Ma vie est pénible - EP36

Durée: 5m48s

Date de sortie: 25/03/2024

Lapin et Chloé se revoient pour la première fois depuis le CM1. Déguisé en jardinier, il est bien décidé à gagner sa confiance pour mieux pouvoir ruiner sa vie par la suite. La Chute de Lapinville
Lapin, pervers narcissique en fin de droits, raconte son retour à Lapinville et sa décision de faire un podcast pour se venger de ses anciens camarades d’école. Il est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’une énorme shitstorm oblige à revenir dans sa ville natale pour jouer dans une fiction quotidienne à la con. Puis, on suit l’enquête de Spiruline, astucieuse stagiaire à la mairie, qui dévoilera des scandales insoupçonnés dans les plus hautes sphères de Lapinville… Tour à tour, les Lapinvillois témoignent pour essayer de comprendre comment, une chose en entraînant une autre, ils ont fini par provoquer la destruction de la Terre. Leurs destins entremêlés forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil.Fresque épique et palpitante, chronique de la catastrophe en cours et de ses ramifications les plus inattendues, La Chute de Lapinville a pu être décrite comme une variante des Simpson à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de Plus belle la vie.

Enregistrements : décembre 2023-2024 - Scénario et dialogues : Benjamin Abitan, Wladimir Anselme, Laura Fredducci - Conseillère littéraire : Noémie Landreau - Direction artistique : Benjamin Abitan - Réalisation : Arnaud Forest - Assistante réalisation : Alexandra Garcia-Vilà - Comédiens principaux : Aurélien Gabrielli (Lapin), Flore Babled (Chloé) - Moyens techniques : Obsidienne, Rémi Durel, Julie Tribout, Alice Lebaube - Illustration : Roxane Lumeret - Musique originale : Samuel Hirsch - Production : ARTE Radio, ARTE Studio, Virginie Lacoste, Sahar Pirouz, Jacques Falgous

Oui, ben vous dire à mon père qu'aujourd'hui j'estimais trop trop chose que du pâté.
Mais je sais pas à quelle heure finit l'inauguration, je viendrai après.
Oui, je suis sur place.
Il y a un monsieur avec une salopette ridicule et un sécateur, ça doit être pour moi.
Ouais, c'est ça à plus.
Bonjour monsieur.
Bonjour.
Excusez-moi, mais ma vie est pénible.
Pas de problème.
C'est ça, Laurent Poin ? C'est vous qui avez fait cette merde ?
D'ailleurs, la pub c'était l'aime.
Désolé mais je suis fatiguée alors je fais cash.
Il n'y a pas de mal, c'est l'équipe permanente qui s'occupe de la taille.
Moi je fais juste les petites retouches.
Ouais, ben vous avez du travail.
On s'immet.
La chute de Lapinville, une fiction quotidienne en podcast.
Avec des superstars joués par des acteurs que personne connaît.
Episodes 36, ma vie est pénible.
J'avais intrigué pour me faire embaucher comme jardinier par la mairie de Lapinville
et me retrouver ainsi, seul à seul, avec mon ennemi juré.
Clouet le groin, dit Clouet Bloomington, posait pour moi devant un buit à son effigie.
Sans se douter que ma salopette ridicule, disimulait un enregistreur numérique.
Ma vie est triste.
Ma vie est infernal.
Vous avez toujours été jardinier, monsieur ?
Euh... Oui.
Comme vous avez de la chance.
Les jardiniers, tout le monde s'en fout.
Qu'est-ce que je n'aimerais qu'on s'en fout de moi aussi ?
Il y a l'envers, votre sécateur.
Ah, oui, merci.
Quand vous êtes moi, c'est l'enfer.
Les gens veulent tous un morceau de vous, sans jamais rien vous te donner en retour.
Clouet, un sourire, Clouet, un selfie.
Les fans, les producteurs, les journalistes.
Elle est tous bien vous faire foutre.
Ouais, il m'inspiraient confiance, je sais pas pourquoi.
Sa présence me calmait.
Comme si c'était un frère que j'aurais perdu depuis longtemps,
ou je sais pas, un animal de compagnie qui dit rien mais qui est toujours là pour vous rassurer.
Le seul à me voir vraiment, quoi.
Vous n'aimez pas les gens, alors ?
Les gens, c'est pas mon problème.
Pourquoi est-ce que je vais les aimer ou pas ?
Et quand ils vous demandent de sourire, ou le fait,
ou vous leur dites plutôt d'aller se refoudre.
N'il à n'il autre, je suppose.
C'était mis à sourire brusquement.
Comme si elle avait vu briller quelque chose dans le parterre du rond-point.
Son nez était tout rouge.
Elle avait dû pleurer avant de venir.
Madame Bloomington, vous allez bien ?
Non.
En tout cas, nous, on adore ce que vous faites.
Merci.
Vous n'avez pas eu une enfant heureuse ?
Oh si, très heureuse.
Mon père n'avait pas le temps de penser à moi.
Il était trop occupé à fabriquer des boulettes et des plats en sauce dans ses laboratoires.
Alors le jour de mes cinq ans, il s'est mis à mâcher des pônets.
Un par an.
Donc il y en a toujours une trentaine en stocke.
Mais donc, vous avez eu une enfant sur eau ?
Ah mais non !
Ce que vous pouvez être premier degré !
Les pônets, c'est très doux, mais ça ne remplace pas l'amour d'un père.
Je ne m'en rends pas compte.
J'ai pas eu d'enfance tout court, si vous voulez savoir.
J'ai été réglée à dix ans.
J'ai eu mes premières rides en même temps que mes boutons d'acné.
Vous savez que je suis passée directement en chewing-gum à la nicotine sans jamais avoir fumé une cigarette ?
Ah ouais.
Elle s'était rapprochée du buit et elle cachait son visage dans les feuilles.
Je faisais plus semblant de tailler de toute façon.
Je l'écoutais.
Il faisait très doux pour un mois de mars.
Et tout à l'heure, faudra faire des sourires et des selfies.
Et après ça, j'ai un shooting pub.
Pour le pâté ?
Il a mal de gueule sur ses boîtes de pâté depuis que j'ai cinq ans.
Vous êtes jardinier.
C'est pas une grande réussite, mais si quelqu'un doit avoir honte, c'est moi.
Vous savez quelle journée ?
Lundi 25.
Oui.
C'est mon anniversaire.
Personne s'en est souvenu.
Vraiment personne ?
À part Twitter.
Mais ça compte pas.
Ça compte pas, hein.
Excusez-moi.
En fait, j'étais gêné de l'avoir pleuré.
Je aurais pensé que ça me ferait plaisir, mais ça me mettait juste mal à l'aise.
J'ai cherché quelque chose à dire et bon, j'ai pris ce qui venait.
Si vous voulez, on pourrait faire quelque chose pour votre anniversaire.
Oui, il y a un bowling, pas loin.
Moi, j'ai pas de voiture, mais à pied ça se fait.
Un bowling ?
Oui.
C'est un peu bruyant, mais...
Ah putain !
C'est la meilleure.
Le bousin en salopette de la DDE qui veut m'emmener au bowling.
Non mais ça y est, j'ai touché le fond.
Elle a continué à ricaner comme ça, sans s'arrêter.
Et d'un coup, tout est revenu.
J'ai retrouvé ma haine, mon mépris, ma ranqueur.
Quel soulagement.
Ecoutez, si vous voulez aller vous reposer, je crois qu'on a ce qu'il faut.
C'est déjà fini ?
Ah ouais, c'est dans la boîte. Je veux dire, dans le buisson.
Bon, je vais aller prendre une douche, alors.
Je vous en prie.
Vous savez, j'ai bien aimé parler avec vous.
Ça m'a fait du bien de vous dire tout ça.
Je pense pas qu'on va se revoir un jour, mais je voulais que vous le sachiez.
Merci.
Tout le plaisir était pour moi.
A suivre sur Arterradio.
Demain, dans la chute de la painville.
Il reste encore quelques minutes pour vous faire gagner votre poids en pâté le groin.
D'ailleurs, je crois qu'on a une clouée en ligne, clouée. Vous m'entendez ?

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LaChutedeLapinville-Unefictionquotidienne

Tous les jours 5 minutes de vérité, d’aventure, de cynisme, de dépression, d’humour et d’amour (non en vrai, il n’y a pas beaucoup d’amour, mais il y a quand même un peu de sexe.) Alors voilà le pitch. Lapin a 38 ans, il est cynique et déprimé, un peu amer aussi et il semblerait qu’il soit responsable d’une catastrophe qui a causé la fin du monde. Il décide de nous raconter comment le cataclysme est arrivé, mais pour ça il doit remonter le temps. D’autres narrateurs vont l’aider à reconstituer le puzzle. L’histoire commence donc le jour où on lui supprime les allocations qu’il touchait en sa qualité de pervers narcissique. Pour tenter de les récupérer, il doit s’engager dans un programme de podcast thérapie qui ne l’inspire pas du tout. C’est le début de la fin et il est contraint de retourner vivre chez ses parents souriants et indifférents, Christiane et Christian, à Lapinville. De retour dans cette ville qui lui donne le bourdon et installé dans le garage de ses parents, les mauvais souvenirs remontent. C’est à ce moment-là qu’il décide de faire de son podcast l’instrument de sa vengeance. Ses anciens camarades de classe vont payer pour les humiliations qu’il a subies quand il était petit. Il élabore un plan machiavélique. Ce résumé contient beaucoup trop de spoilers, mais le spécialiste consulté par ARTE a dit qu’il fallait un résumé de 4000 signes pour que la série soit bien référencée sur les plateformes, donc déso. Lapin est bientôt rejoint par Chloé Bloomington, star de cinéma qu’un énorme shitstorm oblige elle aussi à revenir dans sa ville natale pour l’inauguration d’un rond-point à son effigie et aussi pour jouer dans une fiction quotidienne audio à la con. Elle est aussi l’égérie des pâtés Legroin qui ont fait la fortune de son père Georges Legroin. Elle se retrouve d’ailleurs prise dans les filets de l’autorité de maladive de Georges, qui la manipule et qui l’exploite, mais aussi dans ceux de Camille Bourdin, la reine du podcast et de la toxicité. Le tournage se transforme en cauchemar. Puis, c’est Spiruline qui reprend le fil de l’histoire. Astucieuse stagiaire à la mairie, d’une bonne humeur et d’un optimisme inébranlable, elle est totalement exploitée par la maire de Lapinville qui est nulle en informatique mais super forte en corruption et en malversations. Heureusement, Spiruline est surtout une sorte détective dans l’âme qui dévoilera des intrigues insoupçonnées dans les plus hautes sphères de Lapinville… Du coup la mafia locale s’en mêle et des disparitions mystérieuses se succèdent. C’est du moins ce que croit la personne qui écrit ce résumé et qui n’a pas encore lu tous les épisodes, qui sont écrits par des ordinateurs enfermés dans une pièce secrète et qui refusent qu’on les dérange, et qui prennent tout mal, dès qu’on veut changer une toute petite chose (comme le titre) ça les fait vriller alors, on aime mieux les laisser tranquilles. Les destins entremêlés de tous ces personnages forment une pelote visible de l’espace dont cette série, cinq minutes par jour, va dérouler le fil. Alors écoutez et vous ferez bientôt la connaissance de Sami l’ingé-son fan de reggae, du Robot Français Moyen, de Pif le chien, d’une journaliste sans scrupule, d’une assistante sociale qui est aussi cétologue et stagiaire à la mairie, d’un jardinier gréviste, d’un comédien qui fait des clins d’œil, de mafieux érudits, d’un collégien geek et woke et d’un footballeur volage. Il y aura des courses poursuites, des effets spéciaux, des concours de popularité, des conflits générationnels, du mystère, des enquêtes, de la politique locale, de la corruption, des fêtes, de la dystopie, de l’humour noir, des chansons, des groupes de parole, des avant-premières, des inaugurations, des traumas, des coups de feu, des goûters, des kidnappings, des rires, des larmes et même des scènes de crime. Et vous saliverez à l’idée de découvrir la spécialité culinaire de Lapinville, le chichoucha. Parce que finalement « La chute de Lapinville » c’est vous, c’est nous, c’est la classe moyenne, c’est la France, c’est la collapsologie, c’est tout l’univers, des petits riens aux grandes questions existentielles, c’est la retraite, l’épilation et le harcèlement scolaire, c’est la comédie et la tragédie, c’est le monde entier dans un podcast addictif. Une variante des « Simpson » à la sauce rond-point ou un jumeau maléfique de « Plus belle la vie ».
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