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D'après le roman de Jules Verne.
Au 19e siècle, l'écrivain Jules Verne, fasciné par les inventions de son temps,
imagine comment les limites de l'homme pourraient être repoussées.
Non seulement on peut maintenant faire le tour de la Terre en 80 jours,
mais ils rêvent d'aller sur la Lune, au centre de la Terre,
et même 20 000 lieux sous les mers.
Alors aujourd'hui, plongeons dans les profondeurs de l'océan
avec l'inquiétant capitaine Nemo.
En 1866, plusieurs bateaux de parlement rapportèrent avoir rencontré sur leur chemin
une créature étrange.
Un monstre marin énorme, parfois phosphorescent,
qui rejetait des colonne d'eau comme une baleine, mais était bien plus grand, bien plus rapide.
Les ictiologues, les spécialistes des poissons, se grattaient la tête.
Aucune créature de ce type n'existait dans leur précieux classement.
Et en plus, la mystérieuse créature se mettait à attaquer des bateaux en éventrant leur coque.
Le professeur Pierre Aronax, le grand spécialiste des fonds marins,
déclara alors que la créature était certainement un arval géant, une licorne des mers.
En tout cas, une chose était sûre, il fallait débarrasser les océans de cette terreur.
Alors, on lançait un équipage hors-père à sa poursuite.
Il comptait bien sûr le professeur Aronax avec son fidèle domestique qui s'appelait Conseil,
mais surtout Ned Land, le roi des harponneurs.
Après trois mois assillonnés les maires du Japon, les trois compagnons finirent enfin par tomber nez à nez avec la créature.
Mais rien ne se passa comme prévu.
Ned lança bien son harpon, mais en réponse, deux énormes trous d'eau vin r'sécrasés sur la frégate.
Aronax et Conseil furent alors projetés dans l'océan.
Ils bataillaient contre les vagues quand ils entendirent Ned Land les appeler.
Celui-ci avait trouvé refuge sur le dos du monstre.
Mais ce n'était pas un animal marin, comme il l'avait imaginé. C'était un monstre métallique.
Le narval n'était en fait rien d'autre qu'un sous-marin.
Qui pouvait bien avoir construit un tel engin ?
À force de tambouriner sur la coque, on finit par venir les chercher.
Et bientôt, nos trois compères se trouvèrent face à un homme d'une grande élégance, d'une grande autorité aussi, au regard pénétrant, le capitaine Nemo.
Messieurs, j'ai construit mon sous-marin, le Nautilus, pour me retirer du monde et de la compagnie des hommes.
Vous, vous êtes venus me poursuivre dans ma retraite, me chasser.
J'aurais pu vous laisser mourir. J'ai eu pitié.
Mais maintenant que vous êtes sur le Nautilus, vous y resterez, car nul ne peut connaître mon secret.
Vous verrez, vous vous y plairz ? Surtout vous, professeur Aronax, il y a tant de merveilles à découvrir.
Le Nautilus était un sous-marin exceptionnel, incroyablement en avance sur les techniques de son temps.
Inventé et construit de toutes pièces par le capitaine Nemo, il était capable de sillonner le monde entier sous les flots,
tirant toute son énergie, toute son électricité, des seuls produits de l'océan.
De la surface, il n'avait guère besoin que d'air, dont il remplissait ses réservoirs.
Et surtout, il ouvrait sur un monde d'une richesse infinie.
Son salon richement décoré comptait des tableaux des plus grands peintres,
mais qui n'était rien à côté des coquillages récoltés par le capitaine.
Il y avait là des chapeulets de perles de toutes les couleurs, parfois aussi grosses qu'un oeuf de pigeon.
Un marteau royal de l'océan indien, brun et blanc, des buccards de zéotique du Sénégal, si fragiles,
des dofignules, des gentines, des tritons, de quoi faire pallir d'envie les plus grands conchiologues.
Et, merveille des merveilles, les panneaux du salon s'ouvraient pour laisser voir les fonds marins eux-mêmes.
C'était un balai des poissons les plus rares, des ballistes chinois magnifiques avec leur tâche d'or,
de tendres réroses et jaunes, de brillants azurorts, des muraines, ces longs serpents de mer, des salamandres du Japon.
Ned, le pêcheur, nommait les poissons.
Conseil, qui était aussi versé en classification qu'un cirage de chaussures,
énonçait leur genre et leur espèce.
Et Aronax, lui, s'extasiait devant tant de beauté.
Sans oublier de prendre des notes.
Son livre sur les fonds marins allait gagner quelques volumes.
Ils apprirent bientôt que la mer pouvait pourvoir à tous nos besoins.
A bord du nautilus, tout était marin.
Les vêtements étaient tissés en fibres de coquillage.
Et à table, on mangeait de la confiture d'Anemone, de la crème de baleine et de la viande de l'outre.
D'ailleurs, un jour, le capitaine Nemo les invita à une chasse en forêt,
mais dans une forêt sous-marine.
Dans leur scaffandre, cette combinaison intégrale, avec un casque de verre semblable à un aquarium,
équipé de leur propre réserve d'air,
ils découvrirent alors le bonheur de se promener au fond de l'océan.
De marcher dans le bal des couleurs des coquillages, des étoiles de mer et des méduses,
au milieu du sable, d'une prairie d'algues, de la forêt de Fucus et de Liane.
Au fil des mois, en sillonnant les océans,
ils enchaînèrent les découvertes extraordinaires et les paysages merveilleux
et virent défilés toutes les créatures des mères connues et inconnues.
Ils découvrirent aussi les épaves de bateaux naufragés,
témoins des dangers de cet océan si changeant,
mais dont le capitaine Nemo ne manquait pas de récupérer tous les trésors.
Une nuit, après avoir marché avec le capitaine Nemo dans les ténèbres sous-marines,
avec pour seule lumière les yeux des hauts margéants qui brillaient dans le noir,
le professeur Aronax eut la plus grande des surprises.
Sous les algues et les Fucus s'étendaient des restes de châteaux, de temples, d'un port.
C'était la légendaire Atlantide, cette cité qu'on disait engloutie par les eaux depuis des milliers d'années.
Elle n'existait donc pas que dans les livres.
Quel voyage !
Même Ned en convenait, c'était l'expérience d'une vie.
Le monde habité risquait de paraître bien fâde après toutes ces merveilles.
Il n'empêche qu'il commençait à lui manquer, et pas que pour la nourriture,
même s'il se languissait d'un bon gigot.
Et puis le capitaine Nemo était tout de même bien inquiétant,
avec sa haine des hommes et ses expéditions mystérieuses.
Ned avait bien envie de s'échapper.
Le professeur Aronax, fasciné par toutes ses découvertes,
eut bien du mal à le convaincre d'attendre encore un peu.
Surtout que bientôt, les épreuves commencent à s'accumuler.
Le capitaine Nemo décida en effet d'aller jusqu'au Pôle Sud,
un défi jamais relevé par l'homme.
Et après plusieurs jours avogués sous la banquise, il y parvint.
Au Pôle, devant le soleil qui se couchait pour une nuit de six mois,
il planta fièrement son drapeau.
Quelle exaltation !
Pour repartir, le Nautilus replongea dans un tunnel de glace,
dont les parois brillaient de mille lumières en un spectacle merveilleux.
Mais aussi dangereux, le tunnel n'avait pas disu,
et la glace ne cessait de se rapprocher.
Le Nautilus était coincé sous la banquise.
L'équipage essaya de creuser un tunnel pour se dégager,
mais les réservoirs d'air se vidaient dangereusement.
Ils se résignaient à tous mourir, asphyxiés.
Quand le capitaine Nemo eut une idée de génie,
faire fondre la banquise avec des jets d'eau bouillantes.
Ouf ! Le Nautilus fut libéré et regagna la surface, juste à temps.
Quelle joie de respirer l'air frais !
Quelques semaines plus tard,
il eut encore le terrible combat avec des poules peu géants,
des créatures horribles de 8 mètres de long.
Leurs corps étaient trop mous pour les balles,
alors il fallait découper leur tentacule à la hache.
Un vrai carnage.
Mais le plus terrifiant,
ce fut sans doute le jour où le Nautilus fut pris pour cible par un navire de guerre.
Alors, au lieu de se réfugier au fond de l'océan,
le Nautilus éventra la coque du bateau ennemi de son éprou vangeur
et envoie à le navire, avec tout son équipage,
rejoindre les cimetières marins.
Et le capitaine Nemo, le visage crispé de Hennes,
s'était écrillé.
Ce navire de guerre était l'opresseur,
à cause de qui j'ai perdu ma femme,
mes enfants, mes parents, tout.
Tout ce que je ai est là.
Aronax, conseil et naide,
comprenait alors que le capitaine était loin d'être un simple ermite.
C'était un homme profondément blessé,
qu'un drame terrible avait poussé à se réfugier,
20 000 lieux sous les mers.
Et un homme qui était prêt à tout pour se venger.
Le Nautilus n'était donc pas qu'une lubie,
un outil d'exploration,
c'était aussi une arme terrible.
À présent,
même le professeur Aronax en était convaincu.
Il fallait s'échapper, et vite.
Quelques jours plus tard,
alors que le Nautilus se rechargeait d'air à la surface,
Ned Land donna rendez-vous à ses compagnons.
C'était ce soir ou jamais.
Le soir venu,
nos trois amis gagnairent le canot.
Ils étaient sur le point de le détacher du sous-marin et de filer,
quand ils entendirent l'équipage sonner l'alarme d'un cri redoutable.
Maelstrom ! Maelstrom !
Le Maelstrom,
ce terrible tourbillon des mers de Norvège,
qui avale autant les plus solides navires que les palaines ou les ours blancs.
Le Nautilus était pris dans cet spirale infernal,
et avec lui, le canot, auquel nos trois compagnons pénètre à s'accrocher.
Cette fois-ci, il n'en réchapperaient pas. C'était certain.
Mais Ned, dans un élan de courage ou de folie,
tenta le tout pour le tout et détacha le canot du Nautilus.
Advienne que pourra.
Quand nos trois compères reprirent leurs esprits,
ils étaient dans la cabane d'un pêcheur d'une île norvégienne.
Le tourbillon les avait rejetés.
Ils étaient vivants.
Et peut-être plus incroyable encore,
ils étaient libres.
Le Nautilus, lui, avait disparu.
Comment savoir s'il avait survécu ?
En tout cas, il n'attaquait plus de navires.
Si le capitaine Nemo était vivant,
il semblait être apaisé.
Bientôt, Ned Land, qui avait été si heureux de retrouver la terre ferme,
reprit la mer.
De cœur, il restait harponneur.
Quand au professeur Aronax et au fidèle Conseil,
ils repartirent pour Paris,
où ils allaient révolutionner les savoirs océanographiques.
La vie reprenait son cours.
Mais toutes les nuits, au creux de leurs rêves,
ils se retrouvaient là-bas, 20 000 lieues sous les mers,
emportés par le Nautilus et sa devise latine,
Mobilis inmobilé.
Conte-moi l'aventure est un podcast chéri FM,
réalisé par une équipe aquatique.
Il a été écrit par notre spécialiste des fonds marins,
Marion Lemoine,
interprété par la collectionneuse de coquillages, Léa Desgaré.
A la réalisation et au mix,
le chasseur de poule-peux géant, Guillaume Raymond,
à la production, bien sûr,
le sous-marin, Spot Machine,
et à la rédaction en chef,
la navigatrice des banquises, Maud Ventura.
A bientôt pour une nouvelle aventure.