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Et nous y voilà ! Bienvenue pauvre mortel dans ce nouvel épisode de Puissance Park,
consacré à Halloween. La saison d'Halloween est célébrée dans de nombreux parcs du monde entier
et au cours de cette mystérieuse soirée, nous allons discuter de ces événements qui font
glacer le sang et frissonner les visiteurs. Nous nous concentrerons surtout sur les
horor nights à Europapark et ce soir je suis accompagné par Jean-Marc.
Salut tout le monde, ravi de vous voir. Je vais être le touriste dans cet épisode parce que
je ne suis pas très fan de ce type d'univers, mais je suis très excité à l'idée d'en apprendre
plus. Peut-être qu'à la fin de cet épisode je serai conquis et j'achèterai mon billet pour
l'événement en traumatie car... au bien d'autres. Enfin, j'espère !
Je l'espère aussi et nous sommes très heureux d'accueillir notre invité d'aujourd'hui,
Sébastien Rosenbaum. Salut et merci de me recevoir. Merci d'enregistrer ce podcast en anglais et pas en
Ah, tu connais quelques mots en français ?
Sébastien, nous avons une tradition chez Puissance Parc pour chaque nouvel invité, nous l'appelons le
précho. C'est une liste de questions à propos des parcathèmes. Est-ce que tu es prêt ?
Non. Alors la première, quel est ton parc préféré ?
En Europe ou dans le monde entier ? Vous avez le choix.
Alors en Europe, c'est Europa Parc et pour le monde, Universal Studios à Orlando.
Tu parles du resort en entier ou bien juste de la partie studio ?
Bien évidemment tout le resort Island of Adventure des Chirs.
Absolument. C'est ce que vous vouliez entendre, pas vrai ?
Et bien ce sera moi. Quel est ton type d'attraction préféré ?
Les attractions interactives et les attractions immersives.
Un exemple en particulier ?
J'aime beaucoup l'attraction Spider-Man à Universal. Elle est vraiment cool.
Les attractions Harry Potter sont incroyables. Celle du Poudlare Express est certainement l'une des meilleures.
La nouvelle attraction des pirates à Europa Parc est aussi phénoménale.
Ouais, elle est excellente.
Je vais prendre la suivante. Complètement à l'opposé de ton parc favori,
il y a peut-être un parc que tu n'aimes pas, peut-être à cause d'une expérience désagréable
ou bien d'une attente trop élevée, voire une déception.
Oui, je suis allé une fois à... ah, comment ça s'appelle ?
C'est quelque part dans le Kentucky.
Est-ce que c'est Kentucky Kingdom ?
Ouais, c'est possible, c'est possible.
Je devais avoir 12 ou 13 ans et je suis monté sur le costeur en bois et j'ai failli me faire arracher l'oreille.
Et alors, quelle est l'attraction que vous n'aimez pas ?
Hum, que je n'aime pas. J'essaye toutes les attractions, sans exception.
Je ne suis pas trop trouillard.
Mais tous ces costeurs rotatifs, je les trouve vraiment bizarres.
Je mesure 1,86 mètres et, la plupart du temps, je suis trop grand pour les véhicules et ça me dérange vraiment beaucoup.
Et maintenant, la question finale, as-tu un plaisir coupable ?
C'est une attraction que la plupart des gens n'aiment pas, mais que toi, tu apprécies en particulier.
Bonne question.
J'adore la maison hantée à Europapark, car j'ai énormément de souvenirs.
J'aime vraiment beaucoup cette attraction.
Ce n'est pas qu'une attraction, il y a énormément d'émotions, beaucoup de souvenirs rattachés au début des Roar Knights.
Bien sûr.
Donc oui, probablement en celle-là.
Honnêtement, je ne vois pas pourquoi un certain nombre de gens considèrent que cette attraction est mauvaise.
Je l'aime bien aussi moi.
Eh bien comme ça, on est deux.
Mais c'est probablement parce que les gens disent que cette attraction n'a aucun sens de bout en bout.
Chaque année, on a l'impression que le parc déniche un nouvel animatronique, et ils ne savent pas où l'installer.
Et ils se disent alors, ça ira très bien dans le gesture sloz.
Et au fil des ans, ils ajoutent plus en plus de choses, ce qui fait qu'on perd complètement le sens de la narration de cette maison hantée.
Au commencement, il y avait une histoire à propos de la famille Medici.
Tout à fait, c'est exact. Il y a plein d'arches narratives dans cette attraction.
C'est vrai qu'on a l'impression qu'il y a plein de bazar bons pour la poubelle là-dedans.
Mais je peux vous dire qu'il y a aussi quelques pépites cachées.
Je te crois, oui.
Ainsi que des éléments qui viennent aussi des Roar Knights.
Il y a pas mal d'effets, d'accessoires et de design créés pour notre événement qui finissent dans cette attraction.
Alors oui, c'est un foutoir, mais c'est ce qui l'a rend complètement unique.
Avant d'évoquer l'événement d'Halloween, parlons un petit peu de toi Sébastien.
Afin que nos auditeurs apprennent à te connaître un peu mieux, tout d'abord, peut-tu te présenter ?
Je m'appelle Sébastien Rosenbaum.
En français, c'est Sébastien arbre de rose, un rosier, quoi.
J'ai 39 ans pour la première fois.
J'ai grandi dans le sud-ouest de l'Allemagne, près de Fribourg, où j'habite actuellement.
Quand je ne suis pas en tournée, je vis dans la merveilleuse région vinicole de Kaisersstuhl,
à une vingtaine de minutes d'Europa Park, une quarantaine de minutes de balle,
et à 40 minutes de Strasbourg.
La France, c'est juste à 5 km par là.
Je peux y aller en vélo et acheter mes croissants le samedi. C'est parfait.
Je jouais de pas mal d'instruments de musique quand j'étais très jeune.
J'ai passé mon bac musique avec le saxophone, et ça, très peu de gens le savent.
Après, j'ai encore un peu étudié et j'ai obtenu un diplôme en direction d'événements et tourisme.
J'ai un certificat d'instructeur et d'entraîneur.
Je l'ai passé à 18 ans parce qu'à l'époque, je m'ennuiais.
J'ai financé mes études à l'université en étant magicien.
C'est ma passion et c'est ma profession. Je distrais les gens et on le paye pour ça.
Approximativement, je me produis 200 fois sur scène par an.
Je travaille partout dans le monde.
Je travaille également pour une agence d'événementiel, donc quand je ne suis pas moi-même sur scène, je m'assure que le public soit bien diverti.
Pas nécessairement par moi, mais par d'autres artistes.
Je travaille actuellement sur un nouveau spectacle.
J'en ai déjà deux que je fais tourner et le troisième démarrera en février 2024.
Et pendant que j'étais à l'université, j'ai reçu un appel des propriétaires d'Europa Park, me demandant si j'étais intéressé de travailler pour eux.
Ils savaient que je pratiquais la magie et que je connaissais la gestion d'événement,
et ils me connaissaient personnellement car j'avais été acteur pendant les Ornites.
Les premières années, j'avais été convié à y participer comme acteur, et je prenais toujours quelques semaines de congés pour le faire.
Parce que c'était amusant, complètement différent.
Et tout doucement, j'ai grimper les échelons dans la hiérarchie de cet événement.
Puis au bout de quelques temps, je suis devenu le chef de projet, et je suis resté en poste pendant plus de dix ans.
Pour la partie créative des Ornites, j'étais en charge de l'événement.
Je faisais partie de l'équipe qui a inventé tout le concept et l'histoire de Traumatica.
Puis l'an dernier, je me suis dit qu'il était temps de partir pour de nouvelles aventures.
J'ai donc quitté la compagnie pour rejoindre une agence tenue par un très bon ami à moi.
L'occasion pour moi de me produire à nouveau sur scène, c'est ce que je vis actuellement.
Je suis tout le temps en tournée, et qui t'a manqué des rendez-vous.
Je travaille sur de nouvelles illusions et de nouveaux tours de magie. Je profite finalement de la vie, maintenant.
C'est incroyable.
Tu as dit que tu profiterais enfin de la vie.
Enfin ? Non, j'exagère.
D'accord.
J'ai eu d'autres occasions.
Vous savez, avec la pandémie, ce vilain virus qui traîne même encore aujourd'hui,
j'ai fait le point sur ce que je voulais développer, et j'avais cette envie de partir dans une nouvelle direction, suivre une nouvelle voie.
C'est là que le chemin de traumatica et mon propre chemin se sont séparés.
Mais tout va bien, hein. J'ai toujours d'excellentes relations professionnelles avec le parc.
D'ailleurs, je m'y produis toujours de temps en temps.
Tiens, la prochaine fois devrait être dans deux semaines environ, et je serai de retourne sur scène à Europa Park.
Mais pas pour le grand public. Histoire d'anticiper votre prochaine question.
C'est pour un gala, un événement privé.
Tu avais raconté que tu avais grimper les échelons, et que tu avais commencé comme acteur pour devenir ensuite l'organisateur de tout l'événement.
Est-ce qu'il y a quelque chose de spécifique qui a déclenché cela pour que tu deviennes ainsi le responsable ?
Oui, enfin, je ne suis pas sûr, mais je suppose que je faisais du bon travail, oui.
J'espère en tout cas.
Avec mes connaissances de gestion événementielle, je sais en théorie comment mener les choses.
Au moins, je savais organiser et gérer un événement.
L'organisation, ce n'est pas qu'une toute petite portion du boulot.
Et avec mon expérience de danseur, j'ai développé mes propres concepts sur la manière dont les zombies devaient se mouvoir.
Comment ils devaient se tenir.
Et c'était bien avant The Walking Dead et tout ça.
Et cette idée a été adoptée avec succès.
Beaucoup de comédiens ont alors compris qu'il ne s'agissait pas simplement de marché, mais qu'il leur fallait être conscient de leur comportement.
Surtout quand vous faites cela 6 ou 7 heures de suite.
Il a fallu trouver des méthodes pour qu'on ne se réveille pas le lendemain matin avec le dos en miette.
Et puis aussi comment faire peur aux gens, comment distraire le public, comment les faire fuir quand tu le veux, tout ça.
Et puis la direction de cet événement s'est rendue compte qu'il y avait chez eux un type très passionné,
qui pouvait avoir du talent.
Et ils m'ont petit à petit laissé participer de plus en plus aux festivités.
La première année, je n'étais qu'un simple acteur, bien de très exceptionnel, mais attention, ça reste quand même quelque chose de génial.
Et l'année suivante, j'étais le chef des zombies.
Ensuite, je suis devenu chef de tous les acteurs en extérieur, puis metteur en scène et enfin chef de projet, et j'ai pris la direction de l'événement.
Je pense que je m'en suis plutôt bien tiré.
Oui, c'est très très cool.
Ah ouais.
Et je me dois de préciser que tout ceci ne fonctionne que lorsque vous avez une excellente équipe à vos côtés.
C'est impossible d'y arriver tout seul, c'est vraiment trop de travail.
On parle de combien de personnes quand tu as atteint la direction de l'organisation de l'événement,
combien de personnes travaillent avec toi ?
500.
Il y avait approximativement 500 personnes appliquées dans cet événement pour le faire sortir de terre.
Plus de 200 à 300 personnes sur site tous les soirs.
Il y avait donc deux à 300 personnes qui faisaient tout ce que je leur demandais.
Ouais.
Les acteurs, le management, la sécurité, les pompiers, les premiers secours,
beaucoup de monde.
Et puis tu as les attractions, les spectacles, les artistes, les assistants qui courent partout, les techniciens.
Tout le monde doit être coordonné, il doit savoir quoi faire.
C'est beaucoup beaucoup de travail.
Ce que je dis souvent en interview, c'est que les ornites ou traumaticapes ou n'importe le nom,
ce n'est qu'une énorme illusion.
C'est comme un tour de magie.
Tout doit être bien fait pour que cela ait l'air réel.
Si les visiteurs ont l'impression même pour ne serait-ce qu'une ou deux secondes que ce qu'ils voient est réel,
c'est que nous avons bien fait notre travail.
Pour cela, tout doit être parfait.
Il a même fallu qu'on décide de la longueur exacte des lacets de chaussures des zombies.
Juste pour le détail.
Ce niveau de détail.
Oui, le niveau de détail.
Les couleurs, les formes, le rythme.
Nous connaissons les timings, les méthodes pour les frayer.
On a différents niveaux de peur dans chaque attraction, dans chaque pièce de l'attraction, dans chaque scène.
C'est beaucoup de détails qui peuvent échapper aux visiteurs, mais ceci s'en rendrait compte si ces détails manquaient.
Est-ce qu'en plus de gérer les acteurs dans les maisons en thé,
tu devais aussi superviser ceux qui intervenaient dans les rues comme les cracheurs de feu, tous ces artistes ?
Oui, absolument tout le monde.
Rien ne pouvait se produire sans que je ne sois tenu au courant.
Et ce qui est agréable avec Roppa Park, c'est que vous disposez d'une des meilleures infrastructures possibles.
Vous avez des artistes incroyables que vous pouvez recruter de temps en temps pour vos propres événements, par exemple.
Les jongleurs de feu sont stupéfiant, vraiment stupéfiant.
Ils viennent du Brésil et on sait qu'ils sont fiables.
On les appelle et on leur dit, hey, il faut que tu passes ce maquillage à telle heure, voilà le costume, voilà la musique, voilà le timing.
À toi de jouer. Et ils sont à l'heure sur scène.
Comme tous les autres artistes de l'événement, je suis très fier d'avoir joué un rôle dans tout cela.
Et pour les personnes qui ne savent pas exactement ce que sont les Horror Nights, voilà un petit rappel.
Les Horror Nights à Roppa Park, c'est un événement annuel qui se déroule à Halloween.
On y découvre une série de mails de maisons hantées, de scar zones, des spectacles.
Et tout est conçu pour offrir aux visiteurs une expérience horrifique, immersive et excitante pendant la saison d'Halloween.
Il faut acheter un ticket supplémentaire, car ce n'est pas exactement situé dans le parc, ça se déroule dans les coulisses, dans une zone dédiée.
C'est dans un endroit dédié à de l'événementiel, Limitroff au parc.
Une petite section du parc est également incluse, mais l'événement est si inquiétant, si effrayant, que ça ne convient pas à tout le monde.
De mon temps, la recommandation était pour les personnes de 16 ans et plus.
Et je crois que c'est toujours le cas, mais je n'en suis plus si sûr.
Oui, oui, c'est toujours le cas.
Ok, oui, c'est pour les 16 ans et plus.
Alors, Benji ?
C'est comme tu veux.
En fait, je suis très curieux d'en savoir plus sur le processus de création.
La principale attraction d'un événement d'Halloween, c'est la maison hantée.
Et à Europa Park, il y en a plusieurs, et elles sont différentes d'une année sur l'autre.
Est-ce que tu peux nous expliquer brièvement à quoi ça ressemble pour des personnes qui n'ont jamais assisté à ce type d'événement ?
Et est-ce que tu peux nous expliquer le processus créatif ?
J'aimerais savoir si c'est le même principe que pour une attraction de parc, ou bien s'il y a des différences.
Tout dépend du type de labyrinthe ou de maison hantée.
C'est assez similaire à la conception d'une attraction traditionnelle, parce qu'il faut d'abord inventer une histoire.
Il faut ensuite travailler sur le type d'infrastructure dont tu as besoin, pas seulement les décors, mais aussi les acteurs et l'aspect.
D'ailleurs, le processus créatif se déroule toute l'année.
Il se déroule en ce moment, mais je n'ai pas encore eu l'occasion de visiter l'événement cette année.
J'y suis invité, alors je vais certainement y aller.
Et je suis certain qu'ils sont déjà en train de travailler sur le prochain.
On ne passe pas comme ça d'une année à une autre.
Il faut toujours planifier à l'avance.
La modification de certaines maisons, par exemple, peut se prévoir sur deux ans.
Il y a toujours un plan à court terme et un à long terme dans la création de quelque chose.
Il faut bien entendu définir un grand nombre d'éléments, par exemple le niveau de peur que l'attraction doit susciter.
Quel type d'horreur va bien pouvoir présenter ?
Parce qu'il y a pas mal de déclinaisons dans l'horreur, l'horreur psychologique, par exemple, l'horreur sanglante, l'horreur répugnante.
Vous savez, quand on voit des insectes ou des araignées, pas mal de gens détestent ça.
Il faut bien la définir.
On ne peut pas tout avoir en même temps dans la même attraction hantée.
On pourrait, mais ça ferait finalement perdre le sentiment de continuité.
Alors pour en revenir à ma question initiale sur les maïs, c'est donc une attraction qu'on va parcourir à pied.
On n'est pas assis dans une voiture ou dans un véhicule.
Et on va rencontrer d'horribles monstres à l'intérieur et sur différents styles de thèmes, c'est ça ?
Et pour ça, vous décidez de quel chemin on va suivre, s'il doit valer à gauche, à droite.
Et si on doit rencontrer un comédien à un point précis de l'attraction, c'est ça ?
C'est juste, oui.
Ok.
En fait, les gens marchent dans un labyrinthe ?
Ah, un labyrinthe, d'accord.
Donc on peut se trouver face à différents chemins, c'est ça ?
Oui, c'est une option.
Et nous l'avons déjà mise en place sur une attraction dans laquelle nous avions la possibilité de changer l'emplacement des murs entre les groupes.
Les visiteurs traversent l'attraction en petits groupes.
C'est pas comme une longue ligne de conga comme un universale studio.
Non, ce sont des plus petits groupes et il y a toujours un espace d'un groupe à l'autre.
Et chaque groupe visite l'attraction différemment.
On peut modifier ainsi le plan général de la maison hantée en déplaçant les murs,
en leur faisant emprunter un passage différent pour leur donner des instants d'effroi,
mais pas toujours au même moment et chaque acteur a à sa disposition plusieurs options dans chaque pièce pour effrayer les spectateurs.
Donc essayez d'imaginer.
Il y a un thème général appliqué à la maison.
On traverse plusieurs pièces de cette maison.
Chaque pièce propose de présenter une histoire ou une scène,
et la plupart du temps, il y a un moment effrayant également.
Comment se produit ce moment quand il doit arriver peut changer d'un groupe à l'autre.
Donc si vous visitez la même maison deux fois, vous aurez peut-être l'impression d'une expérience complètement différente.
Mais je veux dire, est-ce que les visiteurs sont court,
parce que sinon ils seraient tentés de le faire, de passer par la maison une première fois et de ne pas revisiter ?
Eh bien, beaucoup de fans le savent et ce n'est pas un secret.
Donc nous avons publié cela avant d'en avoir parlé ou par avant,
et nous avons eu beaucoup de fans qui venaient plusieurs fois par an.
Disons qu'il y a 20 ou 25 soirées par an,
et bien il y avait certains fans qui venaient à 80-90% de ces shows.
Ah vous voyez d'ailleurs, il y en a un parmi nous.
Et voilà, une superbe ancienne veste aux Horror Nights.
Voilà, et oui, ils traversent parfois la même maze plusieurs fois,
parfois durant la même soirée.
Toutefois, ce que je veux dire, c'est que l'événement est devenu tellement grand
que depuis quelques années, on ne peut pas garantir que vous pourrez faire chaque maison et chaque attraction.
Donc avant de partir, choisissez,
en vous renseignant avec un plan,
ou choisissez sur place en lisant tous les temps d'attente,
télécharger l'application pour voir justement les délais, etc.
Et bien sûr, il y a des méthodes de surclassement,
comme le Pass Express, qui vous permettent de vous assurer que vous pourrez vivre
chaque maison ou chaque attraction.
Et puis, si l'événement ce soir-là n'est pas complet,
les gens peuvent refaire les maires plusieurs fois et réalisent que,
« Waouh, c'est différent ! C'est toujours sympa, c'est toujours amusant quand ils reviennent
une deuxième fois à l'événement avec des amis différents,
et qu'ils leur disent, ben voilà, dans cette pièce,
il y aura ça qui va se produire, et quelque chose d'autre se produit,
et ils ont un nouveau peur. Et ça, c'est la meilleure des récompenses.
Quelle est la capacité horaire moyenne des maisons ?
Cela dépend de la maison. C'est vraiment variable.
Il y a une capacité théorique pour chaque maison.
Chaque groupe est autorisé à avoir telle ou telle taille
avec tel ou tel intervalle entre les groupes.
Mais en fonction du nombre de visiteurs dans la file d'attente,
nous ajustons la capacité de la maison parce que nous considérons que c'est mieux
pour les visiteurs d'avoir une expérience plus intense à l'intérieur de la maison,
même s'ils ont attendu 20 minutes pour y accéder.
Ça sera moins intéressant d'avoir une expérience courte dans la maison,
même si on attend seulement 10 minutes.
Donc nous disons toujours que l'expérience est plus importante que tout le reste.
Parfois, les files d'attente sont effectivement plus longues qu'elles ne le devraient,
mais l'expérience reste la meilleure.
Donc il est vraiment difficile de répondre à cette question.
D'accord.
Mais je peux dire qu'on fait facilement plusieurs centaines de personnes par heure sans problème.
Et j'ai visité pas mal d'événements Halloween au cours de ma carrière,
et Traumatica et Ornite sont les seuls qui ont réussi à combiner capacité et narration.
Parce qu'en général, tout misé sur la capacité en poussant les gens à travers,
c'est bien effectivement, mais vous perdez beaucoup d'unicité, de durabilité et l'histoire.
Ou bien on se concentre complètement sur la narration, et là vous perdez en capacité.
Et nous avons heureusement réussi à combiner les deux d'une manière ou d'une autre.
Oui, c'est parfois un petit peu dommage, je trouve.
Je suis allé plusieurs fois au studio Universal, au Horror Nights,
et tu sais, c'est un peu comme une espèce de grosse usinagase,
mais je veux dire, c'est extrêmement bien fait.
Mais certains des labiens intentés sont des bouffeurs de visiteurs,
et d'autres, parfois battus, attendent deux heures.
Parfois l'expérience en vaut la peine, mais pas toujours.
Oui, je suis d'accord. J'y suis allé aussi.
Et heureusement, j'ai eu une visite via IP.
Donc nous n'avons pas eu à attendre dans la file,
et nous avons fait toutes les maisons, même plusieurs fois au cours de la soirée.
Mais ils en ont 8, 9, 10 maisons, et vous sortez d'une maison,
et vous avez déjà oublié ce qui s'est passé,
parce qu'ils ne travaillent qu'avec ce qu'ils appellent les quick scares,
donc les jump scares.
C'est une excellente méthode pour effrayer les gens,
mais il faut plus que ça pour créer de vrais souvenirs.
Mais bon, après, ils répondent à une demande du marché.
Oui, absolument, oui, oui.
C'est le public américain qui veut des jump scares.
Si vous regardez les fines d'horreur actuelles qui sortent,
c'est principalement basé sur le jump scare,
et non sur la tension et la narration.
Oui, tout à fait.
Et rappelez-vous des vieux films d'horreur
qui n'avaient en réalité pas d'horreur comme le projet Blair Witch, par exemple,
il ne montrait pas de monstres du tout.
Mais vous aviez peur, parce que votre cerveau travaillait.
Vous savez, signe avec Mel Gibson,
combien de temps a-t-il fallu avant de voir un extraterrestre, par exemple.
L'attente est parfois plus effrayante que les froids lui-même,
et ce n'est pas facile à réaliser.
Parce que vous avez dit que c'est pas quelque chose de facile à construire.
Est-ce que vous pouvez nous dire combien de temps vous mettez
pour travailler sur les maisons hontées ou les labyrinthes
avant qu'ils soient construits et ouvert au public ?
Cela dépend, ça varie pas mal.
Parfois un an, parfois deux ans, parfois huit mois en fonction de l'histoire,
de la solidité de l'histoire.
Nous avons travaillé sur une maison pendant trois ans et demi,
car nous avions l'idée de cette maison,
mais nous avions besoin de plusieurs étapes pour y parvenir.
Donc la maison de l'année précédente servait de teaser pour cette maison.
Le processus de construction a proprement dit
la construction de la maison, c'est environ six à sept mois.
C'est assez rapide,
car dès que vous commencez le processus de construction,
vous ne devez rien changer dans cette maison, sinon vous ne la finirez pas.
Tous ces petits détails, comme je l'ai dit, prennent du temps.
Les sons, les éclairages, nous avons créé tous nos propres sons.
Nous avons travaillé avec l'essence, comme les odeurs dans les pièces,
la luminosité, la façon dont la lumière est placée.
Pourquoi cette lumière est sur ce mur et pas sur l'autre, par exemple ?
Et cela signifie qu'il doit y avoir un câble,
ou qu'il ne doit pas y avoir de câbles.
Quand on passe à la construction, c'est lorsque tout est planifié.
Quand tu fais le design d'un maze,
tu penses à la dissimulation du système audio,
ou alors à des différents effets avant,
durant la conception,
ou est-ce que c'est quelque chose qui arrive quand le maze est terminé, finalement ?
Alors non, nous faisions tout en même temps.
Nous avions toujours un processus créatif.
Nous nous isolions la plupart du temps.
Nous étions une équipe de 3 à 5 personnes.
Donc pendant les 10 ans, c'était toujours Bill McCoy,
le directeur artistique du maquillage,
et moi, le directeur créatif de Traumatica.
C'était toujours nous deux.
Et ensuite, quelques autres personnes que nous avions besoin
pour différentes réflexions.
Car nous avions tendance à avoir les mêmes idées
et puisque Bill et moi avions des processus de réflexion totalement différents,
cela fonctionnait très bien.
Donc nous avons eu quelques idées vraiment folles.
Et pendant ce processus créatif,
je dessinais toujours le chemin à suivre,
y compris les sorties de secours,
et ensuite toutes les règles légales.
Car c'est assez strict en Allemagne.
Vous ne pouvez pas simplement construire quelque chose.
Vous devez vraiment être conscients des règles.
Nous devions en être conscients,
car la sécurité est toujours la priorité.
Et des sorties de secours ici et là,
et l'accessibilité en fauteuil roulant dans la plupart des maisons,
étaient importantes.
Vous deviez avoir une largeur minimale des voix.
Durant le processus de conception, je dessinais les pièces,
les scènes, ce qui allait créer l'effet de peur,
ce que l'acteur allait jouer.
Qu'est-ce qui allait l'accompagner ?
Est-ce qu'il y avait aussi un animatronique ?
Quels sont les éclairages ?
Ensuite, nous pouvions calculer la luminosité des lampes,
le type de son à mettre.
Donc quand nous terminions le processus créatif,
la plupart du temps,
c'était simplement des ajustements à faire.
Peut-être faire quelques appels avec des avocats,
faire quelques calculs mathématiques
pour voir si nous étions dans le budget.
Rèves tout ça pour organiser les maïs.
Quel est le point de départ ?
Je veux dire, est-ce que vous commencez parfois par une histoire
ou est-ce que vous commencez juste avec un concept ?
Disons que je ne sais pas, tiens, faisons un asile d'aliennée
et puis vous inventez l'histoire après.
Je suppose qu'il n'y a pas de règle stricte à ce sujet.
Il n'y a absolument aucune règle.
La plupart du temps, nous commençons par une histoire.
Les Hornets, c'était différent,
parce que chaque maison avait une histoire différente.
Puis une autre maison avait encore une autre histoire
et une troisième maison, une autre histoire.
Et puis, les dernières années des Hornets,
nous avons eu cette histoire d'un milliardaire
qui possédait secrètement tout
et était en charge de certaines choses
et qui avait cette grande demeure exclusive.
C'était un peu comme un escape game.
Puis, après 10 ans de Hornets, nous avons changé pour Traumatica.
Et Traumatica était ce monde immersif
où tout était lié.
Donc nous avons eu cette idée des factions,
les 5 factions différentes,
chacune avec ses propres caractéristiques
et ses propres maisons.
Et des histoires différentes dans chaque maison, chaque année,
mais avec un ensemble de personnages similaires.
Et puis, l'année dernière,
cela a été transformé en festival of fear.
J'étais d'ailleurs impliqué dans le processus créatif
de l'année dernière et nous avons eu
l'idée du festival of fear.
Cela se déroule dans le monde de Traumatica
mais avec de nouveaux personnages et de nouvelles idées.
Le festival of fear est donc aussi immersif et lié.
Donc chaque maison s'inscrit d'une manière ou d'une autre
dans cet univers, même si elles ont des apparences différentes.
Comment est-ce que le concept de la faction
et cette histoire d'origine du millionnaire
sont transmises au public ?
Le billionaire, c'était uniquement
aux Hornets. Mais peu importe l'événement
que vous choisissez, que ce soit Ornites, Traumatica
ou le festival of fear maintenant,
vous avez toujours plusieurs niveaux de compréhension.
Par exemple, si vous achetez un billet en général,
vous vous informez sur l'événement auquel vous allez.
Vous allez lire quelque chose, vous regardez quelques histoires,
peut-être quelques vidéos.
Mais en général, une personne achète les billets
et trois amis viennent avec elle.
Et eux, ces trois amis, ils ne cherchent rien.
Ils ne savent pas ce qui se passe.
Il est donc important de créer un événement
qui peut être compris sans aucune préparation,
sans aucune information préalable.
Ainsi, s'il y a des informations nécessaires
pour une certaine attraction, notre tâche
était de les fournir à travers différentes méthodes.
Par exemple, une vidéo dans la file de l'attente
ou une scène d'acteur devant la file d'attente
ou peut-être dans la première salle de la maison.
Parfois, cela n'était pas nécessaire
car le thème était évident.
Par exemple, je suis dans une grotte ou quelque chose du genre.
Ouais, bon, je suis dans une grotte, j'ai compris.
Et maintenant, vous avez plusieurs niveaux.
Si vous prenez, par exemple, Traumatica.
D'accord, Traumatica est un monde post-apocalyptique.
C'est cool. On profite de la soirée.
La prochaine étape serait ensuite de comprendre
qu'il y a cinq factions qui se battent les unes contre les autres.
Ok, bon, ça, c'est cool.
On re-profite à nouveau de la soirée
et ensuite, ce serait de se demander
qui sont ces cinq factions et ce qu'elles font.
Et puis, quels sont les histoires au fond de ces factions ?
Qui sont les dirigeants de ces factions ?
Ils sont des histoires de fonds.
Nous avons donc élaboré des histoires de fonds complètes
pour ces factions et leurs personnages.
Parfois, nous avions même des histoires de fonds
pour un personnage que vous rencontriez dans la rue.
Quelqu'un qui n'était pas informé à l'avance
se dit « ah ouais, cool, un membre du gang des Lougarous ».
Mais plus les fans vont en profondeur dans la compréhension
de l'événement, plus ils réalisent d'accord
Ce gars-là, son nom, c'est Mad Dog, le molosse.
Et son enfant, c'était comme ça, etc. etc.
Nous avons donc donné un niveau plus profond
pour chaque niveau de lecture.
Et c'est l'élément le plus important.
Car ensuite, il y a des informations cachées dans les maisons.
La façon aussi dont les acteurs vous parlent
vous donne des informations.
Par exemple, un groupe de personnages vous dit quelque chose
et un autre groupe de personnages vous dit la même chose.
Mais deux leurs points de vue.
Enfin de compte, vous entendez donc la même histoire deux fois
mais elle est totalement différente.
Et c'est ainsi qu'à la fin de la soirée, vous avez pu vous créer
votre propre version des événements.
Sur les 10 ans que tu as passé à concevoir et à gérer ces événements
est-ce qu'il y a une attraction hantée que tu préfères ?
Que tu chérie particulièrement ?
C'est un peu comme demander quel est votre enfant préféré.
Nous en avons tous un.
Nous en avons tous un mais on ne le dit pas, je veux dire.
Disons que celui d'en suer est le plus fier.
C'est très difficile car chaque événement représente
tellement de travail, de sang et de larmes.
De sueur, j'ai vraiment apprécié chaque événement.
Car les goûts des visiteurs sont très différents.
Il n'y a pas de problème.
La maison est la meilleure de la NES,
il n'y a pas de problème.
Car peu importe ce qui vous fait peur,
il se peut que ce soit la maison des clowns
qui vous fasse le plus peur,
ou la maison des zombies,
la maison des vampires,
ou celle des lougarous.
Peu importe ce qui vous fait peur,
c'est peut-être la maison la plus effrayante pour vous.
Dans cette même logique, me demander
quel est ma maison préférée est impossible.
Quand nous avons conçu Traumatica,
c'était vraiment difficile car nous devions
relier toutes les maisons entre elles.
C'était difficile de faire en sorte que cela
ait l'air logique.
Enfin, faire en sorte que ça ait une cohérence,
c'est une meilleure expression je pense.
Et comme je l'ai mentionné précédemment,
cela doit être une illusion.
Donc tout doit s'emboîter.
Et c'était beaucoup de travail.
Vous savez, je me souviens vraiment de chaque maison.
Bill disait toujours,
Sébastien connaît chaque vise de chaque maison.
Et c'est la vérité.
Je connaissais chaque clou qui avait été enfoncé.
Je le savais parce que j'étais là,
et que je l'avais planifié.
Et je savais combien coûter ce clou.
Donc il n'y a pas de réponse à cela,
car j'aime vraiment toutes les maisons du début
quand j'étais nouveau en tant que chef de projet.
Parce que c'était vraiment un défi.
Car je n'avais jamais fait ça auparavant.
Mais en termes de qualité,
les dernières maisons étaient bien meilleures.
Mais cela ne signifie pas
pour autant que je les préfère plus.
C'est impossible d'y répondre.
Il y en a deux maisons dont je me souviens vraiment.
Alors la première c'était possession.
Celle-ci m'avait été vraiment effrayante.
C'est la première fois que j'ai visite les Aurora Hornight en 2011.
Et celle-là elle m'a marqué, je l'ai vu vraiment beaucoup.
Tu as donc vu la deuxième.
Tu as vu la deuxième version de possession.
Oui, parce que nous l'avons gardé deux années de suite.
La deuxième possession.
Donc tu m'as vu en tant qu'acteur ?
Peut-être oui.
Peut-être que tu ne savais pas que c'était moi.
Mais oui, j'étais encore acteur en 2011.
Enfin je le faisais encore car j'étais déjà dans les équipes de gestion.
Mais je jouais encore pendant certaines soirées.
C'était quoi la deuxième ?
Nightmare.
J'aime beaucoup cette idée du monstre qui vient...
Oui mais lequel ?
La première.
Parce que nous l'avons eu trois années de suite.
La première version, oui.
C'était vraiment une bonne maison rentée.
J'ai vraiment apprécié cela parce que nous avons eu cette toute nouvelle idée de monstre.
Nous les appellions les attrapeurs de nuit.
Et ce que nous avons fait,
c'est que nous avons pris de vraies histoires de la région
et nous les avons fusionnés.
Il y avait notamment un conte qui nous a inspiré.
Celui du Sandman, le Marchand de Sable.
Dans l'histoire du Marchand de Sable,
quand les enfants vont se coucher,
ils viennent vers les enfants et répandent du sable dans leurs yeux pour qu'ils s'endorment.
C'est mignon en soi.
Et il y avait même un dessin animé à la télévision à l'époque pour les enfants le soir
avant d'aller se coucher.
Une fois de plus, c'est mignon parce que quand vous vous réveillez,
parfois vous avez ces petits cailloux de sable dans les yeux, n'est-ce pas ?
Donc ils ont eu cette idée du Marchand de Sable,
mais dans le conte original,
le Marchand de Sable était méchant.
Il était vraiment, vraiment méchant.
C'est comme si vous lisez les anciens contes de faits,
vous savez, les contes de faits et les frères Grimm, tout cela,
ils sont assez brutaux.
Disney les a rendus gentils, un peu plus ovios.
Et il n'y avait pas de fameureuses, ce sont des contes brutaux.
Donc nous les avons pris, nous les avons lu,
et nous avons fusionné quelques contes de faits et quelques légendes régionales,
et nous avons créé le nart-crab en allemand, le crab de nuit.
Et en anglais, c'était le night grabber.
Et c'est l'origine du nart-crab d'Europa Park, vous savez, le corbeau.
Les orh or night sont une source d'inspiration pour cela.
Et beaucoup de gens m'ont parlé des orh or night de 2010,
alors je n'ai pas pu faire cette année-là,
mais il y avait apparemment un maze qui se faisait dans un tunnel
où on était complètement dans le noir,
et il paraît que c'était très très effrayant,
parce que ça jouait complètement sur l'imaginaire.
Oui, l'obscurité est toujours effrayante, oui, oui, oui.
Nous avons utilisé cette idée d'obscurité à plusieurs reprises au fil des ans,
mais toujours de manière différente.
Parfois, nous utilisions des effets stroboscopiques,
et d'ailleurs nous avons découvert cette idée par accident,
pour être honnête.
Nous avons découvert que l'une des choses les plus effrayantes,
c'est quand vous avez un long couloir sombre,
que vous entrez dans le couloir et qu'il y a un flash,
et à la fin du couloir, vous voyez un monstre,
et c'est de nouveaux sons.
Et quand ça flash à nouveau, après quelques secondes,
le monstre est plus proche de vous.
Oui, c'est comme dans le court-métrage Lights Out.
Oui, oui, c'est vrai, je m'en souviens,
mais c'est terrifiant.
Nous avons découvert cela par accident,
puis nous avons utilisé cette idée dans plusieurs attractions.
C'était l'un des moments les plus effrayants d'ailleurs de l'événement.
C'était, je ne me rappelle plus le nom de la maze,
celle qui était sur le thème des zombies dans la fin d'attente de poser Hiddon.
Il y avait une partie qui était complètement dans le noir,
avec d'un coup des stroboscopes qui s'activaient,
il y avait plein de zombies autour qui tapaient sur des plaques d'ublixie.
Oui, Dead Inside, voilà.
C'était terrible.
En effet, c'est celle qui était possédée par des zombies à poser Hiddon.
Celle-là était vraiment cool.
Combien y a-t-il de baissons en thé pendant l'événement ?
Alors, quand j'ai commencé,
il me semble que nous avions trois mailles, je crois,
et quelques attractions.
Plus d'autres attractions, de types scare areas,
puis il y avait des spectacles, des zones à thèmes de types en thé.
Au début, c'était trois, et puis par la suite, ça grossit.
Je crois que cette année, il y en a sept.
Sept attractions horrifiques de ce que j'ai compris,
mais pas sept maisons de l'horreur.
Il y en avait-il sept ?
Parce qu'il y a sept zones thémées,
ce qui ne veut pas dire nécessairement des maisons,
mais ça reste du même niveau que les maisons.
Et c'est important de le savoir,
parce qu'il n'est pas nécessaire d'avoir un bâtiment
pour le traverser et vivre une expérience.
Et le plus que j'ai eu à gérer,
était sept ou huit, en plus des spectacles,
plus le Vampires Club.
Vous savez, notre propre One-Eyed Club
pour les expériences VIP en extra,
des zones secrètes, etc.
Il y avait aussi le Roar One-Eyed,
qui était vraiment chouette.
Et il me semble que quelquefois,
il y a le Matamblitz et Pegasus,
qui sont également ouvert.
Oui, ça a changé de ce que j'en ai compris, à présent.
Ça va dépendre de la zone.
Et il me semble que Pegasus a ouvert cette année
avec la malédiction de Cassandra.
Oui, avec de la virtuelite augmentée.
Oui, voilà, de la VR à Cassandra.
C'était quelque chose que nous planifions
depuis deux ans déjà.
Et enfin, ça arrive, c'est vraiment cool.
Ça m'intéresserait bien de voir ça.
J'aimerais bien te poser une question
au niveau de votre créativité.
Est-ce que vous vous êtes déjà posé une limite?
Est-ce que ça vous est déjà arrivé de vous dire
non, là, ça va trop loin, c'est trop...
On risque d'avoir des vrais points de vue
si vous êtes très mort à l'intérieur.
Ou bien, au contraire, aucune limite.
Non, le sky est une limite.
En fait, la règle numéro un
quand on fait de la création,
c'est de ne pas s'imposer de barrière.
Donc peu importe l'idée que vous envisagez,
balancer là à l'équipe,
et peu importe qu'elle soit stupide, bizarre,
folle ou même dangereuse.
Et la plupart du temps,
ça part ensuite dans une direction là
où ça sera faisable de façon légale,
fun et en toute sécurité.
Mais parfois, on doit faire des coupes.
Évidemment, l'objectif, à la fin,
c'est quand même de gagner de l'argent.
Mais c'est très très rare,
parce qu'au final, on arrive toujours à trouver
des solutions et des techniques
qui rendent nos idées possibles.
Par exemple, on arrive à faire voler
des acteurs au-dessus de la tête
de nos visiteurs.
On peut bloquer en intérieur nos visiteurs.
On kidnappe des visiteurs.
Vraiment, on arrive à faire
des choses assez folles.
Et notre fois,
on arrive avec des idées vraiment géniales
qui peuvent marcher ou non,
mais en discutant, on se rend compte
que l'on doit changer de direction
pour que ça fonctionne mieux dans la globalité.
Et ça arrive plus souvent qu'on le pense.
Par exemple, dans une maze avec un type
qui a une tronçonneuse,
c'était l'élément principal
à la fin, dans la dernière salle
ou après la dernière salle,
ça dépend de votre timing.
Mais au début de la réflexion,
on sait qu'on veut cet effet.
On veut que ça soit l'effet final
et on se dit, wow,
comment on fait pour qu'on en arrive à ça ?
Et au fur et à mesure,
quand on imagine toute l'expérience,
ça nous arrive
de réaliser que finalement,
cet effet avec la tronçonneuse
ne marche pas du tout avec tout le reste.
Ce qui fait que toute l'expérience
était basée au début sur ce point précis,
mais avec le temps de meilleures idées
arrive et finissent par les remplacer.
J'ai une question.
Non. Ok, bon bah au revoir, bisous.
Quand on compare Traumatica et Ornette,
nous sommes finalement dans la Traumatica des factions,
qui ont tous un thème commun
et le choix d'un thème commun
n'est-il pas finalement
une contrainte pour la créativité
pour vos différentes mails ?
Car vous vous retrouvez dans un thème commun
qui peut vous contraindre,
vous bloquez,
vous pouvez avoir une idée à un moment,
mais finalement, l'abandonner,
car ça ne rend pas dans ce thème.
Ce n'est pas difficile de se dire ça,
j'ai la bonne idée et ah,
bah non, on doit l'abandonner
parce que ça rend pas dans le thème.
Eh bien, oui,
parfois à la création des thèmes de Traumatica,
lorsque nous avions une idée,
nous nous demandions dans quelle faction
elle pourrait aller,
par quel cheminement
pourrions nous faire en sorte qu'elle fonctionne.
De plus, dans l'univers global de Traumatica,
il nous est possible de changer ça,
voire même de l'étendre.
Ce n'est pas comme si les histoires de Traumatica
étaient fixes.
Au contraire, elles se développent.
On a cet élément central écrit
pour nos histoires, mais tout se développe tout autour.
Même maintenant,
l'essence de Traumatica est toujours là.
Le Festival of Fear, c'est toujours Traumatica.
Donc actuellement,
si vous visitez Traumatica,
vous y retrouverez toutes ces idées.
Au final, quand quelqu'un propose
une idée, on arrive toujours
à la faire coincider avec l'univers
de Traumatica.
Mais il faut parfois
vraiment pousser la réflexion
jusque dans les moindres recoins
et de manière totalement différente.
Quand on a autant de gens fous
dans une même pièce
qui réfléchissent différemment,
ça rend les choses plus faciles.
Pendant toutes ces années
où tu as été gestionnaire
dans l'événement, est-ce que tu n'as pas été tenté ?
Je veux dire, le Festival of Fear
ou Traumatica
peuvent être considérés comme
des licences à part entière.
Mais est-ce que vous avez été tentés
de partir dans une autre direction
et puis acheter les droits
d'autres licences de film d'horreur célèbre
comme ils peuvent le faire à Universal par exemple ?
Oui, absolument.
Il y a beaucoup de possibilités.
En plus, c'est un énorme avantage
pour Universal par exemple.
Vu qu'il ne travaille presque
exclusivement qu'avec
des licences de films
ou des licences de manière générale,
ce qui fait que quand vous visitez
Universal et que vous voyez une maze
sur Stranger Things, vous savez à quoi
vous attendre, vous savez ce qui va arriver,
le thème est connu.
Ce qui fait qu'Universal
n'a pas besoin de vous expliquer le thème.
Ils n'ont pas besoin de vous immerger
vu que le public connaît déjà Stranger Things.
Ça donne un énorme avantage.
Mais dans le même temps,
ça limite fortement votre créativité.
Vous ne pouvez pas faire
ce que vous voulez dans l'attraction.
Vous devez respecter l'univers de la licence
et en plus,
travailler avec une licence
ça vous impose des contraintes très strictes.
Dès que vous utilisez une licence,
les ayants droit veulent être
sûrs que vous respectez leur univers
tel qu'ils l'ont créé.
Donc travailler avec une licence
c'est avoir beaucoup d'avantage
comme l'aspect marketing.
Les histoires déjà en place, mais ça nous limite
énormément. Et la plupart du temps
on se dit qu'on préfère faire le choix
d'avoir notre propre licence. Et c'est ce qu'on a fait
avec Traumatica.
Oui c'est assoucié, judicieux
d'un point de vue du budget, j'imagine également.
Je n'en suis pas si sûr
parce qu'on doit dépenser beaucoup plus
d'argent en marketing
et bien plus de sous pour la création
de l'événement.
Sans contexte, nous dépensons
aussi des milliers d'heures
de réflexions pour nous assurer
que le public comprenne l'univers de Traumatica.
Oui mais encore une fois,
tu disais que vous aviez construit
une très grande communauté de fans
et concrètement
constituer un vrai lore,
une vraie licence intrinsèquement. Donc en soi
vous n'avez plus besoin de films ou de licence maintenant.
Traumatica est devenu un univers
en lui-même, les gens le savent
et viennent à Europarpac justement
pour Traumatica.
Oui, oui, je suis d'accord.
C'était l'objectif que je m'étais fixé.
Bien sûr, il y avait plein d'autres objectifs
stratégiques et à long terme
des propriétaires du parc.
Mais pour moi, en tant que manager,
c'était d'avoir un événement sûr
qui rapporte de l'argent
et de pouvoir s'amuser
en s'assurant que notre public
passait une bonne soirée.
Le résultat est la licence
que nous avons à présent.
Alors j'aimerais bien pousser le pouchon
un petit peu plus loin. Maintenant
que vous avez créé l'univers,
qu'il est couronnet de succès,
qu'il a une communauté importante
et que comme nous le savons,
étant donné que nous avons fait
une longue interview avec Michael Macklin
et dernière, Mack investit
de plus en plus dans les médias.
Donc pourquoi pas un film Traumatica
ou Festival Of Fyrre dans l'avenir ?
Eh bien, il y a une série
TV sur la plateforme VJoy
sur Traumatica actuellement.
Je ne sais pas si vous l'avez vu.
Ouh.
Et ça s'appelle
Comment devenir un monstre en 90 jours
et je la recommande vivement.
Donc ce que nous faisons
c'est dès lors que nos décors
sont en place pendant l'événement
nous tournons toujours des vidéos
pour l'année suivante à des fins de marketing.
Et aussi également
au moment de la mise en vente débillée
il y a des vidéos qui sont mises en ligne
pour les prochaines soirées.
Mais il y a une grande quantité
de vidéos pour les réseaux sociaux
créés par le parc
avec la team Traumatica
et ça donne un contenu superbe sur VJoy
dont notamment la série Comment devenir un monstre
que je trouve vraiment très très bien
et qui montre bien Traumatica
donc ne la loupez pas.
Ah et nous avions fait il y a quelques années
un film appelé Pandora's Box
dans les premières années de Traumatica.
C'était un film, un court-métrage
que nous avions produit et réalisé
et depuis tous les ans
il y a un court-métrage qui sert comme outil
de marketing pour les soirées futures.
Et qu'est-ce que tu penses
de l'utilisation du média à l'intérieur des maises ?
Parce que j'ai l'impression de la majorité des cas
c'est les bitades et télé qui diffusent
des vidéos-surveillances et rarement
à des trucs comme du video mapping par exemple.
Et qu'est-ce que tu penses de tout ça ?
À l'intérieur d'une maison hantée ?
Ouais à l'intérieur.
Ouais c'est ça.
Et bien s'il existe
une telle technique et qu'elle est réalisable
faites-la.
Du moment qu'elle a du sens et cohérente
avec le reste.
D'accord.
Car quand nous utilisions
désolé, j'utilise le passé
étant donné que ce n'y suis plus à présent
lorsqu'il y avait une télévision
dans une attraction
vous n'alliez pas dedans vous disant
oh c'est une TV.
Nous faisions en sorte que ça serve
comme une fenêtre, que ça ressemble
à une porte ou peu importe
ça devait juste être un support pour le thème
de la pièce.
Quelques fois c'était utilisé
pour donner une mauvaise direction
parfois juste pour créer
une atmosphère
mais ça n'était jamais l'élément
central, l'intérêt principal de la pièce
jamais.
Et ça serait une terrible erreur à faire.
Et au fur et à mesure des années
nous avons testé pas mal de technologie
comme des hologrammes, des tours de magie
à base d'illusion avec des miroirs
des vitres avec des lumières
des télé, des spots, des projections
des gobo, des lasers
bref des centaines de techniques différentes.
Quelque chose de
vraiment effrayant que j'ai pu vivre
c'est les audio animatroniques.
Je pense que ça me fait plus peur que les vrais acteurs.
Tu es davantage effrayé par un audio animatronique
que par un acteur ?
Ouais je pense.
Parce que quand un acteur fait un jump scare
c'est terrible sur le coup
et après ça passe alors qu'un audio animatronique
continue de bouger de manière mécanique
je déteste ça.
Ok, parce que je suppose
que tu ne sais pas ce qu'il va faire
et ce qui va se passer.
Eh bien,
les animatroniques sont un peu comme un support
média. Ils doivent
toujours être là pour donner
une fausse indication, une fausse direction
et ne pas être pour autant
l'élément effrayant principal.
Mais quelquefois, évidemment
selon si on a un nombre élevé
d'acteurs malades ou absents
alors quelquefois
il y a juste un animatronique dans la pièce.
Bien sûr, ça continue de marcher
mais presque tout le temps
on retrouve un acteur en plus de l'animatronique
et donc l'attention
se porte sur l'acteur qui apporte la vraie frayeur.
L'animatronique reste le support
pour tromper le public
et c'est très rigolo de voir que ça
fonctionne.
Donc si tu as peur
des animatroniques, c'est cool.
Comme ça, tes amis seront
quoi t'offrir, Noël.
Tu viens de mentionner l'important
de tromper l'attention de la misdirection
ce qui est très très propre aux magiciens.
Est-ce que tu as utilisé beaucoup
de ton expérience de magicien dans tes concepts
et tes designs ?
Énormément, vraiment beaucoup.
Il y avait parfois
comme je me souviens que je disais
ah oui, je suis le magicien de l'équipe.
Il y avait vraiment, vraiment
beaucoup de techniques de magiciens
et de techniques psychologiques
utilisées pour effrayer de façon efficace
et tout particulièrement quand j'étais responsable.
On utilisait pas mal de tours de magie
sans que le public ne se rende compte
de la supercherie.
Des techniques spécifiques
des outils psychologiques pour désorienter
et guider le regard
sur ce que nous voulions montrer.
La fausse direction est une technique bizarre
pour être honnête.
Comme je l'ai dit plus tôt, s'il y a une lumière
ça va donc attirer l'attention dessus
et donc on va créer de l'obscurité à l'opposé.
On attire votre regard ici
pour vous faire peur ailleurs
mais la question c'est quand ?
Et c'est quelque chose à savoir, comment faire peur
aux gens et quand.
A vrai dire, pour pouvoir faire peur
à n'importe qui, c'est juste une question
de timing et c'est ça la chose
de la plus difficile.
Chaque personne a un timing différent.
Dès le moment où vous vous anticipez la peur
et vous sentez la pression, vous vous présentez
que quelque chose va vous faire peur.
Donc vous vous attendez à quelque chose
mais ça n'arrive pas.
Alors vous vous relâchez et là
vous vous faites effrayer.
Donc c'est exactement
à la seconde près
ce qu'on doit trouver
pour être sûr que ça fonctionne.
Et ça,
ça vient de la magie.
Le secret du « Ouh, vien presque
à chaque fois du fait de ne pas avoir été
attentif ou de l'avoir vu.
Mais votre cerveau n'a pas fait le lien
étant donné que quelque chose d'autre arrive.
Donc le cerveau est perdu
et vous ne réalisez pas que ça va se produire.
C'est parfois aussi
trop logique, trop prévisible.
Ça arrive juste sous votre nez,
votre cerveau vous dit « Ouais, ça peut pas être ça,
c'est pas logique.
Et c'est aussi une méthode
pour vous faire croire que rien arrive.
C'est pour vous préparer à vous mettre
dans une situation qui vous fera peur.
Est-ce que tu te rappelles
de quelques anecdotes rigolotes,
bizarres, impromptus,
qui vous seraient arrivés au cours des 10 années
à moi ou à un visiteur ?
Non, non, à toi. Même quelque chose qui
se arrive en coulisses, pourquoi pas.
J'en ai eu
beaucoup de très très drôles
en coulisses, des milliers de moments drôles
mais aussi
des moments tristes.
Nous avons eu
des employés qui sont décédés
alors pas pendant les événements,
je tiens à le signaler,
pendant certaines années.
C'était très triste
mais les équipes
étaient très solidaires entre elles
et je me voyais
un peu comme le capitaine d'Abbato
avec un super équipage
qui était presque
comme une famille.
Alors, une anecdote.
Lorsque j'étais un des acteurs,
j'ai été là des premiers qui a réussi
à ce qu'un visiteur se chie dessus.
Littéralement.
C'était drôle.
J'ai eu aussi
des gens qui s'évanouissaient.
Ce qui pouvait être dangereux
et d'une certaine façon ça m'a tristé
car on avait peur qu'il y ait des problèmes de santé liés à ça.
Mais dès qu'ils se réveillaient
et se relevaient en disant qu'ils allaient bien
on pouvait à nouveau rigoler.
J'ai aussi reçu des messages
de gens après le travail qui me disaient
qu'ils avaient passé la meilleure soirée de leur vie.
C'est vraiment fantastique.
On a d'ailleurs eu
des personnes de l'équipe qui se sont rencontrées
qui se sont mariées et ont eu des enfants.
On a eu beaucoup de bébés
de traumatica
grâce à plein de coupes qui se sont formées.
C'était de belles nouvelles.
Voilà quelques moments joyeux
des souvenirs que j'aime me rappeler.
Donc plein de drôles
de situations qui me sont arrivées
mais également des situations un peu gênantes
avec des personnes mauvaises
alcoolisées
ou juste chiantes.
Désolé pour le langage.
N'hésitez pas à biper.
Mais bon, ça fait partie du jeu.
Très honnêtement, je comprends.
J'ai failli me retrouver dans une bagarre
la première fois que je suis allé à Universal Studios
pendant les Hornights à cause d'un type
qui était ivre juste derrière moi.
Il en avait après moi parce que je portais
une veste sympa et lui, il voulait me la piquer.
Et puis la sécurité,
le gars de la sécurité a dû intervenir pour m'aider
et c'était vraiment pas agréable.
Oui, j'imagine bien.
Et bien pour ça,
une grande partie de la formation
enfin la formation de nos équipes
qui durent entre 2 et 3 semaines
avec ensuite les répétitions,
l'entraînement.
Donc 50% du processus d'entraînement
tourne autour de la sécurité
et commence à se comporter en cas d'urgence.
Comment évacuer une maison hantée,
comment évacuer la soirée,
en somme comment agir en cas
d'événements imprévus et comment
anticiper aussi quelque chose
qui pourrait se produire.
Tout ça fait partie de la formation.
D'ailleurs, l'entraînement des personnages
ainsi que celui de comment faire peur
correspond à 50% de l'ensemble
du processus de formation.
Tout le monde doit faire un entraînement
pour simuler un cas d'ascendie,
par exemple, comme utiliser un extincteur.
Tout ça fait partie de notre processus
de sécurité et nous faisons
aussi des tests d'évacuation,
des attractions.
Tout le monde doit
savoir ce qu'il a à faire
et nous avons même développé notre propre
langage pour les radios, qui nous permettent
d'échanger avec tout le monde.
C'est d'ailleurs intégré directement
dans le maquillage.
Ça représente environ
une centaine de radios sur le site
et dans les maïs, comme ça, chacun est
connecté avec chacun.
La création
de notre propre langage nous a permis
de faire des messages très courts, en seulement
une ou deux secondes.
Tout en donnant toutes les informations
pour pouvoir réagir le plus vite possible
si quelque chose venait à arriver.
C'est vraiment le plus important.
Comme par exemple
pouvoir savoir qu'il y a un groupe
qui pourrait créer des problèmes,
nous envoyons quelqu'un
qui gardera un œil sur eux et puisse réagir
avant qu'il ne se passe quelque chose.
Et nous étions
très efficaces sur ce point-là.
Est-ce que tu peux nous donner
un exemple de quoi de quoi aujourd'hui
vont utiliser plus, bien sûr, et qui n'est
plus dans votre liste. On va éviter de vous faire
raquer pour radios dans le futur et ça te verra si c'est
en ordre d'informations. J'imagine
que vous avez un mot spécifique pour
feu, pour personne,
ivre, ce type de situation.
Alors, oui,
je sais qu'ils utilisent ces codes de l'année
dernière, mais je ne sais pas si c'est le cas
cette année. Je pense que
vous mouliez en tout cas, vu que l'équipe est plus ou moins
la même, on ne va pas changer une équipe qui gagne.
Donc je ne vais pas en révéler.
Je ne sais pas si ils sont toujours
utilisés et ça ne serait pas juste pour eux.
Ça pourrait même créer des problèmes, donc
je pense qu'il vaut mieux que je ne dise rien.
Quand tu as démarré,
quel était le budget annuel
global dédié au projet
au démarrage et puis
approximativement, bien sûr,
comment il a été multiplié sur les
10 années suivantes.
Vous voulez connaître le montant que nous avions
pour produire l'événement ? Oui, oui.
J'ai oublié.
Plus sérieusement, je ne peux pas le dire.
Je ne suis pas autorisé à le révéler.
J'ai d'ailleurs signé dans mon contrat des clauses
de confidentialité qui m'interdisent
de parler de ça. Donc, désolé.
Oui, c'était un accord de non-divugation.
Oui, c'est ça.
Je suis vraiment désolé.
Et durant l'événement,
les acteurs sont libres de jouer
ou est-ce que tu devais les guider ?
Peut-être pour que tu sois cohérent
avec l'univers des mails, par exemple.
Non, chaque acteur
a une place bien précise.
Un personnage bien précis,
certaines tâches
à accomplir.
Ils ont certaines zones dans lesquelles
ils sont autorisés à se mouvoir
avec plusieurs options de jeu
pour effrayer les visiteurs
et quel type d'effet effrayant adopter.
Et il y a également
les acteurs en extérieur,
dans les rues.
Ils connaissent la zone dans laquelle
ils doivent jouer,
avec des consignes,
mais ceux-là sont plus libres d'improviser.
Du coup,
c'est plus difficile de faire peur
à quelqu'un.
Mais les comédiens dans les maisons hantées
sont les plus importants,
car c'est là que les visiteurs s'attendent
aux meilleurs effets.
Il faut être capable de réagir
en un instant dans une maison hantée.
Si tu rates ton effet,
l'expérience est moins réussie.
Si tu rates ton coup dans la rue,
un autre acteur est peut-être caché un peu plus loin
et lui pour apprendre le relais.
Donc c'est deux façons différentes
de travailler.
Oui, ça dépend où ils sont.
Absolument.
Et quel serait le maise de tes rêves ?
Ma maison hantée rêvée
du sang,
de partout.
On a déjà cette maison hantée
dans laquelle tout est en sanglantée.
C'est incroyable.
Dans une des pièces,
il y a des litres et des litres de sang.
Sinon,
c'est très difficile de répondre.
On avait envie d'un certain thème
qui ne s'est pas concrétisé.
Nous n'étions pas encore prêts
à le mettre en œuvre.
Vous devriez aller visiter
l'événement de cette année
car il est mis en place à présent.
Est-ce que c'est...
c'est un nœud ?
Ou alors est-ce que c'est la stende ?
Celle avec les aliennes ou celle où tu dois chouter ?
Exactement.
Oui, c'est celle-là.
Vous devez absolument visiter de un nœud.
La thématisation est incroyable.
Je suis allé sur le parc il y a 3 semaines
car je devais y donner une représentation
et j'ai passé un peu de temps avec Bill.
Je l'ai retrouvé là-bas.
Nous avons évoqué le bon vieux temps.
Nous avons visité le site de l'événement
ainsi que certaines maisons hantées.
Sans les acteurs, bien évidemment,
c'était en pleine journée.
J'ai pu donc voir ce qu'ils avaient réalisé.
Et je suis vraiment très content,
très très content
de constater qu'ils ont utilisé ce truc.
J'étais enthousiaste de voir qu'ils y étaient enfin arrivés.
Cette idée nous a troté dans la tête
pendant 6 ou 7 ans
mais le moment n'était pas encore opportun.
C'était quand nous avons remisé
aux Ornites et que nous avons
développé Traumatica.
Au cours des toutes premières années,
ce thème ne collait pas du tout à Traumatica.
Nous savions pertinemment qu'il faudrait
encore quelques années de plus
avant que cela fasse sens
et c'est le cas cette année.
Je vais aller justement
à Traumatica la semaine prochaine.
Je pourrais me faire une idée.
Ah, magnifique, très bien.
Quand est-ce que tu y vas ? Quel jour ?
Le vendredi 20.
Vendredi. Super, vraiment cool.
Ouais, trop cool.
En fait, c'est un thème
que j'ai toujours voulu aborder.
On avait déjà installé
des petits détails cachés dans cette zone
au cours des saisons précédentes
mais comme il y avait d'autres effets
ou d'autres idées dans les autres
maisons hantées que je souhaitais finaliser,
la plupart d'entre eux
ont été mis en pratique.
J'en suis très, très content.
Bien entendu, j'ai encore plein d'idées
qui me trottent dans la tête
qui n'ont pas encore été concrétisées
mais elles pourraient se produire
dans le futur.
Peut-être qu'ils auront d'autres idées,
on ne sait pas ce qui risque d'arriver.
À ton avis,
quel est l'avenir des maïs ?
Dans un contexte où les parcs sont
dans une course à l'innovation
en cherchant à créer des expériences
encore plus diversives,
je pense par exemple à des exemples
innovateurs comme The Mansion
mais je suis pas certain que cette
expérience ait rencontré son public
à cause du supplément à payer
durant la soirée.
The Mansion, tu parles de la
mesorantée qu'on présentait
pendant The Ornites ?
La version qui avait aux Ornites
avec les Ornites,
quand il y avait différentes pièces
dans lesquelles il fallait aller.
Ah oui oui oui, The Mansion partait
de l'idée de ce milliardaire que j'ai déjà évoqué.
C'était une attraction
exclusive enchaînant plusieurs escape games.
Ça n'avait rien à voir
avec une maison antéclassique,
c'était un jeu à énigmes.
On avait toujours voulu
réaliser un escape game, mais c'était un peu tôt.
On l'a présenté
pendant deux ans et quand nous l'avons
fermé, c'est à ce moment-là
que les escape games ont commencé à avoir du succès
en Allemagne.
Peut-être que nous étions en avance
sur notre temps, mais les réservations
étaient toujours complètes.
Et c'était vraiment très très sympa.
Cela dit, la capacité était nulle
parce qu'il fallait y résoudre des énigmes
et exécuter certaines actions dans la pièce
pour passer à la salle suivante.
Dans la narration,
il devait se produire quelque chose dans chaque pièce
toujours sur un thème horreur
basé sur la peur.
C'était réellement
novateur, c'est vrai.
Mais nous avons ensuite plutôt cherché à
innover dans la façon de faire coincider
la narration avec la capacité
et nous avons trouvé une méthode pour y parvenir.
Ils en suivent vraiment fier.
Mais
comme tu l'as dit, les attractions
immersives, c'est le futur
du divertissement.
Pas seulement pour les attractions
horrifiques, mais dans tous les types
d'attractions.
L'immersion
avec l'utilisation de propriétés intellectuelles
ou avec la création
de propriétés intellectuelles très fortes
avec des gens connus.
Malheureusement, un grand nombre de parcs
et de producteurs essayent de créer
des attractions immersives. Ils pensent qu'elles
sont trop immersives, mais elles ne le sont pas.
Leur narration
est trop faible, leur mise en scène
est trop approximative.
Elles ne sont pas immersives du tout.
Par exemple,
en mai dernier, j'ai produit
une attraction très cool pour un constructeur
automobile allemand.
Je n'ai pas le droit
de vous dire de qui il s'agit.
Ils sont venus me trouver. Ils m'ont engagé
en tant que metteur en scène
et créateur de cette expérience.
Ils m'ont dit, on a cette idée pour une attraction
immersive. Ils m'ont fait part de leur idée
et j'ai répondu, c'est très cool
mais cela n'a rien d'immersif.
Ils ont rétorqué
quoi ? C'est pas immersif ?
Je leur ai demandé
ce qui immersif signifie pour eux
et je leur ai répondu qu'ils se trompaient.
Immersif, c'est un mot
que maintenant tout le monde peut lancer
dans une conversation.
On en parle, mais pas beaucoup de gens savent
ce que cela implique.
Traumatica a représenté une première étape
dans la création d'un événement immersif.
Comme tu le dis, l'immersion
représente le vrai futur des attractions.
J'espère
que les producteurs d'attraction
commencent à comprendre
qu'ils ont besoin d'une arche narrative
très solide.
D'interaction
d'une certaine qualité des détails
pour se prétendre immersif.
On en est pas encore vu beaucoup.
Pas encore en tout cas.
Il y a des choses incroyables dans l'industrie.
Le nombre d'idées aussi brillantes
que magnifiques.
Mais je pense qu'on y est pas encore.
On va y arriver.
On va en arriver
vers les dernières questions.
Ce sera plus au sujet
des parcatèmes à proprement parler.
J'imagine qu'il y a
tout un processus managériel
qui n'est pas connu du public pour ce genre
d'événement.
Comment est-ce que ça fonctionne une fois que
les festivités sont lancées ? Est-ce que tu es
en coulisse ? Est-ce que tu es sur le terrain ?
Est-ce que tu peux nous en dire plus ?
Il y a
une salle qui est le bureau de production
qui est remplie d'écrans
de surveillance de moniteurs d'ordinateurs.
J'ai avec moi
trois téléphones portables
et quatre radios.
Une équipe autour de moi
et je gère toute la soirée.
Donc
je peux connaître les temps d'attente
et j'ai vraiment le contrôle de chaque soirée
avec toute mon équipe.
La plupart du temps
je reste en coulisse dans le bureau
de production.
Mais en cas d'urgence et en fonction
du type d'urgence
soit je me rend sur place, soit
j'en vois quelqu'un.
Mais normalement
les visiteurs ne me voient pas
pendant l'événement car je suis occupé
à tout diriger.
Je m'assure
que tous les visiteurs sont en sécurité
et que tout le monde s'amuse bien
et passe une bonne soirée.
Est-ce que dans l'avenir
tu serais prêt à retourner
à Europaparque pour créer de nouvelles choses ?
Eh bien
il se trouve que je vais jouer à Europaparque dans 16 jours
Certes, mais en tant que artiste
invité.
Oui, oui, oui, c'est juste.
Eh bien il ne faut jamais dire jamais.
C'est une règle importante
dans cette industrie. Je suis totalement
ouvert d'esprit et bien entendu
s'il me rappelle, je serais certainement
très heureux de les aider et de les soutenir.
S'il pense que je suis utile
mais il dispose
d'une équipe très douée maintenant.
Il y a plein d'éléments qui ont travaillé
avec moi. Certains de mes anciens
stagiaires s'occupent à présent de l'événement.
Il y a des gens brillants,
des génie.
Ils s'en sortent très très bien.
Le parc
ne cesse de croître. Il y a
une excellente infrastructure gérée par
des gens très très malins.
Donc
ne jamais dire jamais.
On verra ce que l'avenir me réserve.
En ce moment, je profite
de ma vie de magicien.
Perfect.
Eh bien parfait. Merci beaucoup
Sébastien.
Merci de m'avoir invité.
Et allez faire cet événement.
Je vais y aller. Je vais y aller.
Je m'y rends tous les ans et je suis vraiment impatient.
Et achète-toi une nouvelle veste aussi.
Je préfère garder celle des horrors night.
Je préfère le nom
horrors night comparé
aux traumatiques.
Mais j'aime vraiment l'univers des traumatiques.
Et cette veste aussi
est spéciale.
Parce que tu l'as signé.
Il y a un signe.
Ah tu veux dire que je l'ai abimé ?
Ouais ouais tu as fait ça.
J'ai signé ta veste.
Regardez ici. Je voulais préciser que j'ai
détenu pas mal de veste en les dédicacant.
Ah yes.
Très bien, très bien. Je suis très content.
Regardez ma belle écriture.
Avant de se quitter, je crois que
Benjamin a plusieurs choses à nous annoncer.
Benjamin, tu peux même les dire en français si tu veux.
Juste pour rebondir en français.
Merci à tous celles et ceux qui
ont écouté cet épisode.
Comme d'habitude, si vous avez aimé
tout ce qu'on a pu dire dans 7 heures et quart,
n'hésitez pas à nous le faire
parvenir sur nos réseaux sociaux.
Soit sur Facebook,
X, Instagram, LinkedIn
et même sur TikTok.
Ce sera toujours un grand plaisir
qu'on écoutera vos conseils, vos suggestions.
Et surtout si vous avez
fait vous-même les traumas Tika et
n'importe quel Halloween events,
ce sera toujours un vrai plaisir d'échanger avec vous.
D'ailleurs n'oubliez pas qu'il y a
aussi notre Discord qui
a une bonne communauté très active
et pour laquelle justement,
alors je profite, vu que nous sommes dans la période
Halloween, un certain personnage
maléfique a pris le contrôle de notre Discord.
Ah c'est pas vrai, il n'a pas fait ça encore.
Et si il est sorti de sa boîte
et il nous fait voir de toutes les couleurs,
mais voilà, si vous vous écoutez
à une autre époque, vous inquiétez pas,
je pense que la situation sera résolue.
Évidemment, ce podcast
sera disponible sur toutes nos plateformes
habituelles, à savoir
Spotify, Suncloud,
Zeezer, Apple Podcast
et j'en passe. Et évidemment,
vu que vous avez pu profiter
de nos belles tronches pour cet épisode,
nous le diffuserons également sur YouTube
et on vous encourage
à vous abonner, parce que ce qui fait vivre
« Puissance Park »
c'est grâce à vos likes, et vos partages,
et vos commentaires, qu'on continue à être
bien référencés et pouvoir grandir.
Et si évidemment, vous avez envie
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il y a deux options, vous pouvez soit
vous rendre sur notre boutique Redbubble,
où on sort du
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« Puissance Park » et vu que nous sommes dans la
période Halloween. Et si vous écoutez
ce podcast en 2023, parce qu'en 2024
ce sera déjà trop tard, il y a
les 20 ans du transdémonium de notre
ami Jean-Marc, qui a le droit à une gamme un peu
spécifique. Et sinon,
vous pouvez nous donner un don régulier
sur notre page Pépal,
soit de manière ponctuelle, soit de manière
régulière, à vous de voir, mais dans tous
les cas, on vous remercie par avance,
parce que grâce à vous, l'aventure
continue, et grâce à vous, on peut se
permettre de recevoir des guests formidables,
comme Sébastien ce soir,
et nous sommes très heureux.
Nous étions ravis de t'avoir
accueilli pour cet épisode
très spécial consacré à Traumatica
et à Halloween. Je suis
très heureux d'avoir un peu mieux compris
tout cet univers.
On peut dire que c'est pas vraiment
ma tasse de thé à la base, mais
je suis très curieux à présent, et peut-être
qu'un jour, je sais pas, peut-être
pas cette année, mais probablement l'année
prochaine, j'achèterai un billet pour
Traumatica, peut-être.
Oh bah j'ai hâte de voir ça.
Merci infiniment Sébastien.
Merci des amis, c'était un plaisir.
J'ai passé un super moment.
Merci d'avoir révélé autant de détails.
Je crois que les gens qui nous écoutent
auront appris un tas de choses ce soir.
Et puis, reste magique.
Ah, mais j'espère bien.
Reste effrayant.
Ouais, et bien les puissants se disent
au revoir, à bientôt au prochain épisode
dans 15 jours.
A très très vite, bisous bisous, bye bye.
Salut les puissants.