Strike - EP34

Durée: 4m35s

Date de sortie: 21/03/2024

Pour obtenir des informations sur sa némésis du CM1, Lapin prend rendez-vous avec Stéphane. Après une séance douloureuse il fait une rencontre inattendue.La Chute de Lapinville
Lapin, pervers narcissique en fin de droits, raconte son retour à Lapinville et sa décision de faire un podcast pour se venger de ses anciens camarades d’école. Il est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’une énorme shitstorm oblige à revenir dans sa ville natale pour jouer dans une fiction quotidienne à la con. Puis, on suit l’enquête de Spiruline, astucieuse stagiaire à la mairie, qui dévoilera des scandales insoupçonnés dans les plus hautes sphères de Lapinville… Tour à tour, les Lapinvillois témoignent pour essayer de comprendre comment, une chose en entraînant une autre, ils ont fini par provoquer la destruction de la Terre. Leurs destins entremêlés forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil.Fresque épique et palpitante, chronique de la catastrophe en cours et de ses ramifications les plus inattendues, La Chute de Lapinville a pu être décrite comme une variante des Simpson à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de Plus belle la vie.

Enregistrements : décembre 2023-2024 - Scénario et dialogues : Benjamin Abitan, Wladimir Anselme, Laura Fredducci - Conseillère littéraire : Noémie Landreau - Direction artistique : Benjamin Abitan - Réalisation : Arnaud Forest - Assistante réalisation : Alexandra Garcia-Vilà - Comédiens principaux : Aurélien Gabrielli (Lapin), Vincent Menjou (Stéphane Vaillant), Flore Babled (Chloé), Saadia Bentaieb (Christiane), Jean-Edouard Bodziak (Rico) - Comédiens silhouettes : Samuel Roger, Garance Thevenin, Grégoire Baujat - Moyens techniques : Obsidienne, Rémi Durel, Julie Tribout, Alice Lebaube - Illustration : Roxane Lumeret - Musique originale : Samuel Hirsch - Production : ARTE Radio, ARTE Studio, Virginie Lacoste, Sahar Pirouz, Jacques Falgous

J'avais besoin de certitude, plus que jamais.
C'est comme ça que je me suis retrouvé au salon de beauté de Stéphane Vaillant.
Dans un esprit de sacrifice et pour les besoins de ma mission,
je soumettais mon corps à un traitement des plus violents.
Et alors que j'étais couvert de bandes de cire brelante, et je souhaite ça à personne,
je l'ai profité pour subtilement l'interroger sur Chloé.
Chloé Le Croix ? Ben oui, je me rappelle, ouais.
Elle a bien fait de prendre un pseudonyme, hein. Le Croix.
C'est marrant qu'avec un nom pareil, personne ne se soit jamais moqué d'elle.
On aurait pu l'appeler Chloé La Cochonne,
ou faire groin groin quand la maîtresse faisait l'appel.
Les enfants, c'est cruel.
Et donc c'était la meneuse, c'est ça ?
La meneuse. La meneuse de quoi ? Tout le monde l'aimait bien en tout cas.
Voilà !
C'est vrai que c'était vilain, c'est poil sur les épaules.
Et comme ça, si tu revins au bowling avec la fille de la mairie,
tu vois ce que je veux dire ?
Eh ben hop, strike !
La chute de l'impin ville, une fiction quotidienne en podcast.
Approuvé par un panel de consommateurs payés pour approuver.
Episode 34, strike.
Quand je suis sorti de l'art, j'étais convaincu.
Chloé était bien la seule responsable de l'échec de ma vie.
Vous savez, c'est comme quand une femme a prancalé enceinte.
Elle se met à voir plein de femmes enceintes dans la rue.
Ben moi, Chloé était partout.
J'étais enceint de ma vengeance.
Bonjour, vous avez des piles A à A ?
Monsieur, je vous parle.
Oui, à côté des serviettes hygiéniques, vous connaissez le chemin.
Elle était affichée sur tous les bus de la ville.
Pour la sortie de papa et dans le pâté 4.
Son visage faisait cette grimace obscène qui semble dire,
« Oups ! »
Vous pouvez nous faire une confidence ?
Qu'est-ce qu'on mange ?
Le matin, je suis invivable tant que j'ai pas vu mon café.
Dans la boîte à souvenir de mon père,
j'ai retrouvé la photo qu'elle lui avait délicacée
avec autant de soins qu'un gobelet chez Starbucks.
J'ai jeté ma photo de classe à chur et de rouge,
et j'ai pu naiser celle de Chloé au-dessus de mon lit.
Le Vengecast.
Une vengeance en podcast.
Donc là, j'ai suivi Chloé sur tous les réseaux sociaux
pour essayer de mieux cerner ma cible.
Je viens d'interpeller sur Twitter,
mais pour l'instant, elle m'éniore totalement.
Il fallait que j'arrive à l'atteindre d'une façon ou d'une autre.
J'ai tenté les panneviens méthodes.
J'ai appelé son agent artistique.
Nous nous sommes rendus à l'ombre.

Je pourrais parler à Chloé Blumington, s'il vous plaît.
C'est pourquoi ?
On vient de la même ville.
On a grandi ensemble.
Laissez-moi votre nom et adresse,
si on vous en verra des goodies.
En fait, j'aurais vraiment besoin de l'avoir.
J'ai dû improviser.
Vous savez, à l'école, on était très proches.
Et je me fais du souci pour elle.
Ici, à la panneville,
on a un peu l'impression qu'elle a oublié ses racines.
Je comprends.
Entre nous, elle a pris la grosse tête
depuis qu'elle a signé avec oudi à l'Aine.
Écoutez, elle est pas là pour l'instant,
mais je vais faire passer une message.
Pendant ce temps,
mon tweet Chloé Blumington,
Tu reviens quand à la panneville,
avait été repris par des corps de fans
qui en faisaient des credes à l'infini.
Hashtag Chloé reviens.
Hashtag Chloé Fierté Locale.
Hashtag Jamais Sans Chloé.
J'étais tellement pris par mon objectif
que...
J'ai pas vu venir le danger.
Excusez-moi, monsieur.
Mafia de la panneville.
Ah, bonjour, Ico.
Je vais devoir vous mettre un sac sur la tête
et vous embarquer de force dans cette berline au vitre teinté.
Ordre-lui patron.
Euh, j'ai pas le temps, là.
Je vais devoir aussi vous mettre un coup de poids dans le ventre.
Désolé.
C'est la procédure.
Bref,
j'avais boulancé les boules une par une.
J'étais encore loin du strike.
A suivre sur Arteradio.
Demain, dans la chute de la panneville.
Vous êtes pas jardinier, vous aussi ?
Mais j'ai ramassé des pommes une fois.

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LaChutedeLapinville-Unefictionquotidienne

Tous les jours 5 minutes de vérité, d’aventure, de cynisme, de dépression, d’humour et d’amour (non en vrai, il n’y a pas beaucoup d’amour, mais il y a quand même un peu de sexe.) Alors voilà le pitch. Lapin a 38 ans, il est cynique et déprimé, un peu amer aussi et il semblerait qu’il soit responsable d’une catastrophe qui a causé la fin du monde. Il décide de nous raconter comment le cataclysme est arrivé, mais pour ça il doit remonter le temps. D’autres narrateurs vont l’aider à reconstituer le puzzle. L’histoire commence donc le jour où on lui supprime les allocations qu’il touchait en sa qualité de pervers narcissique. Pour tenter de les récupérer, il doit s’engager dans un programme de podcast thérapie qui ne l’inspire pas du tout. C’est le début de la fin et il est contraint de retourner vivre chez ses parents souriants et indifférents, Christiane et Christian, à Lapinville. De retour dans cette ville qui lui donne le bourdon et installé dans le garage de ses parents, les mauvais souvenirs remontent. C’est à ce moment-là qu’il décide de faire de son podcast l’instrument de sa vengeance. Ses anciens camarades de classe vont payer pour les humiliations qu’il a subies quand il était petit. Il élabore un plan machiavélique. Ce résumé contient beaucoup trop de spoilers, mais le spécialiste consulté par ARTE a dit qu’il fallait un résumé de 4000 signes pour que la série soit bien référencée sur les plateformes, donc déso. Lapin est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’un énorme shitstorm oblige elle aussi à revenir dans sa ville natale pour l’inauguration d’un rond-point à son effigie et aussi pour jouer dans une fiction quotidienne audio à la con. Elle est aussi l’égérie des pâtés Legroin qui ont fait la fortune de son père Georges Legroin. Elle se retrouve d’ailleurs prise dans les filets de l’autorité de maladive de Georges, qui la manipule et qui l’exploite, mais aussi dans ceux de Camille Bourdin, la reine du podcast et de la toxicité. Le tournage se transforme en cauchemar. Puis, c’est Spiruline qui reprend le fil de l’histoire. Astucieuse stagiaire à la mairie, d’une bonne humeur et d’un optimisme inébranlable, elle est totalement exploitée par la maire de Lapinville qui est nulle en informatique mais super forte en corruption et en malversations. Heureusement, Spiruline est surtout une sorte détective dans l’âme qui dévoilera des intrigues insoupçonnées dans les plus hautes sphères de Lapinville… Du coup la mafia locale s’en mêle et des disparitions mystérieuses se succèdent. C’est du moins ce que croit la personne qui écrit ce résumé et qui n’a pas encore lu tous les épisodes, qui sont écrits par des ordinateurs enfermés dans une pièce secrète et qui refusent qu’on les dérange, et qui prennent tout mal, dès qu’on veut changer une toute petite chose (comme le titre) ça les fait vriller alors, on aime mieux les laisser tranquilles. Les destins entremêlés de tous ces personnages forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil. Alors écoutez et vous ferez bientôt la connaissance de Sami l’ingé-son fan de reggae, du Robot Français Moyen, de Pif le chien, d’une journaliste sans scrupule, d’une assistante sociale qui est aussi cétologue et stagiaire à la mairie, d’un jardinier gréviste, d’un comédien qui fait des clins d’œil, de mafieux érudits, d’un collégien geek et woke et d’un footballeur volage. Il y aura des courses poursuites, des effets spéciaux, des concours de popularité, des conflits générationnels, du mystère, des enquêtes, de la politique locale, de la corruption, des fêtes, de la dystopie, de l’humour noir, des chansons, des groupes de parole, des avant-premières, des inaugurations, des traumas, des coups de feu, des goûters, des kidnappings, des rires, des larmes et même des scènes de crime. Et vous saliverez à l’idée de découvrir la spécialité culinaire de Lapinville, le chichoucha. Parce que finalement « La chute de Lapinville » c’est vous, c’est nous, c’est la classe moyenne, c’est la France, c’est la collapsologie, c’est tout l’univers, des petits riens aux grandes questions existentielles, c’est la retraite, l’épilation et le harcèlement scolaire, c’est la comédie et la tragédie, c’est le monde entier dans un podcast addictif. Une variante des « Simpson » à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de « Plus belle la vie ».
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