La toile, j'y recoute !
Mme de la !
Allez !
Mme de la !
Il me souvient avec son soeur !
OK, stand up !
J'en ai marre !
Stand up now !
Mais j'y arrive pas !
Naaaaaaaaaaah !
Cet épisode a été réalisé grâce à Xanax,
vous savez, le dieu de la foudre dans la mythologie grecque !
Vous savez, ce médicament qui a un effet tranquillisant.
C'est bien sûr à consommer avec modération,
sur ordonnance et à vie de votre médecin.
Mais vu l'épisode qui suit, Xanax est le partenaire idéal.
Un Xanax était relax.
Salut les ornaqueurs, c'est Penalope.
Eh oui, en Australie, on m'appelle Penalope Exotique, hein !
Dans ce dernier épisode de la saison 3 de l'arnaque,
je vous raconte l'enfer de voyager avec des pailles en métal dans votre valise.
Sans vous spoiler, je peux vous dire qu'à la fin,
ces pailles en métal, elles valent de l'or.
En vrai, je suis comme tout le monde,
35 ans parisienne,
et j'adore les films sur les prisons.
Les évisions, les histoires entre prisonniers,
les trafiquants, les toples, les matons, les mules, les camps,
le parloir, les douches, le cachot, les cellules,
et le comment ont-ils terminé en prison ?
Et la palme d'or revient évidemment à Midnight Express.
J'ai été élevée à Midnight Express.
Ma peur d'édouanier, ma faubie de l'embarquement,
mon obsession de checker ma valise 3 fois en de la refermée,
ma méfiance envers les gens qui me parlent à l'aéroport au check-in,
tout ça a été régi par Midnight Express.
L'avantage dans tout ça, c'est que jamais je me scotcherais 2 kg de hachis sur mon corps,
cachés sous mes vêtements,
mais le problème, c'est que je veux être tellement irréprochable
que je me mets moi-même dans des situations à risque.
Sauf qu'en rentrant de Sydney, ce qui s'est passé est bien pire.
En Australie, j'ai pris cette bonne habitude de ne plus demander de paille en plastique à tout bout de champ,
mais d'aller en acheter une en métal rosé, un peu stylée,
et de la garder tout le temps sur moi.
Et je décide que mon cas aux souvenirs sera d'en offrir une à toutes les personnes que je rencontre à Paris
pour aider aux no-plastiques.
J'en achète donc 200 auprès d'un grossiste qui m'offre en plus 200 kits composés d'un sachet en coton
avec une petite brosse pour nettoyer la paille.
Trop sympa.
Je suis donc tout excité à aller les offrir,
et j'envoie la photo du kit à une copine.
Et direct elle m'appelle.
Euh... C'est pour sniffer un rail de coque ton truc là ?
Mais comment ça ?
Bah, Penelope, ça ressemble quand même beaucoup à un kit pour droguer.
Mais n'importe quoi, t'as esprits mal placé ?
Bah pardon, mais on pourrait s'y méprendre.
Et là, c'était fini.
Un mois de repos venait d'être complètement anéantie et remplacé par l'angoisse de me faire arrêter à la douane
pour trafique d'accessoires de stupéfiants.
Je passe donc mes 20h de trajet en avion à Flipe,
à regarder un film pour oublier, à écouter de la musique douce pour me détendre,
mais avec toujours en toile de fond,
une crampe dans le ventre et des bouffées de chaleur qui surgissent
quand j'essaie de contrôler mes émotions.
Sorti de l'avion, c'est le moment de récupérer les bagages.
Je vois ma valise au loin sur le tapis roulant.
Je regarde autour de moi pour voir si personne attend que je la prenne pour me sauter dessus et m'arrêter.
Par mesure de précaution, quand même, au moment où elle arrive à mon niveau,
je la laisse faire un nouveau petit tour de tapis roulant,
et je garde l'œil ouvert.
On sait jamais.
En plus, elle arrive dans les premières, c'est un peu louche,
jamais ça m'arrive, et l'épisode du genre est arrivé dans les derniers.
C'est très bizarre.
12 minutes plus tard, la valise arrive à nouveau devant moi,
et dernière non challenge, la porte du bout des doigts,
comme si elle n'était pas lourde du tout,
alors qu'elle pèse clairement une tonne et qu'elle me scisaille l'épaule.
T'as eu une femme qui se respecte, je mets cette valise très légère sur un chariot,
et j'avance vers la porte de sortie.
Et là, au loin, je les vois.
Ils sont là.
Ils sont 8.
3 hommes, 2 femmes, 3 chiens.
Et là, je perles.
Je suis à la limite de la tâticardie.
Je peux pas dire calmement pour ne pas attirer des suspicions,
mais sous l'effet du stress, mon cerveau devient incontrôlable,
et je deviens une toute autre personne.
A quelques mètres des douaniers en uniforme,
je farfouille dans mon sac pour prendre mon téléphone pour faire genre.
Je mets notre dessus mon numéro préféré en cas de grosse gêne,
le 1, 2, 3, mon répondeur,
et je mets mon téléphone à l'oreille.
Le temps que j'arrivais à leur niveau,
la voix automatique m'a déjà dit deux fois que je n'avais pas de messages et que je pouvais raccrocher.
Bien sûr, c'est hyper drôle alors je souris en coin pour faire genre,
et puis je souris largement, et je me mets même à rire avec des petits bruits,
et à ce moment là je les regarde, et ça attire leur regard.
Un des hommes me regarde très sérieusement,
ça va très vite dans ma tête et je me dis que s'il m'arrête à ce moment là,
et qui regardent mon téléphone,
ils vont se rendre compte que je riais avec la dame automatique,
alors que j'avais pas de messages.
Ça va être le drame, donc il faut vite que j'ai le temps,
avant que je me fasse arrêter de raccrocher et d'effacer le dernier numéro appelé.
Et là je me mets à simuler un appel.
Allô, allô ?
Mais attends, capte plus dis donc là !
Je regarde l'écran de mon téléphone comme si j'allais lui donner du wifi en un regard,
et je raccroche en haussant les sourcils genre non mais c'est très bizarre.
Je m'empresse d'effacer le dernier numéro appelé,
et en fait je me rends compte juste après que du coup,
le dernier numéro appelé de ma liste a été passé il y a un mois.
Forcément j'ai appelé tout le monde depuis WhatsApp en Australie.
Alors je sélectionne à la vitesse de l'Éclair un contact à appeler via WhatsApp,
sans te refaire attention à qui j'appelle,
juste pour voir la notification d'un appel passé,
et je tombe sur ma mère.
T'es bien arrivée ma chérie ?
Oui oui maman, maman, je t'aime, ok ?
Je t'aime, et sache que je n'ai rien fait,
et cette conversation n'a jamais eu lieu.
Bye, et je raccroche.
Le portier qui est en train de sourire devant moi,
je serre les fesses, courbe les chines,
comme si j'allais passer une ligne d'arrivée,
et foncer la tête la première dans un ruban,
et là j'entends,
Mme. Zell !
je me retourne pas.
Mme. Zell !
Je m'arrête de marcher,
les battements de mon cœur font trembler bizarrement mon débardeur d'un seul côté,
et je me retourne.
Le douanier qui m'en regardait un souris,
et me dit,
qui fait très froid dehors Mme. Zell,
vous devriez mettre un pull.
Je souris hyper gêné,
et je repars le plus calmement possible,
et je passe la porte de sortie.
Bien sûr, personne ne m'attend avec une pancarte à mon nom,
et je me sens encore plus seul que seul.
Je marche tout doucement vers un taxi avec une envie curieuse de me retourner,
pour voir s'il n'est pas quand même en train de me regarder partir les points sur les hanches,
à se demander combien de temps je vais continuer à mentir.
Et c'est à ce moment-là que je réalise que je ne suis pas du tout en train de mentir,
que j'ai juste des pailles en métal dans mon sac.
Je monte dans le taxi, je reçois un WhatsApp de ma mère,
ça va, pénélope, on se recrue dans Midnight Express avec ton appel bizarre.
Ça me fait marrer,
le chauffeur démarre,
et je tourne la tête une dernière fois quand même,
vers l'aéroport pour vérifier.
Evidemment, le douanier n'est pas là,
les points sur les hanches,
à se demander s'il va m'arrêter ou pas,
et je me rends compte qu'on se fait vraiment,
toujours, quand même,
beaucoup de neuf au cerveau.
Quand je vous disais que Xanax était le partenaire idéal pour cet épisode,
franchement, tout est dans la tête.
Et voilà,
c'était le dernier épisode de la saison 3 de l'arnaque.
N'hésitez pas à en parler autour de vous,
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qui s'appelle 1, 2, 3 Fiction.
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la toile sur écoute.
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