La toile sur écoute !
Pour ce nouvel épisode de l'arnaque,
j'ai le plaisir d'accueillir entouré de toute ma bande de chroniqueurs...
Penelope !
C'est reparti !
Ah, je sens que je vais encore avoir...
Ah, Penelope, ça l'op !
Penelope, mon gars, là !
Penelope, c'est bien !
Oh, ça évolue !
Ben, un peu, c'est fini !
Merci pour ce chaleur de accueil,
et donc cet épisode a été réalisé grâce à Yogiti.
Vous savez, cette marque, il y a une gamme de thé très large.
Ça va du thé bonheur, au thé équilibre féminin,
joie de vivre, détox, femme, idées claires, éclairs, respiration,
grand calme, l'homme, réconfort, harmonie intérieure,
j'en passe à des meilleurs.
La philosophie de Yogiti, c'est un peu comme l'horoscope.
Vous pourriez lire n'importe quel descriptif derrière chaque thé,
vous vous sentiez concerné.
C'est ça la magie.
D'ailleurs, si c'était moi,
je n'aurais pas appelé ma marque Yogiti,
mais je devrais appeler en un seul mot, la magie de Yogiti.
La magie de Yogiti.
Salut les arnaqueurs, c'est Penelope, et oui,
j'ai toujours pas changé de prénom, heureusement.
Dans cet épisode de l'arnaque, je vais vous raconter l'enfer que c'est,
d'être la chouchou des profs de sport.
Sans vous spoiler, je peux vous dire qu'à la fin,
il vaut mieux parfois ne pas être trop bon.
En vrai, je suis comme tout le monde,
parisienne, 35 ans, et j'adore le sport.
Donc je fais du sport, il y a l'occurrence de la box.
Et quand je fais du sport, je suis à fond.
Je suis toujours prête avant les autres, je souffre en silence,
j'écoute les exercices du prof, je râle jamais,
je suis une élève assez assidue.
Et de ce fait, j'ai toujours été la chouchoute des profs de sport.
Alors, être la chouchoute dans ton club de sport,
en soi, c'est pas du tout comme être la chouchoute à l'école
où tu peux choper des bonnes notes.
Ça ne te fait malheureusement rien gagner du tout.
La seule chose que ça m'apporte,
c'est d'entendre mon prénom cité au moins une vingtaine de fois pendant le cours,
et j'ai la chance de pouvoir exaspérer tout le monde
sans que je fasse rien.
Sans que tu fasses rien, sans que tu fasses rien.
Et d'ailleurs, plus il y a d'élèves boulet dans un cours,
plus le prof parle de moi et me prend exemple.
Comme si la connerie de l'un augmentait ma chouchouterie.
Ça commence dès le début du cours,
quand le boulet numéro 1 arrive en retard,
sans s'excuser, un peu nonchalant et sans être gêné du tout.
Ah, un retard à terre, Thierry, tu vas nous faire 50 pompes.
Euh, c'est une blague. Ah non, c'est pas une blague.
Non, d'ailleurs, tiens, tout le monde fait 50 pompes pour la peine.
Et oui, vous pouvez remercier Thierry.
Merci Thierry. Allez, tout le monde a position.
Thierry, on t'attend.
Tout le monde fait 50 pompes à cause de toi, donc merci de te dépêcher,
parce que vu la tête de Penelope, elle a l'air bien vénère.
Je pense que tu remercies pas Penelope.
Puis ça continue avec les exercices, quand le boulet numéro 2,
qui s'avère souvent d'ailleurs être le même que numéro 1,
n'écoute pas.
Ok, c'est compris. Vous avez des questions ?
Non, on y va.
Position...
Euh, j'ai pas écouté, tu peux répéter ?
Trop tard, fallait le dire plus tôt.
Position...
Ok, mais du coup, on fait quoi ?
Penelope, c'était pas clair mes explications ?
Si. Ok, je remonte une dernière fois l'exercice pour Thierry.
Vous écoutez tous, s'il vous plaît ?
D'accord, j'ai compris. Donc on fait ça deux fois, c'est ça ?
Thierry, est-ce que j'ai dit qu'on faisait ça deux fois ?
Non, mais j'ai cru.
Tu as cru.
Je l'ai pas dit, mais tu as cru.
C'est dingue ça. Penelope, tu as cru toi aussi ?
Non.
D'accord, Penelope, elle a pas cru, mais toi, oui.
Comment c'est possible ?
Allez, tout le monde position.
Et ça s'enchaîne quand le bouleau numéro 3 fait mal l'exercice parce qu'il a pas écouté.
Thierry, on a dit un squat, pas un sous-grouper, un squat.
Y'a rien qui te choque là ? T'es le seul à sauter quand tout le monde fait des flexions.
Ah, mais j'avais pas compris. T'avais pas...
Attendez, tout le monde s'y vous plaît, on arrête.
Thierry me dit qu'il n'avait pas compris que c'était pas un sous-grouper mais un squat.
Tiens, Penelope, viens là, s'il te plaît.
Thierry, merci de regarder, c'est pour toi que je vais demander à Penelope de s'épuiser.
Penelope, fais-moi un sous-grouper s'il te plaît.
Merci. Penelope, fais-moi un squat, s'il te plaît.
Merci.
Thierry, à quel moment tu ne comprends pas la différence entre le sous-grouper de Penelope et le squat de Penelope ?
Euh... les autres, on reprend. Merci Penelope. Thierry, tu me fais 50 pompes.
Et bien sûr, ça se termine avec ce qu'ils appellent le dessert, soit les hebdominaux.
Allez, Penelope, t'adore ça, viens leur montrer.
Tiens, d'ailleurs, c'est Penelope qui va créer un enchaînement pour vous.
Tu nous en fais un courrier, s'il te plaît. Venge-toi sur Thierry, tiens, c'est l'occasion.
Ben, 20 rameurs, encore. Plus 20 secondes de gainage, encore.
Touché, Paul, voilà. Non, non, encore. Plus 20 d'orceaux, encore.
Plus 20 secondes de gainage, encore. L'atéral, encore.
Des deux côtés, super. C'est Penelope qui donne le rythme, c'est elle qui compte.
Position. Penelope, c'est envoi un qui fait une pause, surprend depuis zéro.
Ah ben, si avec ça, on ne déteste pas.
Eh, belle l'arnaquin. Soyez bon, qui disait. Soyez bon, soyez bon.
Si c'est pour me faire remarquer sans que je le demande.
Bon, mais l'avantage quand même d'être la chouchoute,
c'est que quand j'arrive en retard, que je n'écoute pas,
ou que je fais mal à un exercice, personne ne me fait des réflexions.
Et si vous voulez savoir pourquoi il ne faut jamais s'approcher d'un homme marié,
écoutez Vendredi, l'épisode numéro 4.
La toile, je vous écoute.