#95 (INTERVIEW) - Rencontre avec les Ingénieurs d'E&S Rides (1/2)

Durée: 65m15s

Date de sortie: 15/07/2022

Dans le monde des parcs d'attractions, il existe une multitude de métiers essentiels. Pour réaliser les attractions d'aujourd'hui et de demain, il faut des ingénieurs (souvent des passionnés) pour rendre le rêve possible et pouvoir s'amuser en toute sécurité. Nous recevons Sébastien et Aymeric, deux des fondacteurs d'E&S Rides, spécialisé dans la conception, le conseil et l'ingénierie pour les parcs.

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À présent, votre épisode.
Et bonjour à toutes et à tous, bienvenue pour ce tout nouvel épisode de puissancepart.
Et bonjour à tous les amis qui sont autour de la table quasi physique mais petite.
Bonjour. La table est très très petite.
Elle est très petite parce que nous sommes très nombreux exceptionnellement là où on va vous dévoiler un petit peu qui est autour.
Mais dans quelques instants, déjà je tiens à saluer la personne qui restera derrière dans l'ombre mais qui grâce à la technique nous permettra que ça fonctionne à peu près.
Bonjour Greg.
Bonjour Greg.
Voilà parce que malheureusement aujourd'hui nous n'allons pas avoir assez de micro donc Greg est puni.
Ensuite, à ma gauche, il y a le bon Max.
Salut Max.
Salut.
Ça ça te fait rire toi.
Un blague de il est puni quoi.
Mais attends Max, ça a pas de vrai micro ?
Non malheureusement.
Ah pardon.
T'es pas...
Il est à moitié puni.
Tu vois, lui il a le droit qu'à la parole que quand je l'aurai décidé.
Mais qui débarque.
Oui ok pardon.
Et vous l'aurez évidemment remarqué Jean-Marc est avec nous aujourd'hui.
Salut les puissants.
Ravie de te retrouver à nouveau.
Mais ravi d'être avec vous comme d'habitude.
Surtout que ce sujet je suis sûr va beaucoup t'intéresser.
Et j'en vais en parler dans quelques instants puisque nous allons évidemment présenter
nos deux invités pour cet épisode exceptionnel.
Néb, c'est d'accueillir chaleureusement Emric et Sébastien de la boîte INS Rides.
Bienvenue messieurs.
Bonjour à tous.
Bonjour à tous.
Merci d'avoir invité c'est gentil.
Merci d'avoir invité et on est très contents de se retrouver parmi vous.
J'espère en tout cas qu'on va passer un bon moment avec vous.
Alors juste petite introduction très très rapide.
Nous allons donc nous intéresser à l'envers du décor.
Alors on a eu la chance d'interviewer dans Puissance Parc des directeurs,
des créatifs, des directeurs artistiques plein de monde comme ça.
Mais vous allez être les premiers à être les personnes qu'on va recevoir
qui vont nous parler de technique, d'ingénierie, donc de conception dans un autre angle.
Alors souvent un peu mi de côté et souvent dans l'ombre, mais essentiel.
Puisque je pense que sans vous, il y aurait beaucoup d'accidents.
Donc vous allez en parler dans cet épisode.
Il n'est pas du tout de fun dans les parcours de poster.
En plus, oui.
Et puis juste un truc intéressant puisque votre société est toute jeune.
C'est ça.
Et je pense que le fil de cette conversation va probablement permettre de répondre
à plein de questions que les spectateurs et les auditeurs se posent.
Comment on rentre dans le métier et comment on monte sa boîte et comment on devient
grosso modo ingénieur d'attraction.
Ce sera un plaisir de répondre à toutes ces questions.
Et bien écoutez, sans plus attendre, je vous propose qu'on entre dans ce qu'on fait
toujours d'habitude dans un nouvel épisode avec de nouveaux invités.
C'est le préchauffe.
Donc vous avez été prévenus l'avance.
Vous avez eu le temps de vous préparer deux fois.
Je ne vois pas de quoi tu parles.
Non.
Et donc on va vous poser une petite question du d'usage histoire de vous
connaître un petit peu avant comme la très bien disant Mac on apprend à te
connaître votre métier dans l'univers dans lequel vous évoluez les contraintes etc.
Donc je me permets de lancer la discussion et après je te laisserai le
micro pour la question suivante.
C'est tout simple.
C'est quoi votre home park ?
Le parc qui est près de chez vous.
Mon home park réellement mon home park aujourd'hui.
C'est géographiquement parlant.
C'est Babyland Amylamb.
Très bonne chose.
Très bon.
Très bon choix.
Mais le parc de cœur quand même, ce qui a un peu forgé ma passion, c'est le pal.
Je suis originaire d'Auvergne et c'est le parc où j'ai grandi.
C'était un très bon parc.
On a je pense que ça fait un moment qu'avec nous on aimerait bien y aller.
Oui on salue au passage la famille Benette.
Voilà qui d'ailleurs avec qui on a eu un contact très chaleureux.
Donc on espère un jour aller leur rendre visite.
Super.
Et pour toi Sébastien dis-moi tout.
Du coup pour moi, quand j'étais petit avec mes parents, on allait souvent en
Igleland.
Donc ça reste en Igleland.
Bien sûr, ça fait plaisir de voir que le parc évolue et avec de nouvelles belles machines.
Alors est-ce qu'on considérerait comme ton home park ou comme ton parc préféré ou les deux ?
Alors ce n'est pas forcément mon parc préféré.
Disons que c'est assez difficile de déterminer mon parc préféré.
Vraiment dire tout à l'heure qualité, tout à l'heure défaut.
Mais c'est plutôt effectivement mon park, mon parc dans lequel j'ai fait mes premiers pas.
On va dire.
C'est celui que vous alliez visiter quand t'étais gamin.
C'est ça exactement.
Oui c'est au moins un parc de cœur finalement.
C'est ça.
Voilà c'est ça.
Et puis on passe toujours une très bonne journée dans ce parc là.
Et donc c'est formidable.
C'est difficile de passer mauvais moment à Igleland.
C'est formidable.
Du coup on a un peu hanté mes questions.
Du coup qu'est ce que ce serait pour toi qu'on ne parle pas de préféré ?
Mon parc préféré aujourd'hui je dirais Efteling.
Alors non pas pour le côté rando.
18 km au canton.
C'est ça.
Mais surtout pour le côté ça fait un peu effet balade.
Vraiment on y va prendre une grosse bouffée d'air.
Et puis quelques fois on fait de très belles attractions quand même.
Il y a une très large diversité d'attractions.
Du moins il y en a vraiment pour toute la famille.
Et je trouve ça vraiment vraiment sympa.
Contrairement à d'autres parcs qui sont plutôt axés sur certains types de clientèle.
Là il y en a vraiment pour tout le monde.
Donc si il y a des gens d'Efteling qui regardent ce podcast,
Ian et Thrive se seraient très intéressés.
Pogos et avec vous.
Comme ça on lance la perche on sait jamais.
Et du coup pour moi sur comme lycée.
C'est difficile de répondre à cette question.
Parce que chacun a leur défaut, chacun a leur qualité.
Mais j'ai avec le parc qui englobe un peu tout ce qui est théma et bon ride.
Pour moi ça reste fantasialand dans tout cas en Europe.
Et là on a quand même les deux gros derniers investissements.
En termes de thémat et en termes de ride sont assez incroyables.
Même d'architecture de conception, de développement de parc.
C'est eu ce complètement dingue de fantasialand.
Je trouve que fantasialand c'est le parc le plus généreux d'Europe.
Pour la qualité du produit qu'ils offrent à leur visiteur est totalement incroyable.
Or les attractions sont longues, les décors sont magnifiques,
c'est dense, c'est intéressant, c'est chouette comme tout.
J'allie d'ailleurs nos amis à se référer
aux trois épisodes que nous avons fait dernièrement à ce sujet.
Allez les voir, ils sont bien.
Parce que c'est nous qui les avons fait.
Alors attends, faire le revers de la médaille maintenant.
Quel est le parc que vous aimez le moins?
Par honteze, celui où vous n'avez aucune chance de demander un truc.
Avec qui vous ne voulez pas travailler?
Dites le nous.
Alors, blague à part, est-ce que vous avez une expérience de parc
qui vous a fondamentalement déçue?
Moi, il y a un côté que j'aime pas forcément,
que j'ai retrouvé à Tor Parc en Angleterre.
Ou le côté où on sait tous que quand on va dans un parc,
on y va aussi pour que le parc tourne et on dépense notre argent à ce qui est normal.
Mais on le sent un peu trop à Tor Parc.
C'est ça.
Et il y a une situation que j'avais pas forcément aimé
où les temps d'attente étaient un peu volontairement gonflés
pour que les opérateurs à l'entrée des fils d'attente
nous vendent des passes, je ne sais plus combien, je crois, 20 ou 30 livres par attraction.
Par attraction.
Par attraction.
Alors j'ai pu y être arrivé en tête.
Mais...
Stendale.
Oui, parce que même Disney, c'est moins cher.
En fait, c'est un passe où j'ai pu y arriver
et puis nous disais, regardez, il y a temps d'attente.
Est-ce que vous voulez me noter pas, ça a j'ai pu combien de livres.
Et voilà, et vous pouvez passer devant tout le monde.
Oui, sauf que quand on rentre dans la file d'attente qui, je ne sais pas,
elle en 50 minutes et qu'on attend 10 minutes,
on se rend compte de ça.
Donc c'est un côté que j'ai pas le temps de m'emmener.

Ça, ça va finir par se savoir et ça va leur retomber.
On va leur fermer sous verre du piano sur les doigts ou d'un moment.
C'est possible, je pense.
Mais je pense que ça doit commencer gentiment à savoir.
Je pense.
Déjà, toi, tu fais la file normale, tu ressors, tu avas l'opérateur,
tu fais what the fuck ?
Tu vas le voir dans les yeux.
Tu dis, est-ce que mec, tu peux me regarder droit dans les yeux
avec la plus profonde sincérité et me dire,
t'y crois vraiment à ce que tu venais de me dire juste 10 minutes avant ?
Cela dit, le forçage des coupes-filmes, on va dire,
pour ne pas citer de marque,
ça se remarque de plus en plus dans les parcs.
Il essaye quand même de vendre l'expérience VIP, etc.
Et moi, il y a un truc qui m'avait frappé sur les parcs Merlin.
Donc, c'est le fait qu'il y avait,
je ne sais pas si ça a changé, parce que ça remontait quelques années,
les seuls choix de restauration, c'était Pizza Hut, KFC et Taco Bell.
Enfin, tu vois, c'est...
Ouais, en termes de restauration, ça m'avait pas tellement marqué,
mais je me rappelle surtout, c'était ça, je crois, on avait mangé.
L'alternative, j'avoue que j'avais pas fait attention aux enseignes,
mais je crois qu'on avait mangé Pizza Hut.
Ouais, à Thor Pork, je crois que c'est ça.
L'alternative de Thor, c'est peut-être un peu plus varié.
Alternative, je crois qu'il y avait un Pizza Hut,
où il y avait du moins Véro Blillon.
Il y avait un Pizza Hut, je pense que c'est Véro Blillon,
il y en avait après du train de la mine, Mac.
Ah oui, d'accord.
Donc c'est bien, en fait, c'est plus à l'enquête.
Et tout là, Sébastien, expérience des se ventes de parcs.
Alors, je rejoins un peu Emery,
qu'effectivement, il y a plusieurs parcs qui sont comme ça,
et effectivement qui te vendent.
Soit si tu n'achètes pas, tu ne feras rien dans la journée.
Soit, effectivement, tu te le demandes,
mais bon, finalement, t'attends 20 minutes, une demi-heure.
Bon, c'est vrai que c'est un peu dommage,
mais oui, les parcs Merlin, globalement, c'est un petit peu ça.
Après, je dirais que l'expérience la plus décevante
que j'ai fait dans un parc, ça reste assez récemment.
C'était à Bollywood, à Doudouay.
Parce que, alors c'est un parc qu'on a fait,
on a resté dedans deux heures.
C'est la première fois que ça m'arrive, d'habitude,
même si le parc est petit et que les attractions ne sont pas
nécessairement intéressantes.
Bon, on fait quand même la journée parce que c'est toujours bien de découvrir
toutes les attractions.
Voilà. Mais là, à Bollywood, il n'y a pas grand-chose,
à part des manèges, des rides forains.
Est-ce que en plus, ces flat rides dont tu parles,
ils sont récents parce qu'à l'ouverture de ce fameux Bollywood,
il n'y avait que des spectacles.
Il y avait que les spectacles, mais à l'arrivée,
les spectacles, ça apportait quelque chose,
je dirais, d'assez intéressant pour le parc.
Mais même les spectacles là qu'on a vu,
je pense qu'ils ont été diminués suite au Covid.
Je pense, c'est pas...
Je ne savais pas très envie.
J'ai beaucoup lu de reportes, du coup, de vacances,
où les gens disaient très clairement,
on sentait qu'aujourd'hui, il y avait moins de monde que la veille.
Et les spectacles, on entendait les coupures musicales
parce qu'ils coupaient des séquences parce qu'il y avait moins de performance.
Et du coup, le spectacle était peut-être moins long,
il y avait moins de...
Dans les séquences, il y a moins de personnes.
Il y en a qui disaient, on voit que ça...
Des fois, c'est amputé, quoi.
C'est possible.
Après, l'entrée, enfin, l'entrée est très jolie.
Le parc, il le décore, il fait très bien.
Le temple où se trouvent les principaux spectacles.
A rien fait, génial.
On s'y croirait, ouais.
En un, on s'y croirait, il n'y a pas de problème.
Mais le problème, c'est que l'offre des spectacles,
on était, je pense, diminué,
et l'offre des attractions, le fléthinance,
il y a beaucoup de flat ride qui n'ont pas forcément lieu d'être à Bollywood.
Benji, à toi pour la prochaine question.
Alors, la prochaine, on va revenir un peu dans du positif.
On a parlé de votre parc préféré.
Maintenant, est-ce qu'il y aurait une attraction qui est votre préféré
en sachant que ça peut troucher un spectacle, ça a tout lieu d'être.
Et pourquoi ?
Etant que c'est un fan à la base.
Sans déconner.
Bien un petit, tu me prêtes.
Aujourd'hui, j'ai quand même un gros dilemme
où j'arrive pas à me décider entre les deux premiers, on va dire.
Ce qui sont pour moi, Hyperion et Zadra à Energielandia,
qui sont deux coasters fous, en termes de thémats, on va dire, pas grand chose.
Mais par contre, l'expérience du ride est folle.
Oui, c'est ça, tu recherches la sensation et les figures.
Exactement.
Et franchement, c'est des attractions qui sont folles.
A Hyperion, beaucoup d'Airtime, ça reste un Hypercoaster entre guillemets classiques.
Mais la variété des Airtime et des éléments est quand même bonne,
comparé à un Hyper BNM par exemple, c'est juste Camelback, Camelback, Camelback, etc.
Là, ok, il y a du Camelback, mais on y a une sorte de Dave Loop sans inversion.
On varie pas mal entre des moments à 0G, des moments avec des éjecteurs.
Donc c'est assez intéressant.
Et du côté de Zadra, c'est juste un ride où ça ne s'arrête jamais.
Dès qu'on est lâché du lift, on n'y a pas un moment de temps mort.
Quand on arrive, on rentre dans les freins et en fait, on est un peu exténué.
Et Zadra, c'est un RMC, c'est ça ?
Oui, ça semble être quand même assez courant.
Ça semble devenir la patte, la marque de fabrique d'RMC.
C'est ça, genre Iwakien et voilà.
On va dire, la seule partie qui pour moi empêche Zadra d'accéder à mon top 1
ou qui légalise avec Hyperion, c'est en fait les systèmes de retenue ou les lab bars.
En fait, il y a un système au niveau des tibias qui empêche aux gens de sortir l'orgen du train.
Donc pour la sécurité, c'est très bien, mais pour le confort, pas du tout.
Parce qu'au moins de rare time, on se prend cette barre dans les tibias et franchement,
ça ne fait pas du bien, surtout quand on est rentre.
Et tu termines la journée avec des groupes.
Non mais même, il n'y a pas que ça.
Si tu es un homme et que tu t'épiles pas et que tu es en été et que tu as un bermuda.
Je vois pas bien, tu veux en venir.
Disons que tu as une épilation.
Je veux dire que tu te coince les poils dans la...
Tu as une épilation, en fait, gratuit de ce qui t'est fait.
C'est un petit peu rouge à la fin.
C'est voilà quoi.
Je plus soit.
J'ai fait qu'un seul RMC, c'est Untamed à Willibee Holland.
Et Dieu merci, je suis morphologie crevette, donc je peux bouger.
Mais j'ai vu des gens sortir avec la belle marque rouge que l'on disait juste avant.
Et ce qui est bien, c'est que quand on épile, on hurle parce que ça fait la cire.
Là, ce qui est bien, c'est que tu peux hurler pendant le ride.
Personne s'en rendra compte que c'est épilation.
Donc en fait, ça fait deux en un, c'est pratique.
Donc franchement, les mecs RMC, ils sont avant-gardistes.
Bon, et toi, alors, Sébastien ?
Alors, moi, du coup, je n'ai jamais fait de RMC jusqu'à présent.
Pourtant, j'aurais pu en avoir l'occasion.
C'est pas très grave.
Non, c'est vrai, c'est vrai, c'est ce qu'on me dit aussi.
Mais non, je vais rester dans le classique.
J'aime bien tout ce qui est airtime et les airtime assez longs.
Donc je vais rester sur des hyper B&M.
Mais mes deux préfères, ça reste Chamballa et Mako.
Donc Chamballa à Port-Aventura et Mako à SeaWorld Orlando.
Ils sont donc deux excellents costeurs pour avoir des airtime
qui ne sont pas nécessairement éjecteurs, mais assez longs pour en profiter.
Je crois même...
Moi, je suis aussi assez fan des floaters, plus que des éjecteurs.
Oui, c'est beaucoup plus agréable aussi, beaucoup plus confortable.
Et puis sur Chamballa, je me suis amusé à compter,
mais le premier Camelback, normalement, vous êtes à 4,
entre 4 et 5 secondes d'appesanteur.
Donc c'est très très bien dessiné.
C'est pas...
Oui, j'aime.
D'autant plus que le premier Camelback est suivi par un truc très très proche du sol.
Une sorte de bunny-up.
Alors avant cet élément, vous avez l'espérilette.
Et après, vous avez effectivement cet petit Camelback.
Là où j'ai fait un...
Je sais même pas si on peut dire que c'était un airtime,
mais à King Dakar, il y a forcément la première boss, j'ai envie de dire.
La seule.
À 40 étages de haut.
Mais...
Un grec.
C'est 40 étages, pas 40 mètres.
139 mètres.
Et après, il y a une deuxième...
Oui, juste avant les freins.
Oui, voilà.
Il y a les freins qui sont aussi dessus pour amortir...
freiner d'autant plus, parce qu'il y a un ralenti du coup sur la boss.
Il commence du coup à ralentir là.
Mais même toute cette boss qui est immensément longue,
je me rappelle avoir le souvenir d'avoir été en lévitation littéralement durant toute cette boss.
Je sais pas combien de temps ça dure, mais j'étais là et j'ai le souvenir
de le choc après avoir fait la remontée et la descente,
être légèrement un peu dans ce que je viens de faire, c'est surréaliste.
Et pendant que je me dis que c'est surréaliste,
en fait, tu es juste dans un airtime de 500 mètres de long.
Du coup, j'étais là et à un moment de flottement, tu dis que c'est surréaliste et que tu es en train de flotter.
C'est une sensation de bouche plus.
Mais j'ai eu ça et je sais pas combien de temps il dure ce airtime-là,
mais je voulais juste te dire comme ça, ça me fait penser à ça, à ce moment.
On demandera à Valentin que tu renvierais normalement de son voyage étaginien.
De toute façon, je le referai aussi en décembre, en septembre.
Non mais spoilé pas les copains.
Oui, oui, oui, d'accord, oui.
A toi Max.
Et du coup, vous avez dit une attraction que vous avez aimé,
laquelle vous n'aimez pas du tout.
Il y a forcément une ou l'autre.
Il y en a une pour moi, ou c'est catégorique.
C'est Bandy, Mouïbbe en termes de mission.
Merci, Mouïbbe.
On valide complètement.
La Régie a applaudi.
Évidemment.
La Régie compose le numéro.
C'est pas normal d'appeler son kiné à la sortie d'un coaster.
Non, c'est pas normal non plus d'avoir envie de descendre pour pousser,
parce que ça va pas essayer vite dans les virages.
Oui, aussi, aussi.
Mais c'est pas normal qu'il existe, on va dire, grosso modo.
Ce n'est pas ce qui est le plus intéressant,
qu'il soit sorti des bureaux de Wernherstengel.
Oui, la Régie intervient en disant que c'est pas normal
qu'un SLC soit plus doux que cette merde.
C'est vrai, quand on sort du coaster et qu'on voit au SLC après,
on se fait pas mal en fait.
Bon, et toi Sébastien ?
Bon, moi, c'est du coup à Port Ventura,
Führsbackeau, qui est...
Qui porte bien son nom ?
Oui, qui est un petit peu furieux effectivement.
Le coaster qui bat des ailes.
Pour l'appeler Führs Vibro aussi.
Mais oui, malheureusement,
malheureusement, encore une fois, comme je dis aux gens,
beaucoup de gens disent non, il n'est pas fluide, etc.
Si, si, il est fluide, en réalité, il est très fluide.
Au niveau des virages et tout, il n'y a pas de problème.
Encore une fois, le circuit le layout est assez simple.
C'est un Grand 8, exactement.
Vous avez compris d'où ça vient ?
Grand 8, tout ça ?
C'est bon pour tout le monde, y compris de l'autre côté là-bas ?
Je vois que je commence à comprendre.
Ça remonte à 1902, hier toi.
On en reparlera peut-être une autre fois.
Mais voilà, c'est un prototype.
Effectivement, ça vibre beaucoup et ça nuit beaucoup à l'expérience.
C'est très désagréable.
Donc en fait, ce qui est bien, c'est le circuit.
C'est ce qu'il y a dessus, qui ne va pas installer le train.
Le laitière outre-en-soi n'est pas exceptionnel.
C'est aussi pour ça que je le classe dans les moins bons.
Mais l'expérience en elle-même est dénaturée à cause des vibrations.
Ce n'est pas arrangé non plus par la génération de barres de sécurité intamines
qui sont installées sur les trains, qui sont littéralement des trucs
qui vont rentrer dans les clavicules.
C'est les trucs qui te tiennent bien installés, trop bien installés.
Il n'y a pas de rembourage dessus.
Ah, d'accord.
On serait vulgaires sinon.
Ah oui, donc c'est option BDSM quoi.
Quand on est grand, c'est Pierre.
Ah oui, j'imagine en plus.
Alors, moi j'en ai une petite dernière.
Est-ce qu'il y a dans vos souvenirs de visite
une attraction plaisir coupable, attraction spectacle, bien entendu.
Mais le truc, le genre d'activité, tout le monde va un petit peu...
Il va regarder dans une façon un petit peu dédénieuse, mais qui ne mène de rien.
Vous apporte un petit peu de satisfaction.
Alors, pour moi, oui.
C'est plutôt un type d'attraction.
Tout ce qui est des petites attractions, un peu les espèces de tacos
ou les petits parcours séniques comme ça, dans des véhicules individuels, dans les parcs.
Pour voir des décors.
Genre National Set ?
Par exemple.
Mais ouais...
Dès qu'on veut faire une pause des coasters, j'aime bien faire un tour là-dedans.
Il n'y a pas beaucoup de monde qui me suit.
On va le dire.
Mais ouais, c'est toujours assez sympa, ou même les trains panoramiques.
On va dire, c'est un peu plus...
Apprécier des gens quand même.
Quand tu parles des trains panoramiques, c'est donc les voies de chemin de fer,
ou les monorails par exemple ?
En réalité, les deux.
Les deux, c'est toujours sympa de se balader dans le parc.
C'est aussi une façon d'écouvir le parc d'une manière différente.
Apprécier quoi.
Donc en fait, Europa Park est ton parc de cœur en fait,
en réalité, parce qu'il y a quand même deux monorails,
trois sont contre Volodabinshi.
C'est pas comme ça que ça s'appelait d'ailleurs Jadis,
le chemin de fer du pal, les trains panoramiques.
Et il s'appelle...
Alors peut-être, il y a...
Il y a longtemps, hein.
Il y en a deux.
J'étais pas né.
Gingel, instant vieux.
Et dans la Régine aussi, part.
Oui, ils en ont deux.
Ils ont le train du pal qui lui permet de faire la navette
entre l'entrée du parc et le centre du parc.
Oui, et après il y a un parc.
Ils ont le train...
Ça s'appelle le train des aventuriers.
Maintenant, ça doit s'appeler le train des aventuriers
avec je me demande...
Mais c'est possible.
Je me trompe peut-être.
C'est possible.
Bon, il y a alors...
Mes motifs, même questions, même questions.
C'est difficile de répondre à cette question,
parce que moi, effectivement, je suis plutôt parc fan
que coster fun, moi j'aime bien tout faire.
On va fonder un club tous les deux.
C'est bien.
Est-ce que tu les collectionnes les clous
des voitures matières aussi ?
Est-ce que tu aimes le Sting Tank aussi ?
Non, mais il m'arrive aussi des fois
d'avoir des routes de mechure quand même.
On a tout saché.
Voilà, voilà.
Non, mais pas les clous encore.
Non, mais c'est vrai que toutes les attractions
qui sont un petit peu...
Les Kiddy, par exemple, les petits Kiddy,
les SBF,
aux pieds de Red Force, par exemple.
Bon, c'est pas...
Je dirais que l'intérêt du ride
n'est pas forcément là pour le confortable,
mais bon, c'est très rigolo à faire.
Surtout quand tu as une belle bête,
quand même, qui est juste à côté
et qui passe à 5.80 à l'heure, juste à côté.
Et puis toi, tu montes tranquillement, te, te, te.
Et tu le vois passer à toute vitesse.
Qui fait d'ailleurs un bruit assez énorme,
quand même, Red Force,
en termes de bruit.
Le voisinage doit adorer.
Bah ça, ça va, il y a la mer.
Ils sont loin.
Il y a la mer à côté, donc ça va.
Super, alors est-ce qu'on attaquait maintenant
par le B à bas à savoir
qu'est-ce qu'est...
Yann S. Ride.
Je te laisse attaquer, c'est pas sûr.
Je pense que tu avais bien fait la dernière fois.
C'est pas mal.
Alors Yann S. Ride,
comme tu l'as disais Jean-Marc,
c'est une société assez jeune.
La base, comme vous l'avez compris,
on est dépassionné par l'industrie du loisir.
À peine.
Et on s'est rendu compte qu'il y avait aujourd'hui
un besoin dans les parcs.
C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
surtout avec le Covid, ça a été accentué,
les parcs ont besoin d'assistance technique.
Dans le sens où les contrôles,
les organismes de contrôle sont de plus en plus poussés.
Et donc, nous estimons avoir
une bonne partie du savoir-faire
pour aider les parcs à passer ces contrôles-là.
Alors bien souvent, pour des attractions neuves,
le constructeur d'origine fait ce travail-là sans problème.
Mais de plus en plus de parcs achètent des attractions d'occasion.
Qui sont...
Forcément, elles viennent d'occasion.
Donc aucune assistance du constructeur d'origine, etc.
Plus il y a une constructeur existe encore.
Voilà, exactement.
Certaines attractions ne les constructionnisent pas.
Et donc, on est capable de les aider à monter le dossier technique,
à faire les calculs structuraux sur l'attraction,
dans le cas où ils sont nécessaires.
Puisque dans certains pays comme l'Allemagne ou les Pays-Bas,
les organismes de contrôle forcent les parcs
à calculer les anciennes attractions aux nouvelles normes.
Ce qui n'est pas le cas en France.
Ce qui n'est pas le cas en France.
Et donc, potentiellement, de renforcer l'attraction d'origine
avec des nouvelles pièces, changer les épaisseurs à certaines pièces, etc.
Donc, c'est une des choses qu'on peut faire.
Donc, voilà.
Donc sur ce point, il y a quelque chose à rajouter, Sébastien ?
Oui, du coup, effectivement, on a eu un problème d'apporter
ce soutien technique mécanique mais aussi électriquement.
Parce que la sécurité passe aussi par l'automatisme.
Et du coup, avec nos partenaires aussi,
parce qu'on n'est pas seuls,
on a aussi des gens compétents qui sont aussi derrière nous
et qui ont l'habitude de travailler aussi sur des rides.
Donc avec les deux compétences, les deux entreprises,
donc plusieurs entreprises,
parce qu'on a plusieurs partenaires pour chaque domaine,
on est capable du coup de salier et du coup d'apporter
des bons éléments techniques et des bonnes précisions également
pour anticiper une maintenance sur un ride occasion ou autre chose.
Mais du coup, ça accompagne aussi,
si par exemple, un VARG-D, il y a cette base,
ce coaster d'occasion qui est là,
mais ça serait bien qu'il fasse une boucle par là,
ou du coup, si intervenir là-dedans,
donner, refaire les calculs sur cet ancien modèle
et aussi calculer...
Excuse-moi, je demande juste une précision, je fais un peu le cornit.
Dans le cas où par exemple, quelqu'un voudrait allonger le circuit, par exemple.
Voilà, par exemple, un SLC classique,
il y a une boucle en toute fin qui est en option.
Imaginons qu'elle n'a jamais existé cette boucle-là
et qu'un parc veut construire, prendre un SLC et le bain dans son parc.
Si vous dites, en toute fin, c'est bien qu'il fasse une boucle en particulier,
vous pouvez aussi être amené à faire ces calculs-là et...
Alors effectivement, on peut, mais attention,
parce que c'est toujours très délicat,
parce que dès que vous faites quelque chose,
dès que vous rajoutez quelque chose,
finalement, il faut recalculer l'ensemble.
Donc c'est assez délicat, mais c'est possible.
Maintenant, il faut voir aussi s'il y a de l'intérêt.
Donc nous, on est là aussi, on a trois parties dans notre entreprise,
Engineering, Services, Engineering Simulation & Consulting.
Et en fait, cette partie Consulting permet également de conseiller,
de donner notre avis et également d'étudier la faisabilité,
parce que des fois, on pourrait dire,
on peut aussi délire la vitesse du lift,
passer à 5 mètres par seconde, par exemple.
Bon, il faut regarder les conséquences que ça a sur le ride.
La structure et tout ce qu'il y a avec.
C'est ça, puis même sur la chaîne.
La chaîne, le moteur, le mot.
Parce que quand vous passez de 2 à 5 mètres par seconde,
là, vous devez changer le moteur.
Il y a bien des chances.
Et puis les spécifications peut-être de la chaîne aussi.
En plus, si vous avez une accélération dans le lift,
forcément, les efforts sont beaucoup plus importants.
Alors, si vous avez une vitesse constante,
les efforts sont moins importants, on va dire.
C'est pour ça que je pense être intéressant de découvrir
que dès que nous profanent, visiteurs lambda, on s'imagine,
pourquoi ils n'ont pas fait cette figure,
pourquoi il va si lentement,
pourquoi il nous donne deux freins, etc.
Ça a été pensé des mois, des années à l'avance.
Donc, pensez pas qu'il y a un gars qui s'est élevé de bon matin
dans son bureau, qui n'avait pas pris son café noir
et qui s'est dit, oh, finalement, la zone de frein,
on va la mettre là.
Non, non, non. C'est le fruit d'une longue...
La technique du noix mouillée levé dans le vent.
D'ailleurs, en parlant de vent, on en parlera un peu plus tard.
Ça joue un rôle aussi.
C'est marrant. Je sais juste une petite parenthèse.
On a un cas de figure en France.
C'est le... aidez-moi les copains.
Afré Perthuis, quel est le nom du Coaster Sokei, le Grand Canyon.
Oui, le Grand Canyon.
Qui, il y a quelques années, a été rallongé.
Exactement.
Ils ont rajouté la boucle finale.
Et elle a été remodifiée très dernièrement,
puisque c'est celle qui tourne autour de la base du Golden Riddler.
C'est là où ils ont rajouté les faits de kinétiques
avec la flamme qui sort.
Ça a été rallongé à une époque où la norme EN314 n'existait peut-être même pas.
On revient là-dessus, parce qu'on a l'impression que tu dis des gros mots.
Tu vas en parler, effectivement, cette norme.
On va dire votre cinq-grat-là.
Je me demandais, on va peut-être aller voir,
regarder votre parcours, d'où vous venez, les gars.
Là, vous nous avez évoqué cet accompagnement,
à la sécurité, à la mise au norme,
éventuellement au développement.
Est-ce que l'un de vous, par exemple,
est-ce que toi, Emery, ce serait plus du structurel,
toi, plus de l'électricité ?
Est-ce que vous avez une spécialité au sein de l'équipe ?
Oui.
Déjà, ce qu'il faut savoir, c'est qu'on est trois dans l'équipe.
Donc, on est deux ici et un autre, voilà.
C'est la troisième mousse que t'as exactement.
Ça s'appelle aussi Emery, d'ailleurs.
Au moins, c'est pas difficile.
Non, non, c'est simple.
Le matin, tu ouvres la porte, tu voles les deux, tu fais Emery.
Bonjour.

Bon, sérieux.
Effectivement.
Déjà, l'autre Emery,
comme on va dire, le dernier Emery,
s'occupe de la gestion de projets,
de différents projets qu'on peut avoir,
et puis de la partie un peu tertiaire de l'entreprise.
Ensuite, je m'occupe personnellement
de tout ce qu'est bureau d'études,
donc plan design 3D, etc.
Puis, Sébastien, je vous laissez raconter ce qu'il fait.
Alors, moi, je m'occupe de tout ce qui est énorme.
Alors, je peux aussi du développement,
forcément, parce que moi,
forcément, c'est lié au bureau d'études.
Enfin, tout ce qui est énorme, c'est lié au bureau d'études.
Tout ce qui est développement,
avant de dire, tiens, on peut faire ça,
il faut peut-être savoir, effectivement,
si c'est possible,
ou comment on peut le rendre possible.
Ah, tu as donc le rôle d'arriver,
de dire, non, c'est pas possible.
Non, non, non, non.
Heureusement.
Justement, au contraire, il faut innover un minimum.
Il faut voir toutes les solutions
qui sont possibles après un brainstorming
qui est fait et qui est discuté entre nous.
Mais, du coup, je fais partie aussi
du bureau d'études, forcément.
Et avec les compétences que j'ai acquises
durant mes expériences passées,
je gère aussi la partie automatisme et électricité.
Attention, je ne programme pas.
Par contre, je suis capable de savoir
exactement ce qu'il faut faire et comment le faire.
Et aussi aller chercher les bonnes personnes,
on va dire, pour le faire.
Ah oui.
C'est important de bien s'entourer.
Parce qu'il y a des gens
qui sont tellement dans leurs trucs,
qui s'affairent, mais qui ne sont pas forcément,
je dirais, pédagogues,
alors qu'il y a d'autres personnes
qui s'affairent aussi et qui savent le faire
d'une manière conventionnelle, également,
et qui plaient mieux aussi aux organismes de contrôle
beaucoup plus facile à passer.
Et aussi par affinité,
des fois, on le prend mieux avec certaines personnes
qu'avec d'autres.
Mais c'est normal.
Je veux dire, il y a l'humain, il y a les règles,
il y a les contraintes, il y a le stress aussi,
parce qu'on a des projets millions,
donc ça peut très vite être enceint.
C'est énervant, quoi.
C'est ça.
Et puis, il y a cette partie création
qu'on fait avec Emmerich,
qui est, je dirais, la partie la plus fun
avec les tests.
On en reparlera aussi des différentes étapes.
Mais voilà, bien sûr, avant tout ça,
avant la partie de test, il y a d'autres étapes.
Ça me permet de vous poser un peu la question.
On va revenir, on va remonter un peu le temps.
Ce qui nous intéresse aussi, c'est de comprendre
comment vous êtes arrivés là,
où vous en êtes aujourd'hui.
Parlez-nous un petit peu en quelques minutes
de votre parcours,
comment est-ce que vous vous êtes tombé dedans
quand vous étiez petits ?
Exactement.
Et comment vous en êtes arrivé à créer Yenisright ?
Du coup, pour ma part,
pour répondre à Jean-Marc, la réponse est oui.
Quand j'étais petit, effectivement,
je reprends un peu la jeunesse de cette passion.
Je pense que, comme beaucoup c'est arrivé
pendant Etant-Metis,
j'ai commencé,
je devais avoir 6, 7 ans,
quelque chose comme ça,
les gros mécanos,
les canets.
Même pas les canets,
même pas.
Ou j'allais au centre de loisirs tous les mercredis,
après Mési, à l'époque,
et puis chaque année,
il y avait un mercredi entier,
après la période d'école,
où on arrivait en vacances scolaires,
où il y avait une sortie au pâle,
forcément, c'était mon parc à l'époque.
Et puis, donc, j'avais fait un tour
dans le Tigre de Sibérie,
qui est Coster-Reverchon 1990,
premier Coster de Reverchon.
On fait deux, je crois, non ?
Deux comme ça, un autre en 2009.
Celui qui est dans le sud, ouais.
2009 à Pierre-Atte-Parc, je crois.
C'est ça.
On est sur quoi comme type de Coster ?
C'est aussi un spinning mouse ?
Dans ce qui est drôle,
c'est que c'est un famille Coster dimensionné
comme un gros looper Vekoma.
Oui, tu dirais d'y arriver Vekoma
sans le backbone.
D'accord, ok, c'est vrai que c'est pas commun.
C'est ça.
Et donc, j'ai fait un tour dans ce rail de là,
comme beaucoup de rails de l'époque,
c'est pas ultra fluide,
mais c'est pas le pire, franchement.
Et pendant la first drop,
je me suis cogné la tête
contre le bord de la carrosserie
pendant que j'étais dans mon siège.
Ah !
Et là, tu avouais...
Et c'est là, au moment là...
Non mais là, en fait,
il nous a fait une retour vers le futur
avec Toc.
Et c'est là, au moment là
où, en ressortant du rail, je me dis
c'est quand même pas mal ces choses-là,
mais jamais mal à la tête quand même.
Dites-il avec une poste,
ça disait, c'est bien, il commence à faire.
Et là, tu te dis, mais comment on pourrait
faire pour améliorer tout ça ?
J'en étais pas encore là.
D'accord.
Pour le moment, c'était juste du fun.
Puis, l'idée me trotte dans la tête.
Et puis, au final, tous les ans,
on allait cette sortie au pal
qui était un peu attendue
comme un pédagrinage à la mec,
ou je ne sais quoi.
Ah oui, forcément.
Et donc, voilà, on y allait.
Puis, la passion,
ça tournait dans ma tête.
Dans un premier temps,
je m'amusais à collectionner
toutes les brochures du parc
dans un coin de 2004, maintenant.
Qui n'a pas collectionné les brochures
quand on était piscine.
C'est ça, ouais.
Qui n'a pas des mètres liniers
entiers de boîtes-mêmes,
de perchis,
ou aller à la Jonsa Voyage,
d'à côté, pour demander
si ils ont le cas de Jarega.
Je gardais même
les serviettes des restaurants
quand elles étaient brandées.
Ah ben oui.
Tout ce qui était gratuit, quoi.
Et donc, on en arrive là.
À verre mes 10 ans,
je commence à tout ch'attacher
un peu à l'informatique à l'époque.
J'ai fait partie de la génération,
je pense comme Sébastien,
où on a eu la transition
au niveau informatique à l'école.
Donc, on apprenait
le serviette des ordinateurs, etc.
Et puis, j'ai un grand-père
qui a pas mal branché
dans l'informatique.
Et donc, j'ai récupéré
l'un de ces vieux PC
qui tournait l'époque
sous Windows 98
ou Windows 2000.
La Régie valide.
La Régie grogne.
Donc voilà,
je commence à tout ch'attacher
un informatique.
Puis, je me dis
il doit y avoir quand même
des vidéos, des trucs comme ça
qui doivent exister
en rapport avec les parcs.
Et un jour,
je suis déjà des amis
à mes parents.
Et la fille des amis à mes parents
était en train de jouer
dans son coin
à l'ordinateur.
Je veux voir un peu
ce qu'elle fait
et elle joue
à Rollercoaster T'aéquine 2.
Tain, tain, tain.
Non mais c'est incroyable de dire.
Et là, c'est le drame.
Le village est sous le choc.
Non mais surtout,
il y a un dénominateur commun
à la plupart des fans.
C'est incroyable de dire
que ce jeu,
on devrait tous vénérer Chris Sawyer.
Je pense qu'on devrait créer
un hôtel à sa gloire.
C'est clair,
Sawyer est formidable.
Non mais, un qui hier,
j'ai ouvert Rollercoaster 2
et j'ai commencé
à reproduire Tokyo Disneyland.
Oh, ça c'est ambitieux.
C'est trop ambitieux même.
Mais oui,
ce jeu-là,
c'est une révélation
pour beaucoup,
beaucoup de monde.
Ah, clairement.
Et du coup,
à la fin de cette journée,
chez les amis et mes parents,
elle a l'idée de jouer,
mais comme ça,
sans y prêter l'attention.
Et je dis,
ça m'intéresse bien,
quand même ton jeu à faire.
Bah, si tu veux,
je te le prête.
Grave erreur.
Je crois que je lui ai rendu
une petite dizaine d'années après.
Ah non,
mais le truc classique de
tu me prêtes,
ta cartouche de Gameboy,
de Super Less,
et tu la revois plus jamais.

C'est du zic.
Et donc voilà,
du coup,
donc j'arrive,
je,
ce qu'on dirait dans le milieu
du gaming,
c'est que je tryhard
sur Rollercoaster and Coon 2.
Et voilà,
sans Rollercoaster and Coon 3,
je le fais,
mais un nom plus
qui m'a beaucoup moins plu,
j'ai préféré le 2.
Non, mais je crois qu'on est
tous d'accord.
Le 2,
c'est quand même le plus plaisant.
En fait,
l'avantage du 2,
c'est qu'il est très fluide,
et il y a beaucoup de catalogue
de coasters,
après j'adorerais le 3
pour les feux d'artifice.
D'accord.
Et donc je le ferais,
la coasters,
de pouvoir faire les...
Ah c'est vrai,
c'est vrai.
Honnêtement,
c'était ma énorme frustration
quand j'étais sur RCT 1 et 2,
c'est de ne pas me dire
que je peux mettre
dans la peau d'un visiteur,
faisant un ride.
Et là,
quand j'ai vu qu'ils allaient
implémenter cette fonctionnalité
sur mon petit fauteuil de bureau,
du haut de mes 12 ou 13 ans,
je trépinguais d'impatience,
mais le jeu était pas optimisé,
donc mes ordinateurs
ont tous craché les uns
derrière les autres.
On est d'accord.
Oui,
il y a Parquitect,
qui maintenant est une variante
entre les deux.
Oui, il y a sans un peu.
Mais bon,
j'y joue pas trop.
Est-ce que,
je profite,
vu que tu as un peu
touché à ces logiciels-là,
est-ce que Planet Coaster,
qui est considéré comme
l'héritier spirituel des RCT,
je ne parlerai pas
de rollercoaster taïkoun World,
qui s'est craché
et qui est mort de sa belle mort,
mais surtout Planet Coaster,
qui le digne héritier.
Oui,
j'ai touché un peu
Planet Coaster.
Pas autant que rollercoaster taïkoun.
Tu m'étonnes.
Oui,
un peu de Planet Coaster.
Planet Coaster,
ce qui est fun,
c'est le sandbox.
Ah, clairement.
Dans le premier coaster taïkoun,
les scénarios,
même si c'était
un petit peu souvent
les mêmes objectifs,
c'était juste
la course contre la monde.
C'était génial.
Mais c'était le but,
c'était ça qui était drôle.
C'était la petite aparté,
je te laisse continuer.
Et donc,
pour continuer,
forcément, la passion émerge.
Arrivée en 5e,
je crois,
on me demande
ce que je veux faire.
Sur le coup,
je sais que je veux bosser
dans ce milieu,
mais quand on va avoir
la consernantation
et nous répond clairement,
ça n'existe pas.
Et on lui demande
para plus B,
mais qui sait qui fait ça,
alors,
on ne sait pas.
Je peux te rassurer,
encore à l'heure d'aujourd'hui,
ça n'existe pas beaucoup,
ça commence tranquillement,
ça frétille,
et des frémissements,
mais on est encore des pionnes.
Donc,
je ramets,
mais je ne me suis pas
à laisser décourager.
Et donc,
en 5e,
je dis juste
que je veux faire
designer industriel.
Ça s'arrête là.
J'en savais pas plus.
Après,
brever des collèges,
je rentre en seconde.
Je fais une seconde générale.
Ça me plaît pas des masses
parce qu'il n'y a pas trop de technique.
Je me rends compte que la technique,
ça me plaît bien.
Ce que j'oublie de dire,
c'est qu'en 3e,
je fais mon stage d'observation
au pal,
comme par hasard.
Et surprise.
Donc voilà,
ce qui m'a bien plu.
C'est là que, justement,
on en arrive en seconde,
où la seconde générale,
ne m'intéresse pas trop,
parce qu'on ne touche pas
à grand-chose,
on apprend beaucoup de théorique,
mais on a du mal à comprendre
à quoi ça sert dans la vraie vie.
Et puis,
je me dis,
je m'oriente vers
un bac pro maintenance industriel,
où ça m'intéresse beaucoup plus,
parce qu'on a les mains dedans.
Et ton stage,
c'était...
Il y a eu plusieurs stages.
Mais ton premier stage
à le pal,
est-ce que tu t'as touché
au côté mat...
Enfin,
est-ce que t'as vu la partie maintenant ?
En fait,
c'était un stage de découverte.
C'était pas...
C'était ça.
Bah moi,
c'était 3 jours.
Donc ça a été très expéditif.
Mais oui,
je crois que quasiment chaque jour
était destiné
à un domaine différent du parc.
Il me semble que le premier jour,
j'ai dû faire parc animalier.
Et puis,
deux jours d'après,
côté parc d'attraction,
une partie, je pense,
opérationnelle,
et une partie maintenance.
Donc j'ai pu voir un petit peu
tous les métiers du parc.
Et c'est là,
justement, que ça m'a bien plu,
quand même.
Donc doux ce choix.
Ah, t'avais fait tes 3 jours, en fait.
Ouais.

Valle vieille référence,
un feu, le service national.
Un autre jingle.
Un jeu de la vie.
Un jeu de la vie.
Alors,
la rédiction,
on peut avoir un install,
un install très vieux,
s'il te plaît.
Et donc,
oui,
arrivé donc, comme je le dis,
en seconde,
donc direction back pro maintenance,
parce que,
j'ai vu le service maintenance du parc,
et je me dis,
ça peut me plaire.
Donc je me dis,
avant de concevoir les coasters,
parce que j'avais toujours cette idée là,
je me dis,
avant de concevoir les coasters,
je voudrais mieux savoir comment ça marche.
Je me tourne vers ça,
mon stage de seconde,
dans une entreprise industrielle classique,
sage de première,
je pars en Angleterre,
où j'ai fait tour parc,
d'ailleurs,
mais pas un stage juste en visite.
Et puis,
pareil,
stage dans une entreprise industrielle,
et stage de terminal,
au parc.
C'était pas mal,
où j'ai fait six semaines,
je crois.
Est-ce que c'était pas des appels de pieds
pour le pal,
de dire,
monsieur,
bochez-moi,
s'il vous plaît.
Ouais, j'étais vraiment content d'y aller.
Bah oui, en même temps,
il y avait,
enfin, je dirais, il y a de tout.
C'est ça qui est bien,
c'est très faux,
ça t'empolive.
Ouais, c'est ça,
je me donne pas fond,

quand on aime ce qu'on fait,
on se donne à fond,
on est curieux,
on veut en découvrir tout le plus.
Oui, naturellement, on y va.
Et voilà.
Donc c'était pas mal,
et c'est justement
pendant ce stage au pal
que j'ai rentré Sébastien,
qui lui était aussi en stage.
Donc voilà,
j'en suis arrivé là,
après le stage au pal,
je me suis dit,
bah là maintenant,
c'est bien beau,
mais je vais pas faire ça de ma vie,
et je veux qu'on se voit
des coasters comme moi,
en cinquième.
Et donc,
je me dirige vers
un BTS,
pardon,
un BTS
en conception
de produits industriels,
donc métier du bureau d'études
classiques.
Forcément,
il ne liste pas forcément
de spécialité
pour concevoir des coasters.
Donc disons
que c'est un peu de chance,
entre autres.
Et il faut avoir des aptitudes
particulières pour entrer
dans ce BTS,
parce que je l'imagine que ça peut
peut-être intéresser des gens.
Est-ce qu'il faut avoir des plutôt,
bah j'imagine forcément
une orientation scientifique,
mathématique, physique,
ou est-ce que on peut prendre
des gens qui sont avec un profil
un peu hors cadre ?
Alors,
en réalité,
ils prennent de tout.
C'est souvent sur dossier,
quand même,
si on a un bon dossier scolaire,
on est pris.
Après,
quand on regarde dans la section
où j'étais,
la majorité des gens qui venaient,
c'était tous des STI 2D,
et donc,
enfin,
sauf
deux qui venaient de back S
et moi qui venaient de back Pro
maintenant.
Donc on va dire
que j'ai pris le chemin
pas le plus facile.
Non.
Mais ça veut dire
qu'on peut rebifurquer
pour retrouver la voie,
quoi.
En fait,
l'inconvénient du back Pro,
c'est que c'est une matière
qui met en avant beaucoup
tout ce qui est pratique,
le côté professionnel.
Malheureusement,
le niveau en termes de
de filières générales, on va dire,
tout ce qui est français,
math et tout ça,
c'est beaucoup plus soft
que dans les filières rest
ou STI 2D.
Donc,
quand je suis arrivé
dans ce BTS,
j'ai eu pas mal de difficultés,
tout ce qui était math,
etc.
Par contre,
j'avais beaucoup plus de facilité
en partie technique.
Donc,
par chance,
quand même,
pour moi,
la partie technique
était quand même plus présente
que le reste.
Donc, ça m'a quand même beaucoup aidé.
Et je me suis bien sorti,
j'ai eu mon BTS sans problème.
À la suite de ce BTS,
j'ai fait une licence pro,
conception pro-industriel également,
donc c'est la suite logique.
Et à la fin,
enfin,
à la fin de cette licence pro,
je l'ai fait en alternance
dans une entreprise industrielle
aussi qui faisait des machines-outils.
Donc, ça permet aussi
de voir autre chose.
Et,
arrivé au mois de décembre,
j'ai la peintissite.
Donc,
forcément,
arrêter de travailler,
de compagnie,
et donc,
j'étais en convalescence
chez mes parents après ça,
et je reçois un appel
de Reverchon,
à l'époque.
Et donc,
ce qu'il faut savoir,
c'est qu'en 2017,
pendant mon BTS,
avec Sébastien, justement,
on s'était rendu à Berlin,
à LIA, à APA,
où on avait déposé des CV,
je sais un peu, tout le monde,
en réalité.
Je me rappelle,
de passer chez Gravity Woop,
un peu ambitieux, mais...
Et pourquoi pas, hein?
Et pourquoi pas, hein?
Au pire, qu'est-ce qui pourrait se passer
à part?
Oui.
Ah non, mais c'était bien,
Gravity Woop,
on allait voir Soké,
Reverchon,
et puis,
il y avait certainement d'autres,
je ne me souviens plus de tout le monde.
Et donc,
presque deux ans après,
je reçois un appel de Reverchon,
qui me dit,
ton profil nous intéresse,
et voilà,
on a fait plusieurs entrevues,
etc.
Et puis voilà,
donc après ma licence pro,
je rentre à Reverchon,
au mois de juillet,
le 15 juillet,
2019.
Et donc,
je fais environ 2 ans et demi
à Reverchon,
tout se déroule.
Voilà,
on voit les différents projets,
etc.
Et beaucoup d'expériences acquises, quand même.
L'expérience de terrain, oui, c'est ça.
L'expérience de terrain,
parce qu'en fait...
Mais quand même, dans ta tête,
l'envie de voler de mes propres ailes,
on a pensé ça.
Oui,
clairement depuis le début,
c'était un peu ça.
Mais,
c'est surtout que,
ce qui était bien à Reverchon,
c'est que,
c'est pas une grosse équipe,
donc,
quand on est embauchés,
pour un certain poste,
j'étais embauché en tant que
de recherche et développement.
Mon but était de,
soit d'améliorer des process internes,
soit carrément de concevoir
des nouveaux produits
pour la gamme du fabricant.
Et donc,
on est aussi beaucoup partis sur le terrain,
pour les accompagnements
des exploitants du ride,
des nouveaux rides,
et aussi l'installation du ride,
etc.

en fait, j'ai acquis pas mal d'expériences
en électricité,
opération, etc.
mécanique,
enfin, j'avais déjà quand même
un gros background mécanique
avec la maintenance quand même,
mais ça a beaucoup aidé
à avoir pas mal de choses.
Et puis même,
c'est un gros polyvalence
et tu tattes le terrain
et tu vois clairement aussi,
parce que des exploitants de parc,
qui recherchent, veulent,
c'est du concret en fait.
Oui, un truc là,
on bafe.
Il y a un certain jour,
où on peut se retrouver,
être, je sais pas, au Pays-Bas,
avec un forain
en train d'expliquer
comment on se remanage, j'y marche.
Et puis,
il y a un autre jour,
où tu peux te retrouver
être en train de démonter
ou remonter un toboggan aquatique.
Donc c'est très, très varié.
Il y a toujours ces bureaux normal
où tu recherches, tu développes, etc.
J'avais une question,
parce qu'on se rend compte
que vous avez un parcours commun,
c'est-à-dire que si vous êtes
rencontrés en stage,
c'est-à-dire que vous avez
marché en parallèle,
donc vous avez issu
un peu le même chemin,
c'est le cas du 3e,
du 3e Laron aussi.
Ouais, on l'a rencontré plus tard.
On l'a rencontré à Reverschum.
D'accord.
Donc, c'est bassien,
avant d'arriver à ce parcours commun,
dont on a déjà parlé,
est-ce que tu peux nous parler
ton parcours à toi ?
Oui, déjà, on va commencer.
Moi, ma passion,
elle est un peu plus tard,
malgré que mes parents,
on allait déjà très petit,
à Nile-Land,
à Disneyland.
Et puis,
ce qui me fait toujours rire,
c'est que mon père me disait,
tu regardais toujours la mécanique
et tu n'en avais rien à foutre de décor.
Déjà, un centre d'intérêt bien spécifique.
Oui, c'est un...
Dans les petits storybooks à Disney,
je regardais le câble,
au lieu de regarder le décor.
Ça va être marrant,
les discussions de fin de journée,
en disant,
t'as vu, il y a eu les personnages,
t'as vu, il est émiqué.
Excusez-vous,
il a remarqué le câble de 85 km,
qui est un moment donné,
nous permettait de...
Arrête, Sébastien,
regarde autre chose !
Mais bon,
à cet instant-là,
je ne pensais pas du tout
finir là-dedans,
et ce n'était pas forcément une passion,
enfin, je n'étais pas du tout intéressé
par ça à l'époque,
j'avais même peur
des rollercoasters.
Voilà, et du coup,
à 14 ans,
on a été à l'Union Europaparque,
et du coup,
on m'offensait à faire le Silver Star.
Et toi aussi,
tu t'es cogné sur un morceau
du véhicule, non ?
Non, moi, je me suis crispé dessus.
La première drop a été douloureuse,
mais en réalité,
c'était juste la première seconde
qui était douloureuse.
Une fois,
quand on...
Et après,
c'était ça,
c'était que du plaisir.
C'était que du plaisir.
C'était génial,
les sensations Silver Star
étaient vraiment géniales,
et puis en sortant de ça,
je dis, bon, vas-y, on le refait,
on le refait,
donc on la refait quatre fois,
tu vois,
à tout cas,
quatre fois de suite.
Il y avait une demi-heure de que eux,
donc bon, ça allait à ce moment-là.
Donc on la fait quatre fois de suite,
et en sortant d'euros prépares,
j'arrêtais pas de dire,
je vais travailler là-dedans,
je vais travailler là-dedans.
Et du coup,
à ce moment-là,
du coup, j'étais entre la troisième
et puis le lycée,
et du coup,
moi, j'étais parti
sur un lycée général,
donc seconde générale,
avec première S,
back S.
D'ailleurs,
je ne sais pas trop si ça me rajeunit,
parce que je crois que le back S
n'existe plus maintenant.
Il y a un socle commun,
maintenant,
avec un peu à la carte.
Des spécialités.
Voilà, tu choisis des spécialités
qui t'intéressent.
Je te rassure,
j'ai aussi connu cette génération de back S.
Oui, tout le monde tourne de la table,
Greg, on y est tous passés par là.
En revanche,
les petits jeunes qui écoutent,
on regarde.
On peut faire des vieux encore.
Oui, des fameux...
Oui, t'attends.
...un digue l'instant vieux.
Toi, ça n'existait pas.
C'est encore un autre appellation,
je crois, les back S.
Ouais, nous, on allait...
On allait chercher l'eau au puits,
le matin.
Oui, tout était en noir et blanc.
14 !
C'était en noir et blanc,
et tu es avec des sabots
en passant par la Lorraine.
Oui, avant que...
Bien avec les Décostes en bois,
on ne les voit pas de toute façon.
Donc non, mais plus sérieusement,
ce qui fait qu'aujourd'hui,
si des jeunes veulent s'orienter
dans ces métiers-là,
il faut peut-être avoir
déjà une orientation un peu plus scientifique.
Alors, en réalité,
comme l'a dit Emry,
oui et non.
C'est-à-dire que, en fait,
il y a tellement besoin
de métiers différents dans ce milieu-là
qu'on pourrait effectivement
avoir un métier plus manuel,
donc pour faire de la maintenance,
et un métier,
j'irais plus...
plus de recherche,
plus de design,
si on veut vraiment concevoir
et dans ces cas-là.
Oui, il faut, du coup,
il faut, voilà,
faire un minimum
back plus 3 de nos jours,
d'autant plus que la plupart des
constructeurs sont étrangers
et ne reconnaissent que le bachelor,
ce qui va loin à notre licence,
à nous, donc back plus 3.
Donc, ça veut dire que tu as passé
ce back scientifique
et après,
c'est là que vos histoires se recoupent
ou il y a encore un petit peu de...
Alors, il y a un petit peu...
Donc moi, je commence après
ma formation d'ingénieur,
donc de 5 ans,
à l'UTT,
donc l'Université Technologie de 3.
Et à partir de là,
on a eu l'occasion de faire
deux stages de 6 mois,
et c'est là que je rencontrais
monsieur à côté-là,
Opal, donc j'ai fait mon premier stage
de 6 mois, Opal.
On a développé plusieurs éléments,
je dirais, pour améliorer la maintenance
et faire de quelques petites réhabilitations.
Et ensuite,
donc c'est là qu'on a travaillé ensemble, d'ailleurs,
en partie sur le disco.
C'était son sujet de l'héritage.
Ce qui était assez drôle au final,
c'est que,
avec l'école de l'ingénieur,
tu avais, il te manquait ce côté technique
et manuel.
Oui.
Et je pense que c'est là aussi
où t'as appris pas mal.
Oui, oui.
Je me rappelle qu'on a remonté
le flou, m'en semble.
Oui, ça te dérive l'autre, d'ailleurs,
à ce moment-là.
Et c'était assez drôle.
Mais oui.
C'est un flou mesoqué.
C'est un flou mesoqué.
Mais oui, pour l'anecdote,
on avait trop resserré la vis,
pour le coup, on l'avait bien serré.
La vis déroule latérale.
Dès le flou latérale.
Et du coup, les roues
ne l'ont ru.
Le roue, les roues.
Du coup, voilà.
Donc ils l'ont mis en nous,
et ça n'avanceait plus.
Donc voilà, qu'est-ce que vous avez fait ?
Ah bah merde.
Ah oui, là, on a bien serré le truc.
Ils ne pouvaient pas se barrer.
Mais non, non.
Il y a un juste milieu à trouver,
bien évidemment.
Ah bah c'est rendu en faisant des erreurs
qu'on apprend.
C'est assez simple.
Exactement, oui.
Et donc voilà,
j'étais plus côté bureau,
donc avec le responsable technique
du parc.
Et du coup, on a travaillé
aussi sur le flou,
sur des améliorations techniques,
on a travaillé sur le tigre de sidérie.
On a travaillé plusieurs attractions du parc.
Donc c'était une bonne première expérience.
Et comme le dit
Émeric,
quand on est passionné,
on essaye
d'apporter beaucoup de choses.
On en veut.
J'imagine déjà votre investissement
au-delà du pro,
c'est-à-dire que vous avez un souci peut-être
du travail bien fait,
vous avez envie d'être curieux.
Donc déjà, je parle en tant que passionniste,
moi j'aime bien aller au-delà de ce qui demande
mon champ de compétences pour en apprendre plus
et aussi transmettre.
C'est ça aussi qu'important,
ce qu'il y a souvent des métiers
ou des gens
qui sont un peu dans leur routine métro,
au boulot, dodo et c'est tout.
D'autres te diront en métro, au boulot,
passion, dodo quoi.
C'est un petit peu ça.
Et puis donc ce que disait effectivement Émeric,
c'est-à-dire qu'Émeric avait une des compétences,
on va dire technique manuelle,
plus que moi,
parce qu'on va en école dingée,
et en lycée générale,
il n'y a pas vraiment de manuel.
On reste sur le général,
mais encore une fois,
le général est aussi important,
parce que quand vous faites
une autre de calcul,
là, il n'y a pas de manuel.
C'est...
Là, c'est vraiment purement...
C'est le fichier Excel,
il ne faut pas se tromper.
Et là, oui,
il faut connaître les éléments,
pas forcément par cœur,
mais il faut savoir les retrouver,
donc il faut savoir que ça existe,
il faut savoir où ça existe
et il faut savoir s'en servir.
On va en parler un petit peu après,
justement dans les tâches.
C'est à ce moment-là,
vous avez fait connaissance tous les deux.
C'est là où on a fait connaissance,
et ensuite,
du coup, nos chemins sont séparés encore un petit peu,
puisque, du coup, Émeric a terminé...
Oui, moi, j'ai terminé mon DC,
ensuite, j'ai fait mon BTS,
donc comme je l'ai dit,
on a alzace, du coup, Saint-Louis,
licence à Muleauze,
et puis c'est là qu'on se retrouve après à Reberchon.
On s'est retrouvés vite fait pendant le salon
en 2017 à Berlin.
On n'a jamais vraiment perdu le contact,
à vrai dire.
Oui, vous êtes restés bons potes,
vous partagez la même coopération,
donc...
Oui, c'est ça exactement.
Voilà, c'est plus simple de se dire,
je garde mon contact avec toi.
En plus, c'est vous l'huiller
dans un univers très proche,
d'un autre,
il y avait une complémentarité à bout d'un moment.
Oui, exactement.
C'est ça.
Et puis, du coup,
après, moi,
j'ai fait mon stage de fin d'études à Aulovis,
qui est une entreprise anglaise,
qui s'occupe de tout ce qui est média,
on va dire, donc, on a les médias vidéo,
les médias sonores.
Donc, ils font de la 3D,
ils font de la projection,
la 3D, la menu mapping,
et un peu de robotique.
Ils font aussi de la verre, non ?
La réalité virtuelle,
la réalité augmentée,
de la réalité plus.
Oui.
Donc, dès qu'il y a de l'image, quoi.
C'est ça,
tout ce qui concerne l'image,
exactement.
Ou l'absence d'icelle.
Non, mais c'est des métiers...
Je fais une petite digression très rapide,
ce que tu évolues,
on évolue dans l'esphère,
c'est maintenant l'essentiel,
dans la plupart des parcs,
peu de parcs peuvent ne pas passer
à côté des médias audiovisuels,
que ce soit de la projection
dans un décor,
que ce soit un film,
que ce soit de la 3D, de la verre,
je veux dire, on le voit,
maintenant, c'est devenu un mainstream,
c'est obligatoire.
Oui, et exactement,
on évolue dans de nouvelles technologies,
et c'est toujours important d'être à la page.
Même si ce n'est pas nécessairement
dans le milieu du loisir,
des fois on peut utiliser des éléments
qui sont ailleurs,
dans le milieu du loisir,
qui ne sont pas nécessairement
tout de suite dans le milieu du loisir.
Et ce que je dis toujours,
c'est important de garder bon contact
avec ces anciennes entreprises,
enfin, anciennes,
pas anciennes,
parce que ce sont des vieilles entreprises,
non, non, c'est une entreprise qui croit tant
que tu as travaillé, mais voilà,
exactement.
A Lovis, on a dit très bon contact
avec A Lovis,
mais on a dit que c'est le Pôle également.
Donc, il n'y a pas de problème là-dessus,
et c'est toujours important
d'avoir
ces connaissances,
parce que ces connaissances aussi
qui font des connexions dans le milieu.
Le réseau, c'est ça.
On en revient, c'est un truc vital essentiel.
Donc, je dirais que dès que vous avez
mis la patte dedans,
et que vous en sortez bien,
et que vous vous donnez les moyens
d'être curieux,
de montrer que vous vous êtes intéressés,
et que vous vous êtes bosseurs,
parce qu'il ne faut pas trop compter
ces heures des fois.
J'imagine, oui.
Vous avez normalement de grandes chances
de réussir.
Donc, une fois que tu as terminé cette période
de stage chez A Lovis,
tu étais diplômé d'un master, c'est ça ?
Alors, directement d'un diplôme d'ingénieur,
en mécanique.
Donc, il n'y avait pas, voilà,
mécanique avec une spécialisation
en calcul de structure.
En fait,
l'école, la dernière année,
on choisit un peu la spécialité parmi la mécanique.
Si vous faites la mécanique,
si vous faites l'électronique,
vous choisissez votre spécialité.
Et du coup, on s'était en calcul de structure.
Donc, ce qui est quand même relativement
important pour comprendre
un petit peu
tous ces mécanismes.
Et donc, c'est à ce moment-là,
donc, vous vous...
Vous avez retrouvé Emrick,
après, quand Reaverchon,
Reaverchon, vous vous a contacté.
Alors justement, après, du coup, on a été à Berlin.
On a posé plusieurs CVs
et du coup, j'avais le choix entre le futuroscope
maintenant et ses développements,
qui n'existait pas encore à l'époque,
qui allait se construire.
Donc, j'aurais pu être parmi les premiers
à être dedans.
Et également,
Reaverchon, qui m'avait contacté.
J'ai choisi Reaverchon,
pour la simple et bonne raison,
c'est que je voulais
être côté, on va dire,
d'une entreprise un peu familiale,
on va dire,
à l'échelle humaine.
Avec aussi une longue histoire.
Exactement. Et également,
le côté coaster de Asad.
Il y a encore comment
qu'on soit de Asad, de voir
toutes les étapes de conception.
Chose qu'au futuroscope,
on peut voir certaines choses,
à mon avis, avec tout ce qui sont en train
de développer actuellement.
C'est vraiment très intéressant.
C'est vraiment très intéressant.
Parce que là, on enregistre l'épisode.
C'était, on est le lendemain de l'inauguration
de chasseur de Tornal. Qui nous fait bien envie ?
On va pas se le cacher ?
Tu as même évoqué le terme de
« tech porn » qui t'a l'heure.
Oui, alors, je n'ai malheureusement pas la chance,
comme vous, de connaître le fonctionnement interne,
de voir l'envers des égords.
Mais pour moi, c'est comme de la magie,
de voir tout ça en fonctionnement.
Je vois ça comme un tour, un tour qui recommande
toutes les 5 minutes en permanence.
Et je vois ça comme un truc absolument
magnifique. C'est un peu la réminiscence
de ma passion. Alors, je fais une digression.
Sur le steampunk, tout ça, c'est des engrenages,
c'est des articulations. Mais mises tous ensemble,
forme un tout qui est vivant.
Ce n'est pas de la matière organique, c'est de la matière mécanique.
Exactement.
À la base, oui, il y a de la mécanique.
Mais bon, tu arrives avec cette mécanique,
qui crée vraiment quelque chose
qui est formidable pour raconter une histoire.
C'est ça aussi qui me plaisait,
côté Futuroscope.
Je pense que j'ai aussi beaucoup hésité.
Après, il y avait des éléments personnels
qui m'ont fait choisir Reverchon.
Parce que, à ce moment-là,
je n'avais pas encore forcément le permis.
Et je me suis dit,
bon, à Reverchon,
je n'aurais plus de facilité
à aller à pied, peut-être.
Là où j'étais.
Mais bon, j'ai eu le permis juste avant.
L'histoire ne se posait pas vraiment,
mais je ne pouvais pas deviner
si j'allais vraiment avoir le permis
juste avant ou pas.
Vous êtes arrivés en même temps,
chez Reverchon ?
Un an après.
Une petite année après.
Moi, je suis arrivé un an après.
J'ai fait plus de 3 ans et demi
à Reverchon.
Et à partir de là,
on s'est dit qu'on a envie de voler nos propres ailes
pour faire nos propres éléments
et puis voilà.
Et puis nous voilà avec ENS Rides.
Alors, ce que je vous propose,
c'est qu'on clôt
ce chapitre
apprentissage et premières armes
et qu'on se retrouve dans 2 semaines
pour aborder la création
d'INS Rides, pardon.
Et où vous en êtes actuellement ?
Quelle va être le futur ?
Qu'est-ce que vous proposez ? Qu'est-ce que vous allez faire ?
Et aussi de parler un peu de l'univers du métier
dans lequel vous évoluez.
Donc on a un petit zé avec les normes,
le vent, ce genre d'éléments
que pour les profs à nous on ne s'en rend pas compte.
Mais...
C'est rien ça.
Oui, c'est tellement rien.
On pourrait faire, je crois, une série de 15 épisodes.
Mais oui.
Exactement.
Donc tu as raison, on va marquer
une petite pause dans notre enregistrement
mais pour vous, il y a un saut de puce de 15 jours.
Et comme d'habitude,
si vous avez envie de nous retrouver,
il y a le vaisseau amiral qui est 3wpucesanspark.fr
où on va vous aller retrouver cet épisode,
celui en version illustrée sur Youtube,
en version SoundCloud,
plus ce qu'on fait sur Twitch,
plus ce qu'on fait sur les réseaux sociaux,
plus notre page YouTube.
Bref, on ne fait pas beaucoup de Twitch.
Non, mais on se fait honnête.
C'est vrai, mais on s'est promis qu'on essaierait
de rattraper ce retard.
Donc voilà, effectivement, les amis,
on se retrouve dans 15 jours pour la suite
de notre rencontre avec INS.
Merci à vous.
On se retrouve dans 15 jours.
Donc à très vite, bisous, bisous, bye bye.
Salut les puissants.
...
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PuissanceParcs

Un podcast sur les parcs d'attractions et parcs à thèmes avec plusieurs émissions dont : - AFTERPARK : Un débriefing d'un parc que nous venons de visité. Avec : Benjamin, Johan, Valentin et Gérôme
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