L'affaire des poisons

Durée: 14m38s

Date de sortie: 19/04/2023

durée : 00:14:38 - Les Odyssées - par : Laure Grandbesançon. - Dans les années 1670, une série de morts étranges frappe les nobles du royaume de France, mystérieusement empoisonnés…Et la menace se rapproche du Roi Louis XIV, C’est la panique ! Voici l’un des plus grands dossiers criminels de l’Histoire de France et une enquête digne du bureau des Odyssées !

Les Odyssey de France Inter avec Pronote, toute la vie scolaire en une seule appli,
pour les profs, les élèves et aussi leur famille.
Nous sommes dans les années 1670.
Une série de morts étranges frappe les nobles du Royaume de Franches.
Des princesse, des ministres, des parlementaires disparaissent de façon brutale et inattendue.
Quelqu'un les a-t-il poussé dans les escaliers ?
Non.
Ont-ils glissé sur une peau de banane ?
Non plus.
C'est bien plus sombre et terrible que cela.
Tous ont succombé à cause de romaine, de poudre ou encore de l'exir magique.
Bref, ils se sont faits...
empoisonnés.
Comment arrêter cette folie meurtrière ?
Qui sera la prochaine victime ? Et qui se casse derrière tout ça ?
Là, police enquête, mais elle s'arrachit cheveux.
Plus de 400 personnes sont accusées.
Tout le gratin de l'époque s'en m'a impliqué jusqu'à certains proches de Louis XIV.
Le roi soleil est claboussé ?
Des filtres magiques, des sorcières et de la magie noire à la cour.
Qui le crue ?
C'est l'un des plus grands magiques.
Le plus grand dossier criminel de l'histoire de France.
Voici l'odissier de l'affaire des poisons et...
Euh... non ?
Non merci, ça va, ça va.
J'ai ma gourde.
Oh ! J'ai échappé belle !
Au centre de cette épineuse enquête,
il y a une femme, la marquise de Bravillier.
Marie Madeleine, de son petit prénom, n'a pas la vie facile.
A l'âge de 21 ans, son père la force a épousé un homme qu'elle n'aime pas.
Le marquise de Bravillier.
Mauvaise pioche.
Le mari dit la pile la fortune du couple avant de s'évaporer dans la nature.
Marie Madeleine, ne cesse pas à battre.
Eh oui, Lord, je ne suis pas un vieux chien pourri.
Les semaines, les mois passés.
Oh ? Oh oh !
Son cœur bat la chamade ?
Mais ça veut dire que...
Eh oui !
Marie Madeleine en passe pour quelqu'un !
Le joli cœur s'appelle Jean-Baptiste Godin.
Il est fringant, frétillant,
et s'est fait passer pour un chevalier,
le chevalier de Sainte-Croix.
Les amants fissent-toi dans tout Paris,
ils vont à l'opéra et s'embrassent fougueusement
dans de sons dieux carrosses,
qui flitent à travers la nuit.
Lorsqu'il apprend la nouvelle,
le père de Marie Madeleine, Foudrage,
fait enfermer le chevalier à la prison de la Bastille.
Derrière les grilles de sa cellule,
le jeune homme jure de s'évangé.
Tu vas me payer ! Je te ferai face de...
Allo, allo...
Nul besoin d'envenir à de telles extrémités.
La vie, quand elle veut, cessez mon très généreuse.
Hé, Sainte-Croix !
Regarde derrière toi !
Le prince n'est pas seul dans sa petite cellule.
Un certain Nicolo e Gigi est emprisonné avec lui.
Ce gentil amitalien a un petit secret.
Il maîtrise à la perfection une discipline qu'on appelle alors...
L'alchimie.
Mystérieux mélanges de science et de magie,
l'alchimie permettrait d'accomplir des miracles.
Grâce à un attirail de tubes et de ballons en verre,
en chauffant, en évaporant, en distiant,
les alchimistes peuvent, paraît-il,
changer le plomb en or et fabriquer tout un tas de potions
pour agonir ou bien accéder à la vie éternelle.
Curieux, le chevalier ouvre grand ses oreilles.
Si Sainte-Croix ne passe...
Enfin, Sainte-Croix est relâchée.
Les deux amants se retrouvent...
Mamma mia !
Dans un flan voyant bouquer des tincelles.
Après le boton arrivent les tempêtes.
Les deux amants accumulent les dettes,
l'argent leur file entre les doigts.
Purer, faut qu'on trouve du pèse.
Fini les recoulades.
Le couple bascule dans le cri.
Dans le laboratoire que Marie-Madeline vient de lui offrir,
le chevalier fabrique de la frouce moînée
et puis d'autres petites choses
pourvu que les pépettes soient au rendez-vous.
L'amour tourne au vinaigre.
Les disputes vont bon sur le choc.
Le chevalier fait chanter sa maîtresse.
Non, pas tout est fait comme ça, non.
Et la menace !
Sainte-Croix possède un coffre rempli de lettres de Marie-Madeline
dont certaines pourraient être extrêmement compromis d'autres.
Mon adoré, mon merveilleux, mon très cher chevalier.
Sans vous, je ressemble à une vieille courgette oubliée sous le soleil.
Je suis toute rabougrie.
Chaque seconde qui passe, vous me manquez.
Pas comme mon idiot de père dont j'ai réussi.
Dieu merci à me débarrasser.
Ce cœur de Pierre mérite bien ce qui m'est arrivé.
Ça, perlée poète-poète, tu as entendu comme moi ?
Marie-Madeline a assassiné son père !
Lorsque le chevalier est sorti de prison,
les deux amants n'ont pas perdu le temps.
Durant 8 mois, chaque jour,
la marquise a donné à son père une poudre blanche,
on la faisant passer pour un médicament.
Jusqu'à ce que le vieux croton...
Oui, c'est ça.
Jusqu'à ce qu'il passe l'arme à gauche.
Et ce n'est pas tout.
Pour toucher seul l'héritage,
Marie-Madeline a également empoisonné ses frères,
en glissant discrètement dans leur verre
un dangereux mélange de baves de crapo et d'arsenic
qu'on appelle, à un juste titre,
de la poudre de succession.
C'est la catastrophe !
Si le chevalier révèle le contenu de ses lettres,
la marquise est fichue !
C'est là que...
POUTE TÉATRE !
S'INCROIT !
ET RETROUVEZ MORT !
Attendez une petite seconde...
La marquise n'aurait-elle pas un petit quelque chose à voir avec ça ?
C'est surprenant, mais...
Il semble reconnaitre.
La jeune femme n'est pourtant pas hors de danger.
La police ne d'aire de pas retrouver au domicile du chevalier
le fameux coffre,
ainsi que quelques fioles de poisons très puissants
et absolument,
absolument,
indétectable dans le corps.
Ni une, ni deux.
Marie-Manlène fit à Londres où elle se terre comme une rate.
L'affaire remonte jusqu'au sommet de l'État.
L'Auvois, le ministre de la Guerre,
se saisit du dossier.
Le bonhomme étonnasse autant que passion.
Il finit par retrouver la fuyarde,
quatre ans plus tard,
dans un couvent à l'est de la Belgique.
Bien...
Il est temps de passer aux aveux.
Sous la torture,
la marque y se révèle avoir eu des complices,
dont certains seraient très, très au placé.
Mais qui,
qui trempe dans cette sordide affaire ?
Combien de personnes sont dans le cou ?
Beaucoup,
beaucoup de monde.
J'en doute trop pour dire leur nom.
Malgré la douleur,
Marie-Manlène refuse de vendre la mèche.
Mazette, couriasse la madame !
Ce qui est là,
n'arrange probablement pas son cas.
A l'issue de son poissé,
la marquise de Bravillier
est condamnée à mort.
L'affaire pourrait s'arrêter là.
Maintenant,
en réalité,
tout ne fait que commencer.
A Paris,
l'histoire de la marquise est sur toutes les lèvres.
Des rumeurs circulent.
L'empouisonneuse et son amant
ont révendu leurs poisons à toute la noblesse.
Alors,
dans les rues et les salons,
on se surveille du coin de l'œil,
tout le monde soupçonne tout le monde,
chaque mort devient suspecte.
Et plus on parle de poisons,
plus nombreux sont les victimes.
La ville devient chaque jour plus dangereuse.
Et toujours,
les coupables restent dans l'ombre.
Trop, c'est trop,
tout le royaume veut y passer !
Le ministre Louvois
décide de mettre
toute cette histoire au clair.
La tâche n'est pas aisée,
et puis,
il ne faut pas avoir froid aux yeux,
ni aux fesses,
ni aux pieds,
ni aux mains,
ni aux nombrilles,
ni aux coups,
ni à la tête,
ni aux jambes.
Hé, Laura,
tu vas nous faire toutes les parties du corps ?
Hé, de quoi je me mêle ?
Tu es pas censé être morte ?
Psst, psst, psst !
Allez, tu balais !
À cette époque,
les hommes croient au ciel
et ils craignent les enfers.
Ils prient Dieu
et redoutent les forces de Satan.
Alors,
pour se protéger du mal
et connaître leur avenir,
ils se font tirer les cartes,
ils achètent des potions magiques,
ils jetent des sorties lègées.
Parfois,
ils tentent d'invoquer le diable
lors de terribles messes noires.
Entre les faux prêtres,
les ensorceleurs
et les disieuses de bonnes aventures,
comment reconnaître les empoisonneurs ?
Comment stopper les crimes
avant qu'ils ne soient commis ?
Le lieutenant général de la police,
Gabriel Nicolas de l'Araigny,
envoie ses hommes
aux quatre coins de Paris.
Un indice,
si certain,
finira bien par les mettre sur une piste.
Bingo !
En septembre 1677,
ils interceptent une lettre secrète
qui évoque un complot.
Contrôle, je cite,
celui que vous savez,
avec, je cite encore,
utilisation de poudre blanche.
Celui que vous savez,
bon dieu mais,
qui est-ce ?
Sa prestige,
sans doute lui 14 !
Le régrave,
l'Araigny mène l'enquête.
De fil en aiguille,
il remonte jusqu'à une certaine
Catherine Day,
dite,
la voisin.
Ni une, ni deux,
il la fait arrêter,
ainsi que tous ses complices.
La police découvre
un véritable nid de vipères.
La voisin semble diriger
en réseau d'empoisonneurs
qui s'étendent tout paris.
Cette fois,
on tient toute cette vermin.
Au grand mot des grands romaines,
Louis XIV crée une cour spéciale,
chargé de juger la voisin
et tous ses complices.
On l'appelle
la chambre ardente.
Attention,
ça va chauffer !
Réunis dans une salle
au mur noir,
éclairé par des flambaux,
douze juges écoutent
dans le plus grand secret,
les accusés.
Et purée,
ce sont de vrais moulins en paroles !
La voisin et ses complices parlent
et ils avouent
toutes sortes de crèmes.
Terrible,
odieux,
ignombre.
L'affaire visiblement
dépasse de très loin
les simples empoisonnements.
Entre nous,
on pourrait croire un véritable délit.
Il est question de masse noire,
d'envoutsement,
de sortilège,
de maléfices
et même
d'apparitions de démons sur demande.
Vous avez demandé un démon ?
Ne quittez pas.
Pour faire apparaître un démon,
tapez 1.
Et les accusés ne font pas qu'avouer.
Ils dénoncent également leur client.
Et il y en a un sacré paquet.
Entre 1679
et 1682,
les arrestations et les condamnations pleurent.
L'épreuve manque souvent, mais...
Qu'importe.
L'araignée
veut sortir le pays
de cet afro-cochement.
Il faut trouver un bouc émissaire.
Le 20 de février 1680,
la voisin est brûlée vive
devant une foule de parisiens sur excité.
L'araignée respire.
Ah, enfin.
Je peux refermer le dossier.
Hélas,
l'affaire des poisons ressemble à une balle en caoutchouc
qu'on lancerait à vivalure dans un escalier.
Elle ne fait...
que rebondir.
La fille de la voisin,
Marie Marguerite,
fait d'étranges révélations.
Madame de Montespan,
la maîtresse préférée du roi,
dont il a eu 8 enfants,
aurait consulté sa mère
pour se procurer des filtres d'amour.
Des filtres d'amour ?
Dans quel but ?
Eh bien...
Mais pour en voter Louis XIV,
qui était, semble-t-il,
en train de se lasser de ses charmes.
Sa presti !
Le roi de France aurait donc été en sorceau-lée.
Et si Madame de Montespan a cherché le drogué,
qui dit qu'elle n'est pas allée plus loin ?
Qui dit qu'elle n'a pas participé à des mènes noires ?
La tension est à son comble.
La Montespan va-t-elle, elle aussi, être jugée ?
Le nom du roi,
va-t-il être traînée dans la boue ?
Pendant quatre jours, Louis XIV s'enferme avec quelques conseillers.
Et ce n'est pas pour jouer à la belote,
ni au quai.
Ah ça, non !
Il s'agit de protéger le pouvoir royal.
Pour cela, rien ne t'est que détouffer l'affaire.
Louis XIV dissout la chambre ardente,
puis il fait emprisonner à un vie
tous ceux qui ont osé prononcer le nom de sa maîtresse.
Par un édit royal,
il interdit la pratique de la magie et de la sorcellerie,
et il règlement la position d'Arsenie.
Plus tard, il fera brûler tous les documents officiels,
liés à cet affaire.
Présomple n'a craqué ?
Paranoia ?
Arrestation et condamnation à Gogo ?
Drôle d'histoire que se drame des poisons
qui a déchaîné et excité l'imagination des foules.
Parmi les accusés,
la plupart seront des femmes qu'on traîtra de sorcières.
Des sorcières ?
Tiens, tiens, c'est étrange tout de même.
Toutes ces femmes que les hommes ont qualifié de sorcières
à travers l'histoire.
Derrière cet épisode des Odyssey,
il y a
Marion Lollet,
Juliette Proutot,
Juliette Chabassu,
Benjamin Orgeret,
et moi,
l'or Grand Beausançon.
Aujourd'hui,
dans toutes les pharmacies de France,
on trouve un registre des produits toxiques.
Ce registre date pile poil de l'affaire des poisons.
Les Odyssey est un podcast original de France Inter.

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