rentabilité absolue,
c'est plus l'arite des années 60 où on coupait avec des tronçonneuses.
Et puis, on fournissait l'économie locale en bois.
Maintenant, c'est des holdings internationales avec des actionnaires.
Et puis, c'est avec des abateuses qui abattent.
Ce que faisait un boucheron en un mois, il nous font en un jour.
Retrouver l'intégralité de l'histoire d'Arnoux Matéo,
la promesse des terres brûlées, dans le 46e épisode des baladeurs.