Pourquoi les conifères restent toujours verts...

Durée: 10m17s

Date de sortie: 02/04/2024

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Pourquoi les conifères restent toujours verts ? Un compte de tradition orale de Scandinavie.
Chaque année, à l'automne, lorsque les jours deviennent plus courts, le soleil
bien moins chaud, de nombreux oiseaux partent pour les pays chauds à fin d'y passer l'hiver.
Au printemps, lorsque les températures se font plus douces, ils font le chemin à l'envers
et reviennent ici vivre un nouvel été. Les forêts qui comptent le plus d'oiseaux
migrateurs sont les forêts du Grand Nord. Là-bas, les hivers sont rudes et le gel
souvent terrible, en sorte que les oiseaux pourraient y mourir de faim et de froid.
Il y a bien longtemps, dans ces forêts du Grand Nord, vivait un jeune merle. Pendant
l'été, il avait bien grandi et était devenu un merle fort et robuste qui chantait comme
son père, son grand-frère, ses oncles et ses cousins.
L'aveil du grand départ vers le Sud, tous les oiseaux participaient au dernier vol d'entraînement
lorsqu'un grand héron heurta le jeune merle de plein fouet.
« Tu ne peux pas faire attention à Brutti ? » s'exclama le héron en colère. Il faut
bien se dire que la colère du héron cachait le fait qu'il se savait en faute.
Notre ami, le jeune merle, sonnait par le coup, tomba sur le sol comme une feuille d'automne.
Son aile le faisait souffrir et elle pendait bizarrement. Il avait terriblement mal.
Ton aile est cassée, lui dire les vieux merles, fort de leur expérience. « Tu ne pourras pas
nous accompagner demain, car tu te noirais à coup sûr dans la mer. Tu vas être obligé de rester
et de passer l'hiver ici. Il faut te trouver un abri dans la forêt. Au printemps, nous passerons
de reprendre ici. » Le jeune merle était effrayé. Il n'avait pas le choix. Il lui fallait rester et
c'est bien triste qu'il regarda le lendemain ses parents et ses amis s'envoler vers le
ciel sans tâche d'Afrique. Il les regarda longtemps jusqu'à ce qu'ils ne les distinguent plus dans
le ciel. Le cœur gros et les plumes tristes, il se mit à la recherche d'un abri. Mais où trouver
un coin pour passer l'hiver dans cette grande forêt ? Il avait marché longtemps lorsqu'il
rencontra un vieux chêne imposant. « Dites-moi, monsieur le chêne, puis, s'il vous plaît,
construire un nid entre vos grandes branches ? Je ne peux pas m'envoler vers les régions chaudes,
car je me suis cassée une aile. Ce ne sera que pour un hiver. Me le permettez-vous, s'il vous plaît ? »
Le chêne baissa la tête avec indignation. « Ça, non, alors ? » répondit-il d'un arroutré.
« Il n'en est pas question. Cherchons notre arbre. Si tu as fin cet hiver, tu mangeras tous mes
glants et je deviendrai un chêne sanglant dont les autres se moqueraient. Pas question que je
fasse ça. » Plus triste encore, le jeune maire le partit à la recherche d'un autre arbre. Il arrive
à bientôt près d'un magnifique boulot dont les feuilles ont du lait doucement au vent.
Il paraissait tellement accueillant, tellement beau et tellement gentil, que le maire l'osa lui
adressait la parole. « Dites-moi, monsieur le boulot, peut-être motoriseriez-vous à chercher
refuge entre vos branches contre le vent du Nord ? Je dois trouver un abri, sans quoi je vais mourir
gelé. Ce ne sera que pour un hiver. Lorsque le printemps reviendra, je chercherai un autre abri.
Mais mon aile est cassée et je ne peux aller nulle part ailleurs. » Le boulot,
hausse à les sourcils, plie sa profondément le front et, très en colère, il répondit en
« Tu n'es pas un peu fou ? » dit-il d'un air méprisant. « Garder mes propres feuilles me
donne déjà suffisamment de travail. J'ai besoin de toutes mes branches. Je ne peux en sacrifier
une seule pour te protéger. Cherche donc quelqu'un d'autre. » Le jeune maire le s'éloigna tristement.
Ses pattes ne le supportaient plus tant son chagrin était devenu lourd à porter.
Y avait-il donc personne dans cette forêt qui l'aiderait à passer l'hiver ?
Il perdait espoir qu'en soudain, au détour d'un sentier, il aperçut un joli sol aux branches
flexibles. Sûr que celui-ci allait lui accorder sa protection. Il sentait l'espoir renaître dans
son petit cœur. « Dites-moi, M. le sol, motoriseriez-vous à nicher durant cet hiver entre vos
branches ? Je me suis cassée une aile et je ne peux m'envoler avec les autres oiseaux vers des
régions plus chaudes. Je mourrai sûrement de froid si je ne trouve pas d'abri. » « Me le permettez-vous,
je vous en prie. » Il leva les yeux d'un air suppliant vers le sol. L'arbre avait le coeur bon,
mais il ne pouvait l'aider. « Je suis sincèrement désolé pour toi, dit-il. Après tout, je ne te connais
pas. Comment pourrais-je savoir si tu ne creuseras pas des trous dans mes branches en cachette, comme une
pire, ou si tu ne mangeras pas mes feuilles ? Adresse-toi plutôt à quelqu'un d'autre. Il y aura peut-être
un arbre qui acceptera de prendre un oiseau étranger sous sa protection. Je trouve cela terrible,
mais je ne peux pas t'aider. » Fatigué, le maire le s'éloigna bien décidé à ne plus demander
protection à personne, puisque de toute façon, personne ne voulait l'aider. Il éra dans les bois
tout fût pendant six jours et six nuits, mais tous les arbres avaient eu vent de son histoire par le
chaîne, le boulot et le sol et détournait la tête dès qu'il le voyait. Le septième jour,
le maire le arriva dans une clairière où se tenaient trois arbres les uns à côté des autres. Un sapin,
un pain et un jeunévrier. « Où vas-tu ? » demanda le grand pain étonné. « Il y a bien longtemps
que tu devrais être dans un chaud pays du Sune. Tu vas geler si tu ne pars pas très vite. »
« Je sais bien, » répondit tristement le maire. « Je me suis cassée une aile et je n'arrive plus à
voler. Je cherche désespérément un abri pour l'hiver dans cette forêt, mais personne n'a de place
pour moi. Le sapin, le pain et le jeunévrier se regardèrent en souriant. « Si tu veux, tu peux rester
auprès de nous, » dit le grand pâche, à l'heureusement. « Construis ton nid entre mes branches. Je suis
suffisamment grand et fort pour te protéger contre tout danger. Mes branches sont suffisamment
tout fût pour arrêter le vent du Nord, » dit le sapin. « Construis ton nid entre ces branches les
plus épaisse, mais reste près de moi. De cette manière, tu ne sentiras pas le vent d'hiver.
Quant à moi, tu pourras te nourrir de mes bais tout l'hiver, » ajouta le jeunévrier. « J'en
es suffisamment. Tu pourras t'en rassasier. » Reconnaissant, le maire le construisit son nid dans
les branches du pain, juste à côté du sapin, comme celui-ci le lui avait proposé. Chaque jour,
il pouvait manger des bais de jeunévrier. Le maire l'était heureux avec ses trois bons amis,
et de son nid, il leur chantait chaque jour sa chanson la plus mélodieuse en guise de remerciements.
Lorsque le vent du Nord arriva, un frisson parcourut la forêt. Le vent souffle à d'abord toutes les
feuilles du chêne et les filles tourbillonnées jusqu'à ce qu'elles forment un tapis sur le sol.
Il s'approcha ensuite du boulot et lui arracha également toutes ses feuilles en riant et en
mugissant. Le boulot résista de toutes ses forces, mais le vent du Nord était plus fort que lui.
Après son passage, le boulot resta là, les branches nues, affrissonnées de froid.
Ce fut ensuite le tour du sol. Le vent du Nord tourna autour de lui, comme une toupie,
et chassa toutes ses feuilles, une à une. Il arriva ensuite près du sapin, du pain et du
jeunévrier. « Ah ah, voilà encore quelques arbres verts, » dit le vent en poussant des cris de joie.
« Stop ! » retentit Soudain une voix forte. C'était le roi hiver qui passait par le bois,
la tignasse blanche comme neige et des stalactites pendues à ses mains.
« Laisse ces trois arbres tranquilles, » commanda-t-il. « Je n'ai pas pitié des autres,
mais ces trois-là ont aidé un jeune maire le qui demandait de l'aide. Comme récompense,
ils pourront rester verts pour toujours. » Le vent du Nord jeta un coup d'œil étonné à travers les
branches du pain. Il aperçut le petit maire la labyrinse en son idouillé et fut attendri.
« Vous avez raison, » acquiesça-t-il ému. « Je vais les laisser en paix. »
Voilà pourquoi depuis ce jour, tous les pains, sapin et jeunévrier restent aussi vers l'hiver que l'été.

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