Vous vous êtes déjà demandé pourquoi, alors qu'on vit à Paris, la ville la plus branchée du monde,
on se retrouve toujours dans les mêmes endroits, dans les mêmes restos, les mêmes bars, boring, sérieux les gens.
Aujourd'hui je pousse un coup de gueule sur ce réel sujet de société et je vous annonce que grâce à ce podcast, c'est terminé.
Attention, sélection 100% indépendante réalisée sans partenariat.
On continue sur notre lancée et cette semaine on va parler retour à la nature plus que jamais.
Si vous hésitez constamment entre le calme de la campagne et l'activité de Paris, la rencontre du jour est faite pour vous.
Je m'appelle Juliette et je vous révèle dans ce podcast les meilleurs plans de la capitale, mes pépites.
Cette semaine nous partons à la rencontre de Luca, la personne qui va vous aider à réaliser votre rêve de nature au coeur de la ville.
– Hello, Luca. – Salut, Juliette.
– Merci d'avoir accepté mon invitation pour ce nouveau numéro de pépite. – Mais avec plaisir.
Techniquement, c'est moi qui t'invite aujourd'hui.
– Effectivement. D'ailleurs, avant que tu nous expliques ton activité, il faut que je décrive à mes pépiteurs où nous sommes.
Nous sommes sur un palier du deuxième étage d'un immeuble parisien. – Ah oui, et pas n'importe quel immeuble.
– Bien sûr. Luca, t'inquiète, il me connaît et il part du principe que je leur propose que de l'original.
– Tant mieux. Ça l'écrit très bien, mon activité. – Luca, j'arrive plus à tenir là, j'ai trop envie de leur annoncer.
– Déjà, on t'a pas tenu longtemps. Allez d'accord, c'est parti. Je suis consultant en potager et zéro déchet.
– Ok, ça consiste en quoi ton métier ? – Tout simplement, j'aide les personnes qui souhaiteraient développer leur propre potager.
– Ça, c'est mon cœur de métier. – Génial ! Et comment t'as eu cette idée ?
– Oh ben, rien de bien original. J'ai commencé avec mon original brand, consultant en zéro déchet, puis je me suis adapté aux besoins de mes clients.
J'avais beaucoup de demandes concernant la consommation en circuit court, la traçabilité des aliments, le rapprochement à la nature. Et qu'est-ce qui rassemble tout ça ?
– Le potager. – Le potager, exactement. J'avais trouvé ma naïche.
– Mais alors, c'est quoi le rapport entre les potagers et cet immeuble du quatrième arrondissement ? Tu fais pousser tes légumes dans le garage à vélo ?
– Absolument pas. Est-ce que je te montre ? – Mais avec plaisir ?
– Attends, je me retrouve dans les clés. – Oh là là, mais c'est magnifique ! Lucas, je m'attendais tellement pas à ça !
– Content de ça de plaisir. – Mais, mais je pensais que t'avais posé des bacs de terre au sol.
Pas que t'avais carrément remplacé tout le sol de la pâte par un potager géant.
– Oh, tu sais, un potager de 20 mètres carrés, c'est un petit potager, hein. C'est pas un potager géant.
– D'ailleurs, tu pourrais enlever tes airmatchs 270 réactes, et si ? – On peut te marcher pieds nus sur le terreau. Les chaussures sont trop agressives pour les seeds.
– Ah, d'accord. Mais du coup, on doit marcher pieds nus directement sur la terre ? – Oui. Tu verras. Tu vas ressentir une connexion avec la nature hors du commun.
– Hum, ok. Bon, alors comment t'as réalisé tout ce taf ? – Je vais remplacer tout le sol de l'appartement par de la terre fertile. C'est une astuce à multiple facettes.
Ça permet, 1, de trouver la place. Et 2, de sentir, penser et vivre potager à 100% de faire corps avec la terre.
Finalement, le parquet ou le carrelage n'est que secondaire. Ce n'est pas nécessaire à la vie. C'est fugace.
– On s'installe sur le canapé ? – Oui, alors... Non, mais attends. La table basse est un brocoli géant ? – Oui, oui, oui. Je développe de nouvelles espèces pour remplacer certains éléments du mobilier.
C'est pour limiter la consommation de bois. Niveau déforestation, ça serait pas top, sinon.
Par contre, Juliette, excuse-moi, mais comme je te l'ais, c'est du mobilier. C'est pas fait pour être mangé.
– Ah, pardon. Mais en fait, vu que j'ai vu cette petite sauce poser là, je crois que je pouvais tremper des cruidités.
– Juliette, encore une fois, désolé, mais c'est pas une deep sauce. C'est une solution nutritive pour ma culture hydroponique.
– J'ai pas compris. – Bon, en gros, c'est de l'argile, à laquelle j'ai rajouté du potasium et des sels minéraux.
– Ah ben, c'est très bon. – Je te fais visiter un peu le home potager.
– Le quoi ? – Le home potager.
– Attends, comment on dit en français déjà ? Maison potager, potager une maison, je crois qu'il n'y a pas vraiment d'étivalant.
– I'm trying. – Ah ben ouais, grave.
– T'inquiète, tu peux rester à 6. C'est un studio parisien. La visite est plus ou moins faite de là où on se trouve.
– Cool. – Bon, faudra que je remplace la table basse.
– Alors là, déjà, tu peux regarder vite faits sous le canapes. C'est le coin, des oignons. Je les ai placés là parce qu'ils aiment bien l'ombre.
– Là-bas, contre la fenêtre, j'ai mis une terre d'Espagne. – D'Espagne ?
– Oui. C'est mieux pour faire pousser les tomates et les fraises. Il n'y a plus vraiment de problème de saison qui se pose, du coup.
– Pas con. Oh mais là-bas, non. C'est magnifique, ce coin jardin japonais, j'y crois pas.
– Ah ça. Ça a été la partie la plus challenging de tout le home potager.
– J'ai voulu recréer un jardin zen, grandeur nature. Donc tu vois, j'ai éteint de la terre en blanc, on a prévu un râteau.
Et bien sûr, la touche finale. Un bonsa et géant. – Tu veux dire un arbre ?
– Non. Non. Un bonza et géant. – C'est quoi la différence ?
– Eh, tu vois bien que ça n'a rien à voir avec un arbre. Déjà rien que dans le loot.
– Il y a un tronc, des branches, des feuilles. Ça fait ma taille. – C'est assez réducteur.
– Je t'en veux pas. La botanique, c'est pas trop la spécialité des parisiens. Heureusement, d'ailleurs, ça fait mon fonds de commerce.
– En tout cas, je suis bluffé. Je pensais pas que ça pouvait être possible, non seulement le potager, mais surtout un arbre dans un appartement parisien.
– Oui, c'est normal, Juliette, car c'est impossible de faire rentrer un arbre dans un appartement parisien. C'est pour ça que j'ai choisi un bonzaï.
– Qui a tout l'air d'être un arbre. – Puisque je te dis que c'est un bon...
– En tout cas, c'est génial, bravo. Et la salle de bain, c'est aussi un potager ? – Bien sûr.
– Mais du coup, à quel moment on a les pieds propres ? – Tout le temps, Juliette, la terre est propre.
– Bah... Si je sors de la salle de bain, les pieds mouillés, ça fait de la boue. – Et ?
– Je monte dans mon lit, j'ai les pieds boueux. – Et en quoi c'est un problème de dormir avec un peu de terre ?
– Je mets des chaussettes, puis des chaussures pour sortir, et je reste boueuse.
– Tu emportes un peu de nature avec toi, quel que soit l'endroit où tu te trouves dans Paris. C'est génial, non ?
– C'est marrant parce que quand je t'ai petite et que je rapportais la moitié de la plage sous mes pieds à la porte, ça réjouit, c'est pas mes parents, hein.
– Et bref, mais quelles sont les premiers conseils que tu donnerais si je voulais faire pousser mon premier légume ?
– C'est surtout de la préparation psychologique. Il faut être là pour son potager, s'occuper de son potager, vivre potager.
– Ça va, vous vous demandez des sacrifices, mais tout le monde en est capable. C'est aussi de se demander la pomme de terre que j'ai envie de faire pousser.
Est-ce seulement à l'édume ? Ou est-ce finalement la quintessence de l'édistance ? Elle est plus proche de la nature que nous.
Elle est dans la terre, c'est une racine, elle est enracinée, et pas nous. Elle est là, ça a super huité. Et sans le reconnaissant qu'on découvre, son mois profond.
– Et puis il faut se rappeler que ça vaut totalement le coup pour la planète. Quel genre de clientel fait appel à service jusque-là ?
– La majorité de mes clients viennent de la rive droite. Ça fait plaisir de leur transmettre ce que je sais et de leur montrer que c'est pas parce qu'on vit dans un 20 m2 à 1000 euros par mois qu'on ne peut pas faire pousser ses propres légumes.
– C'est clair. Et maintenant, la question que tout le monde se pose, combien ça coûte de vivre potager ?
– L'installation du potager de cette taille coûte entre 10 000 et 15 000 euros. À cela, ça ajoute 2000 euros pour l'accompagnement d'avant la construction du potager jusqu'au premier légume.
– Ok, trop cool. Les pépiteurs, ça vaut totalement le coup sur le long terme parce que plus besoin d'aller chez le primeur, quoi.
– D'ailleurs, je voulais que tu doutes une de mes préparations composées uniquement des légumes de ce potager. J'ai vu que t'avais faim tout à l'heure, et c'est mieux que de manger ma table basse.
– Ça m'avait tout l'air d'un brocoli. – Et voici. – Oh, mais qu'est-ce que c'est ?
– Une petite salade de saison en divas chute brussel, épine arbouillie et sauce bétrave. – Ah, c'est super sympa de ta part, mais en fait, je me suis mise au respirianisme.
– Au quoi ? – Au respirianisme, c'est mon nouveau mindset. Je ne peux que manger des brocolis et de l'argile.
– Ah, pardon, vraiment, j'étais pas au courant que t'avais des interdits alimentaires. Vraiment, je tiens à préciser que je respecte toutes les religions et leurs pratiques sans exception.
– T'inquiète, Lucas, je sais bien, tu pouvais pas savoir. Je vais prendre ta salade, ça plaira probablement à quelqu'un chez moi.
– Non, mais je m'en veux. Je m'en veux terriblement de t'avoir mis mal à l'aise avec ma table brocoli. Je savais pas du tout que c'était le seul aliment que tu pouvais manger.
C'est vraiment un manche de tolérance de ma part, vraiment, prenez-en, prenez-en autant de tu veux.
– Non, mais Lucas, tu es pardonné. Y'a encore de cette petite sauce-là ? – Oui, bien sûr. Attends, je vais t'en chercher, je le referai demain pour mes plantes.
– T'es un ange. En tout cas, je voulais te dire, il est magnifique ton appart.
– Ah non, ça, c'est pas le mien. Non, ça, c'est celui d'un client, un client à moi. Moi, je peux pas faire toute cette installation chez moi.
T'imagines toute l'irridiation de sa demande, ça va faire grimper mes charges de co-pro.
– Quoi ? Enfin, ça consomme beaucoup en eau ?
– Ah bah ouais, hein. Surtout que là, mon nouveau projet, c'est de remplacer les murs des appartes par des aquariums géants pour pouvoir élever des saumons.
– Mais c'est pas possible de faire pareil version économie d'énergie ?
– Bah euh, enfin, enfin, je veux dire, faut choisir ces combats.
– Bah merci, Lucas, d'avoir répondu à mes questions en toute transparence. C'était sympa de ta part.
– Regarde, j'ai refait de la sauce, que t'aimes bien ?
– Oh la frappe ! Elle est tellement pay-pay-tess-off. Je vous jure, trop cool. Merci, Lucas.
– Non mais ça va pas la tête, il y a de quoi vous parlez ?
– Non mais je vous jure que c'est une super idée.
Tout le parquet de la part, tu en le remplace par un immense potager.
– Mais non, mais non.
– On peut avoir un bon zaïs géant ?
– Mais un quoi ?
– Mais non, c'est pas un arbre. C'est vraiment un bon zaïs géant.
– Mais non.
– Bon, vous verrez la différence quand on honora un.
– Il y a un port de question.
– Ok, ok. Si vous le faites pas pour moi, faites-le au moins pour les futurs locataires.
– Mais ça, ça n'a pas aucun sens.
– Bah je le sais parce qu'on est à Batignol.
– Madame Ozil.
– Mais non, non. C'est pas si cher pour ce que c'est.
En fin de compte, il vous y réfléchissait bien.
– Puisque je vous dis que c'est non, c'est non.
– Bon bah vous voyez mes Pépiteurs, le plus difficile,
c'est pas d'installer le potager mais de convaincre les propriaux.
– Bah, immobilier à Paris.
– Après cette discussion avec Lucas,
est-ce que vous vous sentez de passer le pas ?
En vrai, si vous ne le faites pas pour les légumes,
faites-le au moins pour sa recette de deep sargile.
C'est une tuerie.
Ça ça aide, par contre, à même pas convaincu José.
Dites-moi ce que vous en pensez en commentaire sur les réseaux sociaux
ou les plateformes d'écoute.
Bisous les Pépiteurs et à la semaine prochaine !