La toile, je vous écoute !
Maman, les gars !
Allez !
Maman !
Je me souviens que c'est mon sœur !
Ok, stand up !
Je n'ai pas !
Stand up now !
Mais j'arrive pas !
Cet épisode a été réalisé, mais elle ne le sait pas,
grâce à Sophie Astrabi.
Vous savez, cet jeune auteur qui a écrit son premier roman
« Le pacte d'avril »
édité aux éditions Albert-Michel et qui vient de sortir en poche.
Cette jeune femme ne se prédestinait pas à l'écriture
et un jour, elle a pris son stylo
et elle s'est mise à écrire, écrire, écrire !
Et maintenant, elle ne fait que ça.
Elle prend le contrôle des Instagrams de des marques
pour leur créer du contenu,
elle nous ferait ir avec son propre Instagram
et elle fait des conférences pour parler du storytelling.
Bon anniversaire, Sophie Astrabi !
Salut, Zernacher, c'est Penalope.
Eh oui, mon australien m'appelle Penalope Exotica.
Dans cet épisode de l'Arnak, je vous raconte la vie nocturne de Sydney.
Sans vous spoiler, je peux vous dire qu'à la fin,
il vaut mieux sortir couvert quand vous sortez dans des bars à Sydney.
En vrai, je suis comme tout le monde,
Parisienne 35 ans et j'adore sortir.
J'avais quand même une petite appréhension à l'idée de faire la fête en Australie
parce que la dernière soirée que j'ai passée avec un australien
m'a laissé un souvenir légèrement amer.
Enfin, plutôt acide.
C'était en Thaïlande, en pleine full moon partie.
Il était 4h du matin, on dansait tous en maillot de bain
avec notre bucket individuel de vodka et de boule
et un mec s'est approché de moi, titubant, et m'a dit
« Hey sexy, do you have a lighter ? »
« Can you take it off ? »
« Sorry ? »
« Can you take off your swimming ? »
Et là, je n'ai pas eu le temps de faire un passe en arrière
qu'il m'a vomi sur tout le corps.
C'est d'ailleurs comme ça que j'ai su
que j'ai vu qu'il avait mangé une pizza au pépéroni pour le dîner.
Donc quand Audrey me dit « Allez, Péné, on est samedi soir,
ce soir on se fait une énorme tœuf,
j'avoue que j'étais pas rassuré.
Evidemment je ne sors pas en maillot de bain,
mais je prévois le coup
et je me mets un t-shirt que j'aime pas trop
et des baskets plutôt que mes minorkeens à moitié ouvertes.
Alors d'abord on va diner à Manly,
ensuite on prend le ferry pour la Sydney
et on va aller dans le quartier de Kings Cross
qui est le quartier pour sortir.
Et nous voilà partis toutes les deux.
Audrey est clairement sur son 31
et moi on peut le dire, je suis sûrement 0.
Mais je suis équipé.
On arrive vers 22h45 après 30 minutes de ferry
dans le fameux quartier de Kings Cross.
On va aller dans ce bar, ça va te plaire, Péné Lope.
C'est local, il y a a priori que des Australiens.
On va au bar et là, c'est très agréable.
Les Australiens viennent nous parler.
Ils nous demandent ce qu'on fait dans la vie,
j'arrive quand même à placer que « I'm a podcast ».
Wow, do you make good money ?
Ah, non.
So why do you do it if you don't make money ?
Because I like it ?
Ok, but what's the point
with doing something if you don't make money ?
Because I like it.
What do you do ?
I'm a muzzle.
What ?
A muzzle, a musician.
Ah ok.
And I make a lot of money.
Ah ok, good for you.
Yeah, and I'm greeting like a sharp fox.
Sorry ?
I'm greeting like a sharp fox.
Oh, it means I'm fucking happy.
Ah ok.
Et puis discrètement, on bouge de place au bar,
parce que bon.
Et là, le barman me tourne une fléchette
et me dit « Come on, give it a burr ! »
What ?
Give it a burr !
Ça veut dire quoi, Audrey ?
J'en sais rien, mais prends la fléchette et tire.
Et je tire à côté.
Le barman se marre et nous demande d'où on vient.
I come from Paris, and you ?
I'm a banana band.
What ?
A banana band.
I come from Queensland.
Ah ok.
Un voisin entend la conversation,
s'incruste et commence à nous raconter
que Paris est une ville magnifique.
Qu'il sait dire « Oh là là, putain,
volez vos couchers avec moi ce soir ».
Il a l'air complètement sous.
Et quand je lui demande « Are you drunk ? »
Il me répond « I'm fucking rotten ».
Ok, do you want a glass of water ?
Nah, I'm ok.
I only had two drinks,
but I didn't eat anything.
That's why I'm fucking rotten.
You know, we went to a burger restaurant,
so I couldn't eat anything,
cause I'm a VEGO.
A VEGO ?
Yeah, veggie, vegetarian.
A nevo and a brecchi,
without eating anything,
is bad, really bad.
Un nevo, a brecchi ?
Yeah, an evening and a breakfast.
Ok.
But you know, in New York,
I eat every night and every morning.
Oh, you often go to New York ?
Yeah, I'm a seppo.
What a seppo ?
I'm American, but I live here.
I came in Australia to play football
in the footy team.
The footy team ?
Yeah, the Australian team.
Et là, Audrey, qui sent que le mec
est en train de partir,
trouve au fond de son sac un petit biscuit.
Oh, do you want a biscuit ?
A bicky, thank you, that's a good idea.
Il mange son biscuit en le tenant dans les deux mains,
comme un petit garçon,
avec les yeux dans le vague,
la bouche ouverte et il tangue.
Il tangue de plus en plus,
alors il se retient au bar, ne bouge plus,
et je sens qu'il essaie de me dire quelque chose.
Do you want a smoke ?
A what ?
A smoke.
What is a smoke ?
Do you want a smoke with me outside ?
Oh, I don't smoke,
but yeah, I think it would be a good idea
for you to get some fresh air.
I can come with you.
Great !
Je préviens Audrey que je l'en vienne faire un tour
et c'est parti.
Je le devance pour lui montrer le chemin,
sinon il risque de se retrouver dans les toilettes.
Mais il met du temps, alors je l'attends,
je lui parle, I'm ok, I'm ok, I follow you.
Je marche exprès très doucement
pour qu'il ne me perde pas de vue,
et il me met la main sur mon épaule,
j'ai souvent l'impression d'être une guide d'aveugle,
et on avance.
Plus on approche de la sortie,
plus il me sert l'épaule,
à tel point que je commence à avoir mal,
parce que ça m'arrache d'avoir tel de soutien gorge,
mais je me dis que si je me retourne,
on va en avoir pour trois plombes avant de repartir,
donc j'avance, j'avance, petit pas par petit pas,
sauf que là, il sert tellement fort
que ça me fait me retourner.
Et là, je n'ai même pas le temps de dire quoi que ce soit,
que je reçois en pleine figure un saut de vomi
qui sort de sa bouche.
Je hurle, mais je hurle !
Et ce con explose le rire et me dit
Sorry for the liquid love !
The liquid love !
Le rire est liquide !
Non mais ils appellent ça comme ça,
le vomi un australien de liquid love,
tellement ils ont l'habitude !
Ah bah voilà, j'ai donc passé mon mois
à ne sortir que dans des endroits avec des touristes.
Et si vous voulez que je vous raconte
mon expérience de bingo organisée par des Marseillais à Sydney,
écoutez jeudi l'épisode numéro 11.
La toile sur écoute !