Cet épisode a été réalisé grâce à Mario Bros.
Vous savez, ce jeu vidéo génial où il faut sauver la princesse de son château en se nourrissant de champignons et en évitant les plantes garnivores.
Et bien, est-ce que vous saviez que Luigi, c'était le frère Jumo de Mario ?
Et qu'on croit tous que Luigi c'est italien, mais en fait pas du tout.
Comme le jeu a été inventé par un japonais, en japonais Luigi ça veut dire clone.
Luigi clone de Mario.
Connichimoin !
Salut les arnaqueurs, c'est Penelope et oui, Penelope c'est mon vrai prénom. Génial !
Dans cet épisode de l'Arnaque je vais vous raconter une histoire où j'ai été vraiment très mauvaise,
alors qu'il fallait justement être vraiment très bonne.
Sans vous spoiler, je peux vous dire qu'à la fin on n'est jamais aussi bon que quand on s'en fout.
En vrai je suis comme tout le monde, parisienne, 34 ans et je fais du sport, beaucoup de sport.
Depuis toute petite, j'ai essayé au moins une trentaine de disciplines différentes,
avant de m'arrêter sur une que j'ai faite à haut niveau.
Alors j'ai commencé à faire des jeux,
avec la danse pour avoir un port de tête, mais une heure à se concentrer sans parler c'était pas possible.
Du tir à l'arc pour le style, du shirk pour l'équilibre, de l'escrime pour la tenue,
du tennis pour jouer à Roland Garros, la gym pour être souple, mais je voulais des gros sains,
du volet pour l'esprit d'équipe mais pas de mai, pas de mai.
Le volet avait tout pour me plaire.
Un sport d'équipe, un sport physiquement très complet,
un sport où il faut parler sur le terrain,
un sport de salle mais aussi de sable.
Bref, j'ai fait dix ans de volets.
Dix ans d'entraînement, de compétition, le week-end, la semaine,
des tournées en France, des matchs, pendant lesquels j'étais la passeuse de l'équipe,
parce que j'étais la plus petite.
Donc la passeuse c'est un poste que j'ai toujours trouvé assez dérangeant, voire complexant,
parce que certes vous êtes au centre du jeu, c'est vous qui le guidez en choisissant à qui vous faites des passes,
et sans passe il n'y a pas d'attaque, donc ok vous êtes le pivot.
Mais vous êtes aussi donc la seule de l'équipe à ne pas marquer le point.
Et je trouvais ça tellement frustrant que du coup je faisais parfois ce qu'on appelle les piches-nets,
des bidouilles, des feintes, qui sont des sortes de mini-pass,
que vous ne faites pas à vos coéquipiers, mais que vous envoyez directement dans le terrain d'en face pour surprendre.
Donc j'étais capitaine, passeuse, la pro des piches-nets,
j'étais en plus celle qui plongeait partout pour rattraper les balles du bout du monde,
enfin j'étais plutôt pas mauvaise quoi.
Et puis un jour notre entraîneur nous dit qu'à la prochaine séance,
il va y avoir le sélectionnaire de l'équipe de France qui va venir nous regarder pendant qu'on joue
pour voir s'il n'y a pas parmi nous six une petite pépite.
Mais c'est un truc de malade, c'est génial, le mec vient exprès pour nous.
C'est ouf, c'est une chance inespérée qu'on a les filles là, il faut qu'on donne tout ce qu'on a.
Bon, mais écoutez, s'il vient en chercher une, on va tout être en compétition,
au sein de notre propre équipe, c'est pas très sain.
Donc il faut qu'on arrive à rester focus, focus sur notre jeu, focus sur notre mental.
Alors petit sondage les filles, qui est-ce que ça intéresse de devenir volieuse professionnelle ?
Et là, personne lève la main.
Non mais les filles, vous êtes sérieuses là ? Vous voulez pas faire du volet tous les jours,
du matin au soir, toute votre vie ? Non mais Doréa, même toi,
t'as une tête d'Orié avec un ballon dessus, ça t'intéresse pas ?
Toi, Carol, tu viens d'arriver dans l'équipe, t'es la plus junior, donc ça je comprends.
Mais les autres, quand même les filles, on a enfin la chance de pouvoir se prendre pour jamais chercher pour de vrai.
Vous êtes même pas excités ?
Trop bizarre.
Bon, le jour où j'y arrive là, je suis hyper stressée, je pense qu'à ça, pendant tout le match,
je suis tellement obsédée que je ne le tape même pas dans la main à chaque point,
que je râle sur Carol, la plus junior,
que j'enchaîne les pichinettes, que je mets toutes dans le filet,
enfin c'est la catastrophe, je joue pas le même jeu que d'habitude,
je suis pas moi-même, je suis obsédée par bienfaire et du coup, je fais mal.
Le match termine, on a perdu bien sûr,
le sélectionnaire vient voir notre entraîneur,
il lui parle à l'oreille, je vois l'entraîneur qui sourit,
elle me fait un petit signe pour que je vienne vers elle,
je m'approche et elle me dit,
« Féinélope, le sélectionnaire a repéré quelqu'un dans l'équipe, c'est génial, c'est inattendu, je suis si contente,
et je pense que toi aussi tu vas l'être.
Il a choisi Carol.
Tu sais la junior que t'as parrainé et que t'adore,
et en tant que capitaine, j'aimerais bien que tu lui annonces à Carol.
Carol ?
Non mais Carol, Carol, la meuf grande avec une tête de cheval,
qui utilise du gel douche à la patate douce et qui fait de l'aérophagie dans le bus pendant nos tournées.
On parle bien de cette Carol, la menteuse,
qui fait de feux de fil tout le temps mais qu'il dit pas.
C'est sûr, ça nous arrange bien pendant le match, mais c'est quand même pas très réglant.
Et quand elle lâche son pan au chocolat pour pas qu'on lui en demande,
et qu'elle court en sortant de l'entraînement pour aller prendre sa douche en premier et utiliser toute le chaude.
Alors oui, ok, ça n'a rien à voir avec son jeu.
Elle a une détente de malade, des grands bras, elle a déjà mes sésmages, elle fait des ailes au service.
Ok mais franchement, Carol quoi.
Du coup, je suis quand même allée la voir, je lui ai dit, elle a rencontré le sélectionneur pas longtemps,
et puis 30 minutes plus tard, le sélectionneur vient me voir.
Pénélope, Carol a décliné sa place et elle te recommande.
Quoi ? Non mais vous êtes sérieux ? Non mais c'est génial !
Dans du soleil, dans du soleil, je vais en équipe de France, je vais en équipe de France ou de malade, mental !
Non mais monsieur, attendez, ça se passe où là, on commence quand ?
Mais du coup, c'est pour un poste de passeuse, on est d'accord ?
Mais c'est pas pour un poste de remplaçante, c'est bien pour jouer dans l'équipe fixe.
Et je pourrais essayer d'attaquer un peu quand même, je sais que je suis petite, mais je pourrais apprendre à sauter...
Pénélope, je lui ai une superbe énergie, vraiment, j'adore.
Mais t'as ni le physique, ni le mental pour intégrer une équipe nationale.
Et c'est comme ça qu'après 10 ans, j'ai arrêté le volleyball.
Ah bah il est beau l'orgueil hein !
Heureusement que je fais pas ça dès qu'on me dit que je suis pas la meilleure.
Bon mais en vrai, ce qu'il faut se dire, c'est qu'on est mauvais quand on se fout la pression.
Et même si j'avais eu un bon jeu, je n'aurais jamais eu cette place, elle n'était pas pour moi.
À quoi ça se sert de se rendre malade et se fout de la pression surtout ?
Il faut faire sans réfléchir.
Et si ça doit se faire, ça se fera.
Et si vous voulez savoir comment j'ai...
Ah non, celui-là je veux pas vous le tiser.
C'est surprise tiens.
À lundi !